BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

XXXII - 4 - MEXIQUE - VERACRUZ - PUEBLA - MEXICO - 6.02 au 27.03.2018

Publié le 6/02/2018, par rampon,

Mardi 6 février 2018

Arrivera-t-on à partir aujourd’hui ? Conversations avec les uns, avec les autres, l’équipe de la station,  les chauffeurs routiers, les clients,dégustation de la cuisine des routiers (excellentes…. mais un peu pimentée).

Séance de photos, tous insistent ; leur chaleureux accueil restera dans nos mémoires.

Mercredi 7 février – Veracruz – La Antigua – playa Chachalacas

Nous ne retiendrons de Veracruz que l’intérêt de la forteresse San Juan de Ulua, toute l’histoire mexicaine dans ses murs ; dès les premiers temps de l’occupation espagnole, un fortin y fut  construit, puis renforcé, étendu, pour protéger les richesses expédiées vers l’Espagne, fut même        base du commerce triangulaire, pour se protéger des attaques corsaires et pirates, puis pour protéger le Mexique tout neuf des convoitises. Il devint bientôt prison, puis arsenal. Enfin un Président de l’Etat de Veracruz en fit le palais présidentiel pour peut-être effacer les plus sinistres souvenirs de ces murs.

Aujourd’hui, il est jouxté par le port de commerce, l’histoire continue.

Les fêtes de carnaval s’annoncent, des km de gradins sont installés, la ville est prête à accueillir les touristes, les grands hôtels qui dominent les plages aussi.

Nous préférerons le calme de l’antique capitale, créée par Cortez il y a 500 ans. Une petite bourgade calme, les promenades en lancha sur le rio, l’église la plus ancienne du Mexique, et les ruines de la maison de Cortez.

Nous nous réjouissions de suivre la route côtière…. Qui n’existe pas. Quelques km nous suffisent pour atteindre Chachalacas et ses dunes, ses hôtels, ses restaurants les pieds dans le sable, ses palapas (abris). On ne peut plus calme. Nous dormirons sur la plage, seuls.un peu perdus sur des piste rocailleuses.... et une nature généreuse

la forteresse  en beauté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ce qui fut un temps le palais présidentiel

et dans l'eau limpide du port les huitres suavages

une rare statue d'enfant (noter la déformation du crane très à la mode à l"époque)

la maison de Cortes attaquée par les forces de la nature

au calme du golfe du Mexique

 

Jeudi 8 février – Cemboala – Playa Mancha

Réveil en sursaut, un chauffeur imprudent ensablé  demande de l’aide. Le vent soufflait fort cette nuit, la pluie nous a surpris et nous avons jugé prudent de descendre d’un étage, c’est-à-dire que nous avons descendu le toit et investi la couchette inférieure.

Ce matin ciel plombé de nuages. On aurait presque frais, enfin n’exagérons pas, on n’en est pas encore à enfiler un pull.

Bipbip fait des caprices, ses feux sont capricieux ; petit tour chez l’électricien auto pour vérifier le faux contact et changer les phares supplémentaires (nous en avions perdu un sur une piste). Nous repartons avec du basilic pour une cuisine un peu méditerranéenne, une tirelire (batterie) et un verre à bière de contenance locale (1/2 litre). Moment très convivial chez Morales.

Un voyageur se doit de se cultiver, donc nous visitons le site totonaque de Cemboala, occupé jusqu’à l’arrivée des espagnols avec lesquels ils se sont alliés. Culture particulièrement sanguinaire, les dieux aiment le sang pour renouveler les forces de la nature !

C’est une cité fortifiée dont l’architecture est complètement différente de ce que nous connaissons, construction de gros galets cimentés, recouverts de stuc, des bâtiments circulaires : enceintes de combats, autels, points astronomiques….  mais toujours des pyramides, et toujours du grand, de l’imposant.

