BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

XXX - GUATEMALA - 1er décembre au 27 décembre 2017

Publié le 4/12/2017, par rampon,

 

Vendredi 1er décembre – frontière Honduras/Guatemala – El Florido –Chiquimula

Fin de matinée les camions démarrent pour reprendre la route hondurienne, barrage levé. Nous atteignons très vite la frontière à 13 km seulement. Il nous faudra 3 heures pour accomplir le parcours du combattant – et nous sommes les seuls touristes à passer en voiture. Inorganisation modèle. C’est, nous dit-on un poste frontière intégré, les services migration et douane des deux pays étant regroupés, théoriquement. Aucun panneau pour signaler les bureaux, aucune indication sur les particularités locales….

On aimerait comprendre pourquoi on doit faire l’entrée du véhicule au Guatemala, avant de le sortir du Honduras, ce qui par le fait  nous oblige à faire des aller-retour en franchissant la frontière.

3 heures plus tard (ayant pris le temps de déjeuner puisque les bureaux de douane étaient fermés à l’heure du déjeuner) nous prenons pied et roue au Guatemala.

A l’horizon une chaîne de montagnes, région d’élevage semble-t-il, nous n’avons pas détecte de café sur les pentes.

Nous nous embourgeoisons. Ce soir camping à l’hôtel. C’est un lieu regroupant dans un paysage de prairie arborée, restaurants, hôtel, zone de loisir, terrains de jeux, de foot, piscine, chevaux, animaux… Seuls voyageurs, et presque seuls clients. Superbe coucher de soleil.

on avait oublié que l'herbe jaunissait

coucher de soleil spectaculaire

Samedi 2 décembre – Rio Hondo – Quirigua

Grande animation ce matin, rencontre de jeunes, sorte d’Interville bon enfant. Les jeux d’eau ont toujours eu du succès, 70 jeunes s’y adonnent avec bonheur.  Organisation simplissime, espace, encadrement familial et bonne humeur.

Nous ne fêterons pas les vainqueurs avant le départ vers le monde Maya.
Courses dans le dédale des ruelles du marché de Rio Hondo. Peu de choix de fruits, c’est plutôt étonnant. Et pas plus de vendeurs sur le bord de la route… mais des offres ce cacahuètes.

Heureux de retrouver l’arrière plan des montagnes. Pays de café qui sèche jusque sur la route.

Le parking du site de Quirigua  nous accueille volontiers pour la nuit.
Nous visiterons demain, après nous être « préparés » par la visite du musée.

toujours du succès : les jeux d'eau

mini zoo

les salades de fruits à tous les coins de rue

la route peut être défoncée jusqu'à s'écrouler

 

Dimanche 3 décembre – Quiriga – las Amates – Rio Dulce

Le site de Quiriga vaut par ses stèles monumentales, jusqu’à 10m, et son histoire, de vassale de Copan, elle s’en émancipe, décapite son chef, pour que son histoire connue se termine par un chef « socialiste ? » se présentant au même niveau que ses « sujets ? ».

Tout çà gravé dans la pierre, dont l’écriture nous paraît toujours aussi énigmatique et esthétique.

le parc est zone protégée

on a seulement entendu les toucans, ce petit inconnu est bien joli

le petit gris attaque sa réserve coco

 

l'occasion de chercher à déchiffrer le sens caché de ces belles "pages" d'écriture

Toujours le souvenir de la puissance des compagnies bananières ; la voie ferrée Puerto Barrios / Guatemala est inactive depuis longtemps, mais la gare de Las Amates, désolée, décrépite, dans une atmosphère à la Sergio Leone (la comparaison n’est pas de moi) rappelle ce passée, ses abords occupés par quelques habitants inoccupés, qui dans un transat, qui dans des hamacs – le rhum à portée de main.

La route vers Rio Dulce, sans surprise, est bordée de plantations de bananes ; l’eau ne manque pas d’autant qu’il a plus toute la nuit.

Rien de changé apparemment à Rio Dulce – que nous connaissions à la voile - . La marina a-t-elle changé de propriétaire ? En tout cas nous avons croisé un  américain qui y était déjà scotché à bord de son bateau, il y a une dizaine d’années !

Même animation dans la ville.

Nous allons visiter le Castillo San Felipe, ravissante, mais est-ce un mot bien adapté ?  forteresse du 17ème siècle qui a connu toutes les vicissitudes des attaques pirates et corsaires. De quoi faire rêver dans le dédale des barbacanes, tours, chicanes, tunnels…. et pas seulement les enfants.

