BIPBIP AUX AMERIQUES

Un vieux couple de retraités / une envie de découverte / un Defender 130 à l'aménagement spartiate / 2 ans ou plus de voyage au long cours aux Amériques - du Sud au Nord

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XXXII - CANADA- ILE de VANCOUVER - COLOMBIE BRITANNIQUE - 26 juin au

Publié le 8/07/2018, par rampon,

Mardi 26 juin – Port Angeles (USA ) – ferry – Victoria île de Vancouver (CANADA)

Nous aurons parcouru l'Ouest américain, sans beaucoup rencontrer les américains, c'est un choix un peu imposé  par le manque de temps.

Nous abordons le CANADA par mer, sous le soleil, sur l'île de Vancouver - paraît-il un ‘’ résumé ‘’ du Canada. 

Tranquille traversée  de 90 mn sur le Coho, avec wifi bien utile pour la mise à jour des cartes.

Dédouanement en deux temps trois mouvements. Petit tour de Victoria, coup d'œil au Palais du Gouvernement, massif  comme on savait  faire à la fin  du 19eme. Jolie ville sous le soleil ; circulation déconcertante, rue interdite sans sens interdit, nous cherchons encore à comprendre  ce qui nous a échappé.

En tout cas nous échappons de la  ville par le nord, suivant la rive ouest de la baie de millbay. Mer bleu marine et sapins vert sombre, ciel d'azur.

Bivouac face à  la mer.

 

 

 

 

 

Mercredi 27 juin 2018 – Duncan

Les Canadiens sont sportifs, si l'on en croit l'affluence de joggeurs le long de la  côte ; il ne faut peut-être pas généraliser hâtivement !

Départ après une petite balade dans les galets bruissants.

Duncan doit sa réputation  a sa belle collection de totems issus de la culture indienne ; les œuvres trouvent leur source dans les thèmes  traditionnels indiens, l'oiseau du tonnerre, la baleine, le chassuer de baleine, l'ours, le saumon , le corbeau, la chouette  le soleil, le serpent de mer, le père, la mère, l'enfant …… chaque artiste exprime sa propre personnalité confronté au gigantesque tronc.

Le musée de Duncan ne manque pas d'intérêt, pas tant par la qualité des objets que par ce qu'ils représentent  : le souvenir du peuplement très  divers de la ville, les autochtones, les européens  du 19e siecle, les chinois, les indiens, venus construire le train, les japonais (en voisin), et récemment les syriens.

Patricia nous accueillera très  chaleureusement au Centre des visiteurs,  pour nous guider dans la découverte de l'ile.

Bivouac champêtre sur la route de Chemainus.

                         

 

 

Jeudi 28 juin – Chemainus – Nanaimo – Parksville

 

BON ANNIVERSAIRE FRANCK

Le choix des itinéraires ne pose pas de problème, une seule route sur la côte est et une transversale.  Donc direction nord et inutile de penser suivre la côte, les routes qui y mènent se terminent sur des propriétés  privées.

Première étape à Chemainus qui jusqu'en 1983 vivait de scierie et exportation de bois – le seul port en eau profonde de Colombie Britannique.

Aujourd'hui la spécialité. … c'est le mur peint ce qui assure une affluence touristique a la ville qui fait ainsi revivre le  passé au profit du présent.

Nanaimo, joli port, joli panorama, joli parc en bord de mer, très  agréable. Déjeuner au soleil d'une quiche presque française, nous savourons.

Stop a Parksville en nord de mer  au  bout d’une rue oubliée des promoteurs.

presque toute l'histoire sur ce mur

la tradition du flottage toujours vivante

 

Vendredi 29 juin – Port Alberni

Il pleut, normal, même si le climat est réputé le plus clément du Canada, il  n‘en demeure pas moins…. humide.

Ce qui explique la forêt  cathédrale, autrement dit une forêt  native, humide, profonde, les arbres s'élançant à  des 70 mètres, échevelés de mousses, enchevêtres de leurs ancêtres  abattus par l'âge, les pieds dans les fougères.

