BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

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XXVI - 1 - PANAMA - 11 octobre

Publié le 12/10/2017, par rampon,

Mercredi 11 octobre – Cartagena de Indias (sans Bipbip)

Première impression qui nous revient, Panama et ses gratte-ciel, sa barrière de modernité en bord de mer. Aujourd’hui, jour férié sur décret gouvernemental pour fêter la victoire (foot, il faut le rappeler). On peut s’interroger sur les valeurs communes de notre monde.

Visite de la vieille ville ; vieille histoire certes, mais il ne reste pas grand-chose des premières installations coloniales vaincues par les incendies successifs et les sièges. Aujourd’hui la vieille ville rénove ses bâtiments d’un ensemble architectural qui va des ruines jésuites, aux quelques églises du 18è qui subsistent, aux bâtisses du 19ème, puis du 20ème,  avant que les élites migrent vers la modernité et abandonnent les lieux.

Intéressant, touristiquement vivant, joli. Ne manquez pas les boutiques de souvenir qui valent pour l’artisanat de qualité parfois présenté.

Sur la place de l’ancien marché au poisson, nous faisons connaissance Martina et Praulio, un couple de Kuna Yala. Praulio nous explique que la communauté amérindienne de la de région de San Blas jouit d’une autonomie de gestion qui lui permet de maintenir vivante leur culture. Ainsi Martina travaille à merveille la mula, une sorte de patchwork aux motifs traditionnels.

Je n’ai pas osé demandé à Praulio pourquoi il était essentiel que les femmes continuent à porter leur costume traditionnel et pas les hommes ! Ca nous aurait amené trop loin.

d'aujourd'hui

et d'hier

on adoptela formule

Ferdinand de Lesseps sur la place de Francia

Robert drague

l'élégance classique de Martina

et son oeuvre de tradition

chez les Jésuites


XXV - 8 - COLOMBIE - CARTAGENA de INDIAS- 29 septembre au 10 octobre 2017

Publié le 6/10/2017, par rampon,

Vendredi 29 septembre – Cartagene

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

km

 

30° soleil  voilé / orage  33°

 

 

Rendez-vous matinal pour établir le dossier et valider le contrat par acte notarial (des complications que  nous ne connaissons pas chez nous.

Chargement du véhicule dans le container le 4 octobre pour un départ le 7.

Repérage dans Cartagena ; où la circulation adopte un plan surprenant, par exemple une rue à deux fois deux voies… toutes dans le même sens. Malheureusement maps-me ne connaît pas toujours ces subtilités.

Merci Ioverlander pour le bivouac près du Hilton, au choix bord de lac ou bord de mer, et de plus ombragé.

Pour internet efficace c’est McDo, après avoir essayé un mall a la wi-fi hésitante.

 

Samedi 30 Septembre – Cartagena

On prend des habitudes, McDo, et le Hilton.

Panne de gaz. A suivre

poubelles surchargées... une soluyion

 

 

 

 

 

 

nous avons eu le temps de sympathiser

 

 

 

 

Dimanche 1er octobre – Cartagene – Playa Blanca

Expédition gaz, on quitte Cartagena direction la péninsule pour trouver les usines à gaz.

Dimanche, les gardiens nous confirment pouvoir faire charge demain. Information fiable ???

Nous tentons d’aller vers Playa Blanca mais renonçons face au harcèlement (on ne peut dire autrement) des jeunes pour nous vendre je ne sais quel service. Le niveau de l’insupportable est atteint aujourd’hui !

Merci Ioverlander et la communauté des voyageurs pour la bonne adresse de la ferme « Finca el Manantial » ; accueil sympathique, cadre verdoyant…tourisme à Cartagena

Lundi 2 octobre – Finca el Manantial

Journée champêtre permettant de faire connaissance avec tous le habitants de la chacra (ferme), moutons et les agneaux nouveau-nés, volaille, cochons, et le bel ara familier.

la nature la vraie, cruelle, l'ariagnée flamboyante et sa proix

la nature se fait belle pour nous

Familier, mais libre !

Mardi 3 octobre – Finca el Manantial – Cartagena

Etape à la planta (usine) de gaz. Il faut vraiment insister pour obtenir que l’on remplisse notre bouteille. C’est fait hors usine avec bon humeur, mais un prix prohibitif de 30000 COB (le prix d’une bouteille de 20 kg ) ;il faut en passer par là.  1 heure1/2 d’attente et d’opération, et nous sommes prêts pour la gastronomie du bord.

Préparatifs et dernière nuit « Hilton ».

Nous partageons le café de l’après-midi avec la famille de Jaime et Nelly, nos « voisins » de l’immeuble d’en face en vacances.

paisible et inoffensif malgré son air peu engageant ; il brouote tranquillement la pelouse.

Mercredi 4 octobre – Cartagena

Pas la larme à l’œil mais un petit pincement au cœur d’abandonner Bipbip aux flots. Robert seul peut accéder au port pour les formalités avec l’aide de l’agent de Ernesto (Enlace).  J’attends à l’hôtel. Départ 8 h, retour 14 heures…un parcours du combattant qui exige patience et rigueur.

Voilà, nous sommes piétons. Notre hôtel n’est certes pas le top, mais propret et à deux pas de la vieille ville. Ce qui nous laisse le loisir d’une visite en voisins, rapide, et poussive, pour cause de chaleur infernale. Un peu d’air plus frais et ce serait un vrai bonheur de parcourir les petites rues antiques, aux maisons colorées ; le tourisme a été vraiment bénéfique pour conserver les caractères de la ciudad emarullada.

On trouve même un bon restaurant.

mystère de la ville

Jeudi 5 octobre – Cartagena (sans Bipbip)

Visite du fort San Felipe, fort impressionnant d’ailleurs. Sa situation, sa construction massive et sure en a fait une place imprenable. Aux allures de colline artificielle, il cache un dédale de couloirs en arcade sous plusieurs niveaux. Les bastions, offrent une surveillance à 360°. Remarquable. Chaque regard offre des perspectives pour apprécier l’esthétisme de la conception, des matériaux, des murailles de la ville ancienne, et maintenant relie à la ville nouvelle et ses presque gratte-ciel.

Cartagena d'hier et dajourd'hui

même pas peur

courageux

Vendredi 6 octobre Cartagena de Indias ( sans Bipbip)

Soleil voilé et température supportable pour une balade relativement matinale. Passé le pont Heredia on quitte le cerro du fort San Felipe et ses fortifications pour entrer à Getsemani, la partie vivante et animée de la cité fortifiée ; tout ce qui n’est pas encore rénové et en œuvre de reconstitution de l’atmosphère des temps passés.

Un tour en haut des murs, comme une grande rue piétonnière pour admirer et surveiller la mer. Pour redescendre sur le Centre, son élégance de tous temps, ses petites rues fleuries, ses maisons fermées sur le secret de leur passé.

Repos bien mérité à la cathédrale rafraichie de ventilateurs à disposition. Beau rythme apaisant des colonnes de corail blanc encadrant le sobre son sobre retable de bois sombre (rigueur et classicisme jésuite ?).
On fait dans le culturel… visite du musée de la marine pour se plonger dans le passé tumultueux de la ville. Ses fortifications ne lui auront pas évité une longue histoire d’attaques corsaires et pirates, anglais, français s’affrontant aux espagnols occupant la place.

 

Bonne nouvelle, le musée de l’or est GRATUIT, étonnant compte tenu du prix exorbitant des autres musées. On nous raconte que l’Europe a vidé l’Amérique du Sud de son or, les musées en regorge : or et oeuvre d’art et d’artisan. Beau musée qui met bien en valeur les styles des différentes cultures, dans le temps. On commence un peu à se faire une idée.

 

Les prix ici sont vraiment adaptés au tourisme, c’est-à-dire chers, en revanche un peu plus de possibilité de choix, et le plaisir des produits de mer frais.

Cet après-midi un petit tour à la plage Americas, pensant y retrouver deux familles voyageuses  rencontrées il y a quelques temps.

matériau noble, peu importe, c'est beau

 un collier de grenouilles

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

travail à la chaîne, déjà !

Samedi 7 octobre Cartagena de Indias ( sans Bipbip)

Soleil de plomb et grande flemme. Promenade rafraîchissante au centre commercial à 5 mn à pied, déjeuner, et farniente.

Dimanche 8 octobre Cartagena de Indias ( sans Bipbip)

Le ciel est bleu, le soleil brille, chapeau, lunettes, eau, nous sommes prêts pour arpenter la vieille ville qui explose de bonheur sous le soleil.

L’écrin de couleurs des maisons fait écho aux plantes grimpantes, bougainvilliers et autres belles inconnues, étincelantes de fleurs. L’harmonie s’est installée tout naturellement, les teintes se lustrant avec le temps.

C’est l’heure de la messe à la cathédrale ; havre de paix, de calme lumière, de fraîcheur dans la chaleur caniculaire. Blancheur dorée (est-ce  compatible ?), élégante, équilibrée, apaisante.

Les petits commerces des rues affichent leur couleur, chapeaux, sandales, sacs, colliers, à la mode locale, vendeurs de fruits, jus de fruits, sorbets…..

La créativité des artistes a donné vie aux murs ruinés, aux lieux cachés….

Quelques spécialités marines pour déjeuner, et la journée n’est pas loin d’être parfaite.

  Robert en conversaion !art et décrépitude

petit commerce mis en scène

 

le chapeau est de mode

variété colorée de l'offre

 

au fil des rues

                                   de corail blanc                   

sécurité électrique de arc pulicami                     ami des villes

Lundi 9 octobre Cartagena de Indias ( sans Bipbip)

Petit tour de détente et resto pour passer le temps.

Nuit tombante, nous avons cru que l’hôtel s’écroulait sous la violence des coups de tonnerre, puis que les flots déversés dans la  rue atteindraient le hall. Autrement dit un orage tropical.

vu d'un petit resto, on se sent privilégié

il nous attendait

 

Mardi 10 octobre – Cartagena de Indias (sans Bipbip)

Ce matin, tonnerre, ciel noir. On attend la suite… ici ou plus loin ?

On boucle les sacs, départ en fin de journée pour Panama.

le tout simple hall de l'hôtel


XXV - 7 - COLOMBIE - BOLIVAR - MAGDALENA - 20 septembre au 28 septembre 2017

Publié le 26/09/2017, par rampon,

Mercredi 20  septembre – El Branco - Mompox

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

247809km

8H 45

30° soleil voilé/ 26°pluie

17H 30

09°16.4206N. /74°38.7584 W / 11 m

Nous suivons le Magdalena, ou ses affluents, ou ses extensions… l’eau est partout. Surprenant de payer des péages sur de telles routes ou pistes – d’ailleurs on ne s’explique pas les différences d’entretien de la chaussée. Dans les villages, la boue est omniprésente. Il faut dire que la pluie, c’est… quasiment tous les jours.

Les vaches, les chevaux pataugent tranquillement dans les marécages, à côté de leurs fidèles hérons blancs.

Des lanchas sillonnent les étendues d’eau, la pêche  est pratiquée sous toutes ses formes.

Inratable la visite de Santa Cruz de Monpax, une ville coloniale qui a vu son apogée  au 18ème sicle, quand l’or et l’argent équatorien descendait le fleuve.
La semi-désertification économique a laissé intact la ville coloniale que l’on retrouve aujourd’hui préservée et valorisée par son classement au patrimoine mondial.

Nous ne resterons pas pour le festival de jazz annoncé.

Enorme orage tropical à l’arrivée au ferry. Car pour continuer il faut embarquer de Cucico à Magangue.

Trop tard pour ce soir. Ce sera bivouac près d’une épicerie très fréquentée jusqu’à la nuit.

loutre imprudente

Jeudi 21 septembre - Cucico - Magangue

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

247836km

8H 15

33° soleil/ 30°

17 H

09°16.9310N. /74°50.6599 W / 51 m

Au matin les pêcheurs sont en pleine action, observés de près par les hérons en foule compacte.

Longue attente sous le soleil ardent avant l’embarquement. Départ programmé à 10 heures. Moins folklorique que sur l’Amazone, mais boue et ordures sont toujours de la partie. La barge est poussée et allègrement portée par le courant.

Presque deux heures de « croisière » animée par une conversation biblique entre passagers, un thème plutôt surprenant, mais pas rare du tout en Amérique du Sud.

Débarquement boueux, évidemment.

Courses à Maggangue avant de chercher et trouver un bivouac, idéal au petit aéroport privé de Baracoa, César et Emilio acceptant de nous héberger.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'avenir en pointillé.............

(pont en construction avan disparition des pitoresques barges)

Vendredi 22 septembre – Carreto – Santo Tomas

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

248071km

8H 45

30° soleil  voilé / orage  33°

16H

10°45.5749N. /74°45.6481W / 16 m

Merci Cesar pour cette précieuse nuit au calme. Direction Baranquilla.

Un peu moins d’étendues d’eau, de marécages, toujours de l’élevage. Nous atteignons la plaine côtière de 1à et 200 mètres d’altitude tout au plus, mais pour autant on ne cesse de monter et descendre.

Les moyens de locomotion collective changent ; maintenant c’est la propulsion « à pédale », plus souvent que la moto ; toutefois moins efficace, une moto pouvant accueillir jusqu’à 5 passagers.

On vous l’a dit, on connaît Lyon en Amérique du Sud pour son équipe de foot ; c’est dire que c’est le sport roi – les tribunes des stades ne sont pas toujours aux nor

mes européennes –

Nuit sur parking arrière d’une station service. Sans charme.

foot à tous prix !

naturellement végétalisé !

Samedi 23 septembre – Baranquilla  - Santa Marta

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

km

 

30° soleil  voilé / orage  33°

 

 

Maps.me et ses itinéraires hasardeux nous fait découvrir les faubourgs de Branquilla et ses fragilités. Bords de mer envahis d’industrie, mais un grand « malecon » (promenade) est en construction.

La route se poursuit ves Santa Marta, haut lieu touristique parait-il. D’après la carte, la route franchit une grande baie – sans doute un pont pense-t-on – En fait il s’agit d’une digue entre lagune et mer avec son cortège de masures rassemblées en village.

Les immeubles poussent  dans tous les sens à Santa Marta.

Ah ! le camping Cantamar, des lieux propres, emplacements bien délimités, mais pour ce qui est commodités, c’est le style « cabane au fond du jardin » : douche sur palettes, pas de pommeau (c’est ici une denrée rare) ; Chance c’est éclairé la nuit par un lampadaire public opportunément placé ! En tout et pour tout deux robinets d’eau sans doute pour le plaisir des crabes qui ont leur terrier à côté.

Très tranquille de jour comme de nuit, près de la rivière et de la mer

activités de rue

fleur de béton

entre mer et terre

Dimanche 24 septembre –  Santa Marata - Minca

Km arrivée

 

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

km

 

 

30° soleil  voilé / orage  33°

 

 

C’est dimanche ! restaurant… enfin des fruits de mer. Finalement la plage n’est pas si attrayante bordée de son sable gris !

L’orage menace. Nous partons vers le petit village de Minca qui nous promet  un environnement plus rural.

