BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

I - EN MER - 24 août /21 septembre 2016

Publié le 12/03/2017, par rampon,

 

Ca y est nous y sommes. Et bientôt installés avec tout notre « bazar » à bord de Grande America

Equipage majoritairement italien – bulgare – roumain – philippins, et service à l’Italienne/

La vie du bord :

- ce matin la table du petit déjeuner était à moitié préparée, pas de jus de fruit

-          le capitaine ne veut pas nous côtoyer pendant son repas, donc à 11 h50 prière de débarrasser les lieux !!!!

-          les  sièges de pont demandés (ils existent) ne sont toujours pas mis à disposition

-          des questions à propos des prestations : vin prévu ou non ?

(ce soir on nous a octroyé un demi de bière pour deux)

- il semble que nous ayons UN interlocuteur le messman !

Nécessité d’éclaircir la situation pour éviter d’envenimer l’atmosphère du bord.

information sur les consignes de sécurité en cas de problème de tous ordres en mer

1er repas : soupe pois cassés pâtes ( !) – tomate mozarella – escalope pannée – raisin (cuisine de cantine)

jeudi 25 août       ANVERS

 

19 h 45 après une journée sur le pont  - il faut bien surveiller le chargement – chauffé à blanc par un soleil de canicule…. pilote à bord, amarres lâchées, remorqueur du port en traction, on décolle du quai.

Un pont se lève, c’est l’entrée dans l’écluse où deux péniches se calent à babord.

Lente progression réglementaire pour arriver à la mer. A 11h 30 nous n’y sommes pas encore ; ce qui nous permet de profiter à plein des senteurs caractéristiques d’un grand port, fumées,  fuel, chimie, odeurs indicibles, demain les embruns remettront à neuf nos sensations olfactives.

Spectacle des fantômes du soleil couchant, puis scintillement de fête du port et de la ville

 

en mer

 

Vendredi 26 août               EN MER

Il a plu, et la brume nous camoufle. Nous sommes bien en mer du Nord !

Soleil revenu.

Observation

Au large de Jersey, quantité de méduses et un poisson blanc (ou dauphin) 

Route au ralenti, pourquoi ?

Samedi 27 août EN MER

Toujours au ralenti, et une info nous faisons escale à Vigo

Et enfin nous avons  transat et sièges de pont ; il suffisait d’ouvrir une porte au pont passerelle !

Attention au soleil, çà chauffe.

Dimanche 28 août             EN MER

C’est la fête, c’est dimanche, jus de fruit au petit déjeuner, et coca à table.

Un évent de baleine au loin, et des bancs de dauphin qui enchantent toujours de leurs ébats

 

 

ESPAGNE

Lundi 29 août      VIGO (Espagne)

Au lever nous sommes à Vigo. Courte escale de chargement de quelques voitures, et nous repartons.

Face à la baie les îles Sieies que nous avons déjà abordées pour y côtoyer multitudes d’oiseaux (réserve naturelle)

en mer

Mardi 30 août     en mer

Une heure décalage à bord, l’information n’étant pas passée, nous sommes en avance au petit déjeuner. Quelle aventure !

Mercredi 31 août               en mer

Une heure décalage à bord, l’information n’étant pas passée, nous sommes en avance au petit déjeuner. Quelle aventure !

Passés au large de Teneriffe

Jeudi 1er septembre          en mer

Encore un décalage d’une heure – en moins –

Evènements du jour : visite des machines pour les plus fins techniciens !

Pour les poètes, l’enchantement des poissons volants, en vols serrés, étincelants oiseaux bleu glacier sur les bleus profonds de l’atlantique.

Vendredi 2 septembre     en mer

La mer ne crête plus, la température s’en ressent, la latitude n’y est pas pour rien bien sûr.

Premiers oiseaux égarés, la terre approche.

Festivités à bord : du vin à table, et des repas corrects aujourd’hui !

Olivier et Maeline quittent le bord demain à Dakar pour la rentrée scolaire de l’un et de l’autre. Talentueux concert….. de Christine et Bukhart très sympathiques et polyglottes.

Maeline au violon, un petit concert plein  de bonne volonté, déjà très au point….

La journée fut lourde et étouffante. Touffeur du soir, visibilité réduite.

SENEGAL

Samedi 3 septembre        Dakar

Des changements perceptibles. Plus de groupes de travailleurs sous le contrôle du grand chef dans son fauteuil, sous son parasol,  à l’entrée de son container personnel. L’équipe des dockers arrive en un groupe spécialisé : gilets de sécurité et casque.