Le ciel se dégage sur la route de l'ouest, la seule qui traverse l'ile, sinon c'est a pied qu'il faut affronter la forêt et le massif encore enneigé.

Circulation intense sur cette route sans issue . On est a la veille de la fête nationale du 1er juillet, les touristes canadiens affluent sur la côte .

Course et dejeuner  à Port Alberni  sur le lac Sproat. Le bois y est toujours l'activité principale.  Nous visiterons au retour.

Bivouac champêtre sur u e piste au bord de la Taylor river. Lessive les pieds dans l'eau au soleil.

de la vraie brume épaisse qui imprègne tout et le pourquoi de ces effets de vert nature

Samedi 30 juin – Ucluelet – Wickanninish Centre

Vain espoir, la bruine du matin ne se lève pas, il pleut, il mouille, sombres perspectives sur la riviere, ses étranglements, sur le lac Kennedy blanc d'acier sous une chape de brouillard. On y croit, l'horizon s'éclaircit, un peu, il pleuviote toujours, petite pluie insistante, pénétrante.

Un bon jour pour se distraire au restaurant, ou ce qui y ressemble le plus par ici, puisqu'on n'y sert pas seulement des hamburgers. Finalement assez bon, meme si les pâtes  au saumon fumé  ont jn petit goût  sucré .

Les rues mornes, les jolies maisons tristement humides n'incitent pas à  la flânerie. On reprend la route en espérant une embellie. Nous voici sur la plage, les surfers surfent, les familles se rassemblent autour d'un feu ; Difficile de distinguer brume et fumée. Enfin il ne pleut plus, mais personne a la baignade.

Petite halte pour une balade dans une tourbière. La végétation y végète en foisonnement, les arbres y meurent en adolescence, les petits pins tortueux (japonais ?) y fantasquent ; l'humus profond s'y fabrique à son rythme.

Le centre des visiteurs nous permet d'acquérir le laisser-passer nécessaire pour tous les parcs nationaux. Depuis hier nous étions en totale infraction et en totale tranquillité (nous n'avions pas lu les informations)

C'est aussi un intéressant musée riche d'enseignements sur le respect de la nature nourricière, consacré  a la  culture traditionnelle des Nuu-Chah-Nult, chasseurs de baleine, vivant des ressources de la terre et de mer ; le cèdre sert a construire les maisons, de l'écorce  jeune on tire un fil pour les paniers, les vêtements …. Dans la baleine tout sert, la viande, le gras, les fanons…… peuple de  cueilleur, de chasseur, qui vie des ressources primaires de la nature.

Nous rencontrons Lise , chaleureuse canadienne quebequoise d'origine qui voyage léger dans sa voiture. Une  connivence rapide s'établit.

Un jeune ours nous surprend sur la piste du bivouac du jour. Bivouac en forêt (à la limite de la forêt nationale bien qu’on ne perçoive pas la limite )

plaisirs des plages  solitaires

pique nique estival au coin du feu

monstre jailli de la forêt échoué face au Pacifique

Dimanche 1er juillet -Tofino

Le vent dégage  enfin le ciel bleu de l'emprise nuageuse. Du sommet Radar Hill (172 m) on a  vue sur le Pacifique et sur la baie. Aujourd’hui foule sur les parkings d'accès a la plage…. Plus de surfers dans l'eau pagayant dans les rouleaux que debout, acrobates des vagues. Pas facile ! L'immense plage de sable ce 16 km est balayée par le vent, la mer bleu marine crête. Personne a l'heure ce la baignade.

On n'est pas en France, a chacun ses responsabilités, pas de surveillance de plage, des avertissements, des conseils. L'accès libre  la plage est préservée , sous réserve d'avoir payé un pass d'entrée à la forêt  nationale.

Nous nous sommes acquittés  du laisser-passer annuel pour tous les parcs nationaux. En liberté dans tout le Canada.

Jour de fête nationale a Tofino, nous attendions des festivités ; rien si ce n'est une  compétition de skate. Jolie ville touristique sur une pointe rocheuse, une ravissante vue sur un  bras de mer confère un charme certain à  ses rues en pente.