Un nouvel orage tropical, ce qui signifie, je ne le répéterai pas, des trombes d’eau qui se déversent avant de s’arrêter brusquement.

Nuit dans le parc de l’Hôtel Monte Verde.

comme une image

art militaire et romatisme

Lundi 4 décembre – Poptun

Retour sur Rio Dulce, traversée du Rio sur ce grand pont spectaculaire pour retrouver la Marina El Relleno.
Nous en étions partis il y a quelques années dans le but de ramener un voilier en France. Grosse déception devant l’état du gréement dormant, et du  bateau de survie ; pas prudent du tout la traversée atlantique dans ces conditions, et contre le vent.

Un mauvais et un bon souvenir qui nous permis de remonter jusqu’à Cancun, et ensuite de visiter le Guatemala sac à dos.

John le propriétaire de la marina, n’est pas là mais  nous retrouvons les têtes connues de navigateurs américains échoués là …..et qui ne parlent toujours pas espagnol.

Ensuite comme des habitués nous faisons nos courses au despensa « petit super marché et dans les boutiques avant de reprendre la route.
Tout à coup un grand bruit, et une odeur de gas-oil. Vite stop. La protection du filtre à gas oil a sauté cassant le bouchon de vidange. Un chauffeur de camion nous indique  le mécano le plus proche.
Réparation faite avec le sourire par l’équipe d’Arnoldo, gratuitement. Le jeune ouvrier semble estomaqué de la somme que je sais exagérée que nous lui donnons.

Nous aurons été l’attraction  de la journée.

Il commence à faire sombre. Le premier hôtel interrogé nous autorise à camper dans le parc – gratuitement une fois de plus – et avec le sourire. On pourrait même faire quelques brasses dans la piscine. Ces hôtels de petites maisons réparties dans un parc autour d’une piscine, sont très agréables (et pas hors de prix).

tout pour réparer tout et n'importe quoi

une équipe souriante

Mardi 5 décembre – Lag Peten Itza (Flores) – El Remate – San Roman – Flores – Tikal

Tour du lac Pete Itza, merveilleuses couleurs turquoise sur fond de jungle, bordé d’hôtels, chambres d’hôtes, discrètement cachés par la végétation. Randonnées, loisirs nautiques au programme sans  tapage touristique.

Nous croisons un couple de cyclistes – des français Dominique et Michel – Plus de 5 ans de byciclette au compteur. Chapeau !

Nous déjeunons, Pauline et Derrick (française et américains installés au Guatemala) viennent nous inviter à camper au bord du lac dans leur propriété. Super ! ce sera pour demain

Mal nous en prend de continuer le tour du lac ce soir, la piste est exécrable, si bien que nous arriverons à Tikal à la nuit. Trop tard pour partager les spagettis bolognaises avec nos amis cyclistes. Ils sont déjà à table. Le vélo ça creuse plus qu’u Bipbip en forme.

On nous demande 30 dollars pour camper dans l’herbe au risque de s’embourber, sans autre commodités que toilettes et douches froides à repérer dans la nuit noire. (Pour mémoire le dernier hôtel payant nous a demandé 40 quetzales). Nous refusons, nous installons bien au sec sur le parking, bientôt délogés par les gardiens.

A l’hôtel Jaguar Inn, ce n’est que 100 quetzales dans un cadre incomparablement plus sympa.Michel

Dominique

 

Mercredi 6 décembre – Tikal

Dominique et Michel ont planté leur tente au même hôtel, et nous partons d’un même pas visiter le site de Tikal.

C’est bien agréable de pouvoir partager nos impressions, et cheminer tranquillement dans ce site gigantesque – sans exagérer –

La jungle est superbe, les arbres abritent les singes hurleurs qui nous ont réveillé ce matin, les perroquets  criaillent (çà ne doit pas être le mot adapté)…..

Notre sentiment cependant est que la forêt est trop présente pour nous permettre de se pénétrer de l’ampleur de ces pyramides gigantesques (jusqu’à 60 m). Elles sont quasiment dénuées de décor sculpté, dès l’origine, ou détachées au cours des âges, ou en stuc et effacées naturellement ??
Quelle récompense, quand on a grimpé allègrement, de se retrouver au-dessus de la canopée et de repérer les autres pyramides.

