BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

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XXV - 6 - COLOMBIE - SANTANDER - 18au 19 septembre 2017

Publié le 24/09/2017, par rampon,

Lundi 18  septembre – Puerto berrio – San Juan – Puerto Araujo - Lebrija

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

247364km

9 H 15

28° soleil/ 28°

17 H

07°06.7828N/ 73°13.4396W / 1045  m

Après le climat printanier Medellin assorti de température clémente, descente vers la plaine, le soleil qui darde, et le thermomètre qui grimpe. La culture banane, palmiers, canne, fruits…fait bientôt place aux pâturages, aux vaches sous les palmiers et aux produits laitiers.

La nuit sera plus fraîche en approchant de la sierra.Bivouac sur le parking d’un petit hôtel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 19  septembre – Giron  Pelaya

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

247595km

8H 15

35° soleil/ 35°

16 H

08°40.50153N. /73°39.3895 W / 76 m

 

 

On évite  l’agglomération de Bucaramanga  et son million d’habitants pour remonter vers le nord. Faible altitude, mais relief de montagne sinueux. De douces courbes, des prairies, du café encore, puis des champs de palmiers à huile, des bananiers, de la canne.

Des vendeurs de fruits le long des routes, c’est la saison des ananas, des sapote, des maracuyas….Il fait chaud, trop chaud. Petite halte et scène typique de menée de troupeau à cheval.
Nuit à l’ombre (c’est rare), près d’une petite station de service.

Les grandes aux proportions impressionnantes ne laissent place à aucun arbre. Pourtant partout on prône la reforestation ! (des quêtes sur la route notamment)

 


XXV - 4 - COLOMBIE - CALDAS - 6 au 11 septembre 2017

Publié le 14/09/2017, par rampon,

Samedi 9  septembre – Villeta – Honda - Mariquita

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246 395 km

9 H 

12° brume/26°°

17 H

05°09.26921N/75°02.9158 W / 1661m

Plein ouest pour retrouver la région caféière. Nous dévalons la cordillère orientale vers le rio Magdalena pour remonter vers la cordillère centrale. Péages exorbitants (1 € du km environ) pour une route partiellement en bon état, partiellement en travaux – d’où des temps d’attente qui se comptent en dizaines de mn chaque fois ! – On râlerait sérieusement en France.

Bivouac sur un parking de restaurant faute de mieux, face à un joli décor de montagne verdoyante.

Dimanche 10  septembre – Manizales - Salamina

 

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246 587 km

9 H  45

21° brume/21°

18 H

05°24.4630/ 75°29.2774 W / 1835m

Belle journée routière, fatigante à la conduite : montée, descente et virages, virages, virages….

Nous avons le temps d’admirer tous les aspects de la forêt tropicale qui laisse parfois place à des forêts de pins, et sur le versant est aux cultures de café, sur le versant ouest aux pentes herbeuses hachurées du piétinement des vaches. Un rien fantastique, la montée dans la brume, puis dans les nuages.

Manizales héberge ses 400 000 habitants sur les multiples pentes de ses multiples collines très abruptes. Bipbip hésite souvent avant d’aborder une rue vertigineuse.

Et pas de parking en vue. Donc très courte visite. Nous repérons le « cable » autrement dit le téléphérique. La tour Effel n’en est pas une, elle est en bois : c’est le vestige d’un téléphérique de plus de 70 km qui amenait le café des productions andines jusqu’à Manizales avant de partir par la route vers l’océan. Vous avez compris, Manizales doit sa prospérité au café.

 

Halte resto « al fogon »(au foyer), c’est-à-dire au feu de bois. Nous ne viendrons pas à bout de la parillada (assortiment de viandes) – mais il est de coutume de repartir avec  le « trop plein » !

Le plaisir de la route est bien entamé par la conduite automobile des colombiens…

Salamina un peu avant la nuit, et nous ne trouvons pas le bivouac recommandé, donc, parking.

 

 

 

 

 

 

 

 

fougère arborescente

 

Lundi 11  septembre – Aguadas – Arma – La Pintada

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246 689 km

9 H  45

21° soleil/ 33°

17 H

05°44.4682 n/ 75°36.4900 W /608 m

Hier nous nous sommes laissés abuser par les restaurant apparemment aux normes européennes. Nous avons bu un jus de fruit…. Conséquence (nous passerons le trivial des détails) dysenterie traitée énergiquement avec des moyens français. Nous verrons si les résultats sont concluants ou s’il faut avoir recours à la pharmacopée locale ! Désormais ce sera coca.

Bien difficile de faire passer la luxuriance, les couleurs, l’architecture locale paysanne (si l’on peut dire). La route bien défoncée nous laisse tout le temps de voir les panoramas.

Qui dit maison, dit fleurs – exotiques évidemment - ; toutes les couleurs sont de la fête. Il faut dire que les plantes sont dans leur élément à proximité de leur forêt natale.

Pas de risque de manque d’eau, donc les maisons sont disséminées dans les lieux les plus spectaculaires, les plus inaccessibles, les plus périlleux, à flanc de montagne, sur pilotis dans la pente, blottis entre route et précipice, sur un sommet avec vue imprenable et on a du mal à repérer le chemin d’accès.

Sur toutes les routes cheminent tranquillement des gens, qui viennent de descendre d’un bus pour disparaître dans la forêt, la maison est invisible.

Aguadas, Arma, des villages colorés de tradition coloniale, perchés à flanc de montagne, aux rues vertigineuses.

La route, ou faut-il dire la piste, tant le revêtement manque  - vitesse 20km/h maxi laisse tout le temps d’admirer la nature, et le travail de l’homme pour se l’approprier.

Déjeuner sur la place d’Arma qui se prolonge avec une longue conversation avec les habitants sur le chemin de l’église, ou du farniente de mi-journée.

Bivouac près du stade et de la police. Bel orage une bonne partie de la nuit.

même pas peur !!!

 café,café, café

le paradoxe de la société colombienne

 

Mardi 12  septembre – Medellin

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246 795 km

10 H 15

28° soleil/ 19°

18 H

06°13.7435N/ 75°29.3798 W /2615 m

Nous avons rejoint la grande route lisse et ses norias de camions bien difficiles à doubler sur ces routes sinueuses.

Recherche d’un hôtel à l’approche de Médellin.Prix prohibitif et pas de parking sécurisé.
Nous optons pour un camping recommandé sur les hauteurs de Medellin. Maps.me c’est bien, mais les itinéraires sont pour le moins hasardeux. Ainsi nous connaissons maintenant les ruelles en pente des collines de Medellin. On ne recommande cet itinéraire à personne. Nos tombons finalement sur la bonne route.

Merveille que ce camping, accueil charmant, et vue panoramique superbe.

Mercredi 13 septembre - Medellin

Nous profitons du panorama, de la tranquillité, du cadre, de la wi-fi, de l’agrément et de l’accueil du camping, de la promenade dans le bois.

Jeudi 14 septembre - Medellin

« Expédition » à Medellin, pas moins de deux heures pour le 18 km. D’abord attendre le bus 1/2heure. Prendre les deux tronçons du « cable », puis le métro.

La récompense c’est le cable (téléphérique) qui descend en direct les 400 mètres jusqu’à Medellin. On domine la canopée, on parcourt du regard les quartiers hauts – rues étroites, ruelles, escaliers, vie cachée des toits – on se précipite sur la ville.

Ville bruyante, populeuse, décidément nous ne sommes plus habitués. Nous parcourons le centre, épuisés par tant de bruit et d’activité désordonnée. Les petits commerces sont partout envahissants.

La place de los cisneros étonnante forêt de troncs symboliques de palmiers où se mêlent les bambous, est bien accueillante, dans le bruissement des feuillages dans le vent léger.

L’art dans la rue ; la foule se presse sur la place Botero au milieu des statues monumentales, qui assument pourtant leur présence massive.

La maison de la culture, avec son dôme tel une église, offre un large point de vue sur la ville.

On ne peut pas rater le palais national et ses étages aux voutes romanes, maintenant devenu  un centre commercial aux allures élégantes.

Jorge, un passant très émouvant et très ému, nous montre sa video personnelle du passage du pape dans sa rue ; et il nous renseigne sur l’arrêt du bus que nous cherchons.

C’est assez pour nous. Une heure de bus et nous retrouvons le havre de paix du Bosque.

des bois de Santa Elena au monstre citadin de Medellin par le "cable"

"dégringolade" vers la ville

publicite funéraire dans le métro !

 


XXV - 3 - COLOMBIE - BOGOTA - 5 septembre

Publié le 7/09/2017, par rampon,

 Mardi 5 septembre – Bogota – La Caldera

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246099 km

9 H 30

20° soleil /14°

20 H 30

04°43.1427 N/73°58.1145 W / 2703m

Bogota et son agitation, sa pollution, Parking et visite du vieux quartier de la Candelaria, ses musées…

Le fameux musée de l’Or  vaut effectivement de détour. Fascination  démonstration de l’art des orfèvres  depuis les temps reculés, porteur d’un symbolisme qui nous échappe sans doute en partie. On comprend la fascination des Espagnols.

Dégustation - le mot est peut-être un peu fort, mais nous apprécions – d’une crêpe bien garnie et d’une glace savoureuse. Et oui, ici cela vaut la peine d’être retenu !!!

Cela étant dit, la foule est dense et l’image du pape François omniprésente ; Il arrive demain pour deux jours. Une queue immense sinue devant la cathédrale pour apercevoir l’image de la vierge de Chiquinquira (16ème siècle).

A la nuit tombante nous devons « déguerpir », le gardien de parking contredisant l’autorisation accordée ce matin par sa collègue. Nous voila par les chemins au milieu de la circulation folle de fin de journée en direction d’un camping à 18 km. Impossible à trouver dans la nuit. Nous nous retrouvons dans un village ou nous  campons à côté d’un parking qui nous interdit l’entrée.

disgraciés, simples d'esprit ils étaient considérés en lien direct avec les dieux et à ce titre protégés (dit-on) 

 chaman en méditation

 la fascination des espagnols

méditation ou farniente ?

la boule de coca bloquée dans la joue, ce n'est pas d'hier !

l'artisanat populaire  dans les rues de Bogota

Mercredi 6 septembre – La Caldera

Au matin, un passant vient discuter. Nous nous informons sur les campings de la région. Rien en vue, il nous invite à la suivre dans sa finca.


L’accueil colombien est sans limite.

Belle campagne vallonnée, belle propriété au milieu des prés. C’est un hara.

Lessive et wi-fi, comme chez soi, banos et douche chaude. Les chiens nous font fête, la famille nous accueille pour le chocolat chaud et les croissants de fin d’après-midi avec les enfants qui sortent du collège.

Nous ne remercierons jamais assez.

Jeudi 7 septembre – La Caldera

Le pape est toujours à Bogota, nous ne nous y frotterons pas ; seuls partent à trois heures du matin Joana y Felipe.

Déjeuner avec Carlos.

Balade dans les prés. La pluie menace après le soleil de la journée.

 

 


XXV - 2 - COLOMBIE - QUINDIO - TOLIMA - du 28 août au 4 septembre 2017

Publié le 1/09/2017, par rampon,

Lundi 28  août – Calarca – Jardin botanico del Quindio

 

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245617

11 H

27° soleil/ 30°

16 H 30

04°30.6080 N /75°39.1016 W /1501m

Lessive les pieds dans l’eau à la rivière et route paisible de haut plateau vallonné – canne – café – coton  - banane - . La panaméricaine parfois autoroute, parfois route est particulièrement coûteuse 10 € pour moins de 100 km. A  Armenia,  nous bifurquons vers le Jardin botanique du Guindio. Trop tard pour visiter, le gardien nous offre le parking pour la nuit.

Un hara à côté, dressage de chevaux.

Mardi 29  août –Jardin botanico del Guindio – Armenia – Museo del Oro Guimbaya

 

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245669 km

9 H

27° soleil/ 25°

18 H

04°36.1993N /75°46.8372 W /1294m

Nous sommes à pied d’oeuvre à l’ouverture pour visiter le Jardin botanique du Guindio. 2 heures ½ de visite guidée et très documentée avec notre guide. Nous avons retenu la grande variété de palmiers, de fougères arborescentes, d’arbres, de plantes, de cactus, de fleurs qu’il nous a présentée et commentée. On est quasiment étourdi de ce savoir, de ces usages multiples… On admire la canopée du haut d’une grande tour. Et on finalise par la visite de la serre aux papillons de la région du café – pas moins de 35 espèces qui volètent dès que le soleil apparaît, se faisant plus discrets sous la pluie.

Une excellente matinée, et un bon café pour le coup de fouet final.

Visite d’Arménia, rien à en dire, sinon que nous avons mangé une pizza tout à fait passable.

Le musée de l’or de Quimbaya est tout à fait remarquable – d’abord gratuit bonne surprise – mais surtout présentant des pièces originales très différentes par leur thème de ce que nous avons rencontré dans d’autres cultures américaines.

Direction le parc national du café à visiter demain matin. Informations fausses, le parking n’est pas accessible pour la nuit.
Finalement nous sommes accueillis aimablement sur une station service calme ; un abri nous y est même offert.

 

                                            

  l'arbre pousse au dépend d'un autre, ses racines atteignant ensuite le sol  (l'arbre hôte est alors mort

La fleur du pitaya

 

aristoloche

 

Mercredi 30  août – Montenegro – Parc national du café - Filandia

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

Guindio c’est le département de culture intensive du café. La visite du parc sera en définitive décevante. Un bref  musée relatant l’histoire économique du café en Colombie, l’embellie ne datant que des années 30, avec des aléas liés au marché mondial ; reconstitution de quelques scènes de vie quotidienne domestique ; plantation de plusieurs variétés de café ; brèves explications du cycle de production du café ; reconstitution de ferme et maison coloniale ; spectacle de danse pseudo folklorique très année 50 ; petit train ; un téléphérique ; une bambouseraie….et surtout, un parc d’attraction qui semble attirer beaucoup plus les foules.

On a passé une journée de balade, agréable mais sans intérêt majeur ;

A la nuit bivouac à Filandia entre pompiers, installations sportives, marché aux bestiaux, au bout d’une impasse tranquille avec wi-fi poussive.

 

 

Jeudi 31  août – Montenegro – Parc national du café - Filandia

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245716 km

 

24° soleil

 

04°40.2795 W/75°39.7774 / 1936 m

Filandia, ravissant village touristique aux maisons coloniales de toutes les couleurs, célèbre pour être le cadre d’une novela (feuilleton télévisé). Thèmes du café et de la culture indigène omniprésents

Vendredi 1er septembre - Filandia

Stand-by – Wi-fi

Samedi 2 septembre – Cajamarca - Ibague

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245 km

10 H 30

24° soleil

17 H

04°26 ?2305 N/75°14.0909 W / 1259 m

Direction Bogota, ville de tous les dangers ! Nous nous en apercevrons vite dès notre entrée dan Ibaque. Vol du téléphone à l’arraché à l’intérieur de la voiture. Donc plus de téléphone et plus de GPS

La police ne prend pas les  plaintes qu’il faut déposer par internet. Problème, nos identifications sont refusées (numéro de passeport pas accepté) ; et pour la déclaration auprès de free c’est trop tard ce soir.

On en est à se demander si on continue. Ces attaques commencent à nous perturber (même si on a conscience que le danger est partout)

Dimanche 3 septembre –Ibague

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245832 km

1 3 H 30

24° soleil

19 H

04°14.2175 N/74°21.59..0854W/ 396m

Nous nous serions passés de passer une demi-journée à Ibagué. Après avoir arpenté les rues nous trouvons enfin le policier habilité à recevoir notre plainte pour vol. Une curiosité, pas d’imprimante au comando, nous devons nous déplacer dans un local moitié garage, moitié prestation internet, pour l’impression de la plainte (que nous payons) !!!

La distraction du jour pour les policiers qui nous accompagnent pour visiter Bipbip !!!

Il nous reste à racheter un téléphone – et on est dimanche – Supermarché ouvert, mise en route, chargement de maps, maps-me et ioverdlander, l’indispensable pour tout voyageur.

Nous essaierons en vain d’appeler free pour suspendre l’abonnement. L’appel n’aboutit pas, cherchez l’erreur.

Un peu d’autoroute –payante comme il se doit en Colombe alors qu’il n’y a pas d’autre route – et nous trouvons un petit chemin le long d’une rivière, idéal pour la nuit. C’est compter sans la police qui nous conseille vivement d’aller dans un endroit plus sûr, une station service.

Après une belle grimpette jusqu’à 3000, nous sommes maintenant en plaine, sous une chaleur accablante.

