BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

XXXII - 1 - MEXIQUE - QUINTANA ROO - YUCATAN - CAMPECHE - 1er janvier au 13 janvier 2018

Publié le 10/01/2018, par rampon,

Mercredi 3 janvier – Chetumal - Bacalar

Le système bancaire ne sait pas nous assurer, mais l’agent nous indique l’adresse d’AXA. C’est fait en deux temps trois mouvements comme chez nous.

Sur la route nous retrouvons Tobias un jeune cycliste allemand (Panama/Alaska) à qui nous avions offert ce qu’apprécient les cyclistes café + banane.

Nous nous arrêtons ensemble à la Laguna de Bacalar – grand cenote (lac d’effondrement dans le calcaire d’où e eaux limpides aux variantes de bleu ravissantes). Déjeuner, farniente…

Nuit sur place. Nous sommes seuls.

Jeudi 4 janvier – Cenote Kan Luum - Tulum

Nous sommes toujours ans la plaine côtière, bordée de forêt profonde, des cénotes s’annoncent un peu partout, et les ruines mayas sont légion

Quand le bord de mer est accessible c’est la plupart du temps pour les seuls clients des hôtels, ou résidences.

Une petite détente dans une cénote, un grand lac aux eaux limpides, Un simple ponton, la forêt, , quelques palapas (paillotes) c’est tout, et bien suffisant. Dommage on ne peut pas y dormir.
Nuit en bord de plage à Tulum.

On n’est pas seul ! A la nuit, les vélos  et les voitures reprennent la route des hôtels.

A nous l’étroite plage de sable blanc - plus deux autres camping-car américain et mexicain –

oeuvre de l'oiseau tisserand

 

 

 

un petit coin de mer

rien que pour nous

 

les communautés mayas valorisent leur patrimoine culturel avec art

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 5 janvier – Cenote Kan Luum - Tulum

Nous sommes toujours dans la plaine côtière, bordée de forêt profonde, des cénotes s’annoncent un peu partout, et les ruines mayas sont légion

Quand le bord de mer est accessible c’est la plupart du temps pour les seuls clients des hôtels, ou résidences.

Une petite détente dans une cénote, un grand lac aux eaux limpides, Un simple ponton, la forêt, , quelques palapas (paillotes) c’est tout, et bien suffisant. Dommage on ne peut pas y dormir.
Nuit en bord de plage à Tulum.

On n’est pas seul ! A la nuit, les vélos  et les voitures reprennent la route des hôtels.

A nous l’étroite plage de sable blanc - plus deux autres camping-car américain et mexicain

 

 

 

 

 

 

 

cénote et tourisme

 

 

 

 

oeuvre de l'oiseau tisserand

matière première du célèbre panama

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 6 janvier – le Tulum maya – Coba

C’est la tour de Babel, on entend parler américain, canadien français, italien….. On est souvent interpelés, Bipbip fait sensation ; c’est un rêve pour beaucoup de ces touristes du soleil.

Il faut dire que si la plage est étroite, la mer est enchanteresse et offre plongée, kayak , atolls, plages immaculées…. cénotes, végétation tropicale, faune exotique…

La civilisation maya est bien sûr omniprésente. Le site de Tulum présente la particularité d’être laeule cité fortifiée connue du monde maya, oublions ce qui se transmet, non les mayas n’étaient pas pacifiques….

Installés en bord de mer, vivant de la mer, et du commerce,  il fallait se protéger, d’où ces fortifications de 6 mètres d’épaisseur ; le Dieu du Vent était révéré – pas étonnant -. On a du mal à se faire une idée de ces palais, temples, qui étaient alors recouverts de stuc et peints de scènes inspirées des mythes en vogue.

Comment faire vivre une cité sans eau, sans rivière ? Tout simplement en exploitant le mystère des cénotes, et en construisant des bassins de rétention.

La balade dans ce site  bien mis en valeur, par les sentiers au milieu de la végétation préservée, côtoyant l’anse de sable blanc….est un pur bonheur (malgré le nombre de touristes).  On peut même s’y baigner et pic-niquer.

On quitte ce monde pour retrouver les boutiques de souvenirs (et pas des plus beaux).

Mais on ne quitte pas la civilisation maya. Direction Coba

Nous dormirons sur le site, en bord d’une joli lac (qui abrite des crocodiles paraît-il)

 

les fortifications

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 6 janvier – Coba – Valladolid

Les ruines s’étendent sur 70 km2, seules 5 % sont découvertes. La plus mémorables c’est la grande pyramide. 42 m d’altitude et 140 marches très raides. Nous nous sommes plutôt bien comportés ! Nous avons vu de beaucoup plus jeunes monter à 4 pattes et redescendre sur les fesses. Quelle vue sur la canopée qui nous enserre. Il paraît que l’on peut apercevoir Chichen Itza. Je doute.

D’autres ruines du site présentent des particularités d’architecture du style puuc : colonnes, stèles.. que l’on n’avait pas vu jusqu’alors.

Les « cobiens » (pourquoi pas) qui ont abandonné le site au 5ème siècle étaient de grands bâtisseurs de route. Comme le chemin de l’inca, il y a le chemin du maya.

