BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

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XXXI - 7 - MEXIQUE - BAJA CALIFORNIA SUR - 16.04 au

Publié le 17/04/2018, par rampon,

Lundi 16 avril – La Paz (Baja California Sur)

Nuit tranquille à bord.  A l’arrivée il nous faut payer une taxe pour l’usage des installations portuaires – on suppose que sinon on reste à vie dans les lieux !! – puis une taxe de désinfection pour une pulvérisation de 10 secondes de la voiture.

Petit déjeuner en bord de mer et nous arrivons sur les quais de La Paz, la promenade des Anglais ou presque, plutôt la promenade des Américains, très jolie, très privatisée par des lotissements de luxe avant d’arriver dans le centre.

Préoccupation du jour, vidange et amortisseurs, au troisième garage, nous y sommes ; il nous reste à trouver le matériel adéquat.

Rencontre de Ursula, canadienne d’origine allemande, vivant à mi-temps au Mexique, bientôt très heureuse d’être naturalisée. Elle nous attend à Victoria si nous y passons.

le soleil se lève

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
            la brume s'élève
 
les traces se mèlentMardi 17 avril – Los Barriles – Cabo Pulmo

On traverse la sierra pour rejoindre la côte. Détour un peu décevant vers El Sanctuario de los Cactos. Effectivement énormément de cactus, immenses (jusqu’à une dizaine de mètres sans doute) mais pas la variété que nous espérions. Trop tard pour les fleurs, trop tôt pour des fruits à maturité. Ce sont de grosses bogues couvertes d’épines qui bientôt pourront être dégustées.

Visite du cimetière tout proche où ce recensent de vieux mausolées de los «orientales » - il faut comprendre des espagnols – nous ne saurons pas les dater notre guide non plus. Curieusement ils évoquent un peu les temples vus au sommet des pyramides mayas.

Déjeuner et rencontre de Jeannette et Enrique qui ont repéré Bipbip. Invitation. On verra si c’est possible.

Bords de mer cernés de grandes propriétés clôturées (villas de bord de mer). A los Barriles, une énorme marina vide.

Nous gagnons el Cabo Pulmo. Seuls … sauf trois américains (la bière à la main bien sûr), deux qui vivent ici, un ami en pick-up plus cellule.

Nuit bercée par les flots de la mer de Cortes ou le Golfe de Californie, comme on veut.

los cardones (cactus)

tombe de un "oriental"(espagnol)

tombée du jour sur la mer de Cortes.

 
 
 
 

XXXI - 6 - MEXIQUE - DURANGO - CHIHUAHUA - SONORA - SINALOA -04.04 au 15.04.2018

Publié le 16/04/2018, par rampon,

Mercredi 4 avril – Fresnillo – Sombrerete – Sierra de Organos

Il fait beau, il fait chaud…. comme d'habitude. Le ciel bleu incite à  reprendre la route, direction nord toujours. Le plateau, à droite, à gauche, la sierra à l horizon et de vastes propriétés  vouées  à la culture et à l élevage bovin. Les croûtes broutent paisiblement la terre, non si on y regarde de plus près un peu d herbe sèche résiste au milieu des Acacias et des cactus. Densité faible. En se rapprochant de FResnillo et de la montagne une voie ferrée sert à transporter le minerai de mines indétectable. Une grand dôme en construction signale une petite prospère et coquette et très chrétienne. 

Apres Fresnillo cactus, thuyas et acacias ont laissé  la place à de grandes cultures maraîchères sous serre, aux fruitiers et à la vigne. Mines + culture = région riche, pas de trace de pauvreté patente dans les villages.

Sans plus de cérémonie, nous avons passé le tropique du Cancer.

Nous passons Sombrerete sans nous arrêter pour la sierra de Organos qui découpe ses roches de grès rose tout près. Superbe écrin de barres rocheuses sur le plateau semi désertique .

Des voyageurs allemands en WW lourdement chargé confirment la règle : US-Canada-Mexique en un an (info frontière Canada)

sortie de mine

au soleil de midi

petite ville... grosse coupole de l'église

la tornade née du désert

 

encore un accident (on pourrait en montrer presque tous les jours)

les grands espaces

la barre montagneuse, la voilà

 

au soleil couchant

 

Jeudi 5 avril – Durango

La sierra s’éloigne, ses bords déchiquetés s’estompent, les « sombreros » montagneux s’alignent. (les cônes arrondis de la sierra). Le plateau s’élargit, nous redescendons un peu, la sécheresse s’installe un peu plus. Paysage de savane parfois peuplée de vaches . La richesse ce sont les mines de fer. Durango aurait au moins 100 ans de réserve.

Durango soous ses aspects de ville coloniale, déploie une activité moderne. Malgré les multiples boutiques de souvenirs sur la plaza de armas, on ne sent pas vraiment de pression touristique,

Après avoir visité la belle cathédrale jésuite, sobre de ligne, riche d’ors, parcourus les rues « coloniales », on peut être intrigué par les nombreuses références cinématographiques. Viejo Oeste à quelques km au nord fut un haut lieu du cinéma pour avoir servi de cadre à quelques films célèbres (qui ne se souvient des paysage de « à la poursuite du diamant vert ».

Dommage c’est fermé ce soir.

Nuit Pemex à l’ombre des palmiers.

les arbres grouvent les ressources de fleurir discrètement

parfait !

 

 

 

 

 

un monument ? non les toilettes du parc

note élégante .... inutilisable.... au soleil, le banc de fonte peut servir de barbecue !

Vendredi 6 avril – Viejo  Oeste – El Ciento Veinte

Le Vieil Ouest, tout un programme cinématographique. A la sortie de Durango un décor mythique de western des années 50 : les planches de la grande rue, le saloon, le barbier-dentiste (aïe-aïe-aïe) l’église, le quartier mexicain, les ruines….. les charrettes et le décor incomparable des montagnes alentour où l’on s’attend à voir surgir les indiens en guerre à tout moment. Un peu d’imagination et on retrouve son âme d’enfant pour jouer aux indiens et aux cow-boys.

Le pays des cow-boys, on y est, ces messieurs portent avec naturel la tenue adaptée,, jean-chemise écossais-bottes-chapeau ; bien souvent un cheval harnaché attend tranquillement.

Les troupeaux dans l’herbe rase au milieu des cactus, l’horizon brûlant, de rares, très rares villages endormis, parfois la cordillère se rapproche, les falaises s’ouvrent sur les rios à sec… le soleil plombe, les km défilent.

Quelques 200 mètres plus bas, la plaine s’étale, la chaleur monte très vite.  Heureusement on remonte à 1900 m pour passer une nuit plus fraîche à un croisement de routes stratégique. Tranquille ? on verra.

ambiance western

on scrute l'horizon. Où sont les indiens ?

 

Samedi 7avril –  Matamoros - Hidalgo del Parral – Valle de Zaragoza

Triangle des rencontres. On s’y croise, on s’y arrête, on discute, on passe sur le terre-plein poussiéreux plutôt que sur la route - une atmosphère « Bagdad-Cafe si vous vous souvenez »

Rafael attend, il a envie de parler ce matin. Né aux Etats-Unis il a choisi la vie plus libre au Mexique. Une petite quinta « propriété terrienne » 2 camions, il dit vivre confortablement.

Il n’idéalise pas son pays, connaît ses forces de pays neuf faiblesses, ses difficultés pour chaque communauté y trouve sa place. La région est dominée par les grands élevages extensifs qui se comptent en dizaines de milliers d’hectares. Une famille peut bien vivre sur 1000 hectares.

Beaucoup d’exportations vers les US, sans aucun problème en frontière.

On ne peut pas se laisser distraire par grand-chose sur la route. L plaine s’égale, ou les collines se rapprochent ; les cactus ont disparu ; arbres bien vert c’est une vallée irrigué et des pompages intensifs.

Une seule ville Matamoros, mais nous sommes déjà à à peine 30 km de Parral. On n’a pas vu poindre un seul village ; parfois des corrales en bord de route, mais les habitations sont sans doute très loin au cœur des propriétés, loin de la route.

Nous visiterons la jolie église aux murs de pierres apparentes joliment appareillées, un petit tour en ville pour ses spécialités de travail du cuir.

Une aubaine à Valle de Zaragoza un camping autour d’une piscine. Le luxe !

A nous les grands espaces !

élégantes raramuras

cow-boy des villes

indien en représentation 

eglise du monastère franciscain

Dimanche 8 avril – Chihuahua

On est déçus, pas de chihuahua dans les rues… ou alors on les a écrasés sans les voir !

800 000  habitants à Chihuahua, des alures provinciales pour ce que nous en avons vu, malgré un centre ville très animé des promeneurs du dimanche.

La gare est fermée, donc aucune information pour embarquer dans le célèbre train El Chepe à la découverte de la sierra del Cobre, ses abîmes vertigineux, sa route spectaculaire. Il semble bien que la voie n’est pas doublée d’une route sur tout le parcours, il faudra s’organiser en conséquence.

Visite du musée de la révolution, autour du héros célèbrissime Pancho Villa. On en a une image cinématographique sans doute bien différente de la réalité, même si c’est le héros de la révolution en marche des opprimés.

Nuit Pemex.

Pancho Villa

le même

qui l'eut cru de ce révolutionnaire sanguinaire : le salon de musique de sa maison

la bannière mexicaine

dans le patio de sa maison les cactus explosent de bien-être

Lundi 9 avril – Cuauhtemoc

Gerardo qui connaît bien la région ne pense pas qu’il soit possible de traverser en direction de Los Mochis (cpote Pacifique).

Programme du jour : direction Cuauhtemoc et sa gare ferroviaire pour éventuellement organiser le périple en train . Pas de chance la gare est fermée, nous n’en saurons pas plus aujourd’hui. Peu importe nous prenons la direction de Creel et la Sierra del Cobre.

Je vous étonnerais en vous disant que le paysage change radicalement, hormis le fait que nous nous rapprochons de la sierra ;  la température baisse un peu à plus de 2000 mètre, une grande réserve d’eau la laguna Bustillos irrigue le plateau, permet la culture des pommiers qui sont chouchoutés ; voilages protecteurs et braséros tout prêts à être allumés.

Les vaches broutent tranquillement l’herbe sèche, spécialité de lait dans la région.

Autour de la place principale de Cuauhtemoc, commerce dense et actif. Le cuir se décline en selles, bottes élégantes, sacs…. Les cow-boys font leurs achats.

La rue se fait élégante, en tout cas remarquable, les familles mennonites à la peau pâle et aux vêtements d’un autre siècle se font remarquer. Les mamans indiennes tarahumaras                accompagnées  de leurs enfants étalent leurs robes dansantes assises sur le trottoir.

La voie du chemin de fer suit la route, nous n’avons rien perdu du parcours touristique proposé.

Nuit Pemex champêtre.

l'herbe haute évoque les bisons, ce ne sont que des vaches

l'horizon s'éloigne

art graphique et arbres fruitiers

Mardi 10 avril – Creel- Divisadero – Barrancas de Cobre

Nous nous glissons vers le sud dans le paysage, côtoyant la fameuse ligne de chemin de fer.  Toujours des pâturages secs, des champs cultivés brulés de soleil, des vaches et des troupeaux de moutons. Habitat dispersé. Le plateau s’étire, des formations rocheuses surgissent.
Après San Juanito, c’est la montagne,  la forêt de pins et l’exploitation des scieries. Les roches rouges émergent parfois de la terre blanche et poudreuse.
 fin, équilibré,  harmonieux

Gare fermée à Creel, elle n’ouvre qu’à l’heure de passage du train. La ville est clairement touristiques, en attestent les boutiques.

Déjeuner dans la nature, sous les pins ; on aperçoit les froufrous colorés d’une famille tarahumara qui disparaît par enchantement.

Prochaine étape el Divisadero, en rien un village, tout au plus une étape, et une gare : un grand hôtel, des étals de souvenirs, des cuisines en plein air ; très joli artisanat de paille, bois sculpté, tissage. Le paysage est é-pous-tou-flant, vertigineuse vue sur les vallées en contrebas des roches rose déchiquetées. On peut dire qu’on en a plein la vue.

Nous continuons vers le pont suspendu qui franchit un ravin à faire peur, j’en ai encore des fourmis dans les talons.

Plus loin, los tres canones, et ses miradores pour admirer et se faire peur ; on peut s’offrir, tyrolienne au-dessus des ravins ou plus sagement téléférique. Ce sera pour demain.

Bel orage nocturne, et seulement une toute petite ondée alors que nous offrions le café à Gilo le garde. Nos seuls voisins seront Albina et Alfredo dans leur petite maison près des étals de souvenirs au bord de la falaise. Albina prépare ses matériaux feuilles de cactus en lanière et épines de pins, pour tresser ses paniers avec art. Un vrai travail d’artiste précis, fin, harmonieux.

atmosphère western, in vivo

Plein les yeux................

Doiores

et ses oeuvres délicates

Mercredi 11 avril – teleferico Barrancas del Cobre – San Juanita – Cascada Basaseachi

Le paysage est grandiose n’ayons pas peur des mots, et suspendus au-dessus des falaises sur 3000 m on a tout loisir de détailler les dénivelés, les vallées, les falaises,  les maisons isolées, les sentiers secrets qui pourtant permettent de descendre dans la vallée au prix de bien des efforts. Un mystère, comment et pourquoi vivre sur ces pentes rocheuses, brûlantes et glacées, sans eau ??? Les Raramuros s’y sont maintenus envers et contre tout et tous, ou réfugiés ? Actuellement ils vivent de leur artisanat et du tourisme.

Bien d’autres sites sont recommandés, pour nous ce sera la cascade de Basaseachi au nord-ouest. Retour sur Creel et San Juanito où s’installe le pin omniprésent. Cette route secondaire est un régal. Le plateau s’étale parfois, se resserre, laisse place aux rochers, aux falaises. On voyage entre le blanc ivoire et le rose corail de la roche, entre le vert éteint des pins, et les aires délavées et pelées. Les vaches trouvent encore leur pitance dans les vallées ou s’égaillent les fermes. On mont, on descend, 2200 … 2600 m, le soleil réchauffe l’air vif d’altitude. Ce n’est pas aujourd’hui que l’on enfilera les pulls.

Nuit sur le parking du mirador de la cascade. Visite demain.

Deux énormes Man allemands viennent nous faire de l’ombre !

sous nos pieds

246 m de chute

l'arc-en-ciel

 

Jeudi 12  avril –Basaseachi – Yecora

La cascade resplendit sous le soleil créant un arc-en-ciel en perpétuel mouvement dans le vent. 246 du haut de la falaise aux profondeurs de son petit lac sombre, dans un cadre de roches à la verticale. Un écrin de montagnes  couvertes de résineux bas et d’une végétation assez robuste pour se nourrir de pierre et de poussière blanche !

Des miradors aident le touriste à mesurer l’ampleur du spectacle, mieux des sentiers descendent jusqu’au pied de la cascade. J’irai à mi-chemin, vaincue par le rocher chauffé à blanc. Joli dénivelé et spectacle merveilleux de la nature  tout en bas des trous d’eau de ce qui en d’autre saison est un torrent tumultueux, ayant sculpté la roche.

Route à l’ouest, direction le Pacifique. On reste en altitude, de 1500 à 2300 ; inutile de lire la carte, on repère l’altitude à la végétation, on monte la forêt de résineux (des pins ?) s’épaissit, on descend, des feuillus s’y mêlent, on descend encore on retrouve des arbustes bas clairsemés. De l’élevage partout où c’est possible, un habitat rarissime, deux villages poussiéreux et endormis.

Route superbe, presque partout en bon état, et cadre enchanteur, des barres rocheuses déchiquetées, el Castillo (le château), los Pilares (les colonnes) qu’évoquent les formations rocheuses.

Nuit à Yecora (Pemex)

un rien fantasiques ces trous d'eaux

modeste église villageoise

 

Vendredi 13 avril – Esperanza – Obregon

Toujours far-west ; les montagnes commencent à calmer leur ardeur, la route est toujours tou en courbe, mais commence à descendre ; les pentes et vallées nous paraissent semi-désertiques, pourtant les vaches sont partout, certes pas nos charolaises ! , les grands cierges (cactus) dominent à nouveau les  - ce qu’il faut bien appeler –  pâturages.

Un arbre bienveillant nous offre son ombre pour le déjeuner (agrémenté des détritus de tous les hôtes antérieurs !). Nous prenons le café avec Juan ; un puits de science à propos de la végétation locale, les vertus des arbres, la population, le paysage minier (mine de fer), la résistance des habitants à l’avancée mafieuse de Chihuhua….

Nous avons croisé 25 véhicules ce matin ; la route s’anime à nouveau en direction du  sud vers Obregon. Mais où passent les camions de minerai Mital ?

Pas de village, peu  de haltes ombragées. Pemex ce soir. L’enfer cette nuit, le parking est bondé de camions et cars qui ont tourné toute la nuit. ..ou presque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un rien de changement à percevoir au fil des km

qui a dépouillé ce malheureux cow-boy ?

 

Samedi 14 avril – El Desengano

Esperanza, Obregon, de grandes cités modernes avec le déploiement des commerces à l’américaine (comme on l’imagine en tout cas).

Nous sommes définitivement dans la plaine. Un canal irrigue la région, grandes étendues de blé, immenses constructions fantomatiques des silos. Elevage de bovins, de moutons. On repère très vite les usines à poulet et à porc…. Détection olfactive !

Autopista vers le sud ; il ne faut pas entendre autoroute (bien que payante) routes, rues et chemins de terre croisent la chaussée. Les camions s’alignent dans les deux sens, une, deux remorques… et l’on double allègrement sans plus tenir compte du copain qui vient en face. On est même surpris qu’il n’y ait pas plus de croix en bord de route, en souvenir des victimes.

L’asphalte gris bleuté se perd dans le ciel chargé de poussière. Inutile de chercher un coin verdoyant accueillant. Pemex, tout neuf, calme.

rien ne change, ou si peu

cet alignement de bâtiments : des élevages de poulets en rang serré

équilibre parfait

gastronomie, couleur et gelée

Dimanche 15 avril – Los Mochis – Topolobampo – Ferry California Star (Bajaferries)

On est en rase plaine à blé ; on n’y croirait pas au vu du ciel chargé de la poussière échappée au sol sableux.

Traversée de Las Mochis, direction le port du ferry qui va nous conduire en Basse Californie. Nous ne serons pas en retard ! Départ 23 heures ; ce qui nous laisse le temps de discuter du tarif à appliquer à Bipbip – non ce n’est pas un camping-car, décision des services fiscaux en douane d’entrée – ce qui nous fait économiser 250 €.

Sur le malecon , excellente taqueria Don Gato, c’est tellement rare qu’on s’en souviendra.

Balade, le temps passe doucement. Il faut se présenter 3 heures avant le départ pur l’embarquement. C’est long pour une traversée de 200 km seulement. Les remorques de camions embarquent en rang serré… et à toute vitesse.

aussi port de pêche

religion tentaculaire

pas encore les grands déploiements touristiques


XXXI - 5 - MEXIQUE - HIDALGO - GUANAJATO - JALISCO - AGUAS CALIENTES - ZACATECAS - 28.03 au 03.04.2018

Publié le 3/04/2018, par rampon,

Mercredi 28 mars 2018 –SanJuan de Totihuacan – Pachuca – Actopan – Boxtha Chico

Espoir déçu, les amortisseurs n’ont pas été livrés. Remboursement.

On réussit à faire le plein de gaz à la station en transvasant le gaz d’une grosse bouteille. On paie le prix fort (3 kg au prix de 30), mais on est content..

Un petit bout de route dans l’après-midi. Un tour dans le village colonial de San Nicolas Tolentino et sa superbe et monumentale église, ce qui reste d’un couvent dominicain du 17ème siècle. Des peintures murales longtemps cachées pour cause de nudité ont été remises au jour. Un vrai livre d’images pour expliquer la création jusqu’à la bonne parole de Jésus.

Nuit Pemex très tranquille sur la route.

*

 

 

Jeudi 29 mars  - Santiago de Queretaro – San Miguel de Allende – Dolores Hidalgo

Belle route où apparaissent de plus nombreux cactus, végétation courte et déjà jaunie. Région d’élevage bovin et un peu ovin. L’habitat se fait plus rare sur le plateau exploité par de grands domaines. Le calcaire, blanc, rosé, est exploité dans des cimenteries, et on sait que les mines ont fait la fortune de la région.
Santiago de Queretaro joua un rôle déterminant dans la révolution mexicaine. C’est un centre actif, on ne s’y trompe pas à la densité de la circulation. Tellement difficile que nous ferons un simple tour de la ville coloniale sans nous y attarder.

D’un belvédère on a tout loisir d’admirer San Salvador Allende, ses églises fauves, et son agglomération coloniale elle aussi serrée dans la vallée. Nous tentons le camping près du lac… inaccessible, poussiéreux. Sur la carte, cela paraissait idéal !

Nous poussons donc jusqu’à Dolores Hidalgo, célèbre pour son artisanat, poterie, travail du bois. Ville coloniale, belle église, prospérité.

Nuit sur le parking du parque del Bicentenario.

Santiago de Queretaro

San Miguel de Allende

figuier de barbarie (nopal en fleur)

les cactus propèrent                                                                                              

Vendredi 30 mars – San Felipe

Tournoi de foot dans le parc. Petite balade autour des étangs, très charmant, tranquille, bucolique.

Bonne surprise à San Felipe, nous retrouvons Dominique et Michel, cyclistes chevronnés ((presque 6 ans de pédale au compteur), toujours aussi admirablement en forme, souriant, philosophes. Déjeuner, conversation autour de nos thèmes favoris, hier, les souvenirs, demain, les projets. Aujourd’hui, c’est la règle : on profite du moment. L’après-midi passe vite, trop vite.

Finalement nous dormirons tout simplement sur la place. Ce soir, il fait un froid de canard, il pleut même un peu.

 

 

Samedi 31 mars – San Felipe – Ojuelos de Jalisco

Nous retrouvons nos amis pour le café, nous profitons de leur wi-fi à l’hôtel pour joindre les enfants,  -merci - puis le déjeuner au marché, avant de reprendre la route.

Les foins sont déjà faits, les blés jaunissent, d’autres terres attendent d’être emblavées ; Au loin la sierra. Quiétude des grands espaces.

Halte au petit village de San Felipe.

la route est longue

le plateau aride

la prospérité d'une petite ville

Dimanche 1er avril – Pinos – Vialla Hidalgo – Villa Gonzalez Ortega – Guadalupe

Les oiseaux noirs à longue queue déploient une activité fébrile, chants variés – parfois on croit entendre nos merles- et recherche de matériaux pour le nid.  Ce matin, température agréable au soleil. Les hauts plateaux brûlés de soleil, émaillés de cactus, plantés de yucca (ici des arbres) en fleur, des champs qui attendent d’être ensemencés, des vaches dans l’herbe sèche et rare entre les cactus, et une route brûlante, et en bon état (quelle chance !)

Les hameaux se font rares, souvent les maisons couleur de terre se distinguent mal, mais les villages tous les 50 km racontent leur histoire, dominés par leur église du 17ème siècle.

A Pinos c’est le marché, et la messe de Pâques dans la vieille église bien maltraitée par le temps, arborant toujours sa façade chirruresque. Une jeune fille – princesse précoce de 15 ans – fête son accession au monde des adultes, princesse, musique des mariachis, copains, famille, amis et curieux.

Des colonnes de poussière tourbillonnent avant de se dissoudre ; le ciel est bleu, l’horizon trouble.

Villa Hidalgo, des espaliers s’alignent, ce sont bien des vignes – bien arrosées - pour le vin et la table. On a envie de conjuguer bon vin et bon fromage… en vain, même si la région y invite.

Villa Gonzalez Ortega, ne fut sans doute pas une ville coloniale, pas de plan, rues en chantier, cul-de sac…. Une seule église, mais la pratique religieuse y est bien vivante, à preuve, un planning des messes est organisée pendant les fêtes de pâques, quartier par quartier, de quoi étonner des français.

Pinos peuble magique (= qui a conservé culture et traditions)

 

les mariachis attendent

la jeune fille fêtée pour ses 15 ans (elle est devient une femme)

les novios (fiancés) potentiels ???

(très gênés que je leur pose la question)

le bleu couleur phare des cimetières

le bétail trouve sa pâture

pas un arbre.... un yucca

Lundi 2 avril – Zacatecas

Visite de Zacatecas, sans nulle doute la plus riche et belle ville coloniale que nous ayons visitée. Magnifiques centre historique, la cathédrale offre une superbe  façade chirruresque influencée par l’art local. Dommage que l’intérieur ait été dépouillé de ses ornements à la révolution.

Chance, en cette période de vacances pascales, les musées sont ouverts tous les jours. Nous visitons le musée zacateno, un labyrinthe installé dans l’ancienne maison de la monnaie, Particulièrement intéressant la présentation du peuple huichol et de son art décoratif prolifique.

On flâne  dans les rues pour admirer l’architecture, les marchés, déjeuner  traditionnel, avant de monter au sommet de la colline La Bufa : beau panorama, et monument à la gloire des acteurs principaux de la révolution, dont le célèbre Pancho Villa.

On redescend pour cause de musique tonitruante.

Wi-fi sur le parking Soriana, près de mcDo.

Zacatecas vu de La Bufa

le style chirruresque... délirant

au marché ; figue de barabarie, à déguster crue ou cuite

culture Huitchol

Antonio Carrzaco

Antonio Pintor

à la gloire des révolutionnairesMardi 3 avril – Guadalupe

Long intermède wi-fi, merci McDo.

Visite de l’Eglise et du musée franciscain de Guadalupe. Imposante église à la façade du grès rose de la région, très travaillée. Les angelots veillent au dessus du porche. Les franciscains, ces porteurs de bonne parole ont vu grand, Le collège franciscain …… c’est un palais aux escaliers majestueux ; les couloirs ….. des leçons imagées de la vie du christ et de Saint François ;  les salles….. un musée d’art religieux retraçant l’histoire de la chrétienté et de la présence franciscaine au Mexique. Un bon point, toutes les œuvres sont expliquées en indiquant toutes les références à la symbolique chrétienne (bien oubliée). Pas besoin d’être dévot pour être intéressé.

