BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

V - BRESIL - PARANA - 3 / 9 octobre 2016

Publié le 12/03/2017, par rampon,

BRESIL - PARANA

Lundi 3 octobre   - S Jose de Pinhais / Paranagua

Km  arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

220 062

9 H

17° brume,pluie, brouillard ce soir 19°

16 H 30

27.524585 S / 48.50646 W – alt 13 m

Brume du matin n’arrête pas le pèlerin, pas plus que la pluie, pas plus que le brouillard, pas plus que la circulation autoroutière, pas plus que les chauffeurs de camions aux pratiques folles….

Autant dire que cette journée qui nous amenait à la route Curitiba / Paranagua pour admirer la forêt atlantique est un fiasco, le paysage ne s’est pas révélé.

Nous sommes ce soir à Paranagua, face à l’Ilha Traveres pour passer une nuit tranquille. La pluie s’est arrêtée. Un petit tour en ville, dans le vieux quartier en état d’abandon, et au marché tout proche riche en plantes  et produits de médecine locale.

Le ferry traverse sans cesse,  les piétons « piétonnent »  dans les deux sens sur le viaduc (véhicules interdits), voilà pour l’animation du soir. Il fait  doux, mais la couverture nuageuse n’incite pas au farniente.

Mardi 4  octobre   - Moretes – Parc Guaraquecaba – Parc Graciosa (rercantos Lacerda)

Km  arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

220 206

9 H

19° bruine / nuageux / Brouillard 14°

16 H 30

25.33385 S / 48.90082W – alt 903 m

le temps incite …. à passer le temps. Recherche d’un salon de coiffure pour rafraîchir la coupe. Une grille camoufle habilement  le massacre capillaire en cours !!! Je n’en dirai pas plus. Elles sont trois, jacassent à tue-tête, je ne suis pas sure de faire partie de leurs préoccupations.

Petit tour en ville, le temps s’arrange, sans que le soleil se décide à sortir vraiment. Nous partons ver la réserve environnementale Guaraquecaba, un exemple de la forêt atlantique d’origine – tous les guides vous le diront – Nature luxuriante, envahissante, un arbre abritant des plantes parasites ou saprophytes,  Les surfaces gagnées par brulis ont fait place aux cultures de bananiers. Les cocotiers cherchent la lumière tout la-haut…. , les phiiodendrons s’accrochent aux troncs à des hauteurs pas possibles…. On retrouve des feuillages et fleurs de nos fleuristes. Mais impossible de mettre un nom sur les multiples essences absolument inconnues chez nous.

La piste de terre rouge, est creusée, détrempée, et pourtant les voitures citadines y tracent leur route sans hésitation, question d’habitude.

Avant de passer à Curitiba –capitale de l’Etat de Santa  Catarina, nous passons par le parc de le Serra Graciosa, là clairement vouée au tourisme, route  pavée, glissante, dangereuse, mais en parfait état ; nombreux retancos  (aire de repos) accueillants. Malheureusement en montant le brouillard nous précède. Les vertigineuses gorges  verdoyantes se déroberont  bientôt  à notre vue. Une bonne raison pour nous arrêter tôt, en espérant  une éclaircie demain.

Vous devez penser mais ils ne s’arrêtent jamais pour se promener dans la forêt ; n’y comptez pas, il n’y a pas de chemin, tout est gorgé d’eau. Les rares terrains gagnés sur la forêt l’on été de haute lutte . Donc, on trace la piste, on stoppe pour voir de plus près, on repart.

 

Mercredi 5 octobre   - Parc Graciosa - Curitiba

Km  arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

220 359

9 H 30

12° bruine / nuageux /soleil

16 H 30

25.33385 S / 48.90082W – alt 903 m

Bel endroit pour passer la nuit. Petite brume du matin qui vire à la pluie. Végétation (je vais éviter luxuriante qui est bien le terme le plus adapté) je dirai « démultipliante », un arbre accueillant une plante…..le regard accroche à chaque instant un végétal singulier, au sein d’une forêt paraissant impénétrable. Et pourtant au gré de la ballade à pied, une trace et une odeur de cuisine. La présence humaine se fait discrète.

