BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

VII - BRESIL - MINAS GERAIS - 14 octobre / 21 novembre 2016

Publié le 12/03/2017, par rampon,

BRESIL – MINAS GERAIS

 

Vendredi 14 octobre 2016 Balatais – Franca – Cassia - Delfinopolis

 

De grosses pluies balaient l’horizon, nous y échappons, temps toujours lourd.

La canne à sucre est bientôt complétée de vastes cultures de caféiers. On atteint 1100 m caféiers et élevages bovins, dominent. Le paysage s’en ressent, les palmiers  s’élèvent dans les champs, les collines se font plus prononcées. La végétation devient plus tropicale,

  

Nous avions quitté Sertaozinho , grande cité industrielle, sans état d’âme ; nous retrouvons des petites cités plus vibrantes, et des villages un peu plus précaires.

Batalais, que rien ne distingue sur la carte, offre une belle église (1956) à l’architecture classique équilibrée et surtout remarquable par son chemin de croix  et ses peintures de Candido Portinari. Nous avions été touches par son art, avant de connaître sa renommée. Nous trouvons un guide pour tout nous expliquer en la personne de l’ancien curé (43 ans de pratique).

Nous sommes à la porte du Parque Nacional da Serra da Canastra, célèbre pour ses chutes d’eau. Office de tourisme fermé, ce n’est pas la saison . De renseignements en renseignements, nous sommes en possession de la carte – ce qui ne donne pas d’indication sur l’état des pistes.

                                                                                                                                                                                    Samedi 15 octobre 2016 - Cassia

Km  arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

 

 

canicule

 

 

Problème mécanique, de l’huile dans le vase d’expansion, en attente de diagnostic probablement sévère. Retour sur Cassia, pour trouver un garage sérieux. Le GPS n’est d’aucune utilité, garages disparus ou sous-équipés.

On nous dirige vers une entreprise de remorquage, qui convoque son « mécano préféré » A priori, joint de culasse à rectifier.

Pour l’heure nous sommes hébergés par l’entreprise de remorquage. Douche et déjeuner offert par le responsable. Ce soir « jantar » sur place avec le patron Frederico, le responsable Nayone et quelques visiteurs qui se succèdent depuis le début de l’après-midi ;dur pour nous moult bières et grillons de porc faits sur place.

La dégustation (modérée) de pastis  a un franc succès ; nous économisons notre unique bouteille pour de futures rencontres.
Bipbip fait l’objet d’un circuit de visite en brésilien approximatif, bien rôdé.

Nous dormirons dans Bipbip, dans le garage, dont on nous laisse les clefs.

Jantar = dîner

Dimanche 16 octobre – Cassia

Nous voilà gardiens du garage, le responsable de garde venant de partir en dépannage. Ecrasés de chaleur, et pourtant sous abri. Les visiteurs continuent à affluer, même les parents du propriétaire pas plus étonnés que çà de nous trouver, seuls, ici.

Lundi 17 octobre – Cassia

On passera sur la température, toujours caniculaire

Tatu nous accompagne chez le garagiste, à la mine impassible. Ce qui n’est pas le cas de son père, qui immédiatement nous prend en main, nous invitant chez lui juste à côté. Nous devons considérer sa maison comme la nôtre ; ce ne sont pas parole en l’air. Invitation à délicieux déjeuner, à utiliser la salle de bain et à dîner. Photosde famille, depuis 3 générations….

Le « pater familias » à l’italienne, chaleureux, retraité mais  un regard sur toute la famille (5 enfants).

Passons aux choses sérieuses, démontage,  ce n’est pas le joint de culasse mais le refroidisseur d’huile, moins grave donc.

Après-midi français avec un professeur de mathématique français installé depuis 50 ans qui vient de fêter ses 90 ans. Il est très heureux de parler français, mais a beaucoup de difficultés. Il doit traduire sa pensée du portugais en Français. Grande notoriété locale, une bibliographie vient de lui être consacrée. Il organise un voyage en France l’année prochaine ou plus tard. Peut-être le verrons nous !

