BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

XXVI - 1 - PANAMA - COLON - 11 octobre au 15 octobre 2017

Publié le 12/10/2017, par rampon,

Mercredi 11 octobre – Cartagena de Indias (sans Bipbip)

Première impression qui nous revient, Panama et ses gratte-ciel, sa barrière de modernité en bord de mer. Aujourd’hui, jour férié sur décret gouvernemental pour fêter la victoire (foot, il faut le rappeler). On peut s’interroger sur les valeurs communes de notre monde.

Visite de la vieille ville ; vieille histoire certes, mais il ne reste pas grand-chose des premières installations coloniales vaincues par les incendies successifs et les sièges. Aujourd’hui la vieille ville rénove ses bâtiments d’un ensemble architectural qui va des ruines jésuites, aux quelques églises du 18è qui subsistent, aux bâtisses du 19ème, puis du 20ème,  avant que les élites migrent vers la modernité et abandonnent les lieux.

Intéressant, touristiquement vivant, joli. Ne manquez pas les boutiques de souvenir qui valent pour l’artisanat de qualité parfois présenté.

Sur la place de l’ancien marché au poisson, nous faisons connaissance Martina et Praulio, un couple de Kuna Yala. Praulio nous explique que la communauté amérindienne de la de région de San Blas jouit d’une autonomie de gestion qui lui permet de maintenir vivante leur culture. Ainsi Martina travaille à merveille la mula, une sorte de patchwork aux motifs traditionnels.

Je n’ai pas osé demandé à Praulio pourquoi il était essentiel que les femmes continuent à porter leur costume traditionnel et pas les hommes ! Ca nous aurait amené trop loin.

d'aujourd'hui

et d'hier

on adoptela formule

Ferdinand de Lesseps sur la place de Francia

Robert drague

l'élégance classique de Martina

et son oeuvre de tradition

chez les Jésuites

Jeudi 12 octobre – Panama – Colon (hôtel Meryland)

Rapide et efficace visite à l’assurance. Pour 25 $ nous sommes assurés pour un mois (comment, il vaut mieux ne pas trop s’interroger)

Taxi, gare routière Albrook. Curieusement, il faut acheter une carte (2 $ )qui donne le droit d’entrer dans la gare, et accès à tous les moyens de transports de la capitale. Le paiement se fait dans le car.

Ca bouge, ça s’interpelle, des norias de cars « les diables rouges » sont diablement décorés, d’autres plus discrets et aussi un peu plus modernes et confortables, les prix du même ordre. Nous paierons deux billets 5 $ pour 80 km.

A Colon on est loin, très loin de la capitale ; on traverse des quartiers incroyablement dégradés, misérables, sales, envahis d’immondices, débordant d’égouts….et joyeux.

L’hôtel garde sa belle allure et est en rénovation pour partie. Grandes chambres, bonne literie, climatisation super efficace (glaciale et inréglable). Dommage que nous soyons réveillés à 5 heures du matin par une cataracte tombant du plafond.

Vendredi 13 octobre– Colon (hôtel Meryland)- port Manzanillo

Jour de chance ?

Opération « Bipbip Premier temps des démarches. Nous avons rendez-vous avec Boris pour constituer le dossier, passer à la douane pour obtenir la précieuses autorisation d’importation temporaire. Cet après-midi il nous restera le contrôle douanier et la fumigation. Le container est déjà ouvert et sous surveillance de caméra. Rapide contrôle douanier. Fumigation à l’intérieur du container. Il faut attendre 2 heures pour obtenir l’efficacité requise. Le dollar accélère le processus !!

Déchargement folklorique. Nous suivons le camion sur un terrain boueux. L’opération consiste à faire passer Bibip de son container à un camion à plateau basculant.
Marche arrière prudente, puis Bipbip descend courageusement la pente. Ca y est il a touché le sol panaméen dans les règles et sans problème.
A nous l’aventure.

Qui commence par une visite chez l’opticien ; monture de lunettes cassées. Bien sûr pas de modèle équivalent, et pour une nouvelle paire il faut attendre 5 à 6 jours. Elles sont faites à Panama city.

Les loupes ne font pas l’affaire.

Ce soir ce sera bricolage et essais de collage.

Petit tour au bord du canal ; ce serait tentant de s’y installer pour la nuit mais pas recommandé. Pas le choix ce sera station-service.

débarquement (Bipbip est là !)

transfert

terre.....  panaméenne

Samedi  14 octobre – écluse Miraflores -Panama

Nous quittons l’autoroute pour profiter de la forêt qui nous mène jusqu’aux écluses de Miraflores. Deux séries d’écluses côté Pacifique et cöté Atlantique, transbordent les vaisseaux. En 2016 a été inauguré l’agrandissement du canal, écluses plus longues, plus larges, plus profondes. 304 m de long, 48 m de large.

Nous voilà donc sur le site ouvert aux visiteurs – très cher – et pas vraiment à la hauteur des explications que l’on  attend. Même pas une maquette en action pour visualiser le processus, pas même une bonne vidéo.

Touriste gogo ! et l’on paie 5 fois plus cher que les panaméens, çà passe mal.

Les placards sont vides, et pas un supermarché en vue. La supérette tenue par des chinois (c’est leur spécialité) n’offre vraiment pas le choix ;; qui plus est je ne parle pas mandarin ce qui faciliterait la transaction !

Satisfaction nous trouvons le bivouac idéal en plein Panama, au bord du canal. Près du petit aéroport d’Albrook . On capte même, mal, la wi-fi de l’hôtel proche.

Puente las Americas

bleu, blanc, rouge et la double étoile

l'écluse de Miraflores

 

Dimanche 15 octobre – Panama – Isla Flamenco

Ce matin nous sommes seuls face au canal pour voir passer cargos et paquebots de croisière. La foule s’est éloignée .Les voitures qui débordaient dans toutes les rues sur toutes les pelouses, non n’amenaient pas  à un match de foot. On fêtait les 40 ans de l’accord Etats-Unis / Panama de rétrocession du canal

On ne s’éloignera pas de Panama City, pour satisfaire l’intendance du bord..

Petit tour entre canal et Pacifique jusqu’à la Isla Flamenca, une mince bande de terre consacrée au tourisme : belle route, belle promenade arborée vouée ayx piétons et aux cyclistes. Et bien sûr, restos, bars, et à la pointe la marina et ses yachts de luxe, les voiliers sont rarissimes.

Vous ai-je dit qu’ici les cyclistes sont rois ; sur toutes les routes, « Respetelo »c-à-d respectez les cyclistes. Il faut être kamikase pour s’oser dans la circulation.

Le musée de la biodiversité et ses toits multicolores comme suspendus, retient l’attention. Très, trop cher, même s’il est très intéressant tant pour décrypter en douceur les enjeux de la biodiversité, que pour présenter un historique de l’implantation humaine au Panama où se glissent des informations sur le développement de l’agriculture depuis les temps les plus reculés.

Nous rejoignons notre bivouac

musée de la biodiversité

fac-similé d'un paresseux qui avait bien grandi

diversité

 

Commentaires

Ajouter un commentaire

La carte des lieux visités


Mes albums photos

Liens à voir

Archives

Mes amis

Derniers articles

Recevoir les actus du blog