BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

XXIX - HONDURAS 15 novembre au 1er décembre 2017

Publié le 20/11/2017, par rampon,

 

Jeudi 16 novembre – Choluteca – San Lorenzo - Nacaome

Km arrivée

 

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

252033

 

9 H 45

33° /28°

17 H

13°31.9510 W/87°30.0829 N/ 34 m

La route détériorée fait place à,une route en travaux qui nous vaut de longs, longs temps d’attente sur une voie à circulation alternée.

Banlieue agraire et tout à coup un mall (centre commercial) ; donc… distributeur bancaire au comportement très particulier (qu’il faut découvrir faute d’instructions), courses, et internet (hésitant). Un bon point, il fait frais.

Après les volcans du Nicaragua, on aperçoit de vraies montagnes rocheuses.

Un petit coup d’œil au Pacifique du port de San Lorenzo, avant de bifurquer à l’ouest à la recherche d’u  point bivouac. A nouveau une station service, sous garde armée bien entendu ; ne vous imaginez pas une aire bétonnée, nous sommes sous les arbres à l’écart de la route.

Une journée pour saisir l’atmosphère, même zones de pauvreté et de mendicité, mêmes déchets omniprésents,  mêmes villes aux multiples commerces, même classe moyenne dans les supermarchés,  moins de circulation à cheval ou en charrette. A suivre

 

Vendredi 17  novembre – Tegucigalpa - Comayagua

Km arrivée

 

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

252215

 

8H 45

33° /23°

17 H

14°19.9747 W/87°35.3629 N/643 m

Impossible d’échapper à la route en travaux, c’est la seule, l’unique pour joindre Tegucigalpa. Hors les travaux, bonne route, excellente quand elle sera terminée. Il est vrai que c’est un  gros  chantier qui doit composer avec les terrains humides de plaine, puis les rochers quand on aborde la montagne. A 1500 m, nous goûtons la fraîcheur. Mais le soleil cogne fort ;  à la sortie du resto  le thermomètre intérieur affichait 53°

Rien d’intéressant sur la route, hormis de jolis panoramas de montagne verte. Apparaissent les premiers caféiers, mais très peu d’élevage ou d’autres cultures.

Nous renonçons à visiter Tegucigalpa et montons vers Comayagua (ville coloniale)

Bivouac: parking gardé d'u Texaco

.

                         Un peu de fraîcheur dans la montagne

Vendredi 17  novembre – Tegucigalpa - Comayagua

Km arrivée

 

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

252215

 

8H 45

33° /23°

17 H

14°19.9747 W/87°35.3629 N/643 m

Impossible d’échapper à la route en travaux, c’est la seule, l’unique pour joindre Tegucigalpa. Hors les travaux, bonne route, excellente quand elle sera terminée. Il est vrai que c’est un  gros  chantier qui doit composer avec les terrains humides de plaine, puis les rochers quand on aborde la montagne. A 1500 m, nous goûtons la fraîcheur. Mais le soleil cogne fort ;  à la sortie du resto  le thermomètre intérieur affichait 53°

Rien d’intéressant sur la route, hormis de jolis panoramas de montagne verte. Apparaissent les premiers caféiers, mais très peu d’élevage ou d’autres cultures.

Nous renonçons à visiter Tegucigalpa et montons vers Comayagua (ville coloniale)

Parking gardé d’u Texaco.

à pied, serein, c'est peut-être la solution

les conseils sur la route :

ne pas laisser de pierre sur la chaussée (pourquoi faire direz-vous ? pour caler les roues bien sûr)

 

vue sur Tegucigalapa

aux abords de la capitale

de la couleur toujours

Samedi 18  novembre –  Comayagua – Siguateque

Encore un  peu de patience sur la route en travaux qui permet de goûter un  paysage quasi  cévenol par moment.

Comayagua, ville coloniale qui vaut plus par ses églises que pour son habitat. Le centre ville a conservé le rythme des ses maisons basses soigneusement colorées à la mode castillane, mais peu s’affichent très caractéristiques. Les belles demeures à patio sont souvent vouées aux musées ou bâtiments administratifs.

Au demeurant agréable petite ville vive et colorée.

Eglises remarquables – je me répète ? – comme toutes les villes espagnoles.

Petits musées ; il faut monter au clocher qui présente une horloge pseudo-datée de 1100, venant de l’Alcazar de Grenade.

