BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

XXIV - 6 - EQUATEUR - SANTA ELENA - PORTOVIEJO - MANABI - 16 juillet / 26 juillet 2017

Publié le 23/07/2017, par rampon,

Dimanche 16 juillet – Guayaquil – Atahualpa

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242080

 

Soleill 25°

18 H

S 02°08.7704/W79°52.9566–  10 m

 

La chaleur nous surprend à Guayaquil.

Bipbip nous a attendu tranquillement sur le parking de l’aéroport.

Il faudrait refaire l’approvisionnement, mais nous n’avons pas le courage d’affronter la circulation citadine, nous fuyons vite vers la côte.

Nous nous détournons de la 40 pour retrouver le calme campagnard. Stop à Atahualpa, célèbre pour ses meubles artisanaux.

Fin de journée, nous nous arrêtons sur le parking du centre de loisir-piscine-terrain de foot du centre-ville(un peu ambiance western, rue empoussiérée, et maisons basses).
Arrivée de la police, sur appel d’habitants inquiets. Ils veulent nous persuader de partir, nous refusons fermement avec le sourire.

Nous allons discuter avec nos voisins les plus proches, très intrigués. Visite de notre « casita » (ils avaient déjà vu des camping car à la TV mais jamais « en vrai ». Tous les curieux défilent, nous sortons la carte du monde pour situer la France. Seul le petit (par la taille) Pablo 15 ans, joyeux visage lunaire, esprit vif, a des questions plein la tête à propos de la France.

L’inquiétude s’est dissipée !

 

Lundi 17 juillet – Salinas – San Pablo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242308

9 H 45

22° garua (brume)

18 H 15

02°08.4388 S/ 80°46.6396 W – 0 m

 

Le paysage devient dunaire, et apparaissent les pompes des puits de pétrole que nous n’attendions pas. Plusieurs raffineries le traite.

Spécialité bien visible de la région, la pêche artisanale, et …… le tourisme.
Nous confirmons, Salinas est une station touristique. Les immeubles croissent de toutes parts, au bout d’un chemin pierreux ou sableux, au milieu de rien. Difficile d’imaginer tous ces logements pleins de touriste. La saturation doit menacer.

La tradition de la pêche artisanale est bien vivante ; Dans les ports, les petite bateaux bleux entrent sortent se côtoient. Les pélicans trouvent leur bonheur.  Et… l’eau des ports est limpide, pas un détritus ne flotte. Remarquable.

Nous achetons un poisson à un pêcheur pour le préparer cru.

Bivouac à San Pablo sur le malecon. Sur au moins un km les restaurants se succèdent, pourtant ce soir les clients se font rares.

  

  

Mardi 18 juillet – Valdivia -Montanitas - Salango

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242400

10 H 45

22° garua (brume)

18 H 15

01°35.5827 S/ 80°50.6679 W – 14 m

 

La garua sévit (brume lus ou moins épaisse qui peut se dissiper en milieu de journée. Bien différent est Salango avec sa grande et belle plage, ses pêcheurs, son mail débonnaire. 

A Valdivia, un petit musée à l’initiative de la communauté ébauche une approche des cultures locales – dans l’ordre Valdivia – Machalilla – Chorrera – Guangola – Mantena – qui traduit une volonté de valoriser ses racines et sa culture. Courte information sur le travail de la paille pour les panamas, de la tegua (ivoire végétal issue du fruit d’un palmier, de la nacre des spongylus (énormes huitres).Nous nous taillons

Aujourd’hui pas de chance, garua intégrale, ce qui nous permet de parcourir Montanitas dans la gadoue. Agréable promenade surélevée en bord de mer, et pour le reste, les jeunes (attirés par le surf et la fête jour et nuit) piétinent dans la boue. Ce n’est certes pas la saison, mais rien ne semble fait pour améliorer la situation, rues défoncées et maisons, hôtels, à l’aspect peu engageant.  Pas vraiment envie de s’y attarder.