La journée se termine, invitation à dormir a la casa, mais nous nous réfugions dans propre pequena casa (petite maison), sous abri du garage dont on nous laisse la clé bien sûr.

Délicieux = gostoso

Mardi 18 octobre – Cassia

Bipbip a subi une opération à cœur ouvert, diagnostic mais est toujours en souffrance. Pas de pièce sur place, pas plus qu’à Sao Paulo.  Nous avons la chance de pouvoir compter sur l’aide de RR CONCEPT – et des dons linguistiques portugais de Rudy – pour nous envoyer la pièce introuvable.

Parlons de Carlos et Selma qui nous mettent en contact avec tout leur environnement familial et amical, et nous servent de guide pour visiter Cassia.

Carlos et Cocovue sur Cassia

Mercredi 19 octobre – Cassia

La pièce est partie. Nous l’attendons sous la chaleur écrasante (38°), toujours hébergés chez nos nouveaux amis.

Jeudi 20 octobre – Cassia

Divin orage en fin de nuit. Il fait plus frais, on respire.            

Carlos a décidé que Bipbip (et nous) serions beaucoup plus à l’aise dans son garage personnel.

Le garage est nettoyé pour nous faire place, en prenant garde que nous soyons à l’abri du soleil à l’heure de la sieste.

Nous sommes désarmés devant une telle hospitalité. Hier notre séjour s’éternisant, nous avons dit que nous allions à l’hôtel. Inacceptable ! Nous avons voulu participer aux frais. Inacceptable ! Il faut être attentif pour ne pas rater l’heure des courses, et être en première ligne à la caisse.

chez Carlos

Nous essaierons de trouver une attention qui puisse leur faire plaisir

.Vendredi 21 octobre - Cassia

Tranquille journée. Invitation chez la belle-mère de notre garagiste, toute la famille réunie autour des spécialités  de gâteaux locaux (sucrés et salés). Intéressante conversation – nous progressons – sur nos modes de vie respectifs, les sites de la région à découvrir… Nous constatons la disposition des pièces qui favorise la circulation d’air dans les maisons, ce n’est pas inutile. En ce moment il fait très chaud, mais en hiver, la température peut descendre à 7 ou 8°  sans qu’aucun chauffage soit prévu. Tout est pensé pour lutter contre la chaleur qui domine la majorité de l’année.

Samedi 22 octobre – Cassia

Invitation à déjeuner –almozo – chez le beau-frère de notre garagiste. A beaucoup voyagé, parle espagnol et un peu anglais, avons pu parler plus facilement. Repas traditionnel  local, excellent, de la main de notre hôte. Un descriptif s’impose : riz + feijoraes (haricots rouges) + viandes + légumes (souligné, ce qui figure obligatoirement au menu) , enrichi d’un énorme plat de spagettis à la bolognaise, d’abacaxi (ananas ) et confiture de lait au chocolat. Chacun se sert , esprit « barbecue ».

Notre hôte qui connaît la France, aime les chanteurs  français (Piaf…), et de plus chante en français s’accompagnant à la guitare., nous dispense Piaf, salsa, bossa nova…. Avec beaucoup de talent .

Très bel échange, nos rapports se fluidifient, nous apprenons les uns et les autres à simplifier le discours pour le rendre accessible, et çà marche.

Nos hôtes font des projets pour la semaine prochaine, nous leur faisons remarquer que nous avons pour projet de continuer notre route. Rires… Intensité rare des rapports humains spontanés.

Dimanche 23 octobre – Cassia

Départ matinal pour la propriété rurale de notre famille d’accueil, par une large piste rouge. Les quelques km de Cassia nous laissent apprécier la paysage un peu montagneux, boisé ; c’est le domaine de toute la famille de Selma

Une grande partie de la famille est réunie. Carlos, le mari de Carla est au fourneau – dans la famille trois Carlos et une Carla, il faut essayer  de ne pas s’y perdre - et il faut du courage pour cuisiner au bois par cette chaleur.

          LE

                                                               Les trois Carlos

Chaleur aussi de la conversation, du repas partagé, peut-être aussi de la boisson …. Qui dira la saveur d’un poulet de ferme cuit au feu de bois, ou des saucisses, des salades toutes fraîches….La journée passe sous la véranda, l’air plus léger qu’à Cassia. Un petit exercice de pêche dans le petit étang.

