BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

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XXII - 4 - CANADA - 4 septembre au

Publié le 25/09/2018, par rampon,

Mardi  4 septembre- Perce – Paspebiac

Prospère ville touristique, hôtels, gîtes, campings, restaurants, boutiques, galeries (art multiple et varie), très joli bord de mer en cours d’aménagement discret, élégant, une réussite.

Le clou de Perce c'est bien sûr la roche percée. De l’histoire géologique qui fait se côtoyer, parfois se superposer, granite et schiste rouge sont nées les falaises rouges, grignotées peu à peu, compactes, formant de rudes avancées à leur tour attaquées par la mer…….  Une grande barre avance dans la mer face à Perce, formant des arches spectaculaires qui s’effondrent au fil du temps. On peut même avec prudence s'y avancer à marée basse marchant sur la langue de terre d’érosion.

On ne dira jamais assez combien la route de 132 est à parcourir tant elle offre des points d vue admirables en haut de chaque montée, de chaque belvédère, de chaque plongée vers un petit port.

A la recherche d'un bivouac nous retenons Paspebiac, son petit port, et sa vue sur mer. Les pêcheurs de maquereaux sont en pleine action.

On discute, on discute….

Mercredi 5 septembre – Bonaventure – Gesgapegiag – Carleton

Ne pas rater le célèbre barachois de Bonaventure. Qu'est-ce que c'est direz-vous ? En résumé, une rivière se jette dans l’océan, dépose ses alluvions qui sont bientôt colmatés  par les apports marins, petit à petit deux langues de terre se forment en avant de chaque rive, qui tendent à se fermer pour former une lagune…… qui à son tour sera attaquée par les flots pour modifier encore et encore la physionomie de la côte.

Une brume de mer  rosée par le soleil s'harmonise avec le ciel d'un bleu estompé, touches délicates d'aquarelle.

L’église micmac (indiens) de Gesgapegiag évoque les wigwams ancestraux, toute revêtue d'aluminium elle resplendit pour honorer un culte et aussi une  culture qui se pérennisent.

Nous voici à Carleton où nous avons rendez-vous chez les parents de Lise rencontrée sur l’île de Vancouver. Délicieuse soirée,  autour de la table qui n’en finit pas, ayant tant de  choses à partager. Nous apprendrons beaucoup de leur attachement à leur si belle région.

Nuit en face de  chez eux.

 

une poussee de terre sur mer

l'église micmac (en forme de whigwam

c'est un B & B original

Jeudi 6 septembre – Carleton

Nous passons la matinée  avec Mathilde et Xavier, on s’éterniserait si le temps ne nous était  compté.  Nous montons à l’oratoire du Mont Saint Joseph, né  de la foi d'un curé et des paroissiens autour des années 1935. Vue imprenable sur le Saint Laurent du haut de quelque 555 m d'altitude.

Wifi impeccable sur la promenade ce qui nous incite à rester ici  être nuit.

Nuit en avant du pôle au port, tranquille, bien ‘’ventile''.

typique de la côte nord gaspésienne, le barachois

le découpage classique des terres : de longues  étroites bandes en direction de l'eau

une curiosité : la crèche de la mer (tous les éléments en proviennent, pattes de crabes, de homards, coquillages...) !

Vendredi 7 septembre – Carleton – Grand Falls

Ravissant point de vue sur le barachois de Carleton  à partir de la tour d'observation, au bout d'une petite pointe desservi par une promenade dans les galets ou un chemin piétonnier tout confort.

Ces petites villes offrent des aménagements qui permettent à tous d’apprécier l’environnement tout en le préservant. Leçon à retenir ? Oui, mais la densité   humaine n'est pas  celle de notre vieille Europe.

Nous quittons la Baie des Chaleurs et la  Gaspésie et atteignons le Nouveau Brunswick

Au fond de la baie, Restigouche un nom qui sonne dans toutes les mémoires canadiennes puisqu'il signe la défaite française face aux anglais et loyalistes américains, en 1760. 

Nous quittons la  côte pour le sud et rejoindre la rivière Saint Jean qui sillonne dans les Appalaches, paysage boisé qui s’élève doucement ; les bouleaux s'argentent au soleil, la rivière se d’être or tout à coup en canyon a Grand Falls .

Sur une petite route détournée nous trouvons une clairière pour la nuit, près de l’église d'un  village invisible.

 

Samedi 8 septembre –  Aroostook – Hartland – Mactaquak

Les Appalaches agricoles, les Appalaches riches de  belles maisons avec vue imprenable sur le fleuve, gazons impeccables, gros tas de bois pour l'hiver. L’hiver se prépare, les motoneige sont en révision. On constate que le vert forestier  commence à se ternir.

Enfin une  contrée  agricole, prés, vaches, silos, peut-être un peu mennonite (au vu de la charrette an estrade en stationnement)

Après une région clairement acadienne, jargonnant français donc, on est maintenant apparemment en territoire anglophone. Stop dans un petit marché local au goût typiquement britannique de fait-main tarabiscoté.

 Un peu de souvenir amérindien aussi au parc Mactaquak.

Nuit au bord du Saint-Jean.

La banière du Nouveau Brunswick

Dimanche 9 septembre – Nackawic – Kings-Landing

Le barrage de Mactaquac allait engloutir tout un village que les colons avaient eu tant de mal à établir  depuis 1780. Les maisons ont été démontées pièce par pièce et un village reconstitué sur les hauteurs.

On retrouve ce qu'était la vie jusqu’à la fin du 19eme siècle, les maisons entièrement meublées prêtes à être utilisées, dans l'une ont fait la cuisine, ici la broderie, ici on file, ici on tisse, ici ce sont les moulins de la scierie et de la meunerie, ici la forge, là  la menuiserie, ici la grange que l'on a nettoyée pour faire la fête, on y danse, plus loin l’école et les deux modestes églises, et encore le pub et le restaurant…. chaque potager est cultive, les pommiers donnent à foison, les volailles, les moutons dans leur parc, les charrettes à  cheval nous promènent d'un point à l'autre.

Tout est vivant, le restaurant sert une bonne cuisine ancienne avec les produits du jardin, à  la ferme on fait le beurre, ailleurs on cuit et on déguste les gâteaux cuits à la cheminée,  chaque lieu, chaque maison est peuplée de personnes en costume d’époque  (qui n'avait probablement pas beaucoup changé au cours du temps).

Une très belle journée pour se souvenir que l’on peut vivre simplement….. D’accord on oublie les longs mois d'hiver sans doute moins riants… on s'y est préparé, bois coupé, conserves préparées, viande, poisson séchés, salés. …. Traîneau et raquettes entretenus…..

Un peu plus loin, nuit au bord du Saint Jean.

plus joli que les fils de fer barbelés !

la scierie (écologique, propulsion hydraulique)  toujours en activité

transport en commun

rencontre des voisines sur la place du village

 

entraînement !

Lundi 10 septembre – Fredericton – Gagetown

Le soleil matinal lève la brume sur la rivière en ondes changeantes. Petite vitesse et grand doucement pour quitter les lieux tant c'est charmant. Un petit bout de route et nous arrivons à la capitale Fredericton environ 50000 habitants, une capitale provinciale dotée de beaux bâtiments des 18eme et 19eme typiquement anglais, brique, néogothique , caserne de pierre, en saison (juillet aout)on a même droit à la relève de la garde. Très calme sous le soleil, jolie promenade au bord de l'eau, le pont du chemin de fer est maintenant piétonnier,

Nous nous tournons résolument vers la rivière, dejeuner  près d'une mise à l'eau – ici partout des tables de pique-nique -, et nous dormons un peu plus loin près de Gagetown, après avoir encouragé un couple de pêcheurs.

un petit phare coiffé d'une mouette vigilante 

Mardi 11 septembre – Grand Bay Westfield  - Saint John – Hampton Station

Après avoir abandonné le Grand Lac au nord nous redescendons vers le sud ou la rivière se perd en méandres en recevant l'apport de ses affluents, se transformant en baies profondes.  Quelle maison ne possède pas son embarcation, à moteur, à voile, plus sportive à pagaies ? C'est l’activité reine de l’été pour le sport ou la pêche. L'eau est omniprésente, douce des rivières, étangs, marécages, marais saumâtres et l'océan qui remonte sur 4 km avec la marée en un mascaret puissant de 4 m.

Grand Bay à l'Ouest, Saint John à  l'est forment à  l'estuaire une agglomération plus importante que la capitale. On s'y tromperait, St John pourrait être anglaise, étroites maisons accolées, l’escalier donnant directement dans la rue, brique rouge, évocations gothiques, églises sobres et sombres souvent ; d'autant plus sombre d'ailleurs qu'il pleut depuis  ce matin ; chape de plomb toute britannique au-dessus de la tête ! Le temps nous presse, nous  remontons par la route 100 le long de la baie de Kennebecasis.

Bénis par le  ciel qui appaise ses flots en fin de journée nous plantons notre camp près de l’église St Andrews de Hampton Station

Plein de gaz, super , ! Il suffit de  changer notre encombrant ‘’cylinder of propane’’

 

Mercredi 12 septembre – Hampton – Parc national Fundy  - Pointe Enragé

Le soleil semble vouloir pointer  les nuages commencent à courir, soleil dans l'après-midi…… fluctuations atlantiques.

La rivière Kennebecasis ne suffit pas à contenir les eaux qui s’étalent en marécage. L'homme est passé par là, corrigeant la nature pour créer une campagne de pâturages drainés, d'où  une campagne ou l'on se reconnait, façonnée comme chez nous, bosquets, haies, hameaux dominés par la flèche de l’église.

On approche de l’océan, plus exactement de la faire de Fundy. La Nouvelle Écosse  c‘est en face. Un parc national y préserve un espace naturel de lac, forêt, marais, côte maritime, et la faune qui s'y réfugie. Jolie promenade en forêt et belle récolte de champignons pour le repas  ce soir.

La marée atteint ici des records du monde l’amplitude, nous dit-on. Ce soir nous sommes dans la baie de la pointe Enrage. Du haut de la falaise le phare éclaire les pointes qui nous offrent ce soir cette jolie baie. La mer agite les galets de schiste gris polis qui bruissent et cliquettent inlassablement. Nuit paisible assurée.

encore une floraison estivale

le point Enrage

Jeudi 13 septembre – Alma – Hopewell rock – Moncton – Dieppe – Dorchester

La route touristique des phares suit la baie de Fundy avant de s'engager le long de l'estuaire du Petitcodiac où  la mer s'engouffre avec  ardeur à chaque marée avant de laisser de larges étendues de  boue rouge. Quand les canaux ne contiennent plus les eaux, les prairies retournent à leur sort initial de marais salant.

Incontournable site de Hopewell Rock où la côte de conglomérat rouge brique se dégrade sous l'influence des flots. A basse mer d'une vaste étendue rouge brillante glissante émergent des ‘’pots de fleurs'' (terme offert aux touristes) le pied rongé par la marée, la tête couverte d'arbres ; à marée haute ce sont de petits îlots à quelques brassées des falaises. Le travail de sape crée  des arches, des cavernes, des colonnes spectaculaires émergeant des flots rouge sang.

L'estuaire c‘est une étendue d’eau incroyable  - je dirais mauve - ; le ciel limpide se reflète sur les eaux  chargées de boue rouge pour créer  cette teinte indéfinissable, que verrions-nous par temps maussade ?

C'est décidé, impasse sur la visite de l’île du Prince Édouard, pour privilégier la Nouvelle Écosse et nous rapprocher de l’étape finale. Route sud par la 106 puis la 925.

Nuit sur une petite aire en bordure de bois à  Dorchester.

 

Vendredi 14 septembre- Amberst – Nouvelle  Écosse- Tatamagouche

Nous sommes  loin des risques de mauvais temps que l'on nous laissait prévoir, brume matinale et grand soleil illuminant une campagne radieuse entre collines , près salés, et rias. Sackville et  c‘est la province de Nouvelle Ecosse.

Le  Centre d’information annonce  clairement le lien avec  l'Ecosse, on est accueilli par un joueur de cornemuse !  On rencontrera aussi la mémoire acadienne et la culture des premiers peuples Micmac.

Nous remontons vers l’île du Cap Breton en traversant  les rias qui découpent des pointes. Belles fermes d’élevage toutes blanches.

Il est temps de s'arreter ce sera à Tatamagouche – qui sonne joyeusement – près d'une ptioresque auberge où  restaurant et  chambres sont installés dans des wagons.

 

architecture à l'écossaise

Samedi 15 septembre – Pictou – New Glasgow -  Antigonish – detroit de Canso – Port Hood

Baie de Tatamagouche, côte du Nothumberland, l’île du Prince Edouard à l’horizon. Présence écossaise mise à l’honneur, les couleurs des clans s’affichent ; en 1773 un bateau amenait les 200 premiers pionniers ecossais ; ils ont fait souche depuis avec bien d’autres  aux côtés des français, anglais, hollandais…..

La campagne est riante, les rivières creusent les petites collines ; tantôt on domine la mer, tantôt on côtoie etangs et  marais (je me répete ?) subtiles changements, pas tout à fait les mêmes maisons, des églises d’un style différent, des villages aux airs gaéliques ou écossais …..

Le détroit de Canso relie la baie de Saint Georges de la côte du Northumberland à la baie de Chedabucto sur l’Atlantique. Un pont et on est sur l’ile sans même s’en apercevoir. Cap au nord par la côte et bivouac sur un tranquille petit de port de pêche  de la Pigs Cove (l’anse des cochons)

 

200 écossais débarquaient il y a deux cents ans

des rues  dessinées au hasard

retour de pêche

Dimanche 16 septembre – Cheticamp – Parc National Cap Breton

Les petits ports homardiers et crabiers (on dit bien langoustier !) se succèdent cachés, bien protégés au fond  d’une anse ou à l’abri dans le large estuaire d’une petite rivière (Port Hood, Mabou Harbour … pas Malibou, Margaree Harbour….). La mer charrie ses galets, plus ou moins gros selon l’ampleur des marées et à  la limite des terres on s’assoie confortablement sur les plus gros bien lissés, enfoncés dans le sable.

Nous sommes dans les derniers ressauts des appalaches qui grimpent à presque 500 m, avec des vues imprenables sur les falaises de granite rose, on redescend très vite dans de profondes vallées boisées.

Un petit coin de France à Cheticamp où nombre de maisons arborent l’étoile à 5 branches des acadiens ; la mémoire du grand déplacement  forcé par les anglais demeure. On ne saura pas quelles dissensions peuvent encore exister entre ces deux communautés de langue différente.

Un orignal nous attend sagement en bord de route avant de s’enfuir à l’approche d’une autre voiture. Dommage pour la photo !. Nous tentons notre chance au lac Benjies  un site qu’ils fréquentent, mais pas aujourd’huit.

La Valley de la Mackensie s’enfonce profondément dans la montagne forestière avant de s’ouvrir sur le golfe du Saint Laurent.

Nuit dans le plaisant petit port de Pleasant Bay.

mystère des sous-bois

Lundi 17 septembre – Cape North – Meat Cove – White Point – Ingonish – North River Bridge – South Haven

Visite du fort intéressant musée de la baleine de Pleasant Bay, très bien documenté.,

Traversée Ouest/ Est de l’île ; arrivée sur la côte atlantique , l’océan attaque vigoureusement la montagne. A Cap Nord, l’anse nord et l’anse sud sont fermées par une barre de sable (barranchois) laissant juste un goulet à l’eau de mer. Etonnant ! D;où des eaux basses, une végétation de mraris, aux teintes estompées d’automne.

La côte Est est tout aussi abrupte voire plus, inutile de penser à une petite baigande tranquille d’autant qu’aujourd’hui, les vagues crêtent, les rochers sont majestueusement éclaboussés.

Dernier point accessible Meat Cove, gandiose. Retour vers Capside et la Baie Saint Lauernce, pour le spectacle ; pas baleine à l’horizon.

On aimerait s’attarder, mais le temps presse nous redescendons par la côte est, indescriptiblement belle et variée.  Les ponts passent des estuaires, des lacs, peut-être même des îles sans s’en rendre compte.

Trop tard pour trouver le bivouac de rêve, nous ne sommes pas très loin de la route !

des ports lilliputiens

 

les prés salés

l'océan aux tons nacrés d'huitre perlière

 

Mardi 18 septembre – forteresse de Louisbourg – fleur de lis trail (route de la fleur de lis)

De bonne heure à pied d’œuvre pour visiter la forteresse de Louisbourg. Le nom c’est déjà toute une histoire ; la forteresse française à la pointe est de l’île du Cap Breton avait été construite pour être le point d’ancrage de la colonisation française (Louisbourg en l'honneur de Louis XIV). Qu’en fut-il ? La première « tranche » construite aux alentours de 1725 fut victime des attaques anglaises, renforcée, étendue, elle fut finalement prise et détruite par les britanniques ; ce qui allait se terminer un peu plus tard par la perte de contrôle française, et le « Grand Déplacement des Acadiens ».

Dans cette partie du Canada, la culture française est pourtant très présente, tellement d’ailleurs que deux cent ans après sa destruction, le Canada décidait de la reconstruire.

La réussite est évidente et paraît criante de vérité. La forteresse, imaginez une ville entourée de remparts face à la mer, dont on connaissait tous les plans, et même les occupants et leurs biens (mémoire des églises, des notaires, des architectes…) a été restituée dans son état d’origine pour environ déjà plus de 1/3 de sa surface.

Plans, matériaux, techniques … ont été respectés, pas un clou qui ne soit forgé, pas une planche qui ne soit assemblée dans les règles de l’art. Les améliorations modernes (électricité, chauffage…) sont absolument discrètes. Chaque maison, chaque établissement est meublé, vivant, habité par les corps de métier de l’époque, le boulanger fait le pain, les restaurants nous restaurent de menus de l’époque (oubliez ici les pommes de terre qui n’étaient pas encore de mode), tout le personnel est  en habit d’époque  - matières rustiques, cousus main, inutile de chercher une fermeture éclair ! –

Les jardins sont cultivés de tradition. Nous navons pas demandé si la glacière était encore utilisée. Tous les détails nous replongent dans cet univers d’un autre temps et qui pourtant ressemble si fort aux habitudes rurales pas si lointaines.

Poour rester dans l’ambiance française, nous suivons le « fleur de lis trail » la route de la côte émaillée de noms de lieux français  pittoresques.

Nous coucherons dans les bois de Framboise. Le vent se lève, ce n’est peut-être pas la grosse tempête annoncée, mais çà souffle fort toute la nuit, accompagné d’une harmonie de pluie.

le majestueuse porte principale

vue sur mer

tant de différence au fil du temps ?

palais du gouverneur

boulets

et boules de pain

notable en chaussure (pas en sabot de bois)

 

Mercredi 19 septembre– Port Hawkesbury - Détroit de Canso – Chedabucto Bay – Lundy – Goldboro

Attaque d’animal sauvage ce matin. Une souris grise dans le lit avec nous. Depuis quand est-elle installée ? Par où est-elle passée ? Et surtout est-elle seule ? Le lit étant fait et défait chaque jour, on ne craint guère un nid. En la chassant on a constaté que c’est un joli petit animal qui grimpait partout et sautait sans peur. Pour l’heure, nous sommes en phase d’observation très attentive.

Nous sommes aujourd’hui sous le signe de l’eau, sous le signe du gris.  Pour l’eau du ciel c’est brume, bruine, pluie, averse, gouttelettes, ondées sans excès et bien pénétrantes. Nous roulons entre eau et eau, suivant l’océan, longeant les lacs, traversant les rivières. Le blanc étincelant des maisons se ternit sous la chape de nuages, du gris, du gris. Quelle ravissante région, dont l’œil se réjouit malgré le temps maussade. Un rêve de vacances. Ceci dit l’approvisionnement doit être un peu problématique, les boutiques de station-service assurent tout au plus l’essentiel, pour le reste, plusieurs dizaines de km en perspective.

Hier nous étions sous le signe de la France, aujourd’hui après avoir souvent vu flotter la bannière acadienne, nous dormirons sur le « parc loyaliste » de Goldboro qui honore la mémoire des loyalistes américains qui au moment de la guerre d’indépendance ont soutenu l’Angleterre.

la sinistrose du jour illustrée par ce cargo à l'abandon

Singe d'appartenace, banières du Canada du Nouveau Brunswick, des acadiens

Vendredi 20 septembre – Marine Drive – Chezzetcook

Courte etape en bord de mer, le rivage dentelle à l'infini ; long interlude wifi pour régler le depart. On n'a toujours pas  confirmation de la date. Demain nous serons à Halifax et irons nous renseigner au port.

 Bivouac en bord de golfe à Chezzetcook, après une journée nuageuse mais sans pluie, le ciel devient lumineux. Promesse de soleil demain ?

 

Vendredi 21 septembre  - Halifax

Grand soleil sur la route d'Halifax qui s'etale largement. Parcours de reconnaissance jusqu'au port. Confirmation d'avoir à embarquer  Bip Bip lundi . Reste à  trouver un hotel pour deux jours avant d’embarquer nous aussi, nous y dépensons beaucoup de temps, et finalement ce ne sera pas tout près du port.

Nuit sans  charme au Walmart, le vent monte, forçit tellement, prenant des allures de tempete que l'on juge plus prudent de baisser le toit.

 

Samedi 22 Septembre - Peggy's Cove

La pluie laisse place au ciel bleu. Nous prenons ‘’Lighthouse Road'' la route des phares vers le Sud-ouest. Le calcaire rose se couvre de landes, d’étendues d'eau, se découpe en profondes baies. Dans chaque petite anse , un ponton, un petit bateau de pêche, un abri, idylliques. A la pointe, Peggy's Bay mérite sa réputation touristique, gardé par un phare sur le couronnement des rochers rongés par l’océan aujourd’hui acharné. Superbe.

Nuit Wal-Mart.

en l'honjeur des pêcheurs

le granite rose lissé par les flots

Dimanche 23 septembre – Halifax

Le final, on se prépare : faire la valise pour passer 2 jours à l’hôtel, 11/12 jours sur le bateau, et encore 2 jours a l'hotel a Anvers ; et il faut vider la voiture qui doit paraitre vide, pour tout passer dans la cellule …. Organisation et manutention.

Réunit Wal-Mart

Lundi 24 septembre  - Halifax

Et voilà, nous avons abandonné notre Bip Bip au port ; le bateau est toujours prévu au départ mercredi.

Organisation cool, sympathique.

Nous rejoignons l’hôtel en bus, ça paraissait tout simple, mais la cadence des rotations de bus et la méconnaissance des  correspondances nous fait faire le tour de la ville.

Nuit Bluenose Inn sur Bedford.

 


XXXII - 3 - CANADA du 15 août 2018 au 3 septembre 2018

Publié le 6/09/2018, par rampon,

Mercredi 15 aout – Ottawa

Plongée historique en visitant le Musée des Civilisations. Remarquable, intéressant. La reconstitution de différents types de maisons autochtones de l’ouest présentant leurs mâts totémiques, leurs grands anneaux de murs peints, les objets usuels techniques et raffinés, nous approchent de la pensée de ces peuples enracinés dans leur mode de vie à partir des éléments naturels

Les artistes modernes s’inspirent de ce métamorphisme transcendant, ludique, coloré.

On retrouve plus loin les peuples du nord dans leur monde glacé. On nous raconte l’histoire plus récente, des français, des anglais venus en découvreurs, puis  en colons,en envahisseurs diront certains, puis des migrants de tous horizons.

Une autre salle nous rappelle l’hisoire de France et d’Angleterre, dont les intérêts se sont joués ici pour créer le Canada.

Plus loin on retrouve toute la diversité culturelle du quotidien des différents peuples indiens, utilisant exclusivement les éléments de leur milieu.

Une journée exténuante passée sans même nous en rendre compte, sans même prendre le temps de déjeuner.

une salle à la mesure des mâts totémiques

façade des maisons traditionnelles

hier elle soutenait la maison

 

aujourd'hui memoire culturelle

tout l,art  du quotidien

mode ETE

mode HIVER

premiers colons, premiers agricultureurs, première roue, premier outil en métal

contes et légendes de l'art d'aujourd'hui

Vendredi 17 août 2018 – Cornwall - Ste Zotique – Riviere des Ouatais – Montreal

Nous suivons la route côtière qui porte le souvenir des batailles contre les USA. Le  cours du Saint Laurent se partage ici eentre  les deux Etats. De belles proprietes en jolies maisons, la cote se tourne vers le tourisme. C'est élégant, ratissé, tondu de neuf, impeccable ; tondre le gazon est l'occupation numéro 1 des week-end.

Franchi le pont la circulation s’intensifie, Montreal est en vue, presque 2 millions d'habitants et des buildings ; nous fuyons les embarras des autoroutes en travaux pour suivre le canal ce La Chine (  les premiers arrivants se croyaient en Chine, !) . Un tour en voiture pour s’imprégner d l’atmosphère, des buildings, des quartiers plus anciens de petits immeubles, des quartiers de riches hôtels particuliers.. une grande ville……

Au hasard nous nous trouvons ver un Wal-Mart et…. Stop

arbre des villes, des branches stériles qui mènent Dieu sait où

Dimanche 19 août 2018 -Montreal

Nous abandonnons Bipbip   pour le metro. Visite du vieux Montreal ;  les premières implantations aventureuses françaises y ont laissé des traces, Jacques Cartier des 1535, Champlain en 1611, Paul de Chomely de Maisonneuve qui fonda la ville dénommée alors Ville Marie. La ville portuaire se développe, bientôt on la baptise Montreal, le roi de France y envoie des ‘’filles de France'' pour pérenniser la colonie. Il reste de cette époque le beau château Rammezy de 1705, 11eme gouverneur français.

Mais la ville passe aux mains des anglais et il,faudra attendre la rébellion de 1837 pour que le Québec se voit reconnaître un  gouvernement représentatif. Montreal devient pour quelques années la capitale de la confédération.

Si depuis Québec l'a supplantee à la tête du Québec, et Ottawa a la tête du Canada, Montreal demeure un ville bien française  - la deuxième plus grande ville française au monde dit-on –

Surprenante ville ou les vieux immeubles en pierre, les vieilles églises au toit vert de  cuivre se reflètent dans les gratte-ciel, ou le quartier chinois est presque une ville en soi, ou la multiplicité des origines éclate dans la rue.

L’histoire de l’hôtel de Ville est exemplaire : il a d'abord investit les immenses bâtiments du marché déplacé plus loin (100m de long) – Montreal 40000 habitants était la plus grande ville d’Amérique. Rébellion et incendie en 1837. Un imposant bâtiment de pierre en renaît qui sera le site du futur parlement.

Le long du Saint Laurent le vieux port a été aménagé en une agréable promenade.

On pourrait s'attarder sur nombre de bâtisses qui ont fait l'histoire, on retiendra une ville vivante , ouverte, franco……mondiale.

Nous trouvons une petite rue tranquille en bordure d'un grand parc public très familial en ce dimanche soir. Nous nous installons en  bordure d'un jardin communautaire. Et devinez, Andre, rejoint par Louise nous offrent les legumes de leur jardin - rare et savoureuse gourmandise- et le plaisir de partager un grand moment d'échanges.

en haut de la colline, pas un château.... des immeubles d'un autre siecle

 

souvenir des jeux olympiques

Lundi 20 août – Montreal

Visite du très réputé jardin botanique, une  belle promenade au travers des jardins par thème, les lilas, les roses, les fruitiers, la forêt canadienne, les ressources de la nature amerindienne, le jardin des plantes médicinales, les plantes dangereuses, le jardin  chinois ming, le jardin  japonais , les bonsaïs les serres triopicales…  et l’exceptionnel insectarium. Gaëtan  entomologiste amateur éclairé se promet de nous envoyer son album photo.

Le bec vertigineux du stade olympique observe de près les promeneurs.

Nous avions l'intention de sortir de Montreal ce soir, mais de rues en travaux aux autoroutes fermés  détournés, nous nous arrêtons sur un parking Wal-Mart, sans charme je vous l'accorde, mais commode.

Cette petite balade à le mérite de nous faire connaître les quartiers les plus varies, populaires ou gentifiés (comprendre en passe de s'embourgeoiser), riches, anciens, modernes,

 

Mardi 21 août  – Fort Chambly – Brigham

Quand l’histoire de France se mêle à l’histoire du Canada. EN 1700 , trois fortins français en pierre se sont succédés avant d’être remplacés par un solide fort en pierre à la Vauban. Les français craignaient les incursions iroquoises et anglaises. 50 ans plus tard il tombait aux mains britanniques, s'en était presque fait de l’occupation  française.

Ce fort est symbolique du Canada balançant entre français et anglais, guerroyant avec  les iroquois, se protégeant de l'invasion américaine au long de son histoire.

Le fort garde les traces des   vielles implantations en bois et entretient le souvenir vivant des techniques de guerre de son epoque active. Interessante démonstration de tir au fusil. Les US ont été tenus à distance, la rive du Saint Laurent est restée canadienne.

Nous rencontrons Luc, Lynn et Carl, canadiens français (c'est reposant ) qui respirent la joie de  vivre

Ioverlander nous amène à un petit coin au bord de la riviere Yamaska pour la nuit. Très curieusement le pont est couvert. Il a pris la place du gué en 1926, luxe absolu, le pont est couvert pour protéger son tablier en bois des rigueurs de l'hiver sous la neige. On verra plus tard que  ce n'est pas rare cans  ette région.

pont couvert

le fort Chambly... rassurant

et bien défendu !

Mercredi 22 aout -Grandry – Magot – Abbaye Saint Benoît du Lac - Compton

Petit périple au hasard a l’est du Saint Laurent, riche région de  collines, de riche agriculture, d’élevage laitier, de très jolies  villes et villages, de fermes valorisant leurs produits, de  vignobles, qui attirent les touristes.

Il pleut, de  ce fait nous n’apprécions pas  comme il se devrait des petites promenades dans les rues.

Le lac de Magot offre pourtant de jolies parcs et de jolis parcours de ‘’retraites''

Abbaye Saint Benoît et fromages voilà qui sonne bien à notre oreille. L’architecture récente 1990 a su allier les formes élancées, l'harmonie dépouillée, les matériaux naturels – brique -  métal- pierre - dans un parfait équilibre de mise en lumière.

La boutique des saveurs nous fait hésiter, mais  comme toujours les portail s vendues sont dans une demesure qui nous inerdit de prendre un assortiment.

Maintenant que faisons-nous. Nous décidons  de répondre à  l’invitation  de Luc  et Ly n qui nous accueillent en amis. Nous passons une superbe soirée, qui plus est gastronomique, avec  eux si généreusement ouverts à une vie enthousiasmante

                         

légère, élégante, marque de ces villages charmants

Abbaye Saint Benoit

et sa chapelle

Jeudi 23 août – Coaticook – Sherbrooke – Compton

On est gates, Luc nous a préparé ses délicieux pancakes au petit déjeuner. Si difficile de s’extraire de son monde fascinant que nous reviendrons  ce soir.

Nous allons jusqu'au par  de Coaticcok, son pont  ouvert et sa grange  circulaire reconstruite. Nous dehustons une glace a la laiterie… il faut faire la queue ; les cars de touristes y font une pause, c'est dire la réputation de gastronomie de la région.

Le marché de Condom ne s'installe que de 16 h à 19h, je devrai faire mon marche ailleurs.

Sherbrooke se developpe au  confluent des rivières des Saint Francois et Magog, ville charmante, industrieuse, ornee de beaux murs peints, et deploie de beaux jardins  promenades en bord de riviere. Elle a reçu des épreuves olympiques sur l'eau er valorise ses champions. D'importantes regates se preparent, gradins et chapiteaux s'installent.

Ce soir ratatouille au menu. Même Carl a aimé une vraie recette. Cette soirée sera marquée d'une pierre tant elle fut agréable. Leur famille respire la joie quotidienne de profiter de la vie, c'est si rare.

Nous n'avons aucun doute que nous les reverrons à Lyon.

les tranditionnelles granges rondes

Vendredi 24 août – Sherbrooke – Victoria – Québec

Aujourd'hui nous ferons un peu de route sans nous arrêter. Direction Québec. Route tranquille dans une nature ‘’apprivoisée ‘’. Les  collines dessinent d’agréables perspectives ponctuees de haies, de bosquets, de la mer dorée des fleurs de maïs,  des pelouses de près odorante, et de fermes imposantes et élégantes.

Le bouclier canadien laisse affleurer les roches arrondies, se creuse de petites rivières parfois aux allures de mini-canyon.

Nous sommes arrivés à Quebec  et bivouaquons près de la marina

une ferme  et ses annexes

(j'aime les ponts)

 

Samedi 25 août- Québec

Visite de Québec. Le granit est partout, ce qui donne à la ville une allure solide en prolongement des remparts et de la citadelle. Le plus intéressant se  concentre dans la vieille ville entre les remparts et dans la  ville haute.

En haut sur la  colline, le parlement domine de sa masse. Du parc des champs de bataille nous contournons la citadelle, admirons le panorama sur le Saint Laurent et gagnons le centre fortifié. Le repère c'est le  château Fontenac étonnant hôtel-château à la mode  canadienne du 19eme siècle, nul doute que Disney se soit inspiré de   cette architecture un peu délirante, tarabiscotée.

L'histoire de la ville, de ses hommes, s'illustre par des panneaux nécessaires pour rappeler le passé  des bâtiments souvent disparus, remplaces par du ‘’solide'' au 19eme.

Nous nous joignons à la foule des touristes pour muser dans les rues. Le chœur de la cathédrale luit de tous ses ors, les passants réagissent avec bonne humeur aux spectacles de rue, bars, restaurants font le plein, on se détend, on musarde, on s'amuse. L’atmosphère est résolument celle des vacances.

Bon restaurant, bonne glace, grande fatigue dans la canicule, plus de 30° humides.

On verra demain pour la suite. Nous revenons vers  notre bivouac.

arrivée dans la ville basse

 

le manège

la tradition des châteaux hotels quebecois

et celle des specracles de rue

 

porte de la citadelle

 

 

Dimanche 26 août  - Québec

Le musée des beaux-arts est à deux. Plusieurs volets, art inuit, art du 17 eme à nos jours,  art moderne, art contemporain, les grands peintres québécois contemporains (une révélation) et une remarquable exposition temporaire des œuvres de Berthe Morisot, figure féminine de l'impressionnisme qui sut s'imposer ; rare exemple d'une artiste reconnue à une époque où la femme avait vocation   de mère au foyer.

Nous restons sur le regret des salles fermées, la peinture canadienne d'hier jusqu'au temps moderne. Mais nous avons découvert de grandes figures modernes, tout particulièrement Lemieux dont le regard, le style, la patte m'épatent tant il me semble traduire mon ressenti.

Exceptionnelle expo Berthe Morisot, des œuvres que je connaissais pas, un parcours de  vie bien présenté et argumenté, d'un peintre qu’on  a eu trop tendance à décrire comme un  peintre de salon, alors qu’elle a traduit son temps bourgeois d'un œil lucide de femme, de mère, en s’éloignant avec détermination de l’art académique- ce qui n'est pas rien pour une femme de l’époque.

La journée était passée  que nous n'avions même pas déjeuné. Il faut parler du musée qui se développe avec  élégance dans plusieurs lieux reliés par des tunnels lumineux…. Une réussite.

Nous y avons passé une journée réjouissante et éreintante avant de regagner nos pénates.

 

art ou artisanat (tôle découpée)

signée Berthe Morisot

Lundi 27 août- Levis – cap St Ignace - l'Islet sur mer -Saint Jean Port Joli

Avant de partir nous faisons connaissance avec un couple belge en camion Man, en début de périple américain.

Traversée du Saint Laurent, nous n'avons plus le temps des tours et détours, direction la Gaspésie en qui ont la  côte. De Levis la silhouette de Québec se découpe admirablement. En suivant la 132, les noms de village décrivent un parcours poétique ; le soleil qui garde fort, les maisons de  bois aux péristyle, terrasse, avancée légers  s'associeraient plus aux tropiques qu'au Canada enneigé une grande partie de l'année. On est bien loin des grands espaces de l’ouest, la région agricole et touristique autorise des implantations disséminées baignées de verdure, et les petits ports  charmants

Stop pour la nuit en nord de Saint Laurent.

Quebec c'est en face

Quebec

Mardi 28 août- Marouska – Notre dame de Portage

Grand vent, ciel chargé d’humidité, le fleuve crête, s'assombrit.

Petites haltes pour profiter de si jolis points de vue, de si jolis villages qui entretiennent  le souvenir des premières grandes familles.

Le Saint Laurent voie maritime des guerres intestines franco-anglaises, des luttes amérindiennes, des frottements avec  les Etats-Unis  porte aussi la mémoire de son passé de  commerce maritime, des paquebots de migrants et des grands naufrages. 2 ans après le Titanic, 1014 personnes disparaissaient dans le naufrage de l’Empress of Ireland.

Déjeuner face à la mer avant Marouska, la marée galope pour envahir la vasière. Les villas  commencent à s'accrocher à la   côte rocheuse. La grande culture se déploie entre la  cote et la barre de collines boisées.

Une baie ensoleillée, une petite école-musée, une guide passionnée d'histoire et on s'installe sur la pelouse.

 

bois sculpté matière à culture

 

Mercredi 29 août- Rivière de Loup – Cacouna – Isle verte – Trois pistoles - Rimouski

L’anse est en cours d’aménagement dans le cadre d'un programme de protection de la flore et de  la faune  côtière. Charmant parcours de découverte bien aménagé, pistes cyclables, jeux de  boules….

Tout pour développer un tourisme d’authenticité.