Les œuvres de  Gabriel José de Ovalle (1726/1767) ont particulièrement retenu notre attention par leur modernité remarquable.

Très belle visite, où domine la force de conviction de l’art pictural mural.

Re McDo pour la nuit..

 

des débauches d'anges

c'était hier

 

 


XXXII - 4 - MEXIQUE - VERACRUZ - PUEBLA - MEXICO - 6.02 au 27.03.2018

Publié le 6/02/2018, par rampon,

Mardi 6 février 2018

Arrivera-t-on à partir aujourd’hui ? Conversations avec les uns, avec les autres, l’équipe de la station,  les chauffeurs routiers, les clients,dégustation de la cuisine des routiers (excellentes…. mais un peu pimentée).

Séance de photos, tous insistent ; leur chaleureux accueil restera dans nos mémoires.

Mercredi 7 février – Veracruz – La Antigua – playa Chachalacas

Nous ne retiendrons de Veracruz que l’intérêt de la forteresse San Juan de Ulua, toute l’histoire mexicaine dans ses murs ; dès les premiers temps de l’occupation espagnole, un fortin y fut  construit, puis renforcé, étendu, pour protéger les richesses expédiées vers l’Espagne, fut même        base du commerce triangulaire, pour se protéger des attaques corsaires et pirates, puis pour protéger le Mexique tout neuf des convoitises. Il devint bientôt prison, puis arsenal. Enfin un Président de l’Etat de Veracruz en fit le palais présidentiel pour peut-être effacer les plus sinistres souvenirs de ces murs.

Aujourd’hui, il est jouxté par le port de commerce, l’histoire continue.

Les fêtes de carnaval s’annoncent, des km de gradins sont installés, la ville est prête à accueillir les touristes, les grands hôtels qui dominent les plages aussi.

Nous préférerons le calme de l’antique capitale, créée par Cortez il y a 500 ans. Une petite bourgade calme, les promenades en lancha sur le rio, l’église la plus ancienne du Mexique, et les ruines de la maison de Cortez.

Nous nous réjouissions de suivre la route côtière…. Qui n’existe pas. Quelques km nous suffisent pour atteindre Chachalacas et ses dunes, ses hôtels, ses restaurants les pieds dans le sable, ses palapas (abris). On ne peut plus calme. Nous dormirons sur la plage, seuls.un peu perdus sur des piste rocailleuses.... et une nature généreuse

la forteresse  en beauté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ce qui fut un temps le palais présidentiel

et dans l'eau limpide du port les huitres suavages

une rare statue d'enfant (noter la déformation du crane très à la mode à l"époque)

la maison de Cortes attaquée par les forces de la nature

au calme du golfe du Mexique

 

Jeudi 8 février – Cemboala – Playa Mancha

Réveil en sursaut, un chauffeur imprudent ensablé  demande de l’aide. Le vent soufflait fort cette nuit, la pluie nous a surpris et nous avons jugé prudent de descendre d’un étage, c’est-à-dire que nous avons descendu le toit et investi la couchette inférieure.

Ce matin ciel plombé de nuages. On aurait presque frais, enfin n’exagérons pas, on n’en est pas encore à enfiler un pull.

Bipbip fait des caprices, ses feux sont capricieux ; petit tour chez l’électricien auto pour vérifier le faux contact et changer les phares supplémentaires (nous en avions perdu un sur une piste). Nous repartons avec du basilic pour une cuisine un peu méditerranéenne, une tirelire (batterie) et un verre à bière de contenance locale (1/2 litre). Moment très convivial chez Morales.

Un voyageur se doit de se cultiver, donc nous visitons le site totonaque de Cemboala, occupé jusqu’à l’arrivée des espagnols avec lesquels ils se sont alliés. Culture particulièrement sanguinaire, les dieux aiment le sang pour renouveler les forces de la nature !

C’est une cité fortifiée dont l’architecture est complètement différente de ce que nous connaissons, construction de gros galets cimentés, recouverts de stuc, des bâtiments circulaires : enceintes de combats, autels, points astronomiques….  mais toujours des pyramides, et toujours du grand, de l’imposant.

Un point sur la carte, playa Mancha  l’océan qui roule avec ardeur et un gentil mascaret qui envahit l’embouchure de la rivière. Un petit resto de plage rien que pour nous.C’est trop beau pour ne pas en profiter.
Nuit sur place.

plage déserte soleil et cocotier

et "tandem "pédavélo"

 

Vendredi  9 février – Playa El Laurel – Guadalupe

Mario part au travail, il construit une maison sur l’autre rive- maison écologique nous sommes en zone protégée -. Il est à fond «écolo »… il traverse en « pédavélo » néologisme à ma façon, il s’agit d’une combinaison d’un vélo et de flotteurs. Ils ont réinvité le pédalo en plus léger.

Un pêcheur revient chargé d’huitres sauvages des sables, d’une espèce qui ne se consomme que cuisinée (amère nous dit-il). A déguster si un resto nous en offre.

Le vent est tombé, il a plu, le ciel est nuageux. Inutile de penser à se baigner compte tenu des rouleaux. Un petit détour pour le déjeuner sur une petite plage. Un pêcheur met son bateau à l’eau à l’aide  d’un tracteur. Le passage de la barre est pour le moins sportif et technique. Le temps de déjeuner et le filet de 500 m est posé. Ils sont de retour, avant d’aller le lever demain matin.

Ciel toujours nuageux nous continuons sur la cuesta esmeralda ; un joli nom qui signale une exploitation commerciale des plages, quasi inaccessibles, hôtels, restaurants…

Aie… problème de changement de vitesse ; direction le plus proche garage ; le patron ne répond pas au téléphone ; il arrive à la nuit, trop tard . Et c’est mieux, la consommation de cervezas (bières) a fait son œuvre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  une surprise de la route : un cimetière

 

Samedi 10 février – El Tajin – Poza Rita de Hidalgo

Notre garagiste que nous prenons au saut du lit est plus clairvoyant qu’hier soir. A midi nous reprenons la route, récepteur bas d’embrayage changé. Heureusement nous avions la pièce en stock.  Robert retrouve le sourire –un peu –. C’est le premier garagiste qui ne nous invite pas, nous sommes un peu surpris !!!

Nous continuerons donc notre voyage culturel vers El Tajin , célèbre cité totonaque jusque dans les années 1200. Toujours des pyramides. Une technique différente, un monticule de pierres et un parement en pierres taillées sans ciment, le tout recouvert de stuc que l’on peut imaginer coloré (quelques peintures rouges subsistent). Peu de sculptures, mais de multiples niches dans les pyramides et bâtiments, abritant peut-on supposer des statues symboliques à honorer dévotement.

365 niches sur les pentes de la plus fascinante pyramide pour le cycle annuel. On sait aussi que tous les 52 ans, on craignait la fin du monde, on s’enfermait durant quelques jours jusqu’à constater que le cycle du solstice recommençait (était-ce pour rectifier les données du calendrier, comme nous avons les années bissextiles ?)

La décadence s’annonçait : 17 jeux de pelotas (balles) sur le site… oui d’accord j’interprète et fais des parallèles inquiétants.

Un curieux mur en colimaçon abrite un jeu de pelotas, qui aurait été construit pour asseoir symboliquement le pouvoir religieux !

Les quelques sculptures attestent des rites sanglants d’automutilation et de sacrifices humains. On frissonne un en admirant la puissance de ces constructions.

Il ne fallait surtout pas rater l’époustouflant spectacle traditionnel des voladores (hommes volant). Au son de la flute et du tambour, 5 hommes aux costumes chatoyants grimpent en haut d’un mat de 30 m, y enroulent leur corde, puis attachés par la taille se jettent dans le vide en tournoyant. 13 révolutions X 4 volatores, c’est-à-dire 52 tours représentant le cycle de vie toujours renouvelé. On appréhende le frisson du saut, on ressent seulement harmonie, poésie…..

Nuit Pemez au sortir de la ville, trop tard pour trouver mieux. Petit marché, un chauffeur routeir me vend un kg d’orange de son chargement de 20 T

les voladores

     

 

El Tajin

                         

 

 365 jours / 365 niches

pour le plaisir                   

Dimanche 11 février – 130 D -  Apizaco - Chiautempan

Nous sommes en pays de production fruitière, en cette saison ce sont les oranges. Notre voisin est spécialisé en transport de fruits, je lui offre un café, il insiste pour nous offrir des oranges. Jus à tous les repas ! Il passera la nuit au volant, en se dopant, sans s’arrêter ; ce sont les règles imposées par l’entreprise. On comprend mieux le comportement des chauffeurs et le nombre d’accidents.

Les routes sont défoncée – je me répète – pas étonnant quand on voit le trafic de camions à double remorque (110 t).

Nous nous retrouvons sur une autoroute très chère (tarifs français), mais tout de même bien meilleur que la route. La circulation est loin d’être dense. Nous montons tranquillement jusqu’à 2500 m, la végétation devient un peu plus aride. Au loin la chaîne des volcans.

A la recherche d’un coin tranquille pour la nuit nous voilà dans un village fêtant carnaval. Les hommes sont déguisés en espagnol avec une large ceinture de couleur pour évoquer et moquer  les propriétaires des usines de textile de la région.

La région devient très densément habitée. Refuge Pemex.

en route pour le carnaval

carnaval au village                                        

le Popocatepelt en activité

 

Lundi 12 février – Cholula

Difficile d’interpréter les informations routières, étonnante logique des croisements routiers, difficile la lecture des GPS, difficile la circulation urbaine. Nous voici néanmoins à bon port c’est-à-dire en vue de la gigantesque pyramide de Cholula : 450 m de côté, au sommet une église, apparence d’une colline (artificielle), il ne subsiste rien en surface, on peut accéder au cœur de la pyramide par des couloirs souterrains.

Au terme d’un lutte acharnée Cortez s’est emparé du lieu avant d’y faire construire le symbole de la nouvelle religion, l’Eglise de los Remedios. Belle vue, le Popocatepelt dans la brume à l’horizon, la ville à nos pieds.

La ville mise beaucoup sur ce quartier, grands jardins, installations sportives, gare le reliant à Puebla…

Maintenant notre souci  quotidien, le bivouac. Ce serait parfait sur place, mais une grande réunion politique publique se prépare, la police nous recommande de partir avant 8 heres demain.

Tranquille Pemex un peu plus loin

l'Eglise de Los Remodios sur la gigantesque pyramide (non ce n'est pas une colline)

dorée par le soleil, toute d'or à l'intérieur

Mardi 13 février – Santa Maria Tonanzintla - Puebla

La célèbre église de Santa Maria Tonanzintla est inconnue sur les gps, comme sur les cartes. Enfin nous y sommes. Des ors, de la couleur, des anges, des fruits exotiques, du maïs , de la main des autochtones interprétant les symboliques chétiens, très touchant ….. Pas un coin n’a échappé au décor de stuc soigneusement sclulpté.

Un pilon est installé dans le chœur, curieux ! Il servira demain à moudre des palmes pour la fête des cendres.

Le centre de Puebla est vraiment un bel exemple de ville coloniale, élégante, un zocalo bordé de l’imposant cathédrale de pierre grise, et des galeries commerçantes.

Bon restaurant, les meilleurs tacos que j’aie mangé.

Nous nous installons sur le mirador du fort de Lorteo (vue sur la ville)

                          en passant  :un hôtel.... rassurant... massif !

pas plus de détails, photos interdites

la sombre cathédrale de lave grise de  Puebla

un curiosité, cette vierge avec la lune et le soleil s'inspirant clairement des croyances anciennes.

Mercredi 14 février – Teotihuacan

Incident de parcours. Nous stoppons sagement à un carrefour, le feu piéton passe au vert et la voie de droite n’est pas utilisée, nous passons derrière un tranquille cycliste. Un peu plus loin  un policier de la route vigilant nous arrête. Discussion… nous devons payer, d’abord, 750 , puis 650 puis 500 pesos ; nous lui disons que nous sommes prêts à payer au poste de police. Nous reprenons in extremis le permis international, et nous le suivons – selon ses instructions -….. Il se faufile et nous perd dans la circulation. Volontairement   peut-être ?.

Autoroute très cher jusqu’à Teotihuacan (plus cher qu’en France, c’est dire) , pas d’arrêt d’urgence, pas de station service, pas d’aire de repose. De fait les usagers sont essentiellement des camions surchargés.

Trailer Park à Teotihuacan, où nous retrouvons un couple autrichien en Land et un couple allemand en camion. Echange international quelque peu difficile. Pourtant ce sont de grands voyageurs, les premiers depuis 5 ans, les seconds depuis 11 ans.

le monument de la révolution (technolgique ?)

     

     

  

l'aridité des hauts plateaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

culture de cacttus (tequila ?)

Jeudi 15 février – San Juan Teotihuacan

Stand by, internet, wi-fi, lessive, farniente et réservation pour rentrer un mois à la maison se ressourcer avec les enfants qui nous manquent tellement.

religion vivante et cloches sonores à toutes heures

Vendredi 16 février – Teotihuacan les pyramides

Epoustouflant et grandiose, que doit-on à la reconstitution par les archéologues ? Le site a été abandonné aux alentours de 600, mais il est vrai que les structures sont pour le moins solides.

La vue du haut de la pyramide du soleil se mérite sous le soleil mexicain, mais quel spectacle ! une chaussée de 4 km se déroule entre les pyramides, les temples, les palais….. On n’en voit pas trace, mais la ville 200 000 habitants sur 20 km2 était équipée de canalisations d’eau et d’eaux usées nous dit-on.

Dans certains ensembles résidentiels (sans doute des prêtres) les murs ont conservé leurs peintures, d’autres sont conservées dans le musée.

Qui étaient ces habitants ? des hypothèses, pas de certitude. Pourquoi l’abandon du site ? : surexploitation, appauvrissement, pouvoir religieux mis en défaut ? peut-être.

Nous avons été impressionnés par ces architectes talentueux.

Et nous sommes sur les rotules.

     

      

      

     

la pyramide du soleil

nature asséchée et abandon des lieux ?

la poupée "corolle" de l'époque"

le jaguar symbole du dieux de la pluie

Samedi 17 février – Mexico

1 heure de bus, autant de métro et nous sommes arrivés au parc de Chapultepec : 600 hares de parc urbain, et le fameux musée d’anthropologie, un superbe cadre moderne, et des collections somptueuses.

Nous avons été guidés par la jeune Leslie rencontrée devant la carte du métro mexicain. Elle nous a accompagnés durant une grande partie de la visite du musée ; charmante jeune fille cultivée, comme nous en avons rarement rencontrée.

Nous avons parcouru le musée, nous imprégnant de toutes ces cultures antiques, de toutes ces traditions ancestrales. Le musée s’organise sur le thème de l’histoire des cultures indiennes, et celui des traditions vivantes. C’est passionnant, mais tellement riche qu’il y faudrait passer des semaines ; une salle après l’autre pour retracer l’histoire de ces peuples avec toutes les incertitudes d’interprétation.

Retour,  il fait grand nuit, et nous sommes vannés

 

a côté des architectures monumentales, de petits objets (votifs) accompagnant le quotidien

elle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lui

 

un joueur de balle tout équipé en pleine action

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                           discours politique ?

 

les masques sont de toutes les cérémonies antiques

 

l'arbre de vie en céramique de Oaxaca

les masques de carnaval d'aujourd'hui

coiffe de plumes des fameux quetzal

Dimanche 18 février – San Juan Teotihuacan

On se préparer au départ. On discute avec le couple français de Terre Neuve arrivés ce matin. On discute avec Alcides (brésilien) et sa famille (italienne). Il parle de leur village du centre de l’Italie avec tant d’enthousiasme qu’on a envie de répondre à leur invitation.

BON ANNIVERSAIRE SEBASTIEN

 

Lundi 19 février – Mexico – Madrid

Grand ménage avant les vacances, préparation des sacs, et on boucle. 

Mardi 20 février – Madrid -  Lyon

Un saut du Mexique à l’Espagne,11 h ½ de vol , il nous reste à attendre le vol vers Lyon… 8 heures.
16 H 45 LYON, Franck à l’aéroport, émotion, Isabelle, Louis, Sébastien, les retrouvailles, le bonheur, la fête.

DE RETOUR AU MEXIQUE

20  Mars 2018 – Mexico – San Juan de Teotihuacan

Voyage un peu fatigant après une longue, trop longue escale à Madrid.

Après avoir survolé les neiges des Pyrénées et du Canada sous le soleil, enfin  l’agglomération compacte et colorée de Mexico. Taxi, bus et, un coup d’œil aux pyramides et nous retrouvons Bipbip et notre lit. Ouf !

21  Mars 2018 – San Juan de Teotihuacan

Avec le décalage horaire de 7 heures, nous sommes réveillés beaucoup trop tôt pour être parfaitement frais et dispos.

Nos voisins suisse nous montrent leur aménagement perso Défender. Toujours des idées à glaner, et des échanges sympathiques.

Rangement, courses, et au retour Flying the Planet que nous espérions nous attendent. Nous partageons la soirée avec Cécile Gérard : pastis et saucisson , ratatouille… on se sent bien français.

22  Mars 2018 – San Juan de Teotihuacan

Cà y est on a récupéré de la traversée. On passe aux choses sérieuses, c’est-à-dire l’adaptation du double toit fabriqué à Lyon. Un peu de couture, et le tour sera joué. Haute couture rime avec bricolage… notre double toit est adapté.

Apéro avec Cécile et Gégé

23 mars 2018 – San Juan de Teotihucan  - Maquixco

Mina (du trailer park) de bon conseil,  nous conduit chez le réparateur de parebrise : mesure, commande, pose demain.

Les amortisseurs gardent le souvenir de tous les topes (gendarme couché) d’Amérique, il est temps de les changer. Il faut bien sûr les commander, et on ne les aura que mardi.

Donc changement de programme, nous irons en bus visiter Mexico Dimanche et lundi ; retour mardi pour les amortisseurs.

24 mars 2018 – San Juan de Teotihucan 

Le tabouret à vaisselle a rendu l’âme, nos recherches pour le remplacer demeureront vaines

Info pratique : qu’est-ce qu’un tabouret à vaisselle ? un siège pliant, léger à hauteur ergonomique pour pratiquer l’opération tri-quotidienne.

Changement du parebrise taillé à la mesure. On attend le prochain orage pour détecter les fuites au joint.

Visite de la très joie église du Seigneur à la colonne à Teotihuacan. Pierres noires et joints blancs, . humble, solide et accueillante ; plus édifiante que toutes les immenses églises où se déploie toute la puissance et la magnificence de la religion en action.

Malgré la bonne volonté du pompiste et nos différents adaptateurs, nous ne pourrons pas remplir nos bouteilles de gaz. A refaire !

 

25 mars – San Juan de Teotihuacan – Mexico

Départ matinal - et frisquet - en bus pour Mexico. La température grimpera très vite. Atmosphère urbaine, soleil de plomb = dure journée pour des touristes qui arpentent les rues le nez en l’air.

C’est dimanche, circulation fluide, métro vide. Tout va bien. Nous aborderons la visite classiquement par le centre historique, des ruines de Tenochtitlan à la tour Latinoamerica. La ville est traversée de très larges avenues ; los Insurgentes, nord/sud c’est 40 km, facile d’imaginer la densité de cette métropole de plus de 20 millions d’habitants (d’autres annoncent 40 millions, dans un cercle plus large sans doute).

Il est vrai que de Teotihuacan à 50 km au nord nous n’avons vu que des toits montant à flanc de collines avant de laisser un peu de place à la verdure.

La foule envahit tout le centre historique ; dimanche, place aux vélos, même s’il ne semble pas que ce soit vraiment de mode.

El Zocalo, terme générique de la place principale des villes, réputée comme la plus grande place du monde après la place rouge, est encadrée de la cathédrale et du palais national et dominée par la bannière nationale Vert/blanc/rouge portant l’emblème : un aigle perché sur un cactus,  tenant dans son bec un serpent.

Le centre historique classé au patrimoine de l’humanité, c’est toute l’histoire du Mexique, le templo mayor des aztèques, bientôt remplacé par la première capitale coloniale de Cortés, la construction de la cathédrale, et enfin la tour latinoamerica.

Au détour des rues, de nombreux immeubles, églises, monuments, statues… imposants tracent la richesse et la culture vivante de la ville.

Le musée de Bellas Artes, beau et majestueux bâtiment  de la première moitié du 20ème siècle, offre un magnifique écrin aux œuvres picturales de Orozco, Tamayo, Camarena, Siquieros et Diego Ribera, tous très imprégnés des luttes du Mexique et des mexicains pour l’existence de leur pays.

La cathédrale de Cortès a été bien souvent modifiée, agrandie, enrichie au fil des quelque trois siècles de construction.

Les églises s’imposent dans le centre, les messes s’y succèdent en cette semaine pascale. La très catholique Mexico vit ses traditions en offrandes de fleurs, croix, objets de palme tressés avec un art délicat.
Après cette journée en immersion dans la foule du centre en mouvement incessant, malgré le soleil ardent, nous sommes contents de trouver notre hôtel. Luxe des luxes, nous nous offrons même un bain relaxant. 

à faire bénir pour Pâques

 

célébration pascale

Camarera

apprendre à danser avec les maîtres

templo mayor (déviner les murs successifs à l'oblique)

peuple paisible les aztèque ?

curieuses figures un rien chamaniques

Lundi 26 mars 2018 – Mexico – San Juan de Teotihuacan

Les musées sont fermés le lundi, nous choisissons une solution de vrai touriste, le tour de la ville en bus, ce que nous faisons habituellement en voiture pour saisir l’atmosphère d’une cité.

Reposant, malgré le soleil ; grand tour de tous les quartiers périphériques du centre historique, peu à peu absorbés par la capitale vorace, tout en gardant leur caractère parfois provincial, ou culturel, commerçant,  bohème, universitaire, sportif, verdoyant, résolument moderne…..

On termine par la visite de la très célèbre basilique de Guadalupe, on devrait dire les basiliques, une en bas, une sur la colline, enfin la toute moderne.

Cà penche un peu dans tous les sens ce qui explique qu’ait été décidée l’édification de la basilique moderne. (sol instable et tremblements de terre) . D’une grande simplicité, l’intérieur sobre s’organise autour d’un chœur doré aux lignes élancées sans fioriture aucune, libérant l’attention du fidèle ; l’éclairage suspendu apporte la lumière en douceur.

Et retour nocturne  à San Juan.

porte de la révolution

il fait chaud, les affaires marchent

la peur, connais pas !

 

à la cité universitaire

le stade olympique

un quartier élégant et fleuri

l'art moderne inspiré de la tradition (parc universiatire)

style cononial

surprise au coin de la rue 

el caballito (petit cheval)

 

palais du gouvernement

l'immense cathédrale de Mexico

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un peu penchée peut-être ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

notre Dame de Guadalupe

 

la basilique moderne de Guadalupe

 

Mardi 27 mars 2018 –SanJuan de Totihuacan

Pas de nouvelle de notre commande d’amortisseurs annoncés pour ce matin.  Ils doivent arriver ce soir.

Courses, ballade en ville pour récupérer ma « fenêtre » laissée chez la couturière pour adaptation (tout simplement une fenêtre en nylon transparent pour l’arrière)

Dîner avec nos amis Cécile et Gégé, arrosé au vin mexicain (expérience à ne pas renouveler) . Gégé paie le prix des travaux de remise en forme du camion (dos bloqué). 

 

 

 


XXXII - 3 - MEXIQUE - OAXACA - 24 janvier au

Publié le 3/02/2018, par rampon,

Mercredi 24 janvier – Jubitan – Concepcion Bamba

Nous gagnons tranquillement la côte pacifique extrêmement ventée, « plantée de champs d’éoliennes.

Des quartiers nouveaux immaculés se construisent dans les petites villes. Sans doute les conséquences du tremblement de terre de juillet qui a fait beaucoup de dégâts nous dit-on. Du neuf, mais toujours des problèmes d’alimentation en eau, toutes les maisons ont des réservoirs.

Nous sommes prêts de la mer invisible ; des chemins indiquent une plage ; après avoir traversé une communauté nous nous retrouvons sur une plage ; déserte pas tout à fait, nous rencontrons Cristofer (pêcheur) dans sa maisonnette bien ventilée, et Oswaldo propriétaire d’une restaurant sous palapa (toit de palme) fermé pour cause de reconstruction après séisme ;

C’est tout, exactement ce dont on rêve, loin d’une plage à la mode.

Ravissant coucher de soleil.

 

Jeudi 25 janvier - Concepcion Bamba

Lever du soleil sur la plage. Vol  harmonieux des pélicans. Petit bateau de pêche à l’horizon.
Cristofer part nous pêcher des huitres sauvages

La route côtière s’éloigne du Pacifique. La route laisse sa trace dans un paysage rocheux et forestier. Bien peu d’activité humaine. Végétation intermédiaire beaucoup d’arbres dénudés, d’autres fleuris, d’autres verdoyants.

S’annoncent alors la grande zone touristique de Huatulco, ses baies, ses plages, ses hôtels de tous ordres. La côte est superbe, rocheuse, émaillée de petites criques et de plages. Là où n’existait rien, de volonté politique est né cet aménagement très moderne, très net, très touristique, très artificiel.

Ce soir impossible de trouver le rancho recommandé par ioverlander. Il fait nuit… Pemex.

Longue soirée gastronomique, après avoir attaqué  - le mot n’est pas trop fort – les huitres ; rien à voir avec nos huitres domestiquées, elles sont puissantes, épaisses, elles ne se laissent pas avoir… fortes lames, tourne-vis, pinces coupantes… , c’est un roc qu’on attaque. Délicieuses, beaucoup moins iodées que ce que l’on connaît.