En fait c’est un bourg gagné par un tourisme qui se décline sous les formes les plus rustiques d’accueil. Nous nous risquons vers le lieu repéré. Très belle vue sur la forêt et dans la plaine Santa Marta. Nous campons dans le joli jardin de cette sorte d’auberge de jeunesse. Rustique, mais des notes esthétiques, tel que le bloc sanitaire.

l'art de changer l'atmosphère urbaine

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 25 septembre – Minca

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

km

 

30° soleil  voilé / orage  33°

 

 

Bonjour matinal du toucan qui fait l’attraction du lieu.

Petit tour en « ville » pour acheter du pain français ; avec le fromage, c’est la fête !

Un énorme orage tropical arrête notre élan pour la prochaine étape.

acro-branche

il sait se faire admirer

mise en scène nature

la nature est parfois trompeuse

Mardi 26 septembre – Taganga - Baranquilla

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

km

 

30° soleil  voilé / orage  33°

 

 

Curieusement sa grimpe sérieusement pour atteindre le petit village de Tananaga, pour mieux admirer la petite baie en descendant ; Lamentable, c’est la première impression ; les rues sont des déchèteries à ciel ouvert, seule la rue du bord de mer ayant bénéficié d’un aménagement.

Et une fois encore, on est fatigué par les sollicitations incessantes de tous les prestataires touristiques.,

Baranquilla vite traversée, nous trouvons le bivouac ideal. Au bord d’un lac, une aire très agréablement aménagé :  allées de galets blancs, pelouse, jeux pour enfants, toilette, garde….

simple toit de paille dessus, oeuvre d'art dessous

Essayez !

                                      modèle Botero ?

Mercredi 27  septembre – la côte

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

km

 

30° soleil  voilé / orage  33°

 

 

On pensait aux plaisirs de longer la côte. En vain, la côte est invertie de toutes parts par des copropriétés privées qui interdisent l’accès. Si on peut se faufiler, c’est que c’est insalubre, cloaque, villages sales et destructurés. Nous nous risquons dans un sentier à la suite du car scolaire… mal nous en prend, nous serpentons au milieu de la forêt, rencontrant une ferme de ci de là, mais pas âme qui vive.

Enfin, un coin de plage accessible, il nous reste à guetter la marée montante (malgré l’assurance  d’un riverain). Nuit sereine… nous avons le téléphone des policiers venus à notre rencontre.

quand la plage fleurit

 d'hier et d'aujourd'hui

Jeudi 28 septembre – Cartagene

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

km

 

30° soleil  voilé / orage  33°

 

 

Nous découvrons la Cartagène moderne des grands immeubles, avant de pénétrer – un peu par hasard – dans la ville fortifiée, ou il est difficile de s’extirper des rues étroites.
Première étape le transitaire pour organiser le transfert à Panama. Souriant et efficace. A confirmer.

Nuit au Hilton, enfin pas tout à fait, au bord du petit lac qui le côtoie. Incroyable en pleine ville.

plage bien fréquentée

 


XXV - 5 - COLOMBIE - ANTIOQUIA 12 au 17 septembre 2017

Publié le 24/09/2017, par rampon,

Mardi 12  septembre – Medellin - Santa Elena

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246 795 km

10 H 15

28° soleil/ 19°

18 H

06°13.7435N/ 75°29.3798 W /2615 m

Nous avons rejoint la grande route lisse et ses norias de camions bien difficiles à doubler sur ces routes sinueuses.

Recherche d’un hôtel à l’approche de Médellin.Prix prohibitif et pas de parking sécurisé.
Nous optons pour un camping recommandé sur les hauteurs de Medellin. Maps.me c’est bien, mais les itinéraires sont pour le moins hasardeux. Ainsi nous connaissons maintenant les ruelles en pente des collines de Medellin. On ne recommande cet itinéraire à personne. Nos tombons finalement sur la bonne route.

Merveille que ce camping, accueil charmant, et vue panoramique superbe.

Mercredi 13 septembre – Medellin - Santa Elena

Nous profitons du panorama, de la tranquillité, du cadre, de la wi-fi, de l’agrément et de l’accueil du camping, de la promenade dans le bois.

Jeudi 14 septembre - Medellin

« Expédition » à Medellin, pas moins de deux heures pour le 18 km. D’abord attendre le bus 1/2heure. Prendre les deux tronçons du « cable », puis le métro.

La récompense c’est le cable (téléphérique) qui descend en direct les 400 mètres jusqu’à Medellin. On domine la canopée, on parcourt du regard les quartiers hauts – rues étroites, ruelles, escaliers, vie cachée des toits – on se précipite sur la ville.

Ville bruyante, populeuse, décidément nous ne sommes plus habitués. Nous parcourons le centre, épuisés par tant de bruit et d’activité désordonnée. Les petits commerces sont partout envahissants.

La place de los cisneros étonnante forêt de troncs symboliques de palmiers où se mêlent les bambous, est bien accueillante, dans le bruissement des feuillages dans le vent léger.

L’art dans la rue ; la foule se presse sur la place Botero au milieu des statues monumentales, qui assument pourtant leur présence massive.

La maison de la culture, avec son dôme tel une église, offre un large point de vue sur la ville.

On ne peut pas rater le palais national et ses étages aux voutes romanes, maintenant devenu  un centre commercial aux allures élégantes.

Jorge, un passant très émouvant et très ému, nous montre sa video personnelle du passage du pape dans sa rue ; et il nous renseigne sur l’arrêt du bus que nous cherchons.

C’est assez pour nous. Une heure de bus et nous retrouvons le havre de paix du Bosque.

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 15 septembre – Santa Elena

Problème de gaz. . Tuyau percé, à l’allumage, la flamme se répand dans l’évier, sans dommage. C’est vite éteint.

Nota : le tuyau armé est une fausse bonne idée…. Un fil d’acier a percé le tuyau. Démontage du réchaud et raccord réalisé avec le tuyau restant. C’est bon jusqu’à ce qu’on trouve mieux.

Du coup, on ne partira que demain matin.

Samedi 16  septembre – Santa Fé de Antioquia - Cativo

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

246 902 km

10 H 30

18° soleil/ 25°

18 H 30

06°38.7916N/ 75°53.0111 W /1817 m

Orage cette nuit, encore. Courage descendons sur Medellin, ses pentes, sa circulation. Un indispensable approvisionnement au supermarché, et c’est parti, direction la capitale originelle d’Antioquia : Santa Fé.

Beaux paysages, vallées profondes, pentes sylvestres. Superbe.

La température devient de  plus en plus torride, Santa Fé est à 550 m d’altitude, ceci explique cela.

Santé Fé, ses rues pavées, ses églises blanches , ses jolies maisons coloniales aux porches de belle facture, aux fenêtres ouvragées, sa place en travaux (tradition locale ??? c’est dans toutes les villes).

Problème récurrent du bivouac. Ioverlander ne peut rien pour nous. Nous repérons une maison entourée d’une grande esplanade. Il fait presque nuit, nous demandons l’hospitalité qui nous est accordée avec le sourire. Grande conversation avec toute la famille de Diego. Banos (toilettes – douche) à diSposition.

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 17  septembre – Medellin Barbosa – San Jose de Nus

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

247107 km

10 H

22° soleil/ 28°

17 H 30

06°29.8362N/ 74°49.6652W /806  m

Après la plongée dans le passé à Santé Fé nous repartons vers l’est. Il n,ous faut à nouveau passer par Medellin, ce qui nous vaut de nouveaux angles d’approche de cete ville tentaculaire.

Tout un quartier précaire a pris feu, les habitants se sont installés en face sous un pont. Mais la foi en l’avenir demeure.

Les Andes s’adoucissent, le café se raréfie, nous sommes dans une région d’élevage aux riches pâturages.

Pas de camping pas d’aire de stationnement, ce soir ce sera station-service, hélas !

 

 


XXV - 6 - COLOMBIE - SANTANDER - 18au 19 septembre 2017

Publié le 24/09/2017, par rampon,

Lundi 18  septembre – Puerto berrio – San Juan – Puerto Araujo - Lebrija

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

247364km

9 H 15

28° soleil/ 28°

17 H

07°06.7828N/ 73°13.4396W / 1045  m

Après le climat printanier Medellin assorti de température clémente, descente vers la plaine, le soleil qui darde, et le thermomètre qui grimpe. La culture banane, palmiers, canne, fruits…fait bientôt place aux pâturages, aux vaches sous les palmiers et aux produits laitiers.

La nuit sera plus fraîche en approchant de la sierra.Bivouac sur le parking d’un petit hôtel.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 19  septembre – Giron  Pelaya

Km arrivée

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

247595km

8H 15

35° soleil/ 35°

16 H

08°40.50153N. /73°39.3895 W / 76 m

 

 

On évite  l’agglomération de Bucaramanga  et son million d’habitants pour remonter vers le nord. Faible altitude, mais relief de montagne sinueux. De douces courbes, des prairies, du café encore, puis des champs de palmiers à huile, des bananiers, de la canne.

Des vendeurs de fruits le long des routes, c’est la saison des ananas, des sapote, des maracuyas….Il fait chaud, trop chaud. Petite halte et scène typique de menée de troupeau à cheval.
Nuit à l’ombre (c’est rare), près d’une petite station de service.

Les grandes aux proportions impressionnantes ne laissent place à aucun arbre. Pourtant partout on prône la reforestation ! (des quêtes sur la route notamment)

 


XXV - 4 - COLOMBIE - CALDAS - 6 au 11 septembre 2017

Publié le 14/09/2017, par rampon,

Samedi 9  septembre – Villeta – Honda - Mariquita

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246 395 km

9 H 

12° brume/26°°

17 H

05°09.26921N/75°02.9158 W / 1661m

Plein ouest pour retrouver la région caféière. Nous dévalons la cordillère orientale vers le rio Magdalena pour remonter vers la cordillère centrale. Péages exorbitants (1 € du km environ) pour une route partiellement en bon état, partiellement en travaux – d’où des temps d’attente qui se comptent en dizaines de mn chaque fois ! – On râlerait sérieusement en France.

Bivouac sur un parking de restaurant faute de mieux, face à un joli décor de montagne verdoyante.

Dimanche 10  septembre – Manizales - Salamina

 

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246 587 km

9 H  45

21° brume/21°

18 H

05°24.4630/ 75°29.2774 W / 1835m

Belle journée routière, fatigante à la conduite : montée, descente et virages, virages, virages….

Nous avons le temps d’admirer tous les aspects de la forêt tropicale qui laisse parfois place à des forêts de pins, et sur le versant est aux cultures de café, sur le versant ouest aux pentes herbeuses hachurées du piétinement des vaches. Un rien fantastique, la montée dans la brume, puis dans les nuages.

Manizales héberge ses 400 000 habitants sur les multiples pentes de ses multiples collines très abruptes. Bipbip hésite souvent avant d’aborder une rue vertigineuse.

Et pas de parking en vue. Donc très courte visite. Nous repérons le « cable » autrement dit le téléphérique. La tour Effel n’en est pas une, elle est en bois : c’est le vestige d’un téléphérique de plus de 70 km qui amenait le café des productions andines jusqu’à Manizales avant de partir par la route vers l’océan. Vous avez compris, Manizales doit sa prospérité au café.

 

Halte resto « al fogon »(au foyer), c’est-à-dire au feu de bois. Nous ne viendrons pas à bout de la parillada (assortiment de viandes) – mais il est de coutume de repartir avec  le « trop plein » !

Le plaisir de la route est bien entamé par la conduite automobile des colombiens…

Salamina un peu avant la nuit, et nous ne trouvons pas le bivouac recommandé, donc, parking.

 

 

 

 

 

 

 

 

fougère arborescente

 

Lundi 11  septembre – Aguadas – Arma – La Pintada

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246 689 km

9 H  45

21° soleil/ 33°

17 H

05°44.4682 n/ 75°36.4900 W /608 m

Hier nous nous sommes laissés abuser par les restaurant apparemment aux normes européennes. Nous avons bu un jus de fruit…. Conséquence (nous passerons le trivial des détails) dysenterie traitée énergiquement avec des moyens français. Nous verrons si les résultats sont concluants ou s’il faut avoir recours à la pharmacopée locale ! Désormais ce sera coca.

Bien difficile de faire passer la luxuriance, les couleurs, l’architecture locale paysanne (si l’on peut dire). La route bien défoncée nous laisse tout le temps de voir les panoramas.

Qui dit maison, dit fleurs – exotiques évidemment - ; toutes les couleurs sont de la fête. Il faut dire que les plantes sont dans leur élément à proximité de leur forêt natale.

Pas de risque de manque d’eau, donc les maisons sont disséminées dans les lieux les plus spectaculaires, les plus inaccessibles, les plus périlleux, à flanc de montagne, sur pilotis dans la pente, blottis entre route et précipice, sur un sommet avec vue imprenable et on a du mal à repérer le chemin d’accès.

Sur toutes les routes cheminent tranquillement des gens, qui viennent de descendre d’un bus pour disparaître dans la forêt, la maison est invisible.

Aguadas, Arma, des villages colorés de tradition coloniale, perchés à flanc de montagne, aux rues vertigineuses.

La route, ou faut-il dire la piste, tant le revêtement manque  - vitesse 20km/h maxi laisse tout le temps d’admirer la nature, et le travail de l’homme pour se l’approprier.

Déjeuner sur la place d’Arma qui se prolonge avec une longue conversation avec les habitants sur le chemin de l’église, ou du farniente de mi-journée.

Bivouac près du stade et de la police. Bel orage une bonne partie de la nuit.

même pas peur !!!

 café,café, café

le paradoxe de la société colombienne

 

Mardi 12  septembre – Medellin

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246 795 km

10 H 15

28° soleil/ 19°

18 H

06°13.7435N/ 75°29.3798 W /2615 m

Nous avons rejoint la grande route lisse et ses norias de camions bien difficiles à doubler sur ces routes sinueuses.

Recherche d’un hôtel à l’approche de Médellin.Prix prohibitif et pas de parking sécurisé.
Nous optons pour un camping recommandé sur les hauteurs de Medellin. Maps.me c’est bien, mais les itinéraires sont pour le moins hasardeux. Ainsi nous connaissons maintenant les ruelles en pente des collines de Medellin. On ne recommande cet itinéraire à personne. Nos tombons finalement sur la bonne route.

Merveille que ce camping, accueil charmant, et vue panoramique superbe.

Mercredi 13 septembre - Medellin

Nous profitons du panorama, de la tranquillité, du cadre, de la wi-fi, de l’agrément et de l’accueil du camping, de la promenade dans le bois.

Jeudi 14 septembre - Medellin

« Expédition » à Medellin, pas moins de deux heures pour le 18 km. D’abord attendre le bus 1/2heure. Prendre les deux tronçons du « cable », puis le métro.

La récompense c’est le cable (téléphérique) qui descend en direct les 400 mètres jusqu’à Medellin. On domine la canopée, on parcourt du regard les quartiers hauts – rues étroites, ruelles, escaliers, vie cachée des toits – on se précipite sur la ville.