Les noms de village enchantent…. À la Rivière de Loup, une belle cascade se rend utile en alimentant un petit barrage électrique. Les ‘’vieilles’’ maisons de plus de 100 ans sont répertoriées et mises en valeur ; elles sont la signature de l'essor de la région.

Cacouna fut une station à la mode, dont il reste nombre de manoirs remarqua les, dont un manoir en bois de style néolithique assez surprenant.

Depuis ce matin le temps s'assombrit, il pleut. On trouve refuge en visitant l'énorme église de Trois Pistoles. D'une lutte homérique entre le village du haut et le  village du bas est née une église en pierre monumentale…… Le somptueux intérieur de marbre tout en trompe l'œil est en bois. Le train arrivait, la ville ambitionnait un essor fulgurant et. … construisait sa future  cathédrale !!

Un journaliste voulait nous inviter et même organise une interview. Dommage, dommage, d’être tenu par le temps !

Faute d'ambitionner ce soir un bivouac champêtre.. .. Ce sera Wal-Mart

 

grimpette dans la cascade réserve aux intrépides

manoir du siecle dernier

Jeudi 30 août – Rimouski – Ste Flavie

Pour bien commencer la journée, Danielle et Bruno nous invitent à prendre le café. Le  courant passe. Ils sont prêts à cueillir notre Bipbip la prochaine fois que nous viendrons, Sait-on jamais. Nous, nous les espérons à Lyon.

Temps brumeux et préoccupation terre à terre, lessive.  Tour de Rimouski jusqu’au phare de la Pointe au Père. Toute  cette  cote offre de  si belles perspectives qu'on aurait envie de s'y arrêter à tout instant. Mais difficile de pensée se promener sur la grève, à marée haute, l'eau rase la cote, à marée basse, les vasières gagnent la partie.

C'est un choix, nous continuons pour privilégier la Gaspésie. Le temps passe trop vite.

Nous suivons  la route des arts. Au  centre Gagnon c'est toute une famille d'artistes sculpteur, peintre, poète qui donne à voir, notamment une remarquable installation de statues en marche qui envahissent le fleuve.

Il pleut un peu et le soleil rejoint les premiers rais de lune. Demain il fera beau.

Nuit dans un pré borde de luzerne odorante.

beau comme une image

oeuvre en marche vers l'infini

Vendredi 31 août- Matane – Cap chat – Sainte Anne des Monts

Les semis de cailloux jalonnent la  côte annonçant la  chaine des monts de Gaspésie. La route en falaise domine le Saint Laurent, les villages se nichent au  creux des anses. On ne résiste pas au plaisir de se détourner  un peu pour traverser les villages calmes qui tous offrent des aires de repos charmantes tournées vers la mer.

Un petit arrêt au jardin de Mitis  créé il y a une centaine d’années par Elsie Redford pour réaliser son rêve horticole.

Le charme de la région entre rivière étincelante  et montagne n’arrête pas le progrès. Une forêt d’éoliennes dessine ses harmonies géométriques sur les sommets autour d'une rare éolienne verticale.

Ste Anne des Monts soigne ses habitants, le parc le long de la rivière, face au Saint Laurent, qui ne souhaiterait s'y repose, s’y distraire ?

 Nuit délicieuse berce par le vent du large.

manoir

l'art du bucheron au service de son imaginaire

eolienne verticale (moins agressive)

 

 

Samedi 1er septembre – Grande Vallée – Anse à Valleau – Rivière au Renard

Chaque année pour la fête aux bois flottes, les artistes du bois s'expriment sur un thème issu de la tradition ; dans le parc sont présentées les œuvres de  ces artistes-bucherons, poètes du bois flotte. La matière ne manque pas, l’imaginaire non plus.

Aujourd’hui grand soleil Gaspésie, les anses se succèdent dominées par la montagne  la route dessine des descentes vertigineuses, dignes de la haute montagne pour offrir des vues exceptionnelles. La moindre petite rivière est magnifiée dans  ce cadre, les petits hameaux évoquent des  contes,  des aventures maritimes d'enfance…..

Le petit port de pêche de Anse à Vallleau a perdu ses pécheurs désarmes pour éviter la surpêche ! Le danger est-ce vraiment  ce type de pèche ?

A Rivière au Renard, le port est encore actif, on espère bien y voir partir des bateaux demain matin. Nous serons aux premières loges.

Dimanche 2 septembre – Cap des Rosiers- parc national Focillon -  Cap aux os

Les galets de schiste tout plats, tout lisses, bruissent dans les  vagues pour appeler les mouettes. La pluie du matin a cessé, les nuages et un rai de soleil trouvent le zinc du  ciel.

Nous longeons le golfe du Saint Laurent jusqu'au parc national de Forillon. Les grandes parois chutent presqu'à la verticale. Au fil du temps la forêt s'est installée sur les éboulis. Les flots arrivent tranquillement dans les anses autrefois dès le 18eme siècle animées de pécheurs et de comptoirs de  commerce.   La mémoire demeure mais les habitants ont été déplacés pour créer le parc. Les baleines ne sont plus que sujet à tourisme. D’une baie a une anse, d'un petit port a un phare, c'est tout un passé tourne vers la mer qui cultive ses regrets, et on comprend en parcourant les sentiers de  cette étroite presqu'ile pointant vers de libres horizons.

Charmante rencontre de Nathalie et Michel, qui ont des amis à Lyon. Nous n'avons pas de chance !! Un échange se noue, la conversation s’éternise, trop brève, nous ne ferons pas un bout de route ensemble, nos chemins se  croisent. Peut-être à Lyon plus tard.

Les phoques s'ébattent à loisir, un ours au détour de la route, on surveillera notre  coin de forêt ce soir en espérant un orignal ou un cerf.

Nuit forestière

prêt au départ... au printemps prochain

Lundi 3 septembre – Gaspé -Perce

Ciel gris ce matin, le soleil tardera à poindre. Pas grave puisque c‘est matinée ‘’culturelle'' visite d'un musée Micmac, peuple amérindien de l'est, chasseur, pécheur, cueilleur ; printemps, été, automne, au bord de l'eau, l'hiver sur les hauteurs ou il est paradoxalement plus aisé de se protéger du froid.

Le musée en plein air restitue l'art de vivre avant les changements venus d'Europe ; il faut se souvenir que le métal était inconnu, les outils étaient d’os ou de pierre, la matière première issue des ressources locales, bois, os, nerfs, écorce, racines, écorce.. …

Les canoés étaient  d'écorce, lies de racines d'épinette, consolidé d'un empois de sève. Les wigwams étaient en tous temps recouverts d'écorce de bouleau. Les hommes chassaient, pechaient, les femmes étaient à l'œuvre pour tout ce qui touchait au quotidien.

Nous avons eu la chance d’être accompagnés par un guide bavard, réactif, vivant et même joueur de tambour et chanteur. Un plus pour cette visite au cœur du monde préhistorique.

Encore un essai de restaurant  pas mauvais mais toujours décevant.

Bivouac sur une petite plage à côté de deux petits  bateaux de pêche. Des solitaires en  voiture  attendent le coucher du soleil – échanges – . La pêche aux homards est très limitées dans le temps, 15/16 semaines au printemps ensuite c'est le  chômage, même problème qu'en France ; nous ne risquons donc pas de gêner leur activité.

spectacle de mer

wigwan micmac

piège à ours

Mardi  4 septembre- Perce – Paspebiac

Prospère ville touristique, hôtels, gîtes, campings, restaurants, boutiques, galeries (art multiple et varie), très joli bord de mer en cours d’aménagement discret, élégant, une réussite.

Le clou de Perce c'est bien sûr la roche percée. De l’histoire géologique qui fait se côtoyer, parfois se superposer, granite et schiste rouge sont nées les falaises rouges, grignoter peu à peu, compactes, formant de rudes avancées à leur tour attaquées par la mer…….  Une grande barre avance dans la mer face à Perce, formant des arches spectaculaires qui s’effondrent au fil du temps. On peut même avec prudence s'y avancer à marée basse marchant sur la langue de terre d’érosion.

On ne dira jamais assez combien la route de 132 est à parcourir tant elle offre des points d vue admirables en haut de chaque montée, de chaque belvédère, de chaque plongée vers un petit port.

A la recherche d'un bivouac nous retenons Paspebiac, son petit port, et sa vue sur mer. Les pêcheurs de maquereaux sont en pleine action.

On discute, on discute….

 

 

 

Mercredi 5 septembre – Bonaventure – Gesgapegiag – Carleton

Ne pas rater le célèbre barachois de Bonaventure. Qu'est-ce que c'est direz-vous ? En résumé, une rivière se jette dans l’océan, dépose ses alluvions qui sont bientôt colmates  par les apports marins, petit à petit deux langues de terre se forment en avant de chaque rive, qui tendent à se fermer pour former une lagune…… qui à son tour sera attaquée par les flots pour modifier encore et encore la physionomie de la côte.

Une brume de mer  rosée par le soleil s'harmonise avec le ciel d'un bleu estompé, touches délicates d'aquarelle.

L’église micmac (indiens) de Gesgapegiag évoque les wigwams ancestraux, toute revêtue d'aluminium elle resplendit pour honorer un culte et aussi une  culture qui se pérennise.

Nous voici à Carleton ou nous avons rendez-vous chez les parents ce Lise rencontrée sur l’île de Vancouver. Délicieuse soirée,  autour de la table qui n’en finit pas, ayant tant de  choses à partager. Nous apprendrons beaucoup de leur attachement à leur si belle région.

Nuit en face de  chez eux.

Jeudi 6 septembre – Carleton

Nous passons la matinée  avec Mathilde et Xavier, on s’éterniserait si le temps ne nous était  compté.  Nous montons à l’oratoire du Mont Saint Joseph, né  de la foi d'un curé et des paroissiens autour des années 1935. Vue imprenable sur le Saint Laurent du haut de quelque 555 m d'altitude.

Wifi impeccable sur la promenade ce qui nous incite à rester ici  être nuit.

Nuit en avant du pôle au port, tranquille, bien ‘’ventile''.

Vendredi 7 septembre – Carleton – Grand Falls

Ravissant point de vue sur le barachois de Carleton  à partir de la tour d'observation, au bout d'une petite pointe desservi par une promenade dans les galets ou un chemin piétonnier tout confort.

Ces petites villes offrent des aménagements qui permettent à tous d’apprécier l’environnement tout en le préservant. Leçon à retenir ? Oui, mais la densité   humaine n'est pas  celle de notre vieille Europe.

Nous quittons la Baie des Chaleurs et la  Gaspésie et atteignons le Nouveau Brunswick

Au fond de la baie, Restigouche un nom qui sonne dans toutes les mémoires canadiennes puisqu'il signe la défaite française face aux anglais et loyalistes américains, en 1760. 

Nous quittons la  côte pour le sud et rejoindre la rivière Saint Jean qui sillonne dans les Appalaches, paysage boisé qui s’élève doucement ; les bouleaux s'argentent au soleil, la rivière se d’être or tout à coup en canyon a Grand Falls .

Sur une petite route détournée nous trouvons une clairière pour la nuit, près de l’église d'un  village invisible.

Samedi 8 septembre –  Aroostook – Hartland – Mactaquak

Les Appalaches agricoles, les Appalaches riches de  belles maisons avec vue imprenable sur le fleuve, gazons impeccables, gros tas de bois pour l'hiver. L’hiver se prépare, les motoneige sont en révision. On constate que le vert forestier  commence à se ternir.

Enfin une  contrée  agricole, prés, vaches, silos, peut-être un peu mennonite (au vu de la charrette an estrade en stationnement)

Après une région clairement acadienne, jargonnant français donc, on est maintenant apparemment en territoire anglophone. Stop dans un petit marché local au goût typiquement britannique de fait-main tarabiscoté.

 Un peu de souvenir amérindien aussi au parc Mactaquak.

Nuit au bord du Saint-Jean.

Dimanche 9 septembre – Nackawic – Kings-Landing

Le barrage de Mactaquac allait engloutir tout un village que les colons avaient eu tant de mal à établir entre depuis 1780. Les maisons ont été démontées pièce par pièce et un village reconstitué sur les hauteurs.

On retrouve ce qu'était la vie jusqu’à la fin du 19eme siècle, les maisons entièrement meublées prêtes à être utilisées, dans l'une ont fait la cuisine, ici la broderie, ici on file, ici on tisse, ici ce sont les moulins de la scierie et de la meunerie, ici la forge, là  la menuiserie, ici la grange que l'on a nettoyée pour faire la fête, on y danse, plus loin l’école et les deux modestes églises, et encore le pub et le restaurant…. chaque potager est cultive, les pommiers donnent à foison, les volailles, les moutons dans leur parc, les charrettes à  cheval nous promènent d'un point à l'autre.

Tout est vivant, le restaurant sert une bonne cuisine avec les produits du jardin, à  la ferme on fait le beurre, ailleurs on cuit et on déguste les gâteaux cuits à la cheminée,  chaque lieu, chaque maison est peuplée de personnes en costume d’époque  (qui n'avait probablement pas beaucoup changé au cours du temps).

Une très belle journée pour se souvenir que l’on peut vivre simplement….. D’accord on oublie les longs mois d'hiver sans doute moins riants… on s'y est préparé, bois coupé, conserves préparées, viande, poisson séchés, salés. …. Traîneau et raquettes entretenus…..

Un peu plus loin, nuit au bord du Saint Jean.

Lundi 10 septembre – Fredericton – Gagetown

Le soleil matinal lève la brume sur la rivière en ondes changeantes. Petite vitesse et Grand doucement pour quitter les lieux tant c'est charmant ? Un petit bout de route et nous arrivons à la capitale Fredericton environ 50000 habitants, une capitale provinciale dotée de beaux bâtiments des 18eme et 19eme typiquement anglais, brique, néogothique , caserne de pierre, en saison (juillet aout)on a même droit à la relève de la garde. Très calme sous le soleil, jolie promenade au bord de l'eau, le pont du chemin de fer est maintenant piétonnier,

Nous nous tournons résolument vers la rivière, dejeuner  près d'une mise à l'eau – ici partout des tables de pique-nique -, et nous dormons un peu plus loin près de Gagetown, après avoir encouragé un couple de pêcheurs.

Mardi 11 septembre – Grand Bay Westfield  - Saint John – Hampton Station

Après avoir abandonné le Grand Lac au nord nous redescendons vers le sud ou la rivière se perd en méandres en recevant l'apport de ses affluents se transformant en baies profondes.  Quelle maison ne possède pas son embarcation, à moteur, à voile, plus sportive à parties ? C'est l’activité reine de l’été pour le sport ou la pêche. L'eau est omniprésente, douce des rivières, étangs, marécages, marais saumâtres et l'océan qui remonte sur 4 km avec la marée en un mascaret puissant de 4 m.

Grand Bay à l'Ouest, Saint John à  l'est forment à  l'estuaire une agglomération plus importante que la capitale. On s'y tromperait St John pourrait être anglaise, étroites maisons accolée, l’escalier donnant directement dans la rue, brique rouge, évocations gothiques, églises sobres et sombres souvent ; d'autant plus sombre d'ailleurs qu'il pleut depuis  ce matin ; chape de plomb toute britannique au-dessus de la tête ! Le temps nous presse, nous  remontons par la route 100 le long de la baie de Kennebecasis.

Bénis par le  ciel qui apprise ses flots en fin de journée nous plantons notre camp près de l’église St Andrews de Hampton Station

Plein de gaz, super , ! Il suffit de  changer notre encombrant ‘’cylinder of propane’’

Mercredi 12 septembre – Hampton – Parc national Fundy  - Pointe Enragé

Le soleil semble vouloir pointer  les nuages commencent à courir, soleil dans l'après-midi…… fluctuations atlantiques.

La rivière Kennebecasis ne suffit pas à contenir les eaux qui s’étalent en marécage. L'homme est passé par là, corrigeant la nature pour créer une campagne de pâturages drainés, d'où  une campagne ou l'on se reconnait, façonnée comme chez nous, bosquets, haies, hameaux dominés par la flèche de l’église.

On approche de l’océan, plus exactement de la faire de Fundy. La Nouvelle Écosse  c‘est en face. Un parc national y préserve un espace naturel de lac, forêt, marais, côte maritime, et la faune qui s'y réfugie. Jolie promenade en forêt et belle récolte de champignons pour le repas  ce soir.

La marée atteint ici des records du monde l’amplitude, nous dit-on. Ce soir nous sommes dans la baie de la pointe enrage. Du haut de la falaise le phare éclaire les pointes qui nous offrent ce soir cette jolie baie. La mer agite les galets de schiste gris polis qui bruissent et cliquettent inlassablement. Nuit paisible assurée.

Jeudi 13 septembre – Alma – Hopewell rock – Moncton – Dieppe – Dorchester

La route touristique des phares suit la baie de Fundy avant de s'engager le long de l'estuaire du Petitcodiac où  la mer s'engouffre avec  ardeur à chaque marée avant de laisser de larges étendues de  boue rouge. Quand les canaux ne contiennent plus les eaux, les prairies retournent à leur sort initial de marais salant.

Incontournable site de Hopewell Rock ou la côte de conglomérat rouge brique se dégrade sous l'influence des flots. A basse mer d'une vaste étendue rouge brillante glissante émergent des ‘’pots de fleurs'' (terme offert aux touristes) le pied rongé par la marée, la tête couverte d'arbres ; à marée haute ce sont de petits îlots à quelques brassées des falaises. Le travail de sape crée  des arches, des cavernes, des colonnes spectaculaires émergeant des flots rouge sang.

L'estuaire c‘est une étendue d’eau incroyable  - je dirais mauve - ; le ciel limpide se reflète sur les eaux  chargées de boue rouge pour créer  cette teinte indéfinissable, que verrions-nous par temps maussade ?

C'est décidé, impasse sur la visite de l’île du Prince Édouard, pour privilégier la Nouvelle Écosse et nous rapprocher de l’étape finale. Route sud par la 106 puis la 925.

Nuit sur une petite aire en bordure de bois à  Dorchester.

Vendredi 14 septembre- Amberst – Nouvelle  Écosse- Tatamagouche

Nous sommes en plein loin des risques de mauvais temps que l'on nous laissait prévoir. Brume matinale et Grand soleil illuminant une campagne radieuse entre collines , près salés, et rias. Sackville et  c‘est la province de Nouvelle Ecosse.

Le  Centre d’information annonce  clairement le lien avec  l'Ecosse, on est accueilli par un joueur de cornemuse !  On rencontrera aussi la mémoire acadienne et la culture des premiers peuples Micmac.

Nous remontons vers l’île du Cap Breton en traversant  les rias qui découpent des pointes. Belles fermes d’élevage toutes blanches.

Il est temps de s'arreter ce sera à Tatamouche – qui sonne joyeusement – près d'une ptioresque auberge où  restaurant et  chambres sont installés dans des wagons.

Samedi 15 septembre – Pictou – New Glasgow -  Antigonish – detroit de Canso – Port Hood

Baie de Tatamagouche, côte du Nothumberland, l’île du Prince Edouard à l’horizon. Présence écossaise mise à l’honneur, les couleurs des clans s’affichent ; en 1773 un bateau amenait les 200 premiers pionniers ecossais ; ils ont fait souche depuis avec bien d’autres  aux côtés des français, anglais, hollandais…..

La campagne est riante, les rivières creusent les petites collines ; tantôt on domine la mer, tantôt on côtoie etangs et  marais (je me répete ?) subtiles changements, pas tout à fait les mêmes maisons, des églises d’un style différent, des villages aux airs gaéliques ou écossais …..

Le détroit de Ca               nso relie la baie de Saint Georges de la côte du Northumberland à la baie de Chedabucto sur l’Atlantique. Un pont et on est sur l’ile sans même s’en apercevoir. Cap au nord par la côte et bivouac sur un tranquille petit de port de pêche  de la Pigs Cove (l’anse des cochons)

Dimanche 16 septembre – Cheticamp – Parc National Cap Breton

Les petits ports homardiers et crabiers (rbouron dit bien langoustier !) se succèdent cachés ; bien protégés aud d’une sanse ou à l’abri dans le large estuaire d’une petite rivière (Port Hood, Mabou Harbour … pas Malibou, Margaree Harbour….). La mer charrie ses galets, plus ou moins gros selon l’ampleur des marées et à  la limite des terres on s’assoie confortablement sur les plus gros bien lissés, enfoncés dans le sable.

Nous sommes dans les derniers ressauts des appalaches qui grimpent à presque 500 m, avec des vues imprenables sur les falaises de granite rose, on redescend très vite dans de profondes vallées boisées.

Un petit coin de France à Cheticamp où nombre de maisons arborent l’étoile à 5 branches des acadiens ; la mémoire du grand deplacement  forcé par les anglais demeure. On ne saura pas quelles dissensions peuvent encore exister entre ces deux communautés de langue différente.

Un orignal nous attend sagement en bord de route avant de s’enfuir à l’approche d’une autre voiture. Dommage pour la photo !. Nous tentons notre chance au lac Benjies  un site qu’ils fréquentent, mais pas aujourd’huit.

La Valley de la Mackensie s’enfonce profondément dans la montagne forestière avant de s’ouvrir sur le golfe du Saint Laurent.

Nuit dans le plaisant petit port de Pleasant Bay.

Lundi 17 septembre – Ca

XXXII - 2 - CANADA- ILE de VANCOUVER - COLOMBIE BRITANNIQUE - ALBERTA - SASKATECHEWAN - ONTARIO- 22 juillet au 14 août 2018

Publié le 6/08/2018, par rampon,

Dimanche 22 juillet – Bac Estuary (Saskatchewan river) – Netherhill – Zealandia

Bip bip n'a pas fait beaucoup d'effort aujourd'hui, pas une côte. Ce n'est pas pour autant que l'on s'ennuie. Une variante, les vieilles fermes en bois du début du 19eme abandonnées, décrépies,  certes, sont toujours sur pied, avec leur silo en bois, leurs cabanes, leur grange au toit à pan coupé, protégées du vent par une rangée d'arbres.

Les rendements se sont accrus, les surfaces mises en valeur aussi, les groupes de silos ponctuent la plaine, les wagons serpentent interminablement. Nous sommes dans le grenier du Canada.

Les verts, jaunes, blonds, ocre s’harmonisent même avec  le bleu du lin.

La région garde trace des origines du peuplement  nom de lieux, implantations mennonites et hutterites (impossibles a rater dans la rue !. Nous traversons le Saskatchewan sur un  bac pour aborder la ‘’montagne'' c’est-à-dire la remontée du lit du fleuve borde de vieilles dunes aujourd'hui bien vertes.

Des basses terres, des marécages et….. du pétrole : les  champs cultivés ponctués de  puits côtoyant deux containers noirs aux allures de silo – pour ne pas réparer le paysage sans doute –

Nuit à Zealandia

Les silos

aérés pour l'éternite

 

ponctuation pétrolière

ferme d'hier

Lundi 23 juillet – Saskatoon

La nuit fut calme, la matinée tout autant, personne dans les rues du village, une au deux voitures et un convoi ferroviaire. On frémit de penser à la désolation  de l'hiver sur la plaine. Le vent balaie toujours la prairie en vagues.

Saskatoon a bien oublié ses premiers colons des années 1880, le chemin de fer et l'exploitation des mines de potasse et d'uranium ont enrichi ses 200 000 habitants d'aujourd'hui.

Elle n'a pas tiré un trait sur son histoire amérindienne ; le musée Wanuskewin évoque cette culture de  chasseur cueilleur vieille de plus de 2000 ans ; le site archéologique atteste de l'occupation du site, des traces des activités de chasse, d'artisanat….. dommage que les explications soient un peu minces., le site étant exemplaire, plaine a bisons, clairière, végétation de cueillette, riviere,  canyon pour piéger le troupeau.. …

Bivouac au Musée Boomtow

demonstration de danse traditionnelle

teepee tardif en toile (plus en peaux de bisons)

pourchassés, les bisons se précipitaient du haut de la falaise pour être tués avant le long hiver

Mardi 24 juillet – Saskatoon – Boomtown museum

Le musée des « ville-champignon » des villes qui poussaient d’un jour à l’autre avec l’arrivée du train.

Ce superbe musée retrace le peuplement de la région, des amérindiens déjà convertis aux nouveaux usages (chevaux, métal….), aux implantations des colons, d’abord des aventuriers du commerce  qui constitueront bientôt une population métissée, puis les familles européennes. Le parti pris est de reproduire une ville des années 1900 – toute une rue de boutiques reconstituées, très bien achalandées – on s’y croirait. On y suit ensuite l’évolutation des modes de vie, le train, la voiture, le télégraphe, le téléphone, l’électricité, et les engins agricoles aux proportions de plus en plus démentielles….., la crise,  l’engagement dans les deux grandes guerres….

Un parcours pasionnant, au travers des objets mis en situation, des photos de famille…

Nous avons été particulièrement impressionnéS par la collection de véhicules aux moyens de propulsion variés, vapeur, électricité, gaz, vent …, et les engins agricoles surdimensionnés et ce  dès le début du 20ème siècle.

Sortie de la ville et camping.

patins à roulette comme on ne les imaginait pas

un moyen de propulsion comme un autre !

rien n'arrête le voyageur

l'étendue des champs  exige des outils adaptés

train de chenillettes

reconstitution des implantations de peuplement selon les origines... une mosaique européenne

 Mercredi 25 juillet – FoanLake -Yorkton

Il fait frais ce matin malgré le soleil qui ne tardera pas à se faufiler de plus en plus difficilement entre les couches de nuages venus du nord.

On serait presque étonnés  du  changement de décor, toujours la plaine certes, plus arborée  de bosquets (un bosquet = une maison d'hier ou d'aujourd'hui) moins de champs, plus de prés, plus de vaches, et un village tous les 25 km …. L'eau est partout, les habitants peuvent essaimer.

Nous sommes curieux de voir les antiquités  d'un brocanteur, pas très antique ! Mais nous avons plaisir à parler français avec Jon qui a vécu trois ans à Belley.

Trop tard pour visiter le musée de Yorkton ; jolie  ville tournée vers le tourisme, un parc national, le long du lac, deux terrains de camping, deux golfs, un  musée.. ..

Nuit sur le site d'accueil RV du  casino. Irons-nous tenter fortune ?

Nous lions  connaissance avec  nos deux voisins, qui n'en reviennent pas que nous passions deux ans dans une telle absence de  confort.

la prosperite barre le paysage

ukrainienne ou slovène ou russe ?

 

Jeudi 26 juillet – Yorton – Russell

Un  cadeau  ce matin de notre voisin. Il paraît que l'on associe bière et Saskatchewan, d’où le T-shirt. On dit ‘’Saskatchewan only beer'' !

Nous avons apprécié le musée de Saskatoon, nous  continuons avec  celui de Yorkton qui explicite le peuplement tous azimuts de l'Etat. Sont présentés  de nombreux artefacts des différentes cultures, Ukraine, Irlande, Angleterre , Allemagne, juifs , doghobors…… Ce qui requiert toute notre attention c'est la collection d'engins agricoles motorisés dès les années 1900  vraiment impressionnante. Les colons se sont très  tôt adaptés au km2 à mettre en valeur.

Jour décisif, nous décidons de la date de départ pour réserver le bateau : 27 septembre si tout va bien sinon il fallait attendre presque un mois au risque de se retrouver sous la neige. Petit pincement au cœur malgré l'envie de retrouver les nôtres.

Bivouac ensoleillé  parmi les bâtiments en bois passablement en mauvais état d'une vieille ferme. Les chouettes s'envolent à notre approche.

Visite tardive du propriétaire des lieux qui nous souhaite la bienvenue.

 

cet abandon serait un rien poignant si on ne savait qu'une ferme moderne a pris la place

 

 

- 100 ans au compteur

Vendredi 27 juillet  - Route 16 – Minnedosa

De plus en plus de bosquets, de plus en plus de trouées de mares dans les champs, la plaine s’étire et tout-a-coup s’agrémente de quelques petites ondulations, presque des  collines ; un effort qui retombe tout aussitôt.

Minnedosa propose un musée en plein air de maisons issues de l’histoire des premiers colons. Fermé aujourd'hui sans autre explication.  Dommage.

Le Canada a soutenu l'Europe dans ses deux guerres meurtrières. La région  à payé un lourd tribu, en témoigne le monument aux morts.

On continue sous le soleil avant que gronde l'orage et que tombe une grosse ondée.

On passera la nuit sur une aire aménagée, soleil revenu,  bois derrière, immensité de blé à droite, immensité de  colza à gauche, pré en face. Typique.

hommage aux poilus de 14/18 et deuxieme guerre

(pour mémoire en 14 : 100 000 soldats engagés - 66 000 morts)

 

Samedi 28 juillet – Portage la Prairie

On cède a  la curiosité d’un musée qui sensibilise au flux de peuplement de la plaine,  de toutes origines depuis les années 1870 qui ont laissé les traces de coutumes toujours vivantes, des types d’habitat, l’accent mis sur le développement  sur fond de savoir des autochtones  et des européens. Ce sont des pages d’histoire en accéléré, de l’union des peuples autochtones (porteurs du savoir millénaires des chasseurs cueilleurs, encore à l’âge de la pierre)  aux premiers colons, est née une culture métisse. En un abrégé douloureux, il a fallu une guerre animée par Riel, puis la création de l’Etat de Manitoba pour que cette population puisse se faire reconnaître.

Des villages se sont construits pour répondre aux besoins, animés et portés par le rail.

Ont suivi des flots d’immigrants de toute l’Europe ; l’Etat a encore beaucoup de place pour que prospèrent de nouvelles initiatives. Le rail est toujours le fil conducteur du développement, minier, agricole, commercial…. Le sifflement des trains aux croisements – pas de passage à niveaux – c’est une composante du paysage qui accompagne le glissement  de convois de 2 km.

Bien sûr, toujours les mêmes objets qui ont fait leur temps, mais des axes de réflexion qui font toucher du doigt comment se forge une communauté.

Samedi 29 juillet –Winnipeg

La capitale, on arrive au Manitoba Museum a cote de l’Hotel de Ville, on se pensait encore en banlieue. Juste après ce seront les grands immeubles modernes, glacés, et s'y glissant quelques solides bâtiments du début du 20eme….. puis la ville s’étale le long de ses larges avenues en immeubles, bâtiments bas du siècle site le dernier, lotissements interminables de maisons séparées d'un mètre, précédées de leur petite aire de gazon impeccable. Et on renoue avec les publicités anarchiques.  Les arbres, les parcs, les jardins agrémentent tous les quartiers. Une ville aérée, ou on semble oublier le stress. Impression de touriste  ?

Beau parc en bord de rivière qui abrite le très sculptural Musée d’art du Manitoba. Il évoque les vieux silos, ces  grandes tours de bois qui dominent le plat pays.

On nous a dit, nous avons lu le plus grand bien du musée du Manitoba ; nous confirmons, on y explique l’idée directrice, on y revient tout au long du parcours ; de l'histoire géologique, de la flore à  la faune, des grandes plaines aux zones arctiques, des peuples nomades au peuplement métissé, de la baie d'Hudson aux prairies, de la charrette des pionniers au ketch de Nonsuch, un cheminement présente des montages grandeur nature saisissants.

On est en été -comme à la maison – on ne peut oublier que 4 mois par an la prairie sera couverte de neige, que la toundra règne plus au nord précédant les glaces.

Superbe, pas à  pas, on y suit la vie difficile de tous les hommes de culture traditionnelle primitive, des premiers trappeurs, des premières implantations commerciales, des colons des 19eme et 20eme…..

Une niche de francophonie en Ontario. Le quartier de Saint Boniface (10% de la population de Winnipeg) et sa cathédrale détruite par un incendie ; elle a été reconstruite dans le ventre de l'ancienne église entre les murs du vieux bâtiment en pierres, un parti pris de perspective et de mise en valeur remarquable de la façade sur son parvis.

Et on reprend la route des lacs, des étangs, des forêts. Les élans ne daignent pas se montrer, trop bien qu’ils sont dans leur forêt .

 

Un aperçu de la ville de Winnipeg

du 19eme siecle

à aujourd'hui

 

 

 

 

 

les arrivants de l'autre continent

trapeur commerçant

 

ces embarcations qu'il fallait porter dans les rapides

traineau léger

 

deux modes de vie 

l'architecture en"silo" du musée

Saint Boniface

la mythologie réinterprétée par

Lundi 30 juillet – Winnipeg – Steinbach

Steinbach et le Musée des Mennonites. Mennonites, Hutterites, Amish sont des anabaptistes qui depuis la Réforme cherchent des lieux d’accueil pour continuer à appliquer leur règle de vie, communautaire, simple, non-violente (anti-guerre), rurale, modeste dans son comportement quotidien. Idéal, non ? Mais…. La femme est soumise au patriarcat.

De Suisse, Hollande, Autriche Allemagne, ils sont passés au fil des siècles en Ukraine, en Russie, avant de traverser les océans vers les USA, le Canada, le Paraguay…

On parle ici de la communauté très présente dans cette région. Il faut retenir que leur volonté communautaire a fait naître des villages quand ailleurs l’habitat se dispersait. Ecoles, journaux, commerces, transmettaient langues, particularismes, avant de peu à peu intégrer l’école publique, la langue anglaise dominante, sans pour autant abandonner les sources de leur mode de vie communautaire.

Le musée présente des maisons anciennes transportées ici, meublées, vivantes, des atelirs d’artisanat, et…. un morceau du mur du Berlin, c’est dire l’importance de cette voie ouverte vers l’ouest.

Nuit en forêt

Mardi 31 juillet – Kenora - Dryden

Le paysage se modifie, parfois les rives des lacs sont maintenant presque escarpées, bordées de rochers arrondis, mordus par les glaciers, il y a bien longtemps.  Parfois même des barres rocheuses  cassent la vue, des étendues herbeuses se dégagent, des vaches  paissent et se repaissent.

Le grand plateau granitique antique est libéré de sa gangue.

Un camion gravement accidenté sur la route, le chauffeur sans doute endormi, aucun danger alentour. Depuis le Mexique  on n’était plus habitué.

Stop et bivouac pour les demarches de retour par internet (supermarche Walmart sans charme mais bien commode)

les bouleaux

les fleurs

les pins

rare "indian pipe" (tige, feuilles,fleur d'un blanc immaculé)

Mercredi 1ER aout – Thunder Bay

Il fait frais, il bruine, un atomne précoce, hier c’était le plein été ! On ressent très vite le vent du nord.

Je ne me repèterai pas, même paysage, pas lassant pour autant, chaque  bouquet d’arbre décrivant un paysage nouveau

Nouveau Walmart, nouvel internet

Jeudi 2 août -  Thunder Bay –  mine d’améthyste - Rainbow falls – Terrace Bay

Hier nous avons à peine aperçu le lac Supérieur. Enfin nous sommes dans la région des célègres Grands lacs d’Amerique du Nord – si vous avez oublié  Supérieur, Michigan, Erie, Huron, Ontario, la plus grande reserve d’eau douce du monde)

Thunder Bay offre au lac l’écrin d’un joli parc côtier, qui fait suite au grand port céréalier dominé par ses silos en série). Déjà vieille ville qui s’enorgueillit de vieux bâtiments de pierre du siècle dernier. Comme ailleurs, ville calme, sans stress apparent. Le lac Superieur miroite en bleu marine sous le soleil.

A la sortie, nous sommes désormais sur le bouclier granitique et ses dénivelés de faible altitude, qui pourtant crée des canyons, des cascades, des lacs que l’on surplombe. La route serpente un peu, mont un peu, descend un peu, les forêts se raréfient un peu, les villages se rapprochent, le tourisme fait clairement sa place.

Nous visitons une mine d’améthyste, rare et mystérieuse secrétion de la nature (on peut même récolter quelques pierres). Une faille dans le granite et au fil des millénaires se forment les cristaux magiques.

La jolie cascade de Rainbow falls et l’on s’arrête en bord de lac pour bivouaquer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le port, les silos, les voies ferrées

par la montagne, mais presque

ces curieuses yourtes sont les hangars des ponts et chaussées

si ce n'était les voitures, on s'y croirati .. 100 ans en arrière

l'oie du Canada omniprésente

l'homme debout inuit

lumière du couchant

 

 

  Vendredi 3 août – White River lake - Wawa – Fenton lake

Nous quittons tôt notre plage « supérieure » et sa mise à l'eau aux allures de port, objectif finaliser notre retour en cargo, compliqué par la période des vacances en France. Ouf !

Terrace Bay est dominé par son phare sur le lac, jolie vue sans les odeurs marines.

La route belle, le soleil, les étangs, les lacs, les pins, noyés de feuillus ou noyant les feuillus, rochers parfois…. Je me répète ? Les agglomérations (1000 habitants tout au plus) se font rares , quelques terrains de camping, et des parcs provinciaux fermés sans explication. Pourtant on a l'impression Ue le tourisme est le moteur. Exploitations forestières  et mines s'exploitent dans les profondeurs de petites routes, pour résultat les convois de wagons sans fin.

White River et Wawa deux petites villes, haltes routières  et touristiques tournées  vers les lacs, la pêche, le canotage …….

Bivouac près du Fenton lake

Samedi 4 aout – Agawa Rock – Parc Provincial Lac Superieur – Salut-Ste-Marie

Levés sous le soleil nous sommes rattrapés par le ciel gris, puis l’orage et la pluies. Nous avons atteint le Parc National du Lac Supérieur ; nous imaginons les jolies vues du lac dans la brume, nous regrettons les ballades forestières ou côtières que nous ne ferons pas sous la pluie battante.