Un point sur la carte, playa Mancha  l’océan qui roule avec ardeur et un gentil mascaret qui envahit l’embouchure de la rivière. Un petit resto de plage rien que pour nous.C’est trop beau pour ne pas en profiter.
Nuit sur place.

plage déserte soleil et cocotier

et "tandem "pédavélo"

 

Vendredi  9 février – Playa El Laurel – Guadalupe

Mario part au travail, il construit une maison sur l’autre rive- maison écologique nous sommes en zone protégée -. Il est à fond «écolo »… il traverse en « pédavélo » néologisme à ma façon, il s’agit d’une combinaison d’un vélo et de flotteurs. Ils ont réinvité le pédalo en plus léger.

Un pêcheur revient chargé d’huitres sauvages des sables, d’une espèce qui ne se consomme que cuisinée (amère nous dit-il). A déguster si un resto nous en offre.

Le vent est tombé, il a plu, le ciel est nuageux. Inutile de penser à se baigner compte tenu des rouleaux. Un petit détour pour le déjeuner sur une petite plage. Un pêcheur met son bateau à l’eau à l’aide  d’un tracteur. Le passage de la barre est pour le moins sportif et technique. Le temps de déjeuner et le filet de 500 m est posé. Ils sont de retour, avant d’aller le lever demain matin.

Ciel toujours nuageux nous continuons sur la cuesta esmeralda ; un joli nom qui signale une exploitation commerciale des plages, quasi inaccessibles, hôtels, restaurants…

Aie… problème de changement de vitesse ; direction le plus proche garage ; le patron ne répond pas au téléphone ; il arrive à la nuit, trop tard . Et c’est mieux, la consommation de cervezas (bières) a fait son œuvre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  une surprise de la route : un cimetière

 

Samedi 10 février – El Tajin – Poza Rita de Hidalgo

Notre garagiste que nous prenons au saut du lit est plus clairvoyant qu’hier soir. A midi nous reprenons la route, récepteur bas d’embrayage changé. Heureusement nous avions la pièce en stock.  Robert retrouve le sourire –un peu –. C’est le premier garagiste qui ne nous invite pas, nous sommes un peu surpris !!!

Nous continuerons donc notre voyage culturel vers El Tajin , célèbre cité totonaque jusque dans les années 1200. Toujours des pyramides. Une technique différente, un monticule de pierres et un parement en pierres taillées sans ciment, le tout recouvert de stuc que l’on peut imaginer coloré (quelques peintures rouges subsistent). Peu de sculptures, mais de multiples niches dans les pyramides et bâtiments, abritant peut-on supposer des statues symboliques à honorer dévotement.

365 niches sur les pentes de la plus fascinante pyramide pour le cycle annuel. On sait aussi que tous les 52 ans, on craignait la fin du monde, on s’enfermait durant quelques jours jusqu’à constater que le cycle du solstice recommençait (était-ce pour rectifier les données du calendrier, comme nous avons les années bissextiles ?)

La décadence s’annonçait : 17 jeux de pelotas (balles) sur le site… oui d’accord j’interprète et fais des parallèles inquiétants.

Un curieux mur en colimaçon abrite un jeu de pelotas, qui aurait été construit pour asseoir symboliquement le pouvoir religieux !

Les quelques sculptures attestent des rites sanglants d’automutilation et de sacrifices humains. On frissonne un en admirant la puissance de ces constructions.

Il ne fallait surtout pas rater l’époustouflant spectacle traditionnel des voladores (hommes volant). Au son de la flute et du tambour, 5 hommes aux costumes chatoyants grimpent en haut d’un mat de 30 m, y enroulent leur corde, puis attachés par la taille se jettent dans le vide en tournoyant. 13 révolutions X 4 volatores, c’est-à-dire 52 tours représentant le cycle de vie toujours renouvelé. On appréhende le frisson du saut, on ressent seulement harmonie, poésie…..