Visite de la galerie d'un peintre local réputé.  D'abord séduit par ses œuvres d'inspiration traditionnelle, on se lasse vite du procédé  maîtrise  ne laissant pas place  la spontanéité d'expression.

Retour au bivouac dans la forêt. Cueillette de mûres, feu de bois et  confiture. Il fait beau, le soleil brille.

le vent prend son élan pour balayer la plage de 16 km 

oeuvres de Roy Vickers

Retour au bivouac dans la forêt. Cueillette de mûres, feu de bois et  confiture. Il fait beau, le soleil brille.

Lundi 2 juillet – lake Sproat – port alberni

L'ourson nous attendait sur la piste, dégustant les mûres en toute quiétude.  Sa mère ne le surveille pas de près.  Le soleil nous fait apprécier la route retour,  côtoyant rivières, lacs et bras de mer.

Pause déjeuner au bord du lake Sproat, rendez-vous dominical st familial autour des tables.

Sujet sérieux du jour, le gaz. Inutile de penser au remplissage  de nos  bouteilles nous devons jnous résoudre a l'achat d'une bouteille canadienne - trop encombrante pour se loger dans nos installations – Il faut aussi trouver le détenteur adéquat et le moyen de raccorder a l'installation existante.

Sauvés, c'est installé mais encombrant.

Bivouac au camping de l'Eglise baptiste !

on se sent petit !

Mardi 3 juillet – Little Qualicum Falls – Little River

Ciel limpide, grand soleil. Un plaisir de pouvoir aller voir la ravissant Chute d'eau de Qualicum Falls. On a vu plus spectaculaire certes ; lieu enchanteur où j'aimerais m'oublier au bord de l'eau limpide aux teintes de  cristal variant au gr gré  des flots, des jaillissements , des  courbes, des éclats de lumière , des ombres subtiles des arbres. Dommage, on peut admirer, on ne peut pas approcher. Le bonheur a ses limites légales ici aussi.

Curieux découpage grillagé  sur la plage, parsemé de paquets rouge. Les huitre s'y amassent, deux personnes s'activent à la récolte.  Pas de  vente, servez-vous vos deux douzaines …. gratuitement.

Apres une vaine tentative d'actualiser le blog, nous dormirons sur le parking du ferry pour traverser vers le continent demain.

Les huitres résistent sauvagement à la dégustation. Robert les attaque à la pince  coupante ; ses doigts y échappent à peu près. Énormes, laiteuses, savoureuses... , pain de seigle, vinaigre de cidre, échalotes……. C'est la fête à bord.

construction naval et récupération (tonneau)

les petites reines bien installées

Mercredi 4 juillet - Powell River – Lang creek

Traversée ensoleillée pour gagner le continent à bord du Salish Orca. Les cimes enneigées des Rocheuses émergent de la  chaîne  bleutée par la brume ; le ferry laisse une traine  somptueuse dans le bleu profond ce l’océan.

Le ciel se  voile, reste à trouver le bivouac idéal de la nuit. La côte est entièrement construite de résidences  individuelles, laissant place à quelques entrées piétonnières  sans parking.

Voilà un bivouac sympathique au bord de la claire rivière ; Nous visiterons demain Lang Creek, découverte et préservation de la flore locale et du cycle de vie du saumon ; pour votre information le saumon pacifique meurt après être remonté à la source se reproduire, le saumon atlantique a une chance de s’en sortir. Il n’y a pas moins de 6 sortes de saumon.

Finalement nous passerons la nuit dans le jardin de Hans, qui est venu nous inviter après avoir discuté un moment. Hans fut suisse, boulanger, a épousé Carol canadienne… un vrai canadien ! Il passe une retraite heureuse et paisible, souriante et gaie.

Sa maison évoque le charme d’un chalet suisse, jardin fleuri à profusion, prairie sur fond de forêt : 3 hectares de nature apprivoisée.

Jeudi 5 juillet – Saltery Bay – Earls Cowe –  Sunshine Coast Highway - Coast Gravity Forest

Nous passons une partie de la matinée avec Hans et Carole, petit déjeuner Suisse, visite du jardin, discussion très gaie, un délicieux moment de partage chez ce couple très avenant au sourire contagieux. Nous dégusterons ce soir, haricots et petits pois du jardin, la gastronomie comme nous la comprenons. Plaisir rare.