 

 

 

Vendredi 26 janvier – Pochutla – Zigotepe – Puerto Escondido

Au bout de la route, c’est Puerto Angel qui se mesure aux sites touristiques précédents, avec beaucoup plus de discrétion, et un développement plus « humanisé ». La côte est ponctuée de plages toutes plus éblouissantes les unes que les autres. Chacun peut y trouver son compte, de la petite crique discrète à la plage aux bars, restaurants, palapas…., du farniente au surf….

On nous a recommandé Zigotepe, pour sa liberté  (nudisme, drogue, musique, fête…) Sympathique, vivant, bon enfant, gai, un vrai village de vacances, où l’on parle plus anglais (US) ou français(canadien)… qu’espagnol. Autant dire que nous n’y trouvons pas vraiment nos marques. Et ce n’est pas une question d’âge, les vieux américains sont légion

Nous trouverons à Puerto Escondido la grande plage étincelante et quasi déserte, le terrain de camping primitif, les hamacs et le palapa….

Samedi 27 janvier – Puerto Escondido

Farniente, bain de mer, balade. Resto pour la wi-fi. Cà ne fonctionne pas plus qu’au camping. Et zut !

Explication : c’est à cause du vent ! On y croira, faute de meilleure approche du problème.

Dimanche 28 janvier – route 131 – Sola de Vega

Route nord en direction de la capitale. La jonction vers l’Atlantique par cette route, çà se mérite. Après la plaine côtière et les premiers contreforts encore arides, on aborde la sierra. La moyenne baisse considérablement, les tope (gendarme couché) sur la route sont toujours aussi nombreux, signalés ou non, cassants ou non – un pour protéger chaque maison en bord de route – mais la route est particulièrement en mauvais état, trous, effondrement de la chaussée non signalé, affaissement, éboulis.

Rien ne nous empêchera de trouver la route belle dans cet environnement de montagne. Les à-pic de terre rouge dégringolent dans les vallées ; pour peu que la pente soit moins forte, la forêt s’installe. Très peu d’habitations, peut-être dans la vallée dont nous n’apercevons pas le fond. Et on tourne, et on vire, et on grimpe pour mieux redescendre. 5 heures pour 160 km.

A Sola de Vega il est temps de s’arrêter. Parking  tout à fait tranquille en bord de rivière à l’entrée de la ville. Nous sommes seuls.

art moderne

Lundi 29 janvier – Oaxaca

Plus que quelques km avant la capitale. Nous sommes sur un plateau assez aride, la sierra à l’horizon. On pense un peu à notre midi.

A Oaxaca…McDonald’s, pour un besoin urgent d’internet. Malgré un signal puissant, çà passe très mal, çà coupe, on y passe 3 heures sans s’en rendre compte, tout en discutant avec nos voisins (qui viennent pour le plaisir).

Courses, on se résigne à acheter un petit appareil photo de poche, pas aussi performant que nos le souhaiterions, mais depuis le temps que nous cherchions !

Nuit sur le parking, on ira peut-être au cinéma.

qui peut mettre un nom sur les curieuses plantes dorées qui envahissent cet arbre  ?

sur le parking

Mardi 30 janvier – Oaxaca

Aujourd’hui, le fond de l’air est vif à cette altitude, vent fort, et froid de canard malgré le soleil.

Charmante ville d’Oaxaca ; son très joli centre colonial, coloré, entretenu et animé, s’enorgueillit du couvent de Santo Domingo, énorme, puissant quadrilatère de pierres. Il en impose, il s’impose… sans doute le but recherché ; aussi une allure de forteresse peut-être est-ce pourquoi il fut transformé en caserne après la révolution qui voulut un temps ignorer les religions.

Aujourd’hui, plus de trace des maltraitances, le couvent a retrouvé ses splendeurs ; ce qui n’a pu être atteint, ce sont les proportions harmonieuses et imposantes de lieux : du cloître à arcades superposées aux hauts et longs couloirs voutés ouvrant sur les perspectives de la ville et des montagnes environnantes.

L’église resplendit de ses décors dorés, toutes les parois, les voutes, les colonnes sont sculptées, dorées, colorées… une fête. Mais on ne sait plus lire toutes ces images du symbolisme chrétien Le porche remarquable présente l’arbre généalogique prolifique de Santo Domingo (pas très loin des arbres de vie maya que l’on a pu voir).

Les cellules des moines ont été aménagées en  musée historique d’Oaxaca plein d’intérêt et d’enseignement ; belle présentation.                                                       

Une journée de luxe citadin, si on ignore les faubourgs pentus aux rues étroites, sinueuse, et défoncées dans lesquels le GPS nous a fourvoyés pour rejoindre le bivouac d’hier. Il faut de tout pour faire un monde.

les ors

et l'équilibre architectural

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

         

      

En harmonie, sur décor dominicain, une oEuvre de l'artiste Sergio Hernandez

les oeuvres  de Hernandez d'inspiration zapotèque.

 

Mercredi 31 janvier – Santa Maria del Tule

Cette journée fut plus riche qu’on ne l’avait imaginée. Nous pensions nous intéresser au site Zapotèque de Monte Alban ;  à ne pas confondre avec les Mayas même si faute de culture, les différences ne nous sont pas si patentes.

Aujourd’hui pas de vent, visite du site au soleil, température agréable.

Le site d’abord, idéal en haut d’une montagne arasée naturellement sur lequel s’imposent les constructions massives, énormes. Impression puissante. Il ne reste de cet ensemble majestueux que les bases pyramidales toutes traces des temples  ont disparu hormis quelques grosses colonnes.

On retrouve les traces des glacis des murs empreints des tracés de figures évoquant l’histoire, et aussi les plus remarquables bas reliefs des danseurs (mais en sont-ils, il y a controverse)

Le musée offre le plaisir de décrypter un certain nombre d’éléments compréhensibles des sculptures.

Si on veut connaître l’artisanat vivant de la région, il faut diriger ses pas vers  Mitla. Ce soir nous nous arrêterons à Santa Maria del Tule de renommée mondiale pour son arbre le plus âgé du monde, plus de 2000 ans. Sa frondaison domine la jolie église de Tule.

L’harmonieuse place  est décorée de guirlandes aux couleurs de Marie (bleu et blanc), on va fêter la candelaria (chandeleur). Raoul (policier) nous invite à ne pas « rater » la fête ce soir. Femmes en costume traditionnel de différents villages,  défilé dans les rues au son de deux groupes, partage des boissons traditionnelles à base de maïs et chocolat, et bien sûr le mezcal, la spécialité locale. On termine à l’Eglise.

Nous ne raterons rien demain, nous dormons derrière l’église près d’un arbre millénaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 1er février – Santa Maria del Tule

Réveil au son de la musique d’un groupe qui bientôt part éveiller tout le village, sous la houlette du  jovial et bavard Président  du Comité des Fêtes rencontré hier soir.

On part, on ne part pas ? On reste pour retrouver Pierre et Leila (Antibes) et Fabrice et Paulette (canadiens) à l’Oasis Campground et s’installer confortablement. Et ce soir spectacle pyrotechnique… spectaculaire. D’abord les « toros de fuego », taureau, silhouette féminine, dindon, oiseau, portant des feux de bengale ; au son de l’orchestre les danseurs animent le spectacle des lumières… Ensuite la tour des feux s’illumine d’un feu d’artifice digne d’une capitale. La chandeleur est bien fêtée !

Belle soirée !

Vendredi 2 février – Santa Maria del Tule

Journée farniente et fin de journée festive.

Nos « amis » Abel et Raoul nous ont vivement invités à la soirée sur la place ; rendez-vous à 16 heures. Cà ne commencera qu’à17 heures, et ce sera long, long…. Un défilé sort de l’Eglise portant l’image de la vierge.

Pour mémoire, vous vous rappelez ce qu’est la Chandeleur ? La présentation de Jésus au Temple par Marie, où il reçoit la Lumière. Auparavant ce fut une fête païenne, un peu plus de jour chaque jour ! La fête d’aujourd’hui joue un peu sur les deux registres.

Long défilé de tous les quartiers, de toutes les associations… apportant des paniers chargés de victuailles présentés à la vierge et aux habitants réunis. Chaque communauté est saluée par une petite salve musicale de l’orchestre. Deux heures plus tard, un couple âgé commence à danser pendant que toutes les douceurs et boissons sont distribués.


Nous en profitons pour un petit tour au restaurant, avant de déguster une crêpe tout à fait bretonne. La tradition est sauve, il nous manquait le louis d’or dans la main.

Nous ne résistons pas et nous joignons aux danseurs sur la place, tout en dégustant le mezcal généreusement offert, peut-être avec l’idée de nous faire perdre un peu la raison et s’amuser à nos dépens. Ca ne marchera pas, nous rentrons sagement, tandis que l’assistance devient plus clairsemée.

en l'honneur de la patronne de Tule

la procession

                             

                                                   les offrandes seront partagées

 

les anciens ouvrent le bal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 3 février – Teotitlan - Mitla.

Les villages alentour placent leur avenir dans l’artisanat, chacun dans sa spécialité, qui le tissage, qui la céramique, qui le mezcal….

Le site maya de Mitla a terminé son occupation sous domination des mixtèques succédant aux zapotèques. Ca ne vous dit rien ? Nous pas grand-chose, l’éternelle histoire, d’un peuple en soumettant un autre et imposant une évolution culturelle. On est ici dans une zone d’habitat – de luxe – plusieurs palais autour de leur patio. Longues pièces organisées autour du patio éclairées par la seule porte, décorées de mosaïques de pierre. Ne pas imaginer de petits tessons cimentés  sur les murs, ce sont des pierres taillées encastrées les unes dans les autres dans l’épaisseur pouvant atteindre 30 cm pour former le motif. Les pièces sont entièrement décorées et les raccords parfaitement calculés, un travail parfait…

Les toits pouvaient être soutenus par d’énormes colonnes de pierre (rarement vues sur d’autres sites)

Toujours l’histoire humaine…les murs de l’Eglise portent témoignage de l’utilisation des pierres des   temples  ou palais anciens.

Nuit Pemex,  reçus par Yolanda

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 4 février 2018 – Tlacolula –  Oaxaca - ruta norte 175 – San Juan Luvina

Yolanda nous souhaite bonne route en nous offrant un cake, invités et un cadeau… le rêve du voyageur. Je lui offre mon stylo porteur d’une publicité bien française.

Avant de rejoindre Oaxaca, nous faisons halte au célèbre marché du dimanche de Tlacolula. C’aurait été dommage de le rater ; un vrai marché régional, tous les produits agricoles, toutes les productions artisanales, tous les costumes régionaux se côtoient. On achète la viande, immédiatement cuite sur les braséros, les spécialistes préparent la boisson locale le tejate à base de maïs et chocolat, l’herboriste vous soigne à moindre coût… On repart les bras chargés de produits frais.

Un petit tout au supermarché un peu plus loin (pour le pain français ou presque) et nous partons vers les sommets de la sierra Juarez, à petite vitesse par une route sinueuse et accidentée. La chaussée est étonnement bonne, une surprise, et les paysages forestiers superbes, émaillés de villages offrant tous les agréments d’un tourisme au naturel.

Les fougères arborescentes s’épanouissent à l’aise, certes pas comme aux temps préhistoriques, mais tout de même vaillamment jusqu’à 6/7 mètres. Les épineux se mélangent aux autres espèces parfois en fleur à cette époque. L’habitat se fait rare, seulement quelques comedors (restaurants) simples pour les voyageurs mais surtout les forestiers locaux. El « LLano de la flores » (la plaine des fleurs) grand pré dans la montagne surprend le voyageur qui se retrouve tout aussitôt environné d’une forêt épaisse.

Ce soir il fait frais, à la nuit pas plus de 12°. Nous sommes sur un grand terre-plein à côté d’un comedor.

on échange les derniers potins avec les amies

 

 

 

 

 

 

 

 

 

tous les ingrédients du tejate

et la mise en oeuvre    

 cacao ?

ou café  ?

    vente en direct

 

   

   

herboriste bien achalandéla presse à tortillas 

le forgeron

 

 

 

 

 

 

 

 

bien utiles au quotidien

 

les calabasses en gaité

ou plus précieusement gravées

 

Lundi 5 février 2018 – Ruta 145 – San Juan Bautiste Tuxtepec – Tierre Blanca

Un froid soleil illumine la forêt. On monte allègrement jusqu’à 3000 m,, on redescend, on remonte, avant de définitivement atteindre la plaine. La température remonte sensiblement, la végétation change totalement, réapparaissent palmiers, bananiers, canne à sucre, manguiers, étals de fruits au bord des routes…… Nous avons quitté l’influence pacifique pour l’influence atlantique.

Nuit Pemex, très bavarde avec Gregorio puis tout  le personnel et toutes les chauffeurs routiers, on parle indifféremment, régionalisme, culture, gastronomie, famille…. 

la sierra Juarez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'ombrelle élégante da la fougère arborescente

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

accueil souriant de Gregorio

 

 

 

 

 


XXXII - 2 - MEXIQUE - CHIAPAS - du 13 janvier au 23 janvier 2018

Publié le 15/01/2018, par rampon,

Dimanche 14 janvier – Frontera – Villahermosa

Jolie campagne, bien verdoyante, élevage, les étangs lacs, marais s’agrémentent de nénuphars en fleur, et d’oiseaux aquatiques en nombre.

Pas si hermosa (belle) de prime abord. On visitera demain

Nuit Pemex (station service)

vagues de coquillages

de l'eau, de l'eau.........

Lundi 15 janvier – Villahermosa – Palenque

Lever matin pour la visite du parque musée de Venta qui dans un parc tropical très naturel propose un zoo très typique de la région et un petit musée d’introduction à la visite des statues olmèques provenant du site et de la région. Si vous êtes intéressés par culture olmèque, toltèque, maya…. Il vaudrait mieux  consulter de bons bouquins. Nous, nous jouons l’imprégnation pour tenter d’approcher le monde maya !

Le parc borde la laguna de las ilusiones, où on a même repéré un crocodile qui lorgnait les jardiniers occupés à désherber la rive. Brrr… Ne vous y trompez pas les plus dangereux sont les moustiques qui nous harcèlent.

Le musée archéologique  est malheureusement fermé le lundi. Dommage, mais nous aurons l’occasion de visiter les musées de Mexico, les plus riches.

Route vers Palenque, le site majeur du Mexique ; grande plaine d’élevage bovin dans un milieu sain, je veux dire pas les pattes dans l’eau, nous avons pris de l’altitude.

oeil de plus en plus inquiétant

l'élégance même

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pour faire joli        

        

 

monumentale tête olmèque (profil caractéristique)

rare figure féminine

 

Mardi 16 janvier  – Palenque

4 heures de visite sans s’ennuyer des célèbres ruines de Palenque. La nature est somptueuse, les monuments somptueux, l’aménagement à la hauteur.

On n’est pas encore des spécialistes de la culture maya ! mais on perçoit bien les différences de style. Ici les constructions sont beaucoup plus sophistiquées, avec des encorbellements des  galeries, des toits de pierre en pente, des faitières en dentelle de pierre.

Faute de pierres résistantes, les sculptures sont travaillées dans un stuc épais et solide, puisque nombre des œuvres sont encore là. Les temples sont construits à la gloire ou à la mémoire des rois si proches des dieux que parfois les interprétations divergent dieu ou roi ? Les cartouches ont souvent permis de fournir les explications historiques. Ainsi le Chan Balhum le fils du très célèbre Pakal, a commandité une fresque qui retrace l’histoire  royale sur 11 générations.

Ce qui importe c’est de savoir que les rois étaient les intercesseurs directs des dieux et des forces de la nature.

Palenque vaut sa réputation. Du haut des temples et palais on domine la jungle, on s’élance vers le ciel par la pente raide des pyramides, on se détache des contingences terre à terre. Etrange impression de maîtrise des éléments.

Merdredi 17 janvier  – Agua Azul

La route monte peu à peu, sinue, passe les rivières. Culture de maïs sur les pentes, parsemées de bananiers ; c’est la saison de récolte des palmiers à huile ; les tas de fruits attendent le ramassage en bord de route.

Et tout le long de la route, des fils tendus pour nous arrêter et nous vendre bananes séchées, maïs cuit, coco, oranges pelées, pozzole….

Arrivés à Agua Azul c’est un déferlement de petits vendeurs, laveurs de voiture, placeurs de parking…. C’est gentil, mais on se sent un peu agressé par cette pression. Comment leur expliquer sans les blesser ?

Ici tout pour le touriste, on vous dira demain si çà vaut le détour.

Bonne nuit.

Nuit sur le parking.

                          

Jeudi 18 janvier – Agua Azul – Ocosingo - Tonina

Dommage que le lieu soit parasité par les boutiques de toutes sortes ; on doit reconnaître une certaine discrétion dans l’accroche du client ! ouf ! Artisanat vairé ; robes brodées, cuir ornée de motifs mayas, pierres, jade, ambre, masques…

On a déjà vu des chutes impressionnantes, monstrueuses… mais ces cascades étincelantes à la palette de tous les bleus imaginables sont tout simplement merveilleusement belles, les couleurs changeant au fil des nuages, au fil des flots plus ou moins tumultueux, au gré des calcaires plus ou moins argentés, dorés… On ne peut se lasser de ce miracle de la nature dans l’écrin de la forêt tropicale (c’est la note poétique du jour !). On pourrait même s’y baigner s’il ne faisait pas si frais.

Vaut le détour.

Abrégeons pour reprendre la route vers Tonina et le souvenir des mayas.

Le soleil ombré de nuages éclaire la montagne , les vallées successives créant de superbes dégradés de tons à l’horizon, des variantes infinies de vert de la forêt et des enclaves de culture, au violine des monts un peu embrumé.

La région est à dominante indigène, et donc à problèmes. Les affrontements de la fin des années 90 avaient abouti à un accord qui semble-t-il est resté lettre morte. L’armée est très présente, nombreux poste de contrôle.

 Ce qui n’empêche que nous avons été arrêtés par un groupe villageois ayant mis en place un dispositif impressionnant. La route barrée par une herse  - planche et clous de 15 cm – et demande de verser 50 pesos. Pourquoi ? pour soutenir leur pétition dont le texte est affiché en bord de route. Nous n’en saurons pas plus, nous n’avons pas voulu payer, ils nous ont libérés… nous n’en demandions pas plus.

D’autres voyageurs moins chanceux ont été caillaissés un peu plus loin.

Ocosingo, centre d’activité locale est une charmante ville, où les femmes portent encore souvent le costume traditionnel. Jupe noire ornée d’une bande à rayures, plissée en coque devant, haut court à collerette brodée, châle.

Nuit dans un « balneario » ‘piscine en plein air + abris picnic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 19 janvier – Tonina – Ocosingo – Oxchul – San Cristobal de las Casas

Nous sommes à deux pas  de Tonina, et c’est gratuit aujourd’hui. Oscar qui a participé aux fouilles nous guidera sur le site.

C’est la plus grande structure pyramidale du Mexique, 80  mètres, et 260 marches pour y accéder. La météo est avec nous, il ne fait pas chaud.

Les niveaux bien différenciés permettent de bien comprendre le site, le niveau religieux et chamanique avec ce qui pourrait s’apparenter à un hôpital, niveau résidentiel des prêtres, niveau de la famille du gouvernant, niveau du palais, niveau des temples du soleil et de la lune. Encore quelques bas-reflief en stuc, notamment d’étranges danseurs.

La statue du prisonnier à genou décapité (après avoir perdu au jeu de pelotes) se trouve au musée.

La puissance des lieux est toujours impressionnante, d’autant que techniquement ils en étaient à l’âge de la pierre, ils ne connaissaient ni le métal, ni la roue, ne pratiquaient pas l’élevage…. Seulement la culture du maïs essentiellement.

Revenons au présent, les « indigenos » (les mayas d’aujourd’hui, selon le terme employé ici) ne sont pas contents ; çà se traduit par des blocages de la route à l’entrée de certains villages. Nouveau barrage aujourd’hui passé sans heurt. Le second à Oxchul fut beaucoup moins calme. Cernés par un groupe pressant qui secouaient la voiture, qui reclamaient de l’argent que nous refusions pour le principe.

Descendue pour parler, mais impossible, on en reste à la « rançon » si l’on peut dire compte tenu du montant. Ils ne donnent aucune explication à leurs revendications. Un détail peut-être, la voiture de la police municipale s’est mise en travers de la route pour nous empêcher de passer ce qui en dit long sur la situation conflictuelle.

La fin de l’histoire, un automobiliste est intervenu pour payer pour nous, le barrage (la herse sous nos roues) a été levé. Nous avons rattrapé notre ami mexicain un peu plus loin pour le rembourser ; il a permis de régler la situation en douceur. Grand merci à lui.

Avec cette histoire on a un peu perdu de vue cette belle région montagneuse ; on est à plus de 2000m. Hors de question du faire du camping sauvage ici, il s’agit maintenant de gagner rap idement l’ancienne capitale de l’Etat de Chiapas : Cristobal de las Casas (le défenseur des indigènes du temps de la colonisation espagnole).

Bivouac Pemex

                            

                                      

                             

    chaman et danseur sacré

 

au foot, ils perdent, c'est terrible, il subissent les critiques............

au jeu de pelotas, ils étaient décapités

 

l'autre herse était sous nos roues ....... l'accueil du Chiapas ! (parfois)

Samedi 20 janvier –San Cristobal de las Casas

Nous visitons le centre historique de cette vieille ville coloniale ? Ici pas de façade-décor, c’est une ville vivante. La  rues pietonnes du centre sont noires de monde, presque autant de petits vendeurs – commerce informel dit-on ici – que de clients, malheureusement beaucoup d’enfant même très jeunes offrant marchandises, services, ou mendiant tout naturellement. Il faut dire que c’est leur univers, ils vivent tout bébé dans le dos de leur mère.

La cathédrale à la belle façade or et brique est fermée. L’église  del Carmen nous offre son élégante façade ornée de stuc délicatement sculpté.

Le tour du marché artisanal offre du beau travail artisanal, notamment toutes sortes de vêtements brodés encore portés par les villageoises. Chaque village arbore une tenue différente, le plus étrange est la large jupe de tissu très poilu à ceinture haute, agrémenté d’un corsage léger de couleur vive.

Broderiee, travail du cuir, tissages, broderies de perles, jade, ambre, obsidienne..on a le choix

Gastronomie locale. Gourmandise à la boulangerie française.

Nous partons d’un on pas vers un musée qui nous intrigue : le musée de la médecine maya. Hélas bien décevant et poussiéreux. Mais nous avons au moins traversé un vrai quartier sans touriste, et toujours des multitudes de commerces spécialisés par secteur, ici les coiffeurs, là les cordonniers..

Retour au Pemex. Rencontre de Jules Cesar et  son épouse intrigués par Bipbip.

l'art dans la rue

concours de dessin éphémère sur trottoir

la cathédrale

 

La mode à San Cristobal

 

un peu de repos en surveillant la petite, le monde moderne, c'est épuisant

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
les délices de San Cristobal : sauterelles grillées
 
 
 
 
 

Dimanche 21 janvier – Canon de Sumerido – Tuxtla Guteriez

Ce matin, nous ne manquons pas de compagnie. Des minibus bondés (évidemment essentiellement des hommes) font une pause avant d’aller à un rassemblement politique à la capitale. Ils sont discrets quant à la teneur de cette rencontre.

De l’ancienne capitale coloniale à la nouvelle, nous ferons une pause au canon de Sumerido.  Le rio maintenant contraint par un barrage fraie son large chemin dans un canon  impressionnant ;1000 m de montagne à la verticale au-dessus de nos têtes. Si nous n’étions pas blasés nous vous raconterions en détail avoir vu, crocodiles, aigrettes, pélicans, cormorans, singes….

On regrette de ne pas avoir le choix. Il faut passer par une organisation qui embarque les nombreux touristes sur des engins puissants .On comprend vite qu’il n’y pas  d’autre solution, impossible d’aborder sur le parcours.

2 heures de navigation bien remplies à ressentir les forces de la nature, les montagnes puissantes, enserrant le fleuve, contraignant la végétation à s’accrocher sur les parois ; des palmiers qui poussent à l’horizontale sur une paroi verticale c’est assez surprenant !

La capitale du Chiapas est à deux pas. Rien à en dire, petite ville provinciale, rien de remarquable, sauf son musée. Nous y allions pas très convaincus de son intérêt.  Non seulement, l’organisation ouverte sur les œuvres, incite à la flânerie, mais surtout les pièces exposées servent de support à des notes donnant tout leur sens aux explications généralistes du parcours. En tout point, un musée modèle, beau, donnant les clefs essentielles de compréhension des œuvres et plus largement de la culture maya.

Et en prime nous avons fait toute la visite au son d’un groupe musical répétant sur la place.

Soirée et nuit MacDo pour la wifi

 

mille mètres au-dessus de nos têtes   

curieux n'est-ce-pas ! Tout la haut une cascade vaporise l'eau chargée de calcaire qui se dépose pour former ces larges branches bientôt recouvertes de mousse. Noël !

qui est le pire ennemi des poissons ; les cormorans agiles ?

ou le crocodile placide ? 

         

 

 

 

 

 

en forme de maïs

 

et l'on ne voit pas les tatouages les trous dans les oreilles, les incrustations dans les dents, les tatouages....

une autre déformation : en forme de grain de haricot (presque bicéphale)

assiialation au dieu jaguar

le dieus soleil (encensoir)

un moment de douceur : la chocolatière (on souffle dans la poignée pour faire mousser)

Lundi 22 janvier – Parque Sumerido (miradors)

Le canon de Sumerido nous ayant enchanté, pas de raison de ne pas se pencher sur le cours du Grijalva en grimpant dans la montagne. Le parc Sumerido nous en offre la possibilité. 5 miradors aménagés pour un point de vue sur la vallée 1000 mètres plus bas. Le soleil plombé de brume éclaire les profondeurs. On frissonne un peu. Un insecte blanc sur l’eau,… un bateau d’une vingtaine de touristes. Les termes qui s’imposent, majestueux, grandiose, impressionnant…

Le temps est mesuré, le parc ferme à la nuit (18 H 30)

Nuit Pemex, seuls sur un parking en bord de bois.