Nuit Pemez au sortir de la ville, trop tard pour trouver mieux. Petit marché, un chauffeur routeir me vend un kg d’orange de son chargement de 20 T

les voladores

     

 

El Tajin

                         

 

 365 jours / 365 niches

pour le plaisir                   

Dimanche 11 février – 130 D -  Apizaco - Chiautempan

Nous sommes en pays de production fruitière, en cette saison ce sont les oranges. Notre voisin est spécialisé en transport de fruits, je lui offre un café, il insiste pour nous offrir des oranges. Jus à tous les repas ! Il passera la nuit au volant, en se dopant, sans s’arrêter ; ce sont les règles imposées par l’entreprise. On comprend mieux le comportement des chauffeurs et le nombre d’accidents.

Les routes sont défoncée – je me répète – pas étonnant quand on voit le trafic de camions à double remorque (110 t).

Nous nous retrouvons sur une autoroute très chère (tarifs français), mais tout de même bien meilleur que la route. La circulation est loin d’être dense. Nous montons tranquillement jusqu’à 2500 m, la végétation devient un peu plus aride. Au loin la chaîne des volcans.

A la recherche d’un coin tranquille pour la nuit nous voilà dans un village fêtant carnaval. Les hommes sont déguisés en espagnol avec une large ceinture de couleur pour évoquer et moquer  les propriétaires des usines de textile de la région.

La région devient très densément habitée. Refuge Pemex.

en route pour le carnaval

carnaval au village                                        

le Popocatepelt en activité

 

Lundi 12 février – Cholula

Difficile d’interpréter les informations routières, étonnante logique des croisements routiers, difficile la lecture des GPS, difficile la circulation urbaine. Nous voici néanmoins à bon port c’est-à-dire en vue de la gigantesque pyramide de Cholula : 450 m de côté, au sommet une église, apparence d’une colline (artificielle), il ne subsiste rien en surface, on peut accéder au cœur de la pyramide par des couloirs souterrains.

Au terme d’un lutte acharnée Cortez s’est emparé du lieu avant d’y faire construire le symbole de la nouvelle religion, l’Eglise de los Remedios. Belle vue, le Popocatepelt dans la brume à l’horizon, la ville à nos pieds.

La ville mise beaucoup sur ce quartier, grands jardins, installations sportives, gare le reliant à Puebla…

Maintenant notre souci  quotidien, le bivouac. Ce serait parfait sur place, mais une grande réunion politique publique se prépare, la police nous recommande de partir avant 8 heres demain.

Tranquille Pemex un peu plus loin

l'Eglise de Los Remodios sur la gigantesque pyramide (non ce n'est pas une colline)

dorée par le soleil, toute d'or à l'intérieur

Mardi 13 février – Santa Maria Tonanzintla - Puebla

La célèbre église de Santa Maria Tonanzintla est inconnue sur les gps, comme sur les cartes. Enfin nous y sommes. Des ors, de la couleur, des anges, des fruits exotiques, du maïs , de la main des autochtones interprétant les symboliques chétiens, très touchant ….. Pas un coin n’a échappé au décor de stuc soigneusement sclulpté.

Un pilon est installé dans le chœur, curieux ! Il servira demain à moudre des palmes pour la fête des cendres.

Le centre de Puebla est vraiment un bel exemple de ville coloniale, élégante, un zocalo bordé de l’imposant cathédrale de pierre grise, et des galeries commerçantes.

Bon restaurant, les meilleurs tacos que j’aie mangé.

Nous nous installons sur le mirador du fort de Lorteo (vue sur la ville)

                          en passant  :un hôtel.... rassurant... massif !

pas plus de détails, photos interdites

la sombre cathédrale de lave grise de  Puebla

un curiosité, cette vierge avec la lune et le soleil s'inspirant clairement des croyances anciennes.

Mercredi 14 février – Teotihuacan

Incident de parcours. Nous stoppons sagement à un carrefour, le feu piéton passe au vert et la voie de droite n’est pas utilisée, nous passons derrière un tranquille cycliste. Un peu plus loin  un policier de la route vigilant nous arrête. Discussion… nous devons payer, d’abord, 750 , puis 650 puis 500 pesos ; nous lui disons que nous sommes prêts à payer au poste de police. Nous reprenons in extremis le permis international, et nous le suivons – selon ses instructions -….. Il se faufile et nous perd dans la circulation. Volontairement   peut-être ?.

