BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

XXXII - 2 - MEXIQUE - CHIAPAS - du 13 janvier au 23 janvier 2018

Publié le 15/01/2018, par rampon,

Dimanche 14 janvier – Frontera – Villahermosa

Jolie campagne, bien verdoyante, élevage, les étangs lacs, marais s’agrémentent de nénuphars en fleur, et d’oiseaux aquatiques en nombre.

Pas si hermosa (belle) de prime abord. On visitera demain

Nuit Pemex (station service)

vagues de coquillages

de l'eau, de l'eau.........

Lundi 15 janvier – Villahermosa – Palenque

Lever matin pour la visite du parque musée de Venta qui dans un parc tropical très naturel propose un zoo très typique de la région et un petit musée d’introduction à la visite des statues olmèques provenant du site et de la région. Si vous êtes intéressés par culture olmèque, toltèque, maya…. Il vaudrait mieux  consulter de bons bouquins. Nous, nous jouons l’imprégnation pour tenter d’approcher le monde maya !

Le parc borde la laguna de las ilusiones, où on a même repéré un crocodile qui lorgnait les jardiniers occupés à désherber la rive. Brrr… Ne vous y trompez pas les plus dangereux sont les moustiques qui nous harcèlent.

Le musée archéologique  est malheureusement fermé le lundi. Dommage, mais nous aurons l’occasion de visiter les musées de Mexico, les plus riches.

Route vers Palenque, le site majeur du Mexique ; grande plaine d’élevage bovin dans un milieu sain, je veux dire pas les pattes dans l’eau, nous avons pris de l’altitude.

oeil de plus en plus inquiétant

l'élégance même

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pour faire joli        

        

 

monumentale tête olmèque (profil caractéristique)

rare figure féminine

 

Mardi 16 janvier  – Palenque

4 heures de visite sans s’ennuyer des célèbres ruines de Palenque. La nature est somptueuse, les monuments somptueux, l’aménagement à la hauteur.

On n’est pas encore des spécialistes de la culture maya ! mais on perçoit bien les différences de style. Ici les constructions sont beaucoup plus sophistiquées, avec des encorbellements des  galeries, des toits de pierre en pente, des faitières en dentelle de pierre.

Faute de pierres résistantes, les sculptures sont travaillées dans un stuc épais et solide, puisque nombre des œuvres sont encore là. Les temples sont construits à la gloire ou à la mémoire des rois si proches des dieux que parfois les interprétations divergent dieu ou roi ? Les cartouches ont souvent permis de fournir les explications historiques. Ainsi le Chan Balhum le fils du très célèbre Pakal, a commandité une fresque qui retrace l’histoire  royale sur 11 générations.

Ce qui importe c’est de savoir que les rois étaient les intercesseurs directs des dieux et des forces de la nature.

Palenque vaut sa réputation. Du haut des temples et palais on domine la jungle, on s’élance vers le ciel par la pente raide des pyramides, on se détache des contingences terre à terre. Etrange impression de maîtrise des éléments.

Merdredi 17 janvier  – Agua Azul

La route monte peu à peu, sinue, passe les rivières. Culture de maïs sur les pentes, parsemées de bananiers ; c’est la saison de récolte des palmiers à huile ; les tas de fruits attendent le ramassage en bord de route.

Et tout le long de la route, des fils tendus pour nous arrêter et nous vendre bananes séchées, maïs cuit, coco, oranges pelées, pozzole….

Arrivés à Agua Azul c’est un déferlement de petits vendeurs, laveurs de voiture, placeurs de parking…. C’est gentil, mais on se sent un peu agressé par cette pression. Comment leur expliquer sans les blesser ?

Ici tout pour le touriste, on vous dira demain si çà vaut le détour.

Bonne nuit.

Nuit sur le parking.

                          

Jeudi 18 janvier – Agua Azul – Ocosingo - Tonina

Dommage que le lieu soit parasité par les boutiques de toutes sortes ; on doit reconnaître une certaine discrétion dans l’accroche du client ! ouf ! Artisanat vairé ; robes brodées, cuir ornée de motifs mayas, pierres, jade, ambre, masques…

On a déjà vu des chutes impressionnantes, monstrueuses… mais ces cascades étincelantes à la palette de tous les bleus imaginables sont tout simplement merveilleusement belles, les couleurs changeant au fil des nuages, au fil des flots plus ou moins tumultueux, au gré des calcaires plus ou moins argentés, dorés… On ne peut se lasser de ce miracle de la nature dans l’écrin de la forêt tropicale (c’est la note poétique du jour !). On pourrait même s’y baigner s’il ne faisait pas si frais.

Vaut le détour.

Abrégeons pour reprendre la route vers Tonina et le souvenir des mayas.

