BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

XIX - PEROU - 3 février /19 février 2017

Publié le 12/03/2017, par rampon,

Vendredi 3 février – Huantar – San Marcos - Olayan

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

ivouac

236160

 

10 H 30

13 H

9°28.9892 S/77°08.8816W /alt 2816m

La route est aussi belle dans les deux sens. On peut rêver perdus dans la nature, les préoccupations du quotidien demeurent. Arrêt au marché de San Marcos, où nous sommes salués d’un « Bonjour les Français », c’est Gilbert Suisse francophone, avec qui nous faisons le marché, déjeunons au restaurant avant d’accepter son invitation.

Gilbert est enthousiaste, féru du Pérou, de sa culture, de sa nature, de ses treks, de ses pistes plus ou moins cyclables, mais surtout infatigable plus que bricoleur pour restaurer la maison familiale de son épouse péruvienne.

Son domaine, sa maison sont un havre de quiétude où l’on retrouve les rythmes d’antan, un rien écologiques.  la générosité de Gil fait que l’on s’y sent à l’aise ; elle est simple, belle, équilibrée comme lui.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 4 février – Olayan

On est toujours là à discuter en allumant les feux, pour cuire la purée, pour griller les côtelettes, pour chauffer l’eau de la douche à l’infusion d’eucalyptus ; pour s’amuser des jeux de Jasper, a Gringa, respectivement, l’alpaga, le poney, la jument, sans compter, poules, oies, canards.

On ne voit pas la journée passer. Au coin de la cheminée, Gil nous explique son beau projet familial de restauration qui mobilise toute son énergie de jeune retraité. La seule ombre au tableau Maria son épouse espère encore sa retraite en Suisse.

Cette maison est un lieu à vivre merveilleux multipliant des  coins agréables. D’un côté la montagne et ses andins, de l’autre on sait la cordillère blanche toute proche.

Prochain projet :construire une cabane dans les eucalyptus à peut-être 30 m de hauteur pour apercevoir les neiges éternelles. On redevient enfant en rêvant d’y grimper.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 5 février – Huaraz - Carhuaz

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

bivouac

236342

9 H 30

17° / 30°

17 H 30

9°15.1575 S/77°39.0241W /alt 2831m

Vous êtes peut-être surpris que l’on vous livre l’adresse personnelle de Gil, c’est qu’il offre le camping

Si vous aimez être accueilli en ami, c’est la bonne adresse,

Si vous aimez découvrir la région, c’est un livre ouvert

Si vous aimez la rando, la grimpette, le vélo, plonger dans le passé andin, vous saurez tout

Si vous voulez vous reposer et parler français, c’est le moment

Si vous voulez garder un beau souvenir de rencontre,

Venez si vous passez, venez pour le plaisir

Gilbert Perroud

www.casabronce.ch

Vous aurez compris qu’on ne part pas la larme à l’œil, mais avec  émotion.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 6 février – Tunnel  Punta Olimpica - Chacas

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

bivouac

 

 

 

 

 

Un peu de  ne mal pour trouver la belle route annoncée. Normal, elle commence en véritable fondrière en traversée de village. On ne s’explique pas pourquoi.

La route est toute neuve, chaussée impeccable, lacets innombrables, limitation de vitesse 20 km/h. C’est la saison des pluies, nombreux éboulements. Klaxon à chaque virage et grande prudence.

On grimpe allègrement jusqu’au tunnel réputé le plus haut du monde 4753 m, où l’on est accueilli par un immense christ au doigt tendu. Et redescente sur Chacas le Chamonix péruvien, point de départ de trekks.

On côtoie une vallée aux pentes richement cultivées, fruits et légumes, maïs, tout est travaillé à la main. Impressionnant. Nous sommes dans le Pérou traditionnel, avec ses costumes et ses couleurs.

Il faut poser le décor somptueux de la cordillère blanche ; les sommets resplendissent abrupts, glissant leur neve jusqu’à hauteur de nos yeux, mais ils nous faut contourner les monstres blancs…. Nous ne toucherons pas la neige.