Un peu plus loin, changement d’atmosphère, Valladolid est une ville coloniale, des maisons assez mal conservées, des églises, et le couvent Sans Bernardino ; une structure massive du 16ème  - sans doute pour rivaliser avec les pyramides mayas – de belles pierres blanches. Délaissé à la fin du 18ème. Un cénote ici aussi pour alimenter la communauté.

Un accrochage en stationnant nous vaut visite de la police, attente de l’expert, téléphone à notre assurance, avant de repartir 3 heures plus tard. Le constat amiable çà n’existe pas, il faudrait d’abord que les véhicules soient assurés. Mais ce n’est pas notre problème !

Quelques km encore avant de bivouaquer dans un hôtel accueillant (avec wi-fi)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est dur, mais c'est beau

 

les mayas pratiquaient un jeu de pelotes sanglant : il paraît que le perdant était décapité. En atteste cette tête décapitée scellée sur le terrain !

unne enfilade de façades colorées

préparation de la fête

Dimanche 7 janvier – San Felipe – Humun

C’est dimanche, on se repose, ou plus exactement  on profite d’une wi-fi efficace pour communiquer, mettre le blog à jour…

Quelques km parcourus seulement, et déjà une atmosphère toute différente, la nature est toujours envahissante, mais s’assèche, se borde de cactus, laisse apparaître le calcaire tout blanc. Les cénotes font le bonheur de tous.

Les maisons sont plus souvent de pierre et de palme ; dans les petites villes, les grandes façades colorées, sans fioritures, se succèdent. Les églises aux hautes façades verticales – parfois évoquant des châteaux forts – dominent la grand-place…

Qui a bien inspirer la curieuse église de Merida aux trois clochers tout ronds.

Les Eglises mexicaines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 8 janvier – Merida – Uxmal

Les routes sont excellentes, on pense au tourisme. Le paysage est invariable. Apparemment pas de culture, pas d’élevage, rares villages. Merida ne se fait guère remarquer par son architecture. La cathédrale toute blanche domine la place principale. 500 ans au compteur, et toujours aussi imposante. Plein après-midi, église pleine pour la messe. Nous nous faisons discrets.

Rigueur de l’architecture, pureté des courbes des arches illuminées par le soleil.

Resto, quelques courses et nous reprenons la route du sud vers Uxmal.

2 véhicules de voyageurs américains sur le parking.

Mardi 9 janvier – Uxmal

Le style puuc, majestueux, dépouillé, équilibré. Etat de conservation exceptionnel des pyramides, palais…. il est vrai qu’ils ont été terminés dans la dernière période.

Le dieu de la pluie Chac  est présent partout, démultiplié à l’infini, et bien sûr toujours présents le jaguar et le serpent.

Au cimetière, têtes de mort et ossements en fresque. Le culte de la mort est toujours bien vivant, la Toussaint fait l’objet de fêtes dans toute l’Amérique du Sud.

On grimpe allègrement les escaliers, vertigineux à la descente, pour découvrir l’ampleur du site, que l’on voudrait imaginer vivant.

Une petite bière partagée avec un couple de Hollandais aventureux (en Amérique depuis 2013).

le jaguar bicéphale  siège de chef

la puissance de la culture maya

que ne dément pas cette monumentale pyramide

                                             portrait de chef - dieu ?

l'ara sacralisé 

le culte de la mort n'est pas nouveau chez les mayas

les cérémonies devaient revêtir une certaine solennité du haut des plus de 40 mètres

Mercredi 10 janvier – ruta Puuc – Museo del Cacao – Kabah – Xlapak – Gruta de Loltun

Nous nous laissons tenter par le très touristique Musée du Cacao ; Ma fois très agréable ; jardin botanique bien renseigné, petit zoo, perroquets, singes, croco…musée du cacao de la plantation, au traitement de la fève, à la dégustation, de l’importance du cacao dans la culture maya (monnaie d’échange), à la mode du cacao dans le monde. Et même pseudo-cérémonie visant à favoriser la récolte…Mais une tablette de 100 g à plus de 4€, c’est un peu cher. Pourquoi ne peut-on acheter de chocolat dans les magasins mexicains, c’est un mystère (le même qu’au Guatemala pourtant producteur).

La jolie route enserrée par la forêt  laisse peu de place à la culture, jusqu’à ce que l’irrigation fasse naître les plantations d’agrumes, café, cacao, bananes, mangue…..Outre les sites mayas signalés, on aperçoit des ruines (antiques ou plus récentes ?) au travers des arbres. Nous allons visiter le joli site de Kabah, un exemple « d’ école » du style Puuc , dépouillé, orné du motif répétitif du dieu Chaac, des colonnes… Les constructions se caractérisent par l’usage du ciment qui permet des finitions soit en pierre de parement taillées, soit en stuc – qui était alors peint des motifs traditionnels –

Un coup d’œil à Labna et son arc monumental qui marquait la route vers Uxmal.

Les grottes de Loltun s’annoncent ; visite demain.