Difficile d’imaginer la vie antique autour de ces bâtiments- sans doute le centre stratégique – de toute la société maya locale.

Il nous suffira de nous imprégner de cette atmosphère portant à la réflexion sur la nature des hommes et du destin qu’ils se construisent.

Après quelques heures de balades, une petite ondée pour nous rafraîchir, il fait faim, et nous partagerons les fameux spagettis.

Deuxième nuit à Tikal

 

le majestueux ceiba guatemaltèque 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'acrobate

vue rare sur la canopée

en marge d'une cérémonie maya d'aujourd"hui

 

Jeudi 7 décembre – El Remate – Cruce - Flores

En selle avant même que nous ayons déjeuner, Dominique et Michel nous précède. Ils ont au programme 95 km dans la journée. Donnée inhabituelle, mais ils doivent retrouver leurs enfants au Mexique. Sinon, pédalage au gré des rencontres, des envies.

Plus tard, sur la route un petit café tonique et au revoir, à plus tard, à plus loin.

Mais nous sommes modernes, nous resterons en contact sur le net.

Miraculeusement notre ordinateur repart, branché chez un spécialiste sur secteur. Ce soir on s’aperçoit que la charge est toujours aléatoire. A suivre.

Le bivouac sur Flores est une fausse bonne idée. Des commerces, des hôtels, des restos, des parkings en bord de mer certes, mais dans le boucan citadin d’un vendredi soir.

Finalement nous obtiendrons l’autorisation de rester sur le parking d’un mall, face à MacDo et sa Wi-Fi. On ne peut plus tranquille, nous étions seuls à boire un café du soir avec le gardien (pas armé).

Michel et Raymonde autour du monde (vélo)

Dominique et "Félicie aussi" (vélo

 

Vendredi 8 décembre – Sayaxché – Parque El Rosario

Nous sommes en plein Peten, en plein pays  manifestement indien, sans nous risquer à dire de quelle communauté que nous ignorons. Piste exécrable  jusqu’à La Libertad,  trous et bosses, marécages, végétation obstinément envahissante. Et malgré cela des maisons un peu partout, des gens qui circulent à pied, en vélo, en moto. On sent bien que ce n’est pas la grande richesse. Les églises les plus variées  réclament l’attention des fidèles. Quelle imagination ! beaucoup nous étaient totalement inconnues jusqu’alors –pourtant elles sont florissantes au Brésil –

Au déjeuner, grande discussion  avec notre voisine (8 enfants, Dieu l’a voulu)

Chouette, une bonne route – si on veut bien ignorer les trous qui surprennent inopportunément -  La nature profonde nous entoure, nous enserre…

A Sayaxché il nous faut prendre un bac des plus rustiques pour franchir le rio Pasion. Pas d’attente. On remarque tout de même l’homme chargé de relever à la manivelle les mises à niveau tous les ¼ d’heures. Musculation assurée.

Une petite pente bien raide et on est dans la ville à l’atmosphère « portuaire », agitée. Pas très grande mais visiblement c’est un centre d’activité et de commerce régional.

Les femmes portent majoritairement le costume régional, large juge finement plissée et haut en dentelle orné de broderies, déclinés dans des teintes de terre et de nature. Pas entrevu un seul coiffeur pour femme, les cheveux longs sont à la mode pour toutes.

La renommée du Parc El Rosario n’est plus à faire chez les voyageurs. Joli prairie descendant en pente vers un petit lac romantique. Une seule plaie les moustiques menaçants. Dommage aussi la pluie.
Peu importe, c’est le 8 décembre, nous illuminons Bipbip. C’est du plus bel effet dans la nuit noire.

La nuit tombée les singes hurleurs nous saluent de loin.

architecture rustique

 

cimetière en couleur

commerçant

déjeuner bien à l'ombre d'un ceiba gigantesque

nuit noire, noireet illumiination du 8 décembre, tradition lyonnaise oblige !

 

Un édifice, neuf, coloré, remarquable... c'est une église ou une autre....

bac sur le rio Pasion

Samedi 9 décembre – Sayaxché

Un tour pour visiter Sayaxché, tel que nous l’avions entrevu.

Pleins d’espoir, nous visitons le boulanger « hygiène et qualité » telle est sa devise en grandes lettres  sur le mur d’entrée… il enjambe ses plaques de petits pour nous servir !!!! Je le lui fais remarquer en souriant, çà le fait bien rire.