Ville bruyante, populeuse, décidément nous ne sommes plus habitués. Nous parcourons le centre, épuisés par tant de bruit et d’activité désordonnée. Les petits commerces sont partout envahissants.

La place de los cisneros étonnante forêt de troncs symboliques de palmiers où se mêlent les bambous, est bien accueillante, dans le bruissement des feuillages dans le vent léger.

L’art dans la rue ; la foule se presse sur la place Botero au milieu des statues monumentales, qui assument pourtant leur présence massive.

La maison de la culture, avec son dôme tel une église, offre un large point de vue sur la ville.

On ne peut pas rater le palais national et ses étages aux voutes romanes, maintenant devenu  un centre commercial aux allures élégantes.

Jorge, un passant très émouvant et très ému, nous montre sa video personnelle du passage du pape dans sa rue ; et il nous renseigne sur l’arrêt du bus que nous cherchons.

C’est assez pour nous. Une heure de bus et nous retrouvons le havre de paix du Bosque.

des bois de Santa Elena au monstre citadin de Medellin par le "cable"

"dégringolade" vers la ville

publicite funéraire dans le métro !

 


XXV - 3 - COLOMBIE - BOGOTA - 5 septembre

Publié le 7/09/2017, par rampon,

 Mardi 5 septembre – Bogota – La Caldera

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246099 km

9 H 30

20° soleil /14°

20 H 30

04°43.1427 N/73°58.1145 W / 2703m

Bogota et son agitation, sa pollution, Parking et visite du vieux quartier de la Candelaria, ses musées…

Le fameux musée de l’Or  vaut effectivement de détour. Fascination  démonstration de l’art des orfèvres  depuis les temps reculés, porteur d’un symbolisme qui nous échappe sans doute en partie. On comprend la fascination des Espagnols.

Dégustation - le mot est peut-être un peu fort, mais nous apprécions – d’une crêpe bien garnie et d’une glace savoureuse. Et oui, ici cela vaut la peine d’être retenu !!!

Cela étant dit, la foule est dense et l’image du pape François omniprésente ; Il arrive demain pour deux jours. Une queue immense sinue devant la cathédrale pour apercevoir l’image de la vierge de Chiquinquira (16ème siècle).

A la nuit tombante nous devons « déguerpir », le gardien de parking contredisant l’autorisation accordée ce matin par sa collègue. Nous voila par les chemins au milieu de la circulation folle de fin de journée en direction d’un camping à 18 km. Impossible à trouver dans la nuit. Nous nous retrouvons dans un village ou nous  campons à côté d’un parking qui nous interdit l’entrée.

disgraciés, simples d'esprit ils étaient considérés en lien direct avec les dieux et à ce titre protégés (dit-on) 

 chaman en méditation

 la fascination des espagnols

méditation ou farniente ?

la boule de coca bloquée dans la joue, ce n'est pas d'hier !

l'artisanat populaire  dans les rues de Bogota

Mercredi 6 septembre – La Caldera

Au matin, un passant vient discuter. Nous nous informons sur les campings de la région. Rien en vue, il nous invite à la suivre dans sa finca.


L’accueil colombien est sans limite.

Belle campagne vallonnée, belle propriété au milieu des prés. C’est un hara.

Lessive et wi-fi, comme chez soi, banos et douche chaude. Les chiens nous font fête, la famille nous accueille pour le chocolat chaud et les croissants de fin d’après-midi avec les enfants qui sortent du collège.

Nous ne remercierons jamais assez.

Jeudi 7 septembre – La Caldera

Le pape est toujours à Bogota, nous ne nous y frotterons pas ; seuls partent à trois heures du matin Joana y Felipe.

Déjeuner avec Carlos.

Balade dans les prés. La pluie menace après le soleil de la journée.

 

 


XXV - 2 - COLOMBIE - QUINDIO - TOLIMA - du 28 août au 4 septembre 2017

Publié le 1/09/2017, par rampon,

Lundi 28  août – Calarca – Jardin botanico del Quindio

 

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245617

11 H

27° soleil/ 30°

16 H 30

04°30.6080 N /75°39.1016 W /1501m

Lessive les pieds dans l’eau à la rivière et route paisible de haut plateau vallonné – canne – café – coton  - banane - . La panaméricaine parfois autoroute, parfois route est particulièrement coûteuse 10 € pour moins de 100 km. A  Armenia,  nous bifurquons vers le Jardin botanique du Guindio. Trop tard pour visiter, le gardien nous offre le parking pour la nuit.

Un hara à côté, dressage de chevaux.

Mardi 29  août –Jardin botanico del Guindio – Armenia – Museo del Oro Guimbaya

 

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245669 km

9 H

27° soleil/ 25°

18 H

04°36.1993N /75°46.8372 W /1294m

Nous sommes à pied d’oeuvre à l’ouverture pour visiter le Jardin botanique du Guindio. 2 heures ½ de visite guidée et très documentée avec notre guide. Nous avons retenu la grande variété de palmiers, de fougères arborescentes, d’arbres, de plantes, de cactus, de fleurs qu’il nous a présentée et commentée. On est quasiment étourdi de ce savoir, de ces usages multiples… On admire la canopée du haut d’une grande tour. Et on finalise par la visite de la serre aux papillons de la région du café – pas moins de 35 espèces qui volètent dès que le soleil apparaît, se faisant plus discrets sous la pluie.

Une excellente matinée, et un bon café pour le coup de fouet final.

Visite d’Arménia, rien à en dire, sinon que nous avons mangé une pizza tout à fait passable.

Le musée de l’or de Quimbaya est tout à fait remarquable – d’abord gratuit bonne surprise – mais surtout présentant des pièces originales très différentes par leur thème de ce que nous avons rencontré dans d’autres cultures américaines.

Direction le parc national du café à visiter demain matin. Informations fausses, le parking n’est pas accessible pour la nuit.
Finalement nous sommes accueillis aimablement sur une station service calme ; un abri nous y est même offert.

 

                                            

  l'arbre pousse au dépend d'un autre, ses racines atteignant ensuite le sol  (l'arbre hôte est alors mort

La fleur du pitaya

 

aristoloche

 

Mercredi 30  août – Montenegro – Parc national du café - Filandia

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

Guindio c’est le département de culture intensive du café. La visite du parc sera en définitive décevante. Un bref  musée relatant l’histoire économique du café en Colombie, l’embellie ne datant que des années 30, avec des aléas liés au marché mondial ; reconstitution de quelques scènes de vie quotidienne domestique ; plantation de plusieurs variétés de café ; brèves explications du cycle de production du café ; reconstitution de ferme et maison coloniale ; spectacle de danse pseudo folklorique très année 50 ; petit train ; un téléphérique ; une bambouseraie….et surtout, un parc d’attraction qui semble attirer beaucoup plus les foules.

On a passé une journée de balade, agréable mais sans intérêt majeur ;

A la nuit bivouac à Filandia entre pompiers, installations sportives, marché aux bestiaux, au bout d’une impasse tranquille avec wi-fi poussive.

 

 

Jeudi 31  août – Montenegro – Parc national du café - Filandia

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245716 km

 

24° soleil

 

04°40.2795 W/75°39.7774 / 1936 m

Filandia, ravissant village touristique aux maisons coloniales de toutes les couleurs, célèbre pour être le cadre d’une novela (feuilleton télévisé). Thèmes du café et de la culture indigène omniprésents

Vendredi 1er septembre - Filandia

Stand-by – Wi-fi

Samedi 2 septembre – Cajamarca - Ibague

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245 km

10 H 30

24° soleil

17 H

04°26 ?2305 N/75°14.0909 W / 1259 m

Direction Bogota, ville de tous les dangers ! Nous nous en apercevrons vite dès notre entrée dan Ibaque. Vol du téléphone à l’arraché à l’intérieur de la voiture. Donc plus de téléphone et plus de GPS

La police ne prend pas les  plaintes qu’il faut déposer par internet. Problème, nos identifications sont refusées (numéro de passeport pas accepté) ; et pour la déclaration auprès de free c’est trop tard ce soir.

On en est à se demander si on continue. Ces attaques commencent à nous perturber (même si on a conscience que le danger est partout)

Dimanche 3 septembre –Ibague

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245832 km

1 3 H 30

24° soleil

19 H

04°14.2175 N/74°21.59..0854W/ 396m

Nous nous serions passés de passer une demi-journée à Ibagué. Après avoir arpenté les rues nous trouvons enfin le policier habilité à recevoir notre plainte pour vol. Une curiosité, pas d’imprimante au comando, nous devons nous déplacer dans un local moitié garage, moitié prestation internet, pour l’impression de la plainte (que nous payons) !!!

La distraction du jour pour les policiers qui nous accompagnent pour visiter Bipbip !!!

Il nous reste à racheter un téléphone – et on est dimanche – Supermarché ouvert, mise en route, chargement de maps, maps-me et ioverdlander, l’indispensable pour tout voyageur.

Nous essaierons en vain d’appeler free pour suspendre l’abonnement. L’appel n’aboutit pas, cherchez l’erreur.

Un peu d’autoroute –payante comme il se doit en Colombe alors qu’il n’y a pas d’autre route – et nous trouvons un petit chemin le long d’une rivière, idéal pour la nuit. C’est compter sans la police qui nous conseille vivement d’aller dans un endroit plus sûr, une station service.

Après une belle grimpette jusqu’à 3000, nous sommes maintenant en plaine, sous une chaleur accablante.

Gentil accueil très familial de la famille  de l’hôtel.

Lundi 4 septembre – Espinal – La vaca que rie

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

246018 km

10 H 30

34° soleil /

17 H

04°29.9984 N/74°21.8708 W / 2204 m

Après une bonne nuit, vol un peu « digéré »  nous repartons vers Bogota. Hier encore on nous conseillait presque d’éviter, en tout cas d’observer la plus grande prudence .

A Espinal, impossible de faire un diagnostic encore moins de réparer notre matériel en panne : téléphone et appareil photo . Tout fout’l’camp !!!

Nous repérons le camion de nos amis voyageurs suisses qui ont fait la traversée avec nous ; nous les retrouverons un peu plus tard à la « Vaca que rie », pur plagiat… un scandale.

Enorme complexe installé des deux côtés de l’autoroute, qui commercialise des produits laitiers et propose son restaurant, mais surtout dispose d’un beau parking bien connu des voyageurs.


XXV - 1 - COLOMBIE - NARINO - PUTUMAYO - HUILA - CAUCA 11 août / 27 août 2017

Publié le 20/08/2017, par rampon,

 

Vendredi 11  août – frontière Equateur / Colombie - Ipiales – Pasto – Reserva de la Cocha

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

9 H

soleil

19 H

01°08.5044 N / 77°09.9200W / 2797 m

 

Adieu Equateur – Bonjour Colombie.

A la frontière c’est la cohue, beaucoup de Vénézuéliens apparemment.

Passage sans encombre, eu égard à notre âge ou au fait d’être européens, nous avons droit à un traitement rapide (1 H ½)

Nous sommes soulagés de pouvoir souscrire très rapidement une assurance sans doute réduite aux risques encourus par les personnes, tout de même mieux que rien.

Refusant de changer à la sauvette, nous le paierons plus tard. Faute de COP au péage, il ,nous faudra manœuvre et changer !

Change dans l’épicerie d’un village pour nous dépanner.

A Ipiales le distributeur ne veut délivrer que des dollars. 50 personnes en attente dans une autre banque, circulation folle et rues en pentes à 20°. Courage, fuyons… sans argent.

Change à Pasto où nous essayons de rester pour la nuit. En vain, parcs fermés, Approvisionnement (nous étions à zéro pour le passage de frontière).

Superbe vue sur la vallée et le lac de la Cocha ; nous arriverons à la réserve de la Cocha à la nuit, pour bivouaquer face à l’embarcadère.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 12  août –San Francisco

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

9 H

14° - soleil voilé / 20 °

17 h

01°04.5993 N/76°48.2962 W/ 1932 m

Très curieux endroit que la réserve de la Cocha. Une communauté gère l’accès au lac et à la petite île

de la Carota.

Au réveil nous nous retrouvons seuls au milieu de la place, entourés de toute la communauté en réunion. Nous comprenons qu’il s’agit de décider des travaux à venir et de leur répartition.

Développement touristique intense autour d’un canal menant au lac. Maisons sur pilotis ou non, aux allures de chalet suisse, offre de ballade en lanchas sur le lac. Restaurants côte à côte. Un peu trop sophistiqué pour nous, mais tout à fait joli et charmant.

Pasta pour quelques courses et nous décidons de quitter la panaméricaine, pour une route secondaire. Pas de problème jusqu’à San Francisco. Belle route roulante et paysages pastoraux faisant bientôt place à la forêt épaisse.

Attention lorsqu’on repère une route blanche sur la carte, c’est une piste. Et quant au nombre de km apparent il dépend du nombre de virages en lacets. Nous devons faire une moyenne de 10 km heure ; virages serrés, routes étroites, croisements de véhicules impossibles, marches arrière,
chute de pierres, glissements de terrains, éboulements…… et les énormes camions !

Nuit au bord de la piste. Une chance de trouver une petite aire plate.

 

 

composition votive de graines, fibres, fleurs dans une petite église

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 13  août – Mocoa

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

244593

 

25° soleil /17°

17 H

00° 39°0318 N/ 76°15.1399 -2933 m

Cette route est folle. On l’appelle « el trampolino de la muerte » le transpoline de la mort, c’est dire comme on saute et tressaute.

Rencontre d’un courageux motard français qui arpente les routes sud-américaines depuis 3 ans. Buen suerte Biche.

Recherche d’un restaurant réputé recommandé par un mecanico oeuvrant sur la route. Pas de chance, il a été transféré et introuvable. Asado près d’une rivière fréquentée par la population, abrutis de musiques dissonantes.

 

 

Lundi 14  août – Pitalito  - San Augustin - El Tablon

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

25° soleil/ 25°

16 H

01°52.9444N / 76°16.4866 -

Pitalito est une grande ville dotée de grands magasins et de « planta » (usine) de gaz. Pour autant aucune ne consent à essayer de remplir nos bouteilles.

Nous sommes ici dans les hauts lieux de la culture indienne antique.
A l’Office de tourisme de San Augustin  (accueil très sympathique) nous rencontrons Idelma qui nous invite à passer la nuit chez elle à El Tablon sur le parking.

La visite se mérite, piste en pente, étroite, tortueuse, pierreuse….. mais accueil charmant de Gladys et sa fille Caterina qui nous font visiter le petit musée d’artisanat local (bois, canne à sucre, tissage de fibres de feuilles de bananiers ou cactus …) et nous donnent des explications sur les statues trouvées sur le site.

récupération de la mélasse de canne

distillation - très - artisanale

Mardi 15  août - El Tablon – Chaquira – Elstero del Magdalena – Alto de los Idolos

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

25° soleil/ 25°

15 H

01°55.0078 N/76°14 ?5960 W / 1802 m

Très courageux ce matin nous partons à pied voir le site de Chaquira. Jolie ballade dans la riche nature, fleurs sauvages, cultures de café, bananes, lulo (un fruit duveteux, orangé un peu acide pour les jus de fruits délicieux).