Gentil accueil très familial de la famille  de l’hôtel.

Lundi 4 septembre – Espinal – La vaca que rie

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246018 km

10 H 30

34° soleil /

17 H

04°29.9984 N/74°21.8708 W / 2204 m

Après une bonne nuit, vol un peu « digéré »  nous repartons vers Bogota. Hier encore on nous conseillait presque d’éviter, en tout cas d’observer la plus grande prudence .

A Espinal, impossible de faire un diagnostic encore moins de réparer notre matériel en panne : téléphone et appareil photo . Tout fout’l’camp !!!

Nous repérons le camion de nos amis voyageurs suisses qui ont fait la traversée avec nous ; nous les retrouverons un peu plus tard à la « Vaca que rie », pur plagiat… un scandale.

Enorme complexe installé des deux côtés de l’autoroute, qui commercialise des produits laitiers et propose son restaurant, mais surtout dispose d’un beau parking bien connu des voyageurs.


XXV - 1 - COLOMBIE - NARINO - PUTUMAYO - HUILA - CAUCA 11 août / 27 août 2017

Publié le 20/08/2017, par rampon,

 

Vendredi 11  août – frontière Equateur / Colombie - Ipiales – Pasto – Reserva de la Cocha

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

9 H

soleil

19 H

01°08.5044 N / 77°09.9200W / 2797 m

 

Adieu Equateur – Bonjour Colombie.

A la frontière c’est la cohue, beaucoup de Vénézuéliens apparemment.

Passage sans encombre, eu égard à notre âge ou au fait d’être européens, nous avons droit à un traitement rapide (1 H ½)

Nous sommes soulagés de pouvoir souscrire très rapidement une assurance sans doute réduite aux risques encourus par les personnes, tout de même mieux que rien.

Refusant de changer à la sauvette, nous le paierons plus tard. Faute de COP au péage, il ,nous faudra manœuvre et changer !

Change dans l’épicerie d’un village pour nous dépanner.

A Ipiales le distributeur ne veut délivrer que des dollars. 50 personnes en attente dans une autre banque, circulation folle et rues en pentes à 20°. Courage, fuyons… sans argent.

Change à Pasto où nous essayons de rester pour la nuit. En vain, parcs fermés, Approvisionnement (nous étions à zéro pour le passage de frontière).

Superbe vue sur la vallée et le lac de la Cocha ; nous arriverons à la réserve de la Cocha à la nuit, pour bivouaquer face à l’embarcadère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 12  août –San Francisco

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

9 H

14° - soleil voilé / 20 °

17 h

01°04.5993 N/76°48.2962 W/ 1932 m

Très curieux endroit que la réserve de la Cocha. Une communauté gère l’accès au lac et à la petite île

de la Carota.

Au réveil nous nous retrouvons seuls au milieu de la place, entourés de toute la communauté en réunion. Nous comprenons qu’il s’agit de décider des travaux à venir et de leur répartition.

Développement touristique intense autour d’un canal menant au lac. Maisons sur pilotis ou non, aux allures de chalet suisse, offre de ballade en lanchas sur le lac. Restaurants côte à côte. Un peu trop sophistiqué pour nous, mais tout à fait joli et charmant.

Pasta pour quelques courses et nous décidons de quitter la panaméricaine, pour une route secondaire. Pas de problème jusqu’à San Francisco. Belle route roulante et paysages pastoraux faisant bientôt place à la forêt épaisse.

Attention lorsqu’on repère une route blanche sur la carte, c’est une piste. Et quant au nombre de km apparent il dépend du nombre de virages en lacets. Nous devons faire une moyenne de 10 km heure ; virages serrés, routes étroites, croisements de véhicules impossibles, marches arrière,
chute de pierres, glissements de terrains, éboulements…… et les énormes camions !

Nuit au bord de la piste. Une chance de trouver une petite aire plate.

 

 

composition votive de graines, fibres, fleurs dans une petite église

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 13  août – Mocoa

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

244593

 

25° soleil /17°

17 H

00° 39°0318 N/ 76°15.1399 -2933 m

Cette route est folle. On l’appelle « el trampolino de la muerte » le transpoline de la mort, c’est dire comme on saute et tressaute.

Rencontre d’un courageux motard français qui arpente les routes sud-américaines depuis 3 ans. Buen suerte Biche.

Recherche d’un restaurant réputé recommandé par un mecanico oeuvrant sur la route. Pas de chance, il a été transféré et introuvable. Asado près d’une rivière fréquentée par la population, abrutis de musiques dissonantes.

 

 

Lundi 14  août – Pitalito  - San Augustin - El Tablon

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

25° soleil/ 25°

16 H

01°52.9444N / 76°16.4866 -

Pitalito est une grande ville dotée de grands magasins et de « planta » (usine) de gaz. Pour autant aucune ne consent à essayer de remplir nos bouteilles.

Nous sommes ici dans les hauts lieux de la culture indienne antique.
A l’Office de tourisme de San Augustin  (accueil très sympathique) nous rencontrons Idelma qui nous invite à passer la nuit chez elle à El Tablon sur le parking.

La visite se mérite, piste en pente, étroite, tortueuse, pierreuse….. mais accueil charmant de Gladys et sa fille Caterina qui nous font visiter le petit musée d’artisanat local (bois, canne à sucre, tissage de fibres de feuilles de bananiers ou cactus …) et nous donnent des explications sur les statues trouvées sur le site.

récupération de la mélasse de canne

distillation - très - artisanale

Mardi 15  août - El Tablon – Chaquira – Elstero del Magdalena – Alto de los Idolos

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

25° soleil/ 25°

15 H

01°55.0078 N/76°14 ?5960 W / 1802 m

Très courageux ce matin nous partons à pied voir le site de Chaquira. Jolie ballade dans la riche nature, fleurs sauvages, cultures de café, bananes, lulo (un fruit duveteux, orangé un peu acide pour les jus de fruits délicieux).

Le mirador offre une vue saisissante sur la vallée du Magdalena ; et au bord des pétroglyphes écrits dans les rochers.

On reparlera plus tard de toutes ces figures et statues quand nous en saurons saisi – un peu – les significations.

Gladys et Caterina ont la larme à l’œil en nous voyant partir…. Le courant est passé. Nous avons beaucoup parlé, goûté le lulo, appris plein de détails sur l’utilisation des plantes…

Nous nous lançons dans un circuit vers el Estrecho del Magdalena. Curieux la route n’existe ni sur la carte ni sur le GPS. Nous comprenons vite pourquoi, c’est une piste épouvantable, pente, sinuosité, pierre ; je sais, je me répète !

Le rio Magdalena se resserre et gronde dans une gorge étroite (2,2 m), mais on n’osera pas sauter ! La puissance des eaux en furie à certaines époques a érodé et tourmenté les roches.

Nous nous reposerons à Alto de los Idolos, restaurant ; nous faisons connaissance avec le propriétaire du restaurant, passionnés de nature qui nous montre les orchidées qu’il a apprivoisé sur ses arbres, qui nous fait repérer les oiseaux, nous donnent des haricots géants (qui poussent sur des arbres), des oranges …. Et vient prendre le café « à la maison »

bâti traditionnel en adobe

extraction du  jus de canne à sucre

Mercredi 16  août – San Agustin – Isnos – Alto de los Idolos

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

25° soleil/ 25°

15 H

01°55.0078 N/76°14 ?5960 W / 1802 m

 

Après avoir secoué la porte d’entrée du site qui devrait être ouvert depuis longtemps, nous apprenons que c’est fermé tous les mercredis. Rien pour l’indiquer.

Donc ce sera visite du site de San Agustin. Réputation pas usurpée. Beau musée explicatif, superbe parcours dans la forêt pour admirer toutes ces statues, colonnes, pétroglyphes, tombeaux, sarcophages énigmatiques. On manque de repère pour comprendre, même si on a envie d’apporter nos propres interprétations.

Quoiqu’il en soit, on est fasciné par cet art très varié et expressif bien que le caractère massif prédominant tende à laisser une impression d’uniformité.

Fascinant.

Retour sur Alto de los Idolos pour la visite demain. Passage à Isnos où l’on repère un vendeur de gaz qui nous fait une généreuse mais vaine tentative de remplissage. Il nous bricole un système pour demain. On espère !!

              

           

Jeudi 17  août –– Isnos – Alto de los Idolos

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

25° soleil/ 25°

15 H

01°55.0078 N/76°14 ?5960 W / 1802 m

De bonne heure à Isnos où le père du vendeur de gaz « mecànico » de son état, nous bricole une sortie de gaz directe spécial colombie.

Notre vendeur n’apparaissant pas, nous retournons visiter el Alto de los Idolos ; un cimetière antique fréquenté de 1000 av JC à 1500 ap JC, des sépultures spectaculaires, des chambres funéraires précédées  d’un couloir et d’une ou plusieurs « idoles » aux significations mystérieuses. Ils n’ont pas épargné leur peine pour honorer leurs défunts, leurs chefs, leurs dieux ??? qui sait ?

Mais pourquoi et comment cette culture a-t-elle disparu ?

Au retour nous retrouvons Jairo qui remplit notre bouteille. Ca marche ! nous voila rassurés pour un certain temps.

Jairo et sa femme Claudia nous invitent à déjeuner ; ce sera seulement une boisson, nous avons déjà mangé.

Bivouac sur la placette d’une communauté où nous échangeons avec un de ses membres très critique avec ce système qui tue créativité et initiatives.

     

     

 

Vendredi 18  août – Popayan

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

244913

10 H

21° soleil/ 19° orage

17 H

02°30.7186 N/76° 32.6365 W / 1877 m[d1]

Spécialité locale de « queso » fromage et de « pan de queso » . Visite de la boulangerie très artisanale, nous sommes loin du pain français.

Piste, piste, piste, caillouteuse, cahoteuse, très fréquentée au travers du parc national de Puracé ; nous traversons la jungle percée de gorges vertigineuses – n’ayons pas peur des mots - ; puis l’horizon s’élargit en un haut plateau  vallonné, et à nouveau, des prés, des vaches, un habitat dispersé.

Des thermes font naître une ville d’eau.

Et c’est Popoyan la blanche. Le centre historique quasi détruit par un séisme de 18 secondes en 1983 a été entièrement reconstruite, et l’atmosphère y semble intacte. Un bel ensemble de maisons coloniales toutes blanches,et…. pas de publicité agressive, unité des façades obligatoire, panneau blanc, écriture dorée.

Nuit sur un parking de station service tout à fait tranquille

         

chien mendiant, peut-être croisé avec un sanglier !

Samedi 19  août – Popayan

 

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

244

9 H 45

21° soleil/ 16° orage

16 H

02°30.8221 N/76° 32.2982 W / 1880 m[d2]

 

Les parkings nous sont interdits, larges et hauts portails, mais abris trop bas. Problème résolu sur le parking de supermarché Exito et taxi.

Visite de la ville blanche et de ses églises (fermées sauf la cathédrale) . Resto ma foi plutôt bon.

L’orage nous rattrape à l’arrivée au camping Ecoparque  Rayos del Sol. Armando nous accueille très gentiment et fait la lessive- machine.

 

Dimanche 20  août – Popayan

 

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

21° soleil/ 16° orage

 

02°30.8221 N/76° 32.2982 W / 1880 m

 

Internet à gogo, grand nettoyage, cuisine, farniente dans le parc malgré l’orage….. Détente.

Rayos del Sol offre de multiples possibilités, B & B, camping, lieux de festivités, séminaires….méditation, écosentier….. voir le site

Lundi 21  août – Popayan

 

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

21° soleil/ 16°

 

02°30.8221 N/76° 32.2982 W / 1880 m

Pas d’orage aujourd’hui. Nous suivons l’éco-sentier, jolie promenade ombragée jusqu’à la rivière, sentier balisé en toute discrétion, et….. pauses méditatives guidées sous le signe des anges tutélaires…..Que chacun y trouve son compte ! Un très bon moment relaxant et tranquille à l’ombre d’une végétation luxuriante (forcément ici)

Mardi 22  août – Silvia - Piendamo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245020

 

21° soleil/ 16°

 

0239.4172 N/76° 33.3306 W /

Direction le Parque de Tierradentro, autre site emblématique de la culture colombienne. Pas de chance la route est coupée par un éboulement. Nous bifurquons sur Silvia et son célèbre marché du mardi. Très animé, égayé des curieux costumes traditionnels des indigènes (comme il s’appellent eux-mêmes). Les hommes portent jupe bleue, poncho et chapeau. Les cabildos(chefs de village) arborent une canne ornée de bagues d’argent et de rubans.

Les femmes portent large jupe plissée noire ornée de deux bandes de couleur, un double fiche (rouge et bleu) et soit un chapeau melon qui tien miraculeusement en équilibre sur le haut du crane ou un chapeau de paille tout plat.

Les couleurs : le blanc pour la pureté, le rouge pour le sang, le bleu pour l’eau, le noir pour la   terre.

Musique andine sur la place, sans surprise, ce sont des équatoriens de Cocachi.

Arrêt à Piendamo pour déterminer la route à suivre. Nous sommes interpellé par un mécanico, qui nous dit que son cousin sera très content de nous recevoir. Aussitôt dit, aussitôt fait, Marcelo arrive en moto, nous le suivons jusqu’à sa finca.

Son épouse Lorena et lui ont fait des études en France, où ils ont vécu 10 ans ; ils parlent parfaitement français, quel repos !

Quel accueil chaleureux, visite commentée de la plantation de café et avocats (nous saurons bientôt tout de l’agriculture en Amérique du Sud, encore un peu et nous investissons !!)

Dîner –presque- français, longs et agréables échanges.

Nous sommes installés confortablement sur la pelouse, en décor toute la maisonnée, les chiens, les chats, les poules et les petits oiseaux dans  les arbres….les arbres et les fleurs

Merci Lorena et Marcelo de votre accueil chaleureux. Nous vous espérons en France.

 

                

                                

Mercredi 23  août – Piendamo - Coconuco

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

21° soleil/ 16°

 

0239.4172 N/76° 33.3306 W /

Nous aurions pu, nous aurions du reprendre la route, mais nous ne résistons à la proposition de Marcelo et Lorena d’une petite excursion jusqu’aux eaux thermales de Coconuco « Agua herviendo ».

Départ après déjeuner, au passage sœur et nièce de Lorena nous rejoignent.

Baignade à la nuit sous les étoiles, piscine chaude, piscine tiède, cascade d’eau fraîche, tout stress éventuel disparaît. Un bon piquenique pour finir et l’on rentre sous les étoiles. Plaisir du moment, et plaisir du partage. Nuit paisible

  

Jeudi 24  août – Morales – Suarez – Jamundo - Cali

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245147

12 H

32° soleil/ 30°

18 H

03°20.9323 N /76°33.9312W /1114 m

Difficile de se quitter tant  nous avons partagé ! A midi il est temps de laisser nos amis à leur travail non sans avoir visité leur chambre de rêve comme suspendue à hauteur de la cime des arbres,avec vue panoramique sur la propriété. Délicieux.

En évitant la panamerica nous traversons une belle région de culture tropicale, ananas, rizière… la profonde et spectaculaire du Cauca à gauche nous roulons sur une crête entre deux vallées spectaculaires, illuminées des ocres de la terre saignée ;

On sent bien que l’on approche de Cali, la circulation s’intensifie inutile de chercher un endroit calme pour la nuit. Nous trouvons refuge à l’Ecoparque de Pance, tout à fait agréable, piscine….et accueil  souriant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 25  août – Guara - Buenventura

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245298

9 H 45

32° soleil/ 33°

17 H

03°53.5095 N /77°00.8298W /42 m

Avant tout, le supermarché Carulla, pour quelques achats bien français : moutarde, fromage, pâté, pain croustillant… le bonheur !

Direction la côte pacifique vers Buenaventura. Belles pentes tropicales, forêt, culture bien alignée de pinas (pardon, ananas). Les vendeurs proposent leurs fruits dorés tout le long de la route sur leur étal précaire.

Comme on nous l’avait dit,ici la population noire est visiblement plus nombreuse. Un détour vers le parking de San Cipriano où nous espérions passer la nuit. Nous n’avons pas accepté les tarifs proposés (plus cher qu’un camping bien aménagé).

Buenaventura, un grand port,  une ville étendue, délabres, aux maisons « déglinguées », une impression de ville de fin de terre, où sont arrivés ceux qui ne savent où aller (j’ai lu trop de romans d’aventure !).