Au retour, des voyageurs sont arrivés. Un couple de turcs Hakan et Aysé qui nous offrent le café. Du coup nous décidons de rester car il se fait tard.

Un court sentier de découverte s’offre aux visiteurs, leur permettant de connaître un certain nombre d’arbres, leur qualité, leurs utilisations. Un peu difficile à retenir. Mais l’essentiel est ailleurs, dans l’atmosphère de jungle, dans les clairs obscurs qui révèlent des feuillages fantastiques, des arbres aux ramures perdues dans le ciel, des bruits suspects. Mais pas de trace de jaguar. Des singes hurleurs, si, et des petits écureuils familiers près de l’entrée, et des oiseaux aux chants étonnants que l’on arrive difficilement à repérer, encore  moins à photographier.

du vert, du vert

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 10 décembre – Sayaxché

On passera la journée avec Hakan et Ayse à échanger sur notre vécu, sur nos projets… Ils voyagent en Mercédés qu’ils ont aménagé, arrivés à New-York, ils ont visité US et Mexique, maintenant  l’Amérique Centrale, avant de remonter au Mexique qu’ils ont a-do-ré.

Nous partageons le déjeuner et partons tous ensemble pour une petite promenade en forêt, assaillis  par les moustiques qui  nous obligeront finalement à rentrer.

boulangerie hygiénique, mais boulanger "les pieds dans le plat "

racines "enficelées"

 

 

 

·        

 

 

 

 

 

 

 

 

lianes entrelacées, entrecroisées, entortillées....

les crocodiles sont sur l'autre rive nous dit-on

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hakan et Ayse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 11 décembre 2017 – Chisec – Aldea Semoy Sayaxché – Parque El Rosario

·         Encore des adieux après ces moments forts partagés. Et chacun reprend sa route à la rencontre des Mayas, nos amis vers Tikal nous vers Coban.

·         Droit devant, la route s’ouvre plein  sud au travers de la jungle, percées d’habitations aux allures traditionnelles, souvent encore couvertes de palme. Des enfants partout, dont on redoute que beaucoup n’aillent pas souvent à l’école. On voit nombre d’entre eux portant du bois ou d’autres charges. Pas d’eau courante ,  on la transporte souvent sur la tête.

·         Grand moment de détente pour faire le plein. Toute l’équipe se  passionne pour le véhicule, l’âge de ses occupants, le voyage. Cours de géographie avec carte du monde…. Et photos, bien sûr.

·         Déjeuner ….. rustique…à Chisec en bord de route. La aussi centre régional, avec marché. Grand attroupement sur la place, les cultivateurs patientant bien sagement se voient remettre des bons pour obtenir de l’engrais.

·         Si on a vu d’immenses propriétés : maîs, palmiers…, on a vu bien souvent de toutes petites maisons, beaucoup d’enfants, pas de terrain autour, et des hommes travaillant dans les champs. Les champs de maïs immenses sont ensemencés à la main. On fait u  trou avec un  bâton et on enfouit les graines ; primitif, efficace, épuisant.

·         Nuit à l’Aldea Semoy près de la rivière où toute le population vient se baigner et laver le linge.

rencontre improbable franco-turque au Guatemala

la surcharge, on  ne connaît pas

leçon de géographie 

 l'élégance au quotidien

et un port de tête qui se mérite

impassibles dans la file d'attente

 

Mardi 12 décembre 2017 – Copan

 

Cette route est superbe. Des flopées d’enfants courent autour de jolies petites maisons traditionnelles, enserrées de végétation et de fleurs. Petit côté idyllique qui ne peut cacher la pauvreté évidente. Peu de terres cultivées, hormis les grandes propriétés déboisées et exploitées . Reboisement en résineux.Les femmes quitchés sont très élégantes le long des routes, leur charge sur la tête ou portant un sac accroché au front. Hélas aussi beaucoup d’enfants transportant l’eau ou les charges de bois.

Copan, la grande ville – 150 000 habitants – Au,jourd’hui nous en connaîtrons laverie et MacDo pour la WIFI.

Nuit à la finca Chicoj une coopérative Quitché produisant du café à deux pas de Coban.
Une adresse hautement recommandable, accueil chaleureux, café, conversation, très joli endroit, très soigné, sans les marques tapageuses de la modernité – il est vrai qu’ils reçoivent des touristes pour visiter la plantation.

A cette altitude, nous avons froid, et pourtant ce soir il fait encore 17°

à la lessive !.

