BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

XXIV - 7 - EQUATEUR - PICHINCHA - QUITO - IMBABURA - CACHI - 27 juillet / 10 août 2017

Publié le 3/08/2017, par rampon,

Jeudi 27 juillet – Timbre – Viche – Timbre

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243197

11 H

25° soleil 28°/26°

17 H

00°47.2968 / 79°38.4618- 88 m

 

José travaille pour Ericson mais possède aussi sa propre finca. Il nous invite à la visiter. Belle promenade de découverte le long du rio, pour apprendre à reconnaître quelques arbres emblématiques ; le teck, le balsa… et déguster toutes sortes d’agrumes au goût différent.

Pour José et Erlinda, c’est l’occasion rêvée d’aller jusqu’à Viche pour quelques obligations. Nous nous serrons dans Bipbip.

Ce soit c’est mon tour d’être au fourneau : spagetti à la tomate (sauce mijotée maison). Pour eux de la gastronomie.

La famille vit dans un dénuement qui nous étonnerait.  Eric en couple à 12ans a trois enfants, le petit dernier Alavaro José est avec lui. Erlinda avec qui il vit depuis trois ans a elle aussi 3 enfants dont 2 toujours à la maison. On soupçonne que malgré  l’insouciance affichée ça ne doit pas être simple tous les jours.

Nous pouvons dire que nous sommes entrés au profond de la culture traditionnelle de la région.

Vendredi 28 juillet –  Rosa Zarate (Quininde si vous préférez)

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243282

11 H

25° soleil 28°/26°

19 H

00°20.0483 / 79°28.1963 - 88 m

 

Départ en fin de matinée pour pouvoir faire nos adieux à José parti travailler. La voisine nous approvisionne en noix de coco et citrons doux, l’occasion de parler de son voyage en Espagne. Toujours étonnant de voir que ces familles, on peut dire pauvres, investissent pour voyager vers la famille émigrée.

Préoccupation du jour, le téléphone qui ne veut plus faire son office. Mais surtout ne fait plus fonctionner maps.me correctement, donc plus de GPS. Pour nous diriger dans Quito, problème !

Pas moins de six boutiques spécialisées sollicitées. Enfin un diagnostic : impossible d’obtenir un réseau avec notre téléphone –qui pourtant ne disfonctionne pas – il lui manquerait un code. Nous comprenons que finalement il nous faut investir.

Il fait nuit, et nous dormirons sous la surveillance du poste de police.

Pour traduire l’atmosphère de la journée, poésie dans la finca, champs de cacaoyers sur les pentes et fèves séchant sur la route, et petits métiers en ville.

ce n'est pas du polystirène mais du balsa

 

 

Samedi 29 juillet –  Santo Domingo - Aolag

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243473

10 H 45

30°° soleil / 15°

18 H

00°26.6310 / 78°28.36.1107 -  3151 m

Finie l’atmosphère un peu lassive de la côte, les collines puis la montagne s’imposent. Les grandes  plantations de palmiers appellent les plantas (usines) de fabrication d’huile et maraganie. C’est la saison de la récolte des oranges, pamplemousses, mandarines, citrons, les étals les offrent tou le long de la route. Noix de coco fraîche à volonté et aussi les cocadas , friandises à base de noix de coco et mélasse, un délice –calorique -. Les plantations de cacahuètes de doivent pas être loin, il nous suffit de succomber aux cacahuètes caramélisées.

Les champs serrés d’ananas alimentent le petit commerce (et l’exportation).

Délices des terres tropicales.

 

 

Dimanche 30 juillet –  Quito – Mitad del Mundo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243558

11 H 30

10° soleil /26°

17 H

00°00.5021 / 78°27.3263 - 2448 m

Nous commençons par le Musée National, excentré. Dommage il est fermé jusqu’à quand, personne ne sait.

Le centre historique de Quito un dimanche……..

Si vous vous rappelez le sketch de Raymond Devos, cette voiture qui tournait, tournait autour d’une place, prisonnière des interdictions multiples. Et bien c’est tout à fait cela. Le centre est neutralisé pour permettre aux cyclistes leur promenade dominicale : rues en pente, étroites, cohue piétonne, Bipibip et bien d’autres essaient d’en sortir. Ce serait drôle si ce n’était si énervant.

Sur le GPS, la trace de notre périple, fait une jolie fleur autour du centre.