Bivouac sur un parking gardé et fermé (pour camions). Sans charme, mais tranquille.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 26  août – Guara - Buenventura

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245438

9 H

29° gris/ 17°

18 H

03°54.2431 N /76°29.7122 W /1464 m

Temps maussade et bientôt pluie battante –les tropiques -  ne nous empêcheront pas d’aller à San Cipriano.

Village déshérité au milieu de la jungle qui fut un temps desservi par une voie ferrée, ses habitants ont travaillé à se désenclaver. Ils ont d’abord fabriqué des chariots qu’ils poussaient sur la voie avec des perches ; le système est grandement  amélioré, un astucieux système de moto et side-car en planche

circule sur la voie, en alternance aller et retour. Il pleut à verse et nous attendons la renserse. Atmosphère « africaine », ça patauge, ça s’active mollement, rien à faire d’améliorer l’environnement de vie quotidienne.

Le « voyage » - 6 km nous dit-on – au plus près de la jungle. On se demande comment notre équipage tient la route. L’atmosphère du village à l’arrivée vaut celle du départ. On descend et on patauge dans la boue. Des  restaurants partout. On part pour une randonnée  à pied, jusqu’à la rivière que l’on peut descendre sur des bouées ; mais rien n’est organisé et on ne peut laisser ses affaires (il faut dire aussi  que le temps n’incite pas à la baignade !). On prend le temps de pénétrer le foisonnement végétal.

La pluie se calme enfin, le restaurant propose dans la plus parfaite décontraction et pour un prix « touristique » donc cher, la sempiternelle cuisine colombienne.

Tarif de parking tout aussi prohibitif.

Prochaine étape le lac de Calima, par une superbe route dans la montagne.

Les camions chargés à Buenaventura forment une colonne serrée en direction de Bogota, qui ne facilite pas la conduite des malheureux automobilistes.

Superbe vue à l’arrivée sur le lac de Calima, d’un côté privatisé par des propriétés privées et des condominios de l’autre par les activités nautiques.
La finca de Cesar offre un somptueux emplacement surplombant le lac, dommage que les installations soient quasi inexistantes. On « bénéficie » des toilettes et de la douche de Cesar en passant dans sa chambre, devrais-je dire bauge ?

Il accueille volontiers les propriétaires de chien ; un couple n’en avait pas moins de 5, bruyants, envahissants.

MARIE et THOMAS nous vous souhaitons bonheur et prospérité

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 27  août – Calima - Buga

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245495

9 H 45

25° soleil/ 30°

17 H

03°53.3879 N /76°17.1085W /1030 m

Petit tour à Calima pour quelques courses, c’est une petite ville, active, agréable, vouée au tourisme.

La route d’arrivée à Buga est…somptueuse ; une allée d’arbres immenses forme une voute sous le soleil.

Buga, une ville comme on n’en a encore jamais vu en Colombie, belle, élégante, fleurie, souriante, une bénédiction du ciel. Oui bien sûr, puisque on y célèbre la Vierge des Miracles dans la basilique. L’histoire d’une croix trouvée dans la rivière qui s’est mise à grandir pour récompenser une bonne action…..

10 messes par jour et des pèlerins en rangs serrés.

La cathédrale est beaucoup plus jolie.

Nuit au parc El Vergel, parc de nature, près des pistes de bi-cross.

Nous nous taillons un vif succès auprès des promeneurs du dimanche. Un Oh !!! admiratif jaillit à la montée du toit, exclamation enfantine au vu des feux d’artifice de notre enfance.

   

 


XXIV - 7 - EQUATEUR - PICHINCHA - QUITO - IMBABURA - CACHI - 27 juillet / 10 août 2017

Publié le 3/08/2017, par rampon,

Jeudi 27 juillet – Timbre – Viche – Timbre

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243197

11 H

25° soleil 28°/26°

17 H

00°47.2968 / 79°38.4618- 88 m

 

José travaille pour Ericson mais possède aussi sa propre finca. Il nous invite à la visiter. Belle promenade de découverte le long du rio, pour apprendre à reconnaître quelques arbres emblématiques ; le teck, le balsa… et déguster toutes sortes d’agrumes au goût différent.

Pour José et Erlinda, c’est l’occasion rêvée d’aller jusqu’à Viche pour quelques obligations. Nous nous serrons dans Bipbip.

Ce soit c’est mon tour d’être au fourneau : spagetti à la tomate (sauce mijotée maison). Pour eux de la gastronomie.

La famille vit dans un dénuement qui nous étonnerait.  Eric en couple à 12ans a trois enfants, le petit dernier Alavaro José est avec lui. Erlinda avec qui il vit depuis trois ans a elle aussi 3 enfants dont 2 toujours à la maison. On soupçonne que malgré  l’insouciance affichée ça ne doit pas être simple tous les jours.

Nous pouvons dire que nous sommes entrés au profond de la culture traditionnelle de la région.

Vendredi 28 juillet –  Rosa Zarate (Quininde si vous préférez)

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243282

11 H

25° soleil 28°/26°

19 H

00°20.0483 / 79°28.1963 - 88 m

 

Départ en fin de matinée pour pouvoir faire nos adieux à José parti travailler. La voisine nous approvisionne en noix de coco et citrons doux, l’occasion de parler de son voyage en Espagne. Toujours étonnant de voir que ces familles, on peut dire pauvres, investissent pour voyager vers la famille émigrée.

Préoccupation du jour, le téléphone qui ne veut plus faire son office. Mais surtout ne fait plus fonctionner maps.me correctement, donc plus de GPS. Pour nous diriger dans Quito, problème !

Pas moins de six boutiques spécialisées sollicitées. Enfin un diagnostic : impossible d’obtenir un réseau avec notre téléphone –qui pourtant ne disfonctionne pas – il lui manquerait un code. Nous comprenons que finalement il nous faut investir.

Il fait nuit, et nous dormirons sous la surveillance du poste de police.

Pour traduire l’atmosphère de la journée, poésie dans la finca, champs de cacaoyers sur les pentes et fèves séchant sur la route, et petits métiers en ville.

ce n'est pas du polystirène mais du balsa

 

 

Samedi 29 juillet –  Santo Domingo - Aolag

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243473

10 H 45

30°° soleil / 15°

18 H

00°26.6310 / 78°28.36.1107 -  3151 m

Finie l’atmosphère un peu lassive de la côte, les collines puis la montagne s’imposent. Les grandes  plantations de palmiers appellent les plantas (usines) de fabrication d’huile et maraganie. C’est la saison de la récolte des oranges, pamplemousses, mandarines, citrons, les étals les offrent tou le long de la route. Noix de coco fraîche à volonté et aussi les cocadas , friandises à base de noix de coco et mélasse, un délice –calorique -. Les plantations de cacahuètes de doivent pas être loin, il nous suffit de succomber aux cacahuètes caramélisées.

Les champs serrés d’ananas alimentent le petit commerce (et l’exportation).

Délices des terres tropicales.

 

 

Dimanche 30 juillet –  Quito – Mitad del Mundo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243558

11 H 30

10° soleil /26°

17 H

00°00.5021 / 78°27.3263 - 2448 m

Nous commençons par le Musée National, excentré. Dommage il est fermé jusqu’à quand, personne ne sait.

Le centre historique de Quito un dimanche……..

Si vous vous rappelez le sketch de Raymond Devos, cette voiture qui tournait, tournait autour d’une place, prisonnière des interdictions multiples. Et bien c’est tout à fait cela. Le centre est neutralisé pour permettre aux cyclistes leur promenade dominicale : rues en pente, étroites, cohue piétonne, Bipibip et bien d’autres essaient d’en sortir. Ce serait drôle si ce n’était si énervant.

Sur le GPS, la trace de notre périple, fait une jolie fleur autour du centre.

Parking enfin trouvé,nous pouvons déambuler tranquillement au milieu d’une foule dense de vendeurs de tout ce que l’on peut imaginer, transportant leur fonds de commerce sur le dos, tout en abordant les passants. De même qu’à chaque feu, à chaque ralentissement de circulation, des vendeurs proposent toutes sortes de réconfort comestible. Impossible de penser que l’on puisse en vivire ou même en survivre.

Place de l’Indépendance ou place Grande, le Palais présidentiel. C’est jour de cérémonie, avec relève solennelle de la garde en présence du Président Lenin (en fauteuil roulant) et des représentants de corps constitués, et d’invités. Garde à cheval, lanciers….. musique militaire. La foule se presse pour applaudir.

Exaspérés par cette circulation infernale, nous décidons de nous éloigner vers le point symbolique de la mitad del mundo (le milieu du monde). Symbolique car du fait des rotations, cette ligne imaginaire est variable sur environ 5km. Tout pour le touriste, propre, net, bien aménagé, boutiques….

Nous sommes ici à 25 km du centre et toujours à Quito.

Nuit tranquille sous la protection du poste de police

BON ANNIVERSAIRE LOUIS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 31 juillet –  Quito – Mitad del Mundo

Km arrivée

 

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

00°00.5021 / 78°27.3263 - 2448 m

Courageusement nous affrontons à nouveau la circulation. Pour aller visiter Quito. Commence le périple.Parking enfin trouvé, nous pouvons déambuler tranquillement au milieu d’une foule dense de vendeurs de tout ce que l’on peut imaginer, transportant leur fonds de commerce sur le dos, tout en abordant les passants. De même qu’à chaque feu, à chaque ralentissement de circulation, des vendeurs proposent toutes sortes de réconfort comestible. Impossible de penser que l’on puisse en vivire ou même en survivre.

Place de l’Indépendance ou place Grande, le Palais présidentiel. C’est jour de cérémonie, avec relève solennelle de la garde en présence du Président Lenin (en fauteuil roulant) et des représentants de corps constitués, et d’invités. Garde à cheval, lanciers….. musique militaire. La foule se presse pour applaudir.

Plan en mains, nous visitons la cathérale sur la place centrale.

La Compania, Eglise de la Compagnies des Jésuites,couverte d’or sur toutes les parois dans une débauche de décors et d’angelots. Il en coûte tout de même 5 $, l’or est cher et parle sans doute à Dieu !

Après quoi, tous les musées, palais,… réputés ouverts par notre guide, sont fermés le lundi. Exaspérant d’autant qu’aucune indication n’en informe. Il faut demander.

Nous montons au Panecillo une colline qui arbore une « magnifique » et ridicule statue de la vierge ailée.

De là on voit les pans de montagnes dévorés par la ville, illustration de l‘emprise humaine sur la nature…. Où que se porte le regard, on ne voit que maisons, les toits brique de l’ancienne ville et les tentacules colorés, petites maisons et aussi quartier neuf et grands immeubles. Quito a installé ses quasis 3 millions d’habitants sur presque 30 km le long de la vallée.

Quelques tentatives pour trouver un endroit tranquille pour la nuit avant de retrouver le bivouac de la veille.

Mardi 1er août –  Quito – Mitad del Mundo

Km arrivée

 

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

00°00.5021 / 78°27.3263 - 2448 m

Ciel limpide, à l’horizon les sommets enneigés des volcans Rucu et Guagua Pinchicha, et en avant scène la ville qui s’accroche aux pentes.

 Hier nous nous sommes bien imprégnés de l’atmosphère de la vieille ville, circulation serrée, et même bus à trois corps qui virent avec talent dans les rues étroites. On grimpe beaucoup à Quito comme on peut l’imaginer.

Le musée d’art précolombien de la casa del Alabado est incontournable. Bien expliqué par audio commentaire individuel en espagnol ou anglais, il présente les  pièces les plus raffinées de l’art précolombien , mettant bien en avant la technique parfaitement maitrisée de la céramique et expliquant le lien cosmique de l’homme à la nature que traduisent les objets présentés. Magnifique.

Le musée de la ville de Quito retrace l’histoire de la ville depuis le 15ème siècle, jusqu’à aujourd’hui, présentant notamment des tableaux vivants. Intéressant et didactique. C’est l’histoire d’un développement jaillissant à partir de l’arrivée des espagnols.

Dans le centre historique toute cette histoire se lit dans les multiples implantations monumentales de congrégations religieuses, les églises, les palais.

Pour le palais présidentiel, visite toutes les heures, mais on ne nous avait pas informés hier qu’il fait prendre des billets à l’avance, trop tard pour la visite aujourd’hui. Dommage, nous sommes là depuis ce matin. Difficile d’imaginer une présidence aussi accessible : visite du public, commerces installés au rez-de-chaussée du bâtiment.

La journée commence à être longue, nous arpentons les rues en pente depuis ce matin. Nous quittons Quito et sa circulation pour le Nord.

Multiples tours pour trouver une poste (GPS faux) et un lieu de bivouac, avant de continuer et finalement nous poser pour la nuit sur le parking du péage d’autoroute. 

 

 

 

Mercredi 2 août – Araque – Paquiestencia

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243797

10 H

25° soleil

17 H

00°04 .2502 / 78°06.6240 - 2990 m

Quito s’éparpille sur les montagnes arrondies, les volcans Cayambe et Cotopaxi en toile de fond. On retrouve enfin la nature avec soulagement. Quelques arbres et cactés succèdent à l’herbe rase et rare. Avant Cayambe des serres, des serres, la spécialité locale est la culture de la rose et accessoirement de la fleur. C’est sans doute ce qui fait la prospérité de la petite ville qui semble prospère.

La « mitad del mundo » serait ici ;  vérification au GPS, c’est vrai. Beaucoup moins touristique qu’à Quito et accueil gentil des guides. Des banos flambant neuf et bien décorés pour vérifier l’effet coriolis.

Direction une cascade perdue dans la montagne. Si perdue au bout d’une trace empierrée que nous renonçons.


Bivouac sur une aire sauvage au milieu d’un hameau, près de l’Eglise. Nous allons rassurer les villageois. Question : venez-vous pour investir ? encore une fois.

 

  

 

Jeudi 3 août – Araque – Lago San Pablo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243845

11 H 30

25° soleil

17 H 30

00°12.3412 / 78°12.3848 - 2679 m

 

Nous redescendons sur Cayambe. Petit tour en ville. Parking payant, on se demande bien pourquoi vu les encombrements de la circulation au centre ville. Ouverture du petit musée local à notre intention. Bof, intérêt de niveau scolaire.

Il est temps de faire la vidange.  Impossible de dévisser le bouchon de vidange, il faut agir en force et ressouder. Vite fait bien fait. On repart pour le lac San Pablo.

Maps.me donne de curieux itinéraires qui se soldent par des demi-tour sur sentiers empierrés.

Joli lac tranquille, joli environnement, jolie halte . Vaste aire de jeux, de terrains, et ne place empierrées pour le parking. Fort agréable d’autant que  Marco et sa femme Jessica, gardien et vendeur de « canastas » (paniers) de « totora » sont charmants. Ils dorment sous n abri de totora (leur boutique) fermées par un rideau en plastique. De simples nattes au sol, des couvertures. Ils ne se plaignent pas du froid. Ils doivent regretter leur maison qui est à deux pas.

Des français, voila qui nous repose de parler français. Karine et Julien voyagent avec leur deux petites filles en camping car. Ils sont bientôt au bout du voyage. Retour début octobre.

Vendredi 4 août – Araque – Lago San Pablo

Journée au lac. Lessive les pieds dans l’eau avec les femmes du village. Photocopie de motifs de broderie pour Jessica. Rencontre d’une autre famille française vannoise. Apéro et dîner chez nos amis. Tranquille !

 

Samedi 5 août – otavalo – Lago San Pablo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243852

10 H

25° soleil

17 H

00°04 .2502 / 78°06.6240 - 2990 m

Incontournable (disent les guides) marché d’Otavalo. Nous avons vu des marchés aux bestiaux plus actifs et pittoresques.

Pa ailleurs la ville est un foisonnement de boutiques en plein air, vouées aux touristes. De tout, du meilleur et du pire, peinture, tissage, tressage, bois, et colifichets (chinois) colorés. Marché aux fruits et légumes comme on les connaît. Et on mange à tous les coins de rue, debout, au restaurant…..Apparemment une destination phare (confirmé) pour les tour-operator français. Une véritable invasion. On se fait discret.

Retour à San Pablo pour un cours de broderie à mon amie Jessica, enchantée d’apprendre.

 

Dimanche 6 août – Cascade de Peguche – lac Cuicocha

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243926

9 H 15

17° soleil voilé /20°

17 H

00°17.5663 / 78°20.8884 - 3056 m

Nous nous trouvons à l’Eglise au beau milieu d’un mariage. Un groupe de musiciens accompanera toute la noce par les rues.

Las cascadas de Peguche sont un haut lieu des croyances quechas. Shaman à disposition. Baignade sacrée. C’est la foule des dimanches en famille. Quant à la cascade, le spectacle n’est pas inoubliable.

