BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

XXIV - 3 - EQUATEUR - TUNGURAHUA - COTOPAXI - 28 juin / 5 juillet 2017

Publié le 5/07/2017, par rampon,

Mercredi 28 juin – Machachi – Parque  Cotopaxi

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

2409962

9 H 30

Mat 16° brumeux

16H 

S 00°37.9803/W78°28.9865 –  3837 m

 

BON ANNIVERSAIRE FRANCK

Notre route nous ramènera sur des lieux plus tranquilles vers le Parque Nctional de Cotopaxi.

Nous recommençons à monter vers les hauts plateaux de plus en plus larges, Vaches et chevaux.

Une piste empierrée nous amène jusqu’à l’entrée nord avant le refuge Jose Rivas. Secoués sur la piste empierrée, démontés sur la dernière montée.

Une flore incroyable explose ici jusqu’à 4200 m. Petites fleurs au ras du sol, un peu plus bas buissons variés en fleurs discrètes.

Inutile d’aller jusqu’au refuge, le  volcan Cotopaxi se réfugie dans les nuages épais.

Un couple d’intrépides monte en vélo. En haut de moins courageux descendront en vélo (montés en car).

Redescente vers la laguna Limpiotungo. Et là miracle le Cotopaxi se découvre par moment. Nous l’aurons aperçu.

Détour à l’aire El Rinconada pour passer une nuit tranquille et solitaire. Le jeune couple (17 et 19 ans) du bar nous sert un délicieux chocolat chaud ; c’est le moment de goûter cette spécialité équatorienne de saveur inégalable. C’est leur première journée, nous les encourageons, d’autant que venant de la côte ils devront s’adapter à la rudesse du climat.

 

Jeudi 29 juin – Latacunga – canon rio Toachi - Shalala

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241102

10 H 30

Mat 10° brouillard

17H 30

S 00°52.2948/W78°54.0058 –  3743 m

 

Sortie du parc Cotopaxi direction Ouest, à petit pas. Nous sommes toujours bien dans les Andes à des altitudes andines plus de 300 m rarement moins.

Halte à Latacunga pour les indispensables approvisionnements.

On a presque envie de répertorier les bonnes boulangeries (à notre goût), aujourd’hui du bon pain !

Incroyable paysage andin du canon du rio Toachi. Le Cotopaxi a déposé des mètres d’épaisseur de cendres, il y a quelque 1 800 ans. Le rio Toachi y a dessiné ses méandres dans la cendre blanche compactée. Magnifique sous le rayon de soleil apparu à point nommé.

Dans la montée vers la Laguna de Quilotoa, nous embarquons une jeune passagère pour 7 km de montée qu’elle fait chaque jour à pied si elle ne trouve pas de voiture. Il ne lui reste ensuite qu’une demi-heure de marche pour rentrer chez elle.

Les voitures doivent être rares par ici, les traces de roues se comptent sur la piste.

Dans cette région très agricole, la tradition ne se perd pas, vannage à l’air, transport à dos d’âne….

Nuit de luxe au camping. Une famille allemande en camping car est déjà sur place. Il fait carrément frisquet.

 

 

 

Vendredi 30 juin – Lago Quilotoa – Rio Toachi – El Mana – Nuevo Union

arrivée

départ

 

Météo

arrivée

Point bivouac

241258

11H

 

Mat 15° soleil/ soir 33°

17H

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

Nous nous réveillons sous un soleil tropical et une température incitant à une petite balade jusqu’au mirador pour voir le lac Quilotoa. Ravissant sentier, superbe végétation fleurie, les touffes de lupin bleu servent d’écrin aux autres arbustes et plantes natives.. Très bel aménagement, et à l’arrivée une vue extraordinaire, époustouflante, d’une rare beauté sur le lac turquoise. Le vent fort balaie les couleurs du lac dans un chatoiement merveilleux. Défaut de vocabulaire pour rendre la force de nos impressions.

Une très périlleuse (sans exagération) grimpette de quelques heures permet de surplomber le lac de plus haut ou de descendre au bord. Altitude et méforme nous interdisent l’expérience réservée aux plus jeunes et plus entraînés.

Une des merveilles de la nature des plus excitantes !

Retour sur la grand route, par le chemin rien moins que roulant. Des jeunes femmes descendent les 7 km d’un pas alerte, dans la poussière du vent terrible qui sévit aujourd’hui. Les cendres volcaniques volent et tourbillonnent.

Encore un regard sur ce paysage dantesque de cathédrales de cendres volcaniques.

Et c’est le retour vers la route E 30, on redescend doucement vers la côte. Canon blancs de cendre, cascades, rios, puis grands plateaux vallonnés, aux damiers cultivés, puis végétation tropicale et alignements de marchands de fruits…

Nous sommes passés de presque 4000 m à presque le niveau de la mer.

Si on respire plus librement, on commence à souffrir de la chaleur.

Nuit sur une place de village, avec l’aval de la police, juste en face. Finalement nuit devant la maison de Washington et Micaela (su mama)

 

Samedi 1ER juillet – Nuevo Union

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241282

7 H

Brume 25°

17H

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 

Riche journée de découverte de la culture locale. Nous partons de bon matin  pour la finca de Micaela. Washington est retenu par la réparation de sa voiture (chassis à souder, c’est du sérieux).