Bien différent est Salango avec sa grande et belle plage, ses pêcheurs, son mail débonnaire. Nous nous taillons un franc succès pendant la préparation du repas. Nos spectateurs s’interrogent sur ce que nous allons manger. Ils ne connaissent ni les artichauts, ni les aubergines. Le choix se limite à la question de savoir si aujourd’hui on va manger poisson + riz + banane ou peut-être crevettes.

Les pélicans font tranquillement le siège du bateau de pêche qui vient d’arriver. Les jeunes viennent jusqu’à manger le poisson dans la main.

 

Mercredi 19 juillet – Agua Blanca – Pueblo Nuevo – Puerto Cayo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242462

10 H 30

22° garua (brume)

17 H

01°20.4491 S/ 80°44.7197 W – 11 m

Garua toujours, créant une atmosphère un peu irréelle.

On monte d’à peine 200 mègtres, suffisamment pour qu’une végétation beaucoup plus tropicale s’installe, la route s’installe sous un tunnel de verdure jusqu’à ce qu’une plante grimpante envahisse toute la végétation, plus un arbre  n’est discernable, telle une marée cette plante prend possession de toutes les collines, créant presque l’impression de la voir avancer. Malaise !

Agua Blanca n’est pas en bord de mer, mais à quelque 5 km, dans le parc national de Machalilla. Une communauté valorise le souvenir et les ruines de la civilisation  Mantena. Visite bien guidée, petit musée bien tenu, charmante balade jusqu’à une piscine d’eau sulfureuse, restaurant, artisanat,

Asado (barbecue) de poisson et crevettes en bord de route. DélicieuX

Nuit sans lune en bord de plae, bercès par les vagues.

    

 

 

Jeudi 20 juillet – Manta - Jaramijo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242569

10 H 30

22° soleil voilé /28°

17 H

00°56.8473 S/ 80°37.8544 W – 11 m

 

Journée sous le signe de la mer, Manta se déclare capitale mondiale du thon. Important port, accès impossible. Restent les petits ports de la côte toujours aussi vivants et colorés et leur grande variété de poissons.

Visite du musée de Manta, pièces de céramiques  de très belle facture. En Amérique, c’est dans cette région que l’on retrouve les premières traces de peuplement depuis le néolithique.
Les tortues fréquentent les plages Jaramijo. Combien de temps faut-il attendre les premières naissances ?

Nuit sur la plage, ce que nous déconseille amicalement la police. Inutile, nous sommes bien surveillés aux abords d’un terrain militaire.

  

 

Vendredi 21 juillet – Montecristi – Crucita – San Jacinto

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242666

10 H 30

22° soleil voilé

H

01°20.4491 S/ 80°44.7197 W – 11 m

 

Petite incursion dans les terres pour visiter le très célèbre village De Montecristi ou l’on fabrique le nom moins célèbre Panama. On ne résiste pas.

On traverse rizière, bananeraies, cultures variées pour rejoindre la côte à Crucita et apprécier sa belle plage ensoleillée.

San Jacinto en bord de mer pour le bivouac nocturne.

Samedi 22 juillet – Canoa - Pedernales

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242833

11 H

25° soleil voilé/ 28°/26°

17 H

00°04.4480 S/ 80°03.4314 W – 8 m

Nous sommes maintenant dans l’hémisphère nord. Pas de changement notable.
Le musée de Bahia de Caraques est fermé pour cause de rénovation. Dommage.
Traversée de toute une zone lagunaire, avant de gagner Canoa. Jolie station balnéaire (c’est rare).
Région à la mode, les copropriétés et hôtel poussent et neutralisent le bord de mer. Tous les loisirs sont offerts, on peut rester dans sa prison de luxe !

Pedernales c’est autre chose, populaire, rues poussiéreuses, pauvreté manifeste. Un peu désolant.

Bivouac en bord de mer.

Les petits métiers du commerce. Il fallait bien les montrer un jour.