Le lac Cuicocha à l’entrée de la réserve Cotacachi Cayapas, trop tard (et trop long) pour faire le tour par un sentier escarpé.. Compter 5 heures de marche (et parfois de marches) avec beaucoup de dénivelé. Le genou de Robert ne résisterait pas et le souffle nous manquerait peut-être un peu. Donc promenade de retraités !

Bivouac tout près de l’entrée du parc, sur un « bras » de l’ancienne route

 

 

Lundi 7  août – Catacochi – Ibarra – Lago Yahuarcocha

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243978

10 H

19° soleil voilé /20°

17 H

00°22.6241 / 78°06.1080 -2211 m

 

Catacochi ? ville soignée comme on en connaît peu est la capitale du travail du cuir de belle facture. Robert renouvelle ses chaussures brésiliennes à bout de souffle.

La panaméricaine est une véritable autoroute roulante. Nous sommes très vite à Ibarra, qui frappe elle aussi par son calme et sa propreté, même si derrière les façades  on découvre des quasi ruines transformées en parking.

Bien sûr, lundi les musées sont fermés. On prend le temps de visiter le centre, ses églises, son ancien fort au patio superbe, et un de ses glaciers. La réputation n’est pas usurpée, un délice fruité.

Nuit près du lac Yahuarcocha.

ceci est un parking

Mardi 8  août –Ibarra – Lago Yahuarcocha

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

9 H 30

22° soleil voilé /20°

17 H

00°22.6241 / 78°06.1080 -2211 m

 

Journée culturelle, les  musées. En fait un musée seulement, Atahualpa (sa statue) nous attend, mais le musée est vide.

Le musée du centre culturel, lui est ouvert et présente tout le parcours de peuplement du nord du pays depuis la nuit des temps. Belles présentations de céramiques, bijoux…permettant de s’imprégner de ces cultures ancestrales.

La section art religieux ne manque pas d’intérêt autour de statues polychromes et de peintures du 17ème au 19ème

La section art et artisanat traditionnel explique les sources d’inspiration, animaux, plantes, cosmos…

Superbe

Camping allemand au bord du lac, fréquenté par des voyageurs allemands, de ce fait, communication un peu restreinte

Mais lessive, internet…

art et trradition

un Christ bien en chair !

mixité de la population

Atahualpa le dernier souverain inca (ressemblance non garantie)

les iélectriciens ont encore matière à se perfectionner

la tradition rurale est toujours bien vivante

Mercredi 9  août –– Lago Yahuarcocha

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

22° soleil voilé /20°

 

00°22.6241 / 78°06.1080 -2211 m

 

Nous nous embourgeoisons. Encore une journée au camping. Peut-être l’opportunité de faire container commun entre Colombie et Panama (Cartagena – Colon).
Arrivée de deux suisses français qui desendent d'Alaska. 

Jeudi 10  août –– Tulcan

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

244152

 

25° soleil /17°

17 H

00°49.6025 / 77°42.4795 -2933 m

Dernière étape avant la frontière. Les hauts plateaux se déclinent en collines ; déclivité défiant l’entendement pour la culture, patchwork des champs et prairies. Evocation d’un paysage suisse.

On cultive beaucoup la fleur.

Nous en croyons à peine nos yeux en voyant la pente que descend un tracteur. Beaucoup de paysans travaillant à la main dans les champs.

A ne pas manquer à Tulcan, le cimetière. Un « facteur Cheval » équatorien a commencé il y a plus de 50 ans à tailler les ifs des allées du cimetière. Aujourd’hui se succèdent des ensembles de statues taillées dans les arbres, l’art topiaire à son apogée. Remarquablement artistique dans l’ordonnancement comme dans la taille,  d’une inspiration le plus souvent ethnique.

Nuit à Tulcan près de la prison (après avoir cherché en vain un lieu plus adapté et sécurisé). Près des frontières il convient paraît-il d’être prudent.

 

 


XXIV - 6 - EQUATEUR - SANTA ELENA - PORTOVIEJO - MANABI - 16 juillet / 26 juillet 2017

Publié le 23/07/2017, par rampon,

Dimanche 16 juillet – Guayaquil – Atahualpa

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242080

 

Soleill 25°

18 H

S 02°08.7704/W79°52.9566–  10 m

 

La chaleur nous surprend à Guayaquil.

Bipbip nous a attendu tranquillement sur le parking de l’aéroport.

Il faudrait refaire l’approvisionnement, mais nous n’avons pas le courage d’affronter la circulation citadine, nous fuyons vite vers la côte.

Nous nous détournons de la 40 pour retrouver le calme campagnard. Stop à Atahualpa, célèbre pour ses meubles artisanaux.

Fin de journée, nous nous arrêtons sur le parking du centre de loisir-piscine-terrain de foot du centre-ville(un peu ambiance western, rue empoussiérée, et maisons basses).
Arrivée de la police, sur appel d’habitants inquiets. Ils veulent nous persuader de partir, nous refusons fermement avec le sourire.

Nous allons discuter avec nos voisins les plus proches, très intrigués. Visite de notre « casita » (ils avaient déjà vu des camping car à la TV mais jamais « en vrai ». Tous les curieux défilent, nous sortons la carte du monde pour situer la France. Seul le petit (par la taille) Pablo 15 ans, joyeux visage lunaire, esprit vif, a des questions plein la tête à propos de la France.

L’inquiétude s’est dissipée !

 

Lundi 17 juillet – Salinas – San Pablo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242308

9 H 45

22° garua (brume)

18 H 15

02°08.4388 S/ 80°46.6396 W – 0 m

 

Le paysage devient dunaire, et apparaissent les pompes des puits de pétrole que nous n’attendions pas. Plusieurs raffineries le traite.

Spécialité bien visible de la région, la pêche artisanale, et …… le tourisme.
Nous confirmons, Salinas est une station touristique. Les immeubles croissent de toutes parts, au bout d’un chemin pierreux ou sableux, au milieu de rien. Difficile d’imaginer tous ces logements pleins de touriste. La saturation doit menacer.

La tradition de la pêche artisanale est bien vivante ; Dans les ports, les petite bateaux bleux entrent sortent se côtoient. Les pélicans trouvent leur bonheur.  Et… l’eau des ports est limpide, pas un détritus ne flotte. Remarquable.

Nous achetons un poisson à un pêcheur pour le préparer cru.

Bivouac à San Pablo sur le malecon. Sur au moins un km les restaurants se succèdent, pourtant ce soir les clients se font rares.

  

  

Mardi 18 juillet – Valdivia -Montanitas - Salango

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242400

10 H 45

22° garua (brume)

18 H 15

01°35.5827 S/ 80°50.6679 W – 14 m

 

La garua sévit (brume lus ou moins épaisse qui peut se dissiper en milieu de journée. Bien différent est Salango avec sa grande et belle plage, ses pêcheurs, son mail débonnaire. 

A Valdivia, un petit musée à l’initiative de la communauté ébauche une approche des cultures locales – dans l’ordre Valdivia – Machalilla – Chorrera – Guangola – Mantena – qui traduit une volonté de valoriser ses racines et sa culture. Courte information sur le travail de la paille pour les panamas, de la tegua (ivoire végétal issue du fruit d’un palmier, de la nacre des spongylus (énormes huitres).Nous nous taillons

Aujourd’hui pas de chance, garua intégrale, ce qui nous permet de parcourir Montanitas dans la gadoue. Agréable promenade surélevée en bord de mer, et pour le reste, les jeunes (attirés par le surf et la fête jour et nuit) piétinent dans la boue. Ce n’est certes pas la saison, mais rien ne semble fait pour améliorer la situation, rues défoncées et maisons, hôtels, à l’aspect peu engageant.  Pas vraiment envie de s’y attarder.

Bien différent est Salango avec sa grande et belle plage, ses pêcheurs, son mail débonnaire. Nous nous taillons un franc succès pendant la préparation du repas. Nos spectateurs s’interrogent sur ce que nous allons manger. Ils ne connaissent ni les artichauts, ni les aubergines. Le choix se limite à la question de savoir si aujourd’hui on va manger poisson + riz + banane ou peut-être crevettes.

Les pélicans font tranquillement le siège du bateau de pêche qui vient d’arriver. Les jeunes viennent jusqu’à manger le poisson dans la main.

 

Mercredi 19 juillet – Agua Blanca – Pueblo Nuevo – Puerto Cayo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242462

10 H 30

22° garua (brume)

17 H

01°20.4491 S/ 80°44.7197 W – 11 m

Garua toujours, créant une atmosphère un peu irréelle.

On monte d’à peine 200 mègtres, suffisamment pour qu’une végétation beaucoup plus tropicale s’installe, la route s’installe sous un tunnel de verdure jusqu’à ce qu’une plante grimpante envahisse toute la végétation, plus un arbre  n’est discernable, telle une marée cette plante prend possession de toutes les collines, créant presque l’impression de la voir avancer. Malaise !

Agua Blanca n’est pas en bord de mer, mais à quelque 5 km, dans le parc national de Machalilla. Une communauté valorise le souvenir et les ruines de la civilisation  Mantena. Visite bien guidée, petit musée bien tenu, charmante balade jusqu’à une piscine d’eau sulfureuse, restaurant, artisanat,

Asado (barbecue) de poisson et crevettes en bord de route. DélicieuX

Nuit sans lune en bord de plae, bercès par les vagues.

    

 

 

Jeudi 20 juillet – Manta - Jaramijo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242569

10 H 30

22° soleil voilé /28°

17 H

00°56.8473 S/ 80°37.8544 W – 11 m

 

Journée sous le signe de la mer, Manta se déclare capitale mondiale du thon. Important port, accès impossible. Restent les petits ports de la côte toujours aussi vivants et colorés et leur grande variété de poissons.

Visite du musée de Manta, pièces de céramiques  de très belle facture. En Amérique, c’est dans cette région que l’on retrouve les premières traces de peuplement depuis le néolithique.
Les tortues fréquentent les plages Jaramijo. Combien de temps faut-il attendre les premières naissances ?

Nuit sur la plage, ce que nous déconseille amicalement la police. Inutile, nous sommes bien surveillés aux abords d’un terrain militaire.

  

 

Vendredi 21 juillet – Montecristi – Crucita – San Jacinto

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242666

10 H 30

22° soleil voilé

H

01°20.4491 S/ 80°44.7197 W – 11 m

 

Petite incursion dans les terres pour visiter le très célèbre village De Montecristi ou l’on fabrique le nom moins célèbre Panama. On ne résiste pas.

On traverse rizière, bananeraies, cultures variées pour rejoindre la côte à Crucita et apprécier sa belle plage ensoleillée.

San Jacinto en bord de mer pour le bivouac nocturne.

Samedi 22 juillet – Canoa - Pedernales

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242833

11 H

25° soleil voilé/ 28°/26°

17 H

00°04.4480 S/ 80°03.4314 W – 8 m

Nous sommes maintenant dans l’hémisphère nord. Pas de changement notable.
Le musée de Bahia de Caraques est fermé pour cause de rénovation. Dommage.
Traversée de toute une zone lagunaire, avant de gagner Canoa. Jolie station balnéaire (c’est rare).
Région à la mode, les copropriétés et hôtel poussent et neutralisent le bord de mer. Tous les loisirs sont offerts, on peut rester dans sa prison de luxe !

Pedernales c’est autre chose, populaire, rues poussiéreuses, pauvreté manifeste. Un peu désolant.

Bivouac en bord de mer.

Les petits métiers du commerce. Il fallait bien les montrer un jour.

 

 

 

 

Dimanche 23 juillet – Canoa - Pedernales

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

16 H

25° soleil 28°/26°

20 H

 

Journée en bord de plage. Internet poussif.

Nous nous décidons à reprendre la route pour changer d’horizon sur une autre plage probablement.
Au hasard des rues, nous rencontrons Mario, heureux de parler à des européens après avoir vécu 7 ans en Europe. Et nous voilà partis faire un tour dans sa finca à une trentaine de km, au sein d’une réserve. Sa femme y passe le week-end pour aider ses parents et y fabriquer son savon naturel, pour l’écouler auprès de sa clientèle américaine. On broie les graines de pinon pour en extraire l’huile, on ajoute de la glycérine et le tour est joué. Mais la recette est-elle aussi simple ? En tout cas nous en  avons un échantillon odorant, et aussi des oranges, maracuja, café maison…

Nous n’avons que des mercis en échange de ces cadeaux.

Nous rentrons pas forcément très rassurés à la nuit. Une originalité d’une voiture… un phare bien éblouissant à l’arrière du véhicule. Ils sont fous !!!!

Nuit dans la maison de Mario en bord de plage. Jolie maison en bambou, propre, nette, vue imprenable.

 

Lundi 24 juillet – Pedernales – estuaire de Muisne

Détour  vers la plage et rencontre d’un jeune couple de français hébergé par une américaine en échange de 3 heures de travaux. Maison en bambou sur 5 niveaux, au top la chambre de la propriétaire avec vue à 360 ° sur le rio, la plage, le village, la canopée. Epatant la maison de Serena qui dit vivre pour sa maison. On la comprend, mais on comprend aussi que c’est un très lourd entretien.

Déjeuner avec l’équipe de jeunes, 2 colombiens (graphistes), un hongrois, recette inventive de poulet au lait de coco, salade de fruits exotiques, café. Sympa.
Nuit de luxe au camping (pour internet) en bord de plage.

Mardi 25 juillet –Momliche

Pour les curieux, nous avons travaillé à mettre le blog à jour.

Achat de gambas sur la plage, de fruits au camion en tournée juste en face. Pacifique, mer, soleil, calme(enfin pas tout à fait la cabanas voisine déchaine sa stéréo à la nuit tombante.. pour des clients inexistants).

A la nuit les pêcheurs arrivent. Incroyable variété de poissons. Une ravissante raie noire tachetée, un globo (poisson épineux), et beaucoup d’autres beaux inconnus ; sans compter langoustes et gambas. Remarquable, les pêcheurs prennent le temps de répondre à nos questions.

 

Mercredi 26 juillet – Esmeraldas – Timbre

Ville à la réputation détestable d’insécurité. Vrai, faux ? quoiqu’il en soit tournée vers le tourisme, la fête (on comprend de quoi il est question), donc risque.

Aucun charme, nous évitons sauf pour essayer de sauver notre téléphone qui ne repère plus aucun réseau.

Sortie de la ville. Nous demandons à un policier où nous pouvons coucher en sécurité. C’est tout simple… chez lui. Direction la finca (ferme). D’une parfaite rusticité en pleine exubérance équatorienne. Tout pousse, cacao, banane, orangers, mandarines, maracuja, arbre à pain, goyave, ananas, mangue et j’en passe dont je ne connais même pas le nom. Sources de jugos et batidos de toutes sortes (jus et pulpe battue avec de l’eau).

Visite de la finca. Et enfin, nous savons ce qu’est un plant de cacahuète (délicieuse fraîche)

Nous n’avons jamais mangé de poulet aussi frais. Ericson (le policier) arrive à la nuit, repère une poule dans les arbres à la lampe torche. Elle est aussitôt, tuée, plumée, découpée, cuisinée en seco, accompagnée de l’inévitable riz et yucca (manioc qui vient d’être arraché)… mais sans banane frite.

Délicieux, et ferme. Fanny est une bonne cuisinière


XXIV - 5 EQUATEUR - GALAPAGOS - 12 au 16 juillet 2017

Publié le 23/07/2017, par rampon,

Mercredi 12 juillet – Galapagos – îles Santa Cruz (Puerto Ayoro)

Pour embarquer il faut payer une taxe de 20 $ (pourquoi ?) ; et à l’arrivée une taxe 100 $, on ne peut pas dire que le touriste se sente vraiment bienvenu, plutôt ponctionné, racketté… Publicité bien faite, documentaires tv largement diffusés…. Les touristes affluent. Espérons que ça en vaut la peine.

Changement de fuseau horaire (- 1 h).

Débarquement sur l’île de Baltra , bus jusqu’au port (15 mn), bac pour atteindre  l’île de Santa Cruz (5 mn), bus pour traverser l’île jusqu’à Puerto Ayoro (1 h)

Charmante petite bourgade vivante. Comment   se retrouver dans les offres de ces dizaines d’agence de tourisme ?

Visite de la station internationale Darwin, où les fameux pinsons volètent à loisir dans leur milieu naturel, où on se retrouve en présence d’énormes vieilles tortues, où on nous explique le travail de préservation des milieux naturels et des espèces animales qui y sont attachées…..