Tous les véhicules d’occasion sont roulants.

Pas de descente à terre possible.

Divine averse ce soir pour rafraîchir l’atmosphère. !

 

Dimanche 4  septembre                 Dakar

Au programme visite de Gorée – français – basques – allemands

On n’évite pas un guide, nous devenons la famille de Babacar.

Dimanche à Gorée, beaucoup de monde sur la plage.

Que dire de Gorée : un lieu symbolique du commerce triangulaire, un bâtiment qui en garde le souvenir, un conservateur du musée qui résume l’histoire en pesant ses mots..

Un visiteur m’assène tout de même « les blancs sont méchants »

Au demeurant l’île est charmante et les rues fleuries –malgré l’eau qui vient de Dakar –

Les boutiquiers, les artistes locaux, les marchands ambulants vous harcèlent bien sûr. Comment  ignorer les discours de marchand, sans ignorer les personnes ? Pour ma part, je suis mal à l’aise. Trop de décalage.

Au retour Burkhart se fait voler son téléphone ; il a compris la manœuvre sans pouvoir y échapper.

Lundi 5  septembre           en mer

 

Levé l’ancre vers 2 heures. A nous l’Atlantique ! Soleil et alternance de ciel nuageux ; jusqu’à 35°, on s’écroule !

 

en mer

 

Mardi 6  septembre          en mer

 

Alternance soleil, nuages, pluies. Il  fait meilleur. Avis partagés sur les nappes suspectes : dégazage chargé d’algues ou seulement algues ?

 

Mercredi 7  septembre    en mer

Il a beaucoup plu depuis hier fin d’après-midi. Depuis le départ de Dakar, longues vagues atlantiques. Ca commence à crêter, vent puissant, qui devrait durer si l’on en croit le ciel.

Journée mémorable dans le cours répétitif des jours en mer. Anniversaire de Martine, à midi Asti spumante, et chants adaptés dans toutes les langues du bord.

Et ce soir, l’équipage en fête pour le passage de l’équateur prévu à 10 H 50 ; tables bien arrimées,  barbecue au pont supérieur, tout l’équipage réuni et commandant souriant et causant. Belle soirée sous ciel d’un noir d’encre .

Jeudi 8  septembre  en mer 

On s’épargnera les détails météo, brumeux le matin avant d’atteindre les 30° et plus qui sèchent tout

vendredi 9 septembre    

samedi 10 septembre

Le temps passe , parlote, scrabble, yams, 10000, mots croisés, réussites, rami ; changer de pont, monter, descendre, chercher l’ombre, l’abri du vent et…… lire …. Ah l’e-book dont on ne se sépare plus.

A l’initiative de Burkhart, tournoi de baby-foot. On n’est pas dernier, mais il faudra s’entraîner

 

dimanche 11 septembre                 en mer

Journée d’observation des albatros, la terre approche. Premiers bateaux de pêche dans le soir. Encore une heure de décalage, le dernier avant les côtes américaines.

Et l’indispensable exercice d’alerte…. Déguisement, embarquement,…. On n’a pas goûté les rations !

BRESIL

                      

Lundi 12 septembre         Vittoria

Bancs de poissons, sans doute, bateaux de pêche et baleines.

Vittoria en fin de matinée. La ville se dissout dans la brume. Superbe baie , qui déploie de part et d’autres ses collines, alternant grands immeubles et favelas colorées, pas de bidonville à l’horizon.

On se prend à penser aux premiers navigateurs enchantés par la douceur des lieux.

Déchargement et enlèvement des voitures neuves. Organisation synchro… on a traversé l’atlantique !

 

Mardi 13 septembre         en mer

Juste après déjeuner, spectacle inoubliable de la sortie de Vittoria, les collines de favelas multicolores, l’arrière plan des collines, les pains de sucre pelés, et les immeubles qui rivalisent avec eux.

Nous rêvons de voile, mais aucune base nautique à l’horizon, pas une voile, pas même de petits bateaux de pêche.

Les dominos des immeubles en bord de mer semblent prêts à basculer.

 

Mercredi 14 septembre Rio de Janiero

La baie de Rio avant le petit déjeuner. Que rêver de mieux ? D’autres auront photograhié le pain de Sucre, le Corcovado et le Christ Rédempteur par temps lumineux. Aujourd’hui, brume ou pollution brouille le paysage. L’aéroport dans la baie, juste là, le trafic portuaire, peut-être une explication…. et bien sûr les tentacules de l’activité urbaine.