Le mirador offre une vue saisissante sur la vallée du Magdalena ; et au bord des pétroglyphes écrits dans les rochers.

On reparlera plus tard de toutes ces figures et statues quand nous en saurons saisi – un peu – les significations.

Gladys et Caterina ont la larme à l’œil en nous voyant partir…. Le courant est passé. Nous avons beaucoup parlé, goûté le lulo, appris plein de détails sur l’utilisation des plantes…

Nous nous lançons dans un circuit vers el Estrecho del Magdalena. Curieux la route n’existe ni sur la carte ni sur le GPS. Nous comprenons vite pourquoi, c’est une piste épouvantable, pente, sinuosité, pierre ; je sais, je me répète !

Le rio Magdalena se resserre et gronde dans une gorge étroite (2,2 m), mais on n’osera pas sauter ! La puissance des eaux en furie à certaines époques a érodé et tourmenté les roches.

Nous nous reposerons à Alto de los Idolos, restaurant ; nous faisons connaissance avec le propriétaire du restaurant, passionnés de nature qui nous montre les orchidées qu’il a apprivoisé sur ses arbres, qui nous fait repérer les oiseaux, nous donnent des haricots géants (qui poussent sur des arbres), des oranges …. Et vient prendre le café « à la maison »

bâti traditionnel en adobe

extraction du  jus de canne à sucre

Mercredi 16  août – San Agustin – Isnos – Alto de los Idolos

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

25° soleil/ 25°

15 H

01°55.0078 N/76°14 ?5960 W / 1802 m

 

Après avoir secoué la porte d’entrée du site qui devrait être ouvert depuis longtemps, nous apprenons que c’est fermé tous les mercredis. Rien pour l’indiquer.

Donc ce sera visite du site de San Agustin. Réputation pas usurpée. Beau musée explicatif, superbe parcours dans la forêt pour admirer toutes ces statues, colonnes, pétroglyphes, tombeaux, sarcophages énigmatiques. On manque de repère pour comprendre, même si on a envie d’apporter nos propres interprétations.

Quoiqu’il en soit, on est fasciné par cet art très varié et expressif bien que le caractère massif prédominant tende à laisser une impression d’uniformité.

Fascinant.

Retour sur Alto de los Idolos pour la visite demain. Passage à Isnos où l’on repère un vendeur de gaz qui nous fait une généreuse mais vaine tentative de remplissage. Il nous bricole un système pour demain. On espère !!

              

           

Jeudi 17  août –– Isnos – Alto de los Idolos

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

25° soleil/ 25°

15 H

01°55.0078 N/76°14 ?5960 W / 1802 m

De bonne heure à Isnos où le père du vendeur de gaz « mecànico » de son état, nous bricole une sortie de gaz directe spécial colombie.

Notre vendeur n’apparaissant pas, nous retournons visiter el Alto de los Idolos ; un cimetière antique fréquenté de 1000 av JC à 1500 ap JC, des sépultures spectaculaires, des chambres funéraires précédées  d’un couloir et d’une ou plusieurs « idoles » aux significations mystérieuses. Ils n’ont pas épargné leur peine pour honorer leurs défunts, leurs chefs, leurs dieux ??? qui sait ?

Mais pourquoi et comment cette culture a-t-elle disparu ?

Au retour nous retrouvons Jairo qui remplit notre bouteille. Ca marche ! nous voila rassurés pour un certain temps.

Jairo et sa femme Claudia nous invitent à déjeuner ; ce sera seulement une boisson, nous avons déjà mangé.

Bivouac sur la placette d’une communauté où nous échangeons avec un de ses membres très critique avec ce système qui tue créativité et initiatives.

     

     

 

Vendredi 18  août – Popayan

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

244913

10 H

21° soleil/ 19° orage

17 H

02°30.7186 N/76° 32.6365 W / 1877 m[d1]

Spécialité locale de « queso » fromage et de « pan de queso » . Visite de la boulangerie très artisanale, nous sommes loin du pain français.

Piste, piste, piste, caillouteuse, cahoteuse, très fréquentée au travers du parc national de Puracé ; nous traversons la jungle percée de gorges vertigineuses – n’ayons pas peur des mots - ; puis l’horizon s’élargit en un haut plateau  vallonné, et à nouveau, des prés, des vaches, un habitat dispersé.

Des thermes font naître une ville d’eau.

Et c’est Popoyan la blanche. Le centre historique quasi détruit par un séisme de 18 secondes en 1983 a été entièrement reconstruite, et l’atmosphère y semble intacte. Un bel ensemble de maisons coloniales toutes blanches,et…. pas de publicité agressive, unité des façades obligatoire, panneau blanc, écriture dorée.

Nuit sur un parking de station service tout à fait tranquille

         

chien mendiant, peut-être croisé avec un sanglier !

Samedi 19  août – Popayan

 

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

244

9 H 45

21° soleil/ 16° orage

16 H

02°30.8221 N/76° 32.2982 W / 1880 m[d2]

 

Les parkings nous sont interdits, larges et hauts portails, mais abris trop bas. Problème résolu sur le parking de supermarché Exito et taxi.

Visite de la ville blanche et de ses églises (fermées sauf la cathédrale) . Resto ma foi plutôt bon.

L’orage nous rattrape à l’arrivée au camping Ecoparque  Rayos del Sol. Armando nous accueille très gentiment et fait la lessive- machine.

 

Dimanche 20  août – Popayan

 

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

21° soleil/ 16° orage

 

02°30.8221 N/76° 32.2982 W / 1880 m

 

Internet à gogo, grand nettoyage, cuisine, farniente dans le parc malgré l’orage….. Détente.

Rayos del Sol offre de multiples possibilités, B & B, camping, lieux de festivités, séminaires….méditation, écosentier….. voir le site

Lundi 21  août – Popayan

 

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

21° soleil/ 16°

 

02°30.8221 N/76° 32.2982 W / 1880 m

Pas d’orage aujourd’hui. Nous suivons l’éco-sentier, jolie promenade ombragée jusqu’à la rivière, sentier balisé en toute discrétion, et….. pauses méditatives guidées sous le signe des anges tutélaires…..Que chacun y trouve son compte ! Un très bon moment relaxant et tranquille à l’ombre d’une végétation luxuriante (forcément ici)

Mardi 22  août – Silvia - Piendamo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245020

 

21° soleil/ 16°

 

0239.4172 N/76° 33.3306 W /

Direction le Parque de Tierradentro, autre site emblématique de la culture colombienne. Pas de chance la route est coupée par un éboulement. Nous bifurquons sur Silvia et son célèbre marché du mardi. Très animé, égayé des curieux costumes traditionnels des indigènes (comme il s’appellent eux-mêmes). Les hommes portent jupe bleue, poncho et chapeau. Les cabildos(chefs de village) arborent une canne ornée de bagues d’argent et de rubans.

Les femmes portent large jupe plissée noire ornée de deux bandes de couleur, un double fiche (rouge et bleu) et soit un chapeau melon qui tien miraculeusement en équilibre sur le haut du crane ou un chapeau de paille tout plat.

Les couleurs : le blanc pour la pureté, le rouge pour le sang, le bleu pour l’eau, le noir pour la   terre.

Musique andine sur la place, sans surprise, ce sont des équatoriens de Cocachi.

Arrêt à Piendamo pour déterminer la route à suivre. Nous sommes interpellé par un mécanico, qui nous dit que son cousin sera très content de nous recevoir. Aussitôt dit, aussitôt fait, Marcelo arrive en moto, nous le suivons jusqu’à sa finca.

Son épouse Lorena et lui ont fait des études en France, où ils ont vécu 10 ans ; ils parlent parfaitement français, quel repos !

Quel accueil chaleureux, visite commentée de la plantation de café et avocats (nous saurons bientôt tout de l’agriculture en Amérique du Sud, encore un peu et nous investissons !!)

Dîner –presque- français, longs et agréables échanges.

Nous sommes installés confortablement sur la pelouse, en décor toute la maisonnée, les chiens, les chats, les poules et les petits oiseaux dans  les arbres….les arbres et les fleurs

Merci Lorena et Marcelo de votre accueil chaleureux. Nous vous espérons en France.

 

                

                                

Mercredi 23  août – Piendamo - Coconuco

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

21° soleil/ 16°

 

0239.4172 N/76° 33.3306 W /

Nous aurions pu, nous aurions du reprendre la route, mais nous ne résistons à la proposition de Marcelo et Lorena d’une petite excursion jusqu’aux eaux thermales de Coconuco « Agua herviendo ».

Départ après déjeuner, au passage sœur et nièce de Lorena nous rejoignent.

Baignade à la nuit sous les étoiles, piscine chaude, piscine tiède, cascade d’eau fraîche, tout stress éventuel disparaît. Un bon piquenique pour finir et l’on rentre sous les étoiles. Plaisir du moment, et plaisir du partage. Nuit paisible

  

Jeudi 24  août – Morales – Suarez – Jamundo - Cali

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245147

12 H

32° soleil/ 30°

18 H

03°20.9323 N /76°33.9312W /1114 m

Difficile de se quitter tant  nous avons partagé ! A midi il est temps de laisser nos amis à leur travail non sans avoir visité leur chambre de rêve comme suspendue à hauteur de la cime des arbres,avec vue panoramique sur la propriété. Délicieux.

En évitant la panamerica nous traversons une belle région de culture tropicale, ananas, rizière… la profonde et spectaculaire du Cauca à gauche nous roulons sur une crête entre deux vallées spectaculaires, illuminées des ocres de la terre saignée ;

On sent bien que l’on approche de Cali, la circulation s’intensifie inutile de chercher un endroit calme pour la nuit. Nous trouvons refuge à l’Ecoparque de Pance, tout à fait agréable, piscine….et accueil  souriant

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 25  août – Guara - Buenventura

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245298

9 H 45

32° soleil/ 33°

17 H

03°53.5095 N /77°00.8298W /42 m

Avant tout, le supermarché Carulla, pour quelques achats bien français : moutarde, fromage, pâté, pain croustillant… le bonheur !

Direction la côte pacifique vers Buenaventura. Belles pentes tropicales, forêt, culture bien alignée de pinas (pardon, ananas). Les vendeurs proposent leurs fruits dorés tout le long de la route sur leur étal précaire.

Comme on nous l’avait dit,ici la population noire est visiblement plus nombreuse. Un détour vers le parking de San Cipriano où nous espérions passer la nuit. Nous n’avons pas accepté les tarifs proposés (plus cher qu’un camping bien aménagé).

Buenaventura, un grand port,  une ville étendue, délabres, aux maisons « déglinguées », une impression de ville de fin de terre, où sont arrivés ceux qui ne savent où aller (j’ai lu trop de romans d’aventure !).

Bivouac sur un parking gardé et fermé (pour camions). Sans charme, mais tranquille.

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 26  août – Guara - Buenventura

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245438

9 H

29° gris/ 17°

18 H

03°54.2431 N /76°29.7122 W /1464 m

Temps maussade et bientôt pluie battante –les tropiques -  ne nous empêcheront pas d’aller à San Cipriano.

Village déshérité au milieu de la jungle qui fut un temps desservi par une voie ferrée, ses habitants ont travaillé à se désenclaver. Ils ont d’abord fabriqué des chariots qu’ils poussaient sur la voie avec des perches ; le système est grandement  amélioré, un astucieux système de moto et side-car en planche

circule sur la voie, en alternance aller et retour. Il pleut à verse et nous attendons la renserse. Atmosphère « africaine », ça patauge, ça s’active mollement, rien à faire d’améliorer l’environnement de vie quotidienne.

Le « voyage » - 6 km nous dit-on – au plus près de la jungle. On se demande comment notre équipage tient la route. L’atmosphère du village à l’arrivée vaut celle du départ. On descend et on patauge dans la boue. Des  restaurants partout. On part pour une randonnée  à pied, jusqu’à la rivière que l’on peut descendre sur des bouées ; mais rien n’est organisé et on ne peut laisser ses affaires (il faut dire aussi  que le temps n’incite pas à la baignade !). On prend le temps de pénétrer le foisonnement végétal.

La pluie se calme enfin, le restaurant propose dans la plus parfaite décontraction et pour un prix « touristique » donc cher, la sempiternelle cuisine colombienne.

Tarif de parking tout aussi prohibitif.

Prochaine étape le lac de Calima, par une superbe route dans la montagne.

Les camions chargés à Buenaventura forment une colonne serrée en direction de Bogota, qui ne facilite pas la conduite des malheureux automobilistes.

Superbe vue à l’arrivée sur le lac de Calima, d’un côté privatisé par des propriétés privées et des condominios de l’autre par les activités nautiques.
La finca de Cesar offre un somptueux emplacement surplombant le lac, dommage que les installations soient quasi inexistantes. On « bénéficie » des toilettes et de la douche de Cesar en passant dans sa chambre, devrais-je dire bauge ?

Il accueille volontiers les propriétaires de chien ; un couple n’en avait pas moins de 5, bruyants, envahissants.

MARIE et THOMAS nous vous souhaitons bonheur et prospérité

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 27  août – Calima - Buga

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

245495

9 H 45

25° soleil/ 30°

17 H

03°53.3879 N /76°17.1085W /1030 m

Petit tour à Calima pour quelques courses, c’est une petite ville, active, agréable, vouée au tourisme.

La route d’arrivée à Buga est…somptueuse ; une allée d’arbres immenses forme une voute sous le soleil.

Buga, une ville comme on n’en a encore jamais vu en Colombie, belle, élégante, fleurie, souriante, une bénédiction du ciel. Oui bien sûr, puisque on y célèbre la Vierge des Miracles dans la basilique. L’histoire d’une croix trouvée dans la rivière qui s’est mise à grandir pour récompenser une bonne action…..

10 messes par jour et des pèlerins en rangs serrés.

La cathédrale est beaucoup plus jolie.

Nuit au parc El Vergel, parc de nature, près des pistes de bi-cross.

Nous nous taillons un vif succès auprès des promeneurs du dimanche. Un Oh !!! admiratif jaillit à la montée du toit, exclamation enfantine au vu des feux d’artifice de notre enfance.

   

 


XXIV - 7 - EQUATEUR - PICHINCHA - QUITO - IMBABURA - CACHI - 27 juillet / 10 août 2017

Publié le 3/08/2017, par rampon,

Jeudi 27 juillet – Timbre – Viche – Timbre

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243197

11 H

25° soleil 28°/26°

17 H

00°47.2968 / 79°38.4618- 88 m

 

José travaille pour Ericson mais possède aussi sa propre finca. Il nous invite à la visiter. Belle promenade de découverte le long du rio, pour apprendre à reconnaître quelques arbres emblématiques ; le teck, le balsa… et déguster toutes sortes d’agrumes au goût différent.

Pour José et Erlinda, c’est l’occasion rêvée d’aller jusqu’à Viche pour quelques obligations. Nous nous serrons dans Bipbip.

Ce soit c’est mon tour d’être au fourneau : spagetti à la tomate (sauce mijotée maison). Pour eux de la gastronomie.