Autoroute très cher jusqu’à Teotihuacan (plus cher qu’en France, c’est dire) , pas d’arrêt d’urgence, pas de station service, pas d’aire de repose. De fait les usagers sont essentiellement des camions surchargés.

Trailer Park à Teotihuacan, où nous retrouvons un couple autrichien en Land et un couple allemand en camion. Echange international quelque peu difficile. Pourtant ce sont de grands voyageurs, les premiers depuis 5 ans, les seconds depuis 11 ans.

le monument de la révolution (technolgique ?)

     

     

  

l'aridité des hauts plateaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

culture de cacttus (tequila ?)

Jeudi 15 février – San Juan Teotihuacan

Stand by, internet, wi-fi, lessive, farniente et réservation pour rentrer un mois à la maison se ressourcer avec les enfants qui nous manquent tellement.

religion vivante et cloches sonores à toutes heures

Vendredi 16 février – Teotihuacan les pyramides

Epoustouflant et grandiose, que doit-on à la reconstitution par les archéologues ? Le site a été abandonné aux alentours de 600, mais il est vrai que les structures sont pour le moins solides.

La vue du haut de la pyramide du soleil se mérite sous le soleil mexicain, mais quel spectacle ! une chaussée de 4 km se déroule entre les pyramides, les temples, les palais….. On n’en voit pas trace, mais la ville 200 000 habitants sur 20 km2 était équipée de canalisations d’eau et d’eaux usées nous dit-on.

Dans certains ensembles résidentiels (sans doute des prêtres) les murs ont conservé leurs peintures, d’autres sont conservées dans le musée.

Qui étaient ces habitants ? des hypothèses, pas de certitude. Pourquoi l’abandon du site ? : surexploitation, appauvrissement, pouvoir religieux mis en défaut ? peut-être.

Nous avons été impressionnés par ces architectes talentueux.

Et nous sommes sur les rotules.

     

      

      

     

la pyramide du soleil

nature asséchée et abandon des lieux ?

la poupée "corolle" de l'époque"

le jaguar symbole du dieux de la pluie

Samedi 17 février – Mexico

1 heure de bus, autant de métro et nous sommes arrivés au parc de Chapultepec : 600 hares de parc urbain, et le fameux musée d’anthropologie, un superbe cadre moderne, et des collections somptueuses.

Nous avons été guidés par la jeune Leslie rencontrée devant la carte du métro mexicain. Elle nous a accompagnés durant une grande partie de la visite du musée ; charmante jeune fille cultivée, comme nous en avons rarement rencontrée.

Nous avons parcouru le musée, nous imprégnant de toutes ces cultures antiques, de toutes ces traditions ancestrales. Le musée s’organise sur le thème de l’histoire des cultures indiennes, et celui des traditions vivantes. C’est passionnant, mais tellement riche qu’il y faudrait passer des semaines ; une salle après l’autre pour retracer l’histoire de ces peuples avec toutes les incertitudes d’interprétation.

Retour,  il fait grand nuit, et nous sommes vannés

 

a côté des architectures monumentales, de petits objets (votifs) accompagnant le quotidien

elle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lui

 

un joueur de balle tout équipé en pleine action

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                           discours politique ?

 

les masques sont de toutes les cérémonies antiques

 

l'arbre de vie en céramique de Oaxaca

les masques de carnaval d'aujourd'hui

coiffe de plumes des fameux quetzal

Dimanche 18 février – San Juan Teotihuacan

On se préparer au départ. On discute avec le couple français de Terre Neuve arrivés ce matin. On discute avec Alcides (brésilien) et sa famille (italienne). Il parle de leur village du centre de l’Italie avec tant d’enthousiasme qu’on a envie de répondre à leur invitation.