Les arbres  poussent jusqu’à 4500m, tortueux, tourmentés par les intempéries ; les vaches grimpent jusqu’au pied du tunnel. Les fleurs s’épanouissent.

Chacas est une très jolie ville autour d’un ravissante place entourée de maisons aux balcons richement sculptées. Belle église, beaux vitraux, rétable doré.

Tout s’explique, la communauté salésienne Don Bosco y créé une école de formation  de sculpture, vitrail, ébénisterie.

Visite guidée des ateliers. De belles œuvres en cours de réalisation pour les US, notamment  une monumentale croix de verre portant un Christ en bois.

Déjeuner dans un restaurant typique, très,très,très rustique

WIFI sur la place, assez pour communiquer pas assez pour les photos du blog.

Bivouac sur place avec  l’aval de la Police.

Nous avons pignon sur rue et offrons le café aux passants  curieux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 7  février –Carhuaz  - Tunnel  Punta Olimpica -

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

bivouac

236505

11 H 

19° brume /AM soleil/orage soir

16 H 30

9°13.3657’S / 77°41.1584’W / alt 2815 m

Dernier essai de wi fi en vain. Marché et départ par la même route, après renseignements,  il ne semble pas raisonnable de monter sur San  Luis puis Yamana…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 8  février – Yungay – Caraz – Canyon del Pato – Hullanco – Chuquicara - Chao

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

bivouac

236706

9 H  30

21° / soir 30°

17 H 30

8°59.1366’ W /78°38.4302’/ alt 32m

Une fois sur deux, l’épicier essaie de nous faire le prix fort. Bouteille d’eau en rayon 3.50 soles que l’on me compte 4. Il n’y croit pas, je repars.

Le marché de Yungay un peu plus loin présente tout l’assortiment coloré de la production locale ; toutes sortes de légumes et de fruits. Mais le beurre est une denrée purement citadine. Nouvelles variantes de pain.

On arrive bientôt au canyon del  Pato où court rageusement le rio Santa. Le fleuve bouillonnant se fraie un chemin entre les roches de toutes natures, de toutes teintes, entre les éboulis monstrueux, les glacis de roches usées par l’érosion, des murs de terre pressée durant des millénaires.

Pas moins de 35 tunnels sur le parcours. Les éboulements rétrécissent la chaussée. On ne se croise pas. Vive le Klaxon.

Parcours très impressionnant le long de l’étroit canyon

Une usine électrique maitrise les flots, des mines exploitent les pentes ; les couleurs variées laissent deviner des roches aux multiple qualités.

Plus loin des artificiers sécurisent la route en provoquant et dégageant des éboulements.

A masse des montagnes nous enserre de manière  pressante, presque oppressante, non pas inquiétante. Nous respirons enfin quand la vallée s’élargit pour laisser place aux cultures.

Le retour vers la plaine côtière n’est guère réjouissante : basuras (ordures) omniprésentes, circulation folle, kalxons…. Et pas un endroit sympa pour se poser. Ce sera sur le parking bien surveille d’un commissariat (avec boules quies).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

         

 

 

 

 

 

    

      

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 9 février -   Trujllo – Huaca del Sol y de la Luna

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

bivouac

236980

9 H

30°

17 H

7°54.7317W / 79°18.5546S/ alt 11 m

Visite du quarter colonial de Trujillo, balcons de bois et rues étroites, Supermarché pour varier un peu l’ordinaire. Et revient à l’ordre du jour la préoccupation « gaz ». Planta  gaz (usine) enfin trouvée, mais trop tard. A voir demain. Visite du site des Huacas del sol y de luna (huaca = sanctuaire)  2me/ 8ème siècle, haut lieu de la culture Moche. Ces deux énormes pyramides sont construites exclusivement en briques de terre crue, l’une est le lieu central de culte et de pouvoir, l’autre de  la vie économique. Economie fondée sur la pêche et l’agriculture. Chaque étage est décoré de hauts reliefs s’inspirant des rites guerriers et de la mer. La majesté des lieux laisse imaginer la puissance rituelle des sacrifices humains.