Ce soir Jorge qui habite juste en face nous invite à camper à côté de sa maison. Son épouse Antonia parle beaucoup mieux Maya qu’espagnol.

le dieu chocolat ... et son protégé ....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le chamane qui préside à la cérémonie de protection des cultures

                                                                          

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

variétés de fève = variétés de saveur

 

 

 

 

un petit ami curiieux (en cage)

gantelet d'armure ? non patte du croco 

 

le style puuc

Jeudi 11 janvier – Lol Tun - Campeche

Vite  nous sommes du premier groupe de visite de la grotte, la plus grande du Yucatan. Impressionnante en vérité, d’immenses salles creusées dans le calcaire blanc, doré, argenté, créent des décors fantastiques. Les premiers cueilleurs-chasseurs les ont occupées, y ont laissé leur trace, suivis par les mayas etc… De générations d’hommes y ont affronté le mystère. Heureusement nous sommes guidés par un chaman qui nous fait percevoir les forces inconnues !

Un adieu à Jorge et Antonia et nous reprenons la route.

L’aridité cède peu à peu la place à la grande culture et à l’élevage,souvent en terre menonite ; ménonites modernes puisqu’ils utilisent engins agricoles, camions, voitures… Mais la mode ne change pas : Monsieur portant chapeau, chemise blanche, salopette noire, ces (ses) dames portant cheveux tirés, fichu, robe sombre à jupe froncée à la mode du 19ème siècle. Et on reconnaît la rigueur dans leur ferme, leurs champs toujours impeccables.

Un petit café avec David et son oncle venus abreuver leurs vaches juste au moment du déjeuner.

Arrivé tard, course, et nuit sur le parking du supermarché Walmart super-tranquille

Nos hôtes Jorge y Antonia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                         un occupant de longue date de la grotte (sculpture maya)

 

merveilles d'architecture naturelle

notre guide-chamane a intercédé pour nous auprès des forces naturelles de Lol Tun (Fleur de pierre)

Vendredi 12 janvier – Campeche - Villamar

Visite de la ville coloniale, tout à fait charmante et tranquille, colorée, élégante, des boutiques de souvenirs plutôt jolis même s’ils ne sont pas typiques de la région.On remarque surtout les robes et blouses brodées que beaucoup de femmes portent encore dans les villages.

Campeche a longtemps subi les attaques pirates avant de construire ses fortifications bien conservées et restaurées. Des  remparts on s’aperçoit vite que ces jolies façades donnent parfois  sur du vide. Tout  juste un décor.

Les églises bien sûr, grand parvis, grande, haute façade quasi sans décor, une seule nef, et un chœur ou resplendit l’or et l’argent.

Une petite journée suffit à s’imprégner de l’atmosphère, après avoir parcouru le beau malecon (promenade) en bord de mer. Mer agitée, les cocotiers s’agitent follement.

Sur la route de la côte, nous arrivons à un cul-de-sac….. route privatisée au profit d’un grand complexe hôtelier. On a du mal à y croire.

Pour nous ce sera bord de mer, dans un minuscule village de pêcheurs, bien ventile ce soir.

la sobre cathédrale

et ses ors         

 

classiquement alignées, gaiement colorées

honneur aux colons... des ménonites peut-être (ils n'ont pas changé)

les pélicans se reposent au couchant après une longue campagne de pêche

Samedi 13 janvier – Ciudad del Carmen

Nous prenons le temps de faire la connaissance de Julio Cesar et Elisabeta et leur fils Cesar. La mer est très agitée, personne en mer depuis hier ; c’est l’heure de la réparation des filets ; nous n’avons pas osé demander si cette construction si précaire entre route et mer est leur maison ou un abri pour bricoler, élever les poules, proposer du poisson frit ?? Nous achetons du poisson (corvina).

Quel sera l’avenir de pêcheur artisanal de Cesar 12 ans qui a quitté l’école ?

De l’eau, de l’eau, lagunes, mangrove, et dès que possible élevage de bovins les pieds dans l’eau. On peut acheter en bord de route, crevettes (d’élevage), tortues (d’élevage). On va essayer de goûter un plat de tortue, voire même d’iguane ou autre rare spécialité locale.

La mer est très agitée ; malgré les rouleaux les rouleaux arrivent sur le rivage en nappes nacrées, chargés de sable blanc ou peut-être bien seulement de la nacre des coquillages broyés.

Du rosé, au turquoise, du bleu ardoise, au vert  se détachant sur le bleu…ciel, la palette réjouirait un peintre – même amateur -. Rien ne vient gâcher ce moment de poésie, pas même les plateformes pétrolières à l’horizon que l’on préfère ignorer.

Ciudad del Carmen a perdu son statut d’île  deux ponts la reliant  à la terre ferme – ferme si l’on peut dire dans cette région lagunaire –

Nuit en bord de lac à Atasta. I l « pleuviotte » un peu.

mer agitée

deux campements, deux styles de vie


 

 

 

 

 

 

Julio Cesar, Elisabeta, Cesar

 

 

 

tout un art        

 plage nacrée

soir sur le lac d'Atasta

 

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