Mardi 23 janvier – Cintalapa – Santo Domingo Zanatlpec

 Après les montagnes, nous sommes bien redescendus,   élevage. Le plateau devient aride en descendant vers le Pacifique.

Nuit paisible dans le patio d’un hôtel où nous retrouvons une famille : camping-car irlandais arborant une croix suisse, acheté au Canada abritant un couple suisse-indienne….. La mondialisation bien comprise !

 

 


XXXII - 1 - MEXIQUE - QUINTANA ROO - YUCATAN - CAMPECHE - 1er janvier au 13 janvier 2018

Publié le 10/01/2018, par rampon,

Mercredi 3 janvier – Chetumal - Bacalar

Le système bancaire ne sait pas nous assurer, mais l’agent nous indique l’adresse d’AXA. C’est fait en deux temps trois mouvements comme chez nous.

Sur la route nous retrouvons Tobias un jeune cycliste allemand (Panama/Alaska) à qui nous avions offert ce qu’apprécient les cyclistes café + banane.

Nous nous arrêtons ensemble à la Laguna de Bacalar – grand cenote (lac d’effondrement dans le calcaire d’où e eaux limpides aux variantes de bleu ravissantes). Déjeuner, farniente…

Nuit sur place. Nous sommes seuls.

Jeudi 4 janvier – Cenote Kan Luum - Tulum

Nous sommes toujours ans la plaine côtière, bordée de forêt profonde, des cénotes s’annoncent un peu partout, et les ruines mayas sont légion

Quand le bord de mer est accessible c’est la plupart du temps pour les seuls clients des hôtels, ou résidences.

Une petite détente dans une cénote, un grand lac aux eaux limpides, Un simple ponton, la forêt, , quelques palapas (paillotes) c’est tout, et bien suffisant. Dommage on ne peut pas y dormir.
Nuit en bord de plage à Tulum.

On n’est pas seul ! A la nuit, les vélos  et les voitures reprennent la route des hôtels.

A nous l’étroite plage de sable blanc - plus deux autres camping-car américain et mexicain –

oeuvre de l'oiseau tisserand

 

 

 

un petit coin de mer

rien que pour nous

 

les communautés mayas valorisent leur patrimoine culturel avec art

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 5 janvier – Cenote Kan Luum - Tulum

Nous sommes toujours dans la plaine côtière, bordée de forêt profonde, des cénotes s’annoncent un peu partout, et les ruines mayas sont légion

Quand le bord de mer est accessible c’est la plupart du temps pour les seuls clients des hôtels, ou résidences.

Une petite détente dans une cénote, un grand lac aux eaux limpides, Un simple ponton, la forêt, , quelques palapas (paillotes) c’est tout, et bien suffisant. Dommage on ne peut pas y dormir.
Nuit en bord de plage à Tulum.

On n’est pas seul ! A la nuit, les vélos  et les voitures reprennent la route des hôtels.

A nous l’étroite plage de sable blanc - plus deux autres camping-car américain et mexicain

 

 

 

 

 

 

 

cénote et tourisme

 

 

 

 

oeuvre de l'oiseau tisserand

matière première du célèbre panama

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 6 janvier – le Tulum maya – Coba

C’est la tour de Babel, on entend parler américain, canadien français, italien….. On est souvent interpelés, Bipbip fait sensation ; c’est un rêve pour beaucoup de ces touristes du soleil.

Il faut dire que si la plage est étroite, la mer est enchanteresse et offre plongée, kayak , atolls, plages immaculées…. cénotes, végétation tropicale, faune exotique…

La civilisation maya est bien sûr omniprésente. Le site de Tulum présente la particularité d’être laeule cité fortifiée connue du monde maya, oublions ce qui se transmet, non les mayas n’étaient pas pacifiques….

Installés en bord de mer, vivant de la mer, et du commerce,  il fallait se protéger, d’où ces fortifications de 6 mètres d’épaisseur ; le Dieu du Vent était révéré – pas étonnant -. On a du mal à se faire une idée de ces palais, temples, qui étaient alors recouverts de stuc et peints de scènes inspirées des mythes en vogue.

Comment faire vivre une cité sans eau, sans rivière ? Tout simplement en exploitant le mystère des cénotes, et en construisant des bassins de rétention.

La balade dans ce site  bien mis en valeur, par les sentiers au milieu de la végétation préservée, côtoyant l’anse de sable blanc….est un pur bonheur (malgré le nombre de touristes).  On peut même s’y baigner et pic-niquer.

On quitte ce monde pour retrouver les boutiques de souvenirs (et pas des plus beaux).

Mais on ne quitte pas la civilisation maya. Direction Coba

Nous dormirons sur le site, en bord d’une joli lac (qui abrite des crocodiles paraît-il)

 

les fortifications

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 6 janvier – Coba – Valladolid

Les ruines s’étendent sur 70 km2, seules 5 % sont découvertes. La plus mémorables c’est la grande pyramide. 42 m d’altitude et 140 marches très raides. Nous nous sommes plutôt bien comportés ! Nous avons vu de beaucoup plus jeunes monter à 4 pattes et redescendre sur les fesses. Quelle vue sur la canopée qui nous enserre. Il paraît que l’on peut apercevoir Chichen Itza. Je doute.

D’autres ruines du site présentent des particularités d’architecture du style puuc : colonnes, stèles.. que l’on n’avait pas vu jusqu’alors.

Les « cobiens » (pourquoi pas) qui ont abandonné le site au 5ème siècle étaient de grands bâtisseurs de route. Comme le chemin de l’inca, il y a le chemin du maya.

Un peu plus loin, changement d’atmosphère, Valladolid est une ville coloniale, des maisons assez mal conservées, des églises, et le couvent Sans Bernardino ; une structure massive du 16ème  - sans doute pour rivaliser avec les pyramides mayas – de belles pierres blanches. Délaissé à la fin du 18ème. Un cénote ici aussi pour alimenter la communauté.

Un accrochage en stationnant nous vaut visite de la police, attente de l’expert, téléphone à notre assurance, avant de repartir 3 heures plus tard. Le constat amiable çà n’existe pas, il faudrait d’abord que les véhicules soient assurés. Mais ce n’est pas notre problème !

Quelques km encore avant de bivouaquer dans un hôtel accueillant (avec wi-fi)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est dur, mais c'est beau

 

les mayas pratiquaient un jeu de pelotes sanglant : il paraît que le perdant était décapité. En atteste cette tête décapitée scellée sur le terrain !

unne enfilade de façades colorées

préparation de la fête

Dimanche 7 janvier – San Felipe – Humun

C’est dimanche, on se repose, ou plus exactement  on profite d’une wi-fi efficace pour communiquer, mettre le blog à jour…

Quelques km parcourus seulement, et déjà une atmosphère toute différente, la nature est toujours envahissante, mais s’assèche, se borde de cactus, laisse apparaître le calcaire tout blanc. Les cénotes font le bonheur de tous.

Les maisons sont plus souvent de pierre et de palme ; dans les petites villes, les grandes façades colorées, sans fioritures, se succèdent. Les églises aux hautes façades verticales – parfois évoquant des châteaux forts – dominent la grand-place…

Qui a bien inspirer la curieuse église de Merida aux trois clochers tout ronds.

Les Eglises mexicaines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 8 janvier – Merida – Uxmal

Les routes sont excellentes, on pense au tourisme. Le paysage est invariable. Apparemment pas de culture, pas d’élevage, rares villages. Merida ne se fait guère remarquer par son architecture. La cathédrale toute blanche domine la place principale. 500 ans au compteur, et toujours aussi imposante. Plein après-midi, église pleine pour la messe. Nous nous faisons discrets.

Rigueur de l’architecture, pureté des courbes des arches illuminées par le soleil.

Resto, quelques courses et nous reprenons la route du sud vers Uxmal.

2 véhicules de voyageurs américains sur le parking.

Mardi 9 janvier – Uxmal

Le style puuc, majestueux, dépouillé, équilibré. Etat de conservation exceptionnel des pyramides, palais…. il est vrai qu’ils ont été terminés dans la dernière période.

Le dieu de la pluie Chac  est présent partout, démultiplié à l’infini, et bien sûr toujours présents le jaguar et le serpent.

Au cimetière, têtes de mort et ossements en fresque. Le culte de la mort est toujours bien vivant, la Toussaint fait l’objet de fêtes dans toute l’Amérique du Sud.

On grimpe allègrement les escaliers, vertigineux à la descente, pour découvrir l’ampleur du site, que l’on voudrait imaginer vivant.

Une petite bière partagée avec un couple de Hollandais aventureux (en Amérique depuis 2013).

le jaguar bicéphale  siège de chef

la puissance de la culture maya

que ne dément pas cette monumentale pyramide

                                             portrait de chef - dieu ?

l'ara sacralisé 

le culte de la mort n'est pas nouveau chez les mayas

les cérémonies devaient revêtir une certaine solennité du haut des plus de 40 mètres

Mercredi 10 janvier – ruta Puuc – Museo del Cacao – Kabah – Xlapak – Gruta de Loltun

Nous nous laissons tenter par le très touristique Musée du Cacao ; Ma fois très agréable ; jardin botanique bien renseigné, petit zoo, perroquets, singes, croco…musée du cacao de la plantation, au traitement de la fève, à la dégustation, de l’importance du cacao dans la culture maya (monnaie d’échange), à la mode du cacao dans le monde. Et même pseudo-cérémonie visant à favoriser la récolte…Mais une tablette de 100 g à plus de 4€, c’est un peu cher. Pourquoi ne peut-on acheter de chocolat dans les magasins mexicains, c’est un mystère (le même qu’au Guatemala pourtant producteur).

La jolie route enserrée par la forêt  laisse peu de place à la culture, jusqu’à ce que l’irrigation fasse naître les plantations d’agrumes, café, cacao, bananes, mangue…..Outre les sites mayas signalés, on aperçoit des ruines (antiques ou plus récentes ?) au travers des arbres. Nous allons visiter le joli site de Kabah, un exemple « d’ école » du style Puuc , dépouillé, orné du motif répétitif du dieu Chaac, des colonnes… Les constructions se caractérisent par l’usage du ciment qui permet des finitions soit en pierre de parement taillées, soit en stuc – qui était alors peint des motifs traditionnels –

Un coup d’œil à Labna et son arc monumental qui marquait la route vers Uxmal.

Les grottes de Loltun s’annoncent ; visite demain.

Ce soir Jorge qui habite juste en face nous invite à camper à côté de sa maison. Son épouse Antonia parle beaucoup mieux Maya qu’espagnol.

le dieu chocolat ... et son protégé ....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le chamane qui préside à la cérémonie de protection des cultures

                                                                          

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

variétés de fève = variétés de saveur

 

 

 

 

un petit ami curiieux (en cage)

gantelet d'armure ? non patte du croco 

 

le style puuc

Jeudi 11 janvier – Lol Tun - Campeche

Vite  nous sommes du premier groupe de visite de la grotte, la plus grande du Yucatan. Impressionnante en vérité, d’immenses salles creusées dans le calcaire blanc, doré, argenté, créent des décors fantastiques. Les premiers cueilleurs-chasseurs les ont occupées, y ont laissé leur trace, suivis par les mayas etc… De générations d’hommes y ont affronté le mystère. Heureusement nous sommes guidés par un chaman qui nous fait percevoir les forces inconnues !

Un adieu à Jorge et Antonia et nous reprenons la route.

L’aridité cède peu à peu la place à la grande culture et à l’élevage,souvent en terre menonite ; ménonites modernes puisqu’ils utilisent engins agricoles, camions, voitures… Mais la mode ne change pas : Monsieur portant chapeau, chemise blanche, salopette noire, ces (ses) dames portant cheveux tirés, fichu, robe sombre à jupe froncée à la mode du 19ème siècle. Et on reconnaît la rigueur dans leur ferme, leurs champs toujours impeccables.

Un petit café avec David et son oncle venus abreuver leurs vaches juste au moment du déjeuner.

Arrivé tard, course, et nuit sur le parking du supermarché Walmart super-tranquille

Nos hôtes Jorge y Antonia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                         un occupant de longue date de la grotte (sculpture maya)

 

merveilles d'architecture naturelle

notre guide-chamane a intercédé pour nous auprès des forces naturelles de Lol Tun (Fleur de pierre)

Vendredi 12 janvier – Campeche - Villamar

Visite de la ville coloniale, tout à fait charmante et tranquille, colorée, élégante, des boutiques de souvenirs plutôt jolis même s’ils ne sont pas typiques de la région.On remarque surtout les robes et blouses brodées que beaucoup de femmes portent encore dans les villages.

Campeche a longtemps subi les attaques pirates avant de construire ses fortifications bien conservées et restaurées. Des  remparts on s’aperçoit vite que ces jolies façades donnent parfois  sur du vide. Tout  juste un décor.

Les églises bien sûr, grand parvis, grande, haute façade quasi sans décor, une seule nef, et un chœur ou resplendit l’or et l’argent.

Une petite journée suffit à s’imprégner de l’atmosphère, après avoir parcouru le beau malecon (promenade) en bord de mer. Mer agitée, les cocotiers s’agitent follement.

Sur la route de la côte, nous arrivons à un cul-de-sac….. route privatisée au profit d’un grand complexe hôtelier. On a du mal à y croire.

Pour nous ce sera bord de mer, dans un minuscule village de pêcheurs, bien ventile ce soir.

la sobre cathédrale

et ses ors         

 

classiquement alignées, gaiement colorées

honneur aux colons... des ménonites peut-être (ils n'ont pas changé)

les pélicans se reposent au couchant après une longue campagne de pêche

Samedi 13 janvier – Ciudad del Carmen

Nous prenons le temps de faire la connaissance de Julio Cesar et Elisabeta et leur fils Cesar. La mer est très agitée, personne en mer depuis hier ; c’est l’heure de la réparation des filets ; nous n’avons pas osé demander si cette construction si précaire entre route et mer est leur maison ou un abri pour bricoler, élever les poules, proposer du poisson frit ?? Nous achetons du poisson (corvina).

Quel sera l’avenir de pêcheur artisanal de Cesar 12 ans qui a quitté l’école ?

De l’eau, de l’eau, lagunes, mangrove, et dès que possible élevage de bovins les pieds dans l’eau. On peut acheter en bord de route, crevettes (d’élevage), tortues (d’élevage). On va essayer de goûter un plat de tortue, voire même d’iguane ou autre rare spécialité locale.

La mer est très agitée ; malgré les rouleaux les rouleaux arrivent sur le rivage en nappes nacrées, chargés de sable blanc ou peut-être bien seulement de la nacre des coquillages broyés.

Du rosé, au turquoise, du bleu ardoise, au vert  se détachant sur le bleu…ciel, la palette réjouirait un peintre – même amateur -. Rien ne vient gâcher ce moment de poésie, pas même les plateformes pétrolières à l’horizon que l’on préfère ignorer.

Ciudad del Carmen a perdu son statut d’île  deux ponts la reliant  à la terre ferme – ferme si l’on peut dire dans cette région lagunaire –

Nuit en bord de lac à Atasta. I l « pleuviotte » un peu.

mer agitée

deux campements, deux styles de vie


 

 

 

 

 

 

Julio Cesar, Elisabeta, Cesar

 

 

 

tout un art        

 plage nacrée

soir sur le lac d'Atasta


XXXI - BELIZE - 29 décembre 2017 au 2 janvier 2018

Publié le 7/01/2018, par rampon,

 

Vendredi 29 décembre – El Cruce – Melchor de Menos – Frontière Guatemala / Belize

A nouveau dans le Peten, où l’on retrouve la végétation et l’élevage des zones tropicales humides. Les cavaliers toujours élégants et décontractés assurent déplacement et surveillance du bétail.  Très bel artisanat du cuir, selles, étriers….

Robert trouve la bonne définition pour les routes de la région : route en écaille de tortue. Je m’explique. Une route recouverte de nombreuses fois pour boucher les trous, d’où de très harmonieux dégradés de couleur, agrémentés de petits dénivelés assurant un massage quelque peu irrégulier…..

Le passage de la frontière c’est pour cet après-midi.

Pas de chance barrage sanitaire où il nous faut abandonner nos agrumes

Pas de problème au passage de frontière – même au Guatemala dont nous avions goûter la parfait inorganisation à l’entrée.

Au Belize nous sentons immédiatement l’atmosphère britannique,…..corrects mais pas un  sourire.

On paie indifféremment en dollar américain ou dollar du Bélize. Parité fixe 1 pour 2.

Nuit sur place. Pluie. En cette saison sèche, c’est  15 jours par mois.juste sur la frontière

même élégance

 

 

 

 

horizon brumeux sur le Belizeet chaud coucher de soleil

 

Samedi 30 décembre – Benque del Carmen – San Ignacio - Belmopan

Le Belize c’est la plaine, les pieds dans l’eau souvent, la jungle, les maisons en bois souvent, colorées, et…. les routes sans ordure. Il faut dire que ce petit pays de moins de 400 000 habitants tire 20 % de ses revenus du tourisme (américain surtout).

Préoccupation terre à terre, le gaz, après 4 essais, nous trouvons enfin le pompiste compréhensif qui accepte de remplir notre bouteille à l’aide de notre système. C’est long, mais çà marche.

Petit test marché et boutiques, à peu près les mêmes prix qu’au Guatemale, et les mêmes produits.

Avez-vous déjà entendu parler de  Belmopan, la capitale du Belize, petite bourgade insignifiante que ne mentionne même pas le Guide du Routard, c’est dire qu’il n’y a rien de tant soit peu intéressant.

Nuit dans la jungle près d’une rivière. On devrait y voir des animaux (info de voyageurs)

 

soleil + averse = arc-en-cielplaine + pluie = lac, lagune...

cuisine en plein air

le vélo est roi

 

 

 

évocation maya sur les mursqui dit lagune dit maison sur pilotis

Dimanche 31 décembre – Belize City

Pas vraiment l’idée que l’on se fait de la principale ville du pays.  Provinciale et animation touristique. Les touristes débarquent par cars entiers pour embarquer vers les cayes (c’est-à-dire les atolls au large, leur mangrove, leur site de plongée et de snorkling….).

Curiosité locale, la route passe au milieu du cimetière, un rond-point y est même taillé.

Vous le saurez, les habitants sont souvent  les descendants d’esclaves « marrons ». On parle anglais, mais fortement émaillé d’espagnol.

Malheureusement la plupart des maisons coloniales si caractéristiques sont très délabrées. Restent les couleurs qui explosent partout.

Déjeuner à la marina.

Tour en ville. Des églises de toutes obédiences. La cathédrale est typiquement anglaise, toute de briques (anglaises) ; les briques importées servaient de lest dans les navires. Rien de perdu !

Nuit en centre ville au parking du petit port de pêche. Nous renonçons à la soirée de « réveillon »

Impossible d’obtenir skype pour avoir les enfants. Nous réussissons à leur parler quelques instants au téléphone pour commencer l’année avec eux.

 

Bonne année 2018

 

Déchaînement de pétards et de feux d’artifice à minuit heure locale.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 1er janvier 2018 – Belize City - Corozal

Nous reprenons la route vers le Mexique, sans nous intéresser aux sites mayas.

Déjeuner à Corozal. Difficile de trouver un restaurant, tout est fermé en ce début d’année. Normal.

Happy New Year Belize !

Resto et crevettes à toutes les sauces. On rêvait de langouste. Il faudra voir plus loin.

 

 

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chaque jour un rêve

chaque jour un pas

chaque jour à partager

chaque jour une porte ouverte

                                               sur un plaisir à saisir

                                               sur le bonheur à construire

 

Bonne Année

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Un petit bout de route jusqu’à Corozal, halte en bord de mer dans l’après-midi.
Nous nous installons quand nous sommes abordés par Janusz et Basia qui nous invitent à venir voir leur vieux Land en voie de rénovation vers… l’aventure des routes.

Nous y passons la nuit, nous dînons chez Len le voisin qui parle français…. Encore une rencontre d’exception.

Et Janusz et Basia sont voileux, dériveur de 9 mètres sur sa remorque prêt à sortir (mise à l’eau privée) Le rêve en mer des Caraïbes.

Ils sont canadiens (et polonais) mais pout autant ne parlent pas français. Difficile de m’adapter à la langue de Shakespear que je mélange à l’espagnol ! Il faut que je fasse de sérieux progrès.

la devise du Belize

 

02

le bateau, la mer à 30 m, le rêve

Mardi 2  janvier 2018 – Frontière Belize / Mexique

Grande conversation en français avec un autre voisin, et pour cause il est français. Très reposant.

Un grand merci à tous pour cet accueil et nous partons vers la frontière.

Bien organisé au Belize –c’est une surprise - ; il est vrai que l’on paie une taxe de sortie (pas plus de sourire qu’à l’arrivée)

Bien organisé au Mexique, il est vrai que l’on paie une taxe personnelle, une taxe pour le véhicule, une taxe de fumigation,  plus une somme consignée pour le véhicule

Impossible d’assurer Bipbip, dossier fait, la « machine » refuse la carte de crédit.

Vaine recherche d’un assureur. La police nous conseille de nous adresser à une banque. Trop tard ce soir.

 Nous choisissons la facilité d’un parking de supermarché avec Wi-fi. Et un temps de skype, enfin, pour avoir les enfants. Voilà qui nous réconforte. 


XXX - GUATEMALA - suite - 27 décembre au 29 décembre 2017

Publié le 7/01/2018, par rampon,

 

Mercredi 27 décembre – Ciudad Guatemala - Sanarate

Dense circulation dans Guatemala ; nous zigzaguons un  peu dans les quartiers pour tenter à nouveau de renouveler la  batterie déficiente de l’ordi. Le quatrième spécialiste est le bon. Batterie neuve de la marque  et çà ne marche pas. Notre chargeur est  neuf et çà ne marche pas. L’explication arrive : on nous a vendu pour une pièce d’origine une copie qui un mois plus tard de marche plus.
Voila tout est neuf, de la marque, et çà marche enfin.

On peut reprendre la route, un problème résolu.

Les volcans se profilent, le Pacaya fume, les champs et champs de canne envahissent l’horizon. Les hélicoptères déversent leurs produits,  Au vu des montagnes de noix de coco, il doit y avoir des plantations autres que les arbres « ornementaux » à côté des maisons.

Pas beaucoup d’endroit pour s’arrêter sur les routes de montagne.
Nouvelle station service souriante. Chaque fois curiosité, explication, un petit café, ou coca ou bière…

 

s'il vend aussi des fils électrique... c'est la fortune

 

Jeudi 28 décembre – rio Hondo – Rio Dulce - Saisla

Autoroute en travaux, nuages de chargés de poussières, carrières font place  aux cultures sous serre et aux pastèques et melons variés. Où sont les vignes ? en tout cas les raisons sont vendus (chers) en bord de route.

Les collines se désertifient, les vallées s’adonnent à l’élevage. La végétation tropicale reprend ses droits à l’approche de l’océan. Il se met à pleuvoir. Des pluies intermittentes depuis 3 jours nous dit-on à Rio Dulce.

Il fait vite sombre ce soir, et nous connaissons cette route qui offre peu de possibilités debivouac. Donc bivouac station service à  Saisla.

 

ce ne sont pas des sillons couverts de neige

seulement des cultures sous mini-serre

Jeudi 28 décembre – rio Hondo – Rio Dulce - Saisla

Autoroute en travaux, nuages de chargés de poussières, carrières font place  aux cultures sous serre et aux pastèques et melons variés. Où sont les vignes ? en tout cas les raisons sont vendus (chers) en bord de route.

Les collines se désertifient, les vallées s’adonnent à l’élevage. La végétation tropicale reprend ses droits à l’approche de l’océan. Il se met à pleuvoir. Des pluies intermittentes depuis 3 jours nous dit-on à Rio Dulce.

Il fait vite sombre ce soir, et nous connaissons cette route qui offre peu de possibilités debivouac. Donc bivouac station service à  Saisla.

Vendredi 29 décembre – El Cruce – Melchor de Menos – Frontière Guatemala / Belize

A nouveau dans le Peten, où l’on retrouve la végétation et l’élevage des zones tropicales humides. Les cavaliers toujours élégants et décontractés assurent déplacement et surveillance du bétail.  Très bel artisanat du cuir, selles, étriers….

Robert trouve la bonne définition pour les routes de la région : route en écaille de tortue. Je m’explique. Une route recouverte de nombreuses fois pour boucher les trous, d’où de très harmonieux dégradés de couleur, agrémentés de petits dénivelés assurant un massage quelque peu irrégulier…..

Le passage de la frontière c’est pour cet après-midi.

Pas de chance barrage sanitaire où il nous faut abandonner nos agrumes

Pas de problème au passage de frontière – même au Guatemala dont nous avions goûter la parfait inorganisation à l’entrée.

Au Belize nous sentons immédiatement l’atmosphère britannique,…..corrects mais pas un  sourire.

On paie indifféremment en dollar américain ou dollar du Bélize. Parité fixe 1 pour 2.

Nuit sur place. Pluie. En cette saison sèche, c’est  15 jours par mois.

 


XXX - GUATEMALA - 1er décembre au 27 décembre 2017

Publié le 4/12/2017, par rampon,

 

Vendredi 1er décembre – frontière Honduras/Guatemala – El Florido –Chiquimula

Fin de matinée les camions démarrent pour reprendre la route hondurienne, barrage levé. Nous atteignons très vite la frontière à 13 km seulement. Il nous faudra 3 heures pour accomplir le parcours du combattant – et nous sommes les seuls touristes à passer en voiture. Inorganisation modèle. C’est, nous dit-on un poste frontière intégré, les services migration et douane des deux pays étant regroupés, théoriquement. Aucun panneau pour signaler les bureaux, aucune indication sur les particularités locales….

