BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

XXI - PEROU - 3 mars / 12 mars 2017

Publié le 12/03/2017, par rampon,

Vendredi 3 mars – Trujillo – Lima – Iquitos

Pas le choix, avion Trujillo / Lima de bon matin, puis une journée à l’aéroport ; manque d’énergie pour affronter une journée à Lima. Nous arrivons dans la nuit à Iquitos.
Joli décor sur thème indien Shipibos à l'hôtel..

 

Samedi 4 mars Iquitos

Les vélos taxi envahissent toutes les rues à coup de klaxon. Repérage et réservation de la croisière à bord du Henry 8. C’est camarote (cabine) ou hamac. Goût de luxe, nous optons pour la cabine pour ne pas avoir à surveiller nos bagages en continu – nous devons prudents… peut-être à l’excès).

Nous voilà maintenant libres jusqu’au départ demain en fin de journée.

Au bord de l’Amazone, jolie promenade, quelques maisons coloniales, pour la plupart en piteux état. Chaleur et humidité ne favorisent pas la conservation.

Curiosité, une maison Eiffel, en fer évidemment, amenée pièce par pièce de France par un entrepreneur ayant fait fortune dans le caoutchouc. Poutres chauffées à blanc, elle s’est révélée inhabitable sous les tropiques.

Réservation avion retour, après coup nous regrettons, pourquoi n’avoir pas choisi un retour par bus jusqu’à Lima (22 heures de trajet prévues) malgré le péril des pistes ? Une expérience ratée.

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

Dimanche 5 mars Iquitos – Amazone

Départ prévu à 17 heures 30, ce qui nous laisse largement le temps de déguster les brochettes de paiche, le poisson amazonien réputé, doté de larges propriétés : on vivra jusqu’à 100 ans, on ne changera pas de sexe (particulièrement recommandé aux enfants par les parents soucieux).

Nous voilà ponctuels et même un peu en avance au quai…. Ce n’est qu’une formule… le quai n’existe pas.

Donc on descend dans la boue jusqu’au bateau, et l’on grimpe sur une simple planche branlante jusqu’au bateau.

Accueil par le chef de cabine qui nous guide aimablement, les photos en diront plus que les commentaires. Nous achèterons donc des hamacs pour dormir à l’air libre, mais nous n’avons pas de souci des bagages.

Il faut dire que le spectacle vaut que nous nous y intéressions.

Montent à bord les passagers en famille souvent chargés de paquets de tous calibres, les vendeurs de tout ce que l’on peut imaginer (hamacs, repas maisons à température ambiante, fruits, babioles, grignotage…). Température caniculaire ; chargement de marchandises, animaux vivants, régimes de bananes, motos taxi neufs fabriqués à Iquitos…..

La « croisière » s’annonce exotique.

 

La vie du bord s’organise ; une sonnette, c’est un repas : 6 H 30 / 12 H / 17 H et un menu riz + 2 bouchées de poulet + banane dure + une variante (spagettis ou pois cassé ou haricots)

Nous croisiéristes de luxe sommes servis, les autres passagers font patiemment la queue avec leur gamelle.

Deux ponts pour accueillir tout ce monde assez grouillant, des hamacs serrés les uns contre les autres, et des amoncellements de bagages de toutes sortes

 

Lundi 6 / jeudi 9 mars – à bord du Henri 8

Le Henri 8 sillonne les méandres l’Amazone puis l’Ucayalli (on ne verra pas la bifurcation), parfois stoppé par des hauts fonds ou d’énormes troncs.

Pas d‘instrument à bord : une roue et un inverseur, pas de sonar, pas de sondeur, pas de gps, pas d’AIS, pas de carte ; seulement un regard attentif sur un fleuve aux allures changeant au gré des pluies et des bancs de boue.

L’eau est brun sombre (la même qui coule du robinet) ; autant dire que nous ignorerons la douche pendant 4 jours ; finalement les lingettes ce n’est pas si mal !

La forêt  omniprésente, dense, intensément verte, pénétrée par les eaux boueuses, abrite les trouées

des villages inondés.

Parfois, des signaux ; le bateau s’approche de la rive pour embarquer passagers, bagages, marchandises. Pas d'appontement, l’opération acrobatique exige talent d’équilibriste et muscles d’acier.

D’autres fois, une longue pirogue accoste en douceur pour débarquer des passagers décidément pas inquiets de la manœuvre.

Chaque fois que nous abordons dans un village, les femmes et les enfants viennent proposer  plats cuisinés, pain, gâteaux, fruits…

Le fleuve, c’est l’unique moyen de communication, la ressource des communautés : la saison des pluies est consacrée à la pêche ; quand les eaux se seront retirées, les limons seront cultivés. 

Les villages sur pilotis inondés nous paraissent bien précaires, les enfants s’amusent dans la boue, les femmes lavent le linge, les hommes pêchent, images sans doute idéalisées  d’une vie difficile.

Seuls les oiseaux se laissent admirer, nous n’apercevrons ni alligator, ni  dauphin rose.

La vie du bord prend son rythme (observation de la forêt, des fleurs, des oiseaux,  embarquement, débarquement folkhloriques, repas sans surprise, échanges avec les passagers, farniente)

Surprenant, chaleur assez supportable, moins de pluie que nous le craignions et pas de moustique.

Pas un moment d’ennui ; comme tous, nous nous habituons à la lenteur, nous fondons dans l’atmosphère amazonienne.

Deux jeunes françaises à bord étudiantes à Lima, et un groupe de 3 français, faisant leur tour du monde. Echanges avec le japonais du bord, souriant, et préparant sa propre cuisine (pourquoi n’y avons-nous pas pensé), passionné de scarabées !

Une vraie ménagerie : les poules vivantes pour la consommation du bord, des cochons, des coqs, un coati domestique, des tortues, un singe pour l’élever et le manger….

 

La « croisière » se termine dans les temps. L’appontage à Pucallpa est aussi désastreux que l’embarquement. De la boue et des détritus dans lesquels il faut grimper pour atteindre le « quai ».

 

Nous sommes crottés mais tout est prévu, en arrivant à l’hôtel, un jet d’eau est judicieusement mis à disposition

 

 

.Vendredi 10 / dimanche12 mars 2017 – Pucallpa

Quelques jours pour pénétrer la vie d’une ville tropicale isolée ; visite du zoo pour approcher les animaux aperçus dans la forêt, journée de navigation dans la laguna Yarani pour voir paresseux, iguane dans les arbres, oiseaux, mais toujours pas d’alligator ou de dauphin.

Le lac est dans son extension maximum avant de descendre d’environ 6 mètres et de s’offrir aux cultures, et de laisser les touristes profiter des lodges, restaurants….

En ville, la rondes motos taxi, de vrais kamikases ne cesse jamais. Comment survivent ces boutiques si nombreuses toujours en recherche de personnel.

Malgré nos remarques sur les détritus de l’embarcadère, la ville est remarquablement propre par rapport à ce que nous connaissons du Pérou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

V

 

Dimanche 12 mars – Pucallpa – Lima – Trujillo

Dure journée de voyage, encore une longue attente à l’aéroport de Lima, sans possibilité de changement.

Arrivée tardive, donc nuit à l’hôtel

 

 

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