BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

XXV - 4 - COLOMBIE - CALDAS - 6 au 11 septembre 2017

Publié le 14/09/2017, par rampon,

Samedi 9  septembre – Villeta – Honda - Mariquita

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246 395 km

9 H 

12° brume/26°°

17 H

05°09.26921N/75°02.9158 W / 1661m

Plein ouest pour retrouver la région caféière. Nous dévalons la cordillère orientale vers le rio Magdalena pour remonter vers la cordillère centrale. Péages exorbitants (1 € du km environ) pour une route partiellement en bon état, partiellement en travaux – d’où des temps d’attente qui se comptent en dizaines de mn chaque fois ! – On râlerait sérieusement en France.

Bivouac sur un parking de restaurant faute de mieux, face à un joli décor de montagne verdoyante.

Dimanche 10  septembre – Manizales - Salamina

 

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246 587 km

9 H  45

21° brume/21°

18 H

05°24.4630/ 75°29.2774 W / 1835m

Belle journée routière, fatigante à la conduite : montée, descente et virages, virages, virages….

Nous avons le temps d’admirer tous les aspects de la forêt tropicale qui laisse parfois place à des forêts de pins, et sur le versant est aux cultures de café, sur le versant ouest aux pentes herbeuses hachurées du piétinement des vaches. Un rien fantastique, la montée dans la brume, puis dans les nuages.

Manizales héberge ses 400 000 habitants sur les multiples pentes de ses multiples collines très abruptes. Bipbip hésite souvent avant d’aborder une rue vertigineuse.

Et pas de parking en vue. Donc très courte visite. Nous repérons le « cable » autrement dit le téléphérique. La tour Effel n’en est pas une, elle est en bois : c’est le vestige d’un téléphérique de plus de 70 km qui amenait le café des productions andines jusqu’à Manizales avant de partir par la route vers l’océan. Vous avez compris, Manizales doit sa prospérité au café.

 

Halte resto « al fogon »(au foyer), c’est-à-dire au feu de bois. Nous ne viendrons pas à bout de la parillada (assortiment de viandes) – mais il est de coutume de repartir avec  le « trop plein » !

Le plaisir de la route est bien entamé par la conduite automobile des colombiens…

Salamina un peu avant la nuit, et nous ne trouvons pas le bivouac recommandé, donc, parking.

 

 

 

 

 

 

 

 

fougère arborescente

 

Lundi 11  septembre – Aguadas – Arma – La Pintada

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246 689 km

9 H  45

21° soleil/ 33°

17 H

05°44.4682 n/ 75°36.4900 W /608 m

Hier nous nous sommes laissés abuser par les restaurant apparemment aux normes européennes. Nous avons bu un jus de fruit…. Conséquence (nous passerons le trivial des détails) dysenterie traitée énergiquement avec des moyens français. Nous verrons si les résultats sont concluants ou s’il faut avoir recours à la pharmacopée locale ! Désormais ce sera coca.

Bien difficile de faire passer la luxuriance, les couleurs, l’architecture locale paysanne (si l’on peut dire). La route bien défoncée nous laisse tout le temps de voir les panoramas.

Qui dit maison, dit fleurs – exotiques évidemment - ; toutes les couleurs sont de la fête. Il faut dire que les plantes sont dans leur élément à proximité de leur forêt natale.

Pas de risque de manque d’eau, donc les maisons sont disséminées dans les lieux les plus spectaculaires, les plus inaccessibles, les plus périlleux, à flanc de montagne, sur pilotis dans la pente, blottis entre route et précipice, sur un sommet avec vue imprenable et on a du mal à repérer le chemin d’accès.

Sur toutes les routes cheminent tranquillement des gens, qui viennent de descendre d’un bus pour disparaître dans la forêt, la maison est invisible.

Aguadas, Arma, des villages colorés de tradition coloniale, perchés à flanc de montagne, aux rues vertigineuses.

La route, ou faut-il dire la piste, tant le revêtement manque  - vitesse 20km/h maxi laisse tout le temps d’admirer la nature, et le travail de l’homme pour se l’approprier.

Déjeuner sur la place d’Arma qui se prolonge avec une longue conversation avec les habitants sur le chemin de l’église, ou du farniente de mi-journée.

Bivouac près du stade et de la police. Bel orage une bonne partie de la nuit.

même pas peur !!!

 café,café, café

le paradoxe de la société colombienne

 

Mardi 12  septembre – Medellin

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246 795 km

10 H 15

28° soleil/ 19°

18 H

06°13.7435N/ 75°29.3798 W /2615 m

Nous avons rejoint la grande route lisse et ses norias de camions bien difficiles à doubler sur ces routes sinueuses.

Recherche d’un hôtel à l’approche de Médellin.Prix prohibitif et pas de parking sécurisé.
Nous optons pour un camping recommandé sur les hauteurs de Medellin. Maps.me c’est bien, mais les itinéraires sont pour le moins hasardeux. Ainsi nous connaissons maintenant les ruelles en pente des collines de Medellin. On ne recommande cet itinéraire à personne. Nos tombons finalement sur la bonne route.

Merveille que ce camping, accueil charmant, et vue panoramique superbe.

Mercredi 13 septembre - Medellin

Nous profitons du panorama, de la tranquillité, du cadre, de la wi-fi, de l’agrément et de l’accueil du camping, de la promenade dans le bois.

Jeudi 14 septembre - Medellin

« Expédition » à Medellin, pas moins de deux heures pour le 18 km. D’abord attendre le bus 1/2heure. Prendre les deux tronçons du « cable », puis le métro.

La récompense c’est le cable (téléphérique) qui descend en direct les 400 mètres jusqu’à Medellin. On domine la canopée, on parcourt du regard les quartiers hauts – rues étroites, ruelles, escaliers, vie cachée des toits – on se précipite sur la ville.

Ville bruyante, populeuse, décidément nous ne sommes plus habitués. Nous parcourons le centre, épuisés par tant de bruit et d’activité désordonnée. Les petits commerces sont partout envahissants.

La place de los cisneros étonnante forêt de troncs symboliques de palmiers où se mêlent les bambous, est bien accueillante, dans le bruissement des feuillages dans le vent léger.

L’art dans la rue ; la foule se presse sur la place Botero au milieu des statues monumentales, qui assument pourtant leur présence massive.

La maison de la culture, avec son dôme tel une église, offre un large point de vue sur la ville.

On ne peut pas rater le palais national et ses étages aux voutes romanes, maintenant devenu  un centre commercial aux allures élégantes.

Jorge, un passant très émouvant et très ému, nous montre sa video personnelle du passage du pape dans sa rue ; et il nous renseigne sur l’arrêt du bus que nous cherchons.

C’est assez pour nous. Une heure de bus et nous retrouvons le havre de paix du Bosque.

des bois de Santa Elena au monstre citadin de Medellin par le "cable"

"dégringolade" vers la ville

publicite funéraire dans le métro !

 

 

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