Il faut bien partir ; nous sommes sur le continent mais il ne faut pas croire que la route nous mènera directement à Vancouver. De route directe, il n’y en a pas qui traverse ces terres humides de bras de mer, de lacs, d’étangs, de rivières…. De l’eau, de l’eau, la vie se concentre sur la côte, et de rares chemins forestiers d’exploitation.

Nouveau Ferry et belle balade en mer, côtes assombries de pins, dents des monts enneigés… et soleil. Super ! La croisière comme je comprends, seulement le plaisir, sans les artifices.

Un chemin forestier nous accueille pour la nuit. Pas d’ours à l’horizon.

en croisière ! (de une heure et demie)

Vendredi 6 juillet – Bowen Island – Horsehoe Bay – Surrey

BRAVO LOUIS – A TOI L AVENIR !

Encore une jolie promenade en approchant la mer de temps à autre, vue plongeant au travers de la forêt. Pourquoi ce ferry est-il gratuit ? Mystère et seulement à l’aller vers Vancouver, pas au retour !

Nous rageons, après avoir essayé la Wi-Fi Mac Donalds, la wifi du ferry se montre récalcitrante. Impossible d’avoir Skype. C’est vraiment frustrant. Nous n’avons jamais eu autant de problèmes de communication

 Même problème au camping, pas de liaison.

On se console en faisant la lessive !

qui aurait dit qu'un pont pouvait être aussi...aérien, gracieux, poétique

 

 

 

 

 

 

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XXXII - 3 - USA - 13.06 au 25.06.2018

Publié le 7/07/2018, par rampon,

Mercredi 13 juin -Joseph Scenic Byway -Beartooth Scenic Byway- Lula pass – Yellowstone

Disparaît de l’horizon Beartooth, la plaine s'élargit, la Lamar alimentée  des multiples petites cascades, ci te des neiges, se perd en méandres , lacs, étangs, tourbières ;  les troupeaux de bisons, les  vieux solitaires prospèrent dans les plaines ; certains se débarrassent de leur lourde toison d'hiver en s'ébrouant dans la poussière ; d'autres effrayés salopent à l'aveugle, masse d’énergie  impressionnante. Ne nous y trompons pas ce sont des animaux sauvages.

Plus loin une mère ourse pait surveillant son petit (sans un regard pour les touristes curieux). Au bord de la riviere trois petits suivent leur mère, tous indifférents aux spectateurs. Notre curiosité est  comblée, mais nous aurions préféré les rencontrer en tête à tête.

A l'heure du déjeuner nous retrouvons par hasard Sylvie et Manu et apercevons un   American badger (pas d equivalent  chez nous) trop rapide pour la photo.

Nous rejoignons l'entrée nord ouest mais pas un camping libre. Sortie du parc et bivouac le long de la riviere.

en famille

abandon de la toison hivernale

Jeudi 14 jujn – Mammoth Hot Spring – Norris – Madison

Journée placée sous le signe des forces de la nature en action, le  Yellowstone des dépliants  touristiques, fumerolles, vapeur, odeurs soufrées, jaillissements  colorés  des entrailles de la terre. Le site de Mammoth en est l’illustration parfaite ;   la conjugaison des eaux de ruissèlement et de la géothermie produit des cascades de calcaire étincelant parfois teinté  de jaune canari, de vert, d'orange, d'ocre, au gré des oxydations.  Les eaux en nappe laiteuse  bleutée, boueuse, limpide…. s'étalent ou glissent en frémissements.

Les sites se multiplient le long de la route, rondeurs de calcaire blanc, ou dégradés sulfureux, la Gardiner River se faufile entre la forêt dense.

Il faut compter avec la fréquentation  touristique qui nous oblige a quitter le parc pour trouver un hébergement. Sortie ouest par Madison. Camping Baker'sHole.