BON ANNIVERSAIRE SEBASTIEN

 

Lundi 19 février – Mexico – Madrid

Grand ménage avant les vacances, préparation des sacs, et on boucle. 

Mardi 20 février – Madrid -  Lyon

Un saut du Mexique à l’Espagne,11 h ½ de vol , il nous reste à attendre le vol vers Lyon… 8 heures.
16 H 45 LYON, Franck à l’aéroport, émotion, Isabelle, Louis, Sébastien, les retrouvailles, le bonheur, la fête.

DE RETOUR AU MEXIQUE

20  Mars 2018 – Mexico – San Juan de Teotihuacan

Voyage un peu fatigant après une longue, trop longue escale à Madrid.

Après avoir survolé les neiges des Pyrénées et du Canada sous le soleil, enfin  l’agglomération compacte et colorée de Mexico. Taxi, bus et, un coup d’œil aux pyramides et nous retrouvons Bipbip et notre lit. Ouf !

21  Mars 2018 – San Juan de Teotihuacan

Avec le décalage horaire de 7 heures, nous sommes réveillés beaucoup trop tôt pour être parfaitement frais et dispos.

Nos voisins suisse nous montrent leur aménagement perso Défender. Toujours des idées à glaner, et des échanges sympathiques.

Rangement, courses, et au retour Flying the Planet que nous espérions nous attendent. Nous partageons la soirée avec Cécile Gérard : pastis et saucisson , ratatouille… on se sent bien français.

22  Mars 2018 – San Juan de Teotihuacan

Cà y est on a récupéré de la traversée. On passe aux choses sérieuses, c’est-à-dire l’adaptation du double toit fabriqué à Lyon. Un peu de couture, et le tour sera joué. Haute couture rime avec bricolage… notre double toit est adapté.

Apéro avec Cécile et Gégé

23 mars 2018 – San Juan de Teotihucan  - Maquixco

Mina (du trailer park) de bon conseil,  nous conduit chez le réparateur de parebrise : mesure, commande, pose demain.

Les amortisseurs gardent le souvenir de tous les topes (gendarme couché) d’Amérique, il est temps de les changer. Il faut bien sûr les commander, et on ne les aura que mardi.

Donc changement de programme, nous irons en bus visiter Mexico Dimanche et lundi ; retour mardi pour les amortisseurs.

24 mars 2018 – San Juan de Teotihucan 

Le tabouret à vaisselle a rendu l’âme, nos recherches pour le remplacer demeureront vaines

Info pratique : qu’est-ce qu’un tabouret à vaisselle ? un siège pliant, léger à hauteur ergonomique pour pratiquer l’opération tri-quotidienne.

Changement du parebrise taillé à la mesure. On attend le prochain orage pour détecter les fuites au joint.

Visite de la très joie église du Seigneur à la colonne à Teotihuacan. Pierres noires et joints blancs, . humble, solide et accueillante ; plus édifiante que toutes les immenses églises où se déploie toute la puissance et la magnificence de la religion en action.

Malgré la bonne volonté du pompiste et nos différents adaptateurs, nous ne pourrons pas remplir nos bouteilles de gaz. A refaire !

 

25 mars – San Juan de Teotihuacan – Mexico

Départ matinal - et frisquet - en bus pour Mexico. La température grimpera très vite. Atmosphère urbaine, soleil de plomb = dure journée pour des touristes qui arpentent les rues le nez en l’air.

C’est dimanche, circulation fluide, métro vide. Tout va bien. Nous aborderons la visite classiquement par le centre historique, des ruines de Tenochtitlan à la tour Latinoamerica. La ville est traversée de très larges avenues ; los Insurgentes, nord/sud c’est 40 km, facile d’imaginer la densité de cette métropole de plus de 20 millions d’habitants (d’autres annoncent 40 millions, dans un cercle plus large sans doute).

Il est vrai que de Teotihuacan à 50 km au nord nous n’avons vu que des toits montant à flanc de collines avant de laisser un peu de place à la verdure.

La foule envahit tout le centre historique ; dimanche, place aux vélos, même s’il ne semble pas que ce soit vraiment de mode.