Un peu de saveur du passé à la découverte des pictogrammes laissés par les Ogibwés, peuple nomade suivant les ressources des saisons, printemps pour pêcher dans les eaux du lac, été pour ramasser les baies, automne pour chasser l’oie…, hiver pour piéger. Ces dessins y racontent leur histoire,  leur mode de vie, leurs croyances ; on y reconnait un animal mythique, hyène + dos crêté + longue queue, c’est Missehepezhieu – ses coups de queue redoutables déclenchent les tempêtes –

Le caractère mystique, secret, du lieu ne fait pas de doute ; on y accède en passant un étroit goulet entre des parois verticales, il faut encore marcher un pas devant l’autre sur le rocher glissant pour contempler les dessins qui disparaitront un jour sous les fureurs répétées du lac.

On ne peut avoir une vue d’ensemble qu’à partir du lac ; combien de fois nous sommes-nous dit qu’on ne peut profiter pleinement de la region qu’en canoe. Au prochain voyage, notre canoe sera de la partie !

Sault Ste Marie Canada, les USA c’est de l’autre côté du pont. Dès 1798 fut construit un canal entre le lac Supérieur et le lac Huron pour le commerce des peaux. Il fut remplacé paru n ouvrage d’art en 1898 pour presque 100 ans. Le système d’écluses actuel voit passer plus de bateaux que Panama ou Suez dit-on.

Bivouac au Centre des Visiteurs

Lundi 5 août- Sault Ste Mary

Du lac Supérieur au Lac Huron, de la première écluse de 1798, du premier chenal de liaison des deux lacs a aujourd'hui, c'est l

En 1798 la première écluse , le premier chenal, l'amorce de la liaison Grands Lacs a l'Atlantique, c’était ici. La grande écluse moderne électrifiée- une première mondiale  en cette fin  de 19eme siècle – est toujours en parfaite activité réduite  certes aux bâtiments de tourisme. Les navires de commerce passent par les grandes écluses modernes.

A l’époque de l'industrie triomphante on construisait beau et solide, le parc valorisant le site accueille encore les élégants et massifs bâtiments de pierre rouge.

Tous ces efforts ont fait des grands lacs la région la plus dense et la plus riche du Canada et des USA.

Courses, internet, démarches administratives, et la journée se terminera près du centre des visiteurs heureusement  ombragé, car aujourd'hui sévit la canicule.

du Saint Laurent aux Grands Lacs Americains

fier bâtiment administratif

les femmes à l'honneur

le prix du sang

Lundi 6 août – rte 17 – Sudbury

Brume et humidité, atmosphère pesante, étouffante.

On croit suivre le lac, en réalité on aperçoit  des lacs, mais le lac Huron se  cache derrière les bois avant qu'on s'en éloigne tout à  fait en direction de Sudbury.  Des terrains cultivés  se dégagent, on est terre mennonite, confirmée par les panneaux de circulation hippomobile, les coiffes des femmes et les offres de produits fermiers. Puis bois et étangs reprennent leur droit, des mines sont signalées en approchant de Sudbury. La  ville doit sa richesse aux mines, cuivre, nickel…... ; mais la région souffre d'une pollution qui a fait naître ici des initiatives de recherche et de mise en œuvre de techniques antipollution qui font école (parait-il).

Expérience « gastronomique », la célèbre poutine ; je m'abstiendrai de qualificatif désobligeant pour décrire la chose : frites molles bien grasses + fromage fondu +le tout arrosé copieusement d'une sauce brune indescriptible!

Pour ce soir, fatigués de la brume et de la pluie, nous  camperons sur un  site de Parking de ski

les foins méthode traditionnelle

Attention, transport mennonite !

 

Mardi 7 août- Midland

Hier soir quelques, ce mati  des coins de ciel bleu et le soleil gagnera la partie.

Quittée Sudbury et ses grandes cheminées dont le sommet se perd dans les nuages (la pollution minière s’étale à 380 m d'altitude), on prend la route du sud longeant de loin la baie de Géorgie du lac Hudson. Les lacs, les étangs, les marais emplissent les creux des rochers affleurant.

On croise la rivière des Français, des routes vers des villages aux sonorités de chez nous, lointain souvenir d'un peuplement français du 17eme siècle, toujours vivant. On y parle encore français par endroit .

On approche du sud industriel et i dustrieux, la circulation se densifier, le comportement des chauffeurs s'urbanisent ( c’est-à-dire qu'il flirtent avec les interdictions)

Nous nous réservons de visiter le musée de Midland demain.

Bivouac ‘’Walmart'' 

pays de neige, ... lmusée cristal de neige

le sommet dans les nuages (de pollution ?)

Mercredi  8 août 2018 – Ste Marie des Hurons  -Toronto – Hamilton – Niagara on the  lake

Au programme du jour, les jésuites au Canada au 17eme siècle. Un superbe musée restitue les lieux de la mission jésuite 1637/1648 ; sombre histoire de foi, de transmission, de conversion, d’épidémie, de guerre inter-ethnique.

Au prix d'un épuisant parcours, canoe et portage, la mission  des jésuites et des volontaires – vient à la rencontre des Hurons ; c'est un peuple de  chasseurs, pêcheurs, cueilleurs, commerçants et  cultivateurs ; quand les épidémies frappent, la population huronne est déstabilisée, affaiblie ; les ennemis iroquois en mal de territoire attaquent. Ce sera la fin de la mission qui se repliera sur Quebec, enterrent ses morts.

De  cette histoire il restait les ruines de la mission incendiée volontairement par les moines avant le départ. Le musée a repris les plans pour reconstruire le  village avec les matériaux et techniques d’époque. Ce musée  offre un très beau parcours enrichi d'animateurs en costume. Une belle réussite de transmission. On y retrouve le ‘’style'' jésuite d’intégration , d'échange de savoir.

C'est peu dire que la population se densifie. Folle circulation a Toronto qui se propage dans  toutes les agglomérations alentour qui annoncent toutes des centaines de milliers d’habitants. Il faudra attendre la région des  vignobles pour retrouver un peu de calme. On ne s'attendait pas à des étendues de vigne en Ontario couvert de neige durant au bas mot 4 mois. Tout atteste que la région des Estate Winery (propriété viticole familiale ) est prospère, belles maisons, beaux chais..

Nous  campons pour la nuit à l’entrée de Niagara on the Lake, très élégante et  chic ville touristique.

teepeeen ecorce de boleau

structure

la maison longue clanique

enfumée pour chauffage, cuisine, conservation, anit-imoustique....

le canoe en bouleau autochtone sur fond de bastide jesuite en pierres

 

les details raffinés

les "murailles" et un habitant pressé

la vie au village

c'était nouveau aux Amériques

a la mode d'avant-hier

Jeudi 9 août – Niagara on  the  Lake – Niagara Falls

Nous avons une très belle photo de l'eclipse de 2017 offerte pas Cliff et Patricia  pour notre ami Michel; dommage que nos nos routes se soient séparées s ivite après nos échanges de landistes voyageurs.

Grande promenade pour admirer les  chutes, celle des US 300 m de large et le fer à cheval canadien beaucoup plus impressionnant. Nous aurons l'air blasé d’oser dire que ce n'est pas  comparable à l’immersion sauvage face aux chutes d'Iguacu, ou à la fureur des eaux islandaises. La foule envahit la promenade quand on voudrait se laisser pénétrer par la puissance des flots.

En repartant…… il y a comme un bruit…. Inquiétant. En cause la fixation de l'alternateur…… Recherche d’une pièce détachée et nuit dans un petit motel tout proche. On croise les doigts !

chutes americaines

le "fer à cheval" canadien

Vendredi 10 août – Niagara Falls

Pas de pièce de rechange, on s'en doutait, donc soudure et remise en place. Nous faisons confiance a notre garagiste bosniaque, diagnostic sur, atelier net . D'abord bourru il se révèle  à l’écoute et disponible, il fait son possible pour que nous ne soyons pas immobilisés jusqu'a lundi. Nous avons tout loisir d'admirer encore et encore le spectacle des chutes. Et à 5 heures, Bip bip ronronne  de  bonheur.

Nous poussons jusqu’à Niagara on the Lake. Même bivouac qu'avant-hier. Nous sommes seuls.

 

curieux écureuil noir

mes vignobles ontariens

Samedi 11 août- Toronto

Nous reprenons la route de la côte nord de l'Ontario. Nous prenons le temps de nous arrêter dans une Winery, modèle ‘’industriel et touristique', loin de nos propriétés familiales. La on ne cherche pas à  faire connaître et apprécier le produit, on cherche à vendre ; Nous ne sommes pas des amateurs a séduire, mais des clients à décider à l'acte d'achat. Déroutant ! Fuyons.

On coupe  pour arriver directement à Toronto ; directement mais pas rapidement, on est samedi et pourtant la  circulation est dense, il est vrai que Toronto  c‘est presque 3 millions d'habitants.

De très loin  se dessine la ligne des buildings desquels émerge l'aiguille de la CN Centre 553 m d'altitude tout de même. On traverse les quartiers, un peu du Pakistan, un peu de Chine, un  peu d'Italie….. les  gratte-ciels scintillent parfois enchâssent les vieux bâtiments de pierre ou de brique. Ville multiple, riche, explosant de vie . En y regardant de plus près on remarque aussi des campements d'infortune sous les ponts…..

On aurait envie de consacrer beaucoup de temps à flâner, le temps nous manque maintenant. Nous consacrerons u  peu plus de temps à Ottawa.

Nous pensions passer la nuit dans un parc, mais pas un garde à l'horizon pour obtenir l'autorisation. Danse et musique antillaises d'un groupe  coloré et tonique.

Nuit dans un petit centre commercial avec  la bénédiction de la responsabilité sable du drugstore.

Toronto, nous voila

 

mieux vaut ne pas avoir le vertige !

des migrants  confiants ?

photo volée, vie cachée

          

balcons suspendus agressant le ciel

           

c'est ça aussi le Canada, multi-ethnique et joyeux

                                  un souvenir familial lointain pour beaucoup de canadiens

    

Toronto s'éloingen et s'assombrit

Dimanche 12 août- Stouffville – Blackstock

Quelques préoccupations du quotidien, courses, grande lessive, et coupe de  cheveux (pour cette  dernière opération  c'est une prise de risque !). Nous sommes en plein  quartier asiatique.

Nous prendrons une route secondaire pour gagner Ottawa et échapper aux autoroutes.

A nouveau le Canada humide. Petites parcelles et polyculture, c'est la  ceinture  verte de la  capitale  ontarienne .Les moissons sont  commencées

Nuit sur la place du marché du petit  village de Backstock qui sent  bon le foin .Pas un bruit, pas un curieux.

 

Lundi 13 août  - Peterborough – Sharbot lake

Quelques collines pour distraire. Peterborough s'enorgueillit de son écluse hydraulique de 1904 , et nous piquons vers l'est par une route tranquille. Une polyculture à échelle humaine, entrecoupée de bois, de lacs, d'etangs, de marais, de roselieres, de fermes aux pelouses impeccables créent un paysage bucolique à souhait. Nous nous en retournons encore pour trouver le bivouac idéal sur ce qui est annoncé  comme la place du marché du village, entre prés  et fermes.

Nuit sur le parking boisé d'une usine désaffectée.

 

fantaisie nautique

 

Mardi 14 août 2018 – Ottawa

Jolie rencontre sur la route de Donald et Hélène, heureux propriétaires canadiens d'un rare Def Td5. Un plaisir d’échanger, dommage que nos routes  nous separent si vite.

LA capitale du Canada entre Ontario et Quebec. Délicieuse ville un peu surannée  et pourtant si moderne. Impossible de rater le monument emblématique du Parlement construit alors que le Canada n’était même pas une nation, un ‘’assemblage humain'' a l’ouvrage pour se constituer en une unité sociale.

Entre influence anglaise et française, Ottawa fut choisie et se battit pour  conserver son statut et son rôle capital. La magnificence et la taille des bâtiments était à l'image de l'ambition.

Le site avait conquit son importance avec l’énorme entreprise de construction du Canal Rideau qui permettait au Canada naissant d'etablir une liaison maritime entre l'Atlantique par le Saint Laurent vers les grands lacs nord-américains  sans plus dépendre des USA.

La rivière Ottawa (Outaouais), le canal Rideau, les nombreux parcs, les bâtiments historiques, les musées, en font une belle ville attachante, intéressante ou il fait bon se promener le nez en l'air.

Agréable balade le long du canal. Nuit sur un parking bien  connu a deux pas du  centre ville

le parlement reconstruit en 1916 après incendie

et sa bibliothèque n&am

XXXII - CANADA- ILE de VANCOUVER - COLOMBIE BRITANNIQUE - ALBERTA - SASKATCHEWAN - 26 juin au 21 juillet 2018

Publié le 8/07/2018, par rampon,

Mardi 26 juin – Port Angeles (USA ) – ferry – Victoria île de Vancouver (CANADA)

Nous aurons parcouru l'Ouest américain, sans beaucoup rencontrer les américains, c'est un choix un peu imposé  par le manque de temps.

Nous abordons le CANADA par mer, sous le soleil, sur l'île de Vancouver - paraît-il un ‘’ résumé ‘’ du Canada. 

Tranquille traversée  de 90 mn sur le Coho, avec wifi bien utile pour la mise à jour des cartes.

Dédouanement en deux temps trois mouvements. Petit tour de Victoria, coup d'œil au Palais du Gouvernement, massif  comme on savait  faire à la fin  du 19eme. Jolie ville sous le soleil ; circulation déconcertante, rue interdite sans sens interdit, nous cherchons encore à comprendre  ce qui nous a échappé.

En tout cas nous échappons de la  ville par le nord, suivant la rive ouest de la baie de millbay. Mer bleu marine et sapins vert sombre, ciel d'azur.

Bivouac face à  la mer.

 

 

 

 

 

Mercredi 27 juin 2018 – Duncan

Les Canadiens sont sportifs, si l'on en croit l'affluence de joggeurs le long de la  côte ; il ne faut peut-être pas généraliser hâtivement !

Départ après une petite balade dans les galets bruissants.

Duncan doit sa réputation  a sa belle collection de totems issus de la culture indienne ; les œuvres trouvent leur source dans les thèmes  traditionnels indiens, l'oiseau du tonnerre, la baleine, le chassuer de baleine, l'ours, le saumon , le corbeau, la chouette  le soleil, le serpent de mer, le père, la mère, l'enfant …… chaque artiste exprime sa propre personnalité confronté au gigantesque tronc.

Le musée de Duncan ne manque pas d'intérêt, pas tant par la qualité des objets que par ce qu'ils représentent  : le souvenir du peuplement très  divers de la ville, les autochtones, les européens  du 19e siecle, les chinois, les indiens, venus construire le train, les japonais (en voisin), et récemment les syriens.

Patricia nous accueillera très  chaleureusement au Centre des visiteurs,  pour nous guider dans la découverte de l'ile.

Bivouac champêtre sur la route de Chemainus.

                         

 

 

Jeudi 28 juin – Chemainus – Nanaimo – Parksville

 

BON ANNIVERSAIRE FRANCK

Le choix des itinéraires ne pose pas de problème, une seule route sur la côte est et une transversale.  Donc direction nord et inutile de penser suivre la côte, les routes qui y mènent se terminent sur des propriétés  privées.

Première étape à Chemainus qui jusqu'en 1983 vivait de scierie et exportation de bois – le seul port en eau profonde de Colombie Britannique.

Aujourd'hui la spécialité. … c'est le mur peint ce qui assure une affluence touristique a la ville qui fait ainsi revivre le  passé au profit du présent.

Nanaimo, joli port, joli panorama, joli parc en bord de mer, très  agréable. Déjeuner au soleil d'une quiche presque française, nous savourons.

Stop a Parksville en nord de mer  au  bout d’une rue oubliée des promoteurs.

presque toute l'histoire sur ce mur

la tradition du flottage toujours vivante

 

Vendredi 29 juin – Port Alberni

Il pleut, normal, même si le climat est réputé le plus clément du Canada, il  n‘en demeure pas moins…. humide.

Ce qui explique la forêt  cathédrale, autrement dit une forêt  native, humide, profonde, les arbres s'élançant à  des 70 mètres, échevelés de mousses, enchevêtres de leurs ancêtres  abattus par l'âge, les pieds dans les fougères.

Le ciel se dégage sur la route de l'ouest, la seule qui traverse l'ile, sinon c'est a pied qu'il faut affronter la forêt et le massif encore enneigé.

Circulation intense sur cette route sans issue . On est a la veille de la fête nationale du 1er juillet, les touristes canadiens affluent sur la côte .

Course et dejeuner  à Port Alberni  sur le lac Sproat. Le bois y est toujours l'activité principale.  Nous visiterons au retour.

Bivouac champêtre sur u e piste au bord de la Taylor river. Lessive les pieds dans l'eau au soleil.

de la vraie brume épaisse qui imprègne tout et le pourquoi de ces effets de vert nature

Samedi 30 juin – Ucluelet – Wickanninish Centre

Vain espoir, la bruine du matin ne se lève pas, il pleut, il mouille, sombres perspectives sur la riviere, ses étranglements, sur le lac Kennedy blanc d'acier sous une chape de brouillard. On y croit, l'horizon s'éclaircit, un peu, il pleuviote toujours, petite pluie insistante, pénétrante.

Un bon jour pour se distraire au restaurant, ou ce qui y ressemble le plus par ici, puisqu'on n'y sert pas seulement des hamburgers. Finalement assez bon, meme si les pâtes  au saumon fumé  ont jn petit goût  sucré .

Les rues mornes, les jolies maisons tristement humides n'incitent pas à  la flânerie. On reprend la route en espérant une embellie. Nous voici sur la plage, les surfers surfent, les familles se rassemblent autour d'un feu ; Difficile de distinguer brume et fumée. Enfin il ne pleut plus, mais personne a la baignade.

Petite halte pour une balade dans une tourbière. La végétation y végète en foisonnement, les arbres y meurent en adolescence, les petits pins tortueux (japonais ?) y fantasquent ; l'humus profond s'y fabrique à son rythme.

Le centre des visiteurs nous permet d'acquérir le laisser-passer nécessaire pour tous les parcs nationaux. Depuis hier nous étions en totale infraction et en totale tranquillité (nous n'avions pas lu les informations)

C'est aussi un intéressant musée riche d'enseignements sur le respect de la nature nourricière, consacré  a la  culture traditionnelle des Nuu-Chah-Nult, chasseurs de baleine, vivant des ressources de la terre et de mer ; le cèdre sert a construire les maisons, de l'écorce  jeune on tire un fil pour les paniers, les vêtements …. Dans la baleine tout sert, la viande, le gras, les fanons…… peuple de  cueilleur, de chasseur, qui vie des ressources primaires de la nature.

Nous rencontrons Lise , chaleureuse canadienne quebequoise d'origine qui voyage léger dans sa voiture. Une  connivence rapide s'établit.

Un jeune ours nous surprend sur la piste du bivouac du jour. Bivouac en forêt (à la limite de la forêt nationale bien qu’on ne perçoive pas la limite )

plaisirs des plages  solitaires

pique nique estival au coin du feu

monstre jailli de la forêt échoué face au Pacifique

Dimanche 1er juillet -Tofino

Le vent dégage  enfin le ciel bleu de l'emprise nuageuse. Du sommet Radar Hill (172 m) on a  vue sur le Pacifique et sur la baie. Aujourd’hui foule sur les parkings d'accès a la plage…. Plus de surfers dans l'eau pagayant dans les rouleaux que debout, acrobates des vagues. Pas facile ! L'immense plage de sable ce 16 km est balayée par le vent, la mer bleu marine crête. Personne a l'heure ce la baignade.

On n'est pas en France, a chacun ses responsabilités, pas de surveillance de plage, des avertissements, des conseils. L'accès libre  la plage est préservée , sous réserve d'avoir payé un pass d'entrée à la forêt  nationale.

Nous nous sommes acquittés  du laisser-passer annuel pour tous les parcs nationaux. En liberté dans tout le Canada.

Jour de fête nationale a Tofino, nous attendions des festivités ; rien si ce n'est une  compétition de skate. Jolie ville touristique sur une pointe rocheuse, une ravissante vue sur un  bras de mer confère un charme certain à  ses rues en pente.

Visite de la galerie d'un peintre local réputé.  D'abord séduit par ses œuvres d'inspiration traditionnelle, on se lasse vite du procédé  maîtrise  ne laissant pas place  la spontanéité d'expression.

Retour au bivouac dans la forêt. Cueillette de mûres, feu de bois et  confiture. Il fait beau, le soleil brille.

le vent prend son élan pour balayer la plage de 16 km 

oeuvres de Roy Vickers

Retour au bivouac dans la forêt. Cueillette de mûres, feu de bois et  confiture. Il fait beau, le soleil brille.

Lundi 2 juillet – lake Sproat – port alberni

L'ourson nous attendait sur la piste, dégustant les mûres en toute quiétude.  Sa mère ne le surveille pas de près.  Le soleil nous fait apprécier la route retour,  côtoyant rivières, lacs et bras de mer.

Pause déjeuner au bord du lake Sproat, rendez-vous dominical st familial autour des tables.

Sujet sérieux du jour, le gaz. Inutile de penser au remplissage  de nos  bouteilles nous devons jnous résoudre a l'achat d'une bouteille canadienne - trop encombrante pour se loger dans nos installations – Il faut aussi trouver le détenteur adéquat et le moyen de raccorder a l'installation existante.

Sauvés, c'est installé mais encombrant.

Bivouac au camping de l'Eglise baptiste !

on se sent petit !

Mardi 3 juillet – Little Qualicum Falls – Little River

Ciel limpide, grand soleil. Un plaisir de pouvoir aller voir la ravissant Chute d'eau de Qualicum Falls. On a vu plus spectaculaire certes ; lieu enchanteur où j'aimerais m'oublier au bord de l'eau limpide aux teintes de  cristal variant au gr gré  des flots, des jaillissements , des  courbes, des éclats de lumière , des ombres subtiles des arbres. Dommage, on peut admirer, on ne peut pas approcher. Le bonheur a ses limites légales ici aussi.

Curieux découpage grillagé  sur la plage, parsemé de paquets rouge. Les huitre s'y amassent, deux personnes s'activent à la récolte.  Pas de  vente, servez-vous vos deux douzaines …. gratuitement.

Apres une vaine tentative d'actualiser le blog, nous dormirons sur le parking du ferry pour traverser vers le continent demain.

Les huitres résistent sauvagement à la dégustation. Robert les attaque à la pince  coupante ; ses doigts y échappent à peu près. Énormes, laiteuses, savoureuses... , pain de seigle, vinaigre de cidre, échalotes……. C'est la fête à bord.

construction naval et récupération (tonneau)

les petites reines bien installées

Mercredi 4 juillet - Powell River – Lang creek

Traversée ensoleillée pour gagner le continent à bord du Salish Orca. Les cimes enneigées des Rocheuses émergent de la  chaîne  bleutée par la brume ; le ferry laisse une traine  somptueuse dans le bleu profond ce l’océan.

Le ciel se  voile, reste à trouver le bivouac idéal de la nuit. La côte est entièrement construite de résidences  individuelles, laissant place à quelques entrées piétonnières  sans parking.

Voilà un bivouac sympathique au bord de la claire rivière ; Nous visiterons demain Lang Creek, découverte et préservation de la flore locale et du cycle de vie du saumon ; pour votre information le saumon pacifique meurt après être remonté à la source se reproduire, le saumon atlantique a une chance de s’en sortir. Il n’y a pas moins de 6 sortes de saumon.

Finalement nous passerons la nuit dans le jardin de Hans, qui est venu nous inviter après avoir discuté un moment. Hans fut suisse, boulanger, a épousé Carol canadienne… un vrai canadien ! Il passe une retraite heureuse et paisible, souriante et gaie.

Sa maison évoque le charme d’un chalet suisse, jardin fleuri à profusion, prairie sur fond de forêt : 3 hectares de nature apprivoisée.

Jeudi 5 juillet – Saltery Bay – Earls Cowe –  Sunshine Coast Highway - Coast Gravity Forest

Nous passons une partie de la matinée avec Hans et Carole, petit déjeuner Suisse, visite du jardin, discussion très gaie, un délicieux moment de partage chez ce couple très avenant au sourire contagieux. Nous dégusterons ce soir, haricots et petits pois du jardin, la gastronomie comme nous la comprenons. Plaisir rare.

Il faut bien partir ; nous sommes sur le continent mais il ne faut pas croire que la route nous mènera directement à Vancouver. De route directe, il n’y en a pas qui traverse ces terres humides de bras de mer, de lacs, d’étangs, de rivières…. De l’eau, de l’eau, la vie se concentre sur la côte, et de rares chemins forestiers d’exploitation.

Nouveau Ferry et belle balade en mer, côtes assombries de pins, dents des monts enneigés… et soleil. Super ! La croisière comme je comprends, seulement le plaisir, sans les artifices.

Un chemin forestier nous accueille pour la nuit. Pas d’ours à l’horizon.

en croisière ! (de une heure et demie)

Vendredi 6 juillet – Bowen Island – Horsehoe Bay – Surrey

BRAVO LOUIS – A TOI L AVENIR !

Encore une jolie promenade en approchant la mer de temps à autre, vue plongeant au travers de la forêt. Pourquoi ce ferry est-il gratuit ? Mystère et seulement à l’aller vers Vancouver, pas au retour !

Nous rageons, après avoir essayé la Wi-Fi Mac Donalds, la wifi du ferry se montre récalcitrante. Impossible d’avoir Skype. C’est vraiment frustrant. Nous n’avons jamais eu autant de problèmes de communication

 Même problème au camping, pas de liaison.

On se console en faisant la lessive !

qui aurait dit qu'un pont pouvait être aussi...aérien, gracieux, poétique

Samedi 7 juillet – Surrey

Journée très terre à terre au camping : lessive, mise à jour du blog, téléphone réconfortant à la famille….. le temps n est pas si résolument estival que nous fassions un tour à la piscine du camping.

 Dimanche 8 juillet - Vancouver

Nous repartons en fin de matinée. Approvisionnement, les réserves fondent  vite.  Nous traversons Vancouver, quartiers coréen, japonais, chinois avant d’arriver au Musée d’anthropologie, trop tard pour le visiter . Il est au milieu d'un parc universitaire verdoyant.

Bivouac  sur la rive sud d’English Bay, face a la chaine des Rocheuses, une prairie douce au pied pour les ébats. C'est dimanche, dans le calme, pique-nique, vélo, jogging, parasols, voile, canoe, loisir familial…..

Un groupe de  batteurs, tambours, tambourins de tous types font de l'improvisation ; les uns arrivent, d'autres repartent, les rythmes évoluent, accélèrent, se calment, s’arrêtent, reprennent…. Assez envoûtant.

 Nous commençons à nous installer pour la nuit, vue sur  mer imprenable ; c’était sans compter sur la rencontre d’Érica  accompagnée de son amie Mona, qui nous invite chez elle. Plaisir supplémentaire, Erica parle très bien français pour avoir séjourné plusieurs mois à Nancy, plaisir d'être si généreusement invités, plaisir d'un verre de vin partagé, plaisir d'une  conversation avec la voisine qui a travaillé longtemps au CERN, plaisir d'une jolie maison et d'un jardin joliment fleuri et ombreux, plaisir d'un surprenant  colibri (je ne soupçonnais pas qu'ils pouvaient survivre aux frimas canadiens), plaisir d'une soirée amicale…. Et plaisir d'une vraie chambre douillette, d'une vraie salle de bains civilisée- ne faisons pas la fine bouche, le confort s'apprécie –

Relax

La plage, la baie, Vancouver

Lundi 9 juillet - Vancouver

Plaisir du sourire matinal d’Érica, plaisir du petit déjeuner français pris chez Didier, boulanger pâtissier français – moment délicieux-  Erica doit partir au bureau et nous partons à la découverte de la ville .

Le parc Stanley occupe le poste avancé de la petite péninsule qui contrôle au sud la baie de Vancouver, 400 hectares de nature maitrisée  face à la mer offerts aux citadins, cyclistes, joggeurs, touristes, se partagent l'espace en douceur. On ne peut ignorer la place du yachting, port immense, hangars à bateaux démesurés- on est loin de notre petit club du Grand Large – Les bateaux de croisière viennent en prolongement de la masse des immeubles modernes – le noyau visible de la  ville. La mer est  calme, les mortes eaux laissent une large place à la grève. Nous prenons le temps de profiter de toutes les trouées  sur le panorama.

Puis direction un peu plus au sud  point Creek et le musée d’anthropologie (MAO ou UBC Museum).Les héros du jour sont les totems monumentaux, qui étaient plantés  devant chaque maison familiale. D'autres soutenaient le pignon de la maison, ou plus petits de la maison des morts.

Superbe collection, assortie de sculptures traditionnelles dont on aurait mieux compris le sens avec des explications en Français. Y-a-t-il deux langues officielles au Canada ? Très riche collection de sculptures, objets usuels, décoratifs des peuples natifs locaux.

Des rapprochements intéressants présentent des artefacts de  cultures ‘’primitives'' d'autres continents. Nous ne pensions pas passer autant de temps, nous nous sommes laissés porter pas a pas assez fascinés .

La journée a passé très vite et nous rejoignons la maison d’Erica et les effluves du plat mitonne à notre intention.

Mieux encore après une journée  de travail elle a pris le temps de trouver des huîtres  et de faire la  cuisine, délicieuse.  Longue soirée  de conversation ; Nous nous trouvons des points  communs, des mains qui aiment créer, cuisine, tricot, peinture …Délicieuse soirée et bonne bouteille de vin français.

Nouvelle nuit dans un lit douillet !

l'etandard de la Colombie Britannique

VUES DUBPARC STANLEY

on est fervent de voile ici

souvenir amérindien... d'hier

et aujourd'hui, les gratte-ciel et le paquebot de croisière

 

EN VILLE

des rires inquietants

AU MUSEE D ARQUEOLOGIE

lun certain regard

un totem qui a retrouvé sa place (un seul arbre sculpté)

 

 

une robe en peau quasi diaphane

 

 

 

 

 

Mardi 10 juillet – Vancouver Granville – Hole – Gale

Un petit tour dans le  vieux quartier de Granville avant de reprendre le Portman Bridge et ses voitures haubanées.

L'autoroute suit le cours de la Fraser, se débarrassant bientôt d'une densité  banlieusarde pour se border de forêts.  À Hope direction plein nord , le long de la Fraser qui s'étale. Yale bien calme aujourd'hui eut son heure d’intense activité, chercheurs d'or et  construction du  chemin de fer, à croire que l'un ne va pas sans l'autre. Il reste l’Église une maison, et matière à présenter un musée, charmant sans que je sache définir pourquoi….. rien   d'inédit

Nuit près de la petit église catholique triste et grise, abandonnée, toute proche, en  cul-de-sac.

atmosphère urbaine, un peu brumeuse, un peu enfumée

une petite eglise discrete qui a vu des jours meilleurs au temps de la ruée vers l'or

Mercredi 11 juillet – Vancouver

Mieux vaut en rire, les distractions de Robert. Il a laissé  sa pochette avec tous ses papiers chez Erica(passeport – papiers de voiture – assurance….) ;  il faut vérifier – oui ….. ouf !

Donc, marche arrière de quelque 180 km à Vancouver, ce qui nous laisse le temps de faire changer la batterie auxiliaire, pas moins de 5 garages, et finalement nous avons du nous résoudre à acheter une batterie que Robert mis en place en tempêtant contre les constructeurs anglais si peu pragmatiques.

Sourire d’Érica assez gentille pour ne pas rire. Encore une belle soirée et une nuit douillette.

il est tellement beau que je le montre à nouveau

Jeudi 12 juillet – Vancouver – Yale

Vrai petit déjeuner canadien, pancake maison et sirop d’érable, une heureuse découverte, recette à reproduire.

On s’attarde, on s’attarde, mais on finit par partir avec un peu d’émotion. La circulation est dense mais tranquille. On prendra la route ouest pour rejoindre Hope. Petite route plus champêtre, qui s’étend en grande plaine cultivée, myrtilles, pêches, fraises, framboises….. c’est de saison.  Les Rocheuse arborent leurs coulées glacées à l’horizon.

Le trafic est intense sur les deux voies qui bordent la Fraser. 2 ou 3 locomotives et 150 wagons , c’est la norme : minerai, containers chinois….

Nous terminons notre promenade près d’un petit cimetière herbeux dans une clairière.

Cueillette de mûres jaune, rouge, noire qui donneront une saveur locale à notre salade de fruits.

MEMEE ODETTE ON PENSE A VOUS

Vendredi 13 juillet – Cache Creek – Kamloops- Rayleigh

Le soleil chauffe plus fort, on atteint des sommets (500 m), les pentes se dénudent ; c’est la région la plus chaude du Canada ous dit-on. Les montagnes enserrent le Fraser en Canyon puis s‘écartent en collines, pour faire place à un plateau raboté.

Couleur de cendre, d’or, de feu….. l’histoire géologique spectaculaire.

Culture intensive de  luzernes, de prairie artificielle, de maïs qui verdoient dans ce décor desséché arrosé d’immenses lances d’arrosage, pour répondre aux besoins d’immenses stabulations.

Virage à l’ouesrt en direction de Kamloops où nous nous consacrons à Bipbip qui a besoin de soins (vidange). Enregistrement de l’engin (informatique inconnu) et vaine recherche d’un filtre auront duré deux fois plus longtemps que l’opération technique.

En amérique latine nous avions toujours  réussi l’opération, ici il a fallu que nous fournissions le filtre introuvable ici !

Nuit dans un petit village de Rayleigh au bord de Thompson River

Samedi 14 juillet – Blue River

Aujourd’hui nous avalons les km de la superbe route suivant le cours de la Thomson River, tantôt large et tranquille, tantôt agitée de remous par les rochers de son cours, tantôt verte ; tantôt opalescente, tantôt au milieu des champs et des prés, tantôt se coulant entre les pentes boisées. Apparaissent les sommets eblouissants de Rocheuses, tout proches semble-t-il , en réalité encore à 300 km.

Nous tentons un bivouac dans une ravissante clairière au bord d’une petite rivière, nous déchantons vite attaqués par les moustiques. Le très joli plan d’eau, bien aménagé pour la baignade ne nous tente guère, bordé qu’il est par la voie ferrée !

Surprise du jour, un bel ours noir a deux mètres devant nous paissant, impassible, le long de la route. Photos.

Au final bivouac sur une aire de repos dans une clairière au bord dela Thunder River grondante.

Illumination de Bipbip pour le 14 juillet Je ne crois pas que l’on dansera !

illuminations du 14juillet à bord 

Dimanche 15 juillet – Jasper

Superbe route de montagne, large, ensoleillée, d’admirables points de vue sur la Thomson, ajourd’hui d’un bleu vert d’opale, reflétant les pentes boisées et les sommets de cendre ;

Et tout à coup l’éblouissement, à un virage apparaît le mont Robson, une splendeur tout en angles aigus, en stries horizontales ponctuées de traits de neiges éternelles. On ne le quitte pas des yeux à l’approche de Jasper.

Curieux, le centre d’information touristique ne bénéficie d’aucun panneau, d’aucune flèche pour l’annoncer sur la place principale !

Une longue alignée de camping car en bord de rivière, tous ceux qui nous ont doublé toute la journée. Nous sommes la tortue de la route, poursuivie par des monstres 3 fois plus puissants et 3 fois plus longs que nous. Ce qui nous permettra peut-être de trouver une place de camping.
Ne rêvons pas, nous serons au nord sur un camping rudimentaire (toilettes, poubelles, table, ni eau, ni électricité), site privilégié en pleine nature.

L’homme du jour

Terry Fox a 20 ans ; atteint d’un cancer, il n’a plus qu’une jambe, une prothèse et une volonté de vivre sa vie pleinement. Il décide de rallier l’Atlantique canadien au Pacifique, en parcourant un marathon par jour. Il récolte ainsi des fonds pour aider à combattre la maladie. Plus de 5000 km et deux ans plus tard il est arrêté par une rechute à Hope. Il avait 22 ans.

En mémoire de ce bel exemple d’humanité, de volonté, d’abnégation, le marathon de Hope se court chaque année.

Lundi 16 juillet –

Nous voila au cœur du sujet : les Rocky Mountains qui,  à vue enserrent d’un peu loin Jasper. Jasper sent bon le tourisme bien organisé. Besoin d’une photocopie, la bibliothèque municipale assure le service.

La carte de la vallée nous promet mille merveilles, monts et lacs, rivières et cascades. On en prend plein les yeux. Comment transmettre ces images de pics complètement lisses, retenant la neige dans les dénivelés, supportant des glaciers étincelants, alimentant des rivières d’argent, des lacs d’émeraude, des couleurs jamais vues, dans des nuances stupéfiantes, changeantes.
Les eaux cascadent des pentes abruptes, en jets puissants, en souffles de bruine irisés d’arc-en-ciel ; les plaines glaciaires inondées d’eaux chatoyantes chantent sous le soleil. Les lacs reflètent la géométrie des pics…… .

Fascinant, voila le mot.

Bivouac au pied des glaciers, dans le soleil déclinant. Splendide.

V

Mardi 17 juillet –

 

 

Mercredi 18 juillet- Kicking Horse Pass  – Spiral Tunnels  - Natural Bridge – Emerald Lake – Louise lake[rg1] 

Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin, pas plus que nous, d'ailleurs le soleil, revient. L'histoire de la région c'est l'histoire des amérindiens bien oubliés, de la  construction de la voie ferrée, du développement  tourisme d'abord de luxe, du ski …….