La redescente est aussi somptueuse. On devine des rivières grondant au fond de canions enfouis sous la végétation.

On est maintenant sur un plateau un peu vallonné, règne de la grande culture.
Apparaît Curitiba et ses gratte-ciel, ses avenues ombragées, son vieux quartier – telle que décrite dans les guides - ses arrêts de bus remarquables.

Joli parc citadin  Bariqui autour d’un lac, des joggeurs, des promeneurs, et une aire idéale pour le pique-nique.

Des visiteurs intéressés, des conversations, en particulier avec Luiz (qui va chercher son épouse Christiane) et nous donne des informations précieuses sur les lieux à voir au Brésil. C’est un grand voyageur campingcariste jusqu’à Ushuia..

Nous ne résistons à la curiosité et entrons dans un magasin Havan ; on ne saurait les ignorer, puisque,tous signalés par une statue de la liberté qui doit bien mesurer  20 m ! : vêtements et tout pour votre « home »

 

 

 

 

 

Jeudi 6 octobre   - Parc Vila Velha – Texeira Soares

Km  arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

220 422

10 H 30

16° nuageux – puis soleil et petites averses

17 H 30

25.32453 S / 50.35999 W – alt 914 m

Camping de nuit devant l’entrée du parc Vila Velha, nous serons les premiers ce matin. Couchés sous une nuit étoilée enfin éclairée par une lune naissante, nous sommes réveillez par un orage bruyant Et torrentiel. Nous descendons au rez-de-chaussée, c’est-à-dire que nous baissons le toit pour dormir en bas, d’où déménagement nocturne.

Ciel encore menaçant ce matin, mais le soleil revient. Après hésitation nous partons visiter le parc, avec notre guide personnel puisque nous sommes les seuls clients ce matin. Très sympathique et didactique,  Il connaît très bien les plantes locales et surtout médicales (c’est la spécialité de sa femme biologiste). Il fait passer agréablement ses connaissances, même si elles tombent dans le puits sans fond de notre ignorance. .Beau parcours dans le labyrinthe des formations de sables rouges agglomérés et façonnés par l’érosion, spectaculaire, véhiculant un fond de paysage magique … trois millions d’années d’histoire de la terre.

Le sentier serpente à travers la forêt subtropicale. L’harmonie en est un peu différente du par de Graciosa, pourtant il me semble reconnaître les mêmes plantes et arbres. Je saurai maintenant reconnaître le sassafra au parfum de son écorce.

Robert aperçoit même un irara (fourrure fournie longue queue touffue, apprécie le miel) Nous vous en dirons plus  à son propos quand nous nous serons renseignés.

Après-midi, deuxième centre d’intérêt du parc, les grands effondrements de 100m de profondeur et autant de large, assez stupéfiants, l’appel du vide est-il sous nos pas ?

La météo est toujours menaçante, nous sommes au printemps ici, avec giboulées, comme chez nous, quelques degrés en plus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 7 octobre   Irati – Prudentopolis – Guarapuava

Km  arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

220 595

9 H

18° soleil

16 h

25. 33698 S / 51.38575 W – alt 1200 m

Belle journée ensoleillée, Belles terres rouges dans la région et les briqueteries se multiplient..  La région devient un peu plus montagneuse. Irati parcourue pour quelques courses, et déjeuner à Prudentopolis, jolie ville active, Ce qu’on y remarque, beaucoup de cheveux, beaucoup de noms à consonance allemande ou polonaise, et une population de type guarani plus nombreuse. D ‘ailleurs nous nous dirigeons vers Guarapuava avant de remonter au nord.

Les villages traversés ont ceci de remarquables qu’ils n’ont pas le caractère d’organisation anarchique (si l’on  peut dire) habituelle.