On aimerait comprendre pourquoi on doit faire l’entrée du véhicule au Guatemala, avant de le sortir du Honduras, ce qui par le fait  nous oblige à faire des aller-retour en franchissant la frontière.

3 heures plus tard (ayant pris le temps de déjeuner puisque les bureaux de douane étaient fermés à l’heure du déjeuner) nous prenons pied et roue au Guatemala.

A l’horizon une chaîne de montagnes, région d’élevage semble-t-il, nous n’avons pas détecte de café sur les pentes.

Nous nous embourgeoisons. Ce soir camping à l’hôtel. C’est un lieu regroupant dans un paysage de prairie arborée, restaurants, hôtel, zone de loisir, terrains de jeux, de foot, piscine, chevaux, animaux… Seuls voyageurs, et presque seuls clients. Superbe coucher de soleil.

on avait oublié que l'herbe jaunissait

coucher de soleil spectaculaire

Samedi 2 décembre – Rio Hondo – Quirigua

Grande animation ce matin, rencontre de jeunes, sorte d’Interville bon enfant. Les jeux d’eau ont toujours eu du succès, 70 jeunes s’y adonnent avec bonheur.  Organisation simplissime, espace, encadrement familial et bonne humeur.

Nous ne fêterons pas les vainqueurs avant le départ vers le monde Maya.
Courses dans le dédale des ruelles du marché de Rio Hondo. Peu de choix de fruits, c’est plutôt étonnant. Et pas plus de vendeurs sur le bord de la route… mais des offres ce cacahuètes.

Heureux de retrouver l’arrière plan des montagnes. Pays de café qui sèche jusque sur la route.

Le parking du site de Quirigua  nous accueille volontiers pour la nuit.
Nous visiterons demain, après nous être « préparés » par la visite du musée.

toujours du succès : les jeux d'eau

mini zoo

les salades de fruits à tous les coins de rue

la route peut être défoncée jusqu'à s'écrouler

 

Dimanche 3 décembre – Quiriga – las Amates – Rio Dulce

Le site de Quiriga vaut par ses stèles monumentales, jusqu’à 10m, et son histoire, de vassale de Copan, elle s’en émancipe, décapite son chef, pour que son histoire connue se termine par un chef « socialiste ? » se présentant au même niveau que ses « sujets ? ».

Tout çà gravé dans la pierre, dont l’écriture nous paraît toujours aussi énigmatique et esthétique.

le parc est zone protégée

on a seulement entendu les toucans, ce petit inconnu est bien joli

le petit gris attaque sa réserve coco

 

l'occasion de chercher à déchiffrer le sens caché de ces belles "pages" d'écriture

Toujours le souvenir de la puissance des compagnies bananières ; la voie ferrée Puerto Barrios / Guatemala est inactive depuis longtemps, mais la gare de Las Amates, désolée, décrépite, dans une atmosphère à la Sergio Leone (la comparaison n’est pas de moi) rappelle ce passée, ses abords occupés par quelques habitants inoccupés, qui dans un transat, qui dans des hamacs – le rhum à portée de main.

La route vers Rio Dulce, sans surprise, est bordée de plantations de bananes ; l’eau ne manque pas d’autant qu’il a plus toute la nuit.

Rien de changé apparemment à Rio Dulce – que nous connaissions à la voile - . La marina a-t-elle changé de propriétaire ? En tout cas nous avons croisé un  américain qui y était déjà scotché à bord de son bateau, il y a une dizaine d’années !

Même animation dans la ville.

Nous allons visiter le Castillo San Felipe, ravissante, mais est-ce un mot bien adapté ?  forteresse du 17ème siècle qui a connu toutes les vicissitudes des attaques pirates et corsaires. De quoi faire rêver dans le dédale des barbacanes, tours, chicanes, tunnels…. et pas seulement les enfants.

Un nouvel orage tropical, ce qui signifie, je ne le répéterai pas, des trombes d’eau qui se déversent avant de s’arrêter brusquement.

Nuit dans le parc de l’Hôtel Monte Verde.

comme une image

art militaire et romatisme

Lundi 4 décembre – Poptun

Retour sur Rio Dulce, traversée du Rio sur ce grand pont spectaculaire pour retrouver la Marina El Relleno.
Nous en étions partis il y a quelques années dans le but de ramener un voilier en France. Grosse déception devant l’état du gréement dormant, et du  bateau de survie ; pas prudent du tout la traversée atlantique dans ces conditions, et contre le vent.

Un mauvais et un bon souvenir qui nous permis de remonter jusqu’à Cancun, et ensuite de visiter le Guatemala sac à dos.

John le propriétaire de la marina, n’est pas là mais  nous retrouvons les têtes connues de navigateurs américains échoués là …..et qui ne parlent toujours pas espagnol.

Ensuite comme des habitués nous faisons nos courses au despensa « petit super marché et dans les boutiques avant de reprendre la route.
Tout à coup un grand bruit, et une odeur de gas-oil. Vite stop. La protection du filtre à gas oil a sauté cassant le bouchon de vidange. Un chauffeur de camion nous indique  le mécano le plus proche.
Réparation faite avec le sourire par l’équipe d’Arnoldo, gratuitement. Le jeune ouvrier semble estomaqué de la somme que je sais exagérée que nous lui donnons.

Nous aurons été l’attraction  de la journée.

Il commence à faire sombre. Le premier hôtel interrogé nous autorise à camper dans le parc – gratuitement une fois de plus – et avec le sourire. On pourrait même faire quelques brasses dans la piscine. Ces hôtels de petites maisons réparties dans un parc autour d’une piscine, sont très agréables (et pas hors de prix).

tout pour réparer tout et n'importe quoi

une équipe souriante

Mardi 5 décembre – Lag Peten Itza (Flores) – El Remate – San Roman – Flores – Tikal

Tour du lac Pete Itza, merveilleuses couleurs turquoise sur fond de jungle, bordé d’hôtels, chambres d’hôtes, discrètement cachés par la végétation. Randonnées, loisirs nautiques au programme sans  tapage touristique.

Nous croisons un couple de cyclistes – des français Dominique et Michel – Plus de 5 ans de byciclette au compteur. Chapeau !

Nous déjeunons, Pauline et Derrick (française et américains installés au Guatemala) viennent nous inviter à camper au bord du lac dans leur propriété. Super ! ce sera pour demain

Mal nous en prend de continuer le tour du lac ce soir, la piste est exécrable, si bien que nous arriverons à Tikal à la nuit. Trop tard pour partager les spagettis bolognaises avec nos amis cyclistes. Ils sont déjà à table. Le vélo ça creuse plus qu’u Bipbip en forme.

On nous demande 30 dollars pour camper dans l’herbe au risque de s’embourber, sans autre commodités que toilettes et douches froides à repérer dans la nuit noire. (Pour mémoire le dernier hôtel payant nous a demandé 40 quetzales). Nous refusons, nous installons bien au sec sur le parking, bientôt délogés par les gardiens.

A l’hôtel Jaguar Inn, ce n’est que 100 quetzales dans un cadre incomparablement plus sympa.Michel

Dominique

 

Mercredi 6 décembre – Tikal

Dominique et Michel ont planté leur tente au même hôtel, et nous partons d’un même pas visiter le site de Tikal.

C’est bien agréable de pouvoir partager nos impressions, et cheminer tranquillement dans ce site gigantesque – sans exagérer –

La jungle est superbe, les arbres abritent les singes hurleurs qui nous ont réveillé ce matin, les perroquets  criaillent (çà ne doit pas être le mot adapté)…..

Notre sentiment cependant est que la forêt est trop présente pour nous permettre de se pénétrer de l’ampleur de ces pyramides gigantesques (jusqu’à 60 m). Elles sont quasiment dénuées de décor sculpté, dès l’origine, ou détachées au cours des âges, ou en stuc et effacées naturellement ??
Quelle récompense, quand on a grimpé allègrement, de se retrouver au-dessus de la canopée et de repérer les autres pyramides.

Difficile d’imaginer la vie antique autour de ces bâtiments- sans doute le centre stratégique – de toute la société maya locale.

Il nous suffira de nous imprégner de cette atmosphère portant à la réflexion sur la nature des hommes et du destin qu’ils se construisent.

Après quelques heures de balades, une petite ondée pour nous rafraîchir, il fait faim, et nous partagerons les fameux spagettis.

Deuxième nuit à Tikal

 

le majestueux ceiba guatemaltèque 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'acrobate

vue rare sur la canopée

en marge d'une cérémonie maya d'aujourd"hui

 

Jeudi 7 décembre – El Remate – Cruce - Flores

En selle avant même que nous ayons déjeuner, Dominique et Michel nous précède. Ils ont au programme 95 km dans la journée. Donnée inhabituelle, mais ils doivent retrouver leurs enfants au Mexique. Sinon, pédalage au gré des rencontres, des envies.

Plus tard, sur la route un petit café tonique et au revoir, à plus tard, à plus loin.

Mais nous sommes modernes, nous resterons en contact sur le net.

Miraculeusement notre ordinateur repart, branché chez un spécialiste sur secteur. Ce soir on s’aperçoit que la charge est toujours aléatoire. A suivre.

Le bivouac sur Flores est une fausse bonne idée. Des commerces, des hôtels, des restos, des parkings en bord de mer certes, mais dans le boucan citadin d’un vendredi soir.

Finalement nous obtiendrons l’autorisation de rester sur le parking d’un mall, face à MacDo et sa Wi-Fi. On ne peut plus tranquille, nous étions seuls à boire un café du soir avec le gardien (pas armé).

Michel et Raymonde autour du monde (vélo)

Dominique et "Félicie aussi" (vélo

 

Vendredi 8 décembre – Sayaxché – Parque El Rosario

Nous sommes en plein Peten, en plein pays  manifestement indien, sans nous risquer à dire de quelle communauté que nous ignorons. Piste exécrable  jusqu’à La Libertad,  trous et bosses, marécages, végétation obstinément envahissante. Et malgré cela des maisons un peu partout, des gens qui circulent à pied, en vélo, en moto. On sent bien que ce n’est pas la grande richesse. Les églises les plus variées  réclament l’attention des fidèles. Quelle imagination ! beaucoup nous étaient totalement inconnues jusqu’alors –pourtant elles sont florissantes au Brésil –

Au déjeuner, grande discussion  avec notre voisine (8 enfants, Dieu l’a voulu)

Chouette, une bonne route – si on veut bien ignorer les trous qui surprennent inopportunément -  La nature profonde nous entoure, nous enserre…

A Sayaxché il nous faut prendre un bac des plus rustiques pour franchir le rio Pasion. Pas d’attente. On remarque tout de même l’homme chargé de relever à la manivelle les mises à niveau tous les ¼ d’heures. Musculation assurée.

Une petite pente bien raide et on est dans la ville à l’atmosphère « portuaire », agitée. Pas très grande mais visiblement c’est un centre d’activité et de commerce régional.

Les femmes portent majoritairement le costume régional, large juge finement plissée et haut en dentelle orné de broderies, déclinés dans des teintes de terre et de nature. Pas entrevu un seul coiffeur pour femme, les cheveux longs sont à la mode pour toutes.

La renommée du Parc El Rosario n’est plus à faire chez les voyageurs. Joli prairie descendant en pente vers un petit lac romantique. Une seule plaie les moustiques menaçants. Dommage aussi la pluie.
Peu importe, c’est le 8 décembre, nous illuminons Bipbip. C’est du plus bel effet dans la nuit noire.

La nuit tombée les singes hurleurs nous saluent de loin.

architecture rustique

 

cimetière en couleur

commerçant

déjeuner bien à l'ombre d'un ceiba gigantesque

nuit noire, noireet illumiination du 8 décembre, tradition lyonnaise oblige !

 

Un édifice, neuf, coloré, remarquable... c'est une église ou une autre....

bac sur le rio Pasion

Samedi 9 décembre – Sayaxché

Un tour pour visiter Sayaxché, tel que nous l’avions entrevu.

Pleins d’espoir, nous visitons le boulanger « hygiène et qualité » telle est sa devise en grandes lettres  sur le mur d’entrée… il enjambe ses plaques de petits pour nous servir !!!! Je le lui fais remarquer en souriant, çà le fait bien rire.

Au retour, des voyageurs sont arrivés. Un couple de turcs Hakan et Aysé qui nous offrent le café. Du coup nous décidons de rester car il se fait tard.

Un court sentier de découverte s’offre aux visiteurs, leur permettant de connaître un certain nombre d’arbres, leur qualité, leurs utilisations. Un peu difficile à retenir. Mais l’essentiel est ailleurs, dans l’atmosphère de jungle, dans les clairs obscurs qui révèlent des feuillages fantastiques, des arbres aux ramures perdues dans le ciel, des bruits suspects. Mais pas de trace de jaguar. Des singes hurleurs, si, et des petits écureuils familiers près de l’entrée, et des oiseaux aux chants étonnants que l’on arrive difficilement à repérer, encore  moins à photographier.

du vert, du vert

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 10 décembre – Sayaxché

On passera la journée avec Hakan et Ayse à échanger sur notre vécu, sur nos projets… Ils voyagent en Mercédés qu’ils ont aménagé, arrivés à New-York, ils ont visité US et Mexique, maintenant  l’Amérique Centrale, avant de remonter au Mexique qu’ils ont a-do-ré.

Nous partageons le déjeuner et partons tous ensemble pour une petite promenade en forêt, assaillis  par les moustiques qui  nous obligeront finalement à rentrer.

boulangerie hygiénique, mais boulanger "les pieds dans le plat "

racines "enficelées"

 

 

 

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lianes entrelacées, entrecroisées, entortillées....

les crocodiles sont sur l'autre rive nous dit-on

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hakan et Ayse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 11 décembre 2017 – Chisec – Aldea Semoy Sayaxché – Parque El Rosario

·         Encore des adieux après ces moments forts partagés. Et chacun reprend sa route à la rencontre des Mayas, nos amis vers Tikal nous vers Coban.

·         Droit devant, la route s’ouvre plein  sud au travers de la jungle, percées d’habitations aux allures traditionnelles, souvent encore couvertes de palme. Des enfants partout, dont on redoute que beaucoup n’aillent pas souvent à l’école. On voit nombre d’entre eux portant du bois ou d’autres charges. Pas d’eau courante ,  on la transporte souvent sur la tête.

·         Grand moment de détente pour faire le plein. Toute l’équipe se  passionne pour le véhicule, l’âge de ses occupants, le voyage. Cours de géographie avec carte du monde…. Et photos, bien sûr.

·         Déjeuner ….. rustique…à Chisec en bord de route. La aussi centre régional, avec marché. Grand attroupement sur la place, les cultivateurs patientant bien sagement se voient remettre des bons pour obtenir de l’engrais.

·         Si on a vu d’immenses propriétés : maîs, palmiers…, on a vu bien souvent de toutes petites maisons, beaucoup d’enfants, pas de terrain autour, et des hommes travaillant dans les champs. Les champs de maïs immenses sont ensemencés à la main. On fait u  trou avec un  bâton et on enfouit les graines ; primitif, efficace, épuisant.

·         Nuit à l’Aldea Semoy près de la rivière où toute le population vient se baigner et laver le linge.

rencontre improbable franco-turque au Guatemala

la surcharge, on  ne connaît pas

leçon de géographie 

 l'élégance au quotidien

et un port de tête qui se mérite

impassibles dans la file d'attente

 

Mardi 12 décembre 2017 – Copan

 

Cette route est superbe. Des flopées d’enfants courent autour de jolies petites maisons traditionnelles, enserrées de végétation et de fleurs. Petit côté idyllique qui ne peut cacher la pauvreté évidente. Peu de terres cultivées, hormis les grandes propriétés déboisées et exploitées . Reboisement en résineux.Les femmes quitchés sont très élégantes le long des routes, leur charge sur la tête ou portant un sac accroché au front. Hélas aussi beaucoup d’enfants transportant l’eau ou les charges de bois.

Copan, la grande ville – 150 000 habitants – Au,jourd’hui nous en connaîtrons laverie et MacDo pour la WIFI.

Nuit à la finca Chicoj une coopérative Quitché produisant du café à deux pas de Coban.
Une adresse hautement recommandable, accueil chaleureux, café, conversation, très joli endroit, très soigné, sans les marques tapageuses de la modernité – il est vrai qu’ils reçoivent des touristes pour visiter la plantation.

A cette altitude, nous avons froid, et pourtant ce soir il fait encore 17°

à la lessive !.

 

 

 

 

 

 

 

idylique laus légèrement marécageux

 

 

loin du charme des toits de palmes

dames à la mode du Peten

 

pas de maison sans linge à sécher

le café d'altitude, le meilleur

 

Mercredi 13  décembre 2017 – Copan – san Cristobal Verapaz - Tactic

 

Petit tour dans Copan petite ville provincial très kitché ou quiche si vous préférez. Montée au Calvaire (à l’Eglise en voiture) pour une vue panoramique. Nous attendons jusqu’à 2 heures l’ouverture du musée censé ne pas fermer. A 2heures 10, le réceptionniste de la mairie nous dit, « s’il n’y a personne c’est sans doute que ça ouvre à 2 heure 30 ». On grince des dents et on renonce.
Route à l’ouest, route et bientôt dangereuse piste glissante. Continue, continue pas ? On fera demi-tour quand un  péage – villageois et illégal – veut nous être imposé. Pour ce prix, on fait 100 km en bus … et retour !

On repart donc vers le sud-est.

Bivouac dans une station service qui offre même paillotes et banc sur gazon pour les haltes.

on a la tête solide ici !

un  peu de rêve au quotidien

prière et tradition

scène de rue

 

Jeudi 14  décembre 2017 – route Guatemala -

Doucement en direction de Ciudad Guatemala. Belle route de montagne, fleurs et végétation tropicale. Culture horticole intensive sous serre, élevage et produits laitiers ; On monte, café sur les pentes. Nous profitons pleinement du paysage, pour cause de travaux titanesques d’aménagement de la route. On approche de la capitale, les costumes traditionnels se font rares.

Nous nous arrêterons dans une station service, loin de la route, avec vue sur la vallée (avec le plein, lavage de Bibip et bivouac gratuit) ; nous ne voulons pas gagner la capitale ce soir.

surcharge ? NON !

nombre des occupants n'ont jamais connu de maison aussi solide

 

 

 

 

 

 

 

 

 

café et horizons lointains

 

Vendredi 15  décembre 2017 – Ciudad Guatemala – Mixco

Folle, folle circulation dans Guatemala, inutile de s’y attarder. Nous allons directement aux deux musées qui nous intéressent : Le Popol Vuh qui présente une rétrospective du Guatemala, bien faite et bien illustrée de très belles pièces de céramique notamment. L’Ixtel présente l’art du tissage et de la broderie ; les costumes régionaux, tous de même type très simple, jupe large, et haut sans manche, un simple tissu plié doté des trous morphologiques indispensables. Sur cette base, les artisans déclinent la richesse du tissage et des broderies.

Jolie vidéo de fêtes paroissiales.

Belle visite pour mieux comprendre l’enracinement de ce pays dans son histoire. Ne pas rater.

Ces deux beaux musées sont installés dans des bâtiments jumeaux en brique, au milieu du parc universitaire.

Pour ce soir nous retenons l’adresse de « Cabana Suiza », un  hôtel restaurant qui accueille volontiers les voyageurs (gratuitement et agréablement).

Belle propriété, dominant la ville. Ce soit mariage dans la salle dédiée. Très calme, nous n’entendrons

même pas les voitures partir.

l'art du tissage motifs variés et colorés

superbe ... tissé et rebrodé

Tikal comme on ne le verra jamais

le dieux chocolat

 

urne funéraire

chez les mayas d'hier et d'aujourd'hui

Samedi 16  décembre 2017 – Mixco - Chichicastenango

Sur conseil ioverlander, petit déjeuner, n’ayons pas peur des mots – suisse et pantagruélique. Les assortiments de petits pains sont tellement bons, que nous les emporterons.

Un peu plus au nord vers Chichicastanengo, Latitude ou altitude en tout cas il fait plus frais.

La montagne est rongée de toutes parts, carrières et travaux autoroutiers déchirant la belle roche de toutes les variantes d’ocre, superbes sous le soleil.

Tuileries et poteries variées s’offrent au regard et à l‘achat le long de la route.

Chichicastenango est bien telle qu’on se la rappelait, agitée, brouillonne, colorée et …. Polluée.

Il s’agit de trouver un  havre pour la nuit. Les rabatteurs des parkings sont actifs. L’un veut nous faire entrer dans un trou de souris, l’autre veut nous faire payer le double des tarifs habituels sous pretexte de fête. Nous refusons, il semble s’étonner de notre résistance.

Finalement un guide nous guide chez Diego. Parking tranquille dans le patio de sa maison. Un travail à temps complet les jours de marché, pour gérer les entrées et sorties. Impeccable, propre, souriant.

Chichicastenango est réputé pour son marché  envahissant extraordinaire présentant les œuvres de l’artisanat guatémaltèque, plein de couleurs, de fantaisie, d’inventivité pour des costumes féminins tous identiques, tous différents.

Une chance de le visiter ce soir quand les stands se mettent en place. On est hors du temps, pas moyen de circuler en voiture, tout se met en place à dos d’hommes ou avec toutes sortes de véhicules à bras. Un stand se met en place, à terre s’installe une paysanne vendant sa production, parfois son dernier-né dans le dos.

Le marché est divisé en sections. Combien ? Au moins 32, un  vrai labyrinthe.

La fête foraine bat son plein ; pas tout à fait la foire du trône ! Il faut de se reporter presque 100 ans en arrière, les manèges, les balançoires géantes… sont activés à la main. Oui, oui…

Très joli feu d’artifice qui me ravit (j’ai une âme d’enfant sous les pluies d’étoiles)

En rentrant nous faisons un peu mieux connaissance avec Diego et sa famille. Le courant passe.

Nuit au calme scandée par les bruits de pétard.

une halte en suisse (ou presque)

 

Dimanche 17  décembre 2017 – Chihicastenango

On discute, on discute avec Diego, de l’histoire de sa famille touchée par les violences politiques, du rôle de shaman de Rosa(son épouse), de ses enfants musiciens… de tout un peu. On en oublierait le marché.

Deux marchés par semaine, Dimanche (nous y sommes) et Jeudi. Penser que tout çà se monte et se démonte deux fois par semaine est quasiment impensable. Des tonnes de poteaux, de planches, de bâches sont transportées. Des monceaux de marchandises harmonieusement présentées, tissus, broderies, passementerie, poteries, travaux en bois,  roscas sur des dizaines de mètres  (couronnes sucrées, on manque d’imagination en matière de patisserie), paniers, et tout ce que vous pouvez imaginer de l’alimentaire à l’utilitaire, du traditionnel au résolument moderne…..

 Remarquable qualité de l’artisanat. Remarquable marché aux fruits et légumes.

Les bonimenteurs sont aussi des artistes pour retenir l’attention du public.

Les enfants s’essaient très jeunes au commerce, seuls ou avec leurs parents.

Foule compacte de vendeurs, d’acheteurs, de curieux, de touristes, de porteurs sur la tête, sur le dos, en charrette…..

Etourdissant.

La visite de l’Eglise nous replonge dans l’atmosphère étonnante des  shamans intervenant discrètement dans l’allée centrale aux côtés de leur « ouaille » bougies, pétales de fleurs et incantations,   pas très catholique, mais accepté.

Ce soir Diego nous recommande le concert où joue un groupe de ses amis venus dîner chez lui ce soir.

Foule sur la place et sono infernale. Physiquement, réellement le corps secoué j’ai envie de vomir. Nous abandonnons la place, sans profiter vraiment du jeu des marimbas (xylophones en bois). Dommage.

Privilège Diego nous fait visiter ses petites chapelles personnelles où des familles viennent demander à Rosa de les faire bénéficier de ses dons de shaman.

l'eglise est un lieu vivant et familier

la fumée des cierges envahit la nef

les saint sont fêtés comme il se doit

ce n'est pas du folklore, mais le quotidien

·  

   

tortillas de maïs de toutes les couleurs

  

Lundi 18  décembre 2017 – Quetzaltenango – Otintipeque

·         Nous sommes très touchés de la proposition de Diego d’organiser pour nous une cérémonie.

·         shamanique de protection pour notre voyage. Rien à vendre, seulement  nous remercier –le mot est

fort – du réconfort de nos conversations.

Réveil 4 heures du matin, pour finalement nous donner rendez-vous à 11 heures à Quetzaltenango (80 km). Nous sommes debout, départ au petit jour, dans une belle lumière.

A 11 heures nous attendons. Ils ont eu un problème de voiture, ont dû retourner pour changer de véhicule. Nous sommes au rendez- vous dans les temps, mais pas au bon carrefour. Nous nous retrouverons finalement en fin de journée à la Capilla del Rey San Pascual.

Comment traduire l’atmosphère de cette longue cérémonie toute symbolique, ancrée dans le réel, pour communiquer avec les siens. Un vrai engagement de Diego pour donner sens à chacun de ses gestes, d’autant plus impressionnants qu’il fait nuit noir, que tout flambe dégageant de suaves odeurs sucrées. Il mêle ce qu’il a appris de nous à ce qu’il a partagé de sa vie avec nous, pour traduire la chaleur de nos échanges.

Plus terre à terre nous nous séparerons après le dîner au MacDo. Nous dormirons sur le parking avec l’autorisation du patron et la protection des gardiens.

Bien verbeux, c’est quelques jours. Ils resteront des souvenirs forts du voyage.

sans tout révéler de notre cérémonie chamanique

 

Mardi 19  décembre 2017 – Quetzaltenango – San Felipe

Après un café-WIFI-MacDO, nous partons vers les montagnes.  Très joli paysage. Les villages se succèdent.
Vérification moteur…. De l’huile dans le vase d’expansion de refroidissement. Ca recommence !