La famille vit dans un dénuement qui nous étonnerait.  Eric en couple à 12ans a trois enfants, le petit dernier Alavaro José est avec lui. Erlinda avec qui il vit depuis trois ans a elle aussi 3 enfants dont 2 toujours à la maison. On soupçonne que malgré  l’insouciance affichée ça ne doit pas être simple tous les jours.

Nous pouvons dire que nous sommes entrés au profond de la culture traditionnelle de la région.

Vendredi 28 juillet –  Rosa Zarate (Quininde si vous préférez)

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243282

11 H

25° soleil 28°/26°

19 H

00°20.0483 / 79°28.1963 - 88 m

 

Départ en fin de matinée pour pouvoir faire nos adieux à José parti travailler. La voisine nous approvisionne en noix de coco et citrons doux, l’occasion de parler de son voyage en Espagne. Toujours étonnant de voir que ces familles, on peut dire pauvres, investissent pour voyager vers la famille émigrée.

Préoccupation du jour, le téléphone qui ne veut plus faire son office. Mais surtout ne fait plus fonctionner maps.me correctement, donc plus de GPS. Pour nous diriger dans Quito, problème !

Pas moins de six boutiques spécialisées sollicitées. Enfin un diagnostic : impossible d’obtenir un réseau avec notre téléphone –qui pourtant ne disfonctionne pas – il lui manquerait un code. Nous comprenons que finalement il nous faut investir.

Il fait nuit, et nous dormirons sous la surveillance du poste de police.

Pour traduire l’atmosphère de la journée, poésie dans la finca, champs de cacaoyers sur les pentes et fèves séchant sur la route, et petits métiers en ville.

ce n'est pas du polystirène mais du balsa

 

 

Samedi 29 juillet –  Santo Domingo - Aolag

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243473

10 H 45

30°° soleil / 15°

18 H

00°26.6310 / 78°28.36.1107 -  3151 m

Finie l’atmosphère un peu lassive de la côte, les collines puis la montagne s’imposent. Les grandes  plantations de palmiers appellent les plantas (usines) de fabrication d’huile et maraganie. C’est la saison de la récolte des oranges, pamplemousses, mandarines, citrons, les étals les offrent tou le long de la route. Noix de coco fraîche à volonté et aussi les cocadas , friandises à base de noix de coco et mélasse, un délice –calorique -. Les plantations de cacahuètes de doivent pas être loin, il nous suffit de succomber aux cacahuètes caramélisées.

Les champs serrés d’ananas alimentent le petit commerce (et l’exportation).

Délices des terres tropicales.

 

 

Dimanche 30 juillet –  Quito – Mitad del Mundo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243558

11 H 30

10° soleil /26°

17 H

00°00.5021 / 78°27.3263 - 2448 m

Nous commençons par le Musée National, excentré. Dommage il est fermé jusqu’à quand, personne ne sait.

Le centre historique de Quito un dimanche……..

Si vous vous rappelez le sketch de Raymond Devos, cette voiture qui tournait, tournait autour d’une place, prisonnière des interdictions multiples. Et bien c’est tout à fait cela. Le centre est neutralisé pour permettre aux cyclistes leur promenade dominicale : rues en pente, étroites, cohue piétonne, Bipibip et bien d’autres essaient d’en sortir. Ce serait drôle si ce n’était si énervant.

Sur le GPS, la trace de notre périple, fait une jolie fleur autour du centre.

Parking enfin trouvé,nous pouvons déambuler tranquillement au milieu d’une foule dense de vendeurs de tout ce que l’on peut imaginer, transportant leur fonds de commerce sur le dos, tout en abordant les passants. De même qu’à chaque feu, à chaque ralentissement de circulation, des vendeurs proposent toutes sortes de réconfort comestible. Impossible de penser que l’on puisse en vivire ou même en survivre.

Place de l’Indépendance ou place Grande, le Palais présidentiel. C’est jour de cérémonie, avec relève solennelle de la garde en présence du Président Lenin (en fauteuil roulant) et des représentants de corps constitués, et d’invités. Garde à cheval, lanciers….. musique militaire. La foule se presse pour applaudir.

Exaspérés par cette circulation infernale, nous décidons de nous éloigner vers le point symbolique de la mitad del mundo (le milieu du monde). Symbolique car du fait des rotations, cette ligne imaginaire est variable sur environ 5km. Tout pour le touriste, propre, net, bien aménagé, boutiques….

Nous sommes ici à 25 km du centre et toujours à Quito.

Nuit tranquille sous la protection du poste de police

BON ANNIVERSAIRE LOUIS

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 31 juillet –  Quito – Mitad del Mundo

Km arrivée

 

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

00°00.5021 / 78°27.3263 - 2448 m

Courageusement nous affrontons à nouveau la circulation. Pour aller visiter Quito. Commence le périple.Parking enfin trouvé, nous pouvons déambuler tranquillement au milieu d’une foule dense de vendeurs de tout ce que l’on peut imaginer, transportant leur fonds de commerce sur le dos, tout en abordant les passants. De même qu’à chaque feu, à chaque ralentissement de circulation, des vendeurs proposent toutes sortes de réconfort comestible. Impossible de penser que l’on puisse en vivire ou même en survivre.

Place de l’Indépendance ou place Grande, le Palais présidentiel. C’est jour de cérémonie, avec relève solennelle de la garde en présence du Président Lenin (en fauteuil roulant) et des représentants de corps constitués, et d’invités. Garde à cheval, lanciers….. musique militaire. La foule se presse pour applaudir.

Plan en mains, nous visitons la cathérale sur la place centrale.

La Compania, Eglise de la Compagnies des Jésuites,couverte d’or sur toutes les parois dans une débauche de décors et d’angelots. Il en coûte tout de même 5 $, l’or est cher et parle sans doute à Dieu !

Après quoi, tous les musées, palais,… réputés ouverts par notre guide, sont fermés le lundi. Exaspérant d’autant qu’aucune indication n’en informe. Il faut demander.

Nous montons au Panecillo une colline qui arbore une « magnifique » et ridicule statue de la vierge ailée.

De là on voit les pans de montagnes dévorés par la ville, illustration de l‘emprise humaine sur la nature…. Où que se porte le regard, on ne voit que maisons, les toits brique de l’ancienne ville et les tentacules colorés, petites maisons et aussi quartier neuf et grands immeubles. Quito a installé ses quasis 3 millions d’habitants sur presque 30 km le long de la vallée.

Quelques tentatives pour trouver un endroit tranquille pour la nuit avant de retrouver le bivouac de la veille.

Mardi 1er août –  Quito – Mitad del Mundo

Km arrivée

 

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

 

 

 

00°00.5021 / 78°27.3263 - 2448 m

Ciel limpide, à l’horizon les sommets enneigés des volcans Rucu et Guagua Pinchicha, et en avant scène la ville qui s’accroche aux pentes.

 Hier nous nous sommes bien imprégnés de l’atmosphère de la vieille ville, circulation serrée, et même bus à trois corps qui virent avec talent dans les rues étroites. On grimpe beaucoup à Quito comme on peut l’imaginer.

Le musée d’art précolombien de la casa del Alabado est incontournable. Bien expliqué par audio commentaire individuel en espagnol ou anglais, il présente les  pièces les plus raffinées de l’art précolombien , mettant bien en avant la technique parfaitement maitrisée de la céramique et expliquant le lien cosmique de l’homme à la nature que traduisent les objets présentés. Magnifique.

Le musée de la ville de Quito retrace l’histoire de la ville depuis le 15ème siècle, jusqu’à aujourd’hui, présentant notamment des tableaux vivants. Intéressant et didactique. C’est l’histoire d’un développement jaillissant à partir de l’arrivée des espagnols.

Dans le centre historique toute cette histoire se lit dans les multiples implantations monumentales de congrégations religieuses, les églises, les palais.

Pour le palais présidentiel, visite toutes les heures, mais on ne nous avait pas informés hier qu’il fait prendre des billets à l’avance, trop tard pour la visite aujourd’hui. Dommage, nous sommes là depuis ce matin. Difficile d’imaginer une présidence aussi accessible : visite du public, commerces installés au rez-de-chaussée du bâtiment.

La journée commence à être longue, nous arpentons les rues en pente depuis ce matin. Nous quittons Quito et sa circulation pour le Nord.

Multiples tours pour trouver une poste (GPS faux) et un lieu de bivouac, avant de continuer et finalement nous poser pour la nuit sur le parking du péage d’autoroute. 

 

 

 

Mercredi 2 août – Araque – Paquiestencia

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243797

10 H

25° soleil

17 H

00°04 .2502 / 78°06.6240 - 2990 m

Quito s’éparpille sur les montagnes arrondies, les volcans Cayambe et Cotopaxi en toile de fond. On retrouve enfin la nature avec soulagement. Quelques arbres et cactés succèdent à l’herbe rase et rare. Avant Cayambe des serres, des serres, la spécialité locale est la culture de la rose et accessoirement de la fleur. C’est sans doute ce qui fait la prospérité de la petite ville qui semble prospère.

La « mitad del mundo » serait ici ;  vérification au GPS, c’est vrai. Beaucoup moins touristique qu’à Quito et accueil gentil des guides. Des banos flambant neuf et bien décorés pour vérifier l’effet coriolis.

Direction une cascade perdue dans la montagne. Si perdue au bout d’une trace empierrée que nous renonçons.


Bivouac sur une aire sauvage au milieu d’un hameau, près de l’Eglise. Nous allons rassurer les villageois. Question : venez-vous pour investir ? encore une fois.

 

  

 

Jeudi 3 août – Araque – Lago San Pablo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243845

11 H 30

25° soleil

17 H 30

00°12.3412 / 78°12.3848 - 2679 m

 

Nous redescendons sur Cayambe. Petit tour en ville. Parking payant, on se demande bien pourquoi vu les encombrements de la circulation au centre ville. Ouverture du petit musée local à notre intention. Bof, intérêt de niveau scolaire.

Il est temps de faire la vidange.  Impossible de dévisser le bouchon de vidange, il faut agir en force et ressouder. Vite fait bien fait. On repart pour le lac San Pablo.

Maps.me donne de curieux itinéraires qui se soldent par des demi-tour sur sentiers empierrés.

Joli lac tranquille, joli environnement, jolie halte . Vaste aire de jeux, de terrains, et ne place empierrées pour le parking. Fort agréable d’autant que  Marco et sa femme Jessica, gardien et vendeur de « canastas » (paniers) de « totora » sont charmants. Ils dorment sous n abri de totora (leur boutique) fermées par un rideau en plastique. De simples nattes au sol, des couvertures. Ils ne se plaignent pas du froid. Ils doivent regretter leur maison qui est à deux pas.

Des français, voila qui nous repose de parler français. Karine et Julien voyagent avec leur deux petites filles en camping car. Ils sont bientôt au bout du voyage. Retour début octobre.

Vendredi 4 août – Araque – Lago San Pablo

Journée au lac. Lessive les pieds dans l’eau avec les femmes du village. Photocopie de motifs de broderie pour Jessica. Rencontre d’une autre famille française vannoise. Apéro et dîner chez nos amis. Tranquille !

 

Samedi 5 août – otavalo – Lago San Pablo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243852

10 H

25° soleil

17 H

00°04 .2502 / 78°06.6240 - 2990 m

Incontournable (disent les guides) marché d’Otavalo. Nous avons vu des marchés aux bestiaux plus actifs et pittoresques.

Pa ailleurs la ville est un foisonnement de boutiques en plein air, vouées aux touristes. De tout, du meilleur et du pire, peinture, tissage, tressage, bois, et colifichets (chinois) colorés. Marché aux fruits et légumes comme on les connaît. Et on mange à tous les coins de rue, debout, au restaurant…..Apparemment une destination phare (confirmé) pour les tour-operator français. Une véritable invasion. On se fait discret.

Retour à San Pablo pour un cours de broderie à mon amie Jessica, enchantée d’apprendre.

 

Dimanche 6 août – Cascade de Peguche – lac Cuicocha

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243926

9 H 15

17° soleil voilé /20°

17 H

00°17.5663 / 78°20.8884 - 3056 m

Nous nous trouvons à l’Eglise au beau milieu d’un mariage. Un groupe de musiciens accompanera toute la noce par les rues.

Las cascadas de Peguche sont un haut lieu des croyances quechas. Shaman à disposition. Baignade sacrée. C’est la foule des dimanches en famille. Quant à la cascade, le spectacle n’est pas inoubliable.

Le lac Cuicocha à l’entrée de la réserve Cotacachi Cayapas, trop tard (et trop long) pour faire le tour par un sentier escarpé.. Compter 5 heures de marche (et parfois de marches) avec beaucoup de dénivelé. Le genou de Robert ne résisterait pas et le souffle nous manquerait peut-être un peu. Donc promenade de retraités !

Bivouac tout près de l’entrée du parc, sur un « bras » de l’ancienne route

 

 

Lundi 7  août – Catacochi – Ibarra – Lago Yahuarcocha

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

243978

10 H

19° soleil voilé /20°

17 H

00°22.6241 / 78°06.1080 -2211 m

 

Catacochi ? ville soignée comme on en connaît peu est la capitale du travail du cuir de belle facture. Robert renouvelle ses chaussures brésiliennes à bout de souffle.

La panaméricaine est une véritable autoroute roulante. Nous sommes très vite à Ibarra, qui frappe elle aussi par son calme et sa propreté, même si derrière les façades  on découvre des quasi ruines transformées en parking.

Bien sûr, lundi les musées sont fermés. On prend le temps de visiter le centre, ses églises, son ancien fort au patio superbe, et un de ses glaciers. La réputation n’est pas usurpée, un délice fruité.

Nuit près du lac Yahuarcocha.

ceci est un parking

Mardi 8  août –Ibarra – Lago Yahuarcocha

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

9 H 30

22° soleil voilé /20°

17 H

00°22.6241 / 78°06.1080 -2211 m

 

Journée culturelle, les  musées. En fait un musée seulement, Atahualpa (sa statue) nous attend, mais le musée est vide.

Le musée du centre culturel, lui est ouvert et présente tout le parcours de peuplement du nord du pays depuis la nuit des temps. Belles présentations de céramiques, bijoux…permettant de s’imprégner de ces cultures ancestrales.

La section art religieux ne manque pas d’intérêt autour de statues polychromes et de peintures du 17ème au 19ème

La section art et artisanat traditionnel explique les sources d’inspiration, animaux, plantes, cosmos…

Superbe

Camping allemand au bord du lac, fréquenté par des voyageurs allemands, de ce fait, communication un peu restreinte

Mais lessive, internet…

art et trradition

un Christ bien en chair !

mixité de la population

Atahualpa le dernier souverain inca (ressemblance non garantie)

les iélectriciens ont encore matière à se perfectionner

la tradition rurale est toujours bien vivante

Mercredi 9  août –– Lago Yahuarcocha

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

 

22° soleil voilé /20°

 

00°22.6241 / 78°06.1080 -2211 m

 

Nous nous embourgeoisons. Encore une journée au camping. Peut-être l’opportunité de faire container commun entre Colombie et Panama (Cartagena – Colon).
Arrivée de deux suisses français qui desendent d'Alaska. 