Quelques km de piste au milieu des plantations de bananes, petit village perdu, on est au profond de la région.

Nous arrivons à la finca El Enviadata (autrement dit, Micaela dit je fais ce dont j’ai envie). Première opération allumer la fogata (le foyer en plein air sous abri). La bouteille de gaz a été volée et pas remplacée. Dégustation de caballitas (poisson de mer) et platanos = bananes à cuisiner.

Sur ce arrive Yaciennia la fille de Micaela, pour la récolte des bananes de la production familiale.
Petit cours d’agronomie en abrégé :

Pour récolter le régime, on coupe le bananier qui la saison suivante aura produit un autre arbre et un autre régime. La petite banane à manger à la main, c’est la guineo. La grande verte à cuisiner, c’est le platano, d’autres encore s’appellent banana, Et bien d’autres….

On fabrique du vinaigre de banane en les faisant ferméter quelques mois ( de même avec les fèves de cacao)

Le cacaoyer produit de petites fleurs le long des branches, chacune a vocation à devenir une machorca (cabosse) de cacao. Il produit au bout de trois ans, pour environ 25 ans en production intensive, jusqu’à 50 ans en production familiale.

Quand la cabosse devient jaune ou rouge, c’est la récolte. La cabosse est ouverte, les grosses graines sont retirées et séchées  pendant 3 ou 4 joursLe café : les fleurs blanches odorantes donnent naissance à la graine de café, petite graine ronde qui sera séchée, pour donner notre café.

Chonchillo : c’est le fruit d’un palmier qui produit une grappe de petits fruits rouges orangers (qu’ailleur on nous a dit immangeables). Après les avoir fait bouillir on passe au broyeur pour extraire la pulpe. Les graines très dures extraites, on mixe pour obtenir un jus épais et savoureux.

Marajuca (fruit de la passion) : c’est une liane suspendue à des poteaux de bambou, qui va donner ces savoureux fruits.

L’arbre à pain donne un gros fruit de 20 cm qui tombe à maturité. Il contient des sortes de chataîgnes consommées selon les recettes de nos châtaignes.

Orangers, citroniers, mandariniers donnent toute l’année, portant en même temps fleurs et fruits

Ce n’est la saison ni des mangues, ni des avocats, ni des goyaves

Micaela a manié seule la machette toute la journée pour la récolte de bananes ; elles sont ensuite rassemblées par une équipe de collecteurs venus en camion. L’opération de collecte familiale de bananes naturelles se renouvellera tous les quinze jours.

Les fincas (fermes) alentours font de la production pour l’exportation avec ce que çà comporte : traitements par avion, abono (engrais), protection de chaque régime dans un sac en plastique, terrains aménagés de rails suspendus pour le transport jusqu’à la piste.

Nous avons arpenté la finca dur.nt toute la journée, glissant sur les feuilles de bananiers, pataugeant dans la boue – il a pleuvioté toute la matinée -, quelle belle journée ! Micaela qui accuse à peu près mon âge est infatigable lâchée dans sa finca.

Retour en « ville ». C’est la fête au village, avec l’élection de miss gay. Entrée trop chère malgré notre curiosité. Et surtout la chaleur humide ambiante nous pèse.

Nous avions acheté des fruits, on a insisté pour nous en donner. Je fais de la confiture dont la recette étonne ici aussi. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Pourtant ils semblent apprécier.

A nouveau on bénéficie de la gentillesse et de l’accueil sud-américain

 

 

 

   

 

 

     

 

 

 

 

 

                                        

           

          

Dimanche 2 juillet – Nuevo Union

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241291

 

Soleil 27°

 

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 

Ce matin nous allons visiter le jardin exotique d’Alex voisin agronome. Il y cultive plantes et fleurs pour son plaisir. Magnifique bouquet à la clef.

Un cadeau, un gros fruit qui autrefois servait de récipient alimentaire. Assis sur le trottoir avec le voisinage, il est coupé, soigneusement vidé, poli à l’intérieur, rempli d’eau bouillante, exposé au solei, et livré ce soir prêt à l’utilisation.

Nota : la cardamone est un arbre qui fournit les petites graines savoureuses.

Visite de la finca d’amis de la famille Vizuete. Culture et récolte très planifiée de bananes et cacao, avec les explications éclairées de Washington. La propriétaire, amie de Micaela nous accueille très gentiment.

Robert a du mal à résister à l’envie de voir le tournoi de foot local.

Il fait si chaud que nous partons nous baigner à la rivière. Seuls nous aurions hésité ; nous y sommes il faut y aller.

Ce soir fête anniversaire de Michele la petite fille de Micaela, tente dressée, amis, repas, musique, danse et gros gâteau.