Le soleil ombré de nuages éclaire la montagne , les vallées successives créant de superbes dégradés de tons à l’horizon, des variantes infinies de vert de la forêt et des enclaves de culture, au violine des monts un peu embrumé.

La région est à dominante indigène, et donc à problèmes. Les affrontements de la fin des années 90 avaient abouti à un accord qui semble-t-il est resté lettre morte. L’armée est très présente, nombreux poste de contrôle.

 Ce qui n’empêche que nous avons été arrêtés par un groupe villageois ayant mis en place un dispositif impressionnant. La route barrée par une herse  - planche et clous de 15 cm – et demande de verser 50 pesos. Pourquoi ? pour soutenir leur pétition dont le texte est affiché en bord de route. Nous n’en saurons pas plus, nous n’avons pas voulu payer, ils nous ont libérés… nous n’en demandions pas plus.

D’autres voyageurs moins chanceux ont été caillaissés un peu plus loin.

Ocosingo, centre d’activité locale est une charmante ville, où les femmes portent encore souvent le costume traditionnel. Jupe noire ornée d’une bande à rayures, plissée en coque devant, haut court à collerette brodée, châle.

Nuit dans un « balneario » ‘piscine en plein air + abris picnic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 19 janvier – Tonina – Ocosingo – Oxchul – San Cristobal de las Casas

Nous sommes à deux pas  de Tonina, et c’est gratuit aujourd’hui. Oscar qui a participé aux fouilles nous guidera sur le site.

C’est la plus grande structure pyramidale du Mexique, 80  mètres, et 260 marches pour y accéder. La météo est avec nous, il ne fait pas chaud.

Les niveaux bien différenciés permettent de bien comprendre le site, le niveau religieux et chamanique avec ce qui pourrait s’apparenter à un hôpital, niveau résidentiel des prêtres, niveau de la famille du gouvernant, niveau du palais, niveau des temples du soleil et de la lune. Encore quelques bas-reflief en stuc, notamment d’étranges danseurs.

La statue du prisonnier à genou décapité (après avoir perdu au jeu de pelotes) se trouve au musée.

La puissance des lieux est toujours impressionnante, d’autant que techniquement ils en étaient à l’âge de la pierre, ils ne connaissaient ni le métal, ni la roue, ne pratiquaient pas l’élevage…. Seulement la culture du maïs essentiellement.

Revenons au présent, les « indigenos » (les mayas d’aujourd’hui, selon le terme employé ici) ne sont pas contents ; çà se traduit par des blocages de la route à l’entrée de certains villages. Nouveau barrage aujourd’hui passé sans heurt. Le second à Oxchul fut beaucoup moins calme. Cernés par un groupe pressant qui secouaient la voiture, qui reclamaient de l’argent que nous refusions pour le principe.

Descendue pour parler, mais impossible, on en reste à la « rançon » si l’on peut dire compte tenu du montant. Ils ne donnent aucune explication à leurs revendications. Un détail peut-être, la voiture de la police municipale s’est mise en travers de la route pour nous empêcher de passer ce qui en dit long sur la situation conflictuelle.

La fin de l’histoire, un automobiliste est intervenu pour payer pour nous, le barrage (la herse sous nos roues) a été levé. Nous avons rattrapé notre ami mexicain un peu plus loin pour le rembourser ; il a permis de régler la situation en douceur. Grand merci à lui.

Avec cette histoire on a un peu perdu de vue cette belle région montagneuse ; on est à plus de 2000m. Hors de question du faire du camping sauvage ici, il s’agit maintenant de gagner rap idement l’ancienne capitale de l’Etat de Chiapas : Cristobal de las Casas (le défenseur des indigènes du temps de la colonisation espagnole).

Bivouac Pemex

                            

                                      

                             

    chaman et danseur sacré

 

au foot, ils perdent, c'est terrible, il subissent les critiques............

au jeu de pelotas, ils étaient décapités

 

l'autre herse était sous nos roues ....... l'accueil du Chiapas ! (parfois)

Samedi 20 janvier –San Cristobal de las Casas

Nous visitons le centre historique de cette vieille ville coloniale ? Ici pas de façade-décor, c’est une ville vivante. La  rues pietonnes du centre sont noires de monde, presque autant de petits vendeurs – commerce informel dit-on ici – que de clients, malheureusement beaucoup d’enfant même très jeunes offrant marchandises, services, ou mendiant tout naturellement. Il faut dire que c’est leur univers, ils vivent tout bébé dans le dos de leur mère.

La cathédrale à la belle façade or et brique est fermée. L’église  del Carmen nous offre son élégante façade ornée de stuc délicatement sculpté.

Le tour du marché artisanal offre du beau travail artisanal, notamment toutes sortes de vêtements brodés encore portés par les villageoises. Chaque village arbore une tenue différente, le plus étrange est la large jupe de tissu très poilu à ceinture haute, agrémenté d’un corsage léger de couleur vive.