Pourquoi le rail dans ces montagnes  si difficiles d’accès ? à cause d'un ingénieur  tombé  en admiration, et aussi plus prosaïquement pour créer au sud une voie concurrente du rail américain.

La nature demeure maîtresse des lieux, un peu domptée mais si peu, du pont naturel s’échappent les flots déchaînés ; LA voie de chemin de fer s'est dotée d'une fantaisie de tunnels en spirale  pour éviter une pente dangereuse (le cinquième wagon était 5 m plus haut que la locomotive !), les grands hotels-chateaux accueillent les touristes du monde entier ; on n'a gardé que le souvenir des guides suisses qui ont même accompagné les princesses d'Angleterre dans les années 1900.

Le lac Emerald le bien nommé  charme  toujours dans son écrin de verdure, de roche et de glace. Le lac Louise reflète toujours les splendeurs du Grand hôtel.

Journée des merveilles.

Mais…..pas de place au camping, nous nous replions sur un parking de départ de rando, pas de béton, la terre, la nature, un ruisseau qui murmure.

Aujourd'hui on a le choix, la route, le rail , la rivière  très agitée.  Les touristes affluent dans ces parcs nationaux nés il y a plus de 100 ans.

Jeudi 19 juillet – Vermillion lake – Banff – Canmore - 1A

 Le ciel menace, la montagne se borde de nuages. L’autoroute protege autant que fire se peut protege faune et flore, barrières et ponts favorisant le transit des animaux.

Une zone humide de plaine glaciaire entoure le lac Vermillion, pas de chance, les animaux sont en balade aujourd'hui.

 Le joli village de Banff est le point de départ des skieurs, des randonneurs, des escaladeurs, des cyclistes,  des adeptes des sports d'eau sur le lac Minnewnda…… poste avancé  de la grande  ville touristique de Canmore.

Nous choisissons de quitter l'autoroute pour la vieille route 1A  direction Cochrane. Les pics s’éloignent du plateau une évocation de  certains paysages sibériens, terres un peu dénudées ou humides, bouleaux, chevaux en liberté. ….

Bivouac dans la steppe. Deux hardes de chevaux se partagent la prairie, inquiètes  lorsque je m'approche, elles stoppent et avancent vers moi à  l'intimidation.

chalet des guides  suisses

le ciel assombrit les tons

 

EN TERRITOIRE AMERINDIEN

taÏga canadienne

après le rassemblement

Vendredi 20 juillet – Calgary - Cochrane

qui s'annonce par ses maisons aux teintes éteintes serrées  les unes  contre les autres, les autoroutes, les buildings, on continue sans s'arrêter , far-east…..

La plaine s’étire, s’étire d'abord ponctuée de villages résidentiels qui laissent la place à la plaine, infinie. Cochrane est un nœud ferroviaire qui voit se croiser trains de céréales, de pétrole, de minerais…… deux trouées souvent paralleles dans l'immensité, le rail et la route.

Les silos tels des cathédrales pointent dans le ciel.

La fin du voyage approche,  nous commençons le processus de réservation du voyage retour !

Rares terrains de camping. La fatigue se faisant sentir nous stoppons au bord d'un chemin de ferme(que l'on s’aperçoit pas).

bivouac tranquille

blanc de neige, l'eau qui dévale des glaciers

ou bleu marine

quand la route rejoint... l'infini

Samedi 21 juillet –Bassano - Brooks- Médecine Hat

Tout est démesuré, l'horizon qui se perd, les champs dont on ne voit pas la fin, !’intensité du ciel sans nuage malgré l'air frais du matin, les rouleaux de foin par dizaines par centaines, les silos en  rangs serres, massifs ou furieusement dressés, les rampes d'arrosage avançant aveuglément, crachant, brumisant, jaillissent.

L’élevage prend place, grandes prairies, grands troupeaux noirs et puits de petrole ou peut-être de gaz qui pompent paisiblement. Toutes les ressources énergétiques a portée de main, le soleil, le vent de la plaine, le pétrole, la prospérité !

Show de voitures anciennes ou exceptionnelles au village de Bassano. On nous propose de  nous exposer ! Notre Bip bip suscite toujours l’intérêt.

Pizzeria à Brooks, notable, la meilleure que nous ayons mangée depuis le départ. Trop tard pour visiter la poterie de Médecine Hat, en activité depuis 1885 grâce à l'argile trouvée sur place, et au rail pour le  commerce.

Route nord pour joindre Sasakatoon, le nom sonne bien.

Nuit dans la plaine.

teepee symbolique

grenier à grain des km de champs

champ de pétrole : un champ à vaches parsemé de pompes

Bipbip ne dépare pas au milieu des vieilleries exposées

fermières mennonites d'aujourd'hui

 


XXXII - 3 - USA - 13.06 au 25.06.2018

Publié le 7/07/2018, par rampon,

Mercredi 13 juin -Joseph Scenic Byway -Beartooth Scenic Byway- Lula pass – Yellowstone

Disparaît de l’horizon Beartooth, la plaine s'élargit, la Lamar alimentée  des multiples petites cascades, ci te des neiges, se perd en méandres , lacs, étangs, tourbières ;  les troupeaux de bisons, les  vieux solitaires prospèrent dans les plaines ; certains se débarrassent de leur lourde toison d'hiver en s'ébrouant dans la poussière ; d'autres effrayés salopent à l'aveugle, masse d’énergie  impressionnante. Ne nous y trompons pas ce sont des animaux sauvages.

Plus loin une mère ourse pait surveillant son petit (sans un regard pour les touristes curieux). Au bord de la riviere trois petits suivent leur mère, tous indifférents aux spectateurs. Notre curiosité est  comblée, mais nous aurions préféré les rencontrer en tête à tête.

A l'heure du déjeuner nous retrouvons par hasard Sylvie et Manu et apercevons un   American badger (pas d equivalent  chez nous) trop rapide pour la photo.

Nous rejoignons l'entrée nord ouest mais pas un camping libre. Sortie du parc et bivouac le long de la riviere.

en famille

abandon de la toison hivernale

Jeudi 14 jujn – Mammoth Hot Spring – Norris – Madison

Journée placée sous le signe des forces de la nature en action, le  Yellowstone des dépliants  touristiques, fumerolles, vapeur, odeurs soufrées, jaillissements  colorés  des entrailles de la terre. Le site de Mammoth en est l’illustration parfaite ;   la conjugaison des eaux de ruissèlement et de la géothermie produit des cascades de calcaire étincelant parfois teinté  de jaune canari, de vert, d'orange, d'ocre, au gré des oxydations.  Les eaux en nappe laiteuse  bleutée, boueuse, limpide…. s'étalent ou glissent en frémissements.

Les sites se multiplient le long de la route, rondeurs de calcaire blanc, ou dégradés sulfureux, la Gardiner River se faufile entre la forêt dense.

Il faut compter avec la fréquentation  touristique qui nous oblige a quitter le parc pour trouver un hébergement. Sortie ouest par Madison. Camping Baker'sHole.

Vendredi 15 juin -  Lower Geyser Basin – Midway Geuser Basin  - Upper Geyser Basin – Old Faithful Geyser – lewis Lake

Journée infernale, les feux inquiétants des entrailles chauffant les eaux, brulant les terres, colorant en nuances surnaturelles les puits, les ruissellements, formant des dômes béants d'où  s'élèvent vapeurs, fumées, et geysers.

En tous points ces fumerolles ondulent entre les arbres, dans le  cours même des rivières,  au milieu des prairies piétinées par les bisons.

L'eau se  colore de nuances incroyables des organismes capables de s'adapter aux températures et aux sources quelque peu agressives.

Le clou sera le Oldfaithful ; on aperçoit d'abord un cône  blanchâtre d’où s'échappent  des nuées argentées  puis quelques petits jets d'eau et enfin le majestueux et puissant panache des  infernales eaux bouillantes (plus de 30 m)…… exclamations de la foule ; et le phénomène se reproduit à  peu près toutes les 90mn, le temps que la ‘’marmite'' soit à nouveau sous pression.

Court commentaire mais riche journée  d'images que nous stockerons précieusement  en mémoire a côté des souvenirs impérissables  d'Islande.

Bien sur pas de place dans les  campings les plus proches, nous descendons jusqu’au Lac Lewis.

 

sublimes beauté et puissance des profondeurs

Samedi 16 juin 2018 – Hayden  valley ( Mud Volcano – Sulphur Caldron – river Yellowstone lower et   Falls – arbre pétrifié) – Canyon Falls - Blacktail Deer plateau – Gardiner

Dernière journée a Yellowstone, remontée nord par l'est. La vallée Hayden recèle d'autres  sites tourmentés de boues brûlantes, de bouillonnements effrayants, de blanches concrétions auxquelles il ne faut pas se fier…..

Merveille des merveilles, Yellowstone se déchaîne  en une  chute d'eau vertigineuse, plongeant dans une gorge aux couleurs qui inspireraient plus d'un peintre.  Les déclinaisons de tous les tons de feux imaginés par la nature, ombrés des nuages agités, tourmentés par les formes apocalyptiques des roches pour toile de fond des eaux enragées…….

On longe la profonde entaille du Yellowstone, dominé  de roches déchiquetées ici, de barrières taillées a la verticale là,  de rondeurs sombres plus loin, de blancheur éclatante  et sulfureuse ailleurs ; l'histoire géologique à livre ouvert -pour qui sait la lire ! –

Et voilà nous sortons par le nord ouest,  sur l'au revoir d'un  cerf au bord de la route.

Trop tard pour assister au rodeo du samedi soir. On verra plus loin.

 Bivouac a la sortie de Gardiner en bord de riviere.

Le curieux pélican (spécialité locale) et sa protuérance sur le bec

Dimanche 17 juin – Livingston – Ringling – Helena National Forest

La route suit la riviere Yellowstone ; les pêcheurs  comblés  installent leur camp dans les campings dédiés en bord de riviere. Curiosités geologiques, l'érosion ayant construit des murs dans les pentes.

La plaine s'élargit, la chaine se cache derrière  les nuages, il pleut. Les troupeaux de vaches noires s'égaillent a l'aise sur des km de prés.  Approvisionnent à Livingston, très jolie ville rurale, aux airs ‘’western''

Des échelles à saumons sur un petit cours d'eau, on verra ce soir si notre saumon fumé  est sauvage – la saveur ne peut tromper –

Entrée  de la forêt  nationale Helena, idéale pour le bivouac dans une  clairière. Nombreuses empreintes d'élans dans la forêt, la curiosité les amènera-t-il a notre porte ?

 

Lundi 18 juin – Townsend – Helena – Ovando – Garet range

Nous avions espéré que les bourrasques allaient détourner la pluie. Hélas ce matin, à nouveau nuages et pluie,  qui ne cessera de toute la journée, pas le déluge mais une belle continuité.

Cette région du Montana n'a pas besoin de ça.  Les rivières méandrent sur le plateau, les lacs, les étangs, les mares, font la joie des pêcheurs ; pas une maison sans un bateau, souvent à  côté de la caravane.

Désespérance de ces étendues de prairies, semées de fermes bien isolées, pas un voisin a l'horizon. Ce faisant, Towsend passée nous atteignons la  capitale de l'Etat Helena 30000 habitants, donc pas vraiment les stigmates de la fièvre moderne.

Et il pleut, l'amorce d'éclaircie ne se confirme pas ; bivouac dans le parc de Garnet Ghost Town, de l'université forestière.

Mardi 19 juin – Missoula – Lolo –  route 12 - Rocksa River

La pluie a cessé, il bruine et le ciel est toujours aussi chargé  de nuances de gris. Missoula est une jolie ville à  l'horizontal, arborée, où  il doit faire bon flâner  au soleil, ou profiter des pistes cyclables. Nous allons bientôt  passer du Montana à  l'Idaho, et progressivement du plateau  semé de bosquets aux grandes forêts de pins percées de la vallée du bruyant Locksa River.

Enfin le soleil, nous pouvons déjeuner dehors et…. cueillir des petits mousserons qui viennent tout juste de pointer.

Nous sommes sur la piste des Nez Percés maintenant doublée d'une route  - depuis 1954 seulement- on saisit combien le pays est neuf.  Les forêts nationales préservées se réservent la plus grande partie du territoire. Beaucoup de terrains de campings pour pêcheurs ; les pistes pénétrant la forêt  s’ouvrent exclusivement aux activités de plein air,  marche, rando, quad, moto…..

Bivouac en bord de rivière sur  camping aménagé. Il ne pleut plus. Enfin

 

Mercredi 20 juin

Sous le soleil la Locksa reflète les sombres pins de ses rives. Toujours sur la piste des Nez Perces et de Lewis et Clark les premiers vers l'ouest en 1803/1806. 100km de pins touffus laissant tout juste la place avant une crique, des prés, petits, et quelques  coquettes maisons, voila Kooskia, lieu de villegiature qui se déploie aux alentours de la riviere. Au confluent de la Locksa avec la Clearwater et la Selway, la vallée s'étale  résolument ; on suit maintenant la Clearwater, que borde  la voie ferrée  sur l'autre rive.

 Nous sommes redescendus sans presque nous en apercevoir. 400 m, la température s'en ressent la végétation aussi, les pjns se raréfient laissant place aux feuillus et aux pentes d'herbe rare et rase.

Délicieux bivouac sur l'aire de repos de Slaterville,  en bord de rivière.

la meme barbe blanche

 

Jeud 21 juin- Walla Waĺla -Frenchtown – Plymouth

La montagne s'arrondit en courbes lentes. Les champs cultivés  ondulent et s’étirent sur des km. Les couleurs s'affrontent, les jaunes étincelants des colzas, les verts profonds des maïs, l'or des champs de  blé , la poussière des champs labouré ….

Nous sommes dans la plaine, la Snake River forme un lac de retenue. L’arrosage bat son plein.

Walla Walla garde l

a mémoire de Frenchtown. Aux alentours des années 50 (1800 !) Des français  dju Canada sont venus s'installer, fraternisant avec les Nez Perces. Reste un cimetière, les photos, une cabane , et la mémoire de ces patronymes bien français.

Une réserve protège le lac, nous sommes obliges d'aller dans un terrain de camping.

 

 

Vendredi 22 juin – Columbia River – Maryhill – Portland

Le bleu nuit de la Columbia  comme fil directeur,  nous passons les vignobles et fruitiers. Encaissée  entre les montagnes balsatique  la Columbia prend ses aises, petites îles, méandres, promontoires.  Ca souffle fort en rafales  les planchistes et sky surfers s'en donnent à  coeur joie. Tous les sommets sont  hérissés d'eoliennes, c'est dire que le vent doit souffler dur de l'ouest.

Un pic neigeux à  l'horizon, le mont Rainier resplendit de ses 4392 m.

Halte au  Maryhill park d’où l'on a une vue imprenable amont et aval sur le canyon de la Columbia.

La journée se gâte a l'approche de Portland, ses réseaux autoroutiers infernaux et sa  circulation du vendredi soir.

Nous en sortons  au plus vite pour le calme tout relatif d'une petite route de banlieue.

vignobles graphiques

sans doute un Suisse en mal de voyage

Samedi 23 juin – Rainier - Astoria- Astoria Megler bridge

Si  ce n'était  l'architecture bien différente  des maisons, on se croirait chez nous, roulant tranquillement sur une petite route de campagne, ayant échappé à  la ville.  La nappe de la Columbia s'étale en bras, en étangs, en prés humides ; des poches de Forêts  protégées, des routes sans issue…. La nature  a encore ses droits. 

Sur un bras des maisons de pêcheurs sur pilotis annoncent l'estuaire, ambiance romantique a souhait.

9km de pont a traverser et une vue panoramique de l'estuaire. Superbe.

Bivouac en bord d'estuaire.

 

 Dimanche 24 juin – Raymond -Aberdeen – Polson forest

C'est là que se termine le voyage de l'expédition Lewis et Clark vers l'ouest, suivant les pistes Shoshone ou Nez Percés… arrivant vers le Pacifique et  échangeant avec les Chinook, qui tirent l'essentiel de leur subsistance de la pêche au saumon.

Nous remontons par la côte basse que la marée découvre très loin… bonheur des pêcheurs à  pied.

Eau de mer, eau douce, l'eau est partout. Apres avoir contourné l'estuaire de la Columbia, suivi la Baie de Willapa, on borde Gray Harbor jusqu’à Aberdeen. Estuaires bien marqués  certes, qui ont tendance à s'étaler en delta, roselières, nénuphars… arbres noyés dépérissant….  On a vraiment  changé d'univers,  les immensités sont derrière nous. Le rythme de  voyage est européen.

La réserve de Willapa réserve une promenade artistique au sein des biotopes humides, un cheminement esthétique pour apprécier la nature… au naturel ….

Ni trop chaud ni trop frais, le printemps est bien installé, les digitales s'harmonisent avec les marguerites sur les talus dominant de petites inconnues colorées.

Bivouac à l'orée  d'une forêt,  les mûres (ici elles sont jaunes et énormes) a portée de gourmandise.

profondeur mysterieuse, dangereuse, de la fleur de digitale

 

sûr, on est en payse de pêcheurs

maison en construction ; où on comprend pourquoi les colères de la nature font des ravages !

canoe traditionnel chinook

un pointillé de chemin rêvé

l'imaginaire du monde chinook (saumon)

Lundi 25 juin – Forks  - forêt humide de Quinault – Port Angeles

Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin, d’ailleurs il n’a plu qu’un peu cette nuit. Il n’empêche que le double toit n’a pas eu le temps de sécher au soleil.

Visite nocturne hier, les curieux ont ralenti fait un aller-retour, sans venir nous parler. Curiosité ou inquiétude ?

Le soleil nous accompagne jusqu’au lac Quinault avant de s’estomper dans la brume. La forêt s’épaissit, s’assombrit, les pins s’élancent plus serrés le long de la route. Les silhouettes fantomatiques des arbres morts, agonisants, étouffés de végétation, de mousses, de fougères, dégagent une atmosphère presque oppressante. De sinistres fonds marécageux étouffent une végétation moribonde. Libre cours aux plus sinistres histoires……

Une approche du Pacifique, pas si pacifique, une plongée vers la forêt , un panoramique sur le lac….. et nous arrivons à Port Angeles (rien à voir avec Los Angeles), en face le Canada.

Nuit au Walmart. Rencontre d’Alexis et Charlotte, canadiens d’adoption pour quelques mois, à la découverte des US avec leur van. ..............

 

 


XXXII - USA - 22.05 au 12.06.2018

Publié le 31/05/2018, par rampon,

 

Mardi 22 mai 2018 – Exeter – Three Rivers -Sequoias National Park

Aux petits  soins de Bipbip ce matin ; le garagiste repéré  hier nous attend, chaleureux comme sait l’être un mexicain. L'intérêt  des américains se limite à  Bip bip – le même que pendant la dernière guerre nous a-t-on dit – nous sommes partie prenante d’une pièce de musée !

Il nous tarde de voir ces sequoias ancêtres majestueux, survivants de 3000 ans. Le parc national n'est plus très  loin, on suit le lac Kaweah ; passé Three Rivers on entre dans le parc. Attention aux ours ! S'il est aussi rare et craintif que le puma, nous ne sommes pas près d'en voir !

C'est peut être sérieux pourtant, au terrain de camping on doit impérativement conserver tout aliment dans des caissons métalliques prévus à  cet effet.

Le camping sauvage est interdit  mais on ne saurait se plaindre du Buckeye flat, surplombant une rivière,  plutôt un torrent glissant en cascades sur le marbre. Installés  sous un bubleia en fleur, amusés par les petits écureuils familiers, on attend l'ours, l'œil aux aguets.

les feux sont autorisés, mais sur des installations contrôlées

 

Mercredi 23 mai - Sequoia National Park

Petite mise en jambe le long de la rivière avant de prendre la route des géants sequoias et redwoods. Premier détour vers Crescent Meadows ; on n'ose pas aventurer Bipbip sous l'arche formé par un arbre abattu, passera, passera pas ?

Plus loin on reste stupéfait  devant un sequoia déraciné - ce sont des géants au pied fragile- malgré son envergure la souche ne paraît pas en proportion avec sa hauteur.

On  n'est pas au bout de nos peines, pour admirer le paysage sur la forêt et plus loin sur la sierra Nevada et le Whitney, on grimpe allègrement  les quelque 350 marches pour atteindre le sommet du Moro, un gros bloc granitique.

Et au bout de la route, les sequoias ont laissé  place à une prairie humide qui attend encore les fleurs printanières, à 2000 m les gentianes jaunes se préparent.

Avec  tout ça je n'ai pas dit un mot de la forêt,  les immenses sequoias rivalisent avec les redwoods, les troncs rouges, tortueux des sequoias les plus âgés  presque tous attaques par le feu atteignent 3, 4, 5 mètres de diamètre. Les redwoods au tronc moins imposant s'élèvent  un peu plus haut.

Le vénérable géant de la forêt, un sequoia de 3200 ans  atteint 95 m de haut et 11.2 m de diametre.

Au registre des records, le Sherman un redwood n'a que 2000 ans et un tronc de 6,70 m de diamètre. Sa cime à disparu , mais il continue à croitre.

Pas d'ours pendant la nuit, ni durant les promenades, seulement des cerfs croisant notre route.

Bivouac en forêt à la sortie du parc. Moins de monde, peut-etre plus d'ours !

 

 

 

 

 

Jeudi 24 mai –

Promenade idyllique le long du petit torrent qui se glisse entre les blocs granitiques usés par des millénaires d’érosion. Etait-ce l’antre d’un ours sous un rocher ? en tout cas le lieu était fréquenté par la gent animale. Je fantasme peut-être.

Aujourd’hui préoccupation très terre à terre, les courses, et surtout changer la batterie de l’ordinateur. La ville de Fresno, combien d’habitants je ne sais, s’étale largement desservie par autoroutes et larges avenues. Nous avons fait un certain nombre de km d’un bon renseignement à un autre. La plus proche batterie disponible se trouve parait-il à New-York. On se débrouillera en attendant de trouver l’objet.

Donc nous remontons tranquillement vers le Yosemite. La température qui a avoisiné le 0° cette nuit, remonte au rythme où nous descendons vers la plaine californienne. Champs et champs d’agrumes, d’oliviers, de vignes se succèdent, copieusement arrosés.  Un petit coup de rein, et nous remontons les collines  dorées des prés déjà jaunis, égayés de bosquets.  Petite route tranquille après la calme cohue autoroutière de fin de journée.

On ne sait à combien de km est le terrain de camping annoncé. Nous stoppons en bord de route, entre une éolienne et un corral d’embarquement, devant une ferme. Nous n’osons franchir le portail pour avoir leur aval ; on attend leur attention !

u  petit bleuet  bien de chez nous, manquent le coquelicot et la marguerite

semi désert, d'où naissent les orangers....

 

Vendredi 25 mai – oakhurst _ Yosemite National Park

Une légère  senteur connue dans la brume matinale, du genet inconnu jusqu'alors. Ciel de plomb ce matin, il commence à bruiner. On n'a plus l'habitude.

Et de plus on monte vers le Yosemite, pour retrouver le soleil au-dessus des nuages pourquoi pas. Un petit coup d’Internet un peu plus loin, Skype inopérant. Zut !

Réapparaissent les  conifères et même  quelques sequoias. Circulation étonnamment  dense, nous sommes à la  veille de week-end. Optimistes nous prenons le temps de  visiter le musée des carioles diverses utilisées dans les années 20 avant de nous présenter au premier terrain de camping où  on nous annonce  que le parc est  complet, pas d'autre solution que de ressortir. Le temps se lève  un peu et nous trouvons un super parking vide en pleine nature ( les  champs de neige ont disparu).

le peintre précuseur du Yosemite - Thomas Hill

le peintre-précurseur 

tout pour le picnic

confort assuré ?

du

diamants du petit matin

 

Samedi 26 mai – Yosemite – route 120 – Chines  Camp

Mauvaise idée de visiter durant un week-end et qui plus est un We prolongé  par le Mémorial Day. Du monde, des ralentissements, parkings bourrés,  90 mn d'attente pour monter au glacier (nous avons renoncé ).

Côté  positif, d'admirables paysages un peu gâchés  par la foule (manque d'habitude…. Ça nous perturbe). Des a-pics  vertigineux descendent de spectaculaires  chutes d'eaux, la Bridalveit, les Yosemite falls et d'autres modestes qui alimentent la grondant Merced River. Les falaises vertigineuses massives dominent de quelque 1000 specta le rare et envoûtant de la puissance de la nature. Le printemps explose sur les pentes, dans les petits c,oins de prairie humide. Dommage que nous ne puissions rester faute de lieu d'accueil pour la nuit. Maints lieux bucoliques nous attirent, maints sentiers de randonnée, maints points de vue discrets à  apprécier.. …

Pas une place de  camping, bivouac sur le parking d'un centre d’information touristique… fermé.

 

Dimanche 27 mai – ÇA 108 – Columbia – Arnold -  ÇA

Charmant bureau d'information touristique et super cartes en relief, une première. Nous sommes « armés’ » pour le parcours en forêt  de Stanislous.

Très jolie région vallonnée de prés ombragés de bosquets,  de vignobles, et de jolies maisons pour  compléter le décor. On y cultive aussi la mémoire pionnière des chercheurs d'or. À Columbia on peut tout aussi prendre un train à vapeur, qu’une diligence dans village ‘’de tradition'' reconstituant la vie de l’époque ; magasins, maréchal-ferrant, saloon, théâtre, épicerie, photographe, relais de poste, banque, et tout le monde en costume. On peut même s'exercer à l'orpaillage !

Un peu plus loin c'est un marché  artisanal qui nous arrête, de l'artisanat ‘’d'art plus ou moins réussi ‘’, de la pacotille, comme chez nous …. Dans un style plus  clinquant. Bon enfant.

Et nous montons dans la forêt, bivouac sous les sequoias.

 

Lundi 28 mai – Beat Valley – Alpine l’air – Mosquito lake – Ebbets Pass

Superbe région, lumineuse malgré les sapins, la route saute des petits torrents, on approche de la neige en plaque de long de la route. La sierra Nevada n'est pas dégagée de sa  couverture de neige, les routes ne sont pas ouvertes depuis très longtemps. Le col d'Ebbets est tout de même â 2600 m. Nous profitons à la fois du soleil, de la neige, des rivières sauvages, du verdoiement printanier, des lacs de montagne éblouissant entre leurs rives de calcaire blanchi d’érosion . Toujours pas vu l'ours, mais dérangé des cerfs partis s’abreuver.

Les voitures que nous croisons sont équipées pour profiter à plein de cette nature ouverte. Ici camping sauvage autorisé, chasse , pêche, quad, buggy,  moto, vélo, rando, canoé, en liberté. C'est le principe des forets nationales qui n'appliquent pas les réglementations sévères des parcs nationaux.

Une petite clairière, un petit torrent rien que pour nous, pour déjeuner, faire une lessive champêtre, et passer la nuit.

Mardi 29 mai – Lake Tahoe

Nous sommes loin des forêts nationales sauvages, à l’approche du grand Lac Tahoe, nous arrivons dons un domaine touristique voué aux loisirs d’hiver et d’été autour du lac. Les ravissants chalets de succèdent. Visiblement ici on est à l’aise.. Le ciel bleu se reflète dans les eaux limpides marines du lac, les pontons entourés de bouées sont prêts à recevoir les touristes d’été. Les flancs neigeux et les sapins, les petits ilots, les rochers de granite émoussés s’organisent en harmonie sur les rives. Charmant.

Nous amorçons le virage au nord pour partir sur la côte est, un bruit sinistre nous arrête. L’arbre de transmission réparé il y a un an et demi faute de pouvoir le changer, vient de lâcher.

Sympas, les américains, une voiture s’arrête au premier signal et nous appelle un camion plateau –  bien sûr pas possible de rouler – Merci Bryan et Maria.

A la nuit nous sommes presque à plat devant un garage fermé.

 

 

 

 

 

Mercredi 30 mai – Incide (Tahoe Lake)

Patron du garage attentif et sympa. L’arbre de transmission est envoyé à Reno pour être reconditionné.
Voyons le côté positif, je peux mettre le blog à jour.

Aux dernières nouvelles, on devrait pouvoir repartir demain.

 

Jeudi 31 mai 2018 – Car son city – Pony Express Road – Austin

Bipbip est a nouveau en forme et nous reprenons la route sous le soleil et toujours un vent qui fait creter le lac.

Carson City capitale du Nevada, petite ville, propre, prospère, nette, pas un immeuble à l'horizon. Mais ou sont les piétons ? Les larges avenues ne sont pas conçues pour eux. Pas de  centre ville perceptible, mais des casinos (au Nevada….. c'est pour jouer) à tous les coins de rue.

Passée  la capitale nous nous retrouvons une fois de plus sur un plateau, montagnes à l'horizon ; la vieille mer remonte en surface en plaques  voire champs de sel. Des dunes surgissent . Mirage …..de loin des étendues  de sable prennent l'apparence de lacs miroitants.

Nous déjeunons près d'une retenue d'eau, fréquentée  par oies et de cigognes.

Devant nous de vastes champs à l'herbe rare, envahis de buissons. Élevage très extensif, ça va de soi.

Et habitat extrêmement rare, par 100 Km on n'a certainement pas  compté  plus de 100 boites aux lettres  en bord ce route.

Silver springs ? Un point sur la  carte. Fallon ?3 rues.  Middlegate ? Un motel. Enfin un village Austin. 

Nous traversons le Nevada par la 50, la route mythique du Pony express…. La liaison rapide des  courriers à cheval, en relais…… Il suffit d’évoquer les exploits des westerns, et on y est.

Pas beaucoup de circulation, bivouac sur un terre plein .

prêts à repartir pour de nouvelles aventures !

 

un peu sèche la contrée

et pourtant......

pas tout à fait le désert d'Uyuni, mais le sel éclabousse de lumière le paysage

le dunes gorgées de sel

l'horizon est .... loin

Vendredi 1er juin – Eurêka  - Ely

Délicieuse promenade matinale dans la  campagne.. . Les oiseaux chantent dans les  buissons, le soleil brille, le parterre printanier explose de fleurs. On peut donc reprendre la route ensoleillée dans une douce atmosphère de printemps.

Le plateau d’agrément de quelques  collines, parfois aux allures de montagne. Une petite halte bienvenue pour voir des petroglyphes , pas vraiment enthousiasmants, mais qu’elle ravissante balade sous les pins odorants, frôlant les armoises.

Rien ne nous ferait rater la visite d’Eureka, au temps de sa splendeur leur miniere 9000 habitants. Aujourd'hui, des maisons en vente et aucune activité. Pourtant la ville peut s'enorgueillir  d’avoir su restaurer son opéra des années 1870, reconstruit dans les années 1920 après un incendie, et son hôtel de  ville.

100km plus loin (unité de mesure entre deux agglomérations) Ely, précédé d'une très grande mine, étale sa prospérité citadine.

La clef du développement de la ville…..le train bien sûr ; le train à vapeur est toujours en service touristique. Toujours le même schema urbain, larges avenues, pas d'immeuble, et des maisons ouvertes sur leur porche  en terrasse.

Nous aurons parle un peu avec Bryan et Heather, intrigués  par Bip bip. Nous leur serons redevables de quelques conseils locaux.

Nuit sur un large espace libre près de la gare.

un peu d'humidité et le printemps explose de couleurs

il fallait des bagagistes de choc

l'hôtel, à côté le théâtre

 

des petroglyphes..... du siècle dernier apparemment

Samedi 2 juin – Baker – Graet Basin National Park – Hinckley  - Delta – Lac DMAD

Robert retrouve ses10 ans en entendant la locomotive à vapeur au réveil , sa fumée noire, ses panaches de vapeur et sa cloche qui tinte à l'appel des  voyageurs, sur fond de  prairies sèches et de montagne. On attend  les carrioles et les  cavaliers, les élégantes  sur le quai en bois, l'effervescence du monde moderne…

La route est encore longue et s’étire en km et km de solitude. Le néant ponctué par un centre d'intérêt,  le Great Basin National Park, qui offre la visite se  célèbre grotte et son par ours jusqu'au pied du mont Wheeler. Le centre des visiteurs présente un documentaire qui a lui seul mérite  de s'arrêter. Superbe, esthétique, un modèle de réalisation. En quelques km, c'est toute la diversité des biotopes de la région, les zones salées, les prairies humides, les sables arides, les pentes, bientôt les célèbres pin Brestlone millénaires- jusqu'à  4900 ans,  les zones pré glaciaires…….

Dimanche  3 juin – Eurêka- Utah lake – Sait Lake  City

Far East terminé. .. direction nord.  Des monts enneigés, de l'eau et enfin une étendue verte autour du lac Utah . Par la vertu de travail des mormons, la région a pris un essor agricole à la fi  du 19eme pour  ses fidèles,  le train est arrivé. .. Sait Lake City a prospéré.

C'est la ‘’Mecque'' la ‘’Rome'' des Mormons. Ils tentent d’identifier tous les ancêtres  pour les baptiser et ainsi les sauver. Toujours est-il qu'ils sont les  camions de la généalogie.

Nous sommes encore abrutis par le bruit de la circulation autoroutière  quand nous arrivons au ‘’Tabernacle'. La foule se presse pour assister, endimanchee  à l'office. Souvent des robes froufroutantes, chemise blanche et cravate de rigueur pour les hommes de tout âge.

Passe le gratte-ciel généalogique, les temples de Jesus- Christ des Saints des Derniers Jours , le Capitole du gouvernement dominant la colline  et quelques immeubles modernes, la ville s’étend élégamment le long4 de ses larges avenues bordées d'arbres et de parcs.

Le lac salé est plus à l'ouest, il ne fait pas bon s'y baigner avec une salinité 3 fois supérieure à l’océan.

Le Yellowstone s'annonce avec ses neiges étincelantes.

 

Lundi 4 juin – Salt lake City

Il y a comme bruit ; il paraît raisonnable de retourner sur Salt Lake City consulter LE rare spécialiste Land Rover. Il nous faudra attendre demain  pour un diagnostic précis du vrai spécialiste Defender.

Pas vraiment envie de se balader sous la  chaleur accablante.

On  confirme c'est une jolie ville ;  la  couverture neigeuse alentour a disparu, les tremplins de saut à ski descendent sur des pentes verdoyantes. Les hôtels, chalets et autres résidences se font discrets entre les pins et les genevriers. Les autoroutes se croisent et se recroisent en direction  des sommets. Ski, randonnées, lac, la région se prête aux loisirs sportifs. Souvenir des J O ?

Nous voici de retour à Salt Lake City a la recherche du garage mais pas trace de panneau. Nous nous enseignons. Inconnu ! 10 m plus loin, un portail ouvert et un mécanicien ; Nous y sommes, locaux en cours de déménagement d'où  le manque d'indication.

Pré diagnostic de Robert confirmé. Problème d'injection détecté.

Donc nuit sur place.

 

 

Mardi 5 juin Salt Lake City – Randolph – Bear Lake – Mekley  Lake

En deux temps trois mouvement, Tom, Tom et Brack accèdent à la source de tous les maux. La petite fuite d'huile réparée  il y a quelques jours à foule jusqu'au boîtier électronique coupant certains contacts. Un bon nettoyage, le changement la rampe d'injecteurs…. Et le moteur tourne rond.

On ne remerciera jamais assez l’équipe dont ce fut le premier travail ce matin, dans la bonne humeur, et gra-tui-te-ment, pour que nous profitions de notre périple sans souci ! . Nous sommes loin des stéréotypes  de l’Américain indifférent.

Et la route continue. Il fait très  chaud, nous sommes contents de remonter vers les pentes. Paysage vert, reposant, après tant d'aridite. Des castors bloquent les ruisseaux, une marmotte à fait les frais de la circulation, puis un castor, puis un cerf. Pourtant les panneaux les avertissent ! On grimpe et la neige réapparaît en grosses plaques, ce qui n’empêche nullement les fleurs de s’épanouir.

Le printemps laisse libre accès à la route fermée l'hiver. Les fermiers doivent se sentir bien isolés. Vaches, chevaux, jolies fermes, certaines désertées, et sans doute résidences de vacances.

Beat Lake resplendit, turquoise, bordé de superbes chalets, de marinas, d’hôtels ; l’accès individuel est quasiment impossible sauf dans une zone publique sud.  Les eaux limpides sont suffisamment préservées pour que soit nécessaire une échelle à saumons. Certains peut-être suicidaires ou exhibitionnistes tentent des sauts  spectaculaires qui les amènent à se dessécher sur la rive.

Le petit Lake Merkley au nord est entouré d'une zone humide ou nous espérons bien voir faune et flore de saison. La faune c'est un serpent arpentant d'un bout à l'autre de la voiture sans agressivité  certes , mais sans crainte. Brrr 

Bivouac sur une petite hauteur  vue sur le Meckley

une équipe sympa, disponible (comme les landistes)

 terrier d'un petit animal discret et pas frileux

un petit air d'isba siberienne

 

Mercredi 6 juin – Montpelier – Alpine

Nous apprécions les pentes reposantes, verdoyantes, ponctuées de paisibles troupeaux et de chalets au bord de rivières … musicales …

D'ailleurs nous sommes quasiment en France, nous voici arrivés à  Montpellier qui garde la mémoire de ce qui fut l’épopée de l'ouverture de la route de l’Oregon. C'est le thème d'un  charmant musée qui la retrace par une serie de tableaux  ; l'histoire se  continue par un petit musée du rail , encore une épopée  de ce qui annonçait la vie moderne, une ville qui s’établit, du commerce, de la politique, des élégances  ….. des traces du quotidien qui font l'histoire.