Pour dormir une petite place, une église, un parking sous les bougainvilliers, des enfants curieux, les habitants sur le pas de la porte, un coin de province en été (avant la télévision)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 10 février -   Trujllo - Huaca Arco Chan chan – Huaca Esmeralda - Huaca Arco Iris - Huaca El Brujo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

bivouac

236980

9 H

30°

17 H

7°54.7317W / 79°18.5546S/ alt 11 m

Le gaz : le préposé très affirmatif hier, ne peut rien faire…Rageant !

Journée culturelle : visite du site archéologique de Chan Chan, haut lieu de la culture pré-inca Chimu 12ème/15ème siècle Puissante culture vouée à la pêche et à l’agriculture s’étendant sur 1000  km de côte.

Le lieu de culte et de pouvoir de Chan Chan déploie une muraille de 20 km;  Pas de pierre,  seulement d’énormes murs de brique crue.

Ils maitrisent l’usage de la matière terre, tant les constructions que les poteries. L’imagerie sculptée sur les murs, et sur les poteries racontent les faits marquants de la culture ; Un art expressif, coloré, magistral. On imagine…

Chez nous on retrouve des traces de culture romaine un peu partout, ici ce sont les Pyramides Moche, Chimu.. qui se révèlent un peu partout en ville.

Nous continuons notre remontée dans l’histoire pré-colombienne en remontant jusqu’à la Huaca El Brujo, là en bord de  Pacifique les pyramides se  confondent avec les  dunes.On est ici 2500 ans plus tôt. Et sur le même schéma de construction. Chaque « dynastie » (c’est une approximation) construit un nouveau palais.

Pourquoi « El Brujo »  c’est-à-dire le Sorcier, simplement parce que  jusqu’à la découverte du site les guérisseurs venaient y célébrer leur rite (issu de la mémoire populaire ?)

Nuit au pied du site bercé par le Pacifique.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 11 février - Chilete

arrivée

départ

Météo

arrivée

Bivouac

237076

10H

31° / Brouillard 17° / 25°

18 H

7°13.2137W / 78°50.4118 S  alt  853m

Villages précaires de pêcheurs en bord de plage. Pêche à l’épervier dans les rouleaux.

Il fait trop chaud pour rester en plaine. Direction  Cajamarca…. Pour ses fromages.

Dans la plaine  irriguée c’est culture intensive de cannes à sucre et de riz.

En s’élevant, la végétation tropicale  foisonne le long d’une route agréable asphaltée. On atteint vite presque 2900 m en même temps que la route   devient piste et se rétrécit, que les virages sont de plus en plus aigus et rapprochés et que les éboulis se multiplient. Nous tractons une coccinelle échouée au milieu d’un gué. La  moyenne ne doit pas excéder les 15km/h.

Ce soir nous sommes dans la vallée où nous avons rejoint une route « civilisée »

Bivouac à Chilete, sous les arbres près de l’hôpital.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 12 février -  San Juan - Cajamarca

Jolie verdoyante traversant des montagnes aux courbes douces, aux vallées profondes. Me long de la vallée agricole du Rio Magdalena. Nous continuons tranquillement jusqu’à ce que au passage d’un  gendarme assis (vu son profil, on peut dire qu’il fait le dos rond), un énorme craquement. Bien sûr pas de garage dans le village. Les jeunes policiers nous sont d’une grande aide. Ils arrêtent tous les véhicules jusqu’à ce que l’un d’eux accepte de nous remorquer jusqu’à Cajamarca. Rude opération ! Nous ne pouvons pas enclencher de vitesse (un cardan est cassé) la route devient étroite en lacets serrés très pentue à la montée et surtout à la descente. Une descente au frein n’a rien de rassurant ; on commence à sentir le roussi. Nous arrivons au garage au bas d’une forte déclivité en roue libre.

On est dimanche, et, ouf !, la porte s’ouvre. Pas de problème nous squattons pour la nuit. Réparation demain. Nous sommes un peu tranquillisés.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 13  février -  Cajamarca

Pas de pièce de rechange évidemment, donc réparation, soudure, tournage, remontage. Pendant ce temps nous partons dans le centre pour trouver une banque et parcourir le centre historique. Cajamarca est certainement, au même titre que Cuzco, la plus jolie ville coloniale que nous ayons

 visitée jusqu’à maintenant. Propre animée, agréable, de jolies places. Les rues adjacentes à la Plaza de Armas (nom générique de la place principale de toute agglomération) sont spécialisées comme partout, l’une ce sont les boutiques de fromage, l’autre les fruits et légumes, les restaurants…

Spécialité régionale le fromage (bons mais tous se ressemblent un peu).