 

 

 

 

 

 

 

idylique laus légèrement marécageux

 

 

loin du charme des toits de palmes

dames à la mode du Peten

 

pas de maison sans linge à sécher

le café d'altitude, le meilleur

 

Mercredi 13  décembre 2017 – Copan – san Cristobal Verapaz - Tactic

 

Petit tour dans Copan petite ville provincial très kitché ou quiche si vous préférez. Montée au Calvaire (à l’Eglise en voiture) pour une vue panoramique. Nous attendons jusqu’à 2 heures l’ouverture du musée censé ne pas fermer. A 2heures 10, le réceptionniste de la mairie nous dit, « s’il n’y a personne c’est sans doute que ça ouvre à 2 heure 30 ». On grince des dents et on renonce.
Route à l’ouest, route et bientôt dangereuse piste glissante. Continue, continue pas ? On fera demi-tour quand un  péage – villageois et illégal – veut nous être imposé. Pour ce prix, on fait 100 km en bus … et retour !

On repart donc vers le sud-est.

Bivouac dans une station service qui offre même paillotes et banc sur gazon pour les haltes.

on a la tête solide ici !

un  peu de rêve au quotidien

prière et tradition

scène de rue

 

Jeudi 14  décembre 2017 – route Guatemala -

Doucement en direction de Ciudad Guatemala. Belle route de montagne, fleurs et végétation tropicale. Culture horticole intensive sous serre, élevage et produits laitiers ; On monte, café sur les pentes. Nous profitons pleinement du paysage, pour cause de travaux titanesques d’aménagement de la route. On approche de la capitale, les costumes traditionnels se font rares.

Nous nous arrêterons dans une station service, loin de la route, avec vue sur la vallée (avec le plein, lavage de Bibip et bivouac gratuit) ; nous ne voulons pas gagner la capitale ce soir.

surcharge ? NON !

nombre des occupants n'ont jamais connu de maison aussi solide

 

 

 

 

 

 

 

 

 

café et horizons lointains

 

Vendredi 15  décembre 2017 – Ciudad Guatemala – Mixco

Folle, folle circulation dans Guatemala, inutile de s’y attarder. Nous allons directement aux deux musées qui nous intéressent : Le Popol Vuh qui présente une rétrospective du Guatemala, bien faite et bien illustrée de très belles pièces de céramique notamment. L’Ixtel présente l’art du tissage et de la broderie ; les costumes régionaux, tous de même type très simple, jupe large, et haut sans manche, un simple tissu plié doté des trous morphologiques indispensables. Sur cette base, les artisans déclinent la richesse du tissage et des broderies.

Jolie vidéo de fêtes paroissiales.

Belle visite pour mieux comprendre l’enracinement de ce pays dans son histoire. Ne pas rater.

Ces deux beaux musées sont installés dans des bâtiments jumeaux en brique, au milieu du parc universitaire.

Pour ce soir nous retenons l’adresse de « Cabana Suiza », un  hôtel restaurant qui accueille volontiers les voyageurs (gratuitement et agréablement).

Belle propriété, dominant la ville. Ce soit mariage dans la salle dédiée. Très calme, nous n’entendrons

même pas les voitures partir.

l'art du tissage motifs variés et colorés

superbe ... tissé et rebrodé

Tikal comme on ne le verra jamais

le dieux chocolat

 

urne funéraire

chez les mayas d'hier et d'aujourd'hui

Samedi 16  décembre 2017 – Mixco - Chichicastenango

Sur conseil ioverlander, petit déjeuner, n’ayons pas peur des mots – suisse et pantagruélique. Les assortiments de petits pains sont tellement bons, que nous les emporterons.

Un peu plus au nord vers Chichicastanengo, Latitude ou altitude en tout cas il fait plus frais.

La montagne est rongée de toutes parts, carrières et travaux autoroutiers déchirant la belle roche de toutes les variantes d’ocre, superbes sous le soleil.

Tuileries et poteries variées s’offrent au regard et à l‘achat le long de la route.

Chichicastenango est bien telle qu’on se la rappelait, agitée, brouillonne, colorée et …. Polluée.

Il s’agit de trouver un  havre pour la nuit. Les rabatteurs des parkings sont actifs. L’un veut nous faire entrer dans un trou de souris, l’autre veut nous faire payer le double des tarifs habituels sous pretexte de fête. Nous refusons, il semble s’étonner de notre résistance.