Jeudi 10  août –– Tulcan

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

244152

 

25° soleil /17°

17 H

00°49.6025 / 77°42.4795 -2933 m

Dernière étape avant la frontière. Les hauts plateaux se déclinent en collines ; déclivité défiant l’entendement pour la culture, patchwork des champs et prairies. Evocation d’un paysage suisse.

On cultive beaucoup la fleur.

Nous en croyons à peine nos yeux en voyant la pente que descend un tracteur. Beaucoup de paysans travaillant à la main dans les champs.

A ne pas manquer à Tulcan, le cimetière. Un « facteur Cheval » équatorien a commencé il y a plus de 50 ans à tailler les ifs des allées du cimetière. Aujourd’hui se succèdent des ensembles de statues taillées dans les arbres, l’art topiaire à son apogée. Remarquablement artistique dans l’ordonnancement comme dans la taille,  d’une inspiration le plus souvent ethnique.

Nuit à Tulcan près de la prison (après avoir cherché en vain un lieu plus adapté et sécurisé). Près des frontières il convient paraît-il d’être prudent.

 

 


XXIV - 6 - EQUATEUR - SANTA ELENA - PORTOVIEJO - MANABI - 16 juillet / 26 juillet 2017

Publié le 23/07/2017, par rampon,

Dimanche 16 juillet – Guayaquil – Atahualpa

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242080

 

Soleill 25°

18 H

S 02°08.7704/W79°52.9566–  10 m

 

La chaleur nous surprend à Guayaquil.

Bipbip nous a attendu tranquillement sur le parking de l’aéroport.

Il faudrait refaire l’approvisionnement, mais nous n’avons pas le courage d’affronter la circulation citadine, nous fuyons vite vers la côte.

Nous nous détournons de la 40 pour retrouver le calme campagnard. Stop à Atahualpa, célèbre pour ses meubles artisanaux.

Fin de journée, nous nous arrêtons sur le parking du centre de loisir-piscine-terrain de foot du centre-ville(un peu ambiance western, rue empoussiérée, et maisons basses).
Arrivée de la police, sur appel d’habitants inquiets. Ils veulent nous persuader de partir, nous refusons fermement avec le sourire.

Nous allons discuter avec nos voisins les plus proches, très intrigués. Visite de notre « casita » (ils avaient déjà vu des camping car à la TV mais jamais « en vrai ». Tous les curieux défilent, nous sortons la carte du monde pour situer la France. Seul le petit (par la taille) Pablo 15 ans, joyeux visage lunaire, esprit vif, a des questions plein la tête à propos de la France.

L’inquiétude s’est dissipée !

 

Lundi 17 juillet – Salinas – San Pablo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242308

9 H 45

22° garua (brume)

18 H 15

02°08.4388 S/ 80°46.6396 W – 0 m

 

Le paysage devient dunaire, et apparaissent les pompes des puits de pétrole que nous n’attendions pas. Plusieurs raffineries le traite.

Spécialité bien visible de la région, la pêche artisanale, et …… le tourisme.
Nous confirmons, Salinas est une station touristique. Les immeubles croissent de toutes parts, au bout d’un chemin pierreux ou sableux, au milieu de rien. Difficile d’imaginer tous ces logements pleins de touriste. La saturation doit menacer.

La tradition de la pêche artisanale est bien vivante ; Dans les ports, les petite bateaux bleux entrent sortent se côtoient. Les pélicans trouvent leur bonheur.  Et… l’eau des ports est limpide, pas un détritus ne flotte. Remarquable.

Nous achetons un poisson à un pêcheur pour le préparer cru.

Bivouac à San Pablo sur le malecon. Sur au moins un km les restaurants se succèdent, pourtant ce soir les clients se font rares.

  

  

Mardi 18 juillet – Valdivia -Montanitas - Salango

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242400

10 H 45

22° garua (brume)

18 H 15

01°35.5827 S/ 80°50.6679 W – 14 m

 

La garua sévit (brume lus ou moins épaisse qui peut se dissiper en milieu de journée. Bien différent est Salango avec sa grande et belle plage, ses pêcheurs, son mail débonnaire. 

A Valdivia, un petit musée à l’initiative de la communauté ébauche une approche des cultures locales – dans l’ordre Valdivia – Machalilla – Chorrera – Guangola – Mantena – qui traduit une volonté de valoriser ses racines et sa culture. Courte information sur le travail de la paille pour les panamas, de la tegua (ivoire végétal issue du fruit d’un palmier, de la nacre des spongylus (énormes huitres).Nous nous taillons

Aujourd’hui pas de chance, garua intégrale, ce qui nous permet de parcourir Montanitas dans la gadoue. Agréable promenade surélevée en bord de mer, et pour le reste, les jeunes (attirés par le surf et la fête jour et nuit) piétinent dans la boue. Ce n’est certes pas la saison, mais rien ne semble fait pour améliorer la situation, rues défoncées et maisons, hôtels, à l’aspect peu engageant.  Pas vraiment envie de s’y attarder.

Bien différent est Salango avec sa grande et belle plage, ses pêcheurs, son mail débonnaire. Nous nous taillons un franc succès pendant la préparation du repas. Nos spectateurs s’interrogent sur ce que nous allons manger. Ils ne connaissent ni les artichauts, ni les aubergines. Le choix se limite à la question de savoir si aujourd’hui on va manger poisson + riz + banane ou peut-être crevettes.

Les pélicans font tranquillement le siège du bateau de pêche qui vient d’arriver. Les jeunes viennent jusqu’à manger le poisson dans la main.

 

Mercredi 19 juillet – Agua Blanca – Pueblo Nuevo – Puerto Cayo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242462

10 H 30

22° garua (brume)

17 H

01°20.4491 S/ 80°44.7197 W – 11 m

Garua toujours, créant une atmosphère un peu irréelle.

On monte d’à peine 200 mègtres, suffisamment pour qu’une végétation beaucoup plus tropicale s’installe, la route s’installe sous un tunnel de verdure jusqu’à ce qu’une plante grimpante envahisse toute la végétation, plus un arbre  n’est discernable, telle une marée cette plante prend possession de toutes les collines, créant presque l’impression de la voir avancer. Malaise !

Agua Blanca n’est pas en bord de mer, mais à quelque 5 km, dans le parc national de Machalilla. Une communauté valorise le souvenir et les ruines de la civilisation  Mantena. Visite bien guidée, petit musée bien tenu, charmante balade jusqu’à une piscine d’eau sulfureuse, restaurant, artisanat,

Asado (barbecue) de poisson et crevettes en bord de route. DélicieuX

Nuit sans lune en bord de plae, bercès par les vagues.

    

 

 

Jeudi 20 juillet – Manta - Jaramijo

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242569

10 H 30

22° soleil voilé /28°

17 H

00°56.8473 S/ 80°37.8544 W – 11 m

 

Journée sous le signe de la mer, Manta se déclare capitale mondiale du thon. Important port, accès impossible. Restent les petits ports de la côte toujours aussi vivants et colorés et leur grande variété de poissons.

Visite du musée de Manta, pièces de céramiques  de très belle facture. En Amérique, c’est dans cette région que l’on retrouve les premières traces de peuplement depuis le néolithique.
Les tortues fréquentent les plages Jaramijo. Combien de temps faut-il attendre les premières naissances ?

Nuit sur la plage, ce que nous déconseille amicalement la police. Inutile, nous sommes bien surveillés aux abords d’un terrain militaire.

  

 

Vendredi 21 juillet – Montecristi – Crucita – San Jacinto

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242666

10 H 30

22° soleil voilé

H

01°20.4491 S/ 80°44.7197 W – 11 m

 

Petite incursion dans les terres pour visiter le très célèbre village De Montecristi ou l’on fabrique le nom moins célèbre Panama. On ne résiste pas.

On traverse rizière, bananeraies, cultures variées pour rejoindre la côte à Crucita et apprécier sa belle plage ensoleillée.

San Jacinto en bord de mer pour le bivouac nocturne.

Samedi 22 juillet – Canoa - Pedernales

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242833

11 H

25° soleil voilé/ 28°/26°

17 H

00°04.4480 S/ 80°03.4314 W – 8 m

Nous sommes maintenant dans l’hémisphère nord. Pas de changement notable.
Le musée de Bahia de Caraques est fermé pour cause de rénovation. Dommage.
Traversée de toute une zone lagunaire, avant de gagner Canoa. Jolie station balnéaire (c’est rare).
Région à la mode, les copropriétés et hôtel poussent et neutralisent le bord de mer. Tous les loisirs sont offerts, on peut rester dans sa prison de luxe !

Pedernales c’est autre chose, populaire, rues poussiéreuses, pauvreté manifeste. Un peu désolant.

Bivouac en bord de mer.

Les petits métiers du commerce. Il fallait bien les montrer un jour.

 

 

 

 

Dimanche 23 juillet – Canoa - Pedernales

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

16 H

25° soleil 28°/26°

20 H

 

Journée en bord de plage. Internet poussif.

Nous nous décidons à reprendre la route pour changer d’horizon sur une autre plage probablement.
Au hasard des rues, nous rencontrons Mario, heureux de parler à des européens après avoir vécu 7 ans en Europe. Et nous voilà partis faire un tour dans sa finca à une trentaine de km, au sein d’une réserve. Sa femme y passe le week-end pour aider ses parents et y fabriquer son savon naturel, pour l’écouler auprès de sa clientèle américaine. On broie les graines de pinon pour en extraire l’huile, on ajoute de la glycérine et le tour est joué. Mais la recette est-elle aussi simple ? En tout cas nous en  avons un échantillon odorant, et aussi des oranges, maracuja, café maison…

Nous n’avons que des mercis en échange de ces cadeaux.

Nous rentrons pas forcément très rassurés à la nuit. Une originalité d’une voiture… un phare bien éblouissant à l’arrière du véhicule. Ils sont fous !!!!

Nuit dans la maison de Mario en bord de plage. Jolie maison en bambou, propre, nette, vue imprenable.

 

Lundi 24 juillet – Pedernales – estuaire de Muisne

Détour  vers la plage et rencontre d’un jeune couple de français hébergé par une américaine en échange de 3 heures de travaux. Maison en bambou sur 5 niveaux, au top la chambre de la propriétaire avec vue à 360 ° sur le rio, la plage, le village, la canopée. Epatant la maison de Serena qui dit vivre pour sa maison. On la comprend, mais on comprend aussi que c’est un très lourd entretien.

Déjeuner avec l’équipe de jeunes, 2 colombiens (graphistes), un hongrois, recette inventive de poulet au lait de coco, salade de fruits exotiques, café. Sympa.
Nuit de luxe au camping (pour internet) en bord de plage.

Mardi 25 juillet –Momliche

Pour les curieux, nous avons travaillé à mettre le blog à jour.

Achat de gambas sur la plage, de fruits au camion en tournée juste en face. Pacifique, mer, soleil, calme(enfin pas tout à fait la cabanas voisine déchaine sa stéréo à la nuit tombante.. pour des clients inexistants).

A la nuit les pêcheurs arrivent. Incroyable variété de poissons. Une ravissante raie noire tachetée, un globo (poisson épineux), et beaucoup d’autres beaux inconnus ; sans compter langoustes et gambas. Remarquable, les pêcheurs prennent le temps de répondre à nos questions.

 

Mercredi 26 juillet – Esmeraldas – Timbre

Ville à la réputation détestable d’insécurité. Vrai, faux ? quoiqu’il en soit tournée vers le tourisme, la fête (on comprend de quoi il est question), donc risque.

Aucun charme, nous évitons sauf pour essayer de sauver notre téléphone qui ne repère plus aucun réseau.

Sortie de la ville. Nous demandons à un policier où nous pouvons coucher en sécurité. C’est tout simple… chez lui. Direction la finca (ferme). D’une parfaite rusticité en pleine exubérance équatorienne. Tout pousse, cacao, banane, orangers, mandarines, maracuja, arbre à pain, goyave, ananas, mangue et j’en passe dont je ne connais même pas le nom. Sources de jugos et batidos de toutes sortes (jus et pulpe battue avec de l’eau).

Visite de la finca. Et enfin, nous savons ce qu’est un plant de cacahuète (délicieuse fraîche)

Nous n’avons jamais mangé de poulet aussi frais. Ericson (le policier) arrive à la nuit, repère une poule dans les arbres à la lampe torche. Elle est aussitôt, tuée, plumée, découpée, cuisinée en seco, accompagnée de l’inévitable riz et yucca (manioc qui vient d’être arraché)… mais sans banane frite.

Délicieux, et ferme. Fanny est une bonne cuisinière


XXIV - 5 EQUATEUR - GALAPAGOS - 12 au 16 juillet 2017

Publié le 23/07/2017, par rampon,

Mercredi 12 juillet – Galapagos – îles Santa Cruz (Puerto Ayoro)

Pour embarquer il faut payer une taxe de 20 $ (pourquoi ?) ; et à l’arrivée une taxe 100 $, on ne peut pas dire que le touriste se sente vraiment bienvenu, plutôt ponctionné, racketté… Publicité bien faite, documentaires tv largement diffusés…. Les touristes affluent. Espérons que ça en vaut la peine.

Changement de fuseau horaire (- 1 h).

Débarquement sur l’île de Baltra , bus jusqu’au port (15 mn), bac pour atteindre  l’île de Santa Cruz (5 mn), bus pour traverser l’île jusqu’à Puerto Ayoro (1 h)

Charmante petite bourgade vivante. Comment   se retrouver dans les offres de ces dizaines d’agence de tourisme ?

Visite de la station internationale Darwin, où les fameux pinsons volètent à loisir dans leur milieu naturel, où on se retrouve en présence d’énormes vieilles tortues, où on nous explique le travail de préservation des milieux naturels et des espèces animales qui y sont attachées…..

A propos Solitario George est mort. Ca ne vous fait ni chaud ni froid. Sachez que c’était l’ultime individu de son espèce (tortue). L’art taxidermique le maintient sur pied et ses gènes sont conservés en attendant les progrès du clonage !. Essentiel à l’humanité

Des iguanes marins se prélassent sur les pontons en groupes serrés ; animaux paisibles qui se nourrissent d’algues et  passent le reste du temps à terre.

  

 

Jeudi 13 juillet – Galapagos – île Santa Cruz (Puerto Ayora)

Il y a 2,2 millions d’années, un volcan explosait pour créer ces  îles. Aujourd’hui, c’est un incroyable périple  sous terre dans un tunnel de lave créé par le souffle brûlant. Gigantesque, 2 km de long, parfois presque 10 m de haut et autant de large.

 

Cet après-midi, baignade dans les eaux limpides, turquoise, de la plage des Alemanes, bordée de mangrove, et peuplée de poissons multicolores. Masque et tuba suffisent pour les côtoyer.

Les grands cactus à raquette (opuntias) dominent la végétation envahissant courageusement les champs de lave. Et l’on arrive à l’invraisemblable canon des  Grietas, alimenté en eau douce et marine, une piscine naturelle aux eaux bleu marine, fraîche, vive, enchantée par les oiseaux protégés et fort peu craintifs.