Visite de l’Eglise San Francisco à la façade baroque très travaillée sur une structure classique massive. Ce petit intermède culturel nous a permis de goûter de l’intérieur la circulation en mototaxi, on se demande encore comment on n’est pas broyé. Ce sont des kamikases.

La journée passe rapidement en conversations avec les voisins, les clients, la famille qui habite sur place. 

Tout est remonté, on pourrait repartir, mais on reste pour la nuit. Lili nous fait goûter ses « tamales » et essaie de me convertir !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 14 février – Ventanillas de Otuzco – San Marcos

Petit déjeuner avec Fernando, Lili et les enfants d’une roborative et bonne soupe au poulet. Définitivement, ce n’est pas ce que je préfère à 8 heures du matin !  Moment très sympathique avant le départ. Nous emportons même des pommes de terre de la production familiale des parents de Lili.

Retour sur le centre pour visiter le complexe de Belen, le vieil hôpital colonial avec ses curieuses niches qui abritaient les malades dans une monumentale salle.

Très jolie présentation de poteries de toutes origines péruviennes. Un petit rien et il serait très enrichissant : pièces bien choisies et représentatives.

Pour visiter la célèbre prison d’où fut tiré Atahualpa (le dernier roi inca) avant d’être tué, indispensable de faire preuve d’imagination.

Une fois l’approvisionnement fait en fromages de la région, nous repartons vers les « bains de l’inca », rien d’inca, si les sources sont thermales et la piscine en plein air sans doute agréables, le site ne nous tente pas.

Les ventanillas (petites fenêtres)de Otuzco au bout d’une quinzaine de km de mauvaise piste, sont surprenantes. Dans une paroi rocheuse sont creusées des niches qui pendant environ 2500 ans ont servi de tombes (- 1300 avJC/ + 1200 ap JC). Elles dominent la plaine d’agriculture et d’élevage, sans doute de tous temps.

Compte tenu des infos météo, pas d’incursion vers la forêt, nous redescendons vers la côte par le sud.

Bivouac dominant la vallée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mercredi 15 février – Cochabamba - Huamachuco - Yamabamba

Km  arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

237555

8 H 30

12° / oarge 4°:/17°

16 H 30

07°59.6835 W / 78°31.2847S / 2939 m

 

La route monte au travers de montagne arrondies. La terre, dans toutes les nuances d’ocre, les eucalyptus, les cactus, les cultures, créent une atmosphère « méditerranéenne », On construit toujours des maisons de briques crues d’un beau rouge. On grimpe jusqu’à plus presque 4000 m et on ne remarque toujours pas de cheminée sur le toit des maisons.

D’énormes mines or, argent zinc nous dit-on. D’ailleurs à Huamachuco les acheteurs d’or ont pignon sur rue, c qui laisse supposer également de petites exploitations.

L’orage menace, il fait de plus en plus froid. Comment se chauffe-t-on ici ? Au sommet les sombres nuages noirs éclatent, pluie, un peu de grêle, un peu de neige fondue. Il fait 3°. Vite redescendre pour échapper à la pluie et revenir à une altitude plus confortable.

Un petit village, une petite place bleue. Stop. Immédiatement arive Rocky qui nous « prend en main », nous emmène chez sa voisine pour faire connaissance.


Enfin l’explication chauffage-cuisine. Feu dans un petit foyer en brique à deux étages, au mieux le tuyau sort au ras du toit (donc on ne voit rien de l’extérieur).sinon directement par le toit. La cuisine est un réduit enfumé aux murs et sol bruts, où vivent les cuyes «cochons d’inde » à l’abri de l’appétit des chiens. Le moyen âge ni plus ni moins.