Nous dormirons au poste de péage de Siguateque qui offre tout le confort moderne (vrai)

 cathédrale

autel castillan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

hôtel indigène

 

Dimanche 19  novembre –  Lago Yajoa – El Progreso – Tela

La distraction du week-end semble être la campagne électorale et ses rassemblements. Ici aussi o  affiche ses convictions en arborant volontiers le logo de son candidat.

Notre objectif, c’est la côte pacifique. Coup d’œil au joli petit lac Yajoa qui gagne les arbres des rives.

 (il semble qu’il ait beaucoup plu dans la région ces derniers jours).

El Progreso – Tela… pas une seule station service et pourtant une région pas si déserte que çà.

Nous confirmons, il a plus sur Tela. La route.. rue… piste.. pour arriver à l’hôtel Grissy’s en bord de plage nous fait passer dans des trous, des fondrières, des mares….Une voiture s’y est noyée à u  carrefour.

Les plages caraïbes dont on rêve,  l’intervention humaine peut faire des miracles, notamment nettoyer ses ordures ramenées sur le sable. Ce n’est pas le cas ici. Déprimant.

côte caraïbe au naturel

Lundi 20  novembre –  Tela

Visite de Tela, loin d’être une station balnéaire de rêve. Néanmoins, restaurants et hôtels foisonnent , mais où sont les touristes ? – pour les fêtes de fin d’année paraît-il ; peut-être des français, puisque le menu est traduit dans notre belle langue

Pas envie de se baigner, le ciel est de plomb et la plage est jalonnée des tas d’immondices rassemblés en tas.

La jetée a eu son temps de grande activité quand la région exportait les bananes. Il en reste quelques dizaines de mètres pour le bonheur des pêcheurs.

Nuit sur la plage à l’ombre des cocotiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les cargos bananiers ont depuis longtemps disâru

 

un jeune pêcheur y trouve son compte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

enfin une explication : inutile de s'occuper des déchets, ordures.... "la matière ne meurt pas elle se transforme"... laissons faire la anture  !

tout de même un petit air de paradis

 

Mardi 21 novembre – La Ceiba

Jolie route vers l’Est, culture de palmiers à huile, puis d’ananas ; la mesure des champs c’est au km.

Dès que l’on quitte les faubourgs des villes on retrouve un habitat mieux entretenu, souvent de jolies maisons, et peu de détritus. Ouf !

Pas de surprise, La Ceiba est une ville agitée de son petit commerce dispersé, bien du mal à trouver un petit supermarché pour éviter de passer une demi-journée à trouver ce qui nous est nécessaire. Souvent il ne faut pas espérer trouver le sucre dans le même magasin que les pâtes par exemple…..

Les grands « mall » c’est-à-dire centres commerciaux déclinant les marques internationales se développent ; on est comme chez soi ou presque

Incursion dans la belle vallée du rio Cangrejo où nous n’osons pas nous hasarder à camper dans la nature. Serions-nous gagnés par le besoin de sécurité à tout prix prôné ici ? Sommes-nous prudents ou frileux ?

Nous dormirons en bord de mer sur le malecon promenade). Nous sommes bien dans une ville touristique rassemblant beaucoup de laisser pour compte qui nous sollicitent à tout instant. Difficile de trouver une attitude digne, alors que nous ne pouvons pas grand-chose.

Peut-être Robert aurait-il pu donner de sa personne, en répondant à la sollicitation d’une jeune femme !!

élégante et agréable promenade

souvenir de l'activite bananière

la jetée

et ce qui en a disparu

Mercredi 22 novembre – La Ceiba – Esparta – parque Lancellita

Retour vers l’ouest par le chemin des écoliers. Nous quittons la route principale pour aller vers le parc Cuero y Sal par la route nord, vers Esparta. Un petit bout de route, puis la piste (malgré les revendications affichées des habitants) très mauvaise et on est en saison sèche ; en saison des pluies je n’ose imaginer.

Des rivières aux eaux limpides dont jouissent les enfants, traversent  la campagne, doit-on dire jungle, non, forêt secondaire et surtout palmiers à huile qui poussent souvent les pieds dans l’eau.
Les pattes dans l’eau çà ne semble pas gêner les vaches.

Andrès et son fils nous expliquent le cycle du palmier. Première récolte 1 an ½ après la plantation, pendant des années et des années (20, 25 …ans). Tout sert, les grosses grappes épineuses sont traitées par une usine, épépinage, pressage ; la pulpe sert d’aliment pour les animaux, la grappe est broyée pour faire de l’engrais.