A propos Solitario George est mort. Ca ne vous fait ni chaud ni froid. Sachez que c’était l’ultime individu de son espèce (tortue). L’art taxidermique le maintient sur pied et ses gènes sont conservés en attendant les progrès du clonage !. Essentiel à l’humanité

Des iguanes marins se prélassent sur les pontons en groupes serrés ; animaux paisibles qui se nourrissent d’algues et  passent le reste du temps à terre.

  

 

Jeudi 13 juillet – Galapagos – île Santa Cruz (Puerto Ayora)

Il y a 2,2 millions d’années, un volcan explosait pour créer ces  îles. Aujourd’hui, c’est un incroyable périple  sous terre dans un tunnel de lave créé par le souffle brûlant. Gigantesque, 2 km de long, parfois presque 10 m de haut et autant de large.

 

Cet après-midi, baignade dans les eaux limpides, turquoise, de la plage des Alemanes, bordée de mangrove, et peuplée de poissons multicolores. Masque et tuba suffisent pour les côtoyer.

Les grands cactus à raquette (opuntias) dominent la végétation envahissant courageusement les champs de lave. Et l’on arrive à l’invraisemblable canon des  Grietas, alimenté en eau douce et marine, une piscine naturelle aux eaux bleu marine, fraîche, vive, enchantée par les oiseaux protégés et fort peu craintifs.

   

Vendredi 14 juillet – Galapagos – île Santa Cruz

 

A deux pas commence une promenade qui amène à la baie des tortues. 2,5 km de chemin pavé au travers de la  végétation typique , majestueux opuntias au tronc doré,cactus en cierge e dominant les coulées de lave, manzanillas (sorte de pommier aux fruits vénéneux) et toute la végétation qui s’y  enchevêtre. Les oiseaux volètent et chantent sans trêve.

Nous avons la chance d’apercevoir des tortues et iguanes terrestres en liberté.

Et on arrive à l’enchantement de la playa Blanca, sable d’un blanc étincelant, sur fond de mer azur, turquoise, marine….et autres nuances in indescriptibles, rouleaux de mer incessamment renouvelés ; il ne faut pas s’y fier, seuls les surfers expérimentés s’y risquent.

C’est le domaine des iguanes marins qui viennent s’y reproduire.

Les nageurs trouvent leur bonheur à la baie Mansa, bordée de mangrove, où viennent pêcher les pélicans.

   

 

 

Samedi 15 juillet – Galapagos – île Pinzon – La Fé

 

Le rêve – impossible – aurait été de voguer sous voile vers une petite île préservée. Ce sera bateau rapide avec quelques autres touristes.

Une excursion dont on se souviendra longtemps. Fabricio le guide, Victor le « capitaine »et Juan nous accompagneront avec attention et gentillesse toute la journée, et quelle journée.

Ce n’est pas tous les jours que l’on nage avec les tortues marines, que l’on fait corps avec un banc de poissons, que l’on nage tranquillement dans le décor idéal d’un aquarium tropical au milieu de ses poissons aux couleurs subtiles, éclatantes, aux transparences de verre…., que l’on folâtre avec des phoques joueurs nous mordillant le bout des doigts, se laissant caresser, que le vol des raies nous enchante au ras du sable pour vite créer un nuage en cas d’alerte, que l’on affronte sans crainte les requins (eh oui, 2 m de long pour le moins), que l’on s’étonne des iguanes marins (que j’évite soigneusement).

Il a fallu un peu de courage, et une combinaison néoprène, pour affronter les eaux fraîches du Pacifique.
Récompense du jour, un peu de pêche vite faite, et l’équipage prépare en un tour de main, poisson cru et grillée, un régal, suivi d’un petit repas (bien meilleur que dans la plupart des restaurants).

Un regret : pas de photos, nous n’avons toujours pas acheté de caméra étanche

 

Dimanche 16 juillet – Guayaquil – Atahualpa

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242080

 

Soleill 25°

18 H

S 02°08.7704/W79°52.9566–  10 m

 

La chaleur nous surprend à Guayaquil.

Bipbip nous a attendu tranquillement sur le parking de l’aéroport.

Il faudrait refaire l’approvisionnement, mais nous n’avons pas le courage d’affronter la circulation citadine, nous fuyons vite vers la côte.

Nous nous détournons de la 40 pour retrouver le calme campagnard. Stop à Atahualpa, célèbre pour ses meubles artisanaux.

Fin de journée, nous nous arrêtons sur le parking du centre de loisir-piscine-terrain de foot du centre-ville(un peu ambiance western, rue empoussiérée, et maisons basses).
Arrivée de la police, sur appel d’habitants inquiets. Ils veulent nous persuader de partir, nous refusons fermement avec le sourire.

Nous allons discuter avec nos voisins les plus proches, très intrigués. Visite de notre « casita » (ils avaient déjà vu des camping car à la TV mais jamais « en vrai ». Tous les curieux défilent, nous sortons la carte du monde pour situer la France. Seul le petit (par la taille) Pablo 15 ans, joyeux visage lunaire, esprit vif, a des questions plein la tête à propos de la France.

L’inquiétude s’est dissipée !


XXIV - 4 - EQUATEUR - LOS RIOS - GUAYAS - 6 juillet /11 juillet 2017

Publié le 8/07/2017, par rampon,

EQUATEUR – DOS RIOS - GUYAS

 

Jeudi 6 juillet – Valencia – Quevedo – Babahoyo - Milagro – Virgen de Fatima

arrivée

départ

 

Météo

arrivée

Point bivouac

241/

 

 

Brumeux 27°/soleil 30°

17 h

S 02°13.9740/W79°38.4072–  26 m

 

Nous quittons nos nouveaux amis pour de nouveaux horizons. Dommage de ne pouvoir nous charger d’une petite récolte de fèves de cacao de la finca familiale.

Yacienna n’est pas à Babahoyo.

Des bananiers toujours, bientôt remplacés par les rizières ; Nous sommes à – 6m nous annonce le GPS. Un avion nous survole, pas un amateur de sensation, un pilote qui répand dieu sait quoi sur les plantations.

Reste  à trouver un lieu de bivouac. Repérage d’un camping à Milagro, erreur ce n’est qu’un lieu de loisir de week-end. Ce sera parking sans charme de station service.

Vendredi 7 juillet – Guyaquil

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241738

10 H 30

SoleiLl28° / 31°

17 H

S 02°08.7704/W79°52.9566–  10 m

La circulation s’intensifie aux abords de Guayaquil Tour de repérage. Une image très représentative de l’Equateur, un immeuble moderne flambant neuf et une petite colline où s’accrochent de petites maisons colorées. Deux mondes, la grande ville au rythme et aux prix quasi européens, la campagne à son rythme ancrée dans ses habitudes locales  de travail et  de consommation.

Recherche d’agences de voyage pour organiser la visite des Galapagos, et même un nouvel essai pour assurer le véhicule (en vain).

Pas très professionnelles les agences. L’avenir de l’une d’elle est assurée… nous assistons à la bénédiction des locaux et intervenants par le curé !

Informations succinctes, disponibilité des plus élémentaire.

L’Office de Tourisme dispose d’un bureau vide à la mairie, est incapable de donner la moindre information, mais nous livre un plan de la ville. Point final.

Nuit sur un parking près de l’aéroport.

 

 

Samedi 8 juillet - Guayaquil

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

10 H 30

Soleill28° / 31°

18 H

S 02°08.7704/W79°52.9566–  10 m

 

Nous nous décidons à organiser notre voyage aux Galapagos. Plus rapide, plus efficace, et beaucoup moins cher

Les lieux de camping indiqués sur maps.me s’avèrent complètement erronés. Nous retournons vers notre parking complètement désert la nuit, mais proche d’un immeuble gardé. Nous faisons ami-ami avec les gardiens.

 


Dimanche 9 juillet - Guayaquil

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

10 H 30

Soleill28° / 31°

18 H

S 02°08.7704/W79°52.9566–  10 m

 

Il paraît que le parque Samanes est accueillant pour les campeurs. Erreur, il est en cours d’aménagement mais surtout envahi d’ordures..

Belle balade sur la promenade du malecon au bord du Guayas. Promenade très populaire, la foule y est dense. Une belle réussite d’aménagement sur le thème de la mer. Des animations pour tous, grande roue, jeux d’enfants, jardin paisible, snacks et restaurants, bancs…. Et tout au bout le centre culturel libérateur Simon Bolivar.

Présentation d’art contemporain « compréhensible », quelques grands noms équatoriens que nous avons appréciés ; et surtout un remarquable musée d’art préhispanique, essentiellement des céramiques d’un art raffiné, qui évoquent à la fois les traditions et probablement des symboles très éloignés de nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 10 juillet – Guayaquil - Playas

 

Un peu d’air marin nous fera du bien. A l’instar des habitants de Guayaguil qui s’y précipitent chaque week-end, nous prenons la voie rapide pour Playas, plage à la mode.

Pas encore Saint-Trop loin s’en faut.

Petit port de pêche actif, les bateaux attendent tranquillement sur la plage. Rien que de simple pour la mise à l’eau. Deux troncs et on fait rouler, moteur embarqué, c’est un jeu de passer la barre pour des marins expérimentés. Les gracieuses frégates jouent dans le vent sur fond de mer embrumée (c’est de saison).

Les embarcations traditionnelles, 4 troncs sommairement armés, ne font plus que de la figuration touristique.

Des paillottes un peu délabrées attendent le client, qui avec quelques transats, d’autres proposant les spécialités de bord de mer.

Nuit bien ventilée sur la plage

 

Mardi 11 juillet – Playas – Guayaquil

Problème de démarrage, c’est bien la batterie/moteur qui a atteint sa limite d’âge. Pas ce modèle à Playas. Retour sur Guayaquil. L’inventivité Land Rover a placé les batteries sous le siège conducteur qu’il faut bien entendu complètement démonter ! Au prix d’une chemise trempée de sueur, Robert assure l’opération sous l’œil impassible du mécano. Ca démarre au quart de tour.

Préparation du bagage pour le voyage aux Galapagos. Nous laisserons Bipbip au parking de l’aéroport.

 


XXIV - 3 - EQUATEUR - TUNGURAHUA - COTOPAXI - 28 juin / 5 juillet 2017

Publié le 5/07/2017, par rampon,

Mercredi 28 juin – Machachi – Parque  Cotopaxi

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

2409962

9 H 30

Mat 16° brumeux

16H 

S 00°37.9803/W78°28.9865 –  3837 m

 

BON ANNIVERSAIRE FRANCK

Notre route nous ramènera sur des lieux plus tranquilles vers le Parque Nctional de Cotopaxi.

Nous recommençons à monter vers les hauts plateaux de plus en plus larges, Vaches et chevaux.

Une piste empierrée nous amène jusqu’à l’entrée nord avant le refuge Jose Rivas. Secoués sur la piste empierrée, démontés sur la dernière montée.

Une flore incroyable explose ici jusqu’à 4200 m. Petites fleurs au ras du sol, un peu plus bas buissons variés en fleurs discrètes.

Inutile d’aller jusqu’au refuge, le  volcan Cotopaxi se réfugie dans les nuages épais.

Un couple d’intrépides monte en vélo. En haut de moins courageux descendront en vélo (montés en car).

Redescente vers la laguna Limpiotungo. Et là miracle le Cotopaxi se découvre par moment. Nous l’aurons aperçu.

Détour à l’aire El Rinconada pour passer une nuit tranquille et solitaire. Le jeune couple (17 et 19 ans) du bar nous sert un délicieux chocolat chaud ; c’est le moment de goûter cette spécialité équatorienne de saveur inégalable. C’est leur première journée, nous les encourageons, d’autant que venant de la côte ils devront s’adapter à la rudesse du climat.

 

Jeudi 29 juin – Latacunga – canon rio Toachi - Shalala

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241102

10 H 30

Mat 10° brouillard

17H 30

S 00°52.2948/W78°54.0058 –  3743 m

 

Sortie du parc Cotopaxi direction Ouest, à petit pas. Nous sommes toujours bien dans les Andes à des altitudes andines plus de 300 m rarement moins.

Halte à Latacunga pour les indispensables approvisionnements.

On a presque envie de répertorier les bonnes boulangeries (à notre goût), aujourd’hui du bon pain !

Incroyable paysage andin du canon du rio Toachi. Le Cotopaxi a déposé des mètres d’épaisseur de cendres, il y a quelque 1 800 ans. Le rio Toachi y a dessiné ses méandres dans la cendre blanche compactée. Magnifique sous le rayon de soleil apparu à point nommé.

Dans la montée vers la Laguna de Quilotoa, nous embarquons une jeune passagère pour 7 km de montée qu’elle fait chaque jour à pied si elle ne trouve pas de voiture. Il ne lui reste ensuite qu’une demi-heure de marche pour rentrer chez elle.

Les voitures doivent être rares par ici, les traces de roues se comptent sur la piste.

Dans cette région très agricole, la tradition ne se perd pas, vannage à l’air, transport à dos d’âne….

Nuit de luxe au camping. Une famille allemande en camping car est déjà sur place. Il fait carrément frisquet.

 

 

 

Vendredi 30 juin – Lago Quilotoa – Rio Toachi – El Mana – Nuevo Union

arrivée

départ

 

Météo

arrivée

Point bivouac

241258

11H

 

Mat 15° soleil/ soir 33°

17H

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

Nous nous réveillons sous un soleil tropical et une température incitant à une petite balade jusqu’au mirador pour voir le lac Quilotoa. Ravissant sentier, superbe végétation fleurie, les touffes de lupin bleu servent d’écrin aux autres arbustes et plantes natives.. Très bel aménagement, et à l’arrivée une vue extraordinaire, époustouflante, d’une rare beauté sur le lac turquoise. Le vent fort balaie les couleurs du lac dans un chatoiement merveilleux. Défaut de vocabulaire pour rendre la force de nos impressions.

Une très périlleuse (sans exagération) grimpette de quelques heures permet de surplomber le lac de plus haut ou de descendre au bord. Altitude et méforme nous interdisent l’expérience réservée aux plus jeunes et plus entraînés.

Une des merveilles de la nature des plus excitantes !

Retour sur la grand route, par le chemin rien moins que roulant. Des jeunes femmes descendent les 7 km d’un pas alerte, dans la poussière du vent terrible qui sévit aujourd’hui. Les cendres volcaniques volent et tourbillonnent.

Encore un regard sur ce paysage dantesque de cathédrales de cendres volcaniques.

Et c’est le retour vers la route E 30, on redescend doucement vers la côte. Canon blancs de cendre, cascades, rios, puis grands plateaux vallonnés, aux damiers cultivés, puis végétation tropicale et alignements de marchands de fruits…

Nous sommes passés de presque 4000 m à presque le niveau de la mer.

Si on respire plus librement, on commence à souffrir de la chaleur.

Nuit sur une place de village, avec l’aval de la police, juste en face. Finalement nuit devant la maison de Washington et Micaela (su mama)

 

Samedi 1ER juillet – Nuevo Union

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241282

7 H

Brume 25°

17H

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 

Riche journée de découverte de la culture locale. Nous partons de bon matin  pour la finca de Micaela. Washington est retenu par la réparation de sa voiture (chassis à souder, c’est du sérieux).

Quelques km de piste au milieu des plantations de bananes, petit village perdu, on est au profond de la région.

Nous arrivons à la finca El Enviadata (autrement dit, Micaela dit je fais ce dont j’ai envie). Première opération allumer la fogata (le foyer en plein air sous abri). La bouteille de gaz a été volée et pas remplacée. Dégustation de caballitas (poisson de mer) et platanos = bananes à cuisiner.

Sur ce arrive Yaciennia la fille de Micaela, pour la récolte des bananes de la production familiale.
Petit cours d’agronomie en abrégé :

Pour récolter le régime, on coupe le bananier qui la saison suivante aura produit un autre arbre et un autre régime. La petite banane à manger à la main, c’est la guineo. La grande verte à cuisiner, c’est le platano, d’autres encore s’appellent banana, Et bien d’autres….

On fabrique du vinaigre de banane en les faisant ferméter quelques mois ( de même avec les fèves de cacao)

Le cacaoyer produit de petites fleurs le long des branches, chacune a vocation à devenir une machorca (cabosse) de cacao. Il produit au bout de trois ans, pour environ 25 ans en production intensive, jusqu’à 50 ans en production familiale.

Quand la cabosse devient jaune ou rouge, c’est la récolte. La cabosse est ouverte, les grosses graines sont retirées et séchées  pendant 3 ou 4 joursLe café : les fleurs blanches odorantes donnent naissance à la graine de café, petite graine ronde qui sera séchée, pour donner notre café.