Nous voila à nouveau dans le garage du cousin d’une personne interpellée sur la route. Dans le garage pas exactement d’ailleurs, mais dans la cour (je devrais dire basse-cour) en compagnie de quelques poules et canards du voisin.

Démontage, le diagnostic précis ce sera pour demain.

·         Mercredi 20  décembre 2017 – San Felipe

Démontage, diagnostic. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre. L’échangeur est rongé. On comprend que le nettoyage complet du radiateur a été fait à Uyuni, et sans utiliser du liquide de refroidissement. Corrosion évidente avec l’eau corosine – le salar est à deux pas.

L’objet est chez le soudeur

.·         Jeudi 21  décembre 2017 – San Felipe

l'équipe des mécanos

 

Vendredi 22  décembre 2017 – San Felipe

Pas de WI-FI a proximité, nous nous préparons à aller en ville quand arrive Alfonso dont nous avons

fait connaissance hier. Il possède un vieux Def qu’il aime.

Il interroge son fournisseur de pièce qui a l’OBJET en stock. Pas question de payer par paypal. Il faut

des espèces, passer par une espèce de caisse de compensation qui reçoit le paiement et en avise le

fournisseur, moyennant quoi, le refroidissement devrait être livré demain en début d’près-midi chez

Alfonso.

Nota :cette pseudo-banque est aussi marchand de chaussures.. il ne faut s’étonner de rien.

Au distributeur, un seul retrait journalier  limité en montant

Donc, nous avons pu payer la pièce, mais ne pourrons pas régler le garagiste. A suivre

Le soir nous profitons de l’atmosphère de Noël : la confrérie des enfants va de maison en maison

portant des effigies de Marie et Joseph, simulant leur vaine recherche d’hébergement…. Lampions

et musique.

habitant indésirable

Santiago et Daniel

Samedi 23 décembre 2017 – San Felipe

Le temps passe et nous sommes toujours en stand-by. Nous avons pu retirer un peu d’argent pour

payer le garagiste .

Grand merci à Alfonso et son fournisseur, el « repuesto » (pièce de rechange) est arrivé dans les

temps.

Nous passons un après-midi à discuter avec Alfonso très intéressé par la mécanique Land.

Echanges très passionnants sur nos différences sociales et culturelles avec Alfonso (psychologue). Il

prépare sa thèse sur le rôle de la culture du café au Guatemala. Nous en aurons un  aperçu au travers

de la publication qu’il nous offre. Passionnant.

 

Cuisinière de plein air

fermeture rapide

Dimanche 24 décembre 2017 –  San Felipe

Peu importe pour nous de passer Noël là ou ailleurs puisque nous ne serons pas en famille.

L’équipe de mécanos choisit d’en terminer avec Bibip ce matin et pas mardi.

Et nous comprenons les questions répétitives du patron Erix « Où passerez-vous Noël ? ». Il a un  peu

fait traîner hier pour nous inviter pour les fêtes.  Inattendu, une chance de partager les fêtes

traditionnelles de Noël avec une famille guatemaltèque. Nous sommes vraiment touchés de cette

sollicitude.

Un voisin ami d’Erix vient nous offrir pain et tamale, traditionnelle offrande de Noël avec les proches.

Nous sommes très touchés

Grand moment de gastronomie. Je vais apprendre la confection des tamales chez la mère  d’Erix.

Nous p&e

XXIX - HONDURAS 15 novembre au 1er décembre 2017

Publié le 20/11/2017, par rampon,

 

Jeudi 16 novembre – Choluteca – San Lorenzo - Nacaome

Km arrivée

 

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

252033

 

9 H 45

33° /28°

17 H

13°31.9510 W/87°30.0829 N/ 34 m

La route détériorée fait place à,une route en travaux qui nous vaut de longs, longs temps d’attente sur une voie à circulation alternée.

Banlieue agraire et tout à coup un mall (centre commercial) ; donc… distributeur bancaire au comportement très particulier (qu’il faut découvrir faute d’instructions), courses, et internet (hésitant). Un bon point, il fait frais.

Après les volcans du Nicaragua, on aperçoit de vraies montagnes rocheuses.

Un petit coup d’œil au Pacifique du port de San Lorenzo, avant de bifurquer à l’ouest à la recherche d’u  point bivouac. A nouveau une station service, sous garde armée bien entendu ; ne vous imaginez pas une aire bétonnée, nous sommes sous les arbres à l’écart de la route.

Une journée pour saisir l’atmosphère, même zones de pauvreté et de mendicité, mêmes déchets omniprésents,  mêmes villes aux multiples commerces, même classe moyenne dans les supermarchés,  moins de circulation à cheval ou en charrette. A suivre

 

Vendredi 17  novembre – Tegucigalpa - Comayagua

Km arrivée

 

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

252215

 

8H 45

33° /23°

17 H

14°19.9747 W/87°35.3629 N/643 m

Impossible d’échapper à la route en travaux, c’est la seule, l’unique pour joindre Tegucigalpa. Hors les travaux, bonne route, excellente quand elle sera terminée. Il est vrai que c’est un  gros  chantier qui doit composer avec les terrains humides de plaine, puis les rochers quand on aborde la montagne. A 1500 m, nous goûtons la fraîcheur. Mais le soleil cogne fort ;  à la sortie du resto  le thermomètre intérieur affichait 53°

Rien d’intéressant sur la route, hormis de jolis panoramas de montagne verte. Apparaissent les premiers caféiers, mais très peu d’élevage ou d’autres cultures.

Nous renonçons à visiter Tegucigalpa et montons vers Comayagua (ville coloniale)

Bivouac: parking gardé d'u Texaco

.

                         Un peu de fraîcheur dans la montagne

Vendredi 17  novembre – Tegucigalpa - Comayagua

Km arrivée

 

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

252215

 

8H 45

33° /23°

17 H

14°19.9747 W/87°35.3629 N/643 m

Impossible d’échapper à la route en travaux, c’est la seule, l’unique pour joindre Tegucigalpa. Hors les travaux, bonne route, excellente quand elle sera terminée. Il est vrai que c’est un  gros  chantier qui doit composer avec les terrains humides de plaine, puis les rochers quand on aborde la montagne. A 1500 m, nous goûtons la fraîcheur. Mais le soleil cogne fort ;  à la sortie du resto  le thermomètre intérieur affichait 53°

Rien d’intéressant sur la route, hormis de jolis panoramas de montagne verte. Apparaissent les premiers caféiers, mais très peu d’élevage ou d’autres cultures.

Nous renonçons à visiter Tegucigalpa et montons vers Comayagua (ville coloniale)

Parking gardé d’u Texaco.

à pied, serein, c'est peut-être la solution

les conseils sur la route :

ne pas laisser de pierre sur la chaussée (pourquoi faire direz-vous ? pour caler les roues bien sûr)

 

vue sur Tegucigalapa

aux abords de la capitale

de la couleur toujours

Samedi 18  novembre –  Comayagua – Siguateque

Encore un  peu de patience sur la route en travaux qui permet de goûter un  paysage quasi  cévenol par moment.

Comayagua, ville coloniale qui vaut plus par ses églises que pour son habitat. Le centre ville a conservé le rythme des ses maisons basses soigneusement colorées à la mode castillane, mais peu s’affichent très caractéristiques. Les belles demeures à patio sont souvent vouées aux musées ou bâtiments administratifs.

Au demeurant agréable petite ville vive et colorée.

Eglises remarquables – je me répète ? – comme toutes les villes espagnoles.

Petits musées ; il faut monter au clocher qui présente une horloge pseudo-datée de 1100, venant de l’Alcazar de Grenade.

Nous dormirons au poste de péage de Siguateque qui offre tout le confort moderne (vrai)

 cathédrale

autel castillan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

hôtel indigène

 

Dimanche 19  novembre –  Lago Yajoa – El Progreso – Tela

La distraction du week-end semble être la campagne électorale et ses rassemblements. Ici aussi o  affiche ses convictions en arborant volontiers le logo de son candidat.

Notre objectif, c’est la côte pacifique. Coup d’œil au joli petit lac Yajoa qui gagne les arbres des rives.

 (il semble qu’il ait beaucoup plu dans la région ces derniers jours).

El Progreso – Tela… pas une seule station service et pourtant une région pas si déserte que çà.

Nous confirmons, il a plus sur Tela. La route.. rue… piste.. pour arriver à l’hôtel Grissy’s en bord de plage nous fait passer dans des trous, des fondrières, des mares….Une voiture s’y est noyée à u  carrefour.

Les plages caraïbes dont on rêve,  l’intervention humaine peut faire des miracles, notamment nettoyer ses ordures ramenées sur le sable. Ce n’est pas le cas ici. Déprimant.

côte caraïbe au naturel

Lundi 20  novembre –  Tela

Visite de Tela, loin d’être une station balnéaire de rêve. Néanmoins, restaurants et hôtels foisonnent , mais où sont les touristes ? – pour les fêtes de fin d’année paraît-il ; peut-être des français, puisque le menu est traduit dans notre belle langue

Pas envie de se baigner, le ciel est de plomb et la plage est jalonnée des tas d’immondices rassemblés en tas.

La jetée a eu son temps de grande activité quand la région exportait les bananes. Il en reste quelques dizaines de mètres pour le bonheur des pêcheurs.

Nuit sur la plage à l’ombre des cocotiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les cargos bananiers ont depuis longtemps disâru

 

un jeune pêcheur y trouve son compte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

enfin une explication : inutile de s'occuper des déchets, ordures.... "la matière ne meurt pas elle se transforme"... laissons faire la anture  !

tout de même un petit air de paradis

 

Mardi 21 novembre – La Ceiba

Jolie route vers l’Est, culture de palmiers à huile, puis d’ananas ; la mesure des champs c’est au km.

Dès que l’on quitte les faubourgs des villes on retrouve un habitat mieux entretenu, souvent de jolies maisons, et peu de détritus. Ouf !

Pas de surprise, La Ceiba est une ville agitée de son petit commerce dispersé, bien du mal à trouver un petit supermarché pour éviter de passer une demi-journée à trouver ce qui nous est nécessaire. Souvent il ne faut pas espérer trouver le sucre dans le même magasin que les pâtes par exemple…..

Les grands « mall » c’est-à-dire centres commerciaux déclinant les marques internationales se développent ; on est comme chez soi ou presque

Incursion dans la belle vallée du rio Cangrejo où nous n’osons pas nous hasarder à camper dans la nature. Serions-nous gagnés par le besoin de sécurité à tout prix prôné ici ? Sommes-nous prudents ou frileux ?

Nous dormirons en bord de mer sur le malecon promenade). Nous sommes bien dans une ville touristique rassemblant beaucoup de laisser pour compte qui nous sollicitent à tout instant. Difficile de trouver une attitude digne, alors que nous ne pouvons pas grand-chose.

Peut-être Robert aurait-il pu donner de sa personne, en répondant à la sollicitation d’une jeune femme !!

élégante et agréable promenade

souvenir de l'activite bananière

la jetée

et ce qui en a disparu

Mercredi 22 novembre – La Ceiba – Esparta – parque Lancellita

Retour vers l’ouest par le chemin des écoliers. Nous quittons la route principale pour aller vers le parc Cuero y Sal par la route nord, vers Esparta. Un petit bout de route, puis la piste (malgré les revendications affichées des habitants) très mauvaise et on est en saison sèche ; en saison des pluies je n’ose imaginer.

Des rivières aux eaux limpides dont jouissent les enfants, traversent  la campagne, doit-on dire jungle, non, forêt secondaire et surtout palmiers à huile qui poussent souvent les pieds dans l’eau.
Les pattes dans l’eau çà ne semble pas gêner les vaches.

Andrès et son fils nous expliquent le cycle du palmier. Première récolte 1 an ½ après la plantation, pendant des années et des années (20, 25 …ans). Tout sert, les grosses grappes épineuses sont traitées par une usine, épépinage, pressage ; la pulpe sert d’aliment pour les animaux, la grappe est broyée pour faire de l’engrais.

Récolte et livraison tous les 15 jours.

On suit le rio, qui déborde largement sur les rives. De l’eau, de l’eau, et de la boue.

Nuit au parc Lancellita ; les nénuphars fleurissent avec bonheur ; les chevaux s’en régalent.

traditionnel

Andres et las palmas

de l'eau, de l'eau

majestueux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un arbre est toujours "squatté" par d'autres végétaux     

 

                 Jeudi 23  novembre  - parque Lancellita – Puerto Cortes

Il a plu cette nuit, les sentiers sont particulièrement détrempés, ce qui donne une juste idée des conditions idéales de développement des arbres qui atteignent des tailles majestueuses. Seule une petite partie se visite, le reste est inaccessible et dangereuse après la saison des pluies ; le jardin d’orchidées est fermé, bien sûr on ne nous l’avait pas signalé.

Parlons de l’aire « camping », on enfonce dans la gadoue et que dire des toilettes réservées aux visiteurs durant la nuit (au centre du visiteur c’est parfait) ; les vêtements signalés traînant dans les toilettes début septembre… y sont toujours. Toutefois une porte fermée à clef indique « toilette propre 3 lempiras)

Bilan, ne vaut pas la peine, même si le parc est  agréable.

Retour sur Puerto Cortez pour la nuit..Bivouac sur le malecon de la plage.

le tunnel de bambous

le temps, le climat font leur oeuvre

 

Vendredi 24  novembre  - fortaleza San Fernando de Omoa – Puerto Cortes

A quelques km, la dernière forteresse construite par les espagnols en 1759, à l’économie, elle n’a que 3 bastions. A l’époque en bord de mer pour protéger le fructueux trafic avec l’Europe, aujourd’hui à 150 m. Après avoir été fort, puis prison aux temps moderne, elle  laisse une impression de sérénité entrourée de verdure. Petit musée explicatif bien fait.

Une exposition temporaire présente de belles poteries de facture actuelle ; on se demande pourquoi les boutiques en bord de route ne vendent que des horreurs aux couleurs criardes.

Retour à Puerto Cortes sur la plage

mer et cocotiers

la pêche se prépare

on aime la couleur

Fortaleza San Fernando de Omoa

 

Samedi 25  novembre  - San Pedro de Sula –

Redescente sur Copan. Et ses sites Mayas. Halte « technique » à San Pedro de Sula pour la lessive. Merci maps.me, comment aurions-nous pu dénicher cette adresse dans un lotissement fermé, bouclé, gardé.

Nous avons le temps de parcourir le centre ville, encombré de mille et un commerces, Ca bouge, ça gesticule, ça circule, à pied,  en vélo, en moto, en triporteur, en voiture, en camion ça transporte tout ce que l’on peut imaginer, çà s’interpelle, çà hurle, çà émet des cris bizarres pour se faire remarquer, çà fait hurler la sono, c’est  bruyant, agité, coloré… vivant. Rien à voir avec nos univers ternes et compassés de vieux pays usés, fermés, ayant perdu leur liberté de vivre dans le carcan règlementé.

Visite du musée de la ville, présentant quantité de superbes poteries aux décors « mayas » (ne sachant les qualifier plus précisément).

Un Texaco nous accueille  sur la route, tranquilles à l’abri bu bruit, derrière le bâtiment. Merci Edwin (le garde).

Conseil du jour : vérifier sans tarder le retour de la lessive. Ce soir nous n’avons plus de housse de matelas.

 

Samedi 26  novembre  - El Puente - Copan

Belle route (je ne parle pas de la chaussés, exécrable, on slalome entre les trous) entre les collines, végétation et habitat tropical, café, café,café… prospérité.

Beaucoup de circulation de pick-up chargés de passagers, de piétons, de motos. C’est jour d’élection présidentielle. Les banières rouge ou bleues s’agitent. Déploiement de l’armée paraît-il pour assurer la régularité.

Le premier site maya d’envergure, c’est El Puente, d’origine tardive semble-t-il. Manque un peu d’explication. La video n’est pas accessible. Maquette, et quelques jolies céramiques. Beau site. Une promenade ombragée amène jusqu’à la place principale ses trois pyramides encore bien dressées.

Au passage des tas de pierre marquent la présence d’autres bâtiments.

Bivouac à Copan, hôtel el Bosque. Très agréable lieu : grande propriété offrant des chambres dans des maisons répartis dans le parc.  Et de plus accueil agréable et mise à disposition de toilette et douche.

champ de canne à sucre en fleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le site maya d'el Puente come si on y était

Regardez bien : les dents sont limées pour y insérer des pierres de jade

Dimanche 27 novembre – Copan

Tranquilles dans le parc de l’hôtel. Petit tour en ville à quelques pas, pour repérer les lieux, courses, internet  un peu défaillant. Les élections sont à la une. Klaxon et cris dans la rue. Que va-t-il se passer ? Le score est serré et si les chiffres publiés enregistrent le changement politique, le président actuel conteste, de plus il semble que la majorité à la chambre des députés soit en faveur du parti encore au pouvoir. Le conseil constitutionnel doit se prononcer jeudi.

Précision : on élit en même temps, le Président, les députés, les maires.

Nous demeurons au Bosque

ambiance électorale

Lundi 28 novembre – Copan

Quel plaisir, il fait frais, il est vrai que nous sommes à 700m. Nous faisons connaissance de Gerson, sculpteur qui fait des reproductions des stèles mayas, et divers artefacts de pierre ou jade. Du savoir faire et de l’enthousiasme.

Visite du musée archéologique et du musée de l’histoire des découvertes, avec intéressante vidéo de reconstitution du site de Copan.

Gerson et l'art maya

les célèbres calendriers mayas

Mardi 29 novembre – Copan

Immersion Maya. Visite du site par chance, temps frais.

Les ruines majestueuses se dressent encore fièrement au milieu de pelouses bien rasées. Dès la grande place on est saisi par l’ampleur des lieux. Les stèles dont on retiendra d’abord l’esthétisme, faute de pouvoir déchiffrer le symbolisme des représentations, en encore moins les hiéroglyphes, ont parfois conservé leur couleurs. Elles nous parlent de l’histoire de la dynastie des 18 rois ayant dominé Copan, aux noms poétiques, tels que le roi Lapin 18, ou coquillage-fumée. Un grand autel nous les présente tous sculptés et nommés sur les parois latérales. On ne peut faire plus explicite pour retracer l’histoire de la dynastie.

A la fin de chaque règne, une nouvelle pyramide était construite sur la précédente. Peu d’innovations architecturales, c’est pyramides et pyramides.

En continuant on arrive au célèbre terrain de « pelotas », c’est-à-dire jeu de balle (de caoutchouc) pratiqué par les nobles. On n’utilisait ni main, ni, pied, ni tête… le jeu consistait à faire passer la pelota dans une cavité située en haut des plans inclinés.

Parfois, la compétition servait à régler des litiges, et…. le vaincu était sacrifié… paraît-il.

Deux tunnels d’origine permettent d’accéder au troisième niveau de la pyramide des jaguars, présentant des  représentations faites pour impressionner.

Mieux que des commentaires peu documentés, quelques images sont bien plus parlantes.
D’autant que souvenez-vous, nous sommes entre 400 à 900 ap. JC, et que en Amérique l’histoire maya se grave dans la pierre.  

Pas troublé par la présence humaine

ni lui 

ni lui

 

le roi 18 lapins vieux

le roi 18 lapin jeune

si vous voulez apprendre à lire c'est le moment (de gauche à droite)

 

un autel impressionnant (lieu de sacrifice sanglant ?)

 

Jeudi 30 novembre – Copan

Visite du musée des statues, absolument somptueux, dans un espace mettant parfaitement en valeur les pièces significatives présentées. De plus les explications nous en apprennent beaucoup, pour peu qu’on ait suffisamment de temps à y consacrer. On y passerait des heures et des heures.

En fin d’après-midi nous retrouvons Nicole, la sœur de Robert, qui arrive pour visiter Copan. Nous avons un tour d’avance !

Mais…. Pourront-ils visiter ?

Nous partageons le repas du groupe, nous serons d’ailleurs gentiment invités, remplaçant deux personnes trop fatiguées pour dîner !

Les élections présidentielles au Honduras échauffent la population. Le président actuel étant reconduit à une très faible majorité le parti adverse conteste. Conséquence, les militants sont dans la rue, manifestant, bloquant la circulation – et l’accès aux ruines -. Une file de 13 km de camions est bloquée venant de la frontière guatémaltèque toute proche. Nous essaierons de passer demain, en espérant que la frontière ne sera pas bloquée aussi.

dernière journée au Honduras

 


XXVIII - NICARAGUA - 10 novembre au 15 novembre 2017

Publié le 20/11/2017, par rampon,

Vendredi 10 novembre – frontière Costa Rica – Nicaragua

Des files de camions, chauffeurs stoïques attendent le passage en frontière. Les autres véhicules arrivent rapidement à l’épreuve des formalités. D’un  côté de la frontière comme de l’autre, difficile de faire plus désordonné. Indications quasi inexistantes, on peut errer longtemps du bureau de paiement des taxes de séjour à la sortie, à l’immigration, aux douanes. Et on est assailli par des personnes de bonne volonté pour nous aider, faire du change…. (pourboire demandé ensuite).

Et on recommence de l’autre côté, sous un soleil de plomb qui chauffe à blanc.

Cette halte obligatoire nous permet une belle rencontre avec un  couple de français, Isabelle et Bruno en route, et en vélo, depuis  2006 ; 125 000 km au compteur.  Chapeau !
Allez voir leur site.

« ROUES LIBRES  - www.roueslibres.net »

Et nous retrouvons le couple d’allemands rencontrés au dédouanement des véhicules au Panama.

Un  petit bout de route et  nous nous retrouvons au bord du lac du Nicaragua pour déjeuner au bord de l’eau.

Première impression, une plaine bordant ce grand beau lac d’où surgissent deux volcans le Concepcion et le Maderas.

Trop tard pour atteindre Granada ce soir. Bivouac citadin – pas vraiment bucolique – à Nanmaine.

Isabelle et Bruno 125000 km au compteur ... du vélo 

lac Nicaragua - les volcans Concepcion et Maderas

Samedi 11 novembre – Lago Apoyo – Mirador Santa Catarina

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

L’ouest du Nicaragua  se développe entre Pacifique, grands lacs  et volcans. La chaîne des nombreux volcans sur la droite, nous continuons notre route jusqu’au lac Apoyo. Il suffit de voir la carte c’est un lac installé dans un  cratère, tout rond. Plusieurs miradors accueillent les visiteurs ; le premier très, très touristique, boutiques, bars, musique….. Le suivant beaucoup plus champêtre. Belle vue sur le lac, végétation tropicale, sentiers….accueil sympa du garde. Nuit on ne peut plus tranquille.

symboles du parti sandiniste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

élégant pour quitter la scène !

 

Dimanche 12 novembre -  Volcans Masaya - Managua

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

On pourrait se perdre sur les sentiers de randonnée pas balisés avec fantaisie, Mais ce matin les oiseaux chantent, les papillons volètent, les singes chahutent dans la fraîcheur (si l’on  peut dire) matinale.

Le volcan Masaya n’est qu’à quelques km. On grimpe un peu pour voir les premières coulées de lave, où la végétation a déjà trouvé sa place, maigres arbustes, pas encore la forêt tropicale.

Musée d’interprétation et montée au volcan en voiture jusqu’au cratère (juste ce qu’il nous faut). Les bouches de l’enfer s’ouvrent, le cratère bien dessiné, bordé de soufre laisse échapper des nuages sulfureux qui ne semblent pas gêner quelques rapaces. Tout petit parking, visite limitée à quelques minutes.

Route vers Managua Surprenante capitale : larges routes d’accès envahies de publicités tapageuses, étonnantes silhouettes se dessinant sur un cerro : Sandino ; un quartier  moderne de banlieue industrielle et de bureau ; difficile de trouver le centre-ville, il n’existe pas, on trouve des ministères dans de sombres banlieues. La nouvelle cathédrale est construite dans un quartier un peu paumé et dégradé ;

Ce que l’on retiendra, les avenues ponctuées de grands arbres bouclés de toutes les couleurs, illuminés la nuit, le quartier de bord du lac avec le palacio nacional (musée national), l’ancienne cathédrale très ébranlée en attente de restauration, le parque turistico.

 

Très joli malecon (promenade) en bord de lac qui offre, promenades en bateau, activités ludiques de toutes sortes, pour tous âges, restauration. Le remarquable : en bord de lac, des paillottes à usage public….. les activités commerciales étant reléguées en deuxième ligne. 

L’incident du jour : nous étant renseignés auprès du garde, nous optons pour un bivouac sur le parking public, non fermé, gardé à côté du palacio nacional. A 10 h on nous dit que nous devons partir. Pour nous « protéger » la police nous dit d’aller voir plus loin !

Une station service de bonne volonté  nous reçoit, avant que la police vienne nous demander nos passeports au milieu de la nuit. Les « bruits » ont couru , c’est pour mieux nous protéger !

Conclusion, la police est partout, les gardiens de sécurité sont partout… pour protéger l’air ambiant des rues.

 typique ?? en tout cas populaire

prêt à toutes les acrobaties

l'enfer est sous nos pieds

nuages de fois vers le ciel

le "culte" sandiniste

 

la signature de Managua    

la vieille cathédrale illuminée a encore fière allure

Lundi 13 novembre – Managua – Leon Viejo

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

 

Bipbip ayant besoin de soins, nous passons la matinée chez Land Rover (vidanges,graissage,vérifications…)

Les voitures, qui semblaient      avoir totalement disparu des rues pendant la nuit (pas un véhicule en stationnement, où sont-ils ?) ont repris leur ronde infernale … comme dans toute capitale. Nous quittons Managua sans  nostalgie pour la première capitale Leon Viejo.

Nous avons dormi dans le village et sympathisé avec notre voisin Alberto.