El Zocalo, terme générique de la place principale des villes, réputée comme la plus grande place du monde après la place rouge, est encadrée de la cathédrale et du palais national et dominée par la bannière nationale Vert/blanc/rouge portant l’emblème : un aigle perché sur un cactus,  tenant dans son bec un serpent.

Le centre historique classé au patrimoine de l’humanité, c’est toute l’histoire du Mexique, le templo mayor des aztèques, bientôt remplacé par la première capitale coloniale de Cortés, la construction de la cathédrale, et enfin la tour latinoamerica.

Au détour des rues, de nombreux immeubles, églises, monuments, statues… imposants tracent la richesse et la culture vivante de la ville.

Le musée de Bellas Artes, beau et majestueux bâtiment  de la première moitié du 20ème siècle, offre un magnifique écrin aux œuvres picturales de Orozco, Tamayo, Camarena, Siquieros et Diego Ribera, tous très imprégnés des luttes du Mexique et des mexicains pour l’existence de leur pays.

La cathédrale de Cortès a été bien souvent modifiée, agrandie, enrichie au fil des quelque trois siècles de construction.

Les églises s’imposent dans le centre, les messes s’y succèdent en cette semaine pascale. La très catholique Mexico vit ses traditions en offrandes de fleurs, croix, objets de palme tressés avec un art délicat.
Après cette journée en immersion dans la foule du centre en mouvement incessant, malgré le soleil ardent, nous sommes contents de trouver notre hôtel. Luxe des luxes, nous nous offrons même un bain relaxant. 

à faire bénir pour Pâques

 

célébration pascale

Camarera

apprendre à danser avec les maîtres

templo mayor (déviner les murs successifs à l'oblique)

peuple paisible les aztèque ?

curieuses figures un rien chamaniques

Lundi 26 mars 2018 – Mexico – San Juan de Teotihuacan

Les musées sont fermés le lundi, nous choisissons une solution de vrai touriste, le tour de la ville en bus, ce que nous faisons habituellement en voiture pour saisir l’atmosphère d’une cité.

Reposant, malgré le soleil ; grand tour de tous les quartiers périphériques du centre historique, peu à peu absorbés par la capitale vorace, tout en gardant leur caractère parfois provincial, ou culturel, commerçant,  bohème, universitaire, sportif, verdoyant, résolument moderne…..

On termine par la visite de la très célèbre basilique de Guadalupe, on devrait dire les basiliques, une en bas, une sur la colline, enfin la toute moderne.

Cà penche un peu dans tous les sens ce qui explique qu’ait été décidée l’édification de la basilique moderne. (sol instable et tremblements de terre) . D’une grande simplicité, l’intérieur sobre s’organise autour d’un chœur doré aux lignes élancées sans fioriture aucune, libérant l’attention du fidèle ; l’éclairage suspendu apporte la lumière en douceur.

Et retour nocturne  à San Juan.

porte de la révolution

il fait chaud, les affaires marchent

la peur, connais pas !

 

à la cité universitaire

le stade olympique

un quartier élégant et fleuri

l'art moderne inspiré de la tradition (parc universiatire)

style cononial

surprise au coin de la rue 

el caballito (petit cheval)

 

palais du gouvernement

l'immense cathédrale de Mexico

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un peu penchée peut-être ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

notre Dame de Guadalupe

 

la basilique moderne de Guadalupe

 

Mardi 27 mars 2018 –SanJuan de Totihuacan

Pas de nouvelle de notre commande d’amortisseurs annoncés pour ce matin.  Ils doivent arriver ce soir.

Courses, ballade en ville pour récupérer ma « fenêtre » laissée chez la couturière pour adaptation (tout simplement une fenêtre en nylon transparent pour l’arrière)

Dîner avec nos amis Cécile et Gégé, arrosé au vin mexicain (expérience à ne pas renouveler) . Gégé paie le prix des travaux de remise en forme du camion (dos bloqué). 

 

 

 

 

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