Parking enfin trouvé,nous pouvons déambuler tranquillement au milieu d’une foule dense de vendeurs de tout ce que l’on peut imaginer, transportant leur fonds de commerce sur le dos, tout en abordant les passants. De même qu’à chaque feu, à chaque ralentissement de circulation, des vendeurs proposent toutes sortes de réconfort comestible. Impossible de penser que l’on puisse en vivire ou même en survivre.

Place de l’Indépendance ou place Grande, le Palais présidentiel. C’est jour de cérémonie, avec relève solennelle de la garde en présence du Président Lenin (en fauteuil roulant) et des représentants de corps constitués, et d’invités. Garde à cheval, lanciers….. musique militaire. La foule se presse pour applaudir.

Exaspérés par cette circulation infernale, nous décidons de nous éloigner vers le point symbolique de la mitad del mundo (le milieu du monde). Symbolique car du fait des rotations, cette ligne imaginaire est variable sur environ 5km. Tout pour le touriste, propre, net, bien aménagé, boutiques….

Nous sommes ici à 25 km du centre et toujours à Quito.

Nuit tranquille sous la protection du poste de police

BON ANNIVERSAIRE LOUIS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 31 juillet –  Quito – Mitad del Mundo

Km arrivée

 

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

00°00.5021 / 78°27.3263 - 2448 m

Courageusement nous affrontons à nouveau la circulation. Pour aller visiter Quito. Commence le périple.Parking enfin trouvé, nous pouvons déambuler tranquillement au milieu d’une foule dense de vendeurs de tout ce que l’on peut imaginer, transportant leur fonds de commerce sur le dos, tout en abordant les passants. De même qu’à chaque feu, à chaque ralentissement de circulation, des vendeurs proposent toutes sortes de réconfort comestible. Impossible de penser que l’on puisse en vivire ou même en survivre.

Place de l’Indépendance ou place Grande, le Palais présidentiel. C’est jour de cérémonie, avec relève solennelle de la garde en présence du Président Lenin (en fauteuil roulant) et des représentants de corps constitués, et d’invités. Garde à cheval, lanciers….. musique militaire. La foule se presse pour applaudir.

Plan en mains, nous visitons la cathérale sur la place centrale.

La Compania, Eglise de la Compagnies des Jésuites,couverte d’or sur toutes les parois dans une débauche de décors et d’angelots. Il en coûte tout de même 5 $, l’or est cher et parle sans doute à Dieu !

Après quoi, tous les musées, palais,… réputés ouverts par notre guide, sont fermés le lundi. Exaspérant d’autant qu’aucune indication n’en informe. Il faut demander.

Nous montons au Panecillo une colline qui arbore une « magnifique » et ridicule statue de la vierge ailée.

De là on voit les pans de montagnes dévorés par la ville, illustration de l‘emprise humaine sur la nature…. Où que se porte le regard, on ne voit que maisons, les toits brique de l’ancienne ville et les tentacules colorés, petites maisons et aussi quartier neuf et grands immeubles. Quito a installé ses quasis 3 millions d’habitants sur presque 30 km le long de la vallée.

Quelques tentatives pour trouver un endroit tranquille pour la nuit avant de retrouver le bivouac de la veille.

Mardi 1er août –  Quito – Mitad del Mundo

Km arrivée

 

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

00°00.5021 / 78°27.3263 - 2448 m

Ciel limpide, à l’horizon les sommets enneigés des volcans Rucu et Guagua Pinchicha, et en avant scène la ville qui s’accroche aux pentes.

 Hier nous nous sommes bien imprégnés de l’atmosphère de la vieille ville, circulation serrée, et même bus à trois corps qui virent avec talent dans les rues étroites. On grimpe beaucoup à Quito comme on peut l’imaginer.

Le musée d’art précolombien de la casa del Alabado est incontournable. Bien expliqué par audio commentaire individuel en espagnol ou anglais, il présente les  pièces les plus raffinées de l’art précolombien , mettant bien en avant la technique parfaitement maitrisée de la céramique et expliquant le lien cosmique de l’homme à la nature que traduisent les objets présentés. Magnifique.

Le musée de la ville de Quito retrace l’histoire de la ville depuis le 15ème siècle, jusqu’à aujourd’hui, présentant notamment des tableaux vivants. Intéressant et didactique. C’est l’histoire d’un développement jaillissant à partir de l’arrivée des espagnols.

Dans le centre historique toute cette histoire se lit dans les multiples implantations monumentales de congrégations religieuses, les églises, les palais.