Mardi 14 novembre – Leon Viejo - Leon

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

 

En 1524 les Espagnols créent la ville alors capitale politique et commerciale du Nicaragua. 300 familles espagnoles et 15000 indigènes nous dit-on. 80 ans plus tard, les  volcans et séismes ont raison de la ville qui se déplace à l’actuel Léon, et y perd sa dignité de capitale, reprise par Granada.

Les fouilles ont remis à  jour les bâtiments de briques ou d’adobe, deux églises imposantes s’y disputaient les fidèles. A cette époque, c’était un port relié au Pacifique par un rio alors navigable.

De la forteresse, magnifique point de vue sur le Momotombo (le volcan destructeur toujours actif et menaçant)

Aujourd’hui Leon Viejo, fière de son passé, et en même temps triste du sort des indigènes s’étiole dans une pauvreté patente. Après l’orage de la nuit, une lourde chaleur humide plombe l’atmosphère, les rues sont des cloaques.

Reconstitution médiévale peut-être, cavaliers, maigres troupeaux de vaches, volaille dans les rues, enfants pataugeant, linge séchant sur les clôtures, habitants conversant devant les maisons, le plus souvent assis par terre…. Quelques voitures, motos et même camions, bruits de TV… nous ramènent à la réalité.

Route vers Leon, la plaine prend des allures de savane, on s’attendrait presque à voir apparaître girafe ou éléphant.

Leon est dominé par les silhouettes de ses églises, l’imposante cathédrale blanche, une autre dorée resplendissante sous le soleil. Ville active, des facultés des étudiants, des commerces, des marchés… quelques maisons de style colonial. Très agréable promenade citadine, épuisante  de chaleur. L’orage de mi-journée non seulement ne rafraîchit pas l’air, mais l’alourdit de son  humidité. 

On sait maintenant qu’on ne peut pas stationner dehors la nuit. Nous demandons asile aux pompiers (un conseil de voyageurs). On dirait bien que l’essentiel de leur activité est la gestion du parking du personnel transformé en parking à usage public pour le voisinage. Coût symboliquesous  bonne garde indigène

 

les paroles peuvent s'envoler au travers d'élégantes dentelles

 

le christ noir

 

tout l'art de l'empire colonial espagnol décliné dans l'élévation de la foi

d'or sous lesoleil

 

Mercredi 15 novembre – Corinto – Chinandega – frontière Nicaragua / Honduras

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

251974

8 H 30

33° / 33°

17 H

7°10.7491 /83°17.3892 W/ 48m

Usage des commodités du personnel. Rusticité incroyable, et ce sont des volontaires, dont une femme qui rejoint sa maison de temps en temps, en réalité vit sur place dans des conditions que l’on n’oserait imaginer. Abri à tous vents sous toit en tôle, lits superposés sans literie… coin cuisine  précaire….

Le matériel roulant  provient de dons de différents pays.

Pas d’intervention cette nuit, seuls les mouvements de véhicules de personnel de l’hôpital proche.

Petit tour au port pacifique de Corinto, port de commerce sans charme aucun.
Visite de Chinandega, ses églises, son marché, et route vers la frontière

Frontière plus fluide que la précédente, mais nous nous faisons escroquer par les fonctionnaires sur des sommes dérisoires certes, mais qui nous laissent avec un  sentiment très désagréable d’insécurité face à l’administration.

A la sortie du Nicaragua, on nous réclame une taxe de sortie de 4 dollars (= 140 cordobas au cours légal ; on nous fait payer 200 cordobas (+ 55 %)

A l’entrée au Honduras, la douane nous impose de payer une assurance de 35 dollars. En retour nos recevons l’autorisation d’importation temporaire, mais pas trace d’assurance et aucun justificatif de paiement.

En insistant, je reçois :

-          Un justificatif de paiement de taxe d’importation temporaire de 625 lempiras (soit 25 dollars au cours légal)… 10 dollars versés dans le puits sans fonds des malversations administratives

-          Mais bien sûr, pas trace d’assurance.

Tout cela fait avec un  aplomb extraordinaire

Nous changeons nos derniers cordobas, et  le changeur nous escroque de 10 %, somme dérisoire certes, mais il complète. Il a compris que je résisterais.

Nous voilà donc au  Honduras où le spectacle de la route est particulièrement étonnant. Il s’agit de slalomer entre les  nids de poule (je devrais dire d’autruche). Comme on l’a déjà vu, des jeunes ou moins jeunes munis de pelle font mine de boucher les trous en demandant un  pourboire.
Triste et déprimant

Les bas-côtés sont parfaitement entretenus, par les « rotofileurs » et par les troupeaux de vaches (les éleveurs ont-ils d’autres pâtures 

La nuit ne vas pas tarder à tomber ; nous trouvons refuge dans une station service auprès d’un garde armé. On s’habitue.

bivouac sécurisé (chez les pompiers)

 

et ci-dessous dernières images du Nicaragua

image incontournable  : vélo taxi et cliente en tablier à dentelles

 

 

 


XXVII - i - COSTA RICA - 01 novembre au 10 novembre 2017

Publié le 4/11/2017, par rampon,

Mercredi 1er novembre -  Paso Canoas (frontière Panama/Costa Rica) – Playa Blanca

Frontière passée sans encombre. Nous refusons l’aide d’un agent (dûment étiqueté), il nous talonne pour finalement nous demander 10 dollars. Nous lui demandons s’il plaisante et lui donnons 5 dollars, c’est bien parce que c’est notre dernier geste au Panama.

Route à l’Est direction la presqu’ile de Oso.

Première impression : tout est « nickel », on verra si ça se confirme. Tout est hors de prix au supermarché.

Playa blanca, les pieds dans le gazon sous les cocotiers.

Les  hôtels, restaurants, cabanas de bord de mer sont établis en retrait, la première ligne c’est pour nous, vue imprenable sur le golfe Dulce.

leur ramage ne vaut pas leur plumage, dommage

deux e$perruches en discussion

Pacifique, très pacifique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Idyllique

Jeudi 2 novembre -  Playa Blanca – Puerto Jimenez

Marée discrète pas de vagues, la mer à nos pieds, où on plonge sans un frisson.
Des petits éclairs blancs agitent la surface à deux mètres du bord. Ce sont des petites raies qui viennent s’exercer avec élégance au ras du sable, au ras de la surface.

Des jeunes jouent au ballon, l’orage qui éclate ne les arrête en rien. Et le soleil revient éclairant la mangrove ; les aras passent en criaillant, se posent et semblent discuter. Les arbres fleurissent de l’éclat de leur plumage.

Sur le conseil des « ioverlandistes » nous poussons jusqu’à Puerto Jimenez plus au sud et le camping d’Adonis.*

« ioverland » : site d’échanges de bonnes adresses entre voyageurs au long cours.

Vendredi 3 novembre  – Puerto Jimenez

Bien fait pour moi, les singes ne se sont pas manifestés ce matin. Nous profitons du parc, l’océan à vue derrière la haie, la lagune derrière, et tout à côté l’aéroport (petits avions de ligne discrets qui passent comme u souffle). .Ciel toujours chargé de nuages. Début d’après-midi et ce sont des trombes d’eau . Promenade écourtée, visant seulement à protéger au mieux l’appareil photo.

Leçon de français avec Adonis qui parle anglais, allemand, japonais et apprend l’hébreu. Remarquable.

Samedi 4 novembre -  Puerto Jimenez – Piedras Blancas - Dominical

Cadeau ce matin, d’un couple en vacances qui nous offrent une brioche spécialité locale. Le temps d’échanger et ils doivent partir - ils ont visité toute l’Europe de France, au Cap Nord, de la Géorgie à l’Italie….. en vespa .

Cap à L’ouest par la côte pacifique. Pendant que  nous déjeunons au restaurant (tellement bon que nous avons tout mangé !), le ciel nous tombe sur la tête. Il fait quasiment nuit à 3 heures.

Les coins de plage au cadre idyllique sous les cocotiers deviennent vite des cloaques

Ca se calme, le temps de s’installer dans un village, et ça repart. Ca calmera peut-être les fêtards du samedi soir et leur musique infernale..

Nous sommes en territoire « tout surf », « tout américain », « tout pour le tourisme »… je n’ai pas dit pour le touriste. Les rues sont des bourbiers.

Conversation entre Français avec un jeune expatrié (deux ans d’expérience familiale)

Dimanche 5 novembre -  Dominical – San IsidroEl General – Rivas – Division – Parque Nacional los Quetzales

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

250831 km

10 H 30

30°/ 11°

16 H

09°36.9111 N/83°49.1160 W/ 2977 m

 

Ce sont les tropiques, ce matin grand soleil, hygrométrie au plus haut, et  encore quelques flaques dans les rues.

L’artisanat local fait dans ce que notre copain Michel appel « la cuiller de bois », c’’est-à-dire des objets colorés, répétitifs, sans imagination (je dirais laids, mais c’est affaire de goût), réinterprétant la culture locale.

La plage et les cocotiers imagent l’atmosphère surf, mais point de surfer de bon matin dans les rouleaux bien formés.

Difficile de déterminer un itinéraire tant les parcs nationaux sont multiples. Nous optons pour le parc des quetzal, cet oiseau mythique et magnifique.

Confiants en nos deux GPS, nous prenons la route, d’abord bonne, se dégradant en route non revêtu avant de devenir piste, puis sentier caillouteux. Il faut se rendre à l’évidence, nous avons perdu de vue la panaméricaine. On nous affirme que la route juste là nous amènera à bon port, elle est bonne. Pas de problème.

C’est une piste, on peut dire en bon état, on se croise avec précaution sur tout le parcours, mais virages et pentes très très raides éprouvent Bipbip le plus souvent en 1ère ou 2de en petite vitesse, soit 10 km/h.

Au déjeuner, visite de José, café, gâteau, conversation. Sa famille cultive le café, mais la spécialité de la région, c’est la tomate sous serre. Culture sportive, sur pentes vertigineuses, région prospère, jolies maisons entourées de fleurs, 4 X 4….

Les montagnes s’embrument dans le soleil, les vallées s’ouvrent, le paysage est éblouissant, saisissant, beau, et en plus il fait frais.

On rejoint la panaméricaine et l’entrée du parc. Bivouac.

intrépide, périlleux passage de barre

atmosphère de forêt tropicale  humide

une apparition

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 6 novembre -  Parque Nacional los Quetzales – Guadalupe - Mercedes

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

Le parc offre à la visite un sentier de 2 km seulement, plus loin interdit par une communauté indienne.

Charmant sentier dans la forêt dense, de quetzal point. Mythique comme le puma, discret lui aussi. J’ai cru entendre un feulement, sans doute fruit de mon imagination. A cette altitude, il fait frais, on part d’un pas alerte mais on ressent très vite les effets de l’altitude qui nous invitent à ralentir pour mieux s’imprégner de l’atmosphère de la forêt humide. A  midi déjà, le soleil se voile de brume.

Repérage d’une « planta » usine à gaz. Rien à faire, mais l’employé d’un distributeur appelle son patron qui arrive, nous le suivons jusqu’à son magasin (15 mn en voiture) où nous le convainquons de procéder à l’opération. Et voilà, nous avons du gaz ! Difficile d ‘imaginer cette entraide chez nous.

Il se fait tard et nous approchons de la capitale et de ses encombrements. Ioverlander est là pour nous indiquer la bonne adresse du jour. Dans le quartier des facultés, une petite rue tranquille bordée de villas et un  jardin d’enfants gardé la nuit. C’est là. Super.

fleurs tropicales

à défaut de le croiser, voici le tapir (naturalisé)

les charettes courent encore les rues, moins jolies cependant

 

Mardi 7 novembre -  San Jose – Parque Nacional Volcan Poas (fermé)

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

 

Visite de la capitale après l’inévitable recherche dun  parking gardé au portail assez haut mpour nous accueillir.  Capitale de caractère provincial. Les musées ne retiendront pas notre attention. Lieu d’intérêt le marché : deux, trois quadras (quadra = bloc d’immeuble de 100 m X 100 m, commun à toutes les agglomérations d’Amérique du Sud et Centrale). Tout se mêle, l’alimentaire, les bazars, la mode, les équipements les plus variés, dans un désordre inimaginable. C’est vivant ! Différence notable, les détritus sont maitrisés.

Très peu de petits vendeurs à la sauvette dans les rues, sauf des marchands de primeurs. Il faut dire que San José est au cœur d’une région agricole prospère. Boucheries et charcuteries présentent des étals un peu plus variés, les boulangeries des pains presque français – signes d’un mode de vie nettement moins… rustique.

La ville nous étourdit, nous en sortons vite pour monter au Nord vers le volcan Poas. Superbe région de pâturage et de spécialités laitières, de production de primeurs et surtout de fraises. Les serres s’étagent sur les pentes, s’étalent sur les plaines.  Ce doit être très lucratif. : on paie les fraises à la production  environ 3 € les 500 g, ce qui explique les jolies maisons bien entretenues, le parc de voitures…

Malheur, la route du volcan est fermée pour cause d’activité éruptive dangereuse. Bivou           ac au bord de la route pas très fréquentée et pour cause. Le vent agite les toiles, on c’était habitué à l’air calme et humide de la forêt tropicale.

oeufs de tortue

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
un peu de tout au marché
 
 

 

   silhouettes dans la rue

curieuse maison de toit

 

Mercredi 8 novembre -  Aguas Zarcas – Lago Arenal

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

On n’a  plus qu’à continer la route – très touristique – Belle végétation tropicale, des chutes d’eau, des eaux thermales. Nous aimerions une petite source  chaude en pleine nature, et tout le long de la route ce ne sont que hôtels, lodges, sophistication…..  On doit se souvenir que le Costa Rica a misé sur le tourisme.

Ne boudons pas notre plaisir, la route est belle, le ciel est clément, il fait moins chaud qu’en bord de mer… et c’est beau.

La nuit arrive très vite, dès 17 heures. Superbe bivouac ce soir au bord du lac Arenal. Idéal.

 

Jeudi 9 novembre -  Las Canas – Liberia – Cuajiquinil – La Cruz

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

251320

10 H 30

30° : 26°

17 H 30

11°02.7979 W/85°37.6029 N / 224 m

Un vacarme infernal nous réveille, u ne famille de singes prend le petit déjeuner dans les arbres en discutant.

Imparable stop à la German Bakery pour appelstruddel. Le patron nous accueille avec un  10 % de rabais. Cher mais sympa. Pas plus qu’ailleurs les expatriés américains ne parlent espagnol.

Tour du lac avec les volcans en toile de fond. Il nous viendrait presque des envies de faire goûter aux touristes les plaisirs de la voile sur ce lac magnifique qui doit bien faire 25 km.

On redescend vers des paysages paisibles de pâturages cernés de forêts, pour atteindre une plage tranquille.
C’était sans compter avec une boulon qui lâche et menace la solidité de la galerie… plus prudent de ne pas poursuivre sur la piste particulièrement cahoteuse. Personne ne dispose d’un  malheureux boulon. Nous dormirons sur le parking de la police des frontières en attendant l’ouverture d’une ferreteria (quincaillerie).

Un peu bruyant la ruta intemericana

l'heure du petit déjeuner en famille

 route sous la jungle

Il fera beau demain

Vendredi 10 novembre – frontière Costa Rica – Nicaragua

Des files de camions, chauffeurs stoïques attendent le passage en frontière. Les autres véhicules arrivent rapidement à l’épreuve des formalités. D’un  côté de la frontière comme de l’autre, difficile de faire plus désordonné. Indications quasi inexistantes, on peut errer longtemps du bureau de paiement des taxes de séjour à la sortie, à l’immigration, aux douanes. Et on est assailli par des personnes de bonne volonté pour nous aider, faire du change…. (pourboire demandé ensuite).

Et on recommence de l’autre côté, sous un soleil de plomb qui chauffe à blanc.

Cette halte obligatoire nous permet une belle rencontre avec un  couple de français, Isabelle et Bruno en route, et en vélo, depuis  2006 ; 125 000 km au compteur.  Chapeau !
Allez voir leur site.

« ROUES LIBRES  - www.roueslibres.net »

Et nous retrouvons le couple d’allemands rencontrés au dédouanement des véhicules au Panama.

Un  petit bout de route et  nous nous retrouvons au bord du lac du Nicaragua pour déjeuner au bord de l’eau.

Première impression, une plaine bordant ce grand beau lac d’où surgissent deux volcans le Concepcion et le Maderas.

Trop tard pour atteindre Granada ce soir. Bivouac citadin – pas vraiment bucolique – à Nanmaine.

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

L’ouest du Nicaragua  se développe entre Pacifique, grands lacs  et volcans. La chaîne des nombreux volcans sur la droite, nous continuons notre route jusqu’au lac Apoyo. Il suffit de voir la carte c’est un lac installé dans un  cratère, tout rond. Plusieurs miradors accueillent les visiteurs ; le premier très, très touristique, boutiques, bars, musique….. Le suivant beaucoup plus champêtre. Belle vue sur le lac, végétation tropicale, sentiers….accueil sympa du garde. Nuit on ne peut plus tranquille.

 

 

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

Le volcan Masaya n’est qu’à quelques km. On grimpe un peu pour voir les premières coulées de lave, où la végétation a déjà trouvé sa place, maigres arbustes, pas encore la forêt tropicale.

Musée d’interprétation et montée au volcan en voiture jusqu’au cratère (juste ce qu’il nous faut). Les bouches de l’enfer s’ouvrent, le cratère bien dessiné, bordé de soufre laisse échapper des nuages sulfureux qui ne semblent pas gêner quelques rapaces. Tout petit parking, visite limitée à quelques minutes.

 

Route vers Managua Surprenante capitale : larges routes d’accès envahies de publicités tapageuses, étonnantes silhouettes se dessinant sur un cerro : Sandino ; un quartier  moderne de banlieue industrielle et de bureau ; difficile de trouver le centre-ville, il n’existe pas, on trouve des ministères dans de sombres banlieues. La nouvelle cathédrale est construite dans un quartier un peu paumé et dégradé ;

Ce que l’on retiendra, les avenues ponctuées de grands arbres bouclés de toutes les couleurs, illuminés la nuit, le quariter de bord du lac avec le palacio nacional (musée national), l’ancienne cathédrale très ébranlée en attente de restauration, le parque turistico.

 

Très joli malecon (promenade) en bord de lac qui offre, promenades en bateau, activités ludiques de toutes sortes, pour tous âges, restauration. Le remarquable : en bord de lac, des paillottes à usage public….. les activités commerciales étant reléguées en deuxième ligne. 

L’incident du jour : nous étant renseigné auprès du garde, nous optons pour un bivouac sur le parking public, non fermé, gardé à côté du palacio nacional. A 10 h on nous dit que nous devons partir. Pour nous « protéger » la police nous dit d’aller voir plus loin !

Une station service de bonne volonté  nous reçoit, avant que la police vienne nous demander nos passeports au milieu de la nuit. Les « bruits » ont couru , c’est pour mieux nous protéger !

Conclusion, la police est partout, les gardiens de sécurités sont partout… pour protéger l’air ambiant des rues.

 

Jeudi 2 novembre -  Playa Blanca – Puerto Jimenez

Marée discrète pas de vagues, la mer à nos pieds, où on plonge sans un frisson.
Des petits éclairs blancs agitent la surface à deux mètres du bord. Ce sont des petites raies qui viennent s’exercer avec élégance au ras du sable, au ras de la surface.

Des jeunes jouent au ballon, l’orage qui éclate ne les arrête en rien. Et le soleil revient éclairant la mangrove ; les aras passent en criaillant, se posent et semblent discuter. Les arbres fleurissent de l’éclat de leur plumage.

Sur le conseil des « ioverlandistes » nous poussons jusqu’à Puerto Jimenez plus au sud et le camping d’Adonis.*

« ioverland » : site d’échanges de bonnes adresses entre voyageurs au long cours.

Vendredi 3 novembre  – Puerto Jimenez

Bien fait pour moi, les singes ne se sont pas manifestés ce matin. Nous profitons du parc, l’océan à vue derrière la haie, la lagune derrière, et tout à côté l’aéroport (petits avions de ligne discrets qui passent comme u souffle). .Ciel toujours chargé de nuages. Début d’après-midi et ce sont des trombes d’eau . Promenade écourtée, visant seulement à protéger au mieux l’appareil photo.

Leçon de français avec Adonis qui parle anglais, allemand, japonais et apprend l’hébreu. Remarquable.

 

Samedi 4 novembre -  Puerto Jimenez – Piedras Blancas - Dominical

Cadeau ce matin, d’un couple en vacances qui nous offrent une brioche spécialité locale. Le temps d’échanger et ils doivent partir - ils ont visité toute l’Europe de France, au Cap Nord, de la Géorgie à l’Italie….. en vespa .

Cap à L’ouest par la côte pacifique. Pendant que  nous déjeunons au restaurant (tellement bon que nous avons tout mangé !), le ciel nous tombe sur la tête. Il fait quasiment nuit à 3 heures.

Les coins de plage au cadre idyllique sous les cocotiers deviennent vite des cloaques

Ca se calme, le temps de s’installer dans un village, et ça repart. Ca calmera peut-être les fêtards du samedi soir et leur musique infernale..

Nous sommes en territoire « tout surf », « tout américain », « tout pour le tourisme »… je n’ai pas dit pour le touriste. Les rues sont des bourbiers.

Conversation entre Français avec un jeune expatrié (deux ans d’expérience familiale)

 

Dimanche 5 novembre -  Dominical – San IsidroEl General – Rivas – Division – Parque Nacional los Quetzales

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

250831 km

10 H 30

30°/ 11°

16 H

09°36.9111 N/83°49.1160 W/ 2977 m

 

Ce sont les tropiques, ce matin grand soleil, hygrométrie au plus haut, et  encore quelques flaques dans les rues.

L’artisanat local fait dans ce que notre copain Michel appel « la cuiller de bois », c’’est-à-dire des objets colorés, répétitifs, sans imagination (je dirais laids, mais c’est affaire de goût), réinterprétant la culture locale.

La plage et les cocotiers imagent l’atmosphère surf, mais point de surfer de bon matin dans les rouleaux bien formés.

Difficile de déterminer un itinéraire tant les parcs nationaux sont multiples. Nous optons pour le parc des quetzal, cet oiseau mythique et magnifique.

Confiants en nos deux GPS, nous prenons la route, d’abord bonne, se dégradant en route non revêtu avant de devenir piste, puis sentier caillouteux. Il faut se rendre à l’évidence, nous avons perdu de vue la panaméricaine. On nous affirme que la route juste là nous amènera à bon port, elle est bonne. Pas de problème.

C’est une piste, on peut dire en bon état, on se croise avec précaution sur tout le parcours, mais virages et pentes très très raides éprouvent Bipbip le plus souvent en 1ère ou 2de en petite vitesse, soit 10 km/h.

Au déjeuner, visite de José, café, gâteau, conversation. Sa famille cultive le café, mais la spécialité de la région, c’est la tomate sous serre. Culture sportive, sur pentes vertigineuses, région prospère, jolies maisons entourées de fleurs, 4 X 4….

Les montagnes s’embrument dans le soleil, les vallées s’ouvrent, le paysage est éblouissant, saisissant, beau, et en plus il fait frais.

On rejoint la panaméricaine et l’entrée du parc. Bivouac.

 

Lundi 6 novembre -  Parque Nacional los Quetzales – Guadalupe - Mercedes

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

Le parc offre à la visite un sentier de 2 km seulement, plus loin interdit par une communauté indienne.

Charmant sentier dans la forêt dense, de quetzal point. Mythique comme le puma, discret lui aussi. J’ai cru entendre un feulement, sans doute fruit de mon imagination. A cette altitude, il fait frais, on part d’un pas alerte mais on ressent très vite les effets de l’altitude qui nous invitent à ralentir pour mieux s’imprégner de l’atmosphère de la forêt humide. A  midi déjà, le soleil se voile de brume.

Repérage d’une « planta » usine à gaz. Rien à faire, mais l’employé d’un distributeur appelle son patron qui arrive, nous le suivons jusqu’à son magasin (15 mn en voiture) où nous le convainquons de procéder à l’opération. Et voilà, nous avons du gaz ! Difficile d ‘imaginer cette entraide chez nous.

Il se fait tard et nous approchons de la capitale et de ses encombrements. Ioverlander est là pour nous indiquer la bonne adresse du jour. Dans le quartier des facultés, une petite rue tranquille bordée de villas et un  jardin d’enfants gardé la nuit. C’est là. Super.

 

Mardi 7 novembre -  San Jose – Parque Nacional Volcan Poas (fermé)

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

 

Visite de la capitale après l’inévitable recherche dun  parking gardé au portail assez haut mpour nous accueillir.  Capitale de caractère provincial. Les musées ne retiendront pas notre attention. Lieu d’intérêt le marché : deux, trois quadras (quadra = bloc d’immeuble de 100 m X 100 m, commun à toutes les agglomérations d’Amérique du Sud et Centrale). Tout se mêle, l’alimentaire, les bazars, la mode, les équipements les plus variés, dans un désordre inimaginable. C’est vivant ! Différence notable, les détritus sont maitrisés.

Très peu de petits vendeurs à la sauvette dans les rues, sauf des marchands de primeurs. Il faut dire que San José est au cœur d’une région agricole prospère. Boucheries et charcuteries présentent des étals un peu plus variés, les boulangeries des pains presque français – signes d’un mode de vie nettement moins… rustique.

La ville nous étourdit, nous en sortons vite pour monter au Nord vers le volcan Poas. Superbe région de pâturage et de spécialités laitières, de production de primeurs et surtout de fraises. Les serres s’étagent sur les pentes, s’étalent sur les plaines.  Ce doit être très lucratif. : on paie les fraises à la production  environ 3 € les 500 g, ce qui explique les jolies maisons bien entretenues, le parc de voitures…

Malheur, la route du volcan est fermée pour cause d’activité éruptive dangereuse. Bivou           ac au bord de la route pas très fréquentée et pour cause. Le vent agite les toiles, on c’était habitué à l’air calme et humide de la forêt tropicale.