Souci d’économie hier pour utiliser les vieux tissus, art de loisir aujourd'hui, le patchwork est toujours de mode. Superbes réalisations présentées ici.

Jolie halte, relai entre hier et aujourd'hui.

A Lyon, un point sur la carte et 3 rues.  Alpine annonce un lac et un bivouac agréable bord de lac, vue sur la  chaîne  aux pics enneigés.  Un couple d’aigles opportunistes est installée sur une plateforme en haut d'un poteau électrique, un bel oiseau jaune chantera  jusqu’au  cœur de la nuit.

une inspiration très locale pour ce chef d'oeuvre de patchwork

on ne lésine pas pour construire du solide

trompette mormone

un peu  brumeux, mais la porte est fite de bois de cerfs

Jeudi 7 juin – Jackson – Moose – Grand Teton National Park

Par moment la montagne se fait plus abruptes, avec l'altitude les flancs se couvrent de pins aux étranges silhouettes en pointes, autant de flammèches de verdure bien rangées. Ce sont les pins Lodegepole aux pommes guère  plus grosse que des noix.

Un élan, ou un wapiti, ou un orignal (quelle différence . ?) paisible prend un bain de pied dans un torrent, des biches dans une prairie.. ..quoi de plus naturel .

Jackson est une vraie station de montagne élégante, riche, touristique qui s’étale largement dans la vallee. La grand place d’orné de 4 arcs impressionnants entièrement constitues de bois d’élan entrecroises,  ‘est dire qu'il ne se font pas rares dans la région.

Nous sommes à pied d'œuvre pour admirer le Grand Teton qui accroche le soleil ; Nous irons dormir au bord de Gros Ventre River (d’où peut bien venir  ce nom ?), au camping pour une fois, bien obligés dans un parc national. Donc , lessive et barbecue 

 

 

Vendredi 8 Juin – Grand Teton National Park (Taggart Lake  JennyLake – Signal Mountain  Summit) – Buffalo Valley Road

Les recommandations à l'encontre des ours se font pressantes :  panneaux,  conseils de comportement en cas d'attaque,  coffres métalliques pour tout aliment.. …

Emplacement  bien équipé  table, barbecue,  coffre anti-ours.. .. mais pas de douche, rien pour la vaisselle, si si si il y a de l'eau potable et des toilettes.

Malgré la proximité  des sommets, il fait particulièrement chaud ce matin.  Sublime lumière sur les pics, les tremble frémissent sur les prairies fleuries. Spectacle permanent. Ici un élan se donne en spectacle, mais le, ici une antilope attend la visite avant de déguerpir en souplesse.

Petite balade en direction du la  Taggart, sous les pins, franchissant les torrents ……. attentifs – où est l’ours ? 

On roule au rythme de notre curiosité , points de vue  unique,  vie sauvage, belles inconnues en fleur

Arrêt picnic, surprise arrive le van de Burger-raclette rencontrés  à la frontière USA. Ils remontent  comme nous.

Un peu plus loin un groupe d’élans  sort de la forêt, trop rapidement effrayés par les visiteurs Il mettent ainsi fin à leur velléité combative.

Le clou de la journée est peut-etre le tour au Signal Mountain Summit qui offre une vue panoramique incroyable sur la plaine et la chaine du Grand Teton, spectaculaire, saisissant ; on y espérait des troupeaux de bisons  mais non.

Nous nous retrouvons dans la Bridger National forêt pour la nuit avec vue sur la Buffalo Fork River.

tout confort

y compris le garde manger anit-ours, du serieux, du solide

les conseils

et la signalétique

ce fut une des premières fermes

grand comme un cheval

 

 

 

Samedi 9 juin 2018 – Grand Teton  (Cuningham Cabin -  Schwacher landing) – Jackson – Jackson Lake

Traversée Nord- sud par la route est du Parc. Pour l’histoire pro nième on visite ce Un rêve d’un e première implantation d'envergure en 1895 : 100 vaches, 8 chevaux, une solide expérience et une volonté de réussite  a toute épreuve. La bergerie en soldes rondins est toujours de bout, les canaux d'irrigation irriguent toujours, la famille Cunningham a fait fortune plus tard …..dans le commerce.

Les troupeaux de bisons paissent  paisiblement,  une mère s'est isolée avec son petit fraternisant avec  les antilopes. Aucun  ours dans les parages nous voilà tranquilles.

Plus loin la route suit les méandres de la Snake River. Le travail de millénaires de sape a laisse ses traces en étages  de sédiments ; aujourd'hui elle serpente paresseuse entre les trembles et les pins sur fond  de plaine humide. J'imagine les élans en famille  portée des prairies fleuries. Il fait trop chaud sans doute, ils sont à l’abri de la forêt.

Retour sur Jackson pour  appros  et gas-oil avant de reprendre la route nord (par l’ouest pour rejoindre le Yellowstone). Nous profitons à nouveau des panoramas si variés, étincelants des lacs, des prairies fleuries de lupins, des neiges éternelles, des trembles frémissants….  

Bivouac au nord du lac Jackson au bord de la Snake River

une ancolie rouge

 

Dimanche 10 juin 2018 – Y ellowstone National Park ( Moïse fall – Lewiss Ball- West Thumb geyser basin – Yellowstone Lake – Full Point Drive - Bridge Bay )

Des 1872 la région est constituée en par protégée, une première mondiale. Protégé, aagranci c'est le plus grand parc national des USA. Protégé, mais pas des incendies ; sont très impressionnants les ravages de l’on envie de 1988 (1000 km de front de feu). Les troncs calcines se dressent encore au milieu de la forêt  rennaissante.

L'histoire posée, il reste à profiter des merveilles promises, le cadre des montagnes, les lacs, les forêts, la nature sauvage, les cerfs, les élans, les ours, les grizzlis, les loups.. … du grandiose, du vivant, du démesuré !

Pour rejoindre la Snake River la Lewis se précipite en cascade à  Moose Falls, après avoir dévalé la Lewis Falls, à la sortie du lac Lewis.

Le vent souffle fort, les nuages  couvrent, les vagues se forment sur le lac ; on apprécie les rayons de soleil, surtout pour le picnic au bord du lac. Les cimes  pins se balancent s'entrecroisent  même dans les bourrasques. Un air de sauvagerie dans le décor !

Délicieuse balade forestière jusqu'à  une ‘’plage'', c'est-a-dire une rive basse semi-inondée que l'on imagine sauvagement fréquentée à la nuit tombée.

Une piste suit le bord du lac Y ellowstone émerge entre deux parties du lac traverse le pont de Bridge Bay. Et il est temps de se préoccuper du bivouac. Il faut de l a patience pour obtenir un emplacement au terrain de camping, ou le logiciel est inefficace, ou c'est l'operateur. Le terrain est superbe, les larges emplacements bien équipés, mais pas de douche, et pas de  coin vaisselle. Mais il ne faut rejeter d'eau usée sur les emplacements ou aux robinets. Comprenne qui pourra.

Trop frais ce soir pour un barbecue.. .. Nous ne sommes pas américains qui a l’entrée achètent tous leur carton de bois.

dans le lac un cratère brûlant

couleur de perle des profondeurs

Lundi 11 juin – Fishing Bridge – Canyon Village – Tower Roosevelt – Eagle Creek

Sinistre météo, brume qui dilue le paysage, température à la baisse. La Yellowstone rebondit sur les rochers, c’est la saison de la remontée des saumons (pas vus). Ailleurs elle s’étale en fonde vallée dominée par les sombres colonnes basaltiques qui s’étagent en plateaux. La route suit de près la rivière qui inonde la route, poussée par un vent fou. Le Mont Washbun approche, neige sur les pentes. Un bison, solitaire, marche pesamment sur la route affrontant les premiers flocons de neige. On est en hiver.

De part et d’autre des fumerolles s’élèvent, des boues glauques se boursoufflent, un enfer ténébreux dans la brume, la neige menaçante.

On redescend à l’est pour sortir du parc ; pas de place dans les campings. Jolie campin d’Eagle Creek en bord de rivière. Il fait moins frais, la pluie s’est arrêtée. Dans ma promenade je frappe à la porte d’un camping car de français. Sylvie et Manu, un peu breton, un peu parisiens, un peu canadiens (dans la mesure du possible) ; année sabbatique terminée, ils rentrent pour travailler egt revenir dès que possible.
Beau projet de viepour ces amateurs de nature et de photographie.

des bois tout neufs

spectacle désolant d'un incendie monstrueux (c'était il y a 30 ans)

il avance dans la neige

 

puissant, calme, il ne faut pas s'y fier, il peut foncer 

Mardi 12 juin 2018Shoshone Lake- Buffalo Bill Museum – Cody – canyon  Clarks Fork

Petit café au soleil avec Sylvie et Manu et plaisir d'un partage d’expériences  voyageuses.  Nous prenons la même route aujourd'hui et nous retrouverons peut-être au bivouac ou à Yellowstone.

Changement de décor au fil des km. De grandes parois sombres de roches sedimientaires s’effrittent. Le lac Shoshone grande retenue d'eau de barrage, offre aux touristes de grand espaces de picnic et détente. Les eaux brassées  par le vent reflètent des couleurs d'amande.

Cody et son musee Buffalo Bill : une rétrospective de toutes les célébrités de l'histoire du far-west, les trappeurs, les éclaireurs, les chasseurs de bisons, les guerres pionniers-indiens, les bandits à la  vie bien courte ; les maisons en rondins d'origine montrent la rudesse des temps, l'équipement rustique, les  raffinements, les vêtements  traditionnels des tribus indiennes……..

On plonge dans cet univers pas tellement loin dans le temps qui touche quand on y songe la génération de nos grands-parents. Pour nos petits enfants ce sera presque la préhistoire !

Cody pur les courses et même une  coupe de cheveux au centre  commercial.

La montagne se vallonne d'un vert printanier, tout à coup dominée par u e forteresse monumentale…. Ce n'est qu'une masse rocheuse arasée par l'érosion  et illuminée de créneaux par le soleil.

La rivière court dans un canyon aux parois verticales vertigineuses, creusant ses rives de temps immémoriaux.

Les glaces des sommets nous envoient des signaux scintillants. Sur le plateau, les eaux de fonte ont creusé des petits lacs, les cervidés  jaillissent des taillis ennoyés.

On se pose pour la nuit, petite visite de biches.

oublions les decors de cinéma, c'est de l'Histoire

les extra

XXXII - USA- CALIFORNIE – ARIZONA - NEVADA – UTAH – NEVADA - CALIFORNIA - 02.05 au 21.05.2018

Publié le 15/05/2018, par rampon,

 

Mercredi 3 mai – Tecate – Frontière Mexique/U.S.A. – Brawley – Salvation Mountains

Nous dépensons nos derniers pesos, et à nous les US. Nous passerons la frontière deux fois. On nous dit que les formalités de forntière sontt regroupées. Il n’en est rien, en conséquence, nous nous trouvons en territoire américains sans les formalités de sortie du Mexique. Le douanier nous refus de reculer de 3 mètres. Nouc petit tour aux US et retour illico au Mexique pour le tampon de sortie et surtout le remboursement de nos 200 dollars de caution. Et noueau franchissemnt de la frontière US avec petite fouille sanitaire pour varier les plaisirs.
Nous retrouver une famille d’Aix-les Bains, facliement reconnaissables « Raceltte-Burger »

Nous nous retrouvons un peu plus tard pour pique-niquer en bord de route.

Route impeccable, champs bien alignés, grandes étendues cultivées, monstrueux troupeaux de vaches serrées dans des parcs.

Après les montagnes de cailloux, des amas de rochers blancs arrondis, imbriqués, en équilibre  étincellent au soleil revenu.

El Centro, Brawley, des villes à l’américaine (comme on le imagine), larges avenues ponctuées de poteaux bien alignés, maisons précédées de leur gazon bien entretenu. Bien propret tout ça !

Ioverlander nous indique des hot springs un peu plus loin. Pourquoi pas. On ne les voit pas, mais on découvre « Salvation mountains », une œuvre d’art collective, à la gloire du divin. Des couleurs, de l’imagination, au milieu de ce quasi-désert. Des campeurs on dirait « hippies » si c’était encore de mode squattent alentour.  On pense au facteur Cheval et à son oeuvre poétique et un peu délirante.

On va peut-être s’intégrer aux locaux. On couche sur place. Ciel rouge sur le désert. Si j’en crois ma culture western, les coyotes ne sont pas loin.

                   

LE MUR MEXIQUE / ETATS UNIS

quand engagement de foi et engegement artistique ne font qu'un

 Jeudi 4 mai – Salton Sea – Joshua Tree Preserve

Dans la plus grande indifférence nous nous sommes invités après avoir consulté notre voisin ancré dans les lieux depuis sans doute fort longtemps ; même son chien pacifique nous a ignorés.

Nous reprenons la route du nord qui poudroie sous nos roues en nous rapprochant du lac  Des parcs accueillant les pique-niqueurs et campeurs, tables, palapas, wc, douches, parfaits se succèdent. Nous en profitons pour une petite halte sous un soleil de plomb.  Eau douce, lessive, douche, plein d’eau. Quand on en a fini, la lessive est déjà sèche. Il n’y a personne en cette saison. S’approcher de la plage  de sable blanc bordant cette étendue d’une bleu marine limpide, il n’y faut pas songer. Cette mer intérieure est 50% plus salée que le Pacifique, les poissons en font les frais, et les odeurs de marécage et peut-être bien de putréfaction n’incitent pas à la baignade. Pourtant on était tentés !

Virage à droite, tout est brûlé, hors les champs irrigués qui engendrent des villages et des fermes sur le plateau bordé de part et d’autres de montagnes ; le soleil dessine sur les parois blanches des formes géométriques acérées et des nuances indéfinissables.

On est obligé de penser à ces pionniers qui ont affronté les immensités chauffées à blanc sans apercevoir le moindre espoir de nature accueillante. Les arbres de Joshua dominent la plaine – ce sont des yuccas aux allures d’arbres tortueux – abritant la végétation de cactus et autres arbustes piquants.

Notre Bipbip séduit toujours malgré son grand âge. It’s a very nice vehicule…. safari

Nuit sur une route du parc ; les voisins nous affirment que c’est sans problème. Toc-toc sur le coup de minuit. Les rangers ! Depuis quand êtes-vous là, combien de temps restez-vous, et d’autres questions restées sans réponse pour cause de total incompréhension. Ils rient, je ris, et ils vous souhaitent bonne nuit.

Vendredi 5 mai – Barstow – Baker – Dumont Dunes

La région est ce qu’elle est… désertique, brûlante, éreintante, « western ». Au milieu de rien Lucerne Valley… 3 bâtisses en bord de route, drugstore, bar et une brocante. Bipbip a un franc succès. Pourquoi cet engouement photographique ? Nous nous prêtons à la notoriété !

Routes  à l’infini, gris vert des herbes et buissons secs ; Rastow, Baker pour le plei et les courses. Centre commercial élégant, recherche architectural, loin de nos bâtiments commerciaux sans âmes inspirés des bâtiments industriels.

C’est la Californie, les faubourgs de Los Angeles pour les plus fortunés, golf… , la sécheresse brutale pour les autres.

Un bel espace de dunes pour la nuit « Dumont Dunes » où nous sommes rejoints par Vincent et Noémie de jeunes canadiens qui s’offrent 3 mois de voyage avant d’entrer dans la rudesse de la vie active. Sûr, on passera les voir à Montréal. 

 

Samedi 6 mai – Death Valley – Shoshone – Ashford Mill – Badwater – Artists palets – Furnace Creek – Stovepipe wells village

On n’a peur de rien malgré notre grand âge, direction Vallée de la Mort. Plat, dunaire, des km et des km, au loin une oasis Tecota.

L’air chaud  brouille l’horizon, Death Valley par Jubilee Road. Toujours le désert, toujours différent. Toute une histoire humaine se raconte au fil de l’asphalte flambant neuf.

Ashford Mill ; ce sont les ruines d’une installation de traitement de minerai de 1907 ; une année d’activité et l’abandon. Pas de fortune faite ici, un néant poignant. A droite, à gauche les montagnes, dunes blanches ou ocres, palette de couleur des roches et sous nos roues le salar. On croit voir de l’eau….. illusions, le sel scintille

Nous tenons l’exploit du jour : plongée à – 86 m sans équipement, et même pas en apnée… à l’air libre. Nous sommes au point le plus bas de Etats Unis, la chaleur est accablante, 45° (sans climatisation)

Rien rebute les touristes (beaucoup de français) qui s’engagent pour un parcours à pied sur le salar. Mise en garde de toute part, ne partez pas sans eau.

La nature est une artiste , la palette de couleurs des montagnes ne peut qu’inspirer, du bleu du vert, du blanc, de l’ocre, du rouge dans toutes les nuances, en strates, en colonnes, en balayage….

A Furnace Creek pause déjeuner à l’ombre bienfaisante et inespérée au milieu de la plaine ; enrichissante conversation avec Clément reporter photographe (résidant à Paris – US – Thailande) .
A 17 heures nous sommes HS, camping à Stovepipe ; plus facile de supporter l’atmosphère étouffante  en compagnie de jeunes voyageurs. Ridicule, mais on se sent en phase avec le couple canadien en échappée belle de quelques jours, et avec un jeune couple de français qui vont peaufiner leur anglais en travaillant au Canada dans quelques semaines.

Dimanche 7 mai –Harmony Borax Works – Amargosa – Pahrump – Cottonwood

Nos trois équipages se dirigent vers Las Vegas, chacun à son rythme. nos amis canadiens en accéléré, les jeunes français vont se chauffer dans la vallée de la mort, et nous continuerons à notre rythme tranquille. Nous prenons le temps d’aller voir les installations d’une mine de borax centenaire. Le sel était récolté sur place, évaporé pour extraite le borax. Les chinois étaient à l’œuvre pour  approvisionner les convois vers le chemin de fer. 275 km dans le désert. 20 mules pour tirer deux charriots chargés à 30 tonnes. L’enfer. Ce matin, il ne fait que 32°, on est encore bien !

Nous allons bientôt quitter les bas-fonds de la terre et retrouver des altitudes positives, ce qui ne veut pas encore dire verdure, élevage, vie.

A Amargosa on quitte officiellement le parc de la vallée de la mort, mais pas le désert. 3 maison en bord de route, une station servie, un drugstore, c’est un village, mais pas un fruit, pas un légume. Il faudra arriver à Pahrump. De loin on aperçoit des maisons basses, mais c’est bien une petite ville qui se dissémine le long de rues et chemins, et même un vrai centre commercial Walmart, et même un MacDo pour recharger les cartes qui nous manquent !

Les nuits folles de Las Vegas, ce ne sera pas pour ce soir.  Nous nous réfugions sur un parking  parc le long de la route. Superbe coucher de soleil sur les montagnes.

 

Lundi 8 mai – Las Vegas -Mead Lake

Les lumières de Las Vegas ont éclairé notre ciel cette nuit. Quelle débauche de couleurs, clignotantes (à 25 km pourtant)

Monde vivant, autoroutes, circulation, alignées de maisons identiques, centres commerciaux de toutes sortes et ….. Empire State Building. On se serait trompés de destination ? Mais sur le Strip (Las Vegas Boulevard) on parcourt le monde, chaque hôtel-casino rivalisant d’invention : Venise et le pont des Soupirs, la  pyramide et le Sphinx, la Rome antique décadente, et ….. Pairs, la tour Eiffel, l’arc de Triomphe, les quartiers de Paris emblématiques, ses restaurants, j’en passe et des meilleurs.

Nous n’avons pas  constaté la folie du jeu autour des tables, devant les bandits manchots, pas de crise de désespoir, pas de grande tragédie, pas de joie explosive. Pas de bruit des pièces qui tintent, le tout électronique a gagné du terrain, dommage pour l’atmosphère.

Cette brève approche nous suffira, le désert est ch aud, Las Vegas est irrespirable malgré les brumisateurs de tous les restaurants, beaucoup trop bruyant pour les sauvages que nous sommes.
US et kg, quels dégâts, pourtant désormais les resto devront indiquer le nombre de calories des plats proposés. Les habitudes se perdront-elles pour autant ?

Retour au désert, pas besoin d’aller loin, on y est dès la sortie de la ville.

Le Lac Mead à l’Est est le poumon de Las Vagas où nous pouvons passer la nuit en toute tréanquillité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 9 mai – Kingman – Ashfork- Prescott – Mingus Mountain

Leçon de géologie sur la route  à la lecture des paysages d’une variété qui confond : on monte sans trop s’en rendre compte se laissant guider par le ruban sans fin de l’asphalte. N’étaient les merveilles de la nature on pourrait facilement somnoler. Le découpage sur l’horizon des tables rocheuses posées sur des montagnes de sable, ont de quoi surprendre. Les colonnes rouges annoncent Kingman, la première ville, soit une centaine de km. De loin on croit voir une forêt sur les pentes, ce ne sont que des ifs touffus et rabougris. La nature ne paraît pas plus généreuse, mais au dessus de 1600 m quelques vaches broutent le sable.

Ashfork annonce un musée ; son gardien nous attend avant de fermer, il  nous incite à descendre vers le Prescott Park avant de remonter sur le Grand Canyon. Pourquoi pas ! Les campings sont rares, le plateau particulièrement jauni. Divine surprise, une vraie montagne, des pins, et 26°.

Le camping esgt fermé, il faut téléphoner pour réserver, on campa à côté au risque d’être réveillés par des rangers. Il fait frais ! le bonheur !

 

Jeudi 10 mai –

Merveilleux  de se réveiller à l'air frais dans la senteur des pins. De petits chênes  poussent en lisière,  timidement.

La route de Red Rock Park en direction de, Jérôme à  elle seule  vaut le déplacement. Toutes les images de notre Arizona imaginaire sous nos yeux. Le rouge de la roche, puissant, sous le soleil. En altitude pas de poussiere pour altérer la luminosite. Merveilleux !

Nous arrivons à Jérôme (recommandé par notre guide), petite ville minière  n2e en 1876 qui cultive le souvenir. Son histoire fait vivre le village et entretient l'histoire pionniere.

Une etonnante boutique spécialisée en kaleidoscopes.

Le blanc fait place au rouge, je parle de,la montagne ; à Cocoumo National Park, la vallée se creuse en panorama grandiose et encore enneigé 2000 m.

Et on descend, et remonte, finies les montagnes des randonneurs.. .. grande route et grande ville

Changement de pneus, Bip bip est  content . Encore 10 km et  camping sauvage au Schulz National Park

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 11 mai – Kaibab park  - Grand Canyon ( Mather Point – Yavapai Point)

Petite promenade en forêt pour la mise en forme. Retour sur Flagstaff pour les appels. Le plateau Kaibab  s'offre au vent qui vient du Pacifique canalisé par les montagnes proches. Le Humphrey'sPeak à quelque 3800 m n'en a pas fini avec la neige.

L'herbe dorée frémit  dans les rafales, les pins se tourmentent tant qu'ils se raréfient. Quelques bouleaux évoquent la toundra russe, les grands espaces appellent les souvenirs. Cet hiver on faisait du ski de fond par ici.

A l’entrée du parc on ne se sent pas seuls, un peu isolés  en tant que français, au milieu de nuées d'asiatiques et hindous.

Plongée  dans le grandiose, le sublime, ou l’on s'oublie, poussière  des temps….. Le Grand Canyon du Colorado , grandeur nature, en relief, en couleur. Un kaléidoscope pour peu que l'on bouge un peu vite. Les couleurs se télescopent, des  coulées, des facettes, des  colonnes, des cuvettes, des effondrements, des cassures, des fissures, le turquoise du rio Colorado un ruban précieux tout au fond ; des millions d’années  de travail de sape, de puissantes remontées magmatiquess, de sédimentation, de magie, une œuvre accomplie de la nature ; et chaque regard est artiste, créant son propre émerveillement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 12 mai – Grand Canyon du Colorado ( Bright Angel -Marocopa Point – Powell Point – Hopi Point – Mohave Point – The Abbys – Monument Creek Vista – Prima Point – Hedmits Point – Pipe Creek Vista – Grand View Point)

Des la fin du 19eme siècle des aventuriers, des géologues, des mineurs se sont intéressés au lieu. Tous les points remarquables évoquent cette histoire .

Indescriptible est peut être  le seul terme qui convient, donc pas de mots seulement des photos, nos références cinématographiques personnelles pour les faire vivre.

Beaucoup de monde, beaucoup de cars, et une organisation d'une fluidité qui laisse la plus grande liberté. Remarquable. Navettes gratuites en continu, au village, hôtels, restaurants, commerces pour touristes discrets, pas  d'horreurs. Un musée de géologie explique l'histoire de la formation du paysage . L’implantation du musée à été choisie dans les années 20 à l'endroit jugé  le plus grandiose. Pas de doute c’est le bon choix, incontestablement.

Nous avons foulé  un sol scientifiquement daté : 4500 millions d'années.  Il a été travaillé  par le temps et l'homme n'y est pour rien. Notre impact n'est-il pas dérisoire ? Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme.

Derniers panoramas et nous campons au milieu de la forêt.

Dimanche 13 mai – Grand Canyon ( Grand View Point – Moran Point – Liban Point – Tusayan Muséum – Desert View ) –

On n'en finit pas avec le Grand Canyon fascinant. Les montagnes se resserrent, du grand plateau se creusent les gorges profondes, verticales, vertigineuses. Gare au pied qui dérape. Nous sommes en territoire Hupi, dont un village en ruine à été exhumé, un bâtiment d'habitation, des petites remises et on pourrait dire l’église, c'est-a-dire le lieu de pratiques chamaniques ,tour circulaire semi enterrée , accessible par le toit (est-ce-dire le secret des pratiques ?)

 

µ

 

Lundi 14 mai 2018 -  Jacob Lake – Profenia- Siever River

Petit matin tonique avec un bain dans le Colorado ici à peine plus large que notre Ain..Pas un village, de minuscules hameaux de temps à autre, toujours un peu éloignés de la route.

Terrains fermés ; délimitations ou clôtures pour des troupeaux  invisibles ? Le plateau Kaibab s’étire, s’étale  entre les montagnes avant de prendre une pente qui se couvre de pins. Au nombre d’incendies on voit combien la végétation est fragile dans cette sécheresse. On est en haut et le regard plonge sur un nouveau plateau où se dessine l’ardoise de l’asphalte.

Toujours la 89 vers l’Ouest ; on attendait Jacob Lake ce n’est qu’un carrefour. Profenia et Kanab tiennent leur promesse de petite-petite ville où on peut faire le plein.

Un vrai petit coin tranquille sous les peupliers au bord d’une rivière pour la nuit. Délicieux.

Mardi 15 mai – Dixie National Forest- Red Canyon – Bryce Canyon

Baignade matinale dans la Siever River ; des empreintes sur le sable humide : un puma (ou un chat géant ?) m'y a précédée.  J'aurais aimé  le croiser, ou plutôt  non l'apercevoir.

Une curiosité  dans la plaine : un musée, dehors les outils aratoires du siècle dernier et aussi un surprenant musée animalier très bien mis en scène présentant l'essentiel de la faune locale et les « dérivés « sur les autres continents , en prime une resplendissante collection de papillons. Le propriétaire du musée est un redoutable prédateur (en témoignent les trophées  exposés)

Le plateau s’élargit, remonte par palier, les roches rouge , les dunes roses font place au calcaire nacré. La prairie ondoie, les rivières paresseuses serpentent, les petits étangs  scintillent, les angus imposent leurs grandes cornes face aux chevaux, les maisons coquettes souvent en bois exposent leur péristyle  au soleil ….. « la petite maison dans la prairie », - manque le  rocking-chair sur la terrasse .

Les montagnes se rapprochent, les pins se réinstallent, l’écarlate explose, les roches en aiguille, en colonnes fantastiques dessinent des lignes de fantaisie dans le ciel…. Contraste des couleurs…..

Voilà Bryce Canyon, visite demain, après une nuit dans la forêt

 

 

Mercredi 16 mai – Bryce  Canyon (Sunrise Point - Sunset Point - Inspiration Point – Bryce Point – Paria View - Swamp Canyon – Piracy Point – Natural Bbridge – Agua Canyon -  Ponderosa Canyon – Black Birch Canyon – Rainbow Point – Yovimpa Point)

Après avoir vainement essayé  de joindre la famille avec la wifi hésitante du centre des visiteurs, nous prenons la route de la découverte,  heureux d’être  en voiture, seuls les premiers points d'intérêt  étant desservi par les navettes.

Rien à voir avec les strates géologiques du Grand Canyon. Sur le plateau calcaire surgissent les falaises rouges, roses, nacrées parfois, déchiquetées , disparaissant en gouffres sanglants, s'élançant en cheminées  de fée couronnées, en chapelles secrètes, formant des remparts imprenables, construisant sur un promontoire un palais des merveilles……..On croit voir la Sagrada Familia mille fois répétée,  des morilles blondes géantes, des formations de rêve éveillé.

Vous avez compris, libre cours a l'imaginaire ! D'ailleurs quelle imagination dans la dénomination des lieux, eau, marais, bouleau noir, arc-en-ciel….n'appartiennent qu'a la  vision de leur auteur

Nous retrouvons  notre bois de pins Ponderosa pour la nuit.

Jeudi 17 mai – Bryce Canyon – Zion Park

Nous sommes réconfortés de joindre les enfants au téléphone, déçus de la mauvaise qualité du contact et encore plus de ne pouvoir les voir. Le prix à payer pour découvrir le monde !

Encore un petit détour dans le parc et nous reprenons la route, le plateau herbeux, direction sud-ouest le parc Zion.

Le grès rouge est toujours de la partie, en montagnes, en strates de toutes teintes et de toutes directions ; le temps, les soulèvements, les ruptures, l’érosion ont fait œuvre d’artiste. Au terrain de camping du parc ce soir nous sommes dominés par une masse rocheuse ensoleillée.

Le parc est réputé pour sa faune et sa flore. Nous sommes aux alentours de 1500 m, une rivière coule, les buissons, les arbres poussent. Les mouflons et cervidés se laissent apercevoir et même approcher. Un serpent annelé, lové sur le chemin fait le mort… mais non.

Nuit tranquille espérée… entre deux groupes de gamins d’un côté, gamines de l’autre. On fait confiance à l’encadrement  pour le calme nocturne. On verra

 

Vendredi 18 mai – Zion Parc – Cedar city – road 56

Il y a foule pour emprunter la navette qui dessert les points les plus remarquables. Pas de circulation en  voiture particulière, ce n'est pas plus mal d'autant que les bus permettent d'admirer le paysage sans souci, de prendre les sentiers de rando et les photos qui vont de pair.

Les falaises se dressent encaissant de plus en plus étroitement le lit de la rivière. Ici l'érosion a travaille en cassant la roche de coups de couperet gigantesque. Des surfaces verticales, rougeoyantes, métallisées, rouillées comme luttant pour trouver leur place au soleil. Les ombres dessinent des constructions géométriques modernistes, inquiétantes. La où l'eau sourd, ruisselle un peu sur les pentes, prospère  une flore étonnante inconnue ailleurs (ruine de rome, ancolies, vigne, mahonia…. ) ; des grottes se creusent ; l'humidité imprègne  tant le terrain que le lit de la riviere se transforme en marais.

Encastre dans le rouge le West Temple dresse sa masse blanche ; on parle des larmes de Weeping Rock ou l'eau goutte de la falaise en surplomb, le sentier se termine au temple de Sinawava où la gorge ne laisse plus place qu'a la rivière.

Un plaisir en plus, randonnée sous une température clémente - pas de canicule –

Le musée retrace le peuplement de la région par les amérindiens Piaute et Hopi, puis très tardivement par les européens mormons. Ces derniers sont toujours implantés dans la région, impossible de ne pas remarquer les femmes dans leurs longues robes sombres haut ajuste et jupe ample ; comme souvent les hommes sont dispensés des particularismes vestimentaires …..on ne les repère pas .

Remontée nord vers Cedar City et son Wallmart pour les appros en fruits et légumes; Et l’on bifurque à  l'ouest par la 56 vers le Yosemite.

Bivouac sur un petit chemin dans la – je dirais garrigue -

 

 

elegance mormonne au supermarché

Samedi 19 mai – Panaca -  Caliente – Warm Springs – Tonopah

Vaste plateau cerné de montagnes à l’horizon qui alimentent tout un réseau de petits rus, ruisseaux épisodiques et permet l’irrigation et des prés verdoyants sur cette terre d’apparence stérile. Quoiqu’il en soit, l’occupation humaine est discrète et les vaches paissent ce qu’elles peuvent sans clôture aucune.

La route double la Pacific railway, nous poursuivons des trains tirés par 4 locomotives tirant une centaine de wagons, une locomotive pousseuse accélérant  le mouvement.

L’ambiance de Caliente s’est adaptée mais demeure telle qu’on peut l’imaginer au siècle dernier, les boutiques alignées le long de la voie ferrée, poumon de la ville.

On traverse des montagnes dunaires avant que le plateau s’étale à nouveau. Une énorme masse noire, bleue, à l’horizon. Nous nous disons que si nous étions en bateau nous redouterions beaucoup cette météo menaçante.

On pourrait croire que la trace de la route, loin, loin, grimpe dans les nuages. Où que l’on regarde, des rideaux de pluie se déversent sur les montagnes. On n’échappe pas à quelques petites averses.

Nous vivons la vie de cette énorme masse nuageuse de 300 km. Chez nous, on en parle, on en subit le passage, mais jamais on n’en suit le développement pas à pas. La météo in vivo, c’est tout à fait impressionnant. La température chute de 15°, remonte de 10°, se stabilise. Des traces de neige ou de grêle à 1800 m.

Un souci, réservoir presque à sec,  et la pompe du réservoir supplémentaire de fonctionne pas. Nous arrivons au poste d’essence, en ayant roulé en roue-libre dans toutes les descentes.

Nous méritons bien le repos après cette longue étape. Bivouac sur une aire (rare) ombragée prévue à cet effet.

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Dimanche 20 mai  - Coaldale – Bishop – Independence – Lone Pine – Coso Junction

Notre petite oasis est bien gaie ce matin, l’arrosage tourne à plein les oiseaux volettent dans les arbres, le désert s’assèche tout autour. Un couple très attentif, armé de jumelles et téléobljectif observe les oiseaux. Ils ont fait 400 km pour venir les admirer au milieu du désert ! Rare plaisir.

La cordillère du Yosemite cachée hier par les nuées, a renouvelé sa couverture neigeuse ; Le parc sera-t-il ouvert sans équipement ?

Sur la carte on voit clairement tous les potentiels ruisseaux descendant da la montagne, l’eau est là, qui permet d’arroser les prairies artificielles et les champs de luzerne par endroit. De petites mines abandonnées ou encore exploitées se repèrent sur les flancs (or, argent évoqués par les noms des lieux) ; Plus prosaïquement, exploitation de sel dans le plateau humide d’une vieille mer disparue depuis longtemps. Affleurent des roches volcaniques aigues, plus loin de la craie, là des moraines….Traces d’une terre bouleversée au cours des âges .

La région est drainée par le canal de Los Angeles, qui alimente la grande cité.

Encore une très longue étape aujourd’hui. En reprenant la route du sud, la circulation se densifie, des camions, des camping-cars ; les gros pick-up cèdent la place aux petites cylindrées (l’urbanisation intense n’est pas loin).

 Nuit sur une aire ombragée agréable : arbres en fleur et petits oiseaux…

 

 


XXXI - 7 - MEXIQUE - BAJA CALIFORNIA SUR - BAJA CALIFRONIA NORTE -16.04 au 02.05.2018

Publié le 17/04/2018, par rampon,

Lundi 16 avril – La Paz (Baja California Sur)

Nuit tranquille à bord.  A l’arrivée il nous faut payer une taxe pour l’usage des installations portuaires – on suppose que sinon on reste à vie dans les lieux !! – puis une taxe de désinfection pour une pulvérisation de 10 secondes de la voiture.

Petit déjeuner en bord de mer et nous arrivons sur les quais de La Paz, la promenade des Anglais ou presque, plutôt la promenade des Américains, très jolie, très privatisée par des lotissements de luxe avant d’arriver dans le centre.

Préoccupation du jour, vidange et amortisseurs, au troisième garage, nous y sommes ; il nous reste à trouver le matériel adéquat.

Rencontre de Ursula, canadienne d’origine allemande, vivant à mi-temps au Mexique, bientôt très heureuse d’être naturalisée. Elle nous attend à Victoria si nous y passons.

le soleil se lève

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
            la brume s'élève
 
les traces se mèlent
 
Mardi 17 avril – Los Barriles – Cabo Pulmo

On traverse la sierra pour rejoindre la côte. Détour un peu décevant vers El Sanctuario de los Cactos. Effectivement énormément de cactus, immenses (jusqu’à une dizaine de mètres sans doute) mais pas la variété que nous espérions. Trop tard pour les fleurs, trop tôt pour des fruits à maturité. Ce sont de grosses bogues couvertes d’épines qui bientôt pourront être dégustées.

Visite du cimetière tout proche où ce recensent de vieux mausolées de los «orientales » - il faut comprendre des espagnols – nous ne saurons pas les dater notre guide non plus. Curieusement ils évoquent un peu les temples vus au sommet des pyramides mayas.

Déjeuner et rencontre de Jeannette et Enrique qui ont repéré Bipbip. Invitation. On verra si c’est possible.

Bords de mer cernés de grandes propriétés clôturées (villas de bord de mer). A los Barriles, une énorme marina vide.

Nous gagnons el Cabo Pulmo. Seuls … sauf trois américains (la bière à la main bien sûr), deux qui vivent ici, un ami en pick-up plus cellule.