Pour le palais présidentiel, visite toutes les heures, mais on ne nous avait pas informés hier qu’il fait prendre des billets à l’avance, trop tard pour la visite aujourd’hui. Dommage, nous sommes là depuis ce matin. Difficile d’imaginer une présidence aussi accessible : visite du public, commerces installés au rez-de-chaussée du bâtiment.

La journée commence à être longue, nous arpentons les rues en pente depuis ce matin. Nous quittons Quito et sa circulation pour le Nord.

Multiples tours pour trouver une poste (GPS faux) et un lieu de bivouac, avant de continuer et finalement nous poser pour la nuit sur le parking du péage d’autoroute. 

 

 

 

Mercredi 2 août – Araque – Paquiestencia

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243797

10 H

25° soleil

17 H

00°04 .2502 / 78°06.6240 - 2990 m

Quito s’éparpille sur les montagnes arrondies, les volcans Cayambe et Cotopaxi en toile de fond. On retrouve enfin la nature avec soulagement. Quelques arbres et cactés succèdent à l’herbe rase et rare. Avant Cayambe des serres, des serres, la spécialité locale est la culture de la rose et accessoirement de la fleur. C’est sans doute ce qui fait la prospérité de la petite ville qui semble prospère.

La « mitad del mundo » serait ici ;  vérification au GPS, c’est vrai. Beaucoup moins touristique qu’à Quito et accueil gentil des guides. Des banos flambant neuf et bien décorés pour vérifier l’effet coriolis.

Direction une cascade perdue dans la montagne. Si perdue au bout d’une trace empierrée que nous renonçons.


Bivouac sur une aire sauvage au milieu d’un hameau, près de l’Eglise. Nous allons rassurer les villageois. Question : venez-vous pour investir ? encore une fois.

 

  

 

Jeudi 3 août – Araque – Lago San Pablo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243845

11 H 30

25° soleil

17 H 30

00°12.3412 / 78°12.3848 - 2679 m

 

Nous redescendons sur Cayambe. Petit tour en ville. Parking payant, on se demande bien pourquoi vu les encombrements de la circulation au centre ville. Ouverture du petit musée local à notre intention. Bof, intérêt de niveau scolaire.

Il est temps de faire la vidange.  Impossible de dévisser le bouchon de vidange, il faut agir en force et ressouder. Vite fait bien fait. On repart pour le lac San Pablo.

Maps.me donne de curieux itinéraires qui se soldent par des demi-tour sur sentiers empierrés.

Joli lac tranquille, joli environnement, jolie halte . Vaste aire de jeux, de terrains, et ne place empierrées pour le parking. Fort agréable d’autant que  Marco et sa femme Jessica, gardien et vendeur de « canastas » (paniers) de « totora » sont charmants. Ils dorment sous n abri de totora (leur boutique) fermées par un rideau en plastique. De simples nattes au sol, des couvertures. Ils ne se plaignent pas du froid. Ils doivent regretter leur maison qui est à deux pas.

Des français, voila qui nous repose de parler français. Karine et Julien voyagent avec leur deux petites filles en camping car. Ils sont bientôt au bout du voyage. Retour début octobre.

Vendredi 4 août – Araque – Lago San Pablo

Journée au lac. Lessive les pieds dans l’eau avec les femmes du village. Photocopie de motifs de broderie pour Jessica. Rencontre d’une autre famille française vannoise. Apéro et dîner chez nos amis. Tranquille !

 

Samedi 5 août – otavalo – Lago San Pablo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243852

10 H

25° soleil

17 H

00°04 .2502 / 78°06.6240 - 2990 m

Incontournable (disent les guides) marché d’Otavalo. Nous avons vu des marchés aux bestiaux plus actifs et pittoresques.

Pa ailleurs la ville est un foisonnement de boutiques en plein air, vouées aux touristes. De tout, du meilleur et du pire, peinture, tissage, tressage, bois, et colifichets (chinois) colorés. Marché aux fruits et légumes comme on les connaît. Et on mange à tous les coins de rue, debout, au restaurant…..Apparemment une destination phare (confirmé) pour les tour-operator français. Une véritable invasion. On se fait discret.

Retour à San Pablo pour un cours de broderie à mon amie Jessica, enchantée d’apprendre.

 

Dimanche 6 août – Cascade de Peguche – lac Cuicocha

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243926

9 H 15

17° soleil voilé /20°

17 H

00°17.5663 / 78°20.8884 - 3056 m

Nous nous trouvons à l’Eglise au beau milieu d’un mariage. Un groupe de musiciens accompanera toute la noce par les rues.