 

 

 

 

Dimanche 23 juillet – Canoa - Pedernales

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

16 H

25° soleil 28°/26°

20 H

 

Journée en bord de plage. Internet poussif.

Nous nous décidons à reprendre la route pour changer d’horizon sur une autre plage probablement.
Au hasard des rues, nous rencontrons Mario, heureux de parler à des européens après avoir vécu 7 ans en Europe. Et nous voilà partis faire un tour dans sa finca à une trentaine de km, au sein d’une réserve. Sa femme y passe le week-end pour aider ses parents et y fabriquer son savon naturel, pour l’écouler auprès de sa clientèle américaine. On broie les graines de pinon pour en extraire l’huile, on ajoute de la glycérine et le tour est joué. Mais la recette est-elle aussi simple ? En tout cas nous en  avons un échantillon odorant, et aussi des oranges, maracuja, café maison…

Nous n’avons que des mercis en échange de ces cadeaux.

Nous rentrons pas forcément très rassurés à la nuit. Une originalité d’une voiture… un phare bien éblouissant à l’arrière du véhicule. Ils sont fous !!!!

Nuit dans la maison de Mario en bord de plage. Jolie maison en bambou, propre, nette, vue imprenable.

 

Lundi 24 juillet – Pedernales – estuaire de Muisne

Détour  vers la plage et rencontre d’un jeune couple de français hébergé par une américaine en échange de 3 heures de travaux. Maison en bambou sur 5 niveaux, au top la chambre de la propriétaire avec vue à 360 ° sur le rio, la plage, le village, la canopée. Epatant la maison de Serena qui dit vivre pour sa maison. On la comprend, mais on comprend aussi que c’est un très lourd entretien.

Déjeuner avec l’équipe de jeunes, 2 colombiens (graphistes), un hongrois, recette inventive de poulet au lait de coco, salade de fruits exotiques, café. Sympa.
Nuit de luxe au camping (pour internet) en bord de plage.

Mardi 25 juillet –Momliche

Pour les curieux, nous avons travaillé à mettre le blog à jour.

Achat de gambas sur la plage, de fruits au camion en tournée juste en face. Pacifique, mer, soleil, calme(enfin pas tout à fait la cabanas voisine déchaine sa stéréo à la nuit tombante.. pour des clients inexistants).

A la nuit les pêcheurs arrivent. Incroyable variété de poissons. Une ravissante raie noire tachetée, un globo (poisson épineux), et beaucoup d’autres beaux inconnus ; sans compter langoustes et gambas. Remarquable, les pêcheurs prennent le temps de répondre à nos questions.

 

Mercredi 26 juillet – Esmeraldas – Timbre

Ville à la réputation détestable d’insécurité. Vrai, faux ? quoiqu’il en soit tournée vers le tourisme, la fête (on comprend de quoi il est question), donc risque.

Aucun charme, nous évitons sauf pour essayer de sauver notre téléphone qui ne repère plus aucun réseau.

Sortie de la ville. Nous demandons à un policier où nous pouvons coucher en sécurité. C’est tout simple… chez lui. Direction la finca (ferme). D’une parfaite rusticité en pleine exubérance équatorienne. Tout pousse, cacao, banane, orangers, mandarines, maracuja, arbre à pain, goyave, ananas, mangue et j’en passe dont je ne connais même pas le nom. Sources de jugos et batidos de toutes sortes (jus et pulpe battue avec de l’eau).

Visite de la finca. Et enfin, nous savons ce qu’est un plant de cacahuète (délicieuse fraîche)

Nous n’avons jamais mangé de poulet aussi frais. Ericson (le policier) arrive à la nuit, repère une poule dans les arbres à la lampe torche. Elle est aussitôt, tuée, plumée, découpée, cuisinée en seco, accompagnée de l’inévitable riz et yucca (manioc qui vient d’être arraché)… mais sans banane frite.

Délicieux, et ferme. Fanny est une bonne cuisinière

 

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