Nuit bercée par les flots de la mer de Cortes ou le Golfe de Californie, comme on veut.

los cardones (cactus)

tombe de un "oriental"(espagnol)

tombée du jour sur la mer de Cortes.

Mercredi 18 avril – El Centenario

Nous avions constaté un bruit de frottement. Robert s’aperçoit que le support d’un amortisseur avant ne tient plus : 2 vis cassées, une manquante, une desserrée. Une seule solution retour sur la Paz après une opération de stabilisation avec 2 vis et une conduite prudente.

Le paysage vaut la peine mais nous aurions préféré continué vers le sud pour découvrir de nouveaux horizons.

Le garagiste n’est pas ému du tout de sa réparation non finalisée. La solution la plus sûre sera la soudure. Rapide, gratuit. Pas de discussion et nous repartons … mais vers le nord. Nous n’irons pas très loin sur une plage tranquille à quelques km El Centenario, comme partout quelques rues poussiéreuses et des maisons d’américains probablement. Luxe, soleil, poussière, proximité de la mer, plage sans fin.

De petits rouleaux charriant des galets interdisent absolument la baignade.

rien que pour nous

Eglise del Triunfo

 

Jeudi 19 avril – la 1 – Constitucion – Insurgentes – Playa Ligui

Région de la Magdalena, on roule, on roule, rien pour distraire de la route toute droite, si ce n’est les cactus, les arbres bas et tortueux ; rude contrée où l’on s’étonne de repérer parfois une bâtisse au milieu de rien. Un mystère, il faut bien s’occuper des vaches ; que peuvent-elles bien brouter sinon les feuilles des arbustes ?

Les larges rios sont complètement à sec, on remarque seulement des arbres un peu plus verts…. Et même, lorsque des puits ont été creusés, arrosage, irrigation, luzerne, choux, vaches grasses….  Et grande ville : Constitucion, moderne, dynamique….On retraverse la péninsule vers le golfe de Cortes, superbe…

On se laisse fasciner par les panoramas sur la mer d’azur. Une petite plage rien que pour nous et quelques pêcheurs pour la nuit. Un « voisin » canadien remonte chez lui avec son combi, son canoe, sa femme et ses trois chiens. Ils viennent de parcourir La Paz /Los Barriles en canoe. Chapeau.

Il faut, nous disent-ils, éviter cette plage de décembre à mars, envahie de touristes.

après les plages de sable

l

sable  et catus

miracle de l'eau un champ de choux

bipbip (le petit point) seul sur lla langue de sable

Vendredi 20 avril – Loreto

On va s’occuper de la petite fuite au radiateur. Quelques gouttes, mais il faut y remédier.

Un petit tour à Loreto tout de même. Si le vrai luxe existe c’est bien l’hôtel avec golf à l’entrée de Loreto qui bénéficie d’une situation idyllique. Nous trouverons bien ce soir une petite plage de rêve rien que pour nous.

Nous trouvons LE spécialiste des radiateurs qui, en quelques heures, démonte (et ce n’est pas simple… c’est anglais), répare, remonte. On va acheter le liquide de refroidissement au supermarché tout proche… et c’est reparti.

Pas bien loin, nous nous poserons au trailer park tout proche, pour lessive, wi-fi, les petites préoccupations du quotidien quoi.

cAa vaut tous les hôtels du monde !

l'hôtel !

Samedi 21 avril – Loreto

Aujourd’hui, le camping présente une vraie collection historique pour adeptes du caravaning. Jugez plutôt : un car américain aménage de 1945, un combi WW de 1965, une mini-cooper traînant sa mini-caravane, et une immense caravane implantée sur le terrain, équipée comme une résidence secondaire.

Extraordinaire météo, le ciel est nuageux et la température  ne dépasse pas les 25°. Le grand vent d’hier est tombé, la mer moutonneuse d’hier s’est transformée en une mare verdâtre. Le malecon n’est pas très fréquenté aujourd’hui.

73 ans et toujours vaillant
discret et élégant
 
 
une formule nettement plus complète
 

Dimanche 22 avril – Playa concepcion – Mulege – playa San Lucas

La météo clémente (du moins pour nous français) n’a pas duré. Le soleil tape dur ce matin.

On aura un peu d’air en roulant toutes vitres ouvertes. Il ne faut pas compter sur une route ombragée ! Les cactus même grands n’offrent pas beaucoup d’abri.

Pas de surprise, les rios sont à sec ; les cactus qui portaient fruits au sud, sont ici en fleur, les arbres commencent à verdir, certains à se couvrir de fleurs, c’est le printemps …… discret.

On remarque seulement des harmonies de couleurs qui évoluent, qui s’adoucissent.

La Bahia Concepcion est à la hquteur de sa réputation. La route serpente entre sierra et mer d’azur, de turquoise, de marine, de scintillements, de reflets furtifs opalescents. Les mots manquent, les impressions restent. Déjeuner sous les Palapas, petite plage de rêve.

Il faut bien parler de Mulege, 16000 habitants aujourd’hui, le double au temps de sa prospérité – la mine de cuivre exploitée de la fin du 19ème jusque dans les années 70 – d’où quelques édifices du 19ème et surtout son église métallique signée Eiffel. Pourquoi, tout simplement parce que la mine était exploitée par des français. Cette innovation ne présentait que des avantages, l’entreprise finançait pour un coût moindre que la construction traditionnelle, et donnait  une image moderne de la France.

Les installations minières demeurent en place, accusant leur âge, et aussi leur puissance industrielle.

Intéressant, mais pas le cadre idéal pour la nuit. Nuit dans un « camp retranché » américain, autrement dit un camping en bord de plage supportant les camping-car/caravane/mobile-home américains implantés à demeure.

qui peut interprêter ce paysage industriel d'un autre temps ?

 

Lundi 23 avril – San Ignacio – San Francisco de la Sierra

Pour la diversité des paysages, il faut aller dans la détail de la flore, un peu plus de tel cactus, un peu moins de tel autre, un peu plus ou moins de yucca, des touffes piquantes aux tons variés, sur fond de sable blond, brun, roche volcanique,éboulis,  La mer s’est éloignée, on s’est éloigné de la mer, on grimpe dans la sierra de plus en plus accidentée de plus en plus spectaculaire.

On croit rêver en arrivant à S            an Ignacio, une rivière et une oasis, palmiers et ombre bienvenue. Les jésuites y avaient implanté une mission. L’église y présente toujours salarge façade élancée, au décor sobre ; les colonnes s’élancent vers les voutes sous la protection du discours des peintures.

En route pour la sierra San Francisco et la visite des peintures rupestres.

40 km au nord pour prendre la route qui se termine en piste un peu rude. Mais quel spectacle, une des plus belles routes de sierra que nous ayons parcourue, et nous n’avons rencontré qu’une voiture.

Nuit à l’auberge. Rude environnement de rocaille, seules les chèvres y trouvent leur pitance en grimpant dans les éboulis.

l'oasis qu'on n'attendait pas, un havre de fraîcheur

 

 

 

guère plus loin !

 

 

Mardi 24 avril -  Guerrero Negro – Santa Rosaliita

Rendez-vous à 9 heures avec Fancisco pour visiter « la cueva del raton ». Une voute dans la montagne présente des  peintures rouge, ocre, noir, blanc  Elles auraient 5000 ans, mais dans d’autres sites on sait qu’elles ont été « travaillées » jusqu’à maintenant. Longue tradition chamanique qui allie représentations animales et humaines. Ici un chaman bicolor « noir et rouge », une tortue, un puma, des cerfs…

Pour revenir au présent, un ravissant minuscule colibri dans son nid délicat espère ses parents, bec ouvert, avide.

Temps brumeux sur la sierra, les perspectives se découvrent petit à petit, sans doute pour qu’on apprécie mieux les nuances, les pentes, les reliefs volcaniques, le découpage des cactus sur l’horizon, les gorges, les falaises….. les plateaux sans fin, les courbes, la vallée un peu plus verte tout en bas (eau, irrigation et culture maraîchères sous d’immenses serres).

On rejoint la Ruta 1 pour le Pacifique à Guerrero Negro. On croise des pickup lourdement chargés de pneus, bidons… c’est l’assistance  de Baja One thousand, un raid en quad dont on n’apprendra pas grand-chose, les américains étant avares de paroles. Plaine désespérante, une seule variante, apparaissent les yuccas (ici des arbres)

En arrivant sur Guerrero on double des vespa en raid  La Paz/Ensenada. Bon courage.

Rien à signaler à Guerrero, une ville « décousue » aux allures « western », rues revêtues ou non, sinueuses, mais  de centre identifiable. Au moins un bon restaurant, nous l’avons trouvé pour manger une très bonne « casserole del mar ».

Nous longeons maintenant la côte Pacifique. Halte pour la nuit  à Santa Rosaliita, un village en devenir, des caravanes sédentarisées un peu déglinguées, quelques maisons en dur, un tracé de rues esquissé, mais aussi une école, une jolie petite église , et la vie autour de la pêche. Comme ailleurs, il faut passer la barre, il faut tirer les bateaux sur la plage. On remarque tout de suite, un gros bâtiment sur une petite pointe. Travaux suspendus… on espère. Ce devrait être une escale. Est-ce que comme on l’a vu souvent le bâtiment va vieillir, se délabrer, sans avoir jamais été utilisé ? Mystère des investissements !

lui appelle désespérement

lui guette

arbre-cactus  bien armé

coussin de fakir

le paysage se révèle dans la brume matinale

amorce d'un hameau

 

 Mercredi 25 avril -  Bahia Luis Gonzaga – Puertecitos - Octavio’s camp

On reprend la route de la sierra ; à nouveau les vespa. Un peu plus loin un cycliste – français de Saint Vallier – d’Ushuaia à l’Alaska, deux ans à pédaler. Chapeau Arthur !

A Laguna de Chapala, nos GPS divergent quant à la route à suivre pour Ensenada.  Les accompagnateurs des vespa nous incitent à rejoindre la côte de la Mer de Cortes à l’Est, superbe : 40 km de bonne piste, puis la route.

Nous les croyons, merveilleux paysages, aux dunes dorées succèdent les pentes volcaniques rouges et sombre,  les roches fracturées, les gorges… la nouvelle route en construction recouvre la végétation de poussière ; énorme chantier de maîtrise de la nature hostile, brûlante desséchée.

40 km de piste défoncée – on a beaucoup pensé aux vespa qui ont dû en baver ! – mais la récompense d’un paysage saisissant.

Nous prenons le temps d’un pique-nique en bord de mer dans baie de Luis Gonzaga. Plage et sable chaud – manquent les palmiers –

Point de chute prévu Puertecitos et ses sources thermales en bord de mer.  Bord de mer  et sources privatisé par des américains.  Et autour un village de pêcheurs un peu précaire qui se construit empiriquement.

Toute la côte magnifique est privatisée… et américanisée….. Peut-être y-a-t-il plus de migrants (fortunés)  américains au Mexique que de mexicains (infortunés) aux US ! Lague usuelle l’anglais imposée à tous.

Camping à Octavio’s camp, une plage de pêcheurs où avec le sourire on essaiera de nous faire payer 3  fois le prix normal.

Pêche à pied d’escargots très bons, mais un peu sableux (manque la technique pour leur faire rendre leur sable). J’ai essayé le sucre, çà n’a pas bien marché.

gens de mer

 

l'église, un hâvre 

bivouac tranquille

 

Jeudi 26 avril – San Felipe – El Mochoacan – Lazaro Cardenas

La nuit fut loin d’être calme, aller/retour des pêcheurs jusqu’à 2 heures du matin et tôt dans la matinée.

Le jeune Eduardo a abandonné ses études pour gagner de l’argent comme pêcheur. Il est content de son patron qui l’héberge, il n’est pas obligé de coucher sur une planche dans un coin. Il voudrait aller au Chili travailler dans son métier l’aquaculture.

San Felipe, sans intérêt, si ce n’est un port de pêche surdimensionné, et la possibilité de faire l’approvisionnement. Achat de poisson à un pêcheur.

On s’éloigne de la mer pour remonter dans la sierra. La nuit sera plus fraîche à 800 m à Lazaro Cardenas dans la nature.

Tous les chemins menant à la côte sont privatisés, des villas et lotissements essaiment partout et autour le néant désolant.

Une piste et un rio à sec, il n’en faut pas plus pour un bivouac nature.

au bout de chemin, la mer privatisée

Vendredi 27 avril – Ensenada - Bufada

On reprend les chemins de traverse vers la côte Pacifique, Paysage aride (je me répète ?). On repère la vallée d’un rio à sec à la végétation un rien plus verte, et parfois des chèvres annonçant une ferme à peine visible. On atteint presque 1200 m et la donne change, plateaux cultivés, serres, élevage, vigne – le célèbre vignoble mexicain - . Si on est courageux on refera une dégustation de vin mexicain.

C’est mon anniversaire – je préfèrerais oublier – mais, j’ai vérifié, aujourd’hui je n’ai pas pris une ride !

Par contre peut-être un peu de poids : dégustation de foie gras que nous avions déniché dans un supermarché. On avait oublié le vin au profit de la tequila locale. Ce n’est pas fête tous les jours.

Cadeau d’anniversaire comme j’en rêvais : un tabouret à vaisselle (juste à la bonne hauteur pour l’opération !) : artisanat local, trépied en bois et siège en cuir. Confort !

La grande ville, la circulation l’américanisation, c’est Ensenada, les courses indispensables.
On ne peut manquer Bufada, un geyser qui naît de la mer.  On approche de l’étroit canal entre deux parois rocheuses. On sent le souffle chaud, et l’eau jaillit, nous éclabousse. Miracle conjugué des sources chaudes (volcaniques) et de la marée.

Nuit au camping Meneses en bord de mer ; nous sommes décidément des itinérants nous déplaçant des prises de courant à la Wi-fi (on ne peut cumuler tous les services).

vignoble mexicain

toujours privé... de mer

manifestation de nature entre terre et mer : la bufada

cadeau d'anniversaire, ethnique et utilitaire

 

Samedi 28 avril – Bufada

Etablissement et envoi des dossiers d’assurance pour les US. On attend.

Promenade dans les vagues et le vent. Trop frais et trop agité pour la baignade, c’est le Pacifique.

 
précieux bijou de mer
 

 Samedi 29 avril –Bufada

se rêver mouette, goéland, pélican.......

Dimanche 30 avril – Bufada

Farmiente, promenade, sur la plage, mais surtout nous profitons de la wi-fi pour rechercher la meilleure solution d’assurance de Bipbip pour US et Canada. Une seule réponse positive et nous commençons à constituer le dossier en grinçant des dents vu le coût exorbitant.

Lundi 1er mai – Ensenada

Nous quittons notre havre, il faut bien faire le plein des placards. Retour sur Ensenada ; nuit en face du port. 

Un plus, Pour l’assurance, Il faut une attestation médicale de « bonne conduiteé  des + de 75 ans. Je ne crois pas trop à la rapidité de réponse de nos médecins.

Et en plus ce soir, vent et pluie dans la nuit. Incroyable revirement.

Mardi 2 mai – Ensenada – Tecate

Trouver un médecin local, c’est tout simple. On s’adresse à la pharmacie ; un médecin y est attaché.( bonne solution pour s’assurer une clientèle !). Dans la salle d’attente, les prix de prestation sont affichées, tant pour une analyse d’urine, tant pour un ongle incarné, tant pour un nettoyage d’oreille…. On a la liste de tous les petits bobos.

En tout cas, nous sommes les premiers clients, le médecin est charmant, il nous fait une vraie visite et signe notre attestation. Ouf ! Envoi et le tour est joué nous sommes assurés.

Nous pouvons gagner tranquillement Tecate, la frontière avec les US.

Nous sommes remontés dans une petit sierra et la température fraîche en bord de mer, devient très fraîche, 13° à 600 m. On n’est plus habitué à ces rigueurs.

Nuit près du stade de beisbol (baseball en bon français. Deux énormes semi-remorques se déchargent de matériel hétéroclite. Préparation d’une exposition artisanale d’une quinzaine de jours sur la place. Ciel toujours chargé, vent froid, mais pas de pluie.

si vous rêvez de croisière, embarquez !

les célères crus mexicains

 

 
 

XXXI - 6 - MEXIQUE - DURANGO - CHIHUAHUA - SONORA - SINALOA -04.04 au 15.04.2018

Publié le 16/04/2018, par rampon,

Mercredi 4 avril – Fresnillo – Sombrerete – Sierra de Organos

Il fait beau, il fait chaud…. comme d'habitude. Le ciel bleu incite à  reprendre la route, direction nord toujours. Le plateau, à droite, à gauche, la sierra à l horizon et de vastes propriétés  vouées  à la culture et à l élevage bovin. Les croûtes broutent paisiblement la terre, non si on y regarde de plus près un peu d herbe sèche résiste au milieu des Acacias et des cactus. Densité faible. En se rapprochant de FResnillo et de la montagne une voie ferrée sert à transporter le minerai de mines indétectable. Une grand dôme en construction signale une petite prospère et coquette et très chrétienne. 

Apres Fresnillo cactus, thuyas et acacias ont laissé  la place à de grandes cultures maraîchères sous serre, aux fruitiers et à la vigne. Mines + culture = région riche, pas de trace de pauvreté patente dans les villages.

Sans plus de cérémonie, nous avons passé le tropique du Cancer.

Nous passons Sombrerete sans nous arrêter pour la sierra de Organos qui découpe ses roches de grès rose tout près. Superbe écrin de barres rocheuses sur le plateau semi désertique .

Des voyageurs allemands en WW lourdement chargé confirment la règle : US-Canada-Mexique en un an (info frontière Canada)

sortie de mine

au soleil de midi

petite ville... grosse coupole de l'église

la tornade née du désert

 

encore un accident (on pourrait en montrer presque tous les jours)

les grands espaces

la barre montagneuse, la voilà

 

au soleil couchant

 

Jeudi 5 avril – Durango

La sierra s’éloigne, ses bords déchiquetés s’estompent, les « sombreros » montagneux s’alignent. (les cônes arrondis de la sierra). Le plateau s’élargit, nous redescendons un peu, la sécheresse s’installe un peu plus. Paysage de savane parfois peuplée de vaches . La richesse ce sont les mines de fer. Durango aurait au moins 100 ans de réserve.

Durango soous ses aspects de ville coloniale, déploie une activité moderne. Malgré les multiples boutiques de souvenirs sur la plaza de armas, on ne sent pas vraiment de pression touristique,

Après avoir visité la belle cathédrale jésuite, sobre de ligne, riche d’ors, parcourus les rues « coloniales », on peut être intrigué par les nombreuses références cinématographiques. Viejo Oeste à quelques km au nord fut un haut lieu du cinéma pour avoir servi de cadre à quelques films célèbres (qui ne se souvient des paysage de « à la poursuite du diamant vert ».

Dommage c’est fermé ce soir.

Nuit Pemex à l’ombre des palmiers.

les arbres grouvent les ressources de fleurir discrètement

parfait !

 

 

 

 

 

un monument ? non les toilettes du parc

note élégante .... inutilisable.... au soleil, le banc de fonte peut servir de barbecue !

Vendredi 6 avril – Viejo  Oeste – El Ciento Veinte

Le Vieil Ouest, tout un programme cinématographique. A la sortie de Durango un décor mythique de western des années 50 : les planches de la grande rue, le saloon, le barbier-dentiste (aïe-aïe-aïe) l’église, le quartier mexicain, les ruines….. les charrettes et le décor incomparable des montagnes alentour où l’on s’attend à voir surgir les indiens en guerre à tout moment. Un peu d’imagination et on retrouve son âme d’enfant pour jouer aux indiens et aux cow-boys.

Le pays des cow-boys, on y est, ces messieurs portent avec naturel la tenue adaptée,, jean-chemise écossais-bottes-chapeau ; bien souvent un cheval harnaché attend tranquillement.

Les troupeaux dans l’herbe rase au milieu des cactus, l’horizon brûlant, de rares, très rares villages endormis, parfois la cordillère se rapproche, les falaises s’ouvrent sur les rios à sec… le soleil plombe, les km défilent.

Quelques 200 mètres plus bas, la plaine s’étale, la chaleur monte très vite.  Heureusement on remonte à 1900 m pour passer une nuit plus fraîche à un croisement de routes stratégique. Tranquille ? on verra.

ambiance western

on scrute l'horizon. Où sont les indiens ?

 

Samedi 7avril –  Matamoros - Hidalgo del Parral – Valle de Zaragoza

Triangle des rencontres. On s’y croise, on s’y arrête, on discute, on passe sur le terre-plein poussiéreux plutôt que sur la route - une atmosphère « Bagdad-Cafe si vous vous souvenez »

Rafael attend, il a envie de parler ce matin. Né aux Etats-Unis il a choisi la vie plus libre au Mexique. Une petite quinta « propriété terrienne » 2 camions, il dit vivre confortablement.

Il n’idéalise pas son pays, connaît ses forces de pays neuf faiblesses, ses difficultés pour chaque communauté y trouve sa place. La région est dominée par les grands élevages extensifs qui se comptent en dizaines de milliers d’hectares. Une famille peut bien vivre sur 1000 hectares.

Beaucoup d’exportations vers les US, sans aucun problème en frontière.

On ne peut pas se laisser distraire par grand-chose sur la route. L plaine s’égale, ou les collines se rapprochent ; les cactus ont disparu ; arbres bien vert c’est une vallée irrigué et des pompages intensifs.

Une seule ville Matamoros, mais nous sommes déjà à à peine 30 km de Parral. On n’a pas vu poindre un seul village ; parfois des corrales en bord de route, mais les habitations sont sans doute très loin au cœur des propriétés, loin de la route.

Nous visiterons la jolie église aux murs de pierres apparentes joliment appareillées, un petit tour en ville pour ses spécialités de travail du cuir.

Une aubaine à Valle de Zaragoza un camping autour d’une piscine. Le luxe !

A nous les grands espaces !

élégantes raramuras

cow-boy des villes

indien en représentation 

eglise du monastère franciscain

Dimanche 8 avril – Chihuahua

On est déçus, pas de chihuahua dans les rues… ou alors on les a écrasés sans les voir !

800 000  habitants à Chihuahua, des alures provinciales pour ce que nous en avons vu, malgré un centre ville très animé des promeneurs du dimanche.

La gare est fermée, donc aucune information pour embarquer dans le célèbre train El Chepe à la découverte de la sierra del Cobre, ses abîmes vertigineux, sa route spectaculaire. Il semble bien que la voie n’est pas doublée d’une route sur tout le parcours, il faudra s’organiser en conséquence.

Visite du musée de la révolution, autour du héros célèbrissime Pancho Villa. On en a une image cinématographique sans doute bien différente de la réalité, même si c’est le héros de la révolution en marche des opprimés.

Nuit Pemex.

Pancho Villa

le même

qui l'eut cru de ce révolutionnaire sanguinaire : le salon de musique de sa maison

la bannière mexicaine

dans le patio de sa maison les cactus explosent de bien-être

Lundi 9 avril – Cuauhtemoc

Gerardo qui connaît bien la région ne pense pas qu’il soit possible de traverser en direction de Los Mochis (cpote Pacifique).

Programme du jour : direction Cuauhtemoc et sa gare ferroviaire pour éventuellement organiser le périple en train . Pas de chance la gare est fermée, nous n’en saurons pas plus aujourd’hui. Peu importe nous prenons la direction de Creel et la Sierra del Cobre.

Je vous étonnerais en vous disant que le paysage change radicalement, hormis le fait que nous nous rapprochons de la sierra ;  la température baisse un peu à plus de 2000 mètre, une grande réserve d’eau la laguna Bustillos irrigue le plateau, permet la culture des pommiers qui sont chouchoutés ; voilages protecteurs et braséros tout prêts à être allumés.

Les vaches broutent tranquillement l’herbe sèche, spécialité de lait dans la région.

Autour de la place principale de Cuauhtemoc, commerce dense et actif. Le cuir se décline en selles, bottes élégantes, sacs…. Les cow-boys font leurs achats.

La rue se fait élégante, en tout cas remarquable, les familles mennonites à la peau pâle et aux vêtements d’un autre siècle se font remarquer. Les mamans indiennes tarahumaras                accompagnées  de leurs enfants étalent leurs robes dansantes assises sur le trottoir.

La voie du chemin de fer suit la route, nous n’avons rien perdu du parcours touristique proposé.

Nuit Pemex champêtre.

l'herbe haute évoque les bisons, ce ne sont que des vaches

l'horizon s'éloigne

art graphique et arbres fruitiers

Mardi 10 avril – Creel- Divisadero – Barrancas de Cobre

Nous nous glissons vers le sud dans le paysage, côtoyant la fameuse ligne de chemin de fer.  Toujours des pâturages secs, des champs cultivés brulés de soleil, des vaches et des troupeaux de moutons. Habitat dispersé. Le plateau s’étire, des formations rocheuses surgissent.
Après San Juanito, c’est la montagne,  la forêt de pins et l’exploitation des scieries. Les roches rouges émergent parfois de la terre blanche et poudreuse.
 fin, équilibré,  harmonieux

Gare fermée à Creel, elle n’ouvre qu’à l’heure de passage du train. La ville est clairement touristiques, en attestent les boutiques.

Déjeuner dans la nature, sous les pins ; on aperçoit les froufrous colorés d’une famille tarahumara qui disparaît par enchantement.

Prochaine étape el Divisadero, en rien un village, tout au plus une étape, et une gare : un grand hôtel, des étals de souvenirs, des cuisines en plein air ; très joli artisanat de paille, bois sculpté, tissage. Le paysage est é-pous-tou-flant, vertigineuse vue sur les vallées en contrebas des roches rose déchiquetées. On peut dire qu’on en a plein la vue.

Nous continuons vers le pont suspendu qui franchit un ravin à faire peur, j’en ai encore des fourmis dans les talons.

Plus loin, los tres canones, et ses miradores pour admirer et se faire peur ; on peut s’offrir, tyrolienne au-dessus des ravins ou plus sagement téléférique. Ce sera pour demain.

Bel orage nocturne, et seulement une toute petite ondée alors que nous offrions le café à Gilo le garde. Nos seuls voisins seront Albina et Alfredo dans leur petite maison près des étals de souvenirs au bord de la falaise. Albina prépare ses matériaux feuilles de cactus en lanière et épines de pins, pour tresser ses paniers avec art. Un vrai travail d’artiste précis, fin, harmonieux.

atmosphère western, in vivo

Plein les yeux................

Doiores

et ses oeuvres délicates

Mercredi 11 avril – teleferico Barrancas del Cobre – San Juanita – Cascada Basaseachi

Le paysage est grandiose n’ayons pas peur des mots, et suspendus au-dessus des falaises sur 3000 m on a tout loisir de détailler les dénivelés, les vallées, les falaises,  les maisons isolées, les sentiers secrets qui pourtant permettent de descendre dans la vallée au prix de bien des efforts. Un mystère, comment et pourquoi vivre sur ces pentes rocheuses, brûlantes et glacées, sans eau ??? Les Raramuros s’y sont maintenus envers et contre tout et tous, ou réfugiés ? Actuellement ils vivent de leur artisanat et du tourisme.

Bien d’autres sites sont recommandés, pour nous ce sera la cascade de Basaseachi au nord-ouest. Retour sur Creel et San Juanito où s’installe le pin omniprésent. Cette route secondaire est un régal. Le plateau s’étale parfois, se resserre, laisse place aux rochers, aux falaises. On voyage entre le blanc ivoire et le rose corail de la roche, entre le vert éteint des pins, et les aires délavées et pelées. Les vaches trouvent encore leur pitance dans les vallées ou s’égaillent les fermes. On mont, on descend, 2200 … 2600 m, le soleil réchauffe l’air vif d’altitude. Ce n’est pas aujourd’hui que l’on enfilera les pulls.

Nuit sur le parking du mirador de la cascade. Visite demain.

Deux énormes Man allemands viennent nous faire de l’ombre !

sous nos pieds

246 m de chute

l'arc-en-ciel

 

Jeudi 12  avril –Basaseachi – Yecora

La cascade resplendit sous le soleil créant un arc-en-ciel en perpétuel mouvement dans le vent. 246 du haut de la falaise aux profondeurs de son petit lac sombre, dans un cadre de roches à la verticale. Un écrin de montagnes  couvertes de résineux bas et d’une végétation assez robuste pour se nourrir de pierre et de poussière blanche !

Des miradors aident le touriste à mesurer l’ampleur du spectacle, mieux des sentiers descendent jusqu’au pied de la cascade. J’irai à mi-chemin, vaincue par le rocher chauffé à blanc. Joli dénivelé et spectacle merveilleux de la nature  tout en bas des trous d’eau de ce qui en d’autre saison est un torrent tumultueux, ayant sculpté la roche.

Route à l’ouest, direction le Pacifique. On reste en altitude, de 1500 à 2300 ; inutile de lire la carte, on repère l’altitude à la végétation, on monte la forêt de résineux (des pins ?) s’épaissit, on descend, des feuillus s’y mêlent, on descend encore on retrouve des arbustes bas clairsemés. De l’élevage partout où c’est possible, un habitat rarissime, deux villages poussiéreux et endormis.

Route superbe, presque partout en bon état, et cadre enchanteur, des barres rocheuses déchiquetées, el Castillo (le château), los Pilares (les colonnes) qu’évoquent les formations rocheuses.

Nuit à Yecora (Pemex)

un rien fantasiques ces trous d'eaux

modeste église villageoise

 

Vendredi 13 avril – Esperanza – Obregon

Toujours far-west ; les montagnes commencent à calmer leur ardeur, la route est toujours tou en courbe, mais commence à descendre ; les pentes et vallées nous paraissent semi-désertiques, pourtant les vaches sont partout, certes pas nos charolaises ! , les grands cierges (cactus) dominent à nouveau les  - ce qu’il faut bien appeler –  pâturages.

Un arbre bienveillant nous offre son ombre pour le déjeuner (agrémenté des détritus de tous les hôtes antérieurs !). Nous prenons le café avec Juan ; un puits de science à propos de la végétation locale, les vertus des arbres, la population, le paysage minier (mine de fer), la résistance des habitants à l’avancée mafieuse de Chihuhua….

Nous avons croisé 25 véhicules ce matin ; la route s’anime à nouveau en direction du  sud vers Obregon. Mais où passent les camions de minerai Mital ?

Pas de village, peu  de haltes ombragées. Pemex ce soir. L’enfer cette nuit, le parking est bondé de camions et cars qui ont tourné toute la nuit. ..ou presque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un rien de changement à percevoir au fil des km

qui a dépouillé ce malheureux cow-boy ?

 

Samedi 14 avril – El Desengano

Esperanza, Obregon, de grandes cités modernes avec le déploiement des commerces à l’américaine (comme on l’imagine en tout cas).

Nous sommes définitivement dans la plaine. Un canal irrigue la région, grandes étendues de blé, immenses constructions fantomatiques des silos. Elevage de bovins, de moutons. On repère très vite les usines à poulet et à porc…. Détection olfactive !

Autopista vers le sud ; il ne faut pas entendre autoroute (bien que payante) routes, rues et chemins de terre croisent la chaussée. Les camions s’alignent dans les deux sens, une, deux remorques… et l’on double allègrement sans plus tenir compte du copain qui vient en face. On est même surpris qu’il n’y ait pas plus de croix en bord de route, en souvenir des victimes.

L’asphalte gris bleuté se perd dans le ciel chargé de poussière. Inutile de chercher un coin verdoyant accueillant. Pemex, tout neuf, calme.

rien ne change, ou si peu

cet alignement de bâtiments : des élevages de poulets en rang serré

équilibre parfait

gastronomie, couleur et gelée

Dimanche 15 avril – Los Mochis – Topolobampo – Ferry California Star (Bajaferries)

On est en rase plaine à blé ; on n’y croirait pas au vu du ciel chargé de la poussière échappée au sol sableux.

Traversée de Las Mochis, direction le port du ferry qui va nous conduire en Basse Californie. Nous ne serons pas en retard ! Départ 23 heures ; ce qui nous laisse le temps de discuter du tarif à appliquer à Bipbip – non ce n’est pas un camping-car, décision des services fiscaux en douane d’entrée – ce qui nous fait économiser 250 €.

Sur le malecon , excellente taqueria Don Gato, c’est tellement rare qu’on s’en souviendra.

Balade, le temps passe doucement. Il faut se présenter 3 heures avant le départ pur l’embarquement. C’est long pour une traversée de 200 km seulement. Les remorques de camions embarquent en rang serré… et à toute vitesse.

aussi port de pêche

religion tentaculaire

pas encore les grands déploiements touristiques


XXXI - 5 - MEXIQUE - HIDALGO - GUANAJATO - JALISCO - AGUAS CALIENTES - ZACATECAS - 28.03 au 03.04.2018

Publié le 3/04/2018, par rampon,

Mercredi 28 mars 2018 –SanJuan de Totihuacan – Pachuca – Actopan – Boxtha Chico

Espoir déçu, les amortisseurs n’ont pas été livrés. Remboursement.

On réussit à faire le plein de gaz à la station en transvasant le gaz d’une grosse bouteille. On paie le prix fort (3 kg au prix de 30), mais on est content..

Un petit bout de route dans l’après-midi. Un tour dans le village colonial de San Nicolas Tolentino et sa superbe et monumentale église, ce qui reste d’un couvent dominicain du 17ème siècle. Des peintures murales longtemps cachées pour cause de nudité ont été remises au jour. Un vrai livre d’images pour expliquer la création jusqu’à la bonne parole de Jésus.

Nuit Pemex très tranquille sur la route.

*

 

 

Jeudi 29 mars  - Santiago de Queretaro – San Miguel de Allende – Dolores Hidalgo

Belle route où apparaissent de plus nombreux cactus, végétation courte et déjà jaunie. Région d’élevage bovin et un peu ovin. L’habitat se fait plus rare sur le plateau exploité par de grands domaines. Le calcaire, blanc, rosé, est exploité dans des cimenteries, et on sait que les mines ont fait la fortune de la région.
Santiago de Queretaro joua un rôle déterminant dans la révolution mexicaine. C’est un centre actif, on ne s’y trompe pas à la densité de la circulation. Tellement difficile que nous ferons un simple tour de la ville coloniale sans nous y attarder.

D’un belvédère on a tout loisir d’admirer San Salvador Allende, ses églises fauves, et son agglomération coloniale elle aussi serrée dans la vallée. Nous tentons le camping près du lac… inaccessible, poussiéreux. Sur la carte, cela paraissait idéal !

Nous poussons donc jusqu’à Dolores Hidalgo, célèbre pour son artisanat, poterie, travail du bois. Ville coloniale, belle église, prospérité.

Nuit sur le parking du parque del Bicentenario.

Santiago de Queretaro

San Miguel de Allende

figuier de barbarie (nopal en fleur)

les cactus propèrent                                                                                              

Vendredi 30 mars – San Felipe

Tournoi de foot dans le parc. Petite balade autour des étangs, très charmant, tranquille, bucolique.

Bonne surprise à San Felipe, nous retrouvons Dominique et Michel, cyclistes chevronnés ((presque 6 ans de pédale au compteur), toujours aussi admirablement en forme, souriant, philosophes. Déjeuner, conversation autour de nos thèmes favoris, hier, les souvenirs, demain, les projets. Aujourd’hui, c’est la règle : on profite du moment. L’après-midi passe vite, trop vite.

Finalement nous dormirons tout simplement sur la place. Ce soir, il fait un froid de canard, il pleut même un peu.

 

 

Samedi 31 mars – San Felipe – Ojuelos de Jalisco

Nous retrouvons nos amis pour le café, nous profitons de leur wi-fi à l’hôtel pour joindre les enfants,  -merci - puis le déjeuner au marché, avant de reprendre la route.

Les foins sont déjà faits, les blés jaunissent, d’autres terres attendent d’être emblavées ; Au loin la sierra. Quiétude des grands espaces.

Halte au petit village de San Felipe.

la route est longue

le plateau aride

la prospérité d'une petite ville

Dimanche 1er avril – Pinos – Vialla Hidalgo – Villa Gonzalez Ortega – Guadalupe

Les oiseaux noirs à longue queue déploient une activité fébrile, chants variés – parfois on croit entendre nos merles- et recherche de matériaux pour le nid.  Ce matin, température agréable au soleil. Les hauts plateaux brûlés de soleil, émaillés de cactus, plantés de yucca (ici des arbres) en fleur, des champs qui attendent d’être ensemencés, des vaches dans l’herbe sèche et rare entre les cactus, et une route brûlante, et en bon état (quelle chance !)

Les hameaux se font rares, souvent les maisons couleur de terre se distinguent mal, mais les villages tous les 50 km racontent leur histoire, dominés par leur église du 17ème siècle.

A Pinos c’est le marché, et la messe de Pâques dans la vieille église bien maltraitée par le temps, arborant toujours sa façade chirruresque. Une jeune fille – princesse précoce de 15 ans – fête son accession au monde des adultes, princesse, musique des mariachis, copains, famille, amis et curieux.

Des colonnes de poussière tourbillonnent avant de se dissoudre ; le ciel est bleu, l’horizon trouble.

Villa Hidalgo, des espaliers s’alignent, ce sont bien des vignes – bien arrosées - pour le vin et la table. On a envie de conjuguer bon vin et bon fromage… en vain, même si la région y invite.

Villa Gonzalez Ortega, ne fut sans doute pas une ville coloniale, pas de plan, rues en chantier, cul-de sac…. Une seule église, mais la pratique religieuse y est bien vivante, à preuve, un planning des messes est organisée pendant les fêtes de pâques, quartier par quartier, de quoi étonner des français.