   

Vendredi 14 juillet – Galapagos – île Santa Cruz

 

A deux pas commence une promenade qui amène à la baie des tortues. 2,5 km de chemin pavé au travers de la  végétation typique , majestueux opuntias au tronc doré,cactus en cierge e dominant les coulées de lave, manzanillas (sorte de pommier aux fruits vénéneux) et toute la végétation qui s’y  enchevêtre. Les oiseaux volètent et chantent sans trêve.

Nous avons la chance d’apercevoir des tortues et iguanes terrestres en liberté.

Et on arrive à l’enchantement de la playa Blanca, sable d’un blanc étincelant, sur fond de mer azur, turquoise, marine….et autres nuances in indescriptibles, rouleaux de mer incessamment renouvelés ; il ne faut pas s’y fier, seuls les surfers expérimentés s’y risquent.

C’est le domaine des iguanes marins qui viennent s’y reproduire.

Les nageurs trouvent leur bonheur à la baie Mansa, bordée de mangrove, où viennent pêcher les pélicans.

   

 

 

Samedi 15 juillet – Galapagos – île Pinzon – La Fé

 

Le rêve – impossible – aurait été de voguer sous voile vers une petite île préservée. Ce sera bateau rapide avec quelques autres touristes.

Une excursion dont on se souviendra longtemps. Fabricio le guide, Victor le « capitaine »et Juan nous accompagneront avec attention et gentillesse toute la journée, et quelle journée.

Ce n’est pas tous les jours que l’on nage avec les tortues marines, que l’on fait corps avec un banc de poissons, que l’on nage tranquillement dans le décor idéal d’un aquarium tropical au milieu de ses poissons aux couleurs subtiles, éclatantes, aux transparences de verre…., que l’on folâtre avec des phoques joueurs nous mordillant le bout des doigts, se laissant caresser, que le vol des raies nous enchante au ras du sable pour vite créer un nuage en cas d’alerte, que l’on affronte sans crainte les requins (eh oui, 2 m de long pour le moins), que l’on s’étonne des iguanes marins (que j’évite soigneusement).

Il a fallu un peu de courage, et une combinaison néoprène, pour affronter les eaux fraîches du Pacifique.
Récompense du jour, un peu de pêche vite faite, et l’équipage prépare en un tour de main, poisson cru et grillée, un régal, suivi d’un petit repas (bien meilleur que dans la plupart des restaurants).

Un regret : pas de photos, nous n’avons toujours pas acheté de caméra étanche

 

Dimanche 16 juillet – Guayaquil – Atahualpa

Km arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

242080

 

Soleill 25°

18 H

S 02°08.7704/W79°52.9566–  10 m

 

La chaleur nous surprend à Guayaquil.

Bipbip nous a attendu tranquillement sur le parking de l’aéroport.

Il faudrait refaire l’approvisionnement, mais nous n’avons pas le courage d’affronter la circulation citadine, nous fuyons vite vers la côte.

Nous nous détournons de la 40 pour retrouver le calme campagnard. Stop à Atahualpa, célèbre pour ses meubles artisanaux.

Fin de journée, nous nous arrêtons sur le parking du centre de loisir-piscine-terrain de foot du centre-ville(un peu ambiance western, rue empoussiérée, et maisons basses).
Arrivée de la police, sur appel d’habitants inquiets. Ils veulent nous persuader de partir, nous refusons fermement avec le sourire.

Nous allons discuter avec nos voisins les plus proches, très intrigués. Visite de notre « casita » (ils avaient déjà vu des camping car à la TV mais jamais « en vrai ». Tous les curieux défilent, nous sortons la carte du monde pour situer la France. Seul le petit (par la taille) Pablo 15 ans, joyeux visage lunaire, esprit vif, a des questions plein la tête à propos de la France.

L’inquiétude s’est dissipée !


XXIV - 4 - EQUATEUR - LOS RIOS - GUAYAS - 6 juillet /11 juillet 2017

Publié le 8/07/2017, par rampon,

EQUATEUR – DOS RIOS - GUYAS

 

Jeudi 6 juillet – Valencia – Quevedo – Babahoyo - Milagro – Virgen de Fatima

arrivée

départ

 

Météo

arrivée

Point bivouac

241/

 

 

Brumeux 27°/soleil 30°

17 h

S 02°13.9740/W79°38.4072–  26 m

 

Nous quittons nos nouveaux amis pour de nouveaux horizons. Dommage de ne pouvoir nous charger d’une petite récolte de fèves de cacao de la finca familiale.

Yacienna n’est pas à Babahoyo.

Des bananiers toujours, bientôt remplacés par les rizières ; Nous sommes à – 6m nous annonce le GPS. Un avion nous survole, pas un amateur de sensation, un pilote qui répand dieu sait quoi sur les plantations.

Reste  à trouver un lieu de bivouac. Repérage d’un camping à Milagro, erreur ce n’est qu’un lieu de loisir de week-end. Ce sera parking sans charme de station service.

Vendredi 7 juillet – Guyaquil

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241738

10 H 30

SoleiLl28° / 31°

17 H

S 02°08.7704/W79°52.9566–  10 m

La circulation s’intensifie aux abords de Guayaquil Tour de repérage. Une image très représentative de l’Equateur, un immeuble moderne flambant neuf et une petite colline où s’accrochent de petites maisons colorées. Deux mondes, la grande ville au rythme et aux prix quasi européens, la campagne à son rythme ancrée dans ses habitudes locales  de travail et  de consommation.

Recherche d’agences de voyage pour organiser la visite des Galapagos, et même un nouvel essai pour assurer le véhicule (en vain).

Pas très professionnelles les agences. L’avenir de l’une d’elle est assurée… nous assistons à la bénédiction des locaux et intervenants par le curé !

Informations succinctes, disponibilité des plus élémentaire.

L’Office de Tourisme dispose d’un bureau vide à la mairie, est incapable de donner la moindre information, mais nous livre un plan de la ville. Point final.

Nuit sur un parking près de l’aéroport.

 

 

Samedi 8 juillet - Guayaquil

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

10 H 30

Soleill28° / 31°

18 H

S 02°08.7704/W79°52.9566–  10 m

 

Nous nous décidons à organiser notre voyage aux Galapagos. Plus rapide, plus efficace, et beaucoup moins cher

Les lieux de camping indiqués sur maps.me s’avèrent complètement erronés. Nous retournons vers notre parking complètement désert la nuit, mais proche d’un immeuble gardé. Nous faisons ami-ami avec les gardiens.

 


Dimanche 9 juillet - Guayaquil

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

 

10 H 30

Soleill28° / 31°

18 H

S 02°08.7704/W79°52.9566–  10 m

 

Il paraît que le parque Samanes est accueillant pour les campeurs. Erreur, il est en cours d’aménagement mais surtout envahi d’ordures..

Belle balade sur la promenade du malecon au bord du Guayas. Promenade très populaire, la foule y est dense. Une belle réussite d’aménagement sur le thème de la mer. Des animations pour tous, grande roue, jeux d’enfants, jardin paisible, snacks et restaurants, bancs…. Et tout au bout le centre culturel libérateur Simon Bolivar.

Présentation d’art contemporain « compréhensible », quelques grands noms équatoriens que nous avons appréciés ; et surtout un remarquable musée d’art préhispanique, essentiellement des céramiques d’un art raffiné, qui évoquent à la fois les traditions et probablement des symboles très éloignés de nous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 10 juillet – Guayaquil - Playas

 

Un peu d’air marin nous fera du bien. A l’instar des habitants de Guayaguil qui s’y précipitent chaque week-end, nous prenons la voie rapide pour Playas, plage à la mode.

Pas encore Saint-Trop loin s’en faut.

Petit port de pêche actif, les bateaux attendent tranquillement sur la plage. Rien que de simple pour la mise à l’eau. Deux troncs et on fait rouler, moteur embarqué, c’est un jeu de passer la barre pour des marins expérimentés. Les gracieuses frégates jouent dans le vent sur fond de mer embrumée (c’est de saison).

Les embarcations traditionnelles, 4 troncs sommairement armés, ne font plus que de la figuration touristique.

Des paillottes un peu délabrées attendent le client, qui avec quelques transats, d’autres proposant les spécialités de bord de mer.

Nuit bien ventilée sur la plage

 

Mardi 11 juillet – Playas – Guayaquil

Problème de démarrage, c’est bien la batterie/moteur qui a atteint sa limite d’âge. Pas ce modèle à Playas. Retour sur Guayaquil. L’inventivité Land Rover a placé les batteries sous le siège conducteur qu’il faut bien entendu complètement démonter ! Au prix d’une chemise trempée de sueur, Robert assure l’opération sous l’œil impassible du mécano. Ca démarre au quart de tour.

Préparation du bagage pour le voyage aux Galapagos. Nous laisserons Bipbip au parking de l’aéroport.

 


XXIV - 3 - EQUATEUR - TUNGURAHUA - COTOPAXI - 28 juin / 5 juillet 2017

Publié le 5/07/2017, par rampon,

Mercredi 28 juin – Machachi – Parque  Cotopaxi

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

2409962

9 H 30

Mat 16° brumeux

16H 

S 00°37.9803/W78°28.9865 –  3837 m

 

BON ANNIVERSAIRE FRANCK

Notre route nous ramènera sur des lieux plus tranquilles vers le Parque Nctional de Cotopaxi.

Nous recommençons à monter vers les hauts plateaux de plus en plus larges, Vaches et chevaux.

Une piste empierrée nous amène jusqu’à l’entrée nord avant le refuge Jose Rivas. Secoués sur la piste empierrée, démontés sur la dernière montée.

Une flore incroyable explose ici jusqu’à 4200 m. Petites fleurs au ras du sol, un peu plus bas buissons variés en fleurs discrètes.

Inutile d’aller jusqu’au refuge, le  volcan Cotopaxi se réfugie dans les nuages épais.

Un couple d’intrépides monte en vélo. En haut de moins courageux descendront en vélo (montés en car).

Redescente vers la laguna Limpiotungo. Et là miracle le Cotopaxi se découvre par moment. Nous l’aurons aperçu.

Détour à l’aire El Rinconada pour passer une nuit tranquille et solitaire. Le jeune couple (17 et 19 ans) du bar nous sert un délicieux chocolat chaud ; c’est le moment de goûter cette spécialité équatorienne de saveur inégalable. C’est leur première journée, nous les encourageons, d’autant que venant de la côte ils devront s’adapter à la rudesse du climat.

 

Jeudi 29 juin – Latacunga – canon rio Toachi - Shalala

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241102

10 H 30

Mat 10° brouillard

17H 30

S 00°52.2948/W78°54.0058 –  3743 m

 

Sortie du parc Cotopaxi direction Ouest, à petit pas. Nous sommes toujours bien dans les Andes à des altitudes andines plus de 300 m rarement moins.

Halte à Latacunga pour les indispensables approvisionnements.

On a presque envie de répertorier les bonnes boulangeries (à notre goût), aujourd’hui du bon pain !

Incroyable paysage andin du canon du rio Toachi. Le Cotopaxi a déposé des mètres d’épaisseur de cendres, il y a quelque 1 800 ans. Le rio Toachi y a dessiné ses méandres dans la cendre blanche compactée. Magnifique sous le rayon de soleil apparu à point nommé.

Dans la montée vers la Laguna de Quilotoa, nous embarquons une jeune passagère pour 7 km de montée qu’elle fait chaque jour à pied si elle ne trouve pas de voiture. Il ne lui reste ensuite qu’une demi-heure de marche pour rentrer chez elle.

Les voitures doivent être rares par ici, les traces de roues se comptent sur la piste.

Dans cette région très agricole, la tradition ne se perd pas, vannage à l’air, transport à dos d’âne….

Nuit de luxe au camping. Une famille allemande en camping car est déjà sur place. Il fait carrément frisquet.

 

 

 

Vendredi 30 juin – Lago Quilotoa – Rio Toachi – El Mana – Nuevo Union

arrivée

départ

 

Météo

arrivée

Point bivouac

241258

11H

 

Mat 15° soleil/ soir 33°

17H

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

Nous nous réveillons sous un soleil tropical et une température incitant à une petite balade jusqu’au mirador pour voir le lac Quilotoa. Ravissant sentier, superbe végétation fleurie, les touffes de lupin bleu servent d’écrin aux autres arbustes et plantes natives.. Très bel aménagement, et à l’arrivée une vue extraordinaire, époustouflante, d’une rare beauté sur le lac turquoise. Le vent fort balaie les couleurs du lac dans un chatoiement merveilleux. Défaut de vocabulaire pour rendre la force de nos impressions.

Une très périlleuse (sans exagération) grimpette de quelques heures permet de surplomber le lac de plus haut ou de descendre au bord. Altitude et méforme nous interdisent l’expérience réservée aux plus jeunes et plus entraînés.

Une des merveilles de la nature des plus excitantes !

Retour sur la grand route, par le chemin rien moins que roulant. Des jeunes femmes descendent les 7 km d’un pas alerte, dans la poussière du vent terrible qui sévit aujourd’hui. Les cendres volcaniques volent et tourbillonnent.

Encore un regard sur ce paysage dantesque de cathédrales de cendres volcaniques.

Et c’est le retour vers la route E 30, on redescend doucement vers la côte. Canon blancs de cendre, cascades, rios, puis grands plateaux vallonnés, aux damiers cultivés, puis végétation tropicale et alignements de marchands de fruits…

Nous sommes passés de presque 4000 m à presque le niveau de la mer.

Si on respire plus librement, on commence à souffrir de la chaleur.

Nuit sur une place de village, avec l’aval de la police, juste en face. Finalement nuit devant la maison de Washington et Micaela (su mama)

 

Samedi 1ER juillet – Nuevo Union

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241282

7 H

Brume 25°

17H

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 

Riche journée de découverte de la culture locale. Nous partons de bon matin  pour la finca de Micaela. Washington est retenu par la réparation de sa voiture (chassis à souder, c’est du sérieux).

Quelques km de piste au milieu des plantations de bananes, petit village perdu, on est au profond de la région.

Nous arrivons à la finca El Enviadata (autrement dit, Micaela dit je fais ce dont j’ai envie). Première opération allumer la fogata (le foyer en plein air sous abri). La bouteille de gaz a été volée et pas remplacée. Dégustation de caballitas (poisson de mer) et platanos = bananes à cuisiner.

Sur ce arrive Yaciennia la fille de Micaela, pour la récolte des bananes de la production familiale.
Petit cours d’agronomie en abrégé :

Pour récolter le régime, on coupe le bananier qui la saison suivante aura produit un autre arbre et un autre régime. La petite banane à manger à la main, c’est la guineo. La grande verte à cuisiner, c’est le platano, d’autres encore s’appellent banana, Et bien d’autres….

On fabrique du vinaigre de banane en les faisant ferméter quelques mois ( de même avec les fèves de cacao)

Le cacaoyer produit de petites fleurs le long des branches, chacune a vocation à devenir une machorca (cabosse) de cacao. Il produit au bout de trois ans, pour environ 25 ans en production intensive, jusqu’à 50 ans en production familiale.