 

Mercredi 8 novembre -  Aguas Zarcas – Lago Arenal

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

On n’a  plus qu’à continer la route – très touristique – Belle végétation tropicale, des chutes d’eau, des eaux thermales. Nous aimerions une petite source  chaude en pleine nature, et tout le long de la route ce ne sont que hôtels, lodges, sophistication…..  On doit se souvenir que le Costa Rica a misé sur le tourisme.

Ne boudons pas notre plaisir, la route est belle, le ciel est clément, il fait moins chaud qu’en bord de mer… et c’est beau.

La nuit arrive très vite, dès 17 heures. Superbe bivouac ce soir au bord du lac Arenal. Idéal.

 

Jeudi 9 novembre -  Las Canas – Liberia – Cuajiquinil – La Cruz

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

251320

10 H 30

30° : 26°

17 H 30

11°02.7979 W/85°37.6029 N / 224 m

Un vacarme infernal nous réveille, u ne famille de singes prend le petit déjeuner dans les arbres en discutant.

Imparable stop à la German Bakery pour appelstruddel. Le patron nous accueille avec un  10 % de rabais. Cher mais sympa. Pas plus qu’ailleurs les expatriés américains ne parlent espagnol.

Tour du lac avec les volcans en toile de fond. Il nous viendrait presque des envies de faire goûter aux touristes les plaisirs de la voile sur ce lac magnifique qui doit bien faire 25 km.

On redescend vers des paysages paisibles de pâturages cernés de forêts, pour atteindre une plage tranquille.
C’était sans compter avec une boulon qui lâche et menace la solidité de la galerie… plus prudent de ne pas poursuivre sur la piste particulièrement cahoteuse. Personne ne dispose d’un  malheureux boulon. Nous dormirons sur le parking de la police des frontières en attendant l’ouverture d’une ferreteria (quincaillerie).

Un peu bruyant la ruta intemericana

Vendredi 10 novembre – frontière Costa Rica – Nicaragua

Des files de camions, chauffeurs stoïques attendent le passage en frontière. Les autres véhicules arrivent rapidement à l’épreuve des formalités. D’un  côté de la frontière comme de l’autre, difficile de faire plus désordonné. Indications quasi inexistantes, on peut errer longtemps du bureau de paiement des taxes de séjour à la sortie, à l’immigration, aux douanes. Et on est assailli par des personnes de bonne volonté pour nous aider, faire du change…. (pourboire demandé ensuite).

Et on recommence de l’autre côté, sous un soleil de plomb qui chauffe à blanc.

Cette halte obligatoire nous permet une belle rencontre avec un  couple de français, Isabelle et Bruno en route, et en vélo, depuis  2006 ; 125 000 km au compteur.  Chapeau !
Allez voir leur site.

« ROUES LIBRES  - www.roueslibres.net »

Et nous retrouvons le couple d’allemands rencontrés au dédouanement des véhicules au Panama.

Un  petit bout de route et  nous nous retrouvons au bord du lac du Nicaragua pour déjeuner au bord de l’eau.

Première impression, une plaine bordant ce grand beau lac d’où surgissent deux volcans le Concepcion et le Maderas.

Trop tard pour atteindre Granada ce soir. Bivouac citadin – pas vraiment bucolique – à Nanmaine.


XXVI - 2 - PANAMA - COCLE - HERRERA - LAS PALMAS - 16 octobre

Publié le 20/10/2017, par rampon,

Lundi 16 octobre – Panama – Playa Gorgona

Journée dépannage :

-          Une paire de lunette réparée, l’autre irrécupérable

-          L’ordinateur qui ne charge plus : changement du chargeur

-          Prise du transfo 12/220 V enfin trouvée

-          Mais pas de spécialiste Sony pour réparer l’appareil photo.

-          E-book réparé charge à nouveau ; Fonctionnera-t-il normalement ?

Tout cela en un temps record qui nous laisse le temps de sortir enfin des rues torrides de Panama en direction des plages de l’Ouest.

Seuls face à la mer, le bonheur.

tourisme de masse

tradition et modernité

Panama ou New York ?

aujourd'hui ils sont épiciers ou réparateurs d'électronique

Mardi 17 octobre – El Valle – Playa Santa Carla

Quelques centaines de mètres d’altitude, ça change tout, l’air se fait plus respirable. Nous pensions trouver un village tranquille on s’aperçoit vite que la région est très touristique, les panaméens (city) investissent  dans les propriétés ou des maisonnettes …. On voit bien que la forêt est vouée à disparaître, les prairies on fait place aux forêts, les maisons font place aux prairies.

Pour ce qu’il en reste, les arbres, les plantes font dans la démesure.
Nous nous offrons un bain aux eaux thermales certainement excellentes pour la santé, en tout cas excellentes pour les contacts entre européens, français, allemands, polonais, ukrainiens, baignent dans la même eau.

Marché artisanal . Bof !

Redescente sur la côte, où nous ratons la Playa La Ermita ; pas d’accès voiture à la playa Santa Carla, nous nous replions sur le parking d’un restaurant avec vue sur mer, mais loin de nos souhaits de plage solitaire.

Je propose une traduction libre"mer sans ordures, plaisir qui dure"

la mer fait son tri : sable blanc, sable noir

petite activité matinale de récupération de canettes sur la plage

 violence des flots et images fortes

Mercredi 18 octobre – Penomone – Nata – Catedral Santiago Apostol

Bain matinal porté par les flots du Pacifique. Parfaite décontraction. Nous faisons connaissance de Pascal et Isabelle un couple de français  du Beaujolais, en voie de faire un parcours familial et professionnel au Panama.

Agréable d’accepter leur invitation  au petit déjeuner et d’échanger autour de leur projet de vie.

Nous poursuivons vers Penonome, petite ville bien vivante mais sans grand intérêt. Bel orage diluvien. Pas de bivouac adéquat. 

Nous hésitons à camper sur la place de la Cathédrale Santiago de Nata , pourtant bien calme, ce sera Terpel et sa wi-fi.(qui ne répond pas)

HEUREUX

Santiago en Nata

 

Jeudi 19 octobre 2017 – Nata – El Cano – Aguadulce – Chitré

Retour sur Nata pour visiter l’Eglise au grand jour.  1751 ? une petite  merveille d’art baroque « rustique », les figures prennent les traits des espagnols moustachus aussi que de jeunes femmes dénudées, d’angelots joufflus, d’indiens bien de chez eux. Les colonnes font courir les pampres, aussi bien que les fleurs exotiques.  Atmosphère de quiétude, portes largement ouvertes sur la place.

Rien d’excentrique pour la façade blanche qui définit l’espace de la place principale.

Il ne faut pas manquer  - parait-il – le site d’El Caňo. Ce sont les premières fouilles  faites au Panama de sépultures des 87me au 16èe siècle. Il semble que cette culture s’apparente à celle des Mayas.  (rites sacrificiels, jeux mayas…) Recherches encore en cours. Rien qui mérite vraiment le détour.

Aguadulce est en pleine effervescence pour préparer les fêtes traditionnelles à l’occasion de l’anniversaire de la création de la ville (date non prouvée).
Visite du musée qui vaut pour les explications d’Antonio           . Sa mise en perspective historique est des plus intéressante pour comprendre l’histoire en fait très récente du Panama. De sel et de sucre, qualificatif qu’on lui attribue pour avoir développé la récolte du sel de mer, puis la canne et la production du sucre. Dommage de ne pouvoir visite la sucrerie, ce n’est pas la saison.

Le parc de  Sarigua  au bout d’une route puis d’une piste défoncées, est fermé, trop tard.

Chitré est aussi en fête. Bivouac à côté du stade. Dans le local du club de foot, désaffecté pour l’occasion, une réunion indienne pour célébrer Krishna. Une fois de plus on constate que les femmes arborent le costume traditionnel, alors que les hommes….. sont habillés à l’européenne !  De l’animation, de la musique, mais la cérémonie dure bien 2 H ½. Ouf !

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

vaillant capitaine

beauté locale

beauté locale

classique de l'imagerie sud-américaine

cacique indien en façade de Sanatiago

la tombe des "anciens" 800/1500 ap JC

c'est aussi le Panama clairement pluri-ethnique

Vendredi 20 octobre – Los Sablos –Masembe

Définitivement, on fait le deuil de l’appareil photo que personne ne sait réparer. Quant à trouver l’équivalent.. pas plus qu’à Panama City.

Route au sud vers la côte. La plage Uverito de Las Tablas est tout sauf très touristique. Juste ce qu’il nous faut. Nous nous égarons sur une petite rue côtière et sommes obligés de faire demi-tour chez un zimbabwéen, marié à une islandaise. Installé depuis 5 ans, il ne parle pas un mot d’espagnol (dignité britannique oblige, n’est-ce-pas)

Masembé est un vrai petit port comme on les aime, actif, à taille humaine. Les gros thoniers c’est plus loin au large.

Bivouac en bord de plage après le départ des trois cars d’enfants en voyage scolaire.

frégate

on ne te demande pas de nettoyer la plage seuleme de ne pas la salir

fais de la planète un meilleur lieu de vie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 21 octobre 2017 – Las

 

 

 

les ordures ont leur place, on te demande que ce ne soit pas la plage

Nous faisons tous partie de la nature. Prenons soin de notre terre

Préserver la terre et l'eau  c'est préserver notre avenir commun

les ordures que tu jettes sur le chemin ne parlent pas, mais disent beaucoup de toi

BEL EFFORT DE COMMUNICATION 

Samedi 21 octobre 2017 – Las Palmas - Pocri – playa uverito – Pedasi – playa el Toro - Punta Mala

Dans cette région de bocage pas forcément d’information pour  rejoindre les bords de mer. La playa del Toro ne laisse pas beaucoup de possibilité de bivouac, donc nous continuons vers la playa del Ricon. Nouveau cul de sac, mais terre-plein dominant l’océan. Idéal, fréquenté par les surfers.

Le propriétaire virginien (US) d’une maison nous invite pour un verre moultes fois rempli. Malgré le plaisir affiché, il s’ennuie ferme semble-t-il ; Après 14 ans à la Maison Blanche, il ne veut absolument plus retourner aux US.

Beau coup de vent pour laver des traces de l’apéro et préparer une nuit paisible.

Jolie place fleurie (pas délabrée c'est rare)

toujours le souci des déchets

Pacfique ou Atlantique ?, mer montante ou descendante ? petit matin ou tombée de la nuit ?

Dimanche 22 octobre 1017 – Caňas – Tonosi – Llano de Piedra

Ne pas manquer la plage de Caňas, effectivement très beau cadre qui commence à être dévoré par un  tourisme à l’américaine ; nous avons la chance de pouvoir encore profiter d’un petit resto local, fréquenté par les indigènes, je veux dire les gens du cru (il nous semble que les américains considèrent ainsi les panaméens). Crevettes préparées par la patronne et UNE cerveza (bière), nous sommes loin d’être au rythme de consommation effrénée des autres clients.

Ivrina nous invite chez elle, mais il faudrait revenir en arrière de 70 km, pas raisonnable. Dommage.

 

C’est notre jour de chance, foule et animation. Suffisant pour que nous stoppions. Nous sommes dans une région,d’élevage qui donne lieu aussi à quelques distractions. Aujourd’hui à la Pista Karla grand rassemblement pour une compétition de Hierra (ou coleo).

Un enclos, deux cavaliers, et un taurillon. Le jeu consiste pour un des cavaliers à attraper l’animal par la queue pour le faire tomber. Pas si facile au grand galop. Très spectaculaire. On sent l’intérêt du public de connaisseurs.

Je vous l’ai dit c’’est notre jour de chance, nous abordons une région vallonnée, comme moutonnée de petites collines herbeuses d’un vert tendre. Dans les creux, humidité et rizières. La chance c’est que la température diminue, nous grimpons à 300 mètres, et il pleut même un peu. 25° ce soir.

Bivouac sur la grande place de Llano de Piedra. Nous attendons avec impatience que se termine les musiques de bar déchainées du dimanche.

Bivouac on ne peut plus tranquille.

termitière

et ses habitants

architecture fourmilière

Nous n'avons pas trouvé les nids de moustiques mais nous connaissons bien leur terrain de jeu  !!!

*

bord de mer et pause "gastronomique"

Maintenant vous savez vous de la traditionnelle "hierra"

Lundi 23 octobre 2017 – Macaracas – Ocù – Santiago – Soňa

Pour un peu je me faisais écraser par le camion de Cécile et Gégé, recontrés à Medellin, juste au moment où nous prenions le départ. Ils continuent sur Santa Catalina, pour les spots de surf. Nous nous perdons de vue en stoppant pour un petite approvisionnement.

Comme nous, ils ont aimé ce paysage vallonné, semi-boisé, très vert, très paisible que nous traverserons encore aujourd’hui.

Impossible de trouver un assortiment de fruits aujourd’hui dans les villages, il nous faudra  trouver marché ou supermarché. On voit bien que les fruits ne font pas partie de la consommation quotidienne. Après  une journée très chaude ciel noir, pluie, ciel de plomb jusqu’au coucher. Le plus, la température  a chuté, le moins, cà devient long cette pluie !

Mardi 24 octobre 2017 – El Salto de Palma – Playa las Lajas

 

Le chant du coq a imposé à la pluie de cess . L’atmosphère est lourde d’humidité, mais le soleil apparaît. Petit détour plaisir vers une jolie et puissante cascade. Lessive, bain, soleil… Seuls. Le soleil revenu nous incite à rejoindre une plage. Maps.me toujours surprenant nous envoie sur un pont fermé

L’océan roule puissamment ses vagues qui doivent faire le bonheur des surfers. Fin de journée et à nouveau ciel gris qui se vide bientôt en une belle pluie régulière.

Pas grave nous avons trouvé le camping Johnny Fiestas,en bord de mer ; et on parle français (Dario est luxembourgeois)..Atmosphère décontractée et agréable, installations simples et nettes.

bocage et palmiers

machette à tout faire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un peu de fraîcheur dans l'air torride

ciel sombre, bourrasque, l'orgae arrive

les embruns

les vagues à l'assaut

 

Mercredi 25 octobre – Playa las Lajas

Temps de pause, baignade matinale, promenade sur la plage, bricolage. Il faut en profitez avant que ciel et mer se rejoignent dans un gris uniforme.

Le camion de Flying the Planet arrive sous la pluie, après avoir fait un  tour dans le sud boueux, où ils ont dû chaîner pour s’en sortir !

La wi-fi est top, çà mérite d’être signalé, mais c’est skype qui fait un caprice ; on réinstalle une ancienne version et çà repart.

Nous avons eu notre dose de pluie aujourd’hui, elle s’interrompt en fin de journée. Bon signe pour demain ?

si vous n'aimez pas les promenades sur la plage, passez votre chemin

Jeudi 26 octobre – Playa las Lajas

On s’ensable, on s’incruste, on s’américanise dans la douceur panaméenne. On marche sur la plage, on compte les vagues, on se laisse immerger dans les rouleaux….. Imaginez…..

test d'oursin

Tous les jours pareils, chaque instant différent ...............

 

Vendredi 27 octobre – Playas las Lajas

Tout est bouclé reprendre la route pour les approvisionnements et les remises en état de matériel. Gégé s’offre à voir s’il peut quelque chose pour nos deux transformateurs tombés en panne hier soir. Plus d’éclairage efficace.

Démontage, dépoussiérage ou désensablage comme on veut ; ce n’était que ça.
Dans la foulée, les cartes  sont chargées sur le Garmin (on soupçonne que les cartes que l’on voulait charger antérieurement n’étaient pas très saines).

On va voir aussi si on peut charger l’application pocket.earth, superbes cartes topographiques très précises.

Vous avez compris qu’on est allé jusqu’au village faire quelques achats indispensables. Cet après-midi (sans pluie), promenade léchés par les vagues.

 

Nos amis les animaux......

 

Samedi 28 octobre - Playas las Lajas

Petit bricolage  farniente, promenade, on y prend goût !

 

un dernier pot chez Johnny Fiestas

CHIRIQUI

Dimanche 29    octobre -  Las Lajas – David – La Concepcion – Volcan

Décision prise, on part vraiment (avant de mourir de faim faute de savoir pêcher). Fini les étendues de sable fin, à nous la montagne et la forêt luxuriante. Le réseau routier du Panama, rien à voir avec les routes défoncées que nous avons « dégustées » depuis quelques mois. La Panaméricaine voie rapide à deux sens séparés est excellente.

Nous sommes très vite à David (pour les courses), puis sur la route nord vers le volcan Baru. Ce soit nous ne le verrons pas, des trombes d’eau envahissent les routes, voilent la vue, ne laissent aucune place pour imaginer les pentes du volcan. 

Que faire ? peut-être la visite du site précolombien des Barriles. Impossible la pluie ne cessera qu’à la nuit.
Mais par chance, nous sommes bienvenus sur le parking pour la nui ; et de plus Edna nous fait goûter ses confitures, rien à voir avec ce que l’on peut trouver à acheter.

 

les tortues sont néees cette nuit, sans nous attendre

souci d'élégance !

tradition et papotage

Lundi 30 octobre -  Barriles – La Concepcion  - Boquete

Edna a le taleNt qu’il faut pour retenir l’attention d’ads en voyage scolaire. Silence et attention, on craignait le pire. Entre explication de la culture Barriles unique, petit musée issu des fouilles sur place, parcours dans la forêt, pas un instant l’attention ne se relâche.

Une statue intrigue : un homme au facies négroïde porte un  homme au faciès mongol. Datation : 300/600ap. JC.

Autre curiosité : le courant de la rivière remonte au lieu de redescendre. Je n’ai pas bien compris en quoi la situation à la jonction des plaques tectoniques explique e phénomène.

Outre que le jardin est superbe, fréquenté par les colibris, ce fut un  très joli moment.

Il pleut à nouveau, on décide de tenter notre chance en direction du Baru à partir de Boquete

A la recherche du bivouac idéal, nous retrouvons Gégé et Cécile, bientôt rejoints par Benjamin et Karli, respectivement anglais et américaine (voiture et tente de toit).

Petite bière, puis petite pluie…

jardin et oiseaux exotiques

 

tout en légèreté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

douce ou amère ?comment savoir ?

civilisation Barriles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 31 octobre -  Boquete – David – La Concepcion – Santa Marta

Les deux couples partent faire de l’escalade, nous montons vers les cascades, le sentier des quetzales (sans quetzal) . A l’entrée du parc  de la Amistad Pila, nous aurions peut-être pu obtenir l’autorisation de continuer en voiture, mais un  guide nous confirme que la piste est quasi impraticable en raison des pluies. Les 6  heures de marche de nuit, le dénivelé, les genoux de Robert, mon manque d’entraînement, nous interdisent tout espoir de voir le sommet.

Direction la frontière.

A la recherche d’un bivouac, Lourdes nous invite à stationner dans son jardin.

orgues basaltiques en vrac

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

après c'est la jungle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un arbre accueillant pour un bouquet fleuri

 

 

 

 

 

 

 

 

 

bégonia... au naturel


XXVI - 1 - PANAMA - COLON - 11 octobre au 15 octobre 2017

Publié le 12/10/2017, par rampon,

Mercredi 11 octobre – Cartagena de Indias (sans Bipbip)

Première impression qui nous revient, Panama et ses gratte-ciel, sa barrière de modernité en bord de mer. Aujourd’hui, jour férié sur décret gouvernemental pour fêter la victoire (foot, il faut le rappeler). On peut s’interroger sur les valeurs communes de notre monde.

Visite de la vieille ville ; vieille histoire certes, mais il ne reste pas grand-chose des premières installations coloniales vaincues par les incendies successifs et les sièges. Aujourd’hui la vieille ville rénove ses bâtiments d’un ensemble architectural qui va des ruines jésuites, aux quelques églises du 18è qui subsistent, aux bâtisses du 19ème, puis du 20ème,  avant que les élites migrent vers la modernité et abandonnent les lieux.

Intéressant, touristiquement vivant, joli. Ne manquez pas les boutiques de souvenir qui valent pour l’artisanat de qualité parfois présenté.

Sur la place de l’ancien marché au poisson, nous faisons connaissance Martina et Praulio, un couple de Kuna Yala. Praulio nous explique que la communauté amérindienne de la de région de San Blas jouit d’une autonomie de gestion qui lui permet de maintenir vivante leur culture. Ainsi Martina travaille à merveille la mula, une sorte de patchwork aux motifs traditionnels.

Je n’ai pas osé demandé à Praulio pourquoi il était essentiel que les femmes continuent à porter leur costume traditionnel et pas les hommes ! Ca nous aurait amené trop loin.

d'aujourd'hui

et d'hier

on adoptela formule

Ferdinand de Lesseps sur la place de Francia

Robert drague

l'élégance classique de Martina

et son oeuvre de tradition

chez les Jésuites

Jeudi 12 octobre – Panama – Colon (hôtel Meryland)

Rapide et efficace visite à l’assurance. Pour 25 $ nous sommes assurés pour un mois (comment, il vaut mieux ne pas trop s’interroger)

Taxi, gare routière Albrook. Curieusement, il faut acheter une carte (2 $ )qui donne le droit d’entrer dans la gare, et accès à tous les moyens de transports de la capitale. Le paiement se fait dans le car.

Ca bouge, ça s’interpelle, des norias de cars « les diables rouges » sont diablement décorés, d’autres plus discrets et aussi un peu plus modernes et confortables, les prix du même ordre. Nous paierons deux billets 5 $ pour 80 km.

A Colon on est loin, très loin de la capitale ; on traverse des quartiers incroyablement dégradés, misérables, sales, envahis d’immondices, débordant d’égouts….et joyeux.

L’hôtel garde sa belle allure et est en rénovation pour partie. Grandes chambres, bonne literie, climatisation super efficace (glaciale et inréglable). Dommage que nous soyons réveillés à 5 heures du matin par une cataracte tombant du plafond.

Vendredi 13 octobre– Colon (hôtel Meryland)- port Manzanillo

Jour de chance ?

Opération « Bipbip Premier temps des démarches. Nous avons rendez-vous avec Boris pour constituer le dossier, passer à la douane pour obtenir la précieuses autorisation d’importation temporaire. Cet après-midi il nous restera le contrôle douanier et la fumigation. Le container est déjà ouvert et sous surveillance de caméra. Rapide contrôle douanier. Fumigation à l’intérieur du container. Il faut attendre 2 heures pour obtenir l’efficacité requise. Le dollar accélère le processus !!

Déchargement folklorique. Nous suivons le camion sur un terrain boueux. L’opération consiste à faire passer Bibip de son container à un camion à plateau basculant.
Marche arrière prudente, puis Bipbip descend courageusement la pente. Ca y est il a touché le sol panaméen dans les règles et sans problème.
A nous l’aventure.

Qui commence par une visite chez l’opticien ; monture de lunettes cassées. Bien sûr pas de modèle équivalent, et pour une nouvelle paire il faut attendre 5 à 6 jours. Elles sont faites à Panama city.

Les loupes ne font pas l’affaire.

Ce soir ce sera bricolage et essais de collage.

Petit tour au bord du canal ; ce serait tentant de s’y installer pour la nuit mais pas recommandé. Pas le choix ce sera station-service.

débarquement (Bipbip est là !)

transfert

terre.....  panaméenne

Samedi  14 octobre – écluse Miraflores -Panama

Nous quittons l’autoroute pour profiter de la forêt qui nous mène jusqu’aux écluses de Miraflores. Deux séries d’écluses côté Pacifique et cöté Atlantique, transbordent les vaisseaux. En 2016 a été inauguré l’agrandissement du canal, écluses plus longues, plus larges, plus profondes. 304 m de long, 48 m de large.

Nous voilà donc sur le site ouvert aux visiteurs – très cher – et pas vraiment à la hauteur des explications que l’on  attend. Même pas une maquette en action pour visualiser le processus, pas même une bonne vidéo.

Touriste gogo ! et l’on paie 5 fois plus cher que les panaméens, çà passe mal.

Les placards sont vides, et pas un supermarché en vue. La supérette tenue par des chinois (c’est leur spécialité) n’offre vraiment pas le choix ;; qui plus est je ne parle pas mandarin ce qui faciliterait la transaction !

Satisfaction nous trouvons le bivouac idéal en plein Panama, au bord du canal. Près du petit aéroport d’Albrook . On capte même, mal, la wi-fi de l’hôtel proche.

Puente las Americas

bleu, blanc, rouge et la double étoile

l'écluse de Miraflores

 

Dimanche 15 octobre – Panama – Isla Flamenco

Ce matin nous sommes seuls face au canal pour voir passer cargos et paquebots de croisière. La foule s’est éloignée .Les voitures qui débordaient dans toutes les rues sur toutes les pelouses, non n’amenaient pas  à un match de foot. On fêtait les 40 ans de l’accord Etats-Unis / Panama de rétrocession du canal

On ne s’éloignera pas de Panama City, pour satisfaire l’intendance du bord..

Petit tour entre canal et Pacifique jusqu’à la Isla Flamenca, une mince bande de terre consacrée au tourisme : belle route, belle promenade arborée vouée ayx piétons et aux cyclistes. Et bien sûr, restos, bars, et à la pointe la marina et ses yachts de luxe, les voiliers sont rarissimes.

Vous ai-je dit qu’ici les cyclistes sont rois ; sur toutes les routes, « Respetelo »c-à-d respectez les cyclistes. Il faut être kamikase pour s’oser dans la circulation.

Le musée de la biodiversité et ses toits multicolores comme suspendus, retient l’attention. Très, trop cher, même s’il est très intéressant tant pour décrypter en douceur les enjeux de la biodiversité, que pour présenter un historique de l’implantation humaine au Panama où se glissent des informations sur le développement de l’agriculture depuis les temps les plus reculés.

Nous rejoignons notre bivouac

musée de la biodiversité

fac-similé d'un paresseux qui avait bien grandi

diversité


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