Pinos peuble magique (= qui a conservé culture et traditions)

 

les mariachis attendent

la jeune fille fêtée pour ses 15 ans (elle est devient une femme)

les novios (fiancés) potentiels ???

(très gênés que je leur pose la question)

le bleu couleur phare des cimetières

le bétail trouve sa pâture

pas un arbre.... un yucca

Lundi 2 avril – Zacatecas

Visite de Zacatecas, sans nulle doute la plus riche et belle ville coloniale que nous ayons visitée. Magnifiques centre historique, la cathédrale offre une superbe  façade chirruresque influencée par l’art local. Dommage que l’intérieur ait été dépouillé de ses ornements à la révolution.

Chance, en cette période de vacances pascales, les musées sont ouverts tous les jours. Nous visitons le musée zacateno, un labyrinthe installé dans l’ancienne maison de la monnaie, Particulièrement intéressant la présentation du peuple huichol et de son art décoratif prolifique.

On flâne  dans les rues pour admirer l’architecture, les marchés, déjeuner  traditionnel, avant de monter au sommet de la colline La Bufa : beau panorama, et monument à la gloire des acteurs principaux de la révolution, dont le célèbre Pancho Villa.

On redescend pour cause de musique tonitruante.

Wi-fi sur le parking Soriana, près de mcDo.

Zacatecas vu de La Bufa

le style chirruresque... délirant

au marché ; figue de barabarie, à déguster crue ou cuite

culture Huitchol

Antonio Carrzaco

Antonio Pintor

à la gloire des révolutionnairesMardi 3 avril – Guadalupe

Long intermède wi-fi, merci McDo.

Visite de l’Eglise et du musée franciscain de Guadalupe. Imposante église à la façade du grès rose de la région, très travaillée. Les angelots veillent au dessus du porche. Les franciscains, ces porteurs de bonne parole ont vu grand, Le collège franciscain …… c’est un palais aux escaliers majestueux ; les couloirs ….. des leçons imagées de la vie du christ et de Saint François ;  les salles….. un musée d’art religieux retraçant l’histoire de la chrétienté et de la présence franciscaine au Mexique. Un bon point, toutes les œuvres sont expliquées en indiquant toutes les références à la symbolique chrétienne (bien oubliée). Pas besoin d’être dévot pour être intéressé.

Les œuvres de  Gabriel José de Ovalle (1726/1767) ont particulièrement retenu notre attention par leur modernité remarquable.

Très belle visite, où domine la force de conviction de l’art pictural mural.

Re McDo pour la nuit..

 

des débauches d'anges

c'était hier

 

 


XXXII - 4 - MEXIQUE - VERACRUZ - PUEBLA - MEXICO - 6.02 au 27.03.2018

Publié le 6/02/2018, par rampon,

Mardi 6 février 2018

Arrivera-t-on à partir aujourd’hui ? Conversations avec les uns, avec les autres, l’équipe de la station,  les chauffeurs routiers, les clients,dégustation de la cuisine des routiers (excellentes…. mais un peu pimentée).

Séance de photos, tous insistent ; leur chaleureux accueil restera dans nos mémoires.

Mercredi 7 février – Veracruz – La Antigua – playa Chachalacas

Nous ne retiendrons de Veracruz que l’intérêt de la forteresse San Juan de Ulua, toute l’histoire mexicaine dans ses murs ; dès les premiers temps de l’occupation espagnole, un fortin y fut  construit, puis renforcé, étendu, pour protéger les richesses expédiées vers l’Espagne, fut même        base du commerce triangulaire, pour se protéger des attaques corsaires et pirates, puis pour protéger le Mexique tout neuf des convoitises. Il devint bientôt prison, puis arsenal. Enfin un Président de l’Etat de Veracruz en fit le palais présidentiel pour peut-être effacer les plus sinistres souvenirs de ces murs.

Aujourd’hui, il est jouxté par le port de commerce, l’histoire continue.

Les fêtes de carnaval s’annoncent, des km de gradins sont installés, la ville est prête à accueillir les touristes, les grands hôtels qui dominent les plages aussi.

Nous préférerons le calme de l’antique capitale, créée par Cortez il y a 500 ans. Une petite bourgade calme, les promenades en lancha sur le rio, l’église la plus ancienne du Mexique, et les ruines de la maison de Cortez.

Nous nous réjouissions de suivre la route côtière…. Qui n’existe pas. Quelques km nous suffisent pour atteindre Chachalacas et ses dunes, ses hôtels, ses restaurants les pieds dans le sable, ses palapas (abris). On ne peut plus calme. Nous dormirons sur la plage, seuls.un peu perdus sur des piste rocailleuses.... et une nature généreuse

la forteresse  en beauté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ce qui fut un temps le palais présidentiel

et dans l'eau limpide du port les huitres suavages

une rare statue d'enfant (noter la déformation du crane très à la mode à l"époque)

la maison de Cortes attaquée par les forces de la nature

au calme du golfe du Mexique

 

Jeudi 8 février – Cemboala – Playa Mancha

Réveil en sursaut, un chauffeur imprudent ensablé  demande de l’aide. Le vent soufflait fort cette nuit, la pluie nous a surpris et nous avons jugé prudent de descendre d’un étage, c’est-à-dire que nous avons descendu le toit et investi la couchette inférieure.

Ce matin ciel plombé de nuages. On aurait presque frais, enfin n’exagérons pas, on n’en est pas encore à enfiler un pull.

Bipbip fait des caprices, ses feux sont capricieux ; petit tour chez l’électricien auto pour vérifier le faux contact et changer les phares supplémentaires (nous en avions perdu un sur une piste). Nous repartons avec du basilic pour une cuisine un peu méditerranéenne, une tirelire (batterie) et un verre à bière de contenance locale (1/2 litre). Moment très convivial chez Morales.

Un voyageur se doit de se cultiver, donc nous visitons le site totonaque de Cemboala, occupé jusqu’à l’arrivée des espagnols avec lesquels ils se sont alliés. Culture particulièrement sanguinaire, les dieux aiment le sang pour renouveler les forces de la nature !

C’est une cité fortifiée dont l’architecture est complètement différente de ce que nous connaissons, construction de gros galets cimentés, recouverts de stuc, des bâtiments circulaires : enceintes de combats, autels, points astronomiques….  mais toujours des pyramides, et toujours du grand, de l’imposant.

Un point sur la carte, playa Mancha  l’océan qui roule avec ardeur et un gentil mascaret qui envahit l’embouchure de la rivière. Un petit resto de plage rien que pour nous.C’est trop beau pour ne pas en profiter.
Nuit sur place.

plage déserte soleil et cocotier

et "tandem "pédavélo"

 

Vendredi  9 février – Playa El Laurel – Guadalupe

Mario part au travail, il construit une maison sur l’autre rive- maison écologique nous sommes en zone protégée -. Il est à fond «écolo »… il traverse en « pédavélo » néologisme à ma façon, il s’agit d’une combinaison d’un vélo et de flotteurs. Ils ont réinvité le pédalo en plus léger.

Un pêcheur revient chargé d’huitres sauvages des sables, d’une espèce qui ne se consomme que cuisinée (amère nous dit-il). A déguster si un resto nous en offre.

Le vent est tombé, il a plu, le ciel est nuageux. Inutile de penser à se baigner compte tenu des rouleaux. Un petit détour pour le déjeuner sur une petite plage. Un pêcheur met son bateau à l’eau à l’aide  d’un tracteur. Le passage de la barre est pour le moins sportif et technique. Le temps de déjeuner et le filet de 500 m est posé. Ils sont de retour, avant d’aller le lever demain matin.

Ciel toujours nuageux nous continuons sur la cuesta esmeralda ; un joli nom qui signale une exploitation commerciale des plages, quasi inaccessibles, hôtels, restaurants…

Aie… problème de changement de vitesse ; direction le plus proche garage ; le patron ne répond pas au téléphone ; il arrive à la nuit, trop tard . Et c’est mieux, la consommation de cervezas (bières) a fait son œuvre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  une surprise de la route : un cimetière

 

Samedi 10 février – El Tajin – Poza Rita de Hidalgo

Notre garagiste que nous prenons au saut du lit est plus clairvoyant qu’hier soir. A midi nous reprenons la route, récepteur bas d’embrayage changé. Heureusement nous avions la pièce en stock.  Robert retrouve le sourire –un peu –. C’est le premier garagiste qui ne nous invite pas, nous sommes un peu surpris !!!

Nous continuerons donc notre voyage culturel vers El Tajin , célèbre cité totonaque jusque dans les années 1200. Toujours des pyramides. Une technique différente, un monticule de pierres et un parement en pierres taillées sans ciment, le tout recouvert de stuc que l’on peut imaginer coloré (quelques peintures rouges subsistent). Peu de sculptures, mais de multiples niches dans les pyramides et bâtiments, abritant peut-on supposer des statues symboliques à honorer dévotement.

365 niches sur les pentes de la plus fascinante pyramide pour le cycle annuel. On sait aussi que tous les 52 ans, on craignait la fin du monde, on s’enfermait durant quelques jours jusqu’à constater que le cycle du solstice recommençait (était-ce pour rectifier les données du calendrier, comme nous avons les années bissextiles ?)

La décadence s’annonçait : 17 jeux de pelotas (balles) sur le site… oui d’accord j’interprète et fais des parallèles inquiétants.

Un curieux mur en colimaçon abrite un jeu de pelotas, qui aurait été construit pour asseoir symboliquement le pouvoir religieux !

Les quelques sculptures attestent des rites sanglants d’automutilation et de sacrifices humains. On frissonne un en admirant la puissance de ces constructions.

Il ne fallait surtout pas rater l’époustouflant spectacle traditionnel des voladores (hommes volant). Au son de la flute et du tambour, 5 hommes aux costumes chatoyants grimpent en haut d’un mat de 30 m, y enroulent leur corde, puis attachés par la taille se jettent dans le vide en tournoyant. 13 révolutions X 4 volatores, c’est-à-dire 52 tours représentant le cycle de vie toujours renouvelé. On appréhende le frisson du saut, on ressent seulement harmonie, poésie…..

Nuit Pemez au sortir de la ville, trop tard pour trouver mieux. Petit marché, un chauffeur routeir me vend un kg d’orange de son chargement de 20 T

les voladores

     

 

El Tajin

                         

 

 365 jours / 365 niches

pour le plaisir                   

Dimanche 11 février – 130 D -  Apizaco - Chiautempan

Nous sommes en pays de production fruitière, en cette saison ce sont les oranges. Notre voisin est spécialisé en transport de fruits, je lui offre un café, il insiste pour nous offrir des oranges. Jus à tous les repas ! Il passera la nuit au volant, en se dopant, sans s’arrêter ; ce sont les règles imposées par l’entreprise. On comprend mieux le comportement des chauffeurs et le nombre d’accidents.

Les routes sont défoncée – je me répète – pas étonnant quand on voit le trafic de camions à double remorque (110 t).

Nous nous retrouvons sur une autoroute très chère (tarifs français), mais tout de même bien meilleur que la route. La circulation est loin d’être dense. Nous montons tranquillement jusqu’à 2500 m, la végétation devient un peu plus aride. Au loin la chaîne des volcans.

A la recherche d’un coin tranquille pour la nuit nous voilà dans un village fêtant carnaval. Les hommes sont déguisés en espagnol avec une large ceinture de couleur pour évoquer et moquer  les propriétaires des usines de textile de la région.

La région devient très densément habitée. Refuge Pemex.

en route pour le carnaval

carnaval au village                                        

le Popocatepelt en activité

 

Lundi 12 février – Cholula

Difficile d’interpréter les informations routières, étonnante logique des croisements routiers, difficile la lecture des GPS, difficile la circulation urbaine. Nous voici néanmoins à bon port c’est-à-dire en vue de la gigantesque pyramide de Cholula : 450 m de côté, au sommet une église, apparence d’une colline (artificielle), il ne subsiste rien en surface, on peut accéder au cœur de la pyramide par des couloirs souterrains.

Au terme d’un lutte acharnée Cortez s’est emparé du lieu avant d’y faire construire le symbole de la nouvelle religion, l’Eglise de los Remedios. Belle vue, le Popocatepelt dans la brume à l’horizon, la ville à nos pieds.

La ville mise beaucoup sur ce quartier, grands jardins, installations sportives, gare le reliant à Puebla…

Maintenant notre souci  quotidien, le bivouac. Ce serait parfait sur place, mais une grande réunion politique publique se prépare, la police nous recommande de partir avant 8 heres demain.

Tranquille Pemex un peu plus loin

l'Eglise de Los Remodios sur la gigantesque pyramide (non ce n'est pas une colline)

dorée par le soleil, toute d'or à l'intérieur

Mardi 13 février – Santa Maria Tonanzintla - Puebla

La célèbre église de Santa Maria Tonanzintla est inconnue sur les gps, comme sur les cartes. Enfin nous y sommes. Des ors, de la couleur, des anges, des fruits exotiques, du maïs , de la main des autochtones interprétant les symboliques chétiens, très touchant ….. Pas un coin n’a échappé au décor de stuc soigneusement sclulpté.

Un pilon est installé dans le chœur, curieux ! Il servira demain à moudre des palmes pour la fête des cendres.

Le centre de Puebla est vraiment un bel exemple de ville coloniale, élégante, un zocalo bordé de l’imposant cathédrale de pierre grise, et des galeries commerçantes.

Bon restaurant, les meilleurs tacos que j’aie mangé.

Nous nous installons sur le mirador du fort de Lorteo (vue sur la ville)

                          en passant  :un hôtel.... rassurant... massif !

pas plus de détails, photos interdites

la sombre cathédrale de lave grise de  Puebla

un curiosité, cette vierge avec la lune et le soleil s'inspirant clairement des croyances anciennes.

Mercredi 14 février – Teotihuacan

Incident de parcours. Nous stoppons sagement à un carrefour, le feu piéton passe au vert et la voie de droite n’est pas utilisée, nous passons derrière un tranquille cycliste. Un peu plus loin  un policier de la route vigilant nous arrête. Discussion… nous devons payer, d’abord, 750 , puis 650 puis 500 pesos ; nous lui disons que nous sommes prêts à payer au poste de police. Nous reprenons in extremis le permis international, et nous le suivons – selon ses instructions -….. Il se faufile et nous perd dans la circulation. Volontairement   peut-être ?.

Autoroute très cher jusqu’à Teotihuacan (plus cher qu’en France, c’est dire) , pas d’arrêt d’urgence, pas de station service, pas d’aire de repose. De fait les usagers sont essentiellement des camions surchargés.

Trailer Park à Teotihuacan, où nous retrouvons un couple autrichien en Land et un couple allemand en camion. Echange international quelque peu difficile. Pourtant ce sont de grands voyageurs, les premiers depuis 5 ans, les seconds depuis 11 ans.

le monument de la révolution (technolgique ?)

     

     

  

l'aridité des hauts plateaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

culture de cacttus (tequila ?)

Jeudi 15 février – San Juan Teotihuacan

Stand by, internet, wi-fi, lessive, farniente et réservation pour rentrer un mois à la maison se ressourcer avec les enfants qui nous manquent tellement.

religion vivante et cloches sonores à toutes heures

Vendredi 16 février – Teotihuacan les pyramides

Epoustouflant et grandiose, que doit-on à la reconstitution par les archéologues ? Le site a été abandonné aux alentours de 600, mais il est vrai que les structures sont pour le moins solides.

La vue du haut de la pyramide du soleil se mérite sous le soleil mexicain, mais quel spectacle ! une chaussée de 4 km se déroule entre les pyramides, les temples, les palais….. On n’en voit pas trace, mais la ville 200 000 habitants sur 20 km2 était équipée de canalisations d’eau et d’eaux usées nous dit-on.

Dans certains ensembles résidentiels (sans doute des prêtres) les murs ont conservé leurs peintures, d’autres sont conservées dans le musée.

Qui étaient ces habitants ? des hypothèses, pas de certitude. Pourquoi l’abandon du site ? : surexploitation, appauvrissement, pouvoir religieux mis en défaut ? peut-être.

Nous avons été impressionnés par ces architectes talentueux.

Et nous sommes sur les rotules.

     

      

      

     

la pyramide du soleil

nature asséchée et abandon des lieux ?

la poupée "corolle" de l'époque"

le jaguar symbole du dieux de la pluie

Samedi 17 février – Mexico

1 heure de bus, autant de métro et nous sommes arrivés au parc de Chapultepec : 600 hares de parc urbain, et le fameux musée d’anthropologie, un superbe cadre moderne, et des collections somptueuses.

Nous avons été guidés par la jeune Leslie rencontrée devant la carte du métro mexicain. Elle nous a accompagnés durant une grande partie de la visite du musée ; charmante jeune fille cultivée, comme nous en avons rarement rencontrée.

Nous avons parcouru le musée, nous imprégnant de toutes ces cultures antiques, de toutes ces traditions ancestrales. Le musée s’organise sur le thème de l’histoire des cultures indiennes, et celui des traditions vivantes. C’est passionnant, mais tellement riche qu’il y faudrait passer des semaines ; une salle après l’autre pour retracer l’histoire de ces peuples avec toutes les incertitudes d’interprétation.

Retour,  il fait grand nuit, et nous sommes vannés

 

a côté des architectures monumentales, de petits objets (votifs) accompagnant le quotidien

elle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lui

 

un joueur de balle tout équipé en pleine action

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                           discours politique ?

 

les masques sont de toutes les cérémonies antiques

 

l'arbre de vie en céramique de Oaxaca

les masques de carnaval d'aujourd'hui

coiffe de plumes des fameux quetzal

Dimanche 18 février – San Juan Teotihuacan

On se préparer au départ. On discute avec le couple français de Terre Neuve arrivés ce matin. On discute avec Alcides (brésilien) et sa famille (italienne). Il parle de leur village du centre de l’Italie avec tant d’enthousiasme qu’on a envie de répondre à leur invitation.

BON ANNIVERSAIRE SEBASTIEN

 

Lundi 19 février – Mexico – Madrid

Grand ménage avant les vacances, préparation des sacs, et on boucle. 

Mardi 20 février – Madrid -  Lyon

Un saut du Mexique à l’Espagne,11 h ½ de vol , il nous reste à attendre le vol vers Lyon… 8 heures.
16 H 45 LYON, Franck à l’aéroport, émotion, Isabelle, Louis, Sébastien, les retrouvailles, le bonheur, la fête.

DE RETOUR AU MEXIQUE

20  Mars 2018 – Mexico – San Juan de Teotihuacan

Voyage un peu fatigant après une longue, trop longue escale à Madrid.

Après avoir survolé les neiges des Pyrénées et du Canada sous le soleil, enfin  l’agglomération compacte et colorée de Mexico. Taxi, bus et, un coup d’œil aux pyramides et nous retrouvons Bipbip et notre lit. Ouf !

21  Mars 2018 – San Juan de Teotihuacan

Avec le décalage horaire de 7 heures, nous sommes réveillés beaucoup trop tôt pour être parfaitement frais et dispos.

Nos voisins suisse nous montrent leur aménagement perso Défender. Toujours des idées à glaner, et des échanges sympathiques.

Rangement, courses, et au retour Flying the Planet que nous espérions nous attendent. Nous partageons la soirée avec Cécile Gérard : pastis et saucisson , ratatouille… on se sent bien français.

22  Mars 2018 – San Juan de Teotihuacan

Cà y est on a récupéré de la traversée. On passe aux choses sérieuses, c’est-à-dire l’adaptation du double toit fabriqué à Lyon. Un peu de couture, et le tour sera joué. Haute couture rime avec bricolage… notre double toit est adapté.

Apéro avec Cécile et Gégé

23 mars 2018 – San Juan de Teotihucan  - Maquixco

Mina (du trailer park) de bon conseil,  nous conduit chez le réparateur de parebrise : mesure, commande, pose demain.

Les amortisseurs gardent le souvenir de tous les topes (gendarme couché) d’Amérique, il est temps de les changer. Il faut bien sûr les commander, et on ne les aura que mardi.

Donc changement de programme, nous irons en bus visiter Mexico Dimanche et lundi ; retour mardi pour les amortisseurs.

24 mars 2018 – San Juan de Teotihucan 

Le tabouret à vaisselle a rendu l’âme, nos recherches pour le remplacer demeureront vaines

Info pratique : qu’est-ce qu’un tabouret à vaisselle ? un siège pliant, léger à hauteur ergonomique pour pratiquer l’opération tri-quotidienne.

Changement du parebrise taillé à la mesure. On attend le prochain orage pour détecter les fuites au joint.

Visite de la très joie église du Seigneur à la colonne à Teotihuacan. Pierres noires et joints blancs, . humble, solide et accueillante ; plus édifiante que toutes les immenses églises où se déploie toute la puissance et la magnificence de la religion en action.

Malgré la bonne volonté du pompiste et nos différents adaptateurs, nous ne pourrons pas remplir nos bouteilles de gaz. A refaire !

 

25 mars – San Juan de Teotihuacan – Mexico

Départ matinal - et frisquet - en bus pour Mexico. La température grimpera très vite. Atmosphère urbaine, soleil de plomb = dure journée pour des touristes qui arpentent les rues le nez en l’air.

C’est dimanche, circulation fluide, métro vide. Tout va bien. Nous aborderons la visite classiquement par le centre historique, des ruines de Tenochtitlan à la tour Latinoamerica. La ville est traversée de très larges avenues ; los Insurgentes, nord/sud c’est 40 km, facile d’imaginer la densité de cette métropole de plus de 20 millions d’habitants (d’autres annoncent 40 millions, dans un cercle plus large sans doute).

Il est vrai que de Teotihuacan à 50 km au nord nous n’avons vu que des toits montant à flanc de collines avant de laisser un peu de place à la verdure.

La foule envahit tout le centre historique ; dimanche, place aux vélos, même s’il ne semble pas que ce soit vraiment de mode.

El Zocalo, terme générique de la place principale des villes, réputée comme la plus grande place du monde après la place rouge, est encadrée de la cathédrale et du palais national et dominée par la bannière nationale Vert/blanc/rouge portant l’emblème : un aigle perché sur un cactus,  tenant dans son bec un serpent.

Le centre historique classé au patrimoine de l’humanité, c’est toute l’histoire du Mexique, le templo mayor des aztèques, bientôt remplacé par la première capitale coloniale de Cortés, la construction de la cathédrale, et enfin la tour latinoamerica.

Au détour des rues, de nombreux immeubles, églises, monuments, statues… imposants tracent la richesse et la culture vivante de la ville.

Le musée de Bellas Artes, beau et majestueux bâtiment  de la première moitié du 20ème siècle, offre un magnifique écrin aux œuvres picturales de Orozco, Tamayo, Camarena, Siquieros et Diego Ribera, tous très imprégnés des luttes du Mexique et des mexicains pour l’existence de leur pays.

La cathédrale de Cortès a été bien souvent modifiée, agrandie, enrichie au fil des quelque trois siècles de construction.

Les églises s’imposent dans le centre, les messes s’y succèdent en cette semaine pascale. La très catholique Mexico vit ses traditions en offrandes de fleurs, croix, objets de palme tressés avec un art délicat.
Après cette journée en immersion dans la foule du centre en mouvement incessant, malgré le soleil ardent, nous sommes contents de trouver notre hôtel. Luxe des luxes, nous nous offrons même un bain relaxant. 

à faire bénir pour Pâques

 

célébration pascale

Camarera

apprendre à danser avec les maîtres

templo mayor (déviner les murs successifs à l'oblique)

peuple paisible les aztèque ?

curieuses figures un rien chamaniques

Lundi 26 mars 2018 – Mexico – San Juan de Teotihuacan

Les musées sont fermés le lundi, nous choisissons une solution de vrai touriste, le tour de la ville en bus, ce que nous faisons habituellement en voiture pour saisir l’atmosphère d’une cité.

Reposant, malgré le soleil ; grand tour de tous les quartiers périphériques du centre historique, peu à peu absorbés par la capitale vorace, tout en gardant leur caractère parfois provincial, ou culturel, commerçant,  bohème, universitaire, sportif, verdoyant, résolument moderne…..

On termine par la visite de la très célèbre basilique de Guadalupe, on devrait dire les basiliques, une en bas, une sur la colline, enfin la toute moderne.

Cà penche un peu dans tous les sens ce qui explique qu’ait été décidée l’édification de la basilique moderne. (sol instable et tremblements de terre) . D’une grande simplicité, l’intérieur sobre s’organise autour d’un chœur doré aux lignes élancées sans fioriture aucune, libérant l’attention du fidèle ; l’éclairage suspendu apporte la lumière en douceur.

Et retour nocturne  à San Juan.

porte de la révolution

il fait chaud, les affaires marchent

la peur, connais pas !

 

à la cité universitaire

le stade olympique

un quartier élégant et fleuri

l'art moderne inspiré de la tradition (parc universiatire)

style cononial

surprise au coin de la rue 

el caballito (petit cheval)

 

palais du gouvernement

l'immense cathédrale de Mexico

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un peu penchée peut-être ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

notre Dame de Guadalupe

 

la basilique moderne de Guadalupe

 

Mardi 27 mars 2018 –SanJuan de Totihuacan

Pas de nouvelle de notre commande d’amortisseurs annoncés pour ce matin.  Ils doivent arriver ce soir.

Courses, ballade en ville pour récupérer ma « fenêtre » laissée chez la couturière pour adaptation (tout simplement une fenêtre en nylon transparent pour l’arrière)

Dîner avec nos amis Cécile et Gégé, arrosé au vin mexicain (expérience à ne pas renouveler) . Gégé paie le prix des travaux de remise en forme du camion (dos bloqué). 

 

 

 


XXXII - 3 - MEXIQUE - OAXACA - 24 janvier au

Publié le 3/02/2018, par rampon,

Mercredi 24 janvier – Jubitan – Concepcion Bamba

Nous gagnons tranquillement la côte pacifique extrêmement ventée, « plantée de champs d’éoliennes.

Des quartiers nouveaux immaculés se construisent dans les petites villes. Sans doute les conséquences du tremblement de terre de juillet qui a fait beaucoup de dégâts nous dit-on. Du neuf, mais toujours des problèmes d’alimentation en eau, toutes les maisons ont des réservoirs.

Nous sommes prêts de la mer invisible ; des chemins indiquent une plage ; après avoir traversé une communauté nous nous retrouvons sur une plage ; déserte pas tout à fait, nous rencontrons Cristofer (pêcheur) dans sa maisonnette bien ventilée, et Oswaldo propriétaire d’une restaurant sous palapa (toit de palme) fermé pour cause de reconstruction après séisme ;

C’est tout, exactement ce dont on rêve, loin d’une plage à la mode.

Ravissant coucher de soleil.

 

Jeudi 25 janvier - Concepcion Bamba

Lever du soleil sur la plage. Vol  harmonieux des pélicans. Petit bateau de pêche à l’horizon.
Cristofer part nous pêcher des huitres sauvages

La route côtière s’éloigne du Pacifique. La route laisse sa trace dans un paysage rocheux et forestier. Bien peu d’activité humaine. Végétation intermédiaire beaucoup d’arbres dénudés, d’autres fleuris, d’autres verdoyants.

S’annoncent alors la grande zone touristique de Huatulco, ses baies, ses plages, ses hôtels de tous ordres. La côte est superbe, rocheuse, émaillée de petites criques et de plages. Là où n’existait rien, de volonté politique est né cet aménagement très moderne, très net, très touristique, très artificiel.

Ce soir impossible de trouver le rancho recommandé par ioverlander. Il fait nuit… Pemex.

Longue soirée gastronomique, après avoir attaqué  - le mot n’est pas trop fort – les huitres ; rien à voir avec nos huitres domestiquées, elles sont puissantes, épaisses, elles ne se laissent pas avoir… fortes lames, tourne-vis, pinces coupantes… , c’est un roc qu’on attaque. Délicieuses, beaucoup moins iodées que ce que l’on connaît.

 

 

 

Vendredi 26 janvier – Pochutla – Zigotepe – Puerto Escondido

Au bout de la route, c’est Puerto Angel qui se mesure aux sites touristiques précédents, avec beaucoup plus de discrétion, et un développement plus « humanisé ». La côte est ponctuée de plages toutes plus éblouissantes les unes que les autres. Chacun peut y trouver son compte, de la petite crique discrète à la plage aux bars, restaurants, palapas…., du farniente au surf….

On nous a recommandé Zigotepe, pour sa liberté  (nudisme, drogue, musique, fête…) Sympathique, vivant, bon enfant, gai, un vrai village de vacances, où l’on parle plus anglais (US) ou français(canadien)… qu’espagnol. Autant dire que nous n’y trouvons pas vraiment nos marques. Et ce n’est pas une question d’âge, les vieux américains sont légion

Nous trouverons à Puerto Escondido la grande plage étincelante et quasi déserte, le terrain de camping primitif, les hamacs et le palapa….

Samedi 27 janvier – Puerto Escondido

Farniente, bain de mer, balade. Resto pour la wi-fi. Cà ne fonctionne pas plus qu’au camping. Et zut !

Explication : c’est à cause du vent ! On y croira, faute de meilleure approche du problème.

Dimanche 28 janvier – route 131 – Sola de Vega

Route nord en direction de la capitale. La jonction vers l’Atlantique par cette route, çà se mérite. Après la plaine côtière et les premiers contreforts encore arides, on aborde la sierra. La moyenne baisse considérablement, les tope (gendarme couché) sur la route sont toujours aussi nombreux, signalés ou non, cassants ou non – un pour protéger chaque maison en bord de route – mais la route est particulièrement en mauvais état, trous, effondrement de la chaussée non signalé, affaissement, éboulis.

Rien ne nous empêchera de trouver la route belle dans cet environnement de montagne. Les à-pic de terre rouge dégringolent dans les vallées ; pour peu que la pente soit moins forte, la forêt s’installe. Très peu d’habitations, peut-être dans la vallée dont nous n’apercevons pas le fond. Et on tourne, et on vire, et on grimpe pour mieux redescendre. 5 heures pour 160 km.

A Sola de Vega il est temps de s’arrêter. Parking  tout à fait tranquille en bord de rivière à l’entrée de la ville. Nous sommes seuls.

art moderne

Lundi 29 janvier – Oaxaca

Plus que quelques km avant la capitale. Nous sommes sur un plateau assez aride, la sierra à l’horizon. On pense un peu à notre midi.

A Oaxaca…McDonald’s, pour un besoin urgent d’internet. Malgré un signal puissant, çà passe très mal, çà coupe, on y passe 3 heures sans s’en rendre compte, tout en discutant avec nos voisins (qui viennent pour le plaisir).

Courses, on se résigne à acheter un petit appareil photo de poche, pas aussi performant que nos le souhaiterions, mais depuis le temps que nous cherchions !

Nuit sur le parking, on ira peut-être au cinéma.

qui peut mettre un nom sur les curieuses plantes dorées qui envahissent cet arbre  ?

sur le parking

Mardi 30 janvier – Oaxaca

Aujourd’hui, le fond de l’air est vif à cette altitude, vent fort, et froid de canard malgré le soleil.

Charmante ville d’Oaxaca ; son très joli centre colonial, coloré, entretenu et animé, s’enorgueillit du couvent de Santo Domingo, énorme, puissant quadrilatère de pierres. Il en impose, il s’impose… sans doute le but recherché ; aussi une allure de forteresse peut-être est-ce pourquoi il fut transformé en caserne après la révolution qui voulut un temps ignorer les religions.

Aujourd’hui, plus de trace des maltraitances, le couvent a retrouvé ses splendeurs ; ce qui n’a pu être atteint, ce sont les proportions harmonieuses et imposantes de lieux : du cloître à arcades superposées aux hauts et longs couloirs voutés ouvrant sur les perspectives de la ville et des montagnes environnantes.

L’église resplendit de ses décors dorés, toutes les parois, les voutes, les colonnes sont sculptées, dorées, colorées… une fête. Mais on ne sait plus lire toutes ces images du symbolisme chrétien Le porche remarquable présente l’arbre généalogique prolifique de Santo Domingo (pas très loin des arbres de vie maya que l’on a pu voir).

Les cellules des moines ont été aménagées en  musée historique d’Oaxaca plein d’intérêt et d’enseignement ; belle présentation.                                                       

Une journée de luxe citadin, si on ignore les faubourgs pentus aux rues étroites, sinueuse, et défoncées dans lesquels le GPS nous a fourvoyés pour rejoindre le bivouac d’hier. Il faut de tout pour faire un monde.

les ors

et l'équilibre architectural

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

         

      

En harmonie, sur décor dominicain, une oEuvre de l'artiste Sergio Hernandez

les oeuvres  de Hernandez d'inspiration zapotèque.

 

Mercredi 31 janvier – Santa Maria del Tule

Cette journée fut plus riche qu’on ne l’avait imaginée. Nous pensions nous intéresser au site Zapotèque de Monte Alban ;  à ne pas confondre avec les Mayas même si faute de culture, les différences ne nous sont pas si patentes.

Aujourd’hui pas de vent, visite du site au soleil, température agréable.

Le site d’abord, idéal en haut d’une montagne arasée naturellement sur lequel s’imposent les constructions massives, énormes. Impression puissante. Il ne reste de cet ensemble majestueux que les bases pyramidales toutes traces des temples  ont disparu hormis quelques grosses colonnes.

On retrouve les traces des glacis des murs empreints des tracés de figures évoquant l’histoire, et aussi les plus remarquables bas reliefs des danseurs (mais en sont-ils, il y a controverse)

Le musée offre le plaisir de décrypter un certain nombre d’éléments compréhensibles des sculptures.

Si on veut connaître l’artisanat vivant de la région, il faut diriger ses pas vers  Mitla. Ce soir nous nous arrêterons à Santa Maria del Tule de renommée mondiale pour son arbre le plus âgé du monde, plus de 2000 ans. Sa frondaison domine la jolie église de Tule.

L’harmonieuse place  est décorée de guirlandes aux couleurs de Marie (bleu et blanc), on va fêter la candelaria (chandeleur). Raoul (policier) nous invite à ne pas « rater » la fête ce soir. Femmes en costume traditionnel de différents villages,  défilé dans les rues au son de deux groupes, partage des boissons traditionnelles à base de maïs et chocolat, et bien sûr le mezcal, la spécialité locale. On termine à l’Eglise.

Nous ne raterons rien demain, nous dormons derrière l’église près d’un arbre millénaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 1er février – Santa Maria del Tule

Réveil au son de la musique d’un groupe qui bientôt part éveiller tout le village, sous la houlette du  jovial et bavard Président  du Comité des Fêtes rencontré hier soir.

On part, on ne part pas ? On reste pour retrouver Pierre et Leila (Antibes) et Fabrice et Paulette (canadiens) à l’Oasis Campground et s’installer confortablement. Et ce soir spectacle pyrotechnique… spectaculaire. D’abord les « toros de fuego », taureau, silhouette féminine, dindon, oiseau, portant des feux de bengale ; au son de l’orchestre les danseurs animent le spectacle des lumières… Ensuite la tour des feux s’illumine d’un feu d’artifice digne d’une capitale. La chandeleur est bien fêtée !

Belle soirée !

Vendredi 2 février – Santa Maria del Tule

Journée farniente et fin de journée festive.

Nos « amis » Abel et Raoul nous ont vivement invités à la soirée sur la place ; rendez-vous à 16 heures. Cà ne commencera qu’à17 heures, et ce sera long, long…. Un défilé sort de l’Eglise portant l’image de la vierge.

Pour mémoire, vous vous rappelez ce qu’est la Chandeleur ? La présentation de Jésus au Temple par Marie, où il reçoit la Lumière. Auparavant ce fut une fête païenne, un peu plus de jour chaque jour ! La fête d’aujourd’hui joue un peu sur les deux registres.

Long défilé de tous les quartiers, de toutes les associations… apportant des paniers chargés de victuailles présentés à la vierge et aux habitants réunis. Chaque communauté est saluée par une petite salve musicale de l’orchestre. Deux heures plus tard, un couple âgé commence à danser pendant que toutes les douceurs et boissons sont distribués.


Nous en profitons pour un petit tour au restaurant, avant de déguster une crêpe tout à fait bretonne. La tradition est sauve, il nous manquait le louis d’or dans la main.

Nous ne résistons pas et nous joignons aux danseurs sur la place, tout en dégustant le mezcal généreusement offert, peut-être avec l’idée de nous faire perdre un peu la raison et s’amuser à nos dépens. Ca ne marchera pas, nous rentrons sagement, tandis que l’assistance devient plus clairsemée.

en l'honneur de la patronne de Tule

la procession

                             

                                                   les offrandes seront partagées

 

les anciens ouvrent le bal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 3 février – Teotitlan - Mitla.

Les villages alentour placent leur avenir dans l’artisanat, chacun dans sa spécialité, qui le tissage, qui la céramique, qui le mezcal….

Le site maya de Mitla a terminé son occupation sous domination des mixtèques succédant aux zapotèques. Ca ne vous dit rien ? Nous pas grand-chose, l’éternelle histoire, d’un peuple en soumettant un autre et imposant une évolution culturelle. On est ici dans une zone d’habitat – de luxe – plusieurs palais autour de leur patio. Longues pièces organisées autour du patio éclairées par la seule porte, décorées de mosaïques de pierre. Ne pas imaginer de petits tessons cimentés  sur les murs, ce sont des pierres taillées encastrées les unes dans les autres dans l’épaisseur pouvant atteindre 30 cm pour former le motif. Les pièces sont entièrement décorées et les raccords parfaitement calculés, un travail parfait…

Les toits pouvaient être soutenus par d’énormes colonnes de pierre (rarement vues sur d’autres sites)

Toujours l’histoire humaine…les murs de l’Eglise portent témoignage de l’utilisation des pierres des   temples  ou palais anciens.

