BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

XXIV - 2 - EQUATEUR- PASTAZA - NAPO - 24 juin au 27 juin 2017

Publié le 3/07/2017, par rampon,

Samedi 24  juin – Patate – Banos – route des cascades

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

240434

10 H

Mat 25° / soir 23°

17 H 30

S 01° 26.8734/ W78°10.5054- 1285 m

Surprise du matin ; nous sommes au point de départ des lignes de bus, avec un contrôleur qui hurle en continu. Il ne sait pas parler, ses collègues l’appellent « el camelino » qui crie comme un llama.

Sur la foi des chauffeurs, il faut passer à Patate, petit bourg charmant (avec piscine). Vrais mais piscine classique.

Banos est vite atteint. Le tourisme y règne partout. Impressionnante église de pierre volcanique noire dans cette ville éclairée par le soleil équatorial. Nous sommes nettement redescendus et la végétation recommence à devenir plus… exotique.

A Banos, il faut se baigner. Le volcan Tungurahua toujours sous surveillance (dernière sérieuse éruption en 2006) fait la réputation de la région et dispense les bienfaits de ses eaux chaudes.

Nous évitons la piscine de la Merced en centre vlle, envahie de familles et d’enfants. En direction de Puyo, nous optons pour la piscine El Salado, plusieurs bassins à différentes températures jusqu’à 42°. On a une petite réticence à rentrer dans les bains chauds aux eaux brunes.

Clientèle familiale, tranquille.

Il est rare d’apercevoir les fumées du Tungurahua ?.... et il est perdu dans les nuages. On verra demain.

Direction Puyo vers l’ »Oriente » ses pluies (6000mm/an), sa végétation tropicale, ses fleuves.
La route suit le canon du Rio verde puis du Pastaza, alimentés par des cascades rugissantes.
Aurons-nous le courage de traverser par un « tirabata », c’est-à-dire, accroché à un câble ?

 

 

Dimanche 25  juin – Puyo

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

240484

10 H 45

Mat 23° /AM 30/ soir 25° soleil pluie tropicale

18 H

S 01°29.8871/ W78°68.9904 - 977 m

 

Polyculture aux abords, la terre regorge de productions de fruits et légumes.

Le parc ethnobotanique Omaere a été créé de toutes pièces  par deux françaises pour reconstituer le plus naturellement possible un conservatoire des plantes et arbres natifs.

Explications bienvenues à propose des peuples quichoa et shuar (eux ce sont les jivagos). Jorge nous guide en nous expliquant les vertus de maintes plantes, ou leur usage quotidien pour la maison, la nourriture, les armes, les outils…. Inutuile de penser retenir les noms en espagnol, quichoa et shuar. Nous retiendrons cette richesse naturelle et culturelle. Deux orages tropicaux viennent de se succéder, l’air est.. poisseux, on enfonce dans les sentiers gorgés d’eau. Arbres, lianes, plantes souvent interdépendants et mêlent tant qu’il est difficile de prendre des repères.

On se souviendra de la plante utile à la santé des femmes, au verso taché de rouge, des fruits servant aux maquillages rituels, des racines servant de râpe à manioc….

Chris le nouveau maître des lieux, nous  fera passer son savoir en matière de récupération d’eau, lavage toilettes sèches. Ca peut toujours servir, et peut-être devrait-on plus en faire usage !

Resto local : dégustation du poisson local, le tilapia cuit à la braise dans une feuille qui lui donne sa saveur.

Nous n’arrivons à nous décider à goûter aux énAURmes asticots proposés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 26  juin – Tena – Puerto Napo –Puerto Misahualli -  Zancudo

 

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

240650

10 H

Mat 23° /AM 30° soleile

17 H

S 01°05.8552/W7735.3541 - 376 m

Immersion dans la forêt amazonienne, traversée d’une parfait route asphaltée. Encore une idée préconçues à chasser de notre esprit. Quand la route existe, elle est bonne. Quand on en sort, c’est chemin pierreux ou marécageux, sentiers taillés au coupe coupe.

Parfois, on ne sait pas très bien faire la différence entre la forêt et les cultures, On repère bananiers et cacaoyers. Les fèves de cacai sèchent à même la route.

Misahualli réputé pour son tourisme indigène est une petite bourgade tranquille, offrant balades en lancha (pirogue) hors de prix, lodge… Les singes farceurs sont prêts à tout.

En poursuivant, nous repérons l’aéroport. Renseignement pris, pas d’avion de tourisme pour un survol de forêt.

Demeurent les typiques maisons en bois sur pilotis, parfois au toit de « chaume », plus souvent de tôle.

Nuit sur ce qui est peut-être une place entre quelques maisons. Habitants discrets.

 

Mardi 27  juin – Puerto Napo – Tena -  Baesa – Papallacta - Sangolqui

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

240902

9 H 30

Mat 29° soleil /15° nuages

17H 30

S 00°25.9567/W78°33.2109-22779 m

 

Journée tout en contraste. Nuit tropicale torride, soleil étincelant au petit matin. Retour sur Tena puis direction nord en traversant la forêt tropicale et ses villages. On recommence à monter, les cascades en à pic trouent la forêt, creusent les pentes, alimentent torrents et rivières. Vert forêt, bleu du ciel, éclairs des chutes d’eau, et fleurs inconnues.

De l’eau = lessive au soleil les pieds dans le rio.

La forêt fait place aux pâturages, on grimpe toujours ; au-delà de 4000 m, les pentes deviennent plus arides. Nous sommes dans les nuages, l’impression de ne pouvoir sortir de cet  univers cotonneux.

Beaucoup de panneaux, attention aux ours (eh oui !) ; Pas plus d’ours que de puma ailleurs. Nos yeux faiblissent peut-être.

Miracle le soleil réapparaît à la descente.

Ce soir, un éclair, un coup de tonnerre. On attend la suite.

Nuit d’enfer beaucoup trop  près de la E 35 (la panaméricaine, vous vous rappelez)

 

 

 

 

Commentaires

Ajouter un commentaire

La carte des lieux visités


Mes albums photos

Liens à voir

Archives

Mes amis

Derniers articles

Recevoir les actus du blog