Assez des lampes solaires qui faiblissent trop vite, nous installons un éclairage sur batterie.

Jolie halte dans la campagne, puisqu’ici on trouve des chemins accessibles.

Samedi 8 octobre   Pitanga – Termars de Purema – Corumbatai do Sul

Km  arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

220 840

10 H

23° /AM 28 ° / soir 23°

17 h 30

24.09680 S /52.11126 W – alt 602 m

 

Quelques fermiers se sont arrêtés hier, pensant que nous étions en panne. Conversation difficile, l’accent local  ne facilitant pas l’échange.

 

Température idéale pour reprendre la route sous le soleil.  Belles régions ouverte, champs et bois, villages avenants. Arrête à Pitanga, petite ville où pullulent les magasins. Nous en profitons pour commencer l’histoire du gaz. Comprendrons ceux qui ont suivi nos précédents blogs. Et miracle…..le premier spécialiste fait le plein. D’ailleurs la bouteille incriminée était encore à moitié pleine (si, c’est possible, nous avons déjà eu un problème avec un détendeur bloqué). Opération gratuite, par courtoisie nous dit-il. Merci, sourire, petit cadeau souvenir français.

On nous a vanté les « termas de jurema », nous pensions y trouver le bonheur des sources chaudes naturelles. L’eau est paraît-il naturellement chaude, mais l’infrastructure monumentale ne correspond vraiment pas à nos envies de nature.

Prochaine arrêt à Corumbatai do Sul, ville bénie par un Christ monumental lui aussi. Nous avons maintenant quitté la montagne, des champs immenses à perte de vue, et les premiers caféiers. La région est aussi productrice de fruits. Ce soir Carlos directeur de coopérative agricole Coaprocor,production de jus de fruits et congélation,. nous accueille pour la nuit. Photos, discussion…. Demande de conseils. Quoi d’intéressant dans la région ? Tout, une réponse qui se répète. 

 

 

 

 

Dimanche 9 octobre   Sao Pedro de Avai / Fenix / Mariava / Astarga / Florestopolis

Km  arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

221 102

9 H

23° /AM 28 ° / soir 23

17 h

22.78955 S / 51.36944 W  - alt 439 m

 

Des champs à perte de vue, maïs et surtout maintenant canne à sucre ont succédé aux prés d’avoine follu poile. Dans les prés, les vaches brahames, presque blanches ou gris perle, osseuses, elles paraissent maigres, errreur d’appréciation.

Les camions de canne à sucre – 3 remorques 30 m de long – nous doublent sans état d’âme. Lae délicieuse odeur de caramel signale les usines de transformation.

Tous les 20 km une ville, avec les rues  tirées au cordeau, bordées de toutes les boutiques imaginables. On ne manque de rien dans la région. Les villes aux allures de village sont en plein essor, des lotissements – malheureusement sans imagination naissent partout.

Autour de Marialva c’est la vigne qui prédomine, la saison ne se prête pas à la dégustation.

Bilan de la journée de route – il faut bien dire qu’aucun site ne retient l’attention -  un éblouissement de couleurs, le rouge sang de la terre jouant avec les dégradés de vert de la canne à tous les stades de développement, avec le doré des champs récoltés, avec le savant quadrillage des champs drainés, les arbres aux silhouettes exotiques sur l’horizon….. Au fil des km, jamais on ne se lasse de cette palette changeante.

Incident, nous sommes arrêtés par la police pour n’avoir pas pris la bonne voie tourner ) gauche à un croisement.. Il faut le savoir. Pour prendre une route à gauche, il faut traverser, prendre une petite voie de contournement, pour revenir sur la route de gauche. Pas de « muta » pour cette fois. Ouf !

Le vallonnement, la dimension des champs, les arbres rares, ne sont pas favorables pour trouver le bivouac idéal ; donc ce soir station service ; elles sont immenses et ombragées.

 

Fazenda = propriété agricole

Muta = amende

 

 

 

 

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