Nuit Pemex,  reçus par Yolanda

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 4 février 2018 – Tlacolula –  Oaxaca - ruta norte 175 – San Juan Luvina

Yolanda nous souhaite bonne route en nous offrant un cake, invités et un cadeau… le rêve du voyageur. Je lui offre mon stylo porteur d’une publicité bien française.

Avant de rejoindre Oaxaca, nous faisons halte au célèbre marché du dimanche de Tlacolula. C’aurait été dommage de le rater ; un vrai marché régional, tous les produits agricoles, toutes les productions artisanales, tous les costumes régionaux se côtoient. On achète la viande, immédiatement cuite sur les braséros, les spécialistes préparent la boisson locale le tejate à base de maïs et chocolat, l’herboriste vous soigne à moindre coût… On repart les bras chargés de produits frais.

Un petit tout au supermarché un peu plus loin (pour le pain français ou presque) et nous partons vers les sommets de la sierra Juarez, à petite vitesse par une route sinueuse et accidentée. La chaussée est étonnement bonne, une surprise, et les paysages forestiers superbes, émaillés de villages offrant tous les agréments d’un tourisme au naturel.

Les fougères arborescentes s’épanouissent à l’aise, certes pas comme aux temps préhistoriques, mais tout de même vaillamment jusqu’à 6/7 mètres. Les épineux se mélangent aux autres espèces parfois en fleur à cette époque. L’habitat se fait rare, seulement quelques comedors (restaurants) simples pour les voyageurs mais surtout les forestiers locaux. El « LLano de la flores » (la plaine des fleurs) grand pré dans la montagne surprend le voyageur qui se retrouve tout aussitôt environné d’une forêt épaisse.

Ce soir il fait frais, à la nuit pas plus de 12°. Nous sommes sur un grand terre-plein à côté d’un comedor.

on échange les derniers potins avec les amies

 

 

 

 

 

 

 

 

 

tous les ingrédients du tejate

et la mise en oeuvre    

 cacao ?

ou café  ?

    vente en direct

 

   

   

herboriste bien achalandéla presse à tortillas 

le forgeron

 

 

 

 

 

 

 

 

bien utiles au quotidien

 

les calabasses en gaité

ou plus précieusement gravées

 

Lundi 5 février 2018 – Ruta 145 – San Juan Bautiste Tuxtepec – Tierre Blanca

Un froid soleil illumine la forêt. On monte allègrement jusqu’à 3000 m,, on redescend, on remonte, avant de définitivement atteindre la plaine. La température remonte sensiblement, la végétation change totalement, réapparaissent palmiers, bananiers, canne à sucre, manguiers, étals de fruits au bord des routes…… Nous avons quitté l’influence pacifique pour l’influence atlantique.

Nuit Pemex, très bavarde avec Gregorio puis tout  le personnel et toutes les chauffeurs routiers, on parle indifféremment, régionalisme, culture, gastronomie, famille…. 

la sierra Juarez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'ombrelle élégante da la fougère arborescente

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

accueil souriant de Gregorio

 

 

 

 

 


XXXII - 2 - MEXIQUE - CHIAPAS - du 13 janvier au 23 janvier 2018

Publié le 15/01/2018, par rampon,

Dimanche 14 janvier – Frontera – Villahermosa

Jolie campagne, bien verdoyante, élevage, les étangs lacs, marais s’agrémentent de nénuphars en fleur, et d’oiseaux aquatiques en nombre.

Pas si hermosa (belle) de prime abord. On visitera demain

Nuit Pemex (station service)

vagues de coquillages

de l'eau, de l'eau.........

Lundi 15 janvier – Villahermosa – Palenque

Lever matin pour la visite du parque musée de Venta qui dans un parc tropical très naturel propose un zoo très typique de la région et un petit musée d’introduction à la visite des statues olmèques provenant du site et de la région. Si vous êtes intéressés par culture olmèque, toltèque, maya…. Il vaudrait mieux  consulter de bons bouquins. Nous, nous jouons l’imprégnation pour tenter d’approcher le monde maya !

Le parc borde la laguna de las ilusiones, où on a même repéré un crocodile qui lorgnait les jardiniers occupés à désherber la rive. Brrr… Ne vous y trompez pas les plus dangereux sont les moustiques qui nous harcèlent.

Le musée archéologique  est malheureusement fermé le lundi. Dommage, mais nous aurons l’occasion de visiter les musées de Mexico, les plus riches.

Route vers Palenque, le site majeur du Mexique ; grande plaine d’élevage bovin dans un milieu sain, je veux dire pas les pattes dans l’eau, nous avons pris de l’altitude.

oeil de plus en plus inquiétant

l'élégance même

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pour faire joli        

        

 

monumentale tête olmèque (profil caractéristique)

rare figure féminine

 

Mardi 16 janvier  – Palenque

4 heures de visite sans s’ennuyer des célèbres ruines de Palenque. La nature est somptueuse, les monuments somptueux, l’aménagement à la hauteur.

On n’est pas encore des spécialistes de la culture maya ! mais on perçoit bien les différences de style. Ici les constructions sont beaucoup plus sophistiquées, avec des encorbellements des  galeries, des toits de pierre en pente, des faitières en dentelle de pierre.

Faute de pierres résistantes, les sculptures sont travaillées dans un stuc épais et solide, puisque nombre des œuvres sont encore là. Les temples sont construits à la gloire ou à la mémoire des rois si proches des dieux que parfois les interprétations divergent dieu ou roi ? Les cartouches ont souvent permis de fournir les explications historiques. Ainsi le Chan Balhum le fils du très célèbre Pakal, a commandité une fresque qui retrace l’histoire  royale sur 11 générations.

Ce qui importe c’est de savoir que les rois étaient les intercesseurs directs des dieux et des forces de la nature.

Palenque vaut sa réputation. Du haut des temples et palais on domine la jungle, on s’élance vers le ciel par la pente raide des pyramides, on se détache des contingences terre à terre. Etrange impression de maîtrise des éléments.

Merdredi 17 janvier  – Agua Azul

La route monte peu à peu, sinue, passe les rivières. Culture de maïs sur les pentes, parsemées de bananiers ; c’est la saison de récolte des palmiers à huile ; les tas de fruits attendent le ramassage en bord de route.

Et tout le long de la route, des fils tendus pour nous arrêter et nous vendre bananes séchées, maïs cuit, coco, oranges pelées, pozzole….

Arrivés à Agua Azul c’est un déferlement de petits vendeurs, laveurs de voiture, placeurs de parking…. C’est gentil, mais on se sent un peu agressé par cette pression. Comment leur expliquer sans les blesser ?

Ici tout pour le touriste, on vous dira demain si çà vaut le détour.

Bonne nuit.

Nuit sur le parking.

                          

Jeudi 18 janvier – Agua Azul – Ocosingo - Tonina

Dommage que le lieu soit parasité par les boutiques de toutes sortes ; on doit reconnaître une certaine discrétion dans l’accroche du client ! ouf ! Artisanat vairé ; robes brodées, cuir ornée de motifs mayas, pierres, jade, ambre, masques…

On a déjà vu des chutes impressionnantes, monstrueuses… mais ces cascades étincelantes à la palette de tous les bleus imaginables sont tout simplement merveilleusement belles, les couleurs changeant au fil des nuages, au fil des flots plus ou moins tumultueux, au gré des calcaires plus ou moins argentés, dorés… On ne peut se lasser de ce miracle de la nature dans l’écrin de la forêt tropicale (c’est la note poétique du jour !). On pourrait même s’y baigner s’il ne faisait pas si frais.

Vaut le détour.

Abrégeons pour reprendre la route vers Tonina et le souvenir des mayas.

Le soleil ombré de nuages éclaire la montagne , les vallées successives créant de superbes dégradés de tons à l’horizon, des variantes infinies de vert de la forêt et des enclaves de culture, au violine des monts un peu embrumé.

La région est à dominante indigène, et donc à problèmes. Les affrontements de la fin des années 90 avaient abouti à un accord qui semble-t-il est resté lettre morte. L’armée est très présente, nombreux poste de contrôle.

 Ce qui n’empêche que nous avons été arrêtés par un groupe villageois ayant mis en place un dispositif impressionnant. La route barrée par une herse  - planche et clous de 15 cm – et demande de verser 50 pesos. Pourquoi ? pour soutenir leur pétition dont le texte est affiché en bord de route. Nous n’en saurons pas plus, nous n’avons pas voulu payer, ils nous ont libérés… nous n’en demandions pas plus.

D’autres voyageurs moins chanceux ont été caillaissés un peu plus loin.

Ocosingo, centre d’activité locale est une charmante ville, où les femmes portent encore souvent le costume traditionnel. Jupe noire ornée d’une bande à rayures, plissée en coque devant, haut court à collerette brodée, châle.

Nuit dans un « balneario » ‘piscine en plein air + abris picnic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 19 janvier – Tonina – Ocosingo – Oxchul – San Cristobal de las Casas

Nous sommes à deux pas  de Tonina, et c’est gratuit aujourd’hui. Oscar qui a participé aux fouilles nous guidera sur le site.

C’est la plus grande structure pyramidale du Mexique, 80  mètres, et 260 marches pour y accéder. La météo est avec nous, il ne fait pas chaud.

Les niveaux bien différenciés permettent de bien comprendre le site, le niveau religieux et chamanique avec ce qui pourrait s’apparenter à un hôpital, niveau résidentiel des prêtres, niveau de la famille du gouvernant, niveau du palais, niveau des temples du soleil et de la lune. Encore quelques bas-reflief en stuc, notamment d’étranges danseurs.

La statue du prisonnier à genou décapité (après avoir perdu au jeu de pelotes) se trouve au musée.

La puissance des lieux est toujours impressionnante, d’autant que techniquement ils en étaient à l’âge de la pierre, ils ne connaissaient ni le métal, ni la roue, ne pratiquaient pas l’élevage…. Seulement la culture du maïs essentiellement.

Revenons au présent, les « indigenos » (les mayas d’aujourd’hui, selon le terme employé ici) ne sont pas contents ; çà se traduit par des blocages de la route à l’entrée de certains villages. Nouveau barrage aujourd’hui passé sans heurt. Le second à Oxchul fut beaucoup moins calme. Cernés par un groupe pressant qui secouaient la voiture, qui reclamaient de l’argent que nous refusions pour le principe.

Descendue pour parler, mais impossible, on en reste à la « rançon » si l’on peut dire compte tenu du montant. Ils ne donnent aucune explication à leurs revendications. Un détail peut-être, la voiture de la police municipale s’est mise en travers de la route pour nous empêcher de passer ce qui en dit long sur la situation conflictuelle.

La fin de l’histoire, un automobiliste est intervenu pour payer pour nous, le barrage (la herse sous nos roues) a été levé. Nous avons rattrapé notre ami mexicain un peu plus loin pour le rembourser ; il a permis de régler la situation en douceur. Grand merci à lui.

Avec cette histoire on a un peu perdu de vue cette belle région montagneuse ; on est à plus de 2000m. Hors de question du faire du camping sauvage ici, il s’agit maintenant de gagner rap idement l’ancienne capitale de l’Etat de Chiapas : Cristobal de las Casas (le défenseur des indigènes du temps de la colonisation espagnole).

Bivouac Pemex

                            

                                      

                             

    chaman et danseur sacré

 

au foot, ils perdent, c'est terrible, il subissent les critiques............

au jeu de pelotas, ils étaient décapités

 

l'autre herse était sous nos roues ....... l'accueil du Chiapas ! (parfois)

Samedi 20 janvier –San Cristobal de las Casas

Nous visitons le centre historique de cette vieille ville coloniale ? Ici pas de façade-décor, c’est une ville vivante. La  rues pietonnes du centre sont noires de monde, presque autant de petits vendeurs – commerce informel dit-on ici – que de clients, malheureusement beaucoup d’enfant même très jeunes offrant marchandises, services, ou mendiant tout naturellement. Il faut dire que c’est leur univers, ils vivent tout bébé dans le dos de leur mère.

La cathédrale à la belle façade or et brique est fermée. L’église  del Carmen nous offre son élégante façade ornée de stuc délicatement sculpté.

Le tour du marché artisanal offre du beau travail artisanal, notamment toutes sortes de vêtements brodés encore portés par les villageoises. Chaque village arbore une tenue différente, le plus étrange est la large jupe de tissu très poilu à ceinture haute, agrémenté d’un corsage léger de couleur vive.

Broderiee, travail du cuir, tissages, broderies de perles, jade, ambre, obsidienne..on a le choix

Gastronomie locale. Gourmandise à la boulangerie française.

Nous partons d’un on pas vers un musée qui nous intrigue : le musée de la médecine maya. Hélas bien décevant et poussiéreux. Mais nous avons au moins traversé un vrai quartier sans touriste, et toujours des multitudes de commerces spécialisés par secteur, ici les coiffeurs, là les cordonniers..

Retour au Pemex. Rencontre de Jules Cesar et  son épouse intrigués par Bipbip.

l'art dans la rue

concours de dessin éphémère sur trottoir

la cathédrale

 

La mode à San Cristobal

 

un peu de repos en surveillant la petite, le monde moderne, c'est épuisant

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
les délices de San Cristobal : sauterelles grillées
 
 
 
 
 

Dimanche 21 janvier – Canon de Sumerido – Tuxtla Guteriez

Ce matin, nous ne manquons pas de compagnie. Des minibus bondés (évidemment essentiellement des hommes) font une pause avant d’aller à un rassemblement politique à la capitale. Ils sont discrets quant à la teneur de cette rencontre.

De l’ancienne capitale coloniale à la nouvelle, nous ferons une pause au canon de Sumerido.  Le rio maintenant contraint par un barrage fraie son large chemin dans un canon  impressionnant ;1000 m de montagne à la verticale au-dessus de nos têtes. Si nous n’étions pas blasés nous vous raconterions en détail avoir vu, crocodiles, aigrettes, pélicans, cormorans, singes….

On regrette de ne pas avoir le choix. Il faut passer par une organisation qui embarque les nombreux touristes sur des engins puissants .On comprend vite qu’il n’y pas  d’autre solution, impossible d’aborder sur le parcours.

2 heures de navigation bien remplies à ressentir les forces de la nature, les montagnes puissantes, enserrant le fleuve, contraignant la végétation à s’accrocher sur les parois ; des palmiers qui poussent à l’horizontale sur une paroi verticale c’est assez surprenant !

La capitale du Chiapas est à deux pas. Rien à en dire, petite ville provinciale, rien de remarquable, sauf son musée. Nous y allions pas très convaincus de son intérêt.  Non seulement, l’organisation ouverte sur les œuvres, incite à la flânerie, mais surtout les pièces exposées servent de support à des notes donnant tout leur sens aux explications généralistes du parcours. En tout point, un musée modèle, beau, donnant les clefs essentielles de compréhension des œuvres et plus largement de la culture maya.

Et en prime nous avons fait toute la visite au son d’un groupe musical répétant sur la place.

Soirée et nuit MacDo pour la wifi

 

mille mètres au-dessus de nos têtes   

curieux n'est-ce-pas ! Tout la haut une cascade vaporise l'eau chargée de calcaire qui se dépose pour former ces larges branches bientôt recouvertes de mousse. Noël !

qui est le pire ennemi des poissons ; les cormorans agiles ?

ou le crocodile placide ? 

         

 

 

 

 

 

en forme de maïs

 

et l'on ne voit pas les tatouages les trous dans les oreilles, les incrustations dans les dents, les tatouages....

une autre déformation : en forme de grain de haricot (presque bicéphale)

assiialation au dieu jaguar

le dieus soleil (encensoir)

un moment de douceur : la chocolatière (on souffle dans la poignée pour faire mousser)

Lundi 22 janvier – Parque Sumerido (miradors)

Le canon de Sumerido nous ayant enchanté, pas de raison de ne pas se pencher sur le cours du Grijalva en grimpant dans la montagne. Le parc Sumerido nous en offre la possibilité. 5 miradors aménagés pour un point de vue sur la vallée 1000 mètres plus bas. Le soleil plombé de brume éclaire les profondeurs. On frissonne un peu. Un insecte blanc sur l’eau,… un bateau d’une vingtaine de touristes. Les termes qui s’imposent, majestueux, grandiose, impressionnant…

Le temps est mesuré, le parc ferme à la nuit (18 H 30)

Nuit Pemex, seuls sur un parking en bord de bois.

Mardi 23 janvier – Cintalapa – Santo Domingo Zanatlpec

 Après les montagnes, nous sommes bien redescendus,   élevage. Le plateau devient aride en descendant vers le Pacifique.

Nuit paisible dans le patio d’un hôtel où nous retrouvons une famille : camping-car irlandais arborant une croix suisse, acheté au Canada abritant un couple suisse-indienne….. La mondialisation bien comprise !

 

 


XXXII - 1 - MEXIQUE - QUINTANA ROO - YUCATAN - CAMPECHE - 1er janvier au 13 janvier 2018

Publié le 10/01/2018, par rampon,

Mercredi 3 janvier – Chetumal - Bacalar

Le système bancaire ne sait pas nous assurer, mais l’agent nous indique l’adresse d’AXA. C’est fait en deux temps trois mouvements comme chez nous.

Sur la route nous retrouvons Tobias un jeune cycliste allemand (Panama/Alaska) à qui nous avions offert ce qu’apprécient les cyclistes café + banane.

Nous nous arrêtons ensemble à la Laguna de Bacalar – grand cenote (lac d’effondrement dans le calcaire d’où e eaux limpides aux variantes de bleu ravissantes). Déjeuner, farniente…

Nuit sur place. Nous sommes seuls.

Jeudi 4 janvier – Cenote Kan Luum - Tulum

Nous sommes toujours ans la plaine côtière, bordée de forêt profonde, des cénotes s’annoncent un peu partout, et les ruines mayas sont légion

Quand le bord de mer est accessible c’est la plupart du temps pour les seuls clients des hôtels, ou résidences.

Une petite détente dans une cénote, un grand lac aux eaux limpides, Un simple ponton, la forêt, , quelques palapas (paillotes) c’est tout, et bien suffisant. Dommage on ne peut pas y dormir.
Nuit en bord de plage à Tulum.

On n’est pas seul ! A la nuit, les vélos  et les voitures reprennent la route des hôtels.

A nous l’étroite plage de sable blanc - plus deux autres camping-car américain et mexicain –

oeuvre de l'oiseau tisserand

 

 

 

un petit coin de mer

rien que pour nous

 

les communautés mayas valorisent leur patrimoine culturel avec art

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 5 janvier – Cenote Kan Luum - Tulum

Nous sommes toujours dans la plaine côtière, bordée de forêt profonde, des cénotes s’annoncent un peu partout, et les ruines mayas sont légion

Quand le bord de mer est accessible c’est la plupart du temps pour les seuls clients des hôtels, ou résidences.

Une petite détente dans une cénote, un grand lac aux eaux limpides, Un simple ponton, la forêt, , quelques palapas (paillotes) c’est tout, et bien suffisant. Dommage on ne peut pas y dormir.
Nuit en bord de plage à Tulum.

On n’est pas seul ! A la nuit, les vélos  et les voitures reprennent la route des hôtels.

A nous l’étroite plage de sable blanc - plus deux autres camping-car américain et mexicain

 

 

 

 

 

 

 

cénote et tourisme

 

 

 

 

oeuvre de l'oiseau tisserand

matière première du célèbre panama

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 6 janvier – le Tulum maya – Coba

C’est la tour de Babel, on entend parler américain, canadien français, italien….. On est souvent interpelés, Bipbip fait sensation ; c’est un rêve pour beaucoup de ces touristes du soleil.

Il faut dire que si la plage est étroite, la mer est enchanteresse et offre plongée, kayak , atolls, plages immaculées…. cénotes, végétation tropicale, faune exotique…

La civilisation maya est bien sûr omniprésente. Le site de Tulum présente la particularité d’être laeule cité fortifiée connue du monde maya, oublions ce qui se transmet, non les mayas n’étaient pas pacifiques….

Installés en bord de mer, vivant de la mer, et du commerce,  il fallait se protéger, d’où ces fortifications de 6 mètres d’épaisseur ; le Dieu du Vent était révéré – pas étonnant -. On a du mal à se faire une idée de ces palais, temples, qui étaient alors recouverts de stuc et peints de scènes inspirées des mythes en vogue.

Comment faire vivre une cité sans eau, sans rivière ? Tout simplement en exploitant le mystère des cénotes, et en construisant des bassins de rétention.

La balade dans ce site  bien mis en valeur, par les sentiers au milieu de la végétation préservée, côtoyant l’anse de sable blanc….est un pur bonheur (malgré le nombre de touristes).  On peut même s’y baigner et pic-niquer.

On quitte ce monde pour retrouver les boutiques de souvenirs (et pas des plus beaux).

Mais on ne quitte pas la civilisation maya. Direction Coba

Nous dormirons sur le site, en bord d’une joli lac (qui abrite des crocodiles paraît-il)

 

les fortifications

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 6 janvier – Coba – Valladolid

Les ruines s’étendent sur 70 km2, seules 5 % sont découvertes. La plus mémorables c’est la grande pyramide. 42 m d’altitude et 140 marches très raides. Nous nous sommes plutôt bien comportés ! Nous avons vu de beaucoup plus jeunes monter à 4 pattes et redescendre sur les fesses. Quelle vue sur la canopée qui nous enserre. Il paraît que l’on peut apercevoir Chichen Itza. Je doute.

D’autres ruines du site présentent des particularités d’architecture du style puuc : colonnes, stèles.. que l’on n’avait pas vu jusqu’alors.

Les « cobiens » (pourquoi pas) qui ont abandonné le site au 5ème siècle étaient de grands bâtisseurs de route. Comme le chemin de l’inca, il y a le chemin du maya.

Un peu plus loin, changement d’atmosphère, Valladolid est une ville coloniale, des maisons assez mal conservées, des églises, et le couvent Sans Bernardino ; une structure massive du 16ème  - sans doute pour rivaliser avec les pyramides mayas – de belles pierres blanches. Délaissé à la fin du 18ème. Un cénote ici aussi pour alimenter la communauté.

Un accrochage en stationnant nous vaut visite de la police, attente de l’expert, téléphone à notre assurance, avant de repartir 3 heures plus tard. Le constat amiable çà n’existe pas, il faudrait d’abord que les véhicules soient assurés. Mais ce n’est pas notre problème !

Quelques km encore avant de bivouaquer dans un hôtel accueillant (avec wi-fi)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est dur, mais c'est beau

 

les mayas pratiquaient un jeu de pelotes sanglant : il paraît que le perdant était décapité. En atteste cette tête décapitée scellée sur le terrain !

unne enfilade de façades colorées

préparation de la fête

Dimanche 7 janvier – San Felipe – Humun

C’est dimanche, on se repose, ou plus exactement  on profite d’une wi-fi efficace pour communiquer, mettre le blog à jour…

Quelques km parcourus seulement, et déjà une atmosphère toute différente, la nature est toujours envahissante, mais s’assèche, se borde de cactus, laisse apparaître le calcaire tout blanc. Les cénotes font le bonheur de tous.

Les maisons sont plus souvent de pierre et de palme ; dans les petites villes, les grandes façades colorées, sans fioritures, se succèdent. Les églises aux hautes façades verticales – parfois évoquant des châteaux forts – dominent la grand-place…

Qui a bien inspirer la curieuse église de Merida aux trois clochers tout ronds.

Les Eglises mexicaines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 8 janvier – Merida – Uxmal

Les routes sont excellentes, on pense au tourisme. Le paysage est invariable. Apparemment pas de culture, pas d’élevage, rares villages. Merida ne se fait guère remarquer par son architecture. La cathédrale toute blanche domine la place principale. 500 ans au compteur, et toujours aussi imposante. Plein après-midi, église pleine pour la messe. Nous nous faisons discrets.

Rigueur de l’architecture, pureté des courbes des arches illuminées par le soleil.

Resto, quelques courses et nous reprenons la route du sud vers Uxmal.

2 véhicules de voyageurs américains sur le parking.

Mardi 9 janvier – Uxmal

Le style puuc, majestueux, dépouillé, équilibré. Etat de conservation exceptionnel des pyramides, palais…. il est vrai qu’ils ont été terminés dans la dernière période.

Le dieu de la pluie Chac  est présent partout, démultiplié à l’infini, et bien sûr toujours présents le jaguar et le serpent.

Au cimetière, têtes de mort et ossements en fresque. Le culte de la mort est toujours bien vivant, la Toussaint fait l’objet de fêtes dans toute l’Amérique du Sud.

On grimpe allègrement les escaliers, vertigineux à la descente, pour découvrir l’ampleur du site, que l’on voudrait imaginer vivant.

Une petite bière partagée avec un couple de Hollandais aventureux (en Amérique depuis 2013).

le jaguar bicéphale  siège de chef

la puissance de la culture maya

que ne dément pas cette monumentale pyramide

                                             portrait de chef - dieu ?

l'ara sacralisé 

le culte de la mort n'est pas nouveau chez les mayas

les cérémonies devaient revêtir une certaine solennité du haut des plus de 40 mètres

Mercredi 10 janvier – ruta Puuc – Museo del Cacao – Kabah – Xlapak – Gruta de Loltun

Nous nous laissons tenter par le très touristique Musée du Cacao ; Ma fois très agréable ; jardin botanique bien renseigné, petit zoo, perroquets, singes, croco…musée du cacao de la plantation, au traitement de la fève, à la dégustation, de l’importance du cacao dans la culture maya (monnaie d’échange), à la mode du cacao dans le monde. Et même pseudo-cérémonie visant à favoriser la récolte…Mais une tablette de 100 g à plus de 4€, c’est un peu cher. Pourquoi ne peut-on acheter de chocolat dans les magasins mexicains, c’est un mystère (le même qu’au Guatemala pourtant producteur).

La jolie route enserrée par la forêt  laisse peu de place à la culture, jusqu’à ce que l’irrigation fasse naître les plantations d’agrumes, café, cacao, bananes, mangue…..Outre les sites mayas signalés, on aperçoit des ruines (antiques ou plus récentes ?) au travers des arbres. Nous allons visiter le joli site de Kabah, un exemple « d’ école » du style Puuc , dépouillé, orné du motif répétitif du dieu Chaac, des colonnes… Les constructions se caractérisent par l’usage du ciment qui permet des finitions soit en pierre de parement taillées, soit en stuc – qui était alors peint des motifs traditionnels –

Un coup d’œil à Labna et son arc monumental qui marquait la route vers Uxmal.

Les grottes de Loltun s’annoncent ; visite demain.

Ce soir Jorge qui habite juste en face nous invite à camper à côté de sa maison. Son épouse Antonia parle beaucoup mieux Maya qu’espagnol.

le dieu chocolat ... et son protégé ....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le chamane qui préside à la cérémonie de protection des cultures

                                                                          

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

variétés de fève = variétés de saveur

 

 

 

 

un petit ami curiieux (en cage)

gantelet d'armure ? non patte du croco 

 

le style puuc

Jeudi 11 janvier – Lol Tun - Campeche

Vite  nous sommes du premier groupe de visite de la grotte, la plus grande du Yucatan. Impressionnante en vérité, d’immenses salles creusées dans le calcaire blanc, doré, argenté, créent des décors fantastiques. Les premiers cueilleurs-chasseurs les ont occupées, y ont laissé leur trace, suivis par les mayas etc… De générations d’hommes y ont affronté le mystère. Heureusement nous sommes guidés par un chaman qui nous fait percevoir les forces inconnues !

Un adieu à Jorge et Antonia et nous reprenons la route.

L’aridité cède peu à peu la place à la grande culture et à l’élevage,souvent en terre menonite ; ménonites modernes puisqu’ils utilisent engins agricoles, camions, voitures… Mais la mode ne change pas : Monsieur portant chapeau, chemise blanche, salopette noire, ces (ses) dames portant cheveux tirés, fichu, robe sombre à jupe froncée à la mode du 19ème siècle. Et on reconnaît la rigueur dans leur ferme, leurs champs toujours impeccables.

Un petit café avec David et son oncle venus abreuver leurs vaches juste au moment du déjeuner.

Arrivé tard, course, et nuit sur le parking du supermarché Walmart super-tranquille

Nos hôtes Jorge y Antonia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                         un occupant de longue date de la grotte (sculpture maya)

 

merveilles d'architecture naturelle

notre guide-chamane a intercédé pour nous auprès des forces naturelles de Lol Tun (Fleur de pierre)

Vendredi 12 janvier – Campeche - Villamar

Visite de la ville coloniale, tout à fait charmante et tranquille, colorée, élégante, des boutiques de souvenirs plutôt jolis même s’ils ne sont pas typiques de la région.On remarque surtout les robes et blouses brodées que beaucoup de femmes portent encore dans les villages.

Campeche a longtemps subi les attaques pirates avant de construire ses fortifications bien conservées et restaurées. Des  remparts on s’aperçoit vite que ces jolies façades donnent parfois  sur du vide. Tout  juste un décor.

Les églises bien sûr, grand parvis, grande, haute façade quasi sans décor, une seule nef, et un chœur ou resplendit l’or et l’argent.

Une petite journée suffit à s’imprégner de l’atmosphère, après avoir parcouru le beau malecon (promenade) en bord de mer. Mer agitée, les cocotiers s’agitent follement.

Sur la route de la côte, nous arrivons à un cul-de-sac….. route privatisée au profit d’un grand complexe hôtelier. On a du mal à y croire.

Pour nous ce sera bord de mer, dans un minuscule village de pêcheurs, bien ventile ce soir.

la sobre cathédrale

et ses ors         

 

classiquement alignées, gaiement colorées

honneur aux colons... des ménonites peut-être (ils n'ont pas changé)

les pélicans se reposent au couchant après une longue campagne de pêche

Samedi 13 janvier – Ciudad del Carmen

Nous prenons le temps de faire la connaissance de Julio Cesar et Elisabeta et leur fils Cesar. La mer est très agitée, personne en mer depuis hier ; c’est l’heure de la réparation des filets ; nous n’avons pas osé demander si cette construction si précaire entre route et mer est leur maison ou un abri pour bricoler, élever les poules, proposer du poisson frit ?? Nous achetons du poisson (corvina).

Quel sera l’avenir de pêcheur artisanal de Cesar 12 ans qui a quitté l’école ?

De l’eau, de l’eau, lagunes, mangrove, et dès que possible élevage de bovins les pieds dans l’eau. On peut acheter en bord de route, crevettes (d’élevage), tortues (d’élevage). On va essayer de goûter un plat de tortue, voire même d’iguane ou autre rare spécialité locale.

La mer est très agitée ; malgré les rouleaux les rouleaux arrivent sur le rivage en nappes nacrées, chargés de sable blanc ou peut-être bien seulement de la nacre des coquillages broyés.

Du rosé, au turquoise, du bleu ardoise, au vert  se détachant sur le bleu…ciel, la palette réjouirait un peintre – même amateur -. Rien ne vient gâcher ce moment de poésie, pas même les plateformes pétrolières à l’horizon que l’on préfère ignorer.

Ciudad del Carmen a perdu son statut d’île  deux ponts la reliant  à la terre ferme – ferme si l’on peut dire dans cette région lagunaire –

Nuit en bord de lac à Atasta. I l « pleuviotte » un peu.

mer agitée

deux campements, deux styles de vie


 

 

 

 

 

 

Julio Cesar, Elisabeta, Cesar

 

 

 

tout un art        

 plage nacrée

soir sur le lac d'Atasta


XXXI - BELIZE - 29 décembre 2017 au 2 janvier 2018

Publié le 7/01/2018, par rampon,

 

Vendredi 29 décembre – El Cruce – Melchor de Menos – Frontière Guatemala / Belize

A nouveau dans le Peten, où l’on retrouve la végétation et l’élevage des zones tropicales humides. Les cavaliers toujours élégants et décontractés assurent déplacement et surveillance du bétail.  Très bel artisanat du cuir, selles, étriers….

Robert trouve la bonne définition pour les routes de la région : route en écaille de tortue. Je m’explique. Une route recouverte de nombreuses fois pour boucher les trous, d’où de très harmonieux dégradés de couleur, agrémentés de petits dénivelés assurant un massage quelque peu irrégulier…..

Le passage de la frontière c’est pour cet après-midi.

Pas de chance barrage sanitaire où il nous faut abandonner nos agrumes

Pas de problème au passage de frontière – même au Guatemala dont nous avions goûter la parfait inorganisation à l’entrée.

Au Belize nous sentons immédiatement l’atmosphère britannique,…..corrects mais pas un  sourire.

On paie indifféremment en dollar américain ou dollar du Bélize. Parité fixe 1 pour 2.

Nuit sur place. Pluie. En cette saison sèche, c’est  15 jours par mois.juste sur la frontière

même élégance

 

 

 

 

horizon brumeux sur le Belizeet chaud coucher de soleil

 

Samedi 30 décembre – Benque del Carmen – San Ignacio - Belmopan

Le Belize c’est la plaine, les pieds dans l’eau souvent, la jungle, les maisons en bois souvent, colorées, et…. les routes sans ordure. Il faut dire que ce petit pays de moins de 400 000 habitants tire 20 % de ses revenus du tourisme (américain surtout).

Préoccupation terre à terre, le gaz, après 4 essais, nous trouvons enfin le pompiste compréhensif qui accepte de remplir notre bouteille à l’aide de notre système. C’est long, mais çà marche.

Petit test marché et boutiques, à peu près les mêmes prix qu’au Guatemale, et les mêmes produits.

Avez-vous déjà entendu parler de  Belmopan, la capitale du Belize, petite bourgade insignifiante que ne mentionne même pas le Guide du Routard, c’est dire qu’il n’y a rien de tant soit peu intéressant.

Nuit dans la jungle près d’une rivière. On devrait y voir des animaux (info de voyageurs)

 

soleil + averse = arc-en-cielplaine + pluie = lac, lagune...

cuisine en plein air

le vélo est roi

 

 

 

évocation maya sur les mursqui dit lagune dit maison sur pilotis

Dimanche 31 décembre – Belize City

Pas vraiment l’idée que l’on se fait de la principale ville du pays.  Provinciale et animation touristique. Les touristes débarquent par cars entiers pour embarquer vers les cayes (c’est-à-dire les atolls au large, leur mangrove, leur site de plongée et de snorkling….).

Curiosité locale, la route passe au milieu du cimetière, un rond-point y est même taillé.

Vous le saurez, les habitants sont souvent  les descendants d’esclaves « marrons ». On parle anglais, mais fortement émaillé d’espagnol.

Malheureusement la plupart des maisons coloniales si caractéristiques sont très délabrées. Restent les couleurs qui explosent partout.

Déjeuner à la marina.

Tour en ville. Des églises de toutes obédiences. La cathédrale est typiquement anglaise, toute de briques (anglaises) ; les briques importées servaient de lest dans les navires. Rien de perdu !

Nuit en centre ville au parking du petit port de pêche. Nous renonçons à la soirée de « réveillon »

Impossible d’obtenir skype pour avoir les enfants. Nous réussissons à leur parler quelques instants au téléphone pour commencer l’année avec eux.

 

Bonne année 2018

 

Déchaînement de pétards et de feux d’artifice à minuit heure locale.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 1er janvier 2018 – Belize City - Corozal

Nous reprenons la route vers le Mexique, sans nous intéresser aux sites mayas.

Déjeuner à Corozal. Difficile de trouver un restaurant, tout est fermé en ce début d’année. Normal.

Happy New Year Belize !

Resto et crevettes à toutes les sauces. On rêvait de langouste. Il faudra voir plus loin.

 

 

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chaque jour un rêve

chaque jour un pas

chaque jour à partager

chaque jour une porte ouverte

                                               sur un plaisir à saisir

                                               sur le bonheur à construire

 

Bonne Année

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Un petit bout de route jusqu’à Corozal, halte en bord de mer dans l’après-midi.
Nous nous installons quand nous sommes abordés par Janusz et Basia qui nous invitent à venir voir leur vieux Land en voie de rénovation vers… l’aventure des routes.

Nous y passons la nuit, nous dînons chez Len le voisin qui parle français…. Encore une rencontre d’exception.

Et Janusz et Basia sont voileux, dériveur de 9 mètres sur sa remorque prêt à sortir (mise à l’eau privée) Le rêve en mer des Caraïbes.

Ils sont canadiens (et polonais) mais pout autant ne parlent pas français. Difficile de m’adapter à la langue de Shakespear que je mélange à l’espagnol ! Il faut que je fasse de sérieux progrès.

la devise du Belize

 

02

le bateau, la mer à 30 m, le rêve

Mardi 2  janvier 2018 – Frontière Belize / Mexique

Grande conversation en français avec un autre voisin, et pour cause il est français. Très reposant.

Un grand merci à tous pour cet accueil et nous partons vers la frontière.

Bien organisé au Belize –c’est une surprise - ; il est vrai que l’on paie une taxe de sortie (pas plus de sourire qu’à l’arrivée)

Bien organisé au Mexique, il est vrai que l’on paie une taxe personnelle, une taxe pour le véhicule, une taxe de fumigation,  plus une somme consignée pour le véhicule

Impossible d’assurer Bipbip, dossier fait, la « machine » refuse la carte de crédit.

Vaine recherche d’un assureur. La police nous conseille de nous adresser à une banque. Trop tard ce soir.

 Nous choisissons la facilité d’un parking de supermarché avec Wi-fi. Et un temps de skype, enfin, pour avoir les enfants. Voilà qui nous réconforte. 


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