 

 

 

 

Lundi 3 juillet – Nuevo Union

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241291

 

Soleil 27°

 

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 

Robert se gratte furieusement, les jambes dévorées par ce qui pourrait être des aoûtas. Diverses recettes de calmant, citron, pisco… résultat meilleur avec désinfectant et calmant de la pharmacopée commerciale. Fernando nous invite à partir visiter la finca de sa tante, en compagnie de Sarita et sa sœur Wiki. Belle maison, beau jardin fleuri, volaille et plantation. La cousine nous guide vers un arbre quasi centenaire au diamètre impressionnant, à l’envergure ombreuse.  Toute une partie de la propriété est une réserve naturele, bel aperçu de la forêt tropicale. La nuit tombant tôt, les voisins et amis discutent assis sur le rebord du trottoir. Je tiens guinguette ouverte au moment de notre dîner, l’un, l’une se mettant à table avec nous, d’autres goutant nos recettes, partageant ma salade de fruits à la saveur spéciale (on se demande pourquoi), et finalement le café (nescafé) à la chaîne.

Soirée endeuillée par la mort d’un jeune au volant de son camion (4 morts dans l’accident), la rançon de leur conduite insensée.

 

Mardi 4 juillet – Nuevo Union

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241291

 

Soleil 27°

 

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 

Nous sommes au cœur de l’activité locale, la récolte de la banane. Sarita nous guide dans la plantation. Aujourd’hui 35 personnes à l’œuvre.

Le bananier est une immense plante gorgée d’eau. Les feuilles de 3 mètres se coupent aisément. Avant d’atteindre le régime, le cueilleur dégage les feuilles, puis coupe la tête du bananier. Le collecteur placé judicieusement reçoit le régime sur l’épaule (pas loin de de 25 kg).

Transport à dos d’homme jusqu’à un rail où le régime est accroché, dégagé de son sac de mûrissage, pour rejoindre le pôle d’expédition. La rapidité de l’acheminement traduit la dextérité et l’entraînement d’une équipe soudée.

A l’arrivée, les régimes sont lavés très soigneusement au jet, débarrassés de leur corole qui évite que les mains de bananes se blessent.

Ils sont ensuite vérifiés, séparés à l’œil en poids d’un kg, passés dans un bain de désinfection rassemblés par 18 mains, étiquetés, mis en cartons, puis en palettes, puis chargés, expédiés vers l’Europe ou l’Amérique du Nord.

Certes les bananiers poussent spontanément, mais pour obtenir une production suivie, on ne peut évidemment se fier à la nature. Donc la plantation (organique ici), réclame beaucoup de travail.  Une quinzaine de personnes travaillent toute l’année sur l’exploitation de deux hectares. On a vu que le bananier est coupé pour la récolte. Une des pousses nouvelles sera sélectionnée pour porter la prochaine récolte, les autres sacrifiées, l’ancienne plante raccourcie à 2 mètres. Elle servira en quelque sorte de réserve d’eau à la nouvelle.

Dans 3 mois, un nouveau régime sera prêt à cueillir.

Ce serait trop simple si le travail s’arrêtait là. Il faut encore dégager les feuilles qui empêchent la lumière de passer, orienter le nouveau plant pour qu’il en profite, en l’étayant avec un bambou, ou le tirant avec des filins.

Quand la fleur se formera, il faudra surveiller la formation du régime à plusieurs reprises afin de limiter le nombre de bananes, l’envelopper d’un sac aéré. Quand les bananes grossissent, il s’agit d’intercaler des feuilles protectrices entre les mains, éliminer les petites bananes non formées, couper la fleur si elle ne se détache pas spontanément.

Et bien sûr, il faut entretenir l’humidité adéquate, donc creuser et entretenir les canaux d’irrigation, le système de pompage…….

Il nous reste à apprendre à grimper sur une échelle de bambou bancale , couper un bananier à 5 mètres de hauteur, porter un régime de 25 kg sur terrain instable…. Et on peut investir dans la production de banane. Sans compter que nous disons banane pour X qualités qui s’utilisent trè différemment.

Déjeuner avec Sarita et Fernando, rejoints par Javier

 

 

Mercredi 5 juillet – Nuevo Union – Pucayacu - Nuevo Union

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241454

9 H 30

Brumeux 27°

 

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 Pour notre plaisir et pour ne pas décevoir Washington et Micalea, nous allons voir les 7 cascades, un joli parcours dans les plantations –inutile de préciser de bananes – exquises cascades et leur trou d’eau.

Très esthétique maison de réception en bambou.

Nous nous détournons ensuite pour visiter des ruines incas de Maqui où bien sûr a séjourné Atahualpa et son frère Huacar. Le lieu est fermé, difficile de deviner son usage, mais le chemin empierré est bien visible, le bain de l’inca encore en service.

Nous devenons prudents après avoir croisé un superbe serpent (mortel paraît-il).

Restaurant sur la place du marché d’un petit village. Excellent tilapia tout frais.

Retour à la nuit.

Et un nouvel accident de la route à Nueva Union. Une petite fille tuée par un camion. Accompagnée de sa maman, elle a traversé la grand route au feu rouge.

Ce qui se dit, la police ne fait rien, oubliant qu’il y va de la responsabilité de chacun.

Il semble qu’ici ce soit un leit-motiv, on attend tout du gouvernement (terme qui inclue tous les niveaux administratifs), à tout propos.

  

 

 

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