Quand la cabosse devient jaune ou rouge, c’est la récolte. La cabosse est ouverte, les grosses graines sont retirées et séchées  pendant 3 ou 4 joursLe café : les fleurs blanches odorantes donnent naissance à la graine de café, petite graine ronde qui sera séchée, pour donner notre café.

Chonchillo : c’est le fruit d’un palmier qui produit une grappe de petits fruits rouges orangers (qu’ailleur on nous a dit immangeables). Après les avoir fait bouillir on passe au broyeur pour extraire la pulpe. Les graines très dures extraites, on mixe pour obtenir un jus épais et savoureux.

Marajuca (fruit de la passion) : c’est une liane suspendue à des poteaux de bambou, qui va donner ces savoureux fruits.

L’arbre à pain donne un gros fruit de 20 cm qui tombe à maturité. Il contient des sortes de chataîgnes consommées selon les recettes de nos châtaignes.

Orangers, citroniers, mandariniers donnent toute l’année, portant en même temps fleurs et fruits

Ce n’est la saison ni des mangues, ni des avocats, ni des goyaves

Micaela a manié seule la machette toute la journée pour la récolte de bananes ; elles sont ensuite rassemblées par une équipe de collecteurs venus en camion. L’opération de collecte familiale de bananes naturelles se renouvellera tous les quinze jours.

Les fincas (fermes) alentours font de la production pour l’exportation avec ce que çà comporte : traitements par avion, abono (engrais), protection de chaque régime dans un sac en plastique, terrains aménagés de rails suspendus pour le transport jusqu’à la piste.

Nous avons arpenté la finca dur.nt toute la journée, glissant sur les feuilles de bananiers, pataugeant dans la boue – il a pleuvioté toute la matinée -, quelle belle journée ! Micaela qui accuse à peu près mon âge est infatigable lâchée dans sa finca.

Retour en « ville ». C’est la fête au village, avec l’élection de miss gay. Entrée trop chère malgré notre curiosité. Et surtout la chaleur humide ambiante nous pèse.

Nous avions acheté des fruits, on a insisté pour nous en donner. Je fais de la confiture dont la recette étonne ici aussi. Je ne comprends toujours pas pourquoi. Pourtant ils semblent apprécier.

A nouveau on bénéficie de la gentillesse et de l’accueil sud-américain

 

 

 

   

 

 

     

 

 

 

 

 

                                        

           

          

Dimanche 2 juillet – Nuevo Union

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241291

 

Soleil 27°

 

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 

Ce matin nous allons visiter le jardin exotique d’Alex voisin agronome. Il y cultive plantes et fleurs pour son plaisir. Magnifique bouquet à la clef.

Un cadeau, un gros fruit qui autrefois servait de récipient alimentaire. Assis sur le trottoir avec le voisinage, il est coupé, soigneusement vidé, poli à l’intérieur, rempli d’eau bouillante, exposé au solei, et livré ce soir prêt à l’utilisation.

Nota : la cardamone est un arbre qui fournit les petites graines savoureuses.

Visite de la finca d’amis de la famille Vizuete. Culture et récolte très planifiée de bananes et cacao, avec les explications éclairées de Washington. La propriétaire, amie de Micaela nous accueille très gentiment.

Robert a du mal à résister à l’envie de voir le tournoi de foot local.

Il fait si chaud que nous partons nous baigner à la rivière. Seuls nous aurions hésité ; nous y sommes il faut y aller.

Ce soir fête anniversaire de Michele la petite fille de Micaela, tente dressée, amis, repas, musique, danse et gros gâteau.

 

 

 

 

Lundi 3 juillet – Nuevo Union

arrivée

départ

Météo

arrivée

Point bivouac

241291

 

Soleil 27°

 

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 

Robert se gratte furieusement, les jambes dévorées par ce qui pourrait être des aoûtas. Diverses recettes de calmant, citron, pisco… résultat meilleur avec désinfectant et calmant de la pharmacopée commerciale. Fernando nous invite à partir visiter la finca de sa tante, en compagnie de Sarita et sa sœur Wiki. Belle maison, beau jardin fleuri, volaille et plantation. La cousine nous guide vers un arbre quasi centenaire au diamètre impressionnant, à l’envergure ombreuse.  Toute une partie de la propriété est une réserve naturele, bel aperçu de la forêt tropicale. La nuit tombant tôt, les voisins et amis discutent assis sur le rebord du trottoir. Je tiens guinguette ouverte au moment de notre dîner, l’un, l’une se mettant à table avec nous, d’autres goutant nos recettes, partageant ma salade de fruits à la saveur spéciale (on se demande pourquoi), et finalement le café (nescafé) à la chaîne.

Soirée endeuillée par la mort d’un jeune au volant de son camion (4 morts dans l’accident), la rançon de leur conduite insensée.

 

Mardi 4 juillet – Nuevo Union

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Météo

arrivée

Point bivouac

241291

 

Soleil 27°

 

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 

Nous sommes au cœur de l’activité locale, la récolte de la banane. Sarita nous guide dans la plantation. Aujourd’hui 35 personnes à l’œuvre.

Le bananier est une immense plante gorgée d’eau. Les feuilles de 3 mètres se coupent aisément. Avant d’atteindre le régime, le cueilleur dégage les feuilles, puis coupe la tête du bananier. Le collecteur placé judicieusement reçoit le régime sur l’épaule (pas loin de de 25 kg).

Transport à dos d’homme jusqu’à un rail où le régime est accroché, dégagé de son sac de mûrissage, pour rejoindre le pôle d’expédition. La rapidité de l’acheminement traduit la dextérité et l’entraînement d’une équipe soudée.

A l’arrivée, les régimes sont lavés très soigneusement au jet, débarrassés de leur corole qui évite que les mains de bananes se blessent.

Ils sont ensuite vérifiés, séparés à l’œil en poids d’un kg, passés dans un bain de désinfection rassemblés par 18 mains, étiquetés, mis en cartons, puis en palettes, puis chargés, expédiés vers l’Europe ou l’Amérique du Nord.

Certes les bananiers poussent spontanément, mais pour obtenir une production suivie, on ne peut évidemment se fier à la nature. Donc la plantation (organique ici), réclame beaucoup de travail.  Une quinzaine de personnes travaillent toute l’année sur l’exploitation de deux hectares. On a vu que le bananier est coupé pour la récolte. Une des pousses nouvelles sera sélectionnée pour porter la prochaine récolte, les autres sacrifiées, l’ancienne plante raccourcie à 2 mètres. Elle servira en quelque sorte de réserve d’eau à la nouvelle.

Dans 3 mois, un nouveau régime sera prêt à cueillir.

Ce serait trop simple si le travail s’arrêtait là. Il faut encore dégager les feuilles qui empêchent la lumière de passer, orienter le nouveau plant pour qu’il en profite, en l’étayant avec un bambou, ou le tirant avec des filins.

Quand la fleur se formera, il faudra surveiller la formation du régime à plusieurs reprises afin de limiter le nombre de bananes, l’envelopper d’un sac aéré. Quand les bananes grossissent, il s’agit d’intercaler des feuilles protectrices entre les mains, éliminer les petites bananes non formées, couper la fleur si elle ne se détache pas spontanément.

Et bien sûr, il faut entretenir l’humidité adéquate, donc creuser et entretenir les canaux d’irrigation, le système de pompage…….

Il nous reste à apprendre à grimper sur une échelle de bambou bancale , couper un bananier à 5 mètres de hauteur, porter un régime de 25 kg sur terrain instable…. Et on peut investir dans la production de banane. Sans compter que nous disons banane pour X qualités qui s’utilisent trè différemment.

Déjeuner avec Sarita et Fernando, rejoints par Javier

 

 

Mercredi 5 juillet – Nuevo Union – Pucayacu - Nuevo Union

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Météo

arrivée

Point bivouac

241454

9 H 30

Brumeux 27°

 

S 00°56.6304/W79°19.6208–  129 m

 Pour notre plaisir et pour ne pas décevoir Washington et Micalea, nous allons voir les 7 cascades, un joli parcours dans les plantations –inutile de préciser de bananes – exquises cascades et leur trou d’eau.

Très esthétique maison de réception en bambou.

Nous nous détournons ensuite pour visiter des ruines incas de Maqui où bien sûr a séjourné Atahualpa et son frère Huacar. Le lieu est fermé, difficile de deviner son usage, mais le chemin empierré est bien visible, le bain de l’inca encore en service.

Nous devenons prudents après avoir croisé un superbe serpent (mortel paraît-il).

Restaurant sur la place du marché d’un petit village. Excellent tilapia tout frais.

Retour à la nuit.

Et un nouvel accident de la route à Nueva Union. Une petite fille tuée par un camion. Accompagnée de sa maman, elle a traversé la grand route au feu rouge.

Ce qui se dit, la police ne fait rien, oubliant qu’il y va de la responsabilité de chacun.

Il semble qu’ici ce soit un leit-motiv, on attend tout du gouvernement (terme qui inclue tous les niveaux administratifs), à tout propos.

  

 


XXIV - 2 - EQUATEUR- PASTAZA - NAPO - 24 juin au 27 juin 2017

Publié le 3/07/2017, par rampon,

Samedi 24  juin – Patate – Banos – route des cascades

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Météo

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Point bivouac

240434

10 H

Mat 25° / soir 23°

17 H 30

S 01° 26.8734/ W78°10.5054- 1285 m

Surprise du matin ; nous sommes au point de départ des lignes de bus, avec un contrôleur qui hurle en continu. Il ne sait pas parler, ses collègues l’appellent « el camelino » qui crie comme un llama.

Sur la foi des chauffeurs, il faut passer à Patate, petit bourg charmant (avec piscine). Vrais mais piscine classique.

Banos est vite atteint. Le tourisme y règne partout. Impressionnante église de pierre volcanique noire dans cette ville éclairée par le soleil équatorial. Nous sommes nettement redescendus et la végétation recommence à devenir plus… exotique.

A Banos, il faut se baigner. Le volcan Tungurahua toujours sous surveillance (dernière sérieuse éruption en 2006) fait la réputation de la région et dispense les bienfaits de ses eaux chaudes.

Nous évitons la piscine de la Merced en centre vlle, envahie de familles et d’enfants. En direction de Puyo, nous optons pour la piscine El Salado, plusieurs bassins à différentes températures jusqu’à 42°. On a une petite réticence à rentrer dans les bains chauds aux eaux brunes.

Clientèle familiale, tranquille.

Il est rare d’apercevoir les fumées du Tungurahua ?.... et il est perdu dans les nuages. On verra demain.

Direction Puyo vers l’ »Oriente » ses pluies (6000mm/an), sa végétation tropicale, ses fleuves.
La route suit le canon du Rio verde puis du Pastaza, alimentés par des cascades rugissantes.
Aurons-nous le courage de traverser par un « tirabata », c’est-à-dire, accroché à un câble ?

 

 

Dimanche 25  juin – Puyo

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Météo

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Point bivouac

240484

10 H 45

Mat 23° /AM 30/ soir 25° soleil pluie tropicale

18 H

S 01°29.8871/ W78°68.9904 - 977 m

 

Polyculture aux abords, la terre regorge de productions de fruits et légumes.

Le parc ethnobotanique Omaere a été créé de toutes pièces  par deux françaises pour reconstituer le plus naturellement possible un conservatoire des plantes et arbres natifs.

Explications bienvenues à propose des peuples quichoa et shuar (eux ce sont les jivagos). Jorge nous guide en nous expliquant les vertus de maintes plantes, ou leur usage quotidien pour la maison, la nourriture, les armes, les outils…. Inutuile de penser retenir les noms en espagnol, quichoa et shuar. Nous retiendrons cette richesse naturelle et culturelle. Deux orages tropicaux viennent de se succéder, l’air est.. poisseux, on enfonce dans les sentiers gorgés d’eau. Arbres, lianes, plantes souvent interdépendants et mêlent tant qu’il est difficile de prendre des repères.

On se souviendra de la plante utile à la santé des femmes, au verso taché de rouge, des fruits servant aux maquillages rituels, des racines servant de râpe à manioc….

Chris le nouveau maître des lieux, nous  fera passer son savoir en matière de récupération d’eau, lavage toilettes sèches. Ca peut toujours servir, et peut-être devrait-on plus en faire usage !

Resto local : dégustation du poisson local, le tilapia cuit à la braise dans une feuille qui lui donne sa saveur.

Nous n’arrivons à nous décider à goûter aux énAURmes asticots proposés.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 26  juin – Tena – Puerto Napo –Puerto Misahualli -  Zancudo

 

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Météo

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Point bivouac

240650

10 H

Mat 23° /AM 30° soleile

17 H

S 01°05.8552/W7735.3541 - 376 m

Immersion dans la forêt amazonienne, traversée d’une parfait route asphaltée. Encore une idée préconçues à chasser de notre esprit. Quand la route existe, elle est bonne. Quand on en sort, c’est chemin pierreux ou marécageux, sentiers taillés au coupe coupe.

Parfois, on ne sait pas très bien faire la différence entre la forêt et les cultures, On repère bananiers et cacaoyers. Les fèves de cacai sèchent à même la route.

Misahualli réputé pour son tourisme indigène est une petite bourgade tranquille, offrant balades en lancha (pirogue) hors de prix, lodge… Les singes farceurs sont prêts à tout.

En poursuivant, nous repérons l’aéroport. Renseignement pris, pas d’avion de tourisme pour un survol de forêt.

Demeurent les typiques maisons en bois sur pilotis, parfois au toit de « chaume », plus souvent de tôle.

Nuit sur ce qui est peut-être une place entre quelques maisons. Habitants discrets.

 

Mardi 27  juin – Puerto Napo – Tena -  Baesa – Papallacta - Sangolqui

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Météo

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Point bivouac

240902

9 H 30

Mat 29° soleil /15° nuages

17H 30

S 00°25.9567/W78°33.2109-22779 m

 

Journée tout en contraste. Nuit tropicale torride, soleil étincelant au petit matin. Retour sur Tena puis direction nord en traversant la forêt tropicale et ses villages. On recommence à monter, les cascades en à pic trouent la forêt, creusent les pentes, alimentent torrents et rivières. Vert forêt, bleu du ciel, éclairs des chutes d’eau, et fleurs inconnues.

De l’eau = lessive au soleil les pieds dans le rio.

La forêt fait place aux pâturages, on grimpe toujours ; au-delà de 4000 m, les pentes deviennent plus arides. Nous sommes dans les nuages, l’impression de ne pouvoir sortir de cet  univers cotonneux.

Beaucoup de panneaux, attention aux ours (eh oui !) ; Pas plus d’ours que de puma ailleurs. Nos yeux faiblissent peut-être.

Miracle le soleil réapparaît à la descente.

Ce soir, un éclair, un coup de tonnerre. On attend la suite.

Nuit d’enfer beaucoup trop  près de la E 35 (la panaméricaine, vous vous rappelez)

 

 

 


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