Chonchillo : c’est le fruit d’un palmier qui produit une grappe de petits fruits rouges orangers (qu’ailleur on nous a dit immangeables). Après les avoir fait bouillir on passe au broyeur pour extraire la pulpe. Les graines très dures extraites, on mixe pour obtenir un jus épais et savoureux.

Marajuca (fruit de la passion) : c’est une liane suspendue à des poteaux de bambou, qui va donner ces savoureux fruits.

L’arbre à pain donne un gros fruit de 20 cm qui tombe à maturité. Il contient des sortes de chataîgnes consommées selon les recettes de nos châtaignes.

Orangers, citroniers, mandariniers donnent toute l’année, portant en même temps fleurs et fruits

Ce n’est la saison ni des mangues, ni des avocats, ni des goyaves

Micaela a manié seule la machette toute la journée pour la récolte de bananes ; elles sont ensuite rassemblées par une équipe de collecteurs venus en camion. L’opération de collecte familiale de bananes naturelles se renouvellera tous les quinze jours.

Les fincas (fermes) alentours font de la production pour l’exportation avec ce que çà comporte : traitements par avion, abono (engrais), protection de chaque régime dans un sac en plastique, terrains aménagés de rails suspendus pour le transport jusqu’à la piste.

Nous avons arpenté la finca dur.nt toute la journée, glissant sur les feuilles de bananiers, pataugeant dans la boue – il a pleuvioté toute la matinée -, quelle belle journée ! Micaela qui accuse à peu près mon âge est infatigable lâchée dans sa finca.

Retour en « ville ». C’est la fête au village, avec l’élection de miss gay. Entrée trop chère malgré notre curiosité. Et surtout la chaleur humide ambiante nous pèse.

Nous avions acheté des fruits, on a insisté pour nous en donner. Je fais de la confiture dont la recette étonne ici aussi. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Pourtant ils semblent apprécier.

A nouveau on bénéficie de la gentillesse et de l’accueil sud-américain

 

 

 

   

 

 

     

 

 

 

 

 

                                        

           

          

Dimanche 2 juillet – Nuevo Union

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241291

 

Soleil 27°

 

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 

Ce matin nous allons visiter le jardin exotique d’Alex voisin agronome. Il y cultive plantes et fleurs pour son plaisir. Magnifique bouquet à la clef.

Un cadeau, un gros fruit qui autrefois servait de récipient alimentaire. Assis sur le trottoir avec le voisinage, il est coupé, soigneusement vidé, poli à l’intérieur, rempli d’eau bouillante, exposé au solei, et livré ce soir prêt à l’utilisation.

Nota : la cardamone est un arbre qui fournit les petites graines savoureuses.

Visite de la finca d’amis de la famille Vizuete. Culture et récolte très planifiée de bananes et cacao, avec les explications éclairées de Washington. La propriétaire, amie de Micaela nous accueille très gentiment.

Robert a du mal à résister à l’envie de voir le tournoi de foot local.

Il fait si chaud que nous partons nous baigner à la rivière. Seuls nous aurions hésité ; nous y sommes il faut y aller.

Ce soir fête anniversaire de Michele la petite fille de Micaela, tente dressée, amis, repas, musique, danse et gros gâteau.

 

 

 

 

Lundi 3 juillet – Nuevo Union

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241291

 

Soleil 27°

 

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 

Robert se gratte furieusement, les jambes dévorées par ce qui pourrait être des aoûtas. Diverses recettes de calmant, citron, pisco… résultat meilleur avec désinfectant et calmant de la pharmacopée commerciale. Fernando nous invite à partir visiter la finca de sa tante, en compagnie de Sarita et sa sœur Wiki. Belle maison, beau jardin fleuri, volaille et plantation. La cousine nous guide vers un arbre quasi centenaire au diamètre impressionnant, à l’envergure ombreuse.  Toute une partie de la propriété est une réserve naturele, bel aperçu de la forêt tropicale. La nuit tombant tôt, les voisins et amis discutent assis sur le rebord du trottoir. Je tiens guinguette ouverte au moment de notre dîner, l’un, l’une se mettant à table avec nous, d’autres goutant nos recettes, partageant ma salade de fruits à la saveur spéciale (on se demande pourquoi), et finalement le café (nescafé) à la chaîne.

Soirée endeuillée par la mort d’un jeune au volant de son camion (4 morts dans l’accident), la rançon de leur conduite insensée.

 

Mardi 4 juillet – Nuevo Union

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241291

 

Soleil 27°

 

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 

Nous sommes au cœur de l’activité locale, la récolte de la banane. Sarita nous guide dans la plantation. Aujourd’hui 35 personnes à l’œuvre.

Le bananier est une immense plante gorgée d’eau. Les feuilles de 3 mètres se coupent aisément. Avant d’atteindre le régime, le cueilleur dégage les feuilles, puis coupe la tête du bananier. Le collecteur placé judicieusement reçoit le régime sur l’épaule (pas loin de de 25 kg).

Transport à dos d’homme jusqu’à un rail où le régime est accroché, dégagé de son sac de mûrissage, pour rejoindre le pôle d’expédition. La rapidité de l’acheminement traduit la dextérité et l’entraînement d’une équipe soudée.

A l’arrivée, les régimes sont lavés très soigneusement au jet, débarrassés de leur corole qui évite que les mains de bananes se blessent.

Ils sont ensuite vérifiés, séparés à l’œil en poids d’un kg, passés dans un bain de désinfection rassemblés par 18 mains, étiquetés, mis en cartons, puis en palettes, puis chargés, expédiés vers l’Europe ou l’Amérique du Nord.

Certes les bananiers poussent spontanément, mais pour obtenir une production suivie, on ne peut évidemment se fier à la nature. Donc la plantation (organique ici), réclame beaucoup de travail.  Une quinzaine de personnes travaillent toute l’année sur l’exploitation de deux hectares. On a vu que le bananier est coupé pour la récolte. Une des pousses nouvelles sera sélectionnée pour porter la prochaine récolte, les autres sacrifiées, l’ancienne plante raccourcie à 2 mètres. Elle servira en quelque sorte de réserve d’eau à la nouvelle.

Dans 3 mois, un nouveau régime sera prêt à cueillir.

Ce serait trop simple si le travail s’arrêtait là. Il faut encore dégager les feuilles qui empêchent la lumière de passer, orienter le nouveau plant pour qu’il en profite, en l’étayant avec un bambou, ou le tirant avec des filins.

Quand la fleur se formera, il faudra surveiller la formation du régime à plusieurs reprises afin de limiter le nombre de bananes, l’envelopper d’un sac aéré. Quand les bananes grossissent, il s’agit d’intercaler des feuilles protectrices entre les mains, éliminer les petites bananes non formées, couper la fleur si elle ne se détache pas spontanément.

Et bien sûr, il faut entretenir l’humidité adéquate, donc creuser et entretenir les canaux d’irrigation, le système de pompage…….

Il nous reste à apprendre à grimper sur une échelle de bambou bancale , couper un bananier à 5 mètres de hauteur, porter un régime de 25 kg sur terrain instable…. Et on peut investir dans la production de banane. Sans compter que nous disons banane pour X qualités qui s’utilisent trè différemment.

Déjeuner avec Sarita et Fernando, rejoints par Javier

 

 

Mercredi 5 juillet – Nuevo Union – Pucayacu - Nuevo Union

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241454

9 H 30

Brumeux 27°

 

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 Pour notre plaisir et pour ne pas décevoir Washington et Micalea, nous allons voir les 7 cascades, un joli parcours dans les plantations –inutile de préciser de bananes – exquises cascades et leur trou d’eau.

Très esthétique maison de réception en bambou.

Nous nous détournons ensuite pour visiter des ruines incas de Maqui où bien sûr a séjourné Atahualpa et son frère Huacar. Le lieu est fermé, difficile de deviner son usage, mais le chemin empierré est bien visible, le bain de l’inca encore en service.

Nous devenons prudents après avoir croisé un superbe serpent (mortel paraît-il).

Restaurant sur la place du marché d’un petit village. Excellent tilapia tout frais.

Retour à la nuit.

Et un nouvel accident de la route à Nueva Union. Une petite fille tuée par un camion. Accompagnée de sa maman, elle a traversé la grand route au feu rouge.

Ce qui se dit, la police ne fait rien, oubliant qu’il y va de la responsabilité de chacun.

Il semble qu’ici ce soit un leit-motiv, on attend tout du gouvernement (terme qui inclue tous les niveaux administratifs), à tout propos.

  

 


XXIV - 2 - EQUATEUR- PASTAZA - NAPO - 24 juin au 27 juin 2017

Publié le 3/07/2017, par rampon,

Samedi 24  juin – Patate – Banos – route des cascades

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

240434

10 H

Mat 25° / soir 23°

17 H 30

S 01° 26.8734/ W78°10.5054- 1285 m

Surprise du matin ; nous sommes au point de départ des lignes de bus, avec un contrôleur qui hurle en continu. Il ne sait pas parler, ses collègues l’appellent « el camelino » qui crie comme un llama.

Sur la foi des chauffeurs, il faut passer à Patate, petit bourg charmant (avec piscine). Vrais mais piscine classique.

Banos est vite atteint. Le tourisme y règne partout. Impressionnante église de pierre volcanique noire dans cette ville éclairée par le soleil équatorial. Nous sommes nettement redescendus et la végétation recommence à devenir plus… exotique.

A Banos, il faut se baigner. Le volcan Tungurahua toujours sous surveillance (dernière sérieuse éruption en 2006) fait la réputation de la région et dispense les bienfaits de ses eaux chaudes.

Nous évitons la piscine de la Merced en centre vlle, envahie de familles et d’enfants. En direction de Puyo, nous optons pour la piscine El Salado, plusieurs bassins à différentes températures jusqu’à 42°. On a une petite réticence à rentrer dans les bains chauds aux eaux brunes.

Clientèle familiale, tranquille.

Il est rare d’apercevoir les fumées du Tungurahua ?.... et il est perdu dans les nuages. On verra demain.

Direction Puyo vers l’ »Oriente » ses pluies (6000mm/an), sa végétation tropicale, ses fleuves.
La route suit le canon du Rio verde puis du Pastaza, alimentés par des cascades rugissantes.
Aurons-nous le courage de traverser par un « tirabata », c’est-à-dire, accroché à un câble ?

 

 

Dimanche 25  juin – Puyo

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

240484

10 H 45

Mat 23° /AM 30/ soir 25° soleil pluie tropicale

18 H

S 01°29.8871/ W78°68.9904 - 977 m

 

Polyculture aux abords, la terre regorge de productions de fruits et légumes.

Le parc ethnobotanique Omaere a été créé de toutes pièces  par deux françaises pour reconstituer le plus naturellement possible un conservatoire des plantes et arbres natifs.

Explications bienvenues à propose des peuples quichoa et shuar (eux ce sont les jivagos). Jorge nous guide en nous expliquant les vertus de maintes plantes, ou leur usage quotidien pour la maison, la nourriture, les armes, les outils…. Inutuile de penser retenir les noms en espagnol, quichoa et shuar. Nous retiendrons cette richesse naturelle et culturelle. Deux orages tropicaux viennent de se succéder, l’air est.. poisseux, on enfonce dans les sentiers gorgés d’eau. Arbres, lianes, plantes souvent interdépendants et mêlent tant qu’il est difficile de prendre des repères.

On se souviendra de la plante utile à la santé des femmes, au verso taché de rouge, des fruits servant aux maquillages rituels, des racines servant de râpe à manioc….

Chris le nouveau maître des lieux, nous  fera passer son savoir en matière de récupération d’eau, lavage toilettes sèches. Ca peut toujours servir, et peut-être devrait-on plus en faire usage !

Resto local : dégustation du poisson local, le tilapia cuit à la braise dans une feuille qui lui donne sa saveur.

Nous n’arrivons à nous décider à goûter aux énAURmes asticots proposés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 26  juin – Tena – Puerto Napo –Puerto Misahualli -  Zancudo

 

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

240650

10 H

Mat 23° /AM 30° soleile

17 H

S 01°05.8552/W7735.3541 - 376 m

Immersion dans la forêt amazonienne, traversée d’une parfait route asphaltée. Encore une idée préconçues à chasser de notre esprit. Quand la route existe, elle est bonne. Quand on en sort, c’est chemin pierreux ou marécageux, sentiers taillés au coupe coupe.

Parfois, on ne sait pas très bien faire la différence entre la forêt et les cultures, On repère bananiers et cacaoyers. Les fèves de cacai sèchent à même la route.

Misahualli réputé pour son tourisme indigène est une petite bourgade tranquille, offrant balades en lancha (pirogue) hors de prix, lodge… Les singes farceurs sont prêts à tout.

En poursuivant, nous repérons l’aéroport. Renseignement pris, pas d’avion de tourisme pour un survol de forêt.

Demeurent les typiques maisons en bois sur pilotis, parfois au toit de « chaume », plus souvent de tôle.

Nuit sur ce qui est peut-être une place entre quelques maisons. Habitants discrets.

 

Mardi 27  juin – Puerto Napo – Tena -  Baesa – Papallacta - Sangolqui

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

240902

9 H 30

Mat 29° soleil /15° nuages

17H 30

S 00°25.9567/W78°33.2109-22779 m

 

Journée tout en contraste. Nuit tropicale torride, soleil étincelant au petit matin. Retour sur Tena puis direction nord en traversant la forêt tropicale et ses villages. On recommence à monter, les cascades en à pic trouent la forêt, creusent les pentes, alimentent torrents et rivières. Vert forêt, bleu du ciel, éclairs des chutes d’eau, et fleurs inconnues.

De l’eau = lessive au soleil les pieds dans le rio.

La forêt fait place aux pâturages, on grimpe toujours ; au-delà de 4000 m, les pentes deviennent plus arides. Nous sommes dans les nuages, l’impression de ne pouvoir sortir de cet  univers cotonneux.

Beaucoup de panneaux, attention aux ours (eh oui !) ; Pas plus d’ours que de puma ailleurs. Nos yeux faiblissent peut-être.

Miracle le soleil réapparaît à la descente.

Ce soir, un éclair, un coup de tonnerre. On attend la suite.

Nuit d’enfer beaucoup trop  près de la E 35 (la panaméricaine, vous vous rappelez)

 

 

 


XXIV - 1 - EQUATEUR - AZUAY - CANAR - CHIMBORAZO - TUNGARAHUA - 7 juin au au 23 juin 2017

Publié le 18/06/2017, par rampon,

Mercredi 7 juin – Las Lomas  - frontière PEROU / EQUATEUR

Km  arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

239142

9 h

Soleil

17 H 30

S 04°01.7295 / W 79°42.3068 – 921 m

Je ne sais combien de contrôles policiers avant la frontière.

A la sortie, ça se corse pour BiBip. Notre dossier est complet, autorisation d’importation temporaire du Def, demande de prorogation et autorisation de séjour jusqu’au 12 juin. Mais en ligne, rien, dossier inconnu. Notre douanier – certes souriant – bataille pendant environ 3 heures, et enfin Bipbip est libéré.

 

AVIS : sans cette précieuse autorisation de prorogation, le véhicule est saisi. On ne rigole pas au Pérou.

 

Entrée en Equateur sans problème bien sûr, mais impossible d’assurer le Def. Il semblait que ce soit possible en frontière, mais non. Rien non plus à Macara. Il faut aller jusqu’à Loja. Nous avons ainsi parcouru nombre des rues très très pentues de la ville avant de renoncer.

La route 35 sinue dans la montagne jusqu’à 1000 m avant de redescendre. Végétation luxuriante et température douce.

 

Jeudi 8 juin – Frontière – N 35 Loja – San Lucas

Km  arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

239312

9 h 15

Soleil

17 H 30

S 04°01.7295 / W 79°42.3068 – 921 m

 

Notre objectif atteindre Loja pour l’assurance. Belle route de montagne qui garde quelques traces d’El Nino. On monte doucement dans les Andes pour atteindre Loja et ses rues aux pentes vertigineuses. Nous la connaitrons bientôt par cœur après avoir consulté X bureaux d’assurance, la police, les banques, l’officine municipal du trafic routier (qui délivre immatriculation et assurance responsabilité civile), mais pour nous, rien, rien, rien….

Quelques courses au marché, et un sabot sur le Def. Eh oui, parking autorisé 2 heures, mais à condition d’avoir une carte de stationnement ! Nous réglons la carte et échappons à l’amende.

Nous n’avons qu’une hâte quitter cette ville tourbillonnante. (pour connaître le sens de circulation, inutile de chercher les sens interdits, il faut repérer des flèches aléatoires).