Finalement un guide nous guide chez Diego. Parking tranquille dans le patio de sa maison. Un travail à temps complet les jours de marché, pour gérer les entrées et sorties. Impeccable, propre, souriant.

Chichicastenango est réputé pour son marché  envahissant extraordinaire présentant les œuvres de l’artisanat guatémaltèque, plein de couleurs, de fantaisie, d’inventivité pour des costumes féminins tous identiques, tous différents.

Une chance de le visiter ce soir quand les stands se mettent en place. On est hors du temps, pas moyen de circuler en voiture, tout se met en place à dos d’hommes ou avec toutes sortes de véhicules à bras. Un stand se met en place, à terre s’installe une paysanne vendant sa production, parfois son dernier-né dans le dos.

Le marché est divisé en sections. Combien ? Au moins 32, un  vrai labyrinthe.

La fête foraine bat son plein ; pas tout à fait la foire du trône ! Il faut de se reporter presque 100 ans en arrière, les manèges, les balançoires géantes… sont activés à la main. Oui, oui…

Très joli feu d’artifice qui me ravit (j’ai une âme d’enfant sous les pluies d’étoiles)

En rentrant nous faisons un peu mieux connaissance avec Diego et sa famille. Le courant passe.

Nuit au calme scandée par les bruits de pétard.

une halte en suisse (ou presque)

 

Dimanche 17  décembre 2017 – Chihicastenango

On discute, on discute avec Diego, de l’histoire de sa famille touchée par les violences politiques, du rôle de shaman de Rosa(son épouse), de ses enfants musiciens… de tout un peu. On en oublierait le marché.

Deux marchés par semaine, Dimanche (nous y sommes) et Jeudi. Penser que tout çà se monte et se démonte deux fois par semaine est quasiment impensable. Des tonnes de poteaux, de planches, de bâches sont transportées. Des monceaux de marchandises harmonieusement présentées, tissus, broderies, passementerie, poteries, travaux en bois,  roscas sur des dizaines de mètres  (couronnes sucrées, on manque d’imagination en matière de patisserie), paniers, et tout ce que vous pouvez imaginer de l’alimentaire à l’utilitaire, du traditionnel au résolument moderne…..

 Remarquable qualité de l’artisanat. Remarquable marché aux fruits et légumes.

Les bonimenteurs sont aussi des artistes pour retenir l’attention du public.

Les enfants s’essaient très jeunes au commerce, seuls ou avec leurs parents.

Foule compacte de vendeurs, d’acheteurs, de curieux, de touristes, de porteurs sur la tête, sur le dos, en charrette…..

Etourdissant.

La visite de l’Eglise nous replonge dans l’atmosphère étonnante des  shamans intervenant discrètement dans l’allée centrale aux côtés de leur « ouaille » bougies, pétales de fleurs et incantations,   pas très catholique, mais accepté.

Ce soir Diego nous recommande le concert où joue un groupe de ses amis venus dîner chez lui ce soir.

Foule sur la place et sono infernale. Physiquement, réellement le corps secoué j’ai envie de vomir. Nous abandonnons la place, sans profiter vraiment du jeu des marimbas (xylophones en bois). Dommage.

Privilège Diego nous fait visiter ses petites chapelles personnelles où des familles viennent demander à Rosa de les faire bénéficier de ses dons de shaman.

l'eglise est un lieu vivant et familier

la fumée des cierges envahit la nef

les saint sont fêtés comme il se doit

ce n'est pas du folklore, mais le quotidien

·  

   

tortillas de maïs de toutes les couleurs

  

Lundi 18  décembre 2017 – Quetzaltenango – Otintipeque

·         Nous sommes très touchés de la proposition de Diego d’organiser pour nous une cérémonie.

·         shamanique de protection pour notre voyage. Rien à vendre, seulement  nous remercier –le mot est

fort – du réconfort de nos conversations.

Réveil 4 heures du matin, pour finalement nous donner rendez-vous à 11 heures à Quetzaltenango (80 km). Nous sommes debout, départ au petit jour, dans une belle lumière.

A 11 heures nous attendons. Ils ont eu un problème de voiture, ont dû retourner pour changer de véhicule. Nous sommes au rendez- vous dans les temps, mais pas au bon carrefour. Nous nous retrouverons finalement en fin de journée à la Capilla del Rey San Pascual.