Vendredi 15 juin -  Lower Geyser Basin – Midway Geuser Basin  - Upper Geyser Basin – Old Faithful Geyser – lewis Lake

Journée infernale, les feux inquiétants des entrailles chauffant les eaux, brulant les terres, colorant en nuances surnaturelles les puits, les ruissellements, formant des dômes béants d'où  s'élèvent vapeurs, fumées, et geysers.

En tous points ces fumerolles ondulent entre les arbres, dans le  cours même des rivières,  au milieu des prairies piétinées par les bisons.

L'eau se  colore de nuances incroyables des organismes capables de s'adapter aux températures et aux sources quelque peu agressives.

Le clou sera le Oldfaithful ; on aperçoit d'abord un cône  blanchâtre d’où s'échappent  des nuées argentées  puis quelques petits jets d'eau et enfin le majestueux et puissant panache des  infernales eaux bouillantes (plus de 30 m)…… exclamations de la foule ; et le phénomène se reproduit à  peu près toutes les 90mn, le temps que la ‘’marmite'' soit à nouveau sous pression.

Court commentaire mais riche journée  d'images que nous stockerons précieusement  en mémoire a côté des souvenirs impérissables  d'Islande.

Bien sur pas de place dans les  campings les plus proches, nous descendons jusqu’au Lac Lewis.

 

sublimes beauté et puissance des profondeurs

Samedi 16 juin 2018 – Hayden  valley ( Mud Volcano – Sulphur Caldron – river Yellowstone lower et   Falls – arbre pétrifié) – Canyon Falls - Blacktail Deer plateau – Gardiner

Dernière journée a Yellowstone, remontée nord par l'est. La vallée Hayden recèle d'autres  sites tourmentés de boues brûlantes, de bouillonnements effrayants, de blanches concrétions auxquelles il ne faut pas se fier…..

Merveille des merveilles, Yellowstone se déchaîne  en une  chute d'eau vertigineuse, plongeant dans une gorge aux couleurs qui inspireraient plus d'un peintre.  Les déclinaisons de tous les tons de feux imaginés par la nature, ombrés des nuages agités, tourmentés par les formes apocalyptiques des roches pour toile de fond des eaux enragées…….

On longe la profonde entaille du Yellowstone, dominé  de roches déchiquetées ici, de barrières taillées a la verticale là,  de rondeurs sombres plus loin, de blancheur éclatante  et sulfureuse ailleurs ; l'histoire géologique à livre ouvert -pour qui sait la lire ! –

Et voilà nous sortons par le nord ouest,  sur l'au revoir d'un  cerf au bord de la route.

Trop tard pour assister au rodeo du samedi soir. On verra plus loin.

 Bivouac a la sortie de Gardiner en bord de riviere.

Le curieux pélican (spécialité locale) et sa protuérance sur le bec

Dimanche 17 juin – Livingston – Ringling – Helena National Forest

La route suit la riviere Yellowstone ; les pêcheurs  comblés  installent leur camp dans les campings dédiés en bord de riviere. Curiosités geologiques, l'érosion ayant construit des murs dans les pentes.

La plaine s'élargit, la chaine se cache derrière  les nuages, il pleut. Les troupeaux de vaches noires s'égaillent a l'aise sur des km de prés.  Approvisionnent à Livingston, très jolie ville rurale, aux airs ‘’western''

Des échelles à saumons sur un petit cours d'eau, on verra ce soir si notre saumon fumé  est sauvage – la saveur ne peut tromper –

Entrée  de la forêt  nationale Helena, idéale pour le bivouac dans une  clairière. Nombreuses empreintes d'élans dans la forêt, la curiosité les amènera-t-il a notre porte ?

 

Lundi 18 juin – Townsend – Helena – Ovando – Garet range

Nous avions espéré que les bourrasques allaient détourner la pluie. Hélas ce matin, à nouveau nuages et pluie,  qui ne cessera de toute la journée, pas le déluge mais une belle continuité.

Cette région du Montana n'a pas besoin de ça.  Les rivières méandrent sur le plateau, les lacs, les étangs, les mares, font la joie des pêcheurs ; pas une maison sans un bateau, souvent à  côté de la caravane.

Désespérance de ces étendues de prairies, semées de fermes bien isolées, pas un voisin