BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

XXIII - PEROU 31 mai au 7 juin

Publié le 15/06/2017, par rampon,

Mercredi 31 mai - Jeudi 1er juin 2017 – Lyon – Londres – Miami – Lima – Trujillo

Joli périple un peu fatiguant, émaillé de l’incident du jour, Robert ayant laissé sa sacoche (documents personnels et documents du véhicule) dans le taxi à Trujillo. Heureuse issue grâce à notre « ange gardien » Eduardo, ami sûr et réseau efficace ; Ouf !

Vol Lima Trujillo au soleil et nous plongeons dans le brouillard à Trujillo. Température clémente cependant. Il faudra attendre l’équinoxe pour retrouver hiver et soleil (trop)  à plein temps.

Vendredi 2 juin – Trujillo

Avons pris soin de Bipbip et rechargé les batteries. Xavier lui fait même un petit coup de propre.

La poussière s’est bien déposée à l’intérieur, ménage en perspective.

Invitation à l’heure du thé chez Fernando et Silvia, qui se traduit par un lourd et savoureux repas de porc montagnard. Bernardo et Fatima (fille de nos hôtes) animent la conversation pittoresque, souvenirs de de voyage….

Samedi 3 juin – Trujillo – mine Cascas…..

Au départ, Eduado et Clarita, Bernado et nous, direction visite des mines d’Eduardo. La puissance destructrice des éléments a laissé ses traces. El Nino a sévi et on s’en rappellera longtemps dans la région, glissements de terrains, effondrements, maisons emportés, exploitations agricoles disparues sous les flots, aujourd’hui recouvertes de cailloux charriés puissamment de la sierra, routes et ponts à réhabiliter entièrement.

Pause café… accompagnée de chicharon (nous dirions grillions – morceaux de porc réduits et grillés dans leur graisse) un délice un peu pesant à 10 heures du matin, mais indispensable à Bernardo ! Et quand on a vu l’abattoir-cuisine, on veut bien croire que c’est du porc élevé et traité traditionnellement.

Nous sommes à la mine de Rio Chicama juste à temps pour déjeuner avec les mineurs. Bonne grosse cuisine classique, qui nous oblige à laisser la moitié de la demi-ration demandée.

A 2 300 m dans la sierra, site grandiose à peine touché par l’exploitation, les bâtiments sont dispersés dans la nature où vaches, taureaux, chèvres, ânes circulent en habitués. La communauté villageoise est propriétaire des terrains qu’elle exploite en harmonie avec la mine qui elle exploite le sous-sol (Emplois créés, aide au développement du village).Une usine de traitement est en construction, gage de développement ; tout le site est en cours de modernisaation.

Soirée au clair de lune, whisky à la main, et nuit dans une chambrée d’ingénieur (mais en solo)

 

Dimanche 4 juin – Trujillo – Lucmas – mine de Rio Chicama

Il faut changer de vallée pour rejoindre la deuxième mine un peu plus bas.

Messe à la ravissante église de Lucmas (18ème) sans doute la première de la région, ferveur des chants enlevés et gais des paroissiennes. La mine finance la réfection de ce patrimoine classé.. Pourquoi pas des retombées touristiques.

Cette mine est à la fois plus moderne et plus grande que la précédente ; nous pouvons ainsi voir le processus complet, concassage, lavage, extraction, laboratoire…

Les paysages sont aussi saisissants au retour qu’à l’aller : vallée , méandres, limons et cailloutis ; flancs de montagnes colorés de nuances de vert inconnues avant el Nino, brisures sanglantes des montagnes écroulées, parfois, flots impétueux… Perspectives où l’on ne retient de la main de l’homme que quelques traces de sentiers antiques ; ce furent les chemins parcourus par les ancêtres d’Eduardo venus s’installer dans la région.

 

 

Lundi 5 juin – Trujillo – Morrope

Km  arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

238678

9 h

brume

17 H 30

 

Il faut bien partir, et je mentirais en disant que ce n’est pas difficile de quitter nos amis, d’une amitié récente mais profonde et attentive. Les au-revoir sont émus, mais nous avons l’espoir de recevoir Eduardo et Clarita en France à notre retour.

Chiclayo,  Morrope. Clairement les eaux se sont retirées en laissant leur souillure, leur souvenir destructeur. On repère les toiles de tente blanche qui abritent encore des familles. Le pays n’est pas guéri.

Parking interdit sur la plaza de Armas, autorisation spéciale de la police.

 

Mardi 6 juin – Morrope – Piura – las Lomas

Km  arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

238995

9 h

Soleil

18 H

S 04°39.8432 /W 81°.17573 – 250 m

La plaine s’assèche – pas encore complètement – des massifs serrés de liseron s’épanouissent, la verdure qui a envahi la plaine commence déjà à s’assécher, ailleurs, les paysans labourent allègrement avec leurs chevaux. Nous ne savons pas faire la différence entre l’avant et l’après el Nino. Nul doute que des terres ont disparu, mais des limons se sont peut-être déposés ailleurs.

La région est tout sauf riche. Grande plaine désertique ponctuée de belles dunes dorées. Comment vivre ici ? et pourtant des habitations isolées ponctuent parfois le bord de la route. De quoi peuvent-ils bien vivre ? peut-être quelques chèvres occupées à trouver leur maigre pâture ?

Belle route mais nombreux et coûteux péages. Réfections en cours.

Las Lomas laisse une triste impression d’abandon. Où nous poser ? Une solution à laquelle nous n’avions pas encore eu recours, le parking de la gare routière gardée la nuit.

 

 

 

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