Direction Cuenca. Information prise nous sommes bien sur la route– curieux, c’est une piste très marquée par les intempéries - Nous sommes au plus près de la paysannerie de montagne : maisons admirablement situées au prix d’un sentier muletier  intrépide, charbonniers en pleine action, vaches, chèvres, volaille en liberté, air pur et soleil. Chaque virage, nous délivre un paysage saisissant, sans qu’il soit possible de s’arrêter.  Le pas de l’âne est ici recommandé.

Somptueuse nuit dans la nature. Calme absolu

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 9 juin – Loja – Quenca - Azuques

 arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

239522

8 h

Mat 13° : AM 27°

18 H 30

S 02°42.6649/ W78°53.5828 – 2623 m

Après avoir rejoint la nouvelle route de Cuenca – la panaméricaine – nous passons de sommets en vallées, jusqu’à 3300m, l’œil retenu par les déclinaisons colorées des montagnes mordues par l’activité humaine, par les dénivelés, les variations luxuriantes de végétation.

On ne l’a pas encore dit ; l’Equateur brille par son ordre et sa propreté que ce soit dans les villages, autour des maisons, sur la route. Presque incroyable après avoir parcouru une bonne partie de l’Amérique du Sud.

L’eau présente partout a favorisé la dispersion des maisons, pas de masures, pas de favelas.

Autre originalité, l’Equateur a adopté le dollar américain comme monnaie. Je vais chercher l’explication.

Nous voila en plein centre de Cuenca, où l’on peut stationner sans problème (acheter une carte de stationnement), parking privé gardé aussi.

Très jolie cathédrale de brique rose, et admirable lumière à l’intérieur, le cœur illuminé par les vitres d’opaline.

Centre ville ancien, très agréable, commerçant.. On y croise quelques touristes discrets.

Nous nous éloignons pour la nuit à Azuques, en bordure de parc face à la police (qui nous a guidés)

 

 

 Samedi 10 juin – Banos – Parque Nacional Cajas

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

239630

8 h

Mat 13° : AM 27°

17H

S 02°48.1598/ W 79°18.2285 – 3466 m

 

Retour à l’ouest pour visiter le Parc national de Cajas (patrimoine mondial de l’humanité).  La cordillère dans toute splendeur, brutal, ensoleillée et surtout le paysage de lagunes de haute montagne éblouissantes.

Le parc se mérite, une seule route au nord, la majeure partie s’offrant aux randonneurs.  Nous en sortons très vite sans nous en rendre compte. Nuit très champêtre sur un terre-plein, en face d’une famille rurale ; nous connaissons vite tout le monde à commencer par les enfants intrigués.

Il fait frisquet ce soir, nous fermons assez rapidement pour nous tenir au chaud. Tout de même pas assez froid pour mettre le chauffage en route. Merveilleux derniers rayons de soleil couchant sur les sommets.

 

 

 

Dimanche 11 juin – Parque Nacional Cajas

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

239644

9 h

Mat 11° : AM 27°

9 H 30

S 02°97.0022/ W79°13.3388 – 3973 m

 

Retour vers Las Cruces pour une belle balade autour du lac, trois heures de marche un tantinet épuisantes à cette altitude. Sur la tourbe et les roches se développe une flore souvent minuscule, très variée, très colorée, très explosive. A part quelques oiseaux, la faune restera discrète. Le loup comme le puma se cache, on le sait bien.

Des touristes étrangers organisés ou en car, deux étudiantes, des suisses faisant leur tour du monde en 6 mois, un professeur de Cuenca, ex-prof, connaissant la France…. Et le personnel pas avare de conversation.

Nuit sur le site, tous seuls, même si deux tentes ont fleuri près du lac. Courage, les jeunes !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

Lundi 12 juin – Cuenca

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

10 h 30

Mat 10° : AM 27°

12 H 30

S 02°54.8047/ W78°59.2955 – 2508 m

 

Nous partageons la cuisine du refuge avec le personnel qui se réchauffe avant de partir.

Info du jour : une fuite, Bipbip se distingue cette année.

Quelques tours dans les rues spécialisées « mécanique » de Cuenca. Le mecano couché sous une voiture dans la rue ne peut rien faire. Pas de chance !

Intervient alors Cesar qui passant par là s’est intéressé au Def. Il appelle son copain Jorge bon mécano qui arrive et nous guide jusqu’à son atelier. Aie ! il est spécialiste moto, que faut-il en attendre ? En tout cas un accueil sympathique. Nous nous installons « comme chez nous » ainsi qu’il nous l’a recommandé.

Diagnostic de Carlos, c’est la pompe à eau, comme le soupçonnait Robert. Conséquence probable d’un remontage mal fait lors de la première fuite. Tous nos ennuis résultent du premier.

Un peu plus tard nous apprenons qu’il y a un fournisseur de pièces Land Rover ici-même, à voir demain.

 

Mardi 13 juin – Cuenca

Nous avons passé la nuit sous la pluie, et cet après-midi le soleil se montre un peu. Temps inhabituel conséquence de la Nina nous dit-on.

En route à la recherche de la pièce rechange. Nous l’aurons demain matin à 10 H 30 ; Quasiment incroyable.

Profitant d’un déplacement, Jorge nous emmène jusqu’au marché, aux étals pyramidaux et colorés. Toujours un plaisir.

Paisible journée, nous prenons nos habitudes, petit café avec les deux ouvriers souriants. Carlos est vénézuelien, Anque équatorien, une équipe paisible.

Nous avons tout le temps d’admirer le début de collection de voitures américains de Jorge, dont une rare Camaro.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 14 juin – Cuenca

Pluie cette nuit, le soleil apparaît dans l’après-midi.

La pompe est là, rutilante. Il suffit de remonter. C’est fait, en attente du liquide de refroidissement. Nous commençons à faire connaissance de la famille, le cousin de Jorge et son petit Pablo déjà passionné de moto à 2 ans et demi.

Il fait mauvais, internet est aléatoire, skype impossible. Et zut !

 

Se reporter aux adresses utiles pour « MECANICO y « REPUESTO LAND »

 

Jeudi 15 juin – Cuenca

Journée de visite à Cuenca 

-          Musée Pumapongo, malheureusement les sections arquéologie et ethnologie sont  fermées, pas de chance. Très joli parc autour de ruines. Déjeuner sur le pouce dans le parc chez Jann, un belge propriétaire d’un beau vieux land des années 70.

-          Très riche et intéressant musée de la culture indigène qui présente essentiellement quantité de céramiques extrêmement raffinées et artistiques. Nous n’avons pas les clefs pour comprendre cet art.

-          Dîner et nuit chez Jorge.

Vendredi 16 juin – Gualaceo – Choredeleg – Sigsig

 

Km arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

239776

9H30

14° / 25° soleil nuage

17 H 30

S 3°03.4527 / W 78°47.7756 – alt 2410 m

 

Nous reprenons la route malgré l’insistance de Jorge de rester pour une réunion familiale. Le  syndrome des « délices de Capri » nous guette.

Route au Nord pour atteindre Gualaceo. Très belle région de calme montagne aux flancs parsemées de maisons. Gualaceo est réputé pour son marché. Jolie bourgade de tourisme campagnard, atmosphère agréable. Joli jardin en bord de rivière pour déjeuner tranquillement sous une pergola

Une opportunité : un fabricant de tentes restaure tabouret et double toit dans la foulée.

Nous redescendons sur Chordeleg, célèbre pour son travail de l’argent en filigrane. Et nous sommes dans la région de fabrication des panamas (et oui c’est ici et pas au Panama !). Robert est maintenant d’une rare élégance.

Un peu plus loin à Sigsig nous rencontrons Floriencio occupé à tisser un célèbre Panama avec une habilité et un art issu d’années et années de pratique. C’est un loisir, dit-il, même si à son âge (77 ans) il ne peut plus cultiver ses champs.

Nuit en bord de rivière  avec pergola personnelle et barbecue si nous voulons. (playas de Zhingate)

 

Samedi 17 juin – Chobshi – Gualaceo

Km arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

239830

10 H

27° SOLEIL

17 H

S 2°53.4834 / W 78°46.4330 – alt 2249 m

 

Le repos étant la clef d’un bon voyage, il devient impératif de changer d’oreiller. Objet trouvé dans un incroyable, indescriptible capharnaum de bazar (dont équipement pour bœufs, chevaux, ânes de travail, tout aussi bien que plantes, robes, bâtées pour chercheur d’or, mercerie, chaussures poussiéreuses….). Pour les taies ce sera plus compliqué, il faudrait acheter des draps ! Tissu trouvé puis couturière, pas moins d’une dizaine de magasins  dont on ne soupçonne pas la spécialité.

Le propriétaire du bazar nous oriente vers la visite du site canari (peuple natif) de Chobshi, que l’on trouvera au bout d’une route-piste défoncée.

Nous sommes les premiers visiteurs depuis le 11. La guide nous accompagne sur le site. Nous sommes sur la route non pas de l’inca, mais du canari ; route du commerce de la côte vers l’amazonie.

Difficile de connaître le rôle de ce site, probablement caravansérail, mais qui sait.

Curieux rochers gravés de cartes de toute la région.

Un autre serait à la fois carte, lieu d’observation astronomique, lieu sacré.

Petit musée couvrant la période d’occupation depuis – 10 000 ans ( traces de présence dans la grotte noire)

En tout cas intéressant et joli parcours en bordure d’une vertigineuse  quebrada.

Remontée vers Gualaceo, où il nous faut régler la question batterie. Les tests nous ont prouvé que la batterie de service est hors service. Confort quotidien désormais assuré.

Nuit en bord de rio Santa Barbara. La nuit risque d’être  bruyante avec la fête qui se prépare un peu plus loin.

Dimanche 18 juin – Ingapirca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur la route, visite de l’expo des célèbres makanas (châles) ; Technique très spéciale, les écheveaux de laine sont teints après que l’on ait neutralisé certaines parties par des nœuds à espace prédéterminé, qui figureront les dessins du tissage final. On utilise ici des fils de coton, et des teintures naturelles.

L’horizon de montagnes aux courbes douces est dégagé, parfois même aux allures de plateau. Spécialité de fromage de vaches. Les troupeaux sont traits tranquillement dans les prés. Curieusement, on ne trouve pas de beurre, qui ne s’utilise que  pour les galettes de purée de pommes de terre.

Ca monte raide pour atteindre Ingapirca. C’est l’agitation des grands jours, 3 jours de fête et rencontre inerculturelle de danses. Joli spectacle de danse, sans doute amazonienne. C’est déjà le final de la fête.

Visite du vasgte site de ruines des cultures canaries et incas. Bien mis en valeur, bien expliqué. C’est le Machu Pichu equatorien.

Les peuples canaries adoraient la lune, les incas le soleil. Particulièrement remarquable un curieux roche percé de trous. Il servait à déterminer la date (donc le caladrier agricole) en fonction de la position de la lune se reflétant dans les trous remplis d’eau. Observation et technique !

Ca devait arriver, nous sommes en panne de gaz. Problème ! Nous avons recours au rechaud multicombustible. Pompage, fumée, flammes et enfin réglage. Tout un public pour voir l’opération… qui ne nous quittera que quand nous aurons fini de dîner.

Nuit sur place

 

Lundi 19 juin  – Ingapirca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Internet publique, gratuit, efficace dans le local municipal sur la place de l’Eglise. Une chance que nous saisissons.

Rencontre d’un couple luxembourgeois avec leur petit garçon si vif.  Une belle expérience de vie. On lâche tout et on part pour un tour du monde en famille. Chapeau Franck et Inge !

Inge plus astucieuse que nous, débloque notre téléphone pour charger –enfin- les cartes maps.me Ouf ! et merci.

Dîner au resto sur recommandation d’un touriste (cuisine internationale chère sans intérêt, dans un joli cadre, feu de bois, nappes…et même pas internet efficace).

Nuit sur place

 

Lundi 20 juin – Ingaprica

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Skype en fin de matinée, compatible avec les horaires européens. Ca fait plaisir.

Mise à jour blog.

 

Mercredi 21 juin – Alausi

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

240029

10 H

Mat 25° : AM 27°

16 H30

S 02°12.2996/ W78°50.9717- 2396 m

La banda des collégiens en pleine répétition agrémente le petit déjeuner.
Les prés, les cultures, dessinent des patchworks aux dégradés de vert, profond, clair, doré, bleuté. Une merveille !

Aujourd’hui, grand beau soleil.

Alausi s’annonce dans une large cuvette entourée de monts verdoyants. Belle ville touristique active. . Les agriculteurs descendus des montagnes environnantes colorent les rues de leurs vêtements traditionnels. Le marché regorge de leurs productions.

Petit restaurant sur la place de la gare.

 Tout tourne autour du train qui monte al Nariz del Diablo, exagérément cher (52 $ par personne pour

 1 h ½ de voyage). Ce sera non pour nous…… un repas au marché coûte 3 $.

Le gaz : achat d’un détendeur local, essai  remplissage , en vain.

Montée au mirador de San Pedro (monumentale statue entouré d’un petit jardin dominant la ville).

Rencontre d’Edgar et Monica (chef mécanicien marin et médecin) venus se ressourcer depuis Guyaquil.

Nuit tranquille illuminée d’un petit feu d’artifice annonçant les festivités de fin de semaine.

  

 

Jeudi 22  juin – Guamote – Guano - Pulingui

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

240182

19 H 15

Mat 18° : AM 27°/soir 10°

17 H 45

S 01° 33.0910/ W78°45.6456- 3429 m

Gaz : nouvel essai après avoir changé de détenteur. Un petit souffle insuffisant pour mener l’opération à bien.

Stop à Guamote au marché très animé, comme on les connaît. Grosse église austère (fermée)

Route vers Riobamba et, peut-être, la résolution du problème. Mais non.
Toujours ces belles routes et ces horizons champêtres.
Autour de Riobamba, quantités de serre. Pas étonnant que les marchés regorgent de fruits, légumes.

Très jolie ville, animée, avec quelques belles rues bordées de riches maisons coloniales. La façade de le cathédrale (fermée) a conservé un décor baroque sculpté de pierres blanches, tout en harmonie. Superbe.

Cà ne peut être une ville de bivouac, nous continuons donc en direction du Chimborazo.
Nuit champêtre à Pulingui, très, très rurale. Nous assistons au retour des troupeaux à la tombée de la nuit, tous dotés de leur laisse de pâture, vaches, moutons, lamas, ânes, cochons.
Il fait très frais ce soir, nous apprécions notre petit nid douillet.
Le Chimborozo étincelle au soleil couchant.

Bien inutile détour vers Guano, où le tissage des tapis semble bien oublié.

 

 

 

 

Vendredi 23  juin – Refugio Carrel – Chimborazo – Ambato - Pelileo

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

240355

10 H

Mat 1 3° : AM 18°/soir 16°

18 H 15

S 01° 10.7556/ W78°33.6192- 2489 m

Le Chimborazo omniprésent, domine toute la chaîne andine ici bien érodée, souvent en larges paranos (plateau).

Le Chimborazo, il faut le présenter, c’est le mont le plus haut du monde 6310 m au-dessus du niveau de la mer, mais me direz-vous et l’Everest ? Tout est affaire de convention, le sommet Chimborazo est le plus éloigné du centre de la terre 6384,387 km, l’Everest 6382,467 km. N’oubliez pas que la terre n’est pas ronde.

Nous sommes chanceux, le ciel est complètement dégagé ce matin. Nous nous dirigeons vers l’entrée de la réserve, par la 35 avec un  petit détour très bucolique, la ruralité profonde.

Au refuge des frères Carrel, nous sommes au pied, tout de même à 4858 m. Avec un guide et beaucoup de courage, nous pourrions atteindre le sommet. Mais le souffle est court, et les genoux raides. Pas beaucoup d’amateurs au refuge.

Nous nous en tirons bien à cette altitude, un malheureux souffre d’un sévère sorroche (vomissements et maux de tête), des enfants ne sont visiblement pas au mieux.

Nous contournons le Chimborazo pour l’admirer sous toutes ses facettes. Apparait son concourent le Carihuayrazo moins haut et déjà caché par les nuages.

Las gracieuses vigognes ont semble-t-il trouvé l’environnement idéal et tranquille.

Très terre à terre, nous sommes préoccupés par l’approvisionnement en gaz. Miracle à l’entrée d’Ambato, les bouteilles sont remplies par un distributeur. Même pas la peine de chercher la planta de gaz (l’usine de gaz). Grand ouf !!!