Récolte et livraison tous les 15 jours.

On suit le rio, qui déborde largement sur les rives. De l’eau, de l’eau, et de la boue.

Nuit au parc Lancellita ; les nénuphars fleurissent avec bonheur ; les chevaux s’en régalent.

traditionnel

Andres et las palmas

de l'eau, de l'eau

majestueux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un arbre est toujours "squatté" par d'autres végétaux     

 

                 Jeudi 23  novembre  - parque Lancellita – Puerto Cortes

Il a plu cette nuit, les sentiers sont particulièrement détrempés, ce qui donne une juste idée des conditions idéales de développement des arbres qui atteignent des tailles majestueuses. Seule une petite partie se visite, le reste est inaccessible et dangereuse après la saison des pluies ; le jardin d’orchidées est fermé, bien sûr on ne nous l’avait pas signalé.

Parlons de l’aire « camping », on enfonce dans la gadoue et que dire des toilettes réservées aux visiteurs durant la nuit (au centre du visiteur c’est parfait) ; les vêtements signalés traînant dans les toilettes début septembre… y sont toujours. Toutefois une porte fermée à clef indique « toilette propre 3 lempiras)

Bilan, ne vaut pas la peine, même si le parc est  agréable.

Retour sur Puerto Cortez pour la nuit..Bivouac sur le malecon de la plage.

le tunnel de bambous

le temps, le climat font leur oeuvre

 

Vendredi 24  novembre  - fortaleza San Fernando de Omoa – Puerto Cortes

A quelques km, la dernière forteresse construite par les espagnols en 1759, à l’économie, elle n’a que 3 bastions. A l’époque en bord de mer pour protéger le fructueux trafic avec l’Europe, aujourd’hui à 150 m. Après avoir été fort, puis prison aux temps moderne, elle  laisse une impression de sérénité entrourée de verdure. Petit musée explicatif bien fait.

Une exposition temporaire présente de belles poteries de facture actuelle ; on se demande pourquoi les boutiques en bord de route ne vendent que des horreurs aux couleurs criardes.

Retour à Puerto Cortes sur la plage

mer et cocotiers

la pêche se prépare

on aime la couleur

Fortaleza San Fernando de Omoa

 

Samedi 25  novembre  - San Pedro de Sula –

Redescente sur Copan. Et ses sites Mayas. Halte « technique » à San Pedro de Sula pour la lessive. Merci maps.me, comment aurions-nous pu dénicher cette adresse dans un lotissement fermé, bouclé, gardé.

Nous avons le temps de parcourir le centre ville, encombré de mille et un commerces, Ca bouge, ça gesticule, ça circule, à pied,  en vélo, en moto, en triporteur, en voiture, en camion ça transporte tout ce que l’on peut imaginer, çà s’interpelle, çà hurle, çà émet des cris bizarres pour se faire remarquer, çà fait hurler la sono, c’est  bruyant, agité, coloré… vivant. Rien à voir avec nos univers ternes et compassés de vieux pays usés, fermés, ayant perdu leur liberté de vivre dans le carcan règlementé.

Visite du musée de la ville, présentant quantité de superbes poteries aux décors « mayas » (ne sachant les qualifier plus précisément).

Un Texaco nous accueille  sur la route, tranquilles à l’abri bu bruit, derrière le bâtiment. Merci Edwin (le garde).

Conseil du jour : vérifier sans tarder le retour de la lessive. Ce soir nous n’avons plus de housse de matelas.

 

Samedi 26  novembre  - El Puente - Copan

Belle route (je ne parle pas de la chaussés, exécrable, on slalome entre les trous) entre les collines, végétation et habitat tropical, café, café,café… prospérité.

Beaucoup de circulation de pick-up chargés de passagers, de piétons, de motos. C’est jour d’élection présidentielle. Les banières rouge ou bleues s’agitent. Déploiement de l’armée paraît-il pour assurer la régularité.

Le premier site maya d’envergure, c’est El Puente, d’origine tardive semble-t-il. Manque un peu d’explication. La video n’est pas accessible. Maquette, et quelques jolies céramiques. Beau site. Une promenade ombragée amène jusqu’à la place principale ses trois pyramides encore bien dressées.

Au passage des tas de pierre marquent la présence d’autres bâtiments.