Broderiee, travail du cuir, tissages, broderies de perles, jade, ambre, obsidienne..on a le choix

Gastronomie locale. Gourmandise à la boulangerie française.

Nous partons d’un on pas vers un musée qui nous intrigue : le musée de la médecine maya. Hélas bien décevant et poussiéreux. Mais nous avons au moins traversé un vrai quartier sans touriste, et toujours des multitudes de commerces spécialisés par secteur, ici les coiffeurs, là les cordonniers..

Retour au Pemex. Rencontre de Jules Cesar et  son épouse intrigués par Bipbip.

l'art dans la rue

concours de dessin éphémère sur trottoir

la cathédrale

 

La mode à San Cristobal

 

un peu de repos en surveillant la petite, le monde moderne, c'est épuisant

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
les délices de San Cristobal : sauterelles grillées
 
 
 
 
 

Dimanche 21 janvier – Canon de Sumerido – Tuxtla Guteriez

Ce matin, nous ne manquons pas de compagnie. Des minibus bondés (évidemment essentiellement des hommes) font une pause avant d’aller à un rassemblement politique à la capitale. Ils sont discrets quant à la teneur de cette rencontre.

De l’ancienne capitale coloniale à la nouvelle, nous ferons une pause au canon de Sumerido.  Le rio maintenant contraint par un barrage fraie son large chemin dans un canon  impressionnant ;1000 m de montagne à la verticale au-dessus de nos têtes. Si nous n’étions pas blasés nous vous raconterions en détail avoir vu, crocodiles, aigrettes, pélicans, cormorans, singes….

On regrette de ne pas avoir le choix. Il faut passer par une organisation qui embarque les nombreux touristes sur des engins puissants .On comprend vite qu’il n’y pas  d’autre solution, impossible d’aborder sur le parcours.

2 heures de navigation bien remplies à ressentir les forces de la nature, les montagnes puissantes, enserrant le fleuve, contraignant la végétation à s’accrocher sur les parois ; des palmiers qui poussent à l’horizontale sur une paroi verticale c’est assez surprenant !

La capitale du Chiapas est à deux pas. Rien à en dire, petite ville provinciale, rien de remarquable, sauf son musée. Nous y allions pas très convaincus de son intérêt.  Non seulement, l’organisation ouverte sur les œuvres, incite à la flânerie, mais surtout les pièces exposées servent de support à des notes donnant tout leur sens aux explications généralistes du parcours. En tout point, un musée modèle, beau, donnant les clefs essentielles de compréhension des œuvres et plus largement de la culture maya.

Et en prime nous avons fait toute la visite au son d’un groupe musical répétant sur la place.

Soirée et nuit MacDo pour la wifi

 

mille mètres au-dessus de nos têtes   

curieux n'est-ce-pas ! Tout la haut une cascade vaporise l'eau chargée de calcaire qui se dépose pour former ces larges branches bientôt recouvertes de mousse. Noël !

qui est le pire ennemi des poissons ; les cormorans agiles ?

ou le crocodile placide ? 

         

 

 

 

 

 

en forme de maïs

 

et l'on ne voit pas les tatouages les trous dans les oreilles, les incrustations dans les dents, les tatouages....

une autre déformation : en forme de grain de haricot (presque bicéphale)

assiialation au dieu jaguar

le dieus soleil (encensoir)

un moment de douceur : la chocolatière (on souffle dans la poignée pour faire mousser)

Lundi 22 janvier – Parque Sumerido (miradors)

Le canon de Sumerido nous ayant enchanté, pas de raison de ne pas se pencher sur le cours du Grijalva en grimpant dans la montagne. Le parc Sumerido nous en offre la possibilité. 5 miradors aménagés pour un point de vue sur la vallée 1000 mètres plus bas. Le soleil plombé de brume éclaire les profondeurs. On frissonne un peu. Un insecte blanc sur l’eau,… un bateau d’une vingtaine de touristes. Les termes qui s’imposent, majestueux, grandiose, impressionnant…

Le temps est mesuré, le parc ferme à la nuit (18 H 30)

Nuit Pemex, seuls sur un parking en bord de bois.

Mardi 23 janvier – Cintalapa – Santo Domingo Zanatlpec

 Après les montagnes, nous sommes bien redescendus,   élevage. Le plateau devient aride en descendant vers le Pacifique.

Nuit paisible dans le patio d’un hôtel où nous retrouvons une famille : camping-car irlandais arborant une croix suisse, acheté au Canada abritant un couple suisse-indienne….. La mondialisation bien comprise !

 

 

 

Commentaires

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  • Commentaire sans titre

    Publié le 17/01/2018 par Patrick Anny
    Bonne continuation ...Nous sommes a Villebois !!!
    bonne sante ..année ;;;;

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