Las cascadas de Peguche sont un haut lieu des croyances quechas. Shaman à disposition. Baignade sacrée. C’est la foule des dimanches en famille. Quant à la cascade, le spectacle n’est pas inoubliable.

Le lac Cuicocha à l’entrée de la réserve Cotacachi Cayapas, trop tard (et trop long) pour faire le tour par un sentier escarpé.. Compter 5 heures de marche (et parfois de marches) avec beaucoup de dénivelé. Le genou de Robert ne résisterait pas et le souffle nous manquerait peut-être un peu. Donc promenade de retraités !

Bivouac tout près de l’entrée du parc, sur un « bras » de l’ancienne route

 

 

Lundi 7  août – Catacochi – Ibarra – Lago Yahuarcocha

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243978

10 H

19° soleil voilé /20°

17 H

00°22.6241 / 78°06.1080 -2211 m

 

Catacochi ? ville soignée comme on en connaît peu est la capitale du travail du cuir de belle facture. Robert renouvelle ses chaussures brésiliennes à bout de souffle.

La panaméricaine est une véritable autoroute roulante. Nous sommes très vite à Ibarra, qui frappe elle aussi par son calme et sa propreté, même si derrière les façades  on découvre des quasi ruines transformées en parking.

Bien sûr, lundi les musées sont fermés. On prend le temps de visiter le centre, ses églises, son ancien fort au patio superbe, et un de ses glaciers. La réputation n’est pas usurpée, un délice fruité.

Nuit près du lac Yahuarcocha.

ceci est un parking

Mardi 8  août –Ibarra – Lago Yahuarcocha

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

9 H 30

22° soleil voilé /20°

17 H

00°22.6241 / 78°06.1080 -2211 m

 

Journée culturelle, les  musées. En fait un musée seulement, Atahualpa (sa statue) nous attend, mais le musée est vide.

Le musée du centre culturel, lui est ouvert et présente tout le parcours de peuplement du nord du pays depuis la nuit des temps. Belles présentations de céramiques, bijoux…permettant de s’imprégner de ces cultures ancestrales.

La section art religieux ne manque pas d’intérêt autour de statues polychromes et de peintures du 17ème au 19ème

La section art et artisanat traditionnel explique les sources d’inspiration, animaux, plantes, cosmos…

Superbe

Camping allemand au bord du lac, fréquenté par des voyageurs allemands, de ce fait, communication un peu restreinte

Mais lessive, internet…

art et trradition

un Christ bien en chair !

mixité de la population

Atahualpa le dernier souverain inca (ressemblance non garantie)

les iélectriciens ont encore matière à se perfectionner

la tradition rurale est toujours bien vivante

Mercredi 9  août –– Lago Yahuarcocha

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

22° soleil voilé /20°

 

00°22.6241 / 78°06.1080 -2211 m

 

Nous nous embourgeoisons. Encore une journée au camping. Peut-être l’opportunité de faire container commun entre Colombie et Panama (Cartagena – Colon).
Arrivée de deux suisses français qui desendent d'Alaska. 

Jeudi 10  août –– Tulcan

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

244152

 

25° soleil /17°

17 H

00°49.6025 / 77°42.4795 -2933 m

Dernière étape avant la frontière. Les hauts plateaux se déclinent en collines ; déclivité défiant l’entendement pour la culture, patchwork des champs et prairies. Evocation d’un paysage suisse.

On cultive beaucoup la fleur.

Nous en croyons à peine nos yeux en voyant la pente que descend un tracteur. Beaucoup de paysans travaillant à la main dans les champs.

A ne pas manquer à Tulcan, le cimetière. Un « facteur Cheval » équatorien a commencé il y a plus de 50 ans à tailler les ifs des allées du cimetière. Aujourd’hui se succèdent des ensembles de statues taillées dans les arbres, l’art topiaire à son apogée. Remarquablement artistique dans l’ordonnancement comme dans la taille,  d’une inspiration le plus souvent ethnique.

Nuit à Tulcan près de la prison (après avoir cherché en vain un lieu plus adapté et sécurisé). Près des frontières il convient paraît-il d’être prudent.

 

 

 

Commentaires

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  • voyage voyage

    Publié le 3/08/2017 par pppop
    ravis de vous lire et d'avoir passés un grand moment avec vous via skippe
    bisous
    pppop

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