Bivouac à Copan, hôtel el Bosque. Très agréable lieu : grande propriété offrant des chambres dans des maisons répartis dans le parc.  Et de plus accueil agréable et mise à disposition de toilette et douche.

champ de canne à sucre en fleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le site maya d'el Puente come si on y était

Regardez bien : les dents sont limées pour y insérer des pierres de jade

Dimanche 27 novembre – Copan

Tranquilles dans le parc de l’hôtel. Petit tour en ville à quelques pas, pour repérer les lieux, courses, internet  un peu défaillant. Les élections sont à la une. Klaxon et cris dans la rue. Que va-t-il se passer ? Le score est serré et si les chiffres publiés enregistrent le changement politique, le président actuel conteste, de plus il semble que la majorité à la chambre des députés soit en faveur du parti encore au pouvoir. Le conseil constitutionnel doit se prononcer jeudi.

Précision : on élit en même temps, le Président, les députés, les maires.

Nous demeurons au Bosque

ambiance électorale

Lundi 28 novembre – Copan

Quel plaisir, il fait frais, il est vrai que nous sommes à 700m. Nous faisons connaissance de Gerson, sculpteur qui fait des reproductions des stèles mayas, et divers artefacts de pierre ou jade. Du savoir faire et de l’enthousiasme.

Visite du musée archéologique et du musée de l’histoire des découvertes, avec intéressante vidéo de reconstitution du site de Copan.

Gerson et l'art maya

les célèbres calendriers mayas

Mardi 29 novembre – Copan

Immersion Maya. Visite du site par chance, temps frais.

Les ruines majestueuses se dressent encore fièrement au milieu de pelouses bien rasées. Dès la grande place on est saisi par l’ampleur des lieux. Les stèles dont on retiendra d’abord l’esthétisme, faute de pouvoir déchiffrer le symbolisme des représentations, en encore moins les hiéroglyphes, ont parfois conservé leur couleurs. Elles nous parlent de l’histoire de la dynastie des 18 rois ayant dominé Copan, aux noms poétiques, tels que le roi Lapin 18, ou coquillage-fumée. Un grand autel nous les présente tous sculptés et nommés sur les parois latérales. On ne peut faire plus explicite pour retracer l’histoire de la dynastie.

A la fin de chaque règne, une nouvelle pyramide était construite sur la précédente. Peu d’innovations architecturales, c’est pyramides et pyramides.

En continuant on arrive au célèbre terrain de « pelotas », c’est-à-dire jeu de balle (de caoutchouc) pratiqué par les nobles. On n’utilisait ni main, ni, pied, ni tête… le jeu consistait à faire passer la pelota dans une cavité située en haut des plans inclinés.

Parfois, la compétition servait à régler des litiges, et…. le vaincu était sacrifié… paraît-il.

Deux tunnels d’origine permettent d’accéder au troisième niveau de la pyramide des jaguars, présentant des  représentations faites pour impressionner.

Mieux que des commentaires peu documentés, quelques images sont bien plus parlantes.
D’autant que souvenez-vous, nous sommes entre 400 à 900 ap. JC, et que en Amérique l’histoire maya se grave dans la pierre.  

Pas troublé par la présence humaine

ni lui 

ni lui

 

le roi 18 lapins vieux

le roi 18 lapin jeune

si vous voulez apprendre à lire c'est le moment (de gauche à droite)

 

un autel impressionnant (lieu de sacrifice sanglant ?)

 

Jeudi 30 novembre – Copan

Visite du musée des statues, absolument somptueux, dans un espace mettant parfaitement en valeur les pièces significatives présentées. De plus les explications nous en apprennent beaucoup, pour peu qu’on ait suffisamment de temps à y consacrer. On y passerait des heures et des heures.

En fin d’après-midi nous retrouvons Nicole, la sœur de Robert, qui arrive pour visiter Copan. Nous avons un tour d’avance !

Mais…. Pourront-ils visiter ?

Nous partageons le repas du groupe, nous serons d’ailleurs gentiment invités, remplaçant deux personnes trop fatiguées pour dîner !

Les élections présidentielles au Honduras échauffent la population. Le président actuel étant reconduit à une très faible majorité le parti adverse conteste. Conséquence, les militants sont dans la rue, manifestant, bloquant la circulation – et l’accès aux ruines -. Une file de 13 km de camions est bloquée venant de la frontière guatémaltèque toute proche. Nous essaierons de passer demain, en espérant que la frontière ne sera pas bloquée aussi.

dernière journée au Honduras

 

 

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