Ambato nous paraît une belle ville, riche, qui s’étend sur des km en direction de Banos.
Nous tentons une escapade dans la montagne vers un site de parapente, malheureusement, pas de lieu de bivouac à peu près plat pour autant. Mais quel panorama !

Bivouac près de la police de Polileo, à deux pas de l’Eglise et d’une place ombragée.

 

 

 


XXIII - PEROU 31 mai au 7 juin

Publié le 15/06/2017, par rampon,

Mercredi 31 mai - Jeudi 1er juin 2017 – Lyon – Londres – Miami – Lima – Trujillo

Joli périple un peu fatiguant, émaillé de l’incident du jour, Robert ayant laissé sa sacoche (documents personnels et documents du véhicule) dans le taxi à Trujillo. Heureuse issue grâce à notre « ange gardien » Eduardo, ami sûr et réseau efficace ; Ouf !

Vol Lima Trujillo au soleil et nous plongeons dans le brouillard à Trujillo. Température clémente cependant. Il faudra attendre l’équinoxe pour retrouver hiver et soleil (trop)  à plein temps.

Vendredi 2 juin – Trujillo

Avons pris soin de Bipbip et rechargé les batteries. Xavier lui fait même un petit coup de propre.

La poussière s’est bien déposée à l’intérieur, ménage en perspective.

Invitation à l’heure du thé chez Fernando et Silvia, qui se traduit par un lourd et savoureux repas de porc montagnard. Bernardo et Fatima (fille de nos hôtes) animent la conversation pittoresque, souvenirs de de voyage….

Samedi 3 juin – Trujillo – mine Cascas…..

Au départ, Eduado et Clarita, Bernado et nous, direction visite des mines d’Eduardo. La puissance destructrice des éléments a laissé ses traces. El Nino a sévi et on s’en rappellera longtemps dans la région, glissements de terrains, effondrements, maisons emportés, exploitations agricoles disparues sous les flots, aujourd’hui recouvertes de cailloux charriés puissamment de la sierra, routes et ponts à réhabiliter entièrement.

Pause café… accompagnée de chicharon (nous dirions grillions – morceaux de porc réduits et grillés dans leur graisse) un délice un peu pesant à 10 heures du matin, mais indispensable à Bernardo ! Et quand on a vu l’abattoir-cuisine, on veut bien croire que c’est du porc élevé et traité traditionnellement.

Nous sommes à la mine de Rio Chicama juste à temps pour déjeuner avec les mineurs. Bonne grosse cuisine classique, qui nous oblige à laisser la moitié de la demi-ration demandée.

A 2 300 m dans la sierra, site grandiose à peine touché par l’exploitation, les bâtiments sont dispersés dans la nature où vaches, taureaux, chèvres, ânes circulent en habitués. La communauté villageoise est propriétaire des terrains qu’elle exploite en harmonie avec la mine qui elle exploite le sous-sol (Emplois créés, aide au développement du village).Une usine de traitement est en construction, gage de développement ; tout le site est en cours de modernisaation.

Soirée au clair de lune, whisky à la main, et nuit dans une chambrée d’ingénieur (mais en solo)

 

Dimanche 4 juin – Trujillo – Lucmas – mine de Rio Chicama

Il faut changer de vallée pour rejoindre la deuxième mine un peu plus bas.

Messe à la ravissante église de Lucmas (18ème) sans doute la première de la région, ferveur des chants enlevés et gais des paroissiennes. La mine finance la réfection de ce patrimoine classé.. Pourquoi pas des retombées touristiques.

Cette mine est à la fois plus moderne et plus grande que la précédente ; nous pouvons ainsi voir le processus complet, concassage, lavage, extraction, laboratoire…

Les paysages sont aussi saisissants au retour qu’à l’aller : vallée , méandres, limons et cailloutis ; flancs de montagnes colorés de nuances de vert inconnues avant el Nino, brisures sanglantes des montagnes écroulées, parfois, flots impétueux… Perspectives où l’on ne retient de la main de l’homme que quelques traces de sentiers antiques ; ce furent les chemins parcourus par les ancêtres d’Eduardo venus s’installer dans la région.

 

 

Lundi 5 juin – Trujillo – Morrope

Km  arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

238678

9 h

brume

17 H 30

 

Il faut bien partir, et je mentirais en disant que ce n’est pas difficile de quitter nos amis, d’une amitié récente mais profonde et attentive. Les au-revoir sont émus, mais nous avons l’espoir de recevoir Eduardo et Clarita en France à notre retour.

Chiclayo,  Morrope. Clairement les eaux se sont retirées en laissant leur souillure, leur souvenir destructeur. On repère les toiles de tente blanche qui abritent encore des familles. Le pays n’est pas guéri.

Parking interdit sur la plaza de Armas, autorisation spéciale de la police.

 

Mardi 6 juin – Morrope – Piura – las Lomas

Km  arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

238995

9 h

Soleil

18 H

S 04°39.8432 /W 81°.17573 – 250 m

La plaine s’assèche – pas encore complètement – des massifs serrés de liseron s’épanouissent, la verdure qui a envahi la plaine commence déjà à s’assécher, ailleurs, les paysans labourent allègrement avec leurs chevaux. Nous ne savons pas faire la différence entre l’avant et l’après el Nino. Nul doute que des terres ont disparu, mais des limons se sont peut-être déposés ailleurs.

La région est tout sauf riche. Grande plaine désertique ponctuée de belles dunes dorées. Comment vivre ici ? et pourtant des habitations isolées ponctuent parfois le bord de la route. De quoi peuvent-ils bien vivre ? peut-être quelques chèvres occupées à trouver leur maigre pâture ?

Belle route mais nombreux et coûteux péages. Réfections en cours.

Las Lomas laisse une triste impression d’abandon. Où nous poser ? Une solution à laquelle nous n’avions pas encore eu recours, le parking de la gare routière gardée la nuit.

 

 


XXII - PEROU - 13 mars au 4 avril - Trujillo

Publié le 21/03/2017, par rampon,

Lundi 13 / mardi 21 mars – Trujillo

Eduardo nous accueille chaleureusement. Nous retrouvons le père Bernardo, et Arturo (pour sa deuxième opération de cataracte). 

Problème pour poursuivre le voyage, les routes du nord sont coupées par les pluies diluviennes del Nino. Faut-il vraiment renoncer pour l’instant ? Il est vrai que les reportages de TV sont saisissants. Les journaux sérieux confirment.

Attendre et voir !

La situation empire de jour en jour ; c’est catastrophe nationale sans précédent. 850 km de la panaméricaine coupés peut-être emportés. Images choc, informations en continu, mais rien sur les mesures prises, le nombre de morts, le nombre de sans abri, pas de cellule de crise…. Et aucune intervention des politiques. Le Président est en vacances et ne se manifeste pas.

Mercredi la plaza de Armas de Trujillo (1 million d’habitants) – et tout le quartier adjacent a été envahi par les eaux d’un rio qui a traversé et dévasté le cimetière en un flot tumultueux.

Des quartiers pauvres sont complètement inondés, mettant en péril les maisons. Les images sont saisissantes

Imaginez la place Bellecour sous les eaux.

Les habitants protègent leur maison au mieux en alignant des sacs de sable – qu’ils sont obligés d’acheter et d’acheminer -  aucune aide de la municipalité.

On enregistre le silence ambiant, peu de véhicules circulent, la panaméricaine étant inaccessible. Des questions se posent désormais sur l’approvisionnement en fruits et légumes. Toutes les cultures côtières étant détruites ou sous les eaux ; les prix montent.

Impossible de penser à reprendre la route.

Encore quelques jours de pluie prévus mais les routes seront-elles pour autant praticables ?

Deuxième vague d’inondation boueuse à Trujillo….

Chiclayo complètement sous les eaux…..

Des km de route emportés……

Les informations arrivent de plus en plus alarmantes. Plus d’approvisionnement en eau d’une partie de Lima

Les pluies devraient cesser dans 3 jours. Le bilan sera terrible. Jusqu’alors on craint encore des huaicos (débordements torrentiels de rios à sec).

Un peu de pluie cette nuit, on pourrait se croire à l’abri, alors que le danger vient des pentes des Andes.

Enfin arrivent des informations des aides mises en place.

Nos amis le père Bernardo  et Eduardo se dépensent sans compter pour apporter de l’aide.

Nous avons accompagné Maria José pour apporter eau et quelques petits pains, vêtements, dans un quartier touché. Dérisoire certes, quand on se trouve face à des gens sous des abris de fortune, ayant tout perdu.

Quelques photos pour présenter la situation, mais nous ne pouvons nous résoudre à photographier les victimes que nous avons rencontrées et vues ailleurs.

Déjà une semaine et les nouvelles sont meilleures, les pluies devraient se tarir. A voir.

 

Le 22, c’est vu, l’orage gronde, un nouveau huaico est annoncé sur Trujillo (le numéro 6), la nuit dernière 8 heures de pluie sur Piura et Tumbes au Nord ,qui rejoignent les conséquences des eaux descendant des Andes. Comment continuer la route ?

Décision prise, nous rentrons pour deux mois.


Nous nous résignons à attendre jusqu’au 4 avril pour le vol Trujillo / Lima. L’autre option en bus : heure et même jour d’arrivée pas assurée !

Ensuite ce sera Lima /Dallas / Madrid / Lyon… un peu long, mais différence de prix appréciable.

Etonnante atmosphère sur l’Amérique du Sud : El Nino en Colombie … 200 morts, coup d’Etat au Venezuela, poussée révolutionnaire au Paraguay, et aujourd’hui 2 avril encore un pont emporté au Pérou.

 

E

 

 


XXI - PEROU - 3 mars / 12 mars 2017

Publié le 12/03/2017, par rampon,

Vendredi 3 mars – Trujillo – Lima – Iquitos

Pas le choix, avion Trujillo / Lima de bon matin, puis une journée à l’aéroport ; manque d’énergie pour affronter une journée à Lima. Nous arrivons dans la nuit à Iquitos.
Joli décor sur thème indien Shipibos à l'hôtel..

 

Samedi 4 mars Iquitos

Les vélos taxi envahissent toutes les rues à coup de klaxon. Repérage et réservation de la croisière à bord du Henry 8. C’est camarote (cabine) ou hamac. Goût de luxe, nous optons pour la cabine pour ne pas avoir à surveiller nos bagages en continu – nous devons prudents… peut-être à l’excès).

Nous voilà maintenant libres jusqu’au départ demain en fin de journée.

Au bord de l’Amazone, jolie promenade, quelques maisons coloniales, pour la plupart en piteux état. Chaleur et humidité ne favorisent pas la conservation.

Curiosité, une maison Eiffel, en fer évidemment, amenée pièce par pièce de France par un entrepreneur ayant fait fortune dans le caoutchouc. Poutres chauffées à blanc, elle s’est révélée inhabitable sous les tropiques.

Réservation avion retour, après coup nous regrettons, pourquoi n’avoir pas choisi un retour par bus jusqu’à Lima (22 heures de trajet prévues) malgré le péril des pistes ? Une expérience ratée.

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

Dimanche 5 mars Iquitos – Amazone

Départ prévu à 17 heures 30, ce qui nous laisse largement le temps de déguster les brochettes de paiche, le poisson amazonien réputé, doté de larges propriétés : on vivra jusqu’à 100 ans, on ne changera pas de sexe (particulièrement recommandé aux enfants par les parents soucieux).

Nous voilà ponctuels et même un peu en avance au quai…. Ce n’est qu’une formule… le quai n’existe pas.

Donc on descend dans la boue jusqu’au bateau, et l’on grimpe sur une simple planche branlante jusqu’au bateau.

Accueil par le chef de cabine qui nous guide aimablement, les photos en diront plus que les commentaires. Nous achèterons donc des hamacs pour dormir à l’air libre, mais nous n’avons pas de souci des bagages.

Il faut dire que le spectacle vaut que nous nous y intéressions.

Montent à bord les passagers en famille souvent chargés de paquets de tous calibres, les vendeurs de tout ce que l’on peut imaginer (hamacs, repas maisons à température ambiante, fruits, babioles, grignotage…). Température caniculaire ; chargement de marchandises, animaux vivants, régimes de bananes, motos taxi neufs fabriqués à Iquitos…..

La « croisière » s’annonce exotique.

 

La vie du bord s’organise ; une sonnette, c’est un repas : 6 H 30 / 12 H / 17 H et un menu riz + 2 bouchées de poulet + banane dure + une variante (spagettis ou pois cassé ou haricots)

Nous croisiéristes de luxe sommes servis, les autres passagers font patiemment la queue avec leur gamelle.

Deux ponts pour accueillir tout ce monde assez grouillant, des hamacs serrés les uns contre les autres, et des amoncellements de bagages de toutes sortes

 

Lundi 6 / jeudi 9 mars – à bord du Henri 8

Le Henri 8 sillonne les méandres l’Amazone puis l’Ucayalli (on ne verra pas la bifurcation), parfois stoppé par des hauts fonds ou d’énormes troncs.

Pas d‘instrument à bord : une roue et un inverseur, pas de sonar, pas de sondeur, pas de gps, pas d’AIS, pas de carte ; seulement un regard attentif sur un fleuve aux allures changeant au gré des pluies et des bancs de boue.

L’eau est brun sombre (la même qui coule du robinet) ; autant dire que nous ignorerons la douche pendant 4 jours ; finalement les lingettes ce n’est pas si mal !

La forêt  omniprésente, dense, intensément verte, pénétrée par les eaux boueuses, abrite les trouées

des villages inondés.

Parfois, des signaux ; le bateau s’approche de la rive pour embarquer passagers, bagages, marchandises. Pas d'appontement, l’opération acrobatique exige talent d’équilibriste et muscles d’acier.

D’autres fois, une longue pirogue accoste en douceur pour débarquer des passagers décidément pas inquiets de la manœuvre.

Chaque fois que nous abordons dans un village, les femmes et les enfants viennent proposer  plats cuisinés, pain, gâteaux, fruits…

Le fleuve, c’est l’unique moyen de communication, la ressource des communautés : la saison des pluies est consacrée à la pêche ; quand les eaux se seront retirées, les limons seront cultivés. 

Les villages sur pilotis inondés nous paraissent bien précaires, les enfants s’amusent dans la boue, les femmes lavent le linge, les hommes pêchent, images sans doute idéalisées  d’une vie difficile.

Seuls les oiseaux se laissent admirer, nous n’apercevrons ni alligator, ni  dauphin rose.

La vie du bord prend son rythme (observation de la forêt, des fleurs, des oiseaux,  embarquement, débarquement folkhloriques, repas sans surprise, échanges avec les passagers, farniente)

Surprenant, chaleur assez supportable, moins de pluie que nous le craignions et pas de moustique.

Pas un moment d’ennui ; comme tous, nous nous habituons à la lenteur, nous fondons dans l’atmosphère amazonienne.

Deux jeunes françaises à bord étudiantes à Lima, et un groupe de 3 français, faisant leur tour du monde. Echanges avec le japonais du bord, souriant, et préparant sa propre cuisine (pourquoi n’y avons-nous pas pensé), passionné de scarabées !

Une vraie ménagerie : les poules vivantes pour la consommation du bord, des cochons, des coqs, un coati domestique, des tortues, un singe pour l’élever et le manger….

 

La « croisière » se termine dans les temps. L’appontage à Pucallpa est aussi désastreux que l’embarquement. De la boue et des détritus dans lesquels il faut grimper pour atteindre le « quai ».

 

Nous sommes crottés mais tout est prévu, en arrivant à l’hôtel, un jet d’eau est judicieusement mis à disposition

 

 

.Vendredi 10 / dimanche12 mars 2017 – Pucallpa

Quelques jours pour pénétrer la vie d’une ville tropicale isolée ; visite du zoo pour approcher les animaux aperçus dans la forêt, journée de navigation dans la laguna Yarani pour voir paresseux, iguane dans les arbres, oiseaux, mais toujours pas d’alligator ou de dauphin.

Le lac est dans son extension maximum avant de descendre d’environ 6 mètres et de s’offrir aux cultures, et de laisser les touristes profiter des lodges, restaurants….

En ville, la rondes motos taxi, de vrais kamikases ne cesse jamais. Comment survivent ces boutiques si nombreuses toujours en recherche de personnel.

Malgré nos remarques sur les détritus de l’embarcadère, la ville est remarquablement propre par rapport à ce que nous connaissons du Pérou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V

 

Dimanche 12 mars – Pucallpa – Lima – Trujillo

Dure journée de voyage, encore une longue attente à l’aéroport de Lima, sans possibilité de changement.

Arrivée tardive, donc nuit à l’hôtel

 


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