Tout de même, nous restons sous la même impression qu’au premier voyage, grandiose

Un spectaculaire bâtiment en arête de poissons accroche le regard…. Les J.O. peut-être.

Nous nous réservons de visiter Rio plus tard, tandis que les autres passagers affrètent un tour

 operateur

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 15 septembre          Santos

La mer est un peu agitée et certains des passagers le ressentent !

Attente du pilote dans la baie. Nous décomptons une quarantaine de bateaux en attente, et un alerte voilier.

De loin, ces collines multicolores se détachant sur les profondeurs marines….. favelas ou amoncellement de containers ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 16 septembre / Samedi 17 septembre    

Malgré un grand ciel bleu, l’air est frais. RAS

Dimanche 18 septembre

Depuis hier soir, froid et brouillard dans l’embouchure du Rio de la Plata. Montevideo à l’horizon, frustrant, nous y serons dans une semaine seulement. Le temps s’étire.

 

ARGENTINE

 

Lundi 19 septembre         Zarate

Le chauffage a été remis en marche. Quelle idée !!!!!! Enfermés dans la cabine surchauffée, sans hublot, …….  aux portes de l’enfer. Désormais l’ingénieur mécanicien s’appellera Belzebuth

Depuis hier, longue, longue remontée du Rio de la Plata chargé de lourds limons. 8° ce matin mais grand soleil sur l’Argentine.

Un grand bras du Rio sur tribord, ou peut- être seulement une anse. De part et d’autre la végétation révèle des installations plus ou moins précaires, pêche, pique-nique, aires de « parillas », habitation permanente, et même restaurant. Des « cadavres » de bateau sont visiblement habités après s’être échoués dans la fange.

Le Rio menace partout, même si arbres et constructions diverses sur pilotis empiètent sur le milieu marécageux.

Pas de grandes installations portuaires à Zarate, un quai pour deux navires, 3 grues sur portique, et de grands parkings pour voiture.

 Mais où vont ces barges chargées de containers ? plus loin encore sans doute sur le Parana.

 

Mardi 20 septembre         ZARATE

Trop de fourmis dans les jambes, nous partons pour Zarate. Taxi, et Zarate comme on pouvait l’imaginer, faubourgs de pauvreté patente, rues défoncées, centre ville –si l’on peut dire- qui ne respire pas l’opulence. Donc direction Tigre, jolie petite ville paraît-il. Encore faut-il trouver un moyen de s’y rendre. Pas de desserte ferroviaire. Donc bus, mais il faut acheter et créditer une carte. Notre guide improvisé nous y aide avec le sourire. Le chauffeur a sans doute fait carrière de pilote de course ! Changement à Escobar (ruta 197) pour embarquer dans le 721. Promenade touristique dans tous les faubourgs avec arrêt  à chaque quadra.

Ce qui expliquera qu’au retour nous affretions un taxi

Tigre c’est la banlieue verte de Buenos Aires, vieille ville qui développe le long de ses canaux activités touristiques, canotage traditionnel…., restaurant.

Pour l’heure c’est ce qui nous tente pour changer de la sempiternelle cuisine de cantine  italiano-rustico du bord. Et après la copieuse parillada, dégustation de glaces artisanales – où nous retrouvons la saveur de la « dulce de leche » (confiture de lait).

Comblés, repus, il nous reste à rentrer avant 22 H. Pas de problème, taxi négocié, parcours connu, aux quelques km près qui séparent Zarate Centre du port.

Nous confirmons : les Argentins sont serviables, mais absolument pas fiables. Retour hilarant. Nous ne savons pas si le chauffeur a réussi à retrouver une route pour renter chez lui avant de tomber en panne d’essence !

Nous confirmons également que les ports argentins sont bien surveillés, productions du passeport, fouilles, sas, prise en charge à bord de véhicule du port.

Au total départ 9 heures, retour 19 heures, pour un resto.

Mercredi 21 septembre  

Un nouveau commandant à bord, l’un parti sans adieu, l’autre arrivé sans se signaler, ce qui concrétise que les passagers sont quantités négligeables à bord. La convivialité n’est pas à l’ordre du jour.

Départ dans la nuit pour Montevido, remontée des eaux sombres du Rio de la Plata.  Nous repérons un navire stoppé, qui semble avoir une assiette un peu penchée, suivi des yeux pour s’assurer qu’il ne coulait pas à vue…..

A un rien de Montevideo, dernière soirée à bord, musique, échanges avant que chacun suive son instinct de voyageur

 

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