Nous nous retrouvons à 7 personnes dans Bipbip pour manger du riz au lait en l’honneur de l’invité de Rocky dont c’est l’anniversaire. Il a jugé que c’est l’endroit le plus confortable. Je n’aurais pas parié.

Nuit sur la plaza de Armas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 16 février – Huanchuco

Km  arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

237684

15 H 30

14° / oarge:/29°

18 H

04°76.99 W / 79°07.0236 S / 32 m

Ce matin, Rocky, Juan Antonio et Lili nous amènent 0 l’élevage de truites, achat de 3 spécimens (4.8 kg) que l’on va cuisiner au feu de bois. La voisine invitée se charge des papas indispensables (pommes de terre). Nous confirmons l’appétit féroce péruvienne.

Pour la recette, découpage en tronçons, et cuisson à l’étouffé sur lit de tomates, oignons, gingembre, piment.Boisson « gelatina » à base de gélifiant aromatisé servie chaude ! ou infusion froide de feuilles de citronnier.

Nous avons juste le temps de terminer avant la pluie de l’après-midi.

Il est temps de partir, Juan et Lili vers Trujillo, la voisine de l’autre côté de la place, nous vers d’autres horizons. Rocky ne regagnera Trujillo que demain.

Encore un bel orage tropical qui  nous cache et nous gâche le paysage de vallons quasi-suisses – mais à 3000 m –

A la redescente, spécialité de culture d’ananas, cotoyant bananiers, canne à sucre…

Nous évitons Trujillo pour gagner la station balnéaire de Huanchuco, animée de surfeurs, restaurants, hôtels, jetée « brightonienne »

Campings annoncés complets ou inaccessibles ; la plage interdite à partir de 18 h. Bien mieux nous dormirons sur le parvis de l’église dominant la baie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Vendredi 17 février – Huanchaco

Nous offrons le café au padre de l’Eglise venu faire notre connaissance ; il nous invite à venir dormir plus confortablement ce soir à la cure, Bipbip bien à l’abri dans la cour. Il nous présente son assistante qui fera notre lessive (j’ignorais que ce serait à la main)

Restaurant de mer pour tenter notre chance wi-fi, en vain ; baignade dans les rouleaux, en admirant les surfers, et finalement nuit à la cure dont nous serons les gardiens, le Padre étant parti à la mine pour ses obligations professionnelles. Nuit paisible dans un vrai lit.

 

 

 

             

 

 

           

Samedi 18 février – Huanchaco

Aujourd’hui la wi-fi fonctionne à peu-près, nous pouvons skyper et mettre partiellement le blog à jour.

Déjeuner avec Elisa.

Et ce soir, nous sommes tous  invités - le Padre Bernardo et ses neveux Youri et Hugo – à dîner au restaurant italien par Eduardo le grand ami du padre.

Eduardo nous invite ce soir à dormir chez lui. Nous sommes dans un registre tout différent que dans les montagnes. Quartier très préservé, gardé, et maison de rêve autour d’un patio engazonné. Mais toujours la même spontanéité et gentillesse d’accueil généreux

Qui de tous ses hôtes répondront à notre invitation en France ???

BON ANNIVERSAIRE SEBASTIEN , 15 ans, ça compte, nous pensons particulièrement à ce jour important que nous ne partagerons pas.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 19 février – Trujillo – Huacas del Sol – Puerto Morin

Messe de 7 heures à Huanchaco, nous ne pouvons faire moins, suivie d’un riche déjeuner à la cure, avant de se dire à bientôt en France.

Cours d’histoire du Pérou par Eduardo avant de partir en compagnie de Maximiliano et Rosana visiter le clos de la maison de campagne qu’il va faire construire, çà se comptera en centaines de m2.  Les eux chevaux s’affrontent pour la jument, l’âne braie à tue-tête, beau lieu près des Huacas del Sol et de la Luna, air frais, et vue sur la montagne.
Ce seront 3000 m2 d’une résidence de rêve (nous y sommes déjà invités).

Repas dans un restaurant en bord de mer à Puerto Morin.  Eduardo nous raconte que 30 ans auparavant, il atterrissait avec son avion (il traitait les champs) pour venir manger dans ce restaurant de&

 

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