Comment traduire l’atmosphère de cette longue cérémonie toute symbolique, ancrée dans le réel, pour communiquer avec les siens. Un vrai engagement de Diego pour donner sens à chacun de ses gestes, d’autant plus impressionnants qu’il fait nuit noir, que tout flambe dégageant de suaves odeurs sucrées. Il mêle ce qu’il a appris de nous à ce qu’il a partagé de sa vie avec nous, pour traduire la chaleur de nos échanges.

Plus terre à terre nous nous séparerons après le dîner au MacDo. Nous dormirons sur le parking avec l’autorisation du patron et la protection des gardiens.

Bien verbeux, c’est quelques jours. Ils resteront des souvenirs forts du voyage.

sans tout révéler de notre cérémonie chamanique

 

Mardi 19  décembre 2017 – Quetzaltenango – San Felipe

Après un café-WIFI-MacDO, nous partons vers les montagnes.  Très joli paysage. Les villages se succèdent.
Vérification moteur…. De l’huile dans le vase d’expansion de refroidissement. Ca recommence !

Nous voila à nouveau dans le garage du cousin d’une personne interpellée sur la route. Dans le garage pas exactement d’ailleurs, mais dans la cour (je devrais dire basse-cour) en compagnie de quelques poules et canards du voisin.

Démontage, le diagnostic précis ce sera pour demain.

·         Mercredi 20  décembre 2017 – San Felipe

Démontage, diagnostic. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre. L’échangeur est rongé. On comprend que le nettoyage complet du radiateur a été fait à Uyuni, et sans utiliser du liquide de refroidissement. Corrosion évidente avec l’eau corosine – le salar est à deux pas.

L’objet est chez le soudeur

.·         Jeudi 21  décembre 2017 – San Felipe

l'équipe des mécanos

 

Vendredi 22  décembre 2017 – San Felipe

Pas de WI-FI a proximité, nous nous préparons à aller en ville quand arrive Alfonso dont nous avons

fait connaissance hier. Il possède un vieux Def qu’il aime.

Il interroge son fournisseur de pièce qui a l’OBJET en stock. Pas question de payer par paypal. Il faut

des espèces, passer par une espèce de caisse de compensation qui reçoit le paiement et en avise le

fournisseur, moyennant quoi, le refroidissement devrait être livré demain en début d’près-midi chez

Alfonso.

Nota :cette pseudo-banque est aussi marchand de chaussures.. il ne faut s’étonner de rien.

Au distributeur, un seul retrait journalier  limité en montant

Donc, nous avons pu payer la pièce, mais ne pourrons pas régler le garagiste. A suivre

Le soir nous profitons de l’atmosphère de Noël : la confrérie des enfants va de maison en maison

portant des effigies de Marie et Joseph, simulant leur vaine recherche d’hébergement…. Lampions

et musique.

habitant indésirable

Santiago et Daniel

Samedi 23 décembre 2017 – San Felipe

Le temps passe et nous sommes toujours en stand-by. Nous avons pu retirer un peu d’argent pour

payer le garagiste .

Grand merci à Alfonso et son fournisseur, el « repuesto » (pièce de rechange) est arrivé dans les

temps.

Nous passons un après-midi à discuter avec Alfonso très intéressé par la mécanique Land.

Echanges très passionnants sur nos différences sociales et culturelles avec Alfonso (psychologue). Il

prépare sa thèse sur le rôle de la culture du café au Guatemala. Nous en aurons un  aperçu au travers

de la publication qu’il nous offre. Passionnant.

 

Cuisinière de plein air

fermeture rapide

Dimanche 24 décembre 2017 –  San Felipe

Peu importe pour nous de passer Noël là ou ailleurs puisque nous ne serons pas en famille.

L’équipe de mécanos choisit d’en terminer avec Bibip ce matin et pas mardi.

Et nous comprenons les questions répétitives du patron Erix « Où passerez-vous Noël ? ». Il a un  peu

fait traîner hier pour nous inviter pour les fêtes.  Inattendu, une chance de partager les fêtes

traditionnelles de Noël avec une famille guatemaltèque. Nous sommes vraiment touchés de cette

sollicitude.

Un voisin ami d’Erix vient nous offrir pain et tamale, traditionnelle offrande de Noël avec les proches.

Nous sommes très touchés

Grand moment de gastronomie. Je vais apprendre la confection des tamales chez la mère  d’Erix.

Nous p&e

 

Commentaires

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  • Fin d'année

    Publié le 30/12/2017 par pppop
    Bonne continuation les aventuriers

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