Le soir arrive très vite, nous restons pour la  nuit avec Carlos Junior, Cynthia et Olivia.. j’ignore la « marque » du poisson que nous dégustons ce soir, absolument délicieux, après le plaisir de l’avoir pêché.Dans la chambre l’air passe librement sous le toit. Ventilation assurée.Mais attention de ne pas marcher sur l’énorme crapaud à la porte de la salle de bain.

Lundi 24 octobre – Cassia

Un couple  nous invite en passant, et en route pour visiter leur propriété, avec un grand avantage, Carlos – encore un – parle français pour avoir séjourné en France. Grand voyageur ayant travaillé dans de nombreux pays, il maîtrise le français. On arrive devant un château fort bleu ciel, c’est l’entrée, 6 chiens nous accueillent, qui donnent le ton d’une vie tournée vers la nature.

La maison…. Le même château fort dans l’écrin de verdure d’une nature exubérante  Tout a été pensé, construit par les propriétaires. Nous visitons le parc, véritable jardin botanique, nous observons, goûtons, photographions bien sûr. Le clou du jardin, un poirier ardéchois.

                                                               la marmite servait à la nourriture des esclaves

Mardi 25 octobre – Cassia

La tante de Cynthia va me faire une robe conforme à la météo locale. Bien sûr elle m’emmène chez le marchand de tissu, avant que Cynthia m’emmène jusqu’à la banque, avant de me ramener chez Selma. Un réseau d’entraide.
Cet après-midi, invitation chez Maria la couturière pour rencontrer sa famille. Puis avec Rachel et son mari nous visitons les quartiers neufs de la ville, avant de visiter sa très belle maison qui bénéficie d’une jolie vue sur les collines (Ricard est ingénieur civil). Rencontre de la famille, sorbet, dégustation de spécialités locales : gelée d’ananas au café, confiture de noix de coco rapée au café… et retour chez Selma. Il est dejà 21 h.
Journée bien occupée . Le cercle s’élargit.

Il est peut-être temps que je parle de la faune et de la flore qui évolue au fil des km.  Nous avons vu les premiers toucans, les premiers colibris (benjflor), les perroquets criaillent sans harmonie dans les arbres.Les manguiers  et les goyaviers croulent sous les fruits, les ananas sont proposés  par les producteurs ….

L’identification des oiseaux, plantes et arbres inconnus s’avère difficile, tant les nouveautés sont nombreuses.Néanmoins, nous vous proposons quelques photos pour vous familiariser avec notre environnement

(voir articles «  Faune » et « Flore »

  vue de Cassia

Mercredi 26 octobre – Cassia

Courses, cuisine légère ; cet après-midi essayage chez « ma » couturière – qui est également coiffeuse – tous les talents sont mis en œuvre. Bien sûr café et bolos (gâteaux) maison.

Visite à Carla, dont nous ne connaissions pas encore la maison, et la journée est presque passée.

  annonce publicitaire ambulante

Jeudi 27 octobre – Cassia

Visites de courtoisie, café, bolos de queijo.... la robe est livrée. Simple et aérée.  Le tissu acheté à Dakar servira à faire un pantalon léger (pour se protéger des moustiques du soir).

    canari familier

Vendredi 28 octobre – Cassia

Le temps s’étire, La pièce tant attendue est à Sao Paulo où une grève des douanes la retient. Elle a déjà accompli un joli périple France-Allemagne-Etats Unis-Brésil.  Livraison retardée d’aujourd’hui à Lundi après-midi. Restons calmes, nos nouveaux amis nous font remarquer que c’était écrit…pour nous éviter un possible accident ! 

Toujours la même attention de toute la famille et du voisinage.

                                    la basse-cour de Carlos au réveil

Samedi 29 octobre – Cassia

Repas français, avec nos célèbres tomates farcies et même des bananes flambées. Transmission des recettes aux amies toute  la journée.

 oeuvre d'art ? non - fermeture de fenêtre

Dimanche 30 octobre – Cassia

La pièce est dédouanée, annoncée lundi

  le cadre du quotidien 

Lundi 31 octobre - Cassia

Pièce bloquée en attente de paiement de taxes. Trop tard pour intervenir. Mail sans réponse

    la cigale qui chante .... tout l'hiver

Mardi 1er novembre – Cassia

Toujours pas de réponse écrite. Après téléphone, il semble qu’il reste à attendre, règlement à réception ? Nos interlocuteurs sont-ils fiables ?

On s’occupe en cuisine : soufflé de purée (en sachet) ; bœuf à la provençale.

La purée sera dégustée avec du riz, tradition oblige !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la cigale qui chante .... tout l'hiver

Mercredi 2 novembre – Cassia

Inutile d’espérer. C’est férié aujourd’hui ! patience ; dimanche en famille (celle de nos hôtes) à la ferme. Les enfants pêchent, s’ébattent sous le jet d’eau. On déguste les poissons tout frais….. Bucolique, et amical….. Les chevaux sont dans la cour, les vaches approchent du jardin…..

Toutes ses marques de sympathie ne font pas avancer notre problème.

Ce soir, nous savons enfin combien payer à UPS, à qui nous ne savons toujours pas. Bien sur le message arrive hors temps pour avoir un interlocuteur en France. SOS à RRconcept que nous ne saurions trop remercier. Ils se chargent du règlement, puisque UPS Brésil ne répond pas aux messages.

Espérons que l’information de régularisation arrivera dans les temps (nous devons régulariser avant le 7, sinon retour à l’envoyeur !!).

C'est férié aujourd'hui au Brésil, patience.....

   heureux enfants

Jeudi 3 novembre – Cassia

On attend !

     l'art dans la rue

Jeudi 3 novembre – Cassia

On attend ! et on partage la cuisine de Selma. Ci-dessous le quotidien incontournable. Si d'aventure une variante intervenait il faudrait obligatoirement maintenir riz et haricots.

Pas de fromage, pas de fruit, pas de dessert.

On ne se met pas à table, chacun vient se servir quand le repas est prêt, et s'installe où il l'entend.

Possible goûter :" pan frances" et café. Information indispensable à ce propos : le pain français est extrêmement léger et voici la recette du café maison.
Récolter le café de la ferme, torréfier, moudre, Maintenant c'est le rôle de la cuisiniière: faire assez de sirop de sucre pour la quantité de café désiré, passer sur la poudre. Réserver dans une thermos. Plus qu'un café c'est un sirop de café qui se doit d'être disponible à toute heure.

Si on a goûté, le soir on se contentera de pain fromage et mortadelle ou autre, selon son goût, sinon ce sont les restes de midi.

Si vous êtes convié au café l'après midi, vous pourrez déguster des "bolos de queijo" gâteaux au fromage à base manioc un peu collant, et des gâteaux maison (on ne lésine jamais sur la quantité pantégruélique)

Bien sûr ne pas extrapoler, ce n'est pas le régime brésilien, ce n'est que celui typique de la région. Dans toutes les familles que nous avons fréquentées - de tous milieux - on retrouve ces bases de cuisine rurale.

   un rien de légume

les haricots secs         

      l e riz

la viande dans le saindoux        

et quelques crudités            

Vendredi 4 novembre – Cassia

Lever au petit matin pour téléphoner à l’ouverture en France. Bonne nouvelle de RR concept, l’envoi est débloqué après le règlement (en France). Au Brésil pas de nouvelle. Confirmation par mail…. Enfin tranquilles.

Pour se consoler, journée douceur : confiture de rêve papaye, mangue, orange, ananas, maracouja, et  tournée de crèpes pour toute la maisonnée. Spécialité française appréciée.

crêpes et confiture contre gâteau aux carottes de Maria Julia.

Samedi 5 novembre – Cassia

Selma étant partie à Franca voir sa fille et le médecin, je fais office de « maîtresse maison », c’est-à-dire que je fais la cuisine comme chez moi.  2 heures pour faire les courses, pour cause d’invitations de parfaits inconnus en cours de route. Maintenant j’ai l’habitude, j’accepte pour le plaisir de l’échange.

   

Selma en méditation ou pensant au menu du jour ?

Dimanche 6 novembre – Cassia

Belle pluie tropicale ; il n’a jamais fait si froid à cette époque paraît-il.

Le centre ville c'est en bas

D'ailleurs vous ai-je parlé de Cassia ? un peu plus de 100 ans,, nommée Cassia du nom d'une ville italienne (Cascia) C'est dire qu'une grande partie de la population est d'origine italienne, issue de familles nombreuses comme il était d'usage alors. Donc aujourd'hui encore, on rencontre des cousins à tous les coins de rue. La jolie Eglise de Cassia fut consacrée à Santa Rita en 1953 'comme à Cascia Italie.

La ville (20 000 habitants, une partie dans les fermes alentours), se développe à l'horizontal encadrée par les collines gagnées par les maisons. On construit beaucoup ce que j'appelerais des cités ouvrières, maisons identiques soignement alignées. Passées les dernières maisons, c'est la piste rouge. Les maisons, soignées ou moins,  sont conçues pour le climat, circulation d'air, véranda, pas ou peu jardin,  Les rues sont égayées de couleurs variées. Et... les chiens dans les rues, une donnée sud-américaine, comme nous avons pu le constater.

Lundi 7 novembre – Cassia

Le jour de tous les espoirs : arrivera, arrivera pas ? je parle de la pièce de rechange qui est tout de même au Brésil depuis le 25 octobre.

Résumé qui laisse songeur quant à l’efficacité des services au Brésil

-          25 octobre : arrivée au Brésil

-          30 octobre, nous en sommes avertis, il faut payer, quoi, à qui ?

-          1er novembre mail

-          7 novembre : réponse au mail : il faut payer (alors que c‘est payé depuis plusieurs jours)

Heureusement meilleur suivi à partir de France ou le montant des frais de douanes a été réglé, la livraison programmée.

-          7 novembre livraison enfin

Pour la petite histoire, le transit fut émaillé d’un retard dû à une grève des douanes, due 1er novembre férié en France, du 2 novembre férié au Brésil

Conseil : se mettre en contact avec les services français pour débloquer une situation d’inertie.

 

soigneusement emballée jusqu'à mise en place, la voilà ! 

Mardi 8 novembre – Cassia

Du gaz oil dans l’huile du moteur. Rudy est consulté. Il ne reste guère de doute. Opération culasse. Démontage, voyage à Franca (70 km) à l’atelier de rectification, puis à l’atelier de démontage des  injecteurs. Ce sera fait demain. Le joint de culasse sera fabriqué selon modèle existant. Il restera à remonter le puzzle plus quelques « opérations annexes » qui m’échappent complètement, on en reparlera.

Pour l’heure les pièces sont réparties au hasard du garage, ce qui me laisse quelque inquiétude, bien que notre « mecanico » soit compétent.

Démontage, voyage à Franca (70 km) à l’atelier de rectification, puis à l’atelier de démontage des  injecteurs. Ce sera fait demain. Le joint de culasse sera fabriqué selon modèle existant. Il restera à remonter le puzzle plus quelques « opérations annexes » qui m’échappent complètement, on en reparlera.

Pour l’heure les pièces sont réparties au hasard du garage, ce qui me laisse quelque inquiétude, bien que notre « mecànico » soit compétent.

Selma voulait absolument que nous restions pour fêter son anniversaire jeudi, on n’a plus besoin de réfléchir, on y sera !

le dilettantisme brésiien au quotidien (épicerie - café - billard) mais maplitude horaire 5 h / 22 h

Mercredi 9 novembre – Cassia

Rubrique mécanique :  culasse rectifiée – pour le joint, soit on le trouve neuf (hypothétique, soit il sera fabriqué sur place. La culasse est prête en fin de journée.

 un client du garage (peut-être pour une future cellule de gloge-trotter ?)

Jeudi 10  novembre – Cassia

Bon anniversaire Selma

.     Selma se laissera-t-elle tentée par la cachaca ?

les petits pains de Selma pour un "magdo" maison "muito gostoso" (très savureux)

Vendredi 11 novembre – Cassia

Pris livraison à Franca de la culasse rectifiée très proprement. Tour de  Franca, l’hôpital, la maison de Graziella, la sœur Luiza de Carlos. Courses au supermarché, où on trouve de la crème et du gruyère, objectif atteint : gratin dauphinois au prochain menu

Le joint de culasse sera donc rectifié lui aussi.

Franca la grande ville (600 000 h) et ses immeubles

Samedi 12 novembre – Cassia

Menu français .L  joint de culasse impeccable apparemment est « livré »  par Graziella. Vous vous y perdez ? Graziella est la fille de nos hôtes qui habite Franca. Le remontage avance, mais la mécanique connaît aussi des jours fériés. Donc à Lundi

les filles de la famille : Graziella (infirmière) Carla (infirmière) - et Matéus -  Cynthia (instit)

Pedro et Yara (petits enfans)     

Où il est question de recettes françaises quand une mauvaise nouvelle  tombe ; un des neveux de la famille, le compagnon d’enfance de tous les enfants vient d’avoir un grave accident de la circulation .Au vu des photos on imagine le pire.

Il pleut à torrent depuis trois jours. Aquaplanning.

Dimanche  13 novembre – Cassia

Nouvelles alarmantes, le pire est finalement annoncé. Le groupe familial au sens large, se resserre, très affectée. Il faut dire que Selma avait 9 frères et sœurs, donc beaucoup de neveux et nièces concentrés sur Cassia. Nous sommes un peu désemparés et ne pouvons que les accompagner discrètement.

2 moyens de transport :le moderne (BipBip en pause technique), le traditionnel de Luciano, la mule tranquille et sûre

Lundi   14 novembre – Cassia

La fin de cette triste histoire arrive très vite, les obsèques ont lieu cet après-midi. Nous accompagnerons la famille à la cérémonie avant de les laisser dans l’intimité de la phase ultime.

Carlos Junior dit Juninio, le mecànico, reprend du service pour les essais de Bipbip malgré que nous lui ayons dit pouvoir attendre jusqu’à demain. (nous n’en sommes plus à une journée près). Et çà tourne ! Hip hip hourra !

           

harnachement traditionnel (eau ou cachaça ?)

Mardi 15 novembre – Cassia

Surprise du jour : c’est férié. …. Et çà fuit….pas grave mais il faut y remédier. Juninio procède à l’opération puis à des essais avant de disparaître pour un tour à cheval – à vrai dire un mulet – c’est légitime, mais nous aurions aimé en savoir plus sur la situation.

 

     Carlos

 

Information prise, il faut encore nettoyer le radiateur de ses traces d’huile. Donc à voir demain.

Mercredi 16 novembre – Cassia

Essais et attente. De plus il faudra encore passer chez Luciano (le frère de Juninio) pour un équilibrage des roues.

Nous espérons partir ce soir. Mais sait-on jamais !  Notre patience commence à atteindre ses limites, malgré la réputation de grand calme que nous nous à la décontraction ambiante.

Phase finale, essais sur une centaine de km.  L’après-midi étant bien entamée nous partirons demain matin. Destination Serra de Canastra ; nous inviterons Carlos et Selma à la pousada du parc national. Le must local.

  Compagnons de tous les jours

 

Avant le départ :

 

Jeudi 17 novembre – Cassis – Passos -  Furnas – Capitolio – Piumhi – Sao Roque de minas

Km  arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

222 424

9 H

27° .... 35° - orage

18 h

20°25  170  / 46° 39 172 – alt 829 m

Nous allons renouer avec le suivi météo. Pour résumer le mois précédent, 15 jours de canicule étouffante, suivis de jours d’orage, puis de pluies diluviennes, jusqu’à avoir frais avec à peine 22°.

Ce matin fut le moment émouvant des adieux à Carlos et Selma et le voisinage réuni. Hier nous avions fait le tour de la famille. Echanges de quelques cadeaux souvenirs bien minces de notre part qui n’avons pas grand chose de significatif à offrir.

Carlos et Selma finalement ne nous accompagnent jusqu’au parc de Canastra, leur deuil récent de les incitant pas à la détente. Dommage. Nous voilà donc à nouveau seul par les routes., et bientôt dans le parc où un accompagnateur de rando 4 X4  nous déconseille fortement la traversée, la pluie menaçant. Nous nous rendons à ses raisons, et faisons un grand tour routier pour aborder le parc. La pluie arrive certes, mais nous ne sommes pas persuadés d’avoir choisi la bonne solution. Tant pis, le paysage est vraiment très agréable tout en courbe, agrémenté de palmiers… ça change tout. Café puis élevage la spécialité de Canastra célèbre par ses fromages.

Joli coin pique nique près du lac de retenue de Furnas qui nous offre un large panorama sur les méandres  du Rio Verde.

Lago de Furmas

Ce soir nous sommes enfin dans le parc, dans un camping recommandé par Silvio.  Tranquille, et le confort auquel on peut s’attendre. Rustique et propre et un grand abri contre le soleil et la pluie.

3 campeurs rejoignent leur tente à bord d’un vénérable Toyota  cru 1983. Photographes professionnels (évènements) et de reportage photo pour le plaisir.

Vendredi 18 novembre – Parque Serra da Canastra

Km  arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

222 495

8 H 45

 

 

 

Superbe journée dans le parc. La végétation change au fil des monts et de la nature du terrain. Je ne vous en dirai pas plus, étant dans l’impossibilité de mettre un nom sur la moindre corolle.

Parfois le paysage est quasi méditerranéen, avec une pierre chauffée par le soleil comme à la cachoeira « lisez chute d’eau ou cascade » 

Ailleurs, la terre noire ou rouge prédomine. De nombreuses termitières, mais pas un tamanoir à l’horizon.

Si vous n’avez jamais vu un arbre à toucan, admirez !

 

Nous retrouvons sur la piste Silvio et son équipe de tournage avec laquelle nous sympathisons à la célèbre chute d’Anta (comparaison des mérites du Def et d’un master Renault aménagé).
Nous croisons nos « amis » du camping. Ils ont photographié tamanoir et cervidé, la chance

Un peu plus tard nous nous retrouvons derrière eux. Ils nous filment, vous verrez peut-être le film bientôt comme ils nous l’ont promis.

La chute d’Anta se révèle en cascades et un peu plus bas on voit la chute. Dénivelé 300 m. Un peu décevant, ce serait certainement plus beau vu d’en bas. Il faut paraît-il 5 heures pour l’aller-retour très difficile sous un soleil de plomb qui nous fait renoncer.

     

Obligatoire, nous devons sortir du parc avant 19H. Nous décidons  de sortir par Sao Joao Batista, à certains endroits la piste ne doit pas être réjouissante par temps de pluie. Ce qui permettra de reprendre vers le nord en direction d’Araxa.

petites chouettes étonnées

 

 

 

 

Nous sommes sortis du parc, c’est toujours aussi beau en larges ondulations, fermes nichées au creux des vallées, fleurs inconnues, et oiseaux tout aussi nouveaux à nos yeux. Nous suivons Tonton (entendez Tomtom) jusqu’à un panneau – je traduis – pont fermé déviation et une flèche que nous suivons. Erreur, il fallait éviter….le pont est en re-construction.  Machine arrière, et les inquiétudes recommencent, le voyant de température s’élève tout-à-coup. Nous stoppons sur la piste pour la nuit. Il manque de l’eau mais pas d’huile dans le vase d’expansion, aucune trace de fuite. Serait-ce tout simplement le voyant « out » ? . Pas d’affolement, la nuit porte conseil, on verra demain.

  pas de voisin gênant

Samedi 19  novembre – Sao Joao Batista do Canastra - Araxa

Km  arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

 

8 H 45

 

 

 

Encore une journée d’émotion. Pourtant nous sommes repartis avec un Bipbip plein de bonne volonté De ferme en ferme, de renseignement en renseignement, de « matabo » en matabo (cattle grill = grille au sol pour empêcher le bétail de passer), de pont branlant en pont … ajouré, en passant par une petite église érigée sur un sommet, nous atteignons la route principale asphaltée.  Même pas peur

une petite prière avant de reprendre la route

 

 25 km avant Araxa, à nouveau l’indicateur de température dans le rouge, Bipbip renâcle s’essouffle dans les montées, jusqu’à s’arrêter. Nous voilà bien. Nous déjeunons pour laisser refroidir : il manque de l’eau dans le vase d’expansion, mais aucune fuite apparente.  Au démarrage, la pompe à gas-oil ne se manifeste pas. Est-elle cause de nos ennuis ?

Un bar à côté, nous demandons que l’on appel un remorqueur. Un consommateur de bonne volonté nous dit que tous les spécialistes 4 X 4 de la région sont réunis aujourd’hui à quelques km ce qui nous laisse toute chance de trouver un dépanneur. Nous partons ; c’est effectivement un rassemblement, le dépanneur  Leo part déjeuner, puis va chercher Bipbip avec son camion. Ils sont là, et autour tout l’après-midi des mecànico patentés ou amateurs, tous dispensant des bons conseils. Si on les écoutait tous, Bipbip serait en pièces détachées. Arrive le mecànico attendu…. Il a malheureusement sacrifié à la coutume locale de boire jusqu’à plus soif le samedi. Rien à attendre de lui, il faudra attendre demain.

Bruno (remorquage) et Idiani nous invitent à passer la nuit chez eux. Bipbip à nouveau sur plateau. Joanna une amie française de Iridiana, son mari brésilien, ses enfants viennent nous voir. Encore une fois une incroyable chaîne d’entraide et d’hospitalité. Arrive ensuite le grand-père Benedicto un vieux monsieur qui,  chance, parle français avec qui nous pouvons échanger. Très bon repas brésilien qui nous change de riz-fejao.

 

Dimanche 20  novembre – Araxa – Rifaina - Araxa

Km  arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

Qu’est-ce que vous imaginiez ? Bien sûr le garage est fermé le dimanche. Nous sommes invités à aller à la plage et faire du jet-ski familial, à quelque 100 km. Tout le monde s’y retrouve. Très jolie ville balnéaire au bord de la retenue d’eau du barrage. Bel après-midi ensoleillé. Baignade….

   

                    Bruno                                                               Benedicto

   Indiani et Joanna

Joanna - Robert - Leo       

 

Lundi 21  novembre – Araxa –

Km  arrivée

départ

météo

arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

 

Ce matin après un petit déjeuner copieux, l’électricien auto arrive. Il confirme le diagnostice de Robert, c’est la pompe. Il faut démonter. Leo se charge du remorquage. Cet après-midi c’est réparé. Mise en marche au premier tour de clef. Petit galop d’essai jusqu’au Christ qui domine Araxa…….

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ET…. devinez, plus d’eau dans le vase d’expansion. Retour au garage ; diagnostic : radiateur percé sur les pistes. Classique !

Ressoudage demain. A suivre.

Bruno nous fait visiter son entreprise. C’est la fourrière pour le compte de la municipalité. Un nombre de motos incroyable dont les propriétaires ont flirté avec la légalité

   photos de famille

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Mardi 22  novembre – Araxa –

les coulicacas (ibis) prennent position pour la nuit

 

 

Commentaires

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  • A peine partis et voilà c'est déjà tout cassé !

    Publié le 24/10/2016 par Alain/Hélène
    Alors Robert, on t'avait dit de ne pas dépasser le 160 !!! Plus sérieusement on est contents de vous savoir arrivés sur la terre ferme et comme tjrs visiblement bien accueillis par les locaux. On espère que DHL et le garagiste se montreront efficaces afin de repartir et de nous faire partager vos prochaines aventures. Grosses bises de nous 2 et à très bientôt de vous lire.
  • Ou vous avez gouter la JABUTICABA(Chateux)

    Publié le 29/10/2016 par TapezOliveira/Carlo ici votre prénom nom ou pseudo
    Merci pour votre visite...Robert et Michelle.
    Bon voyage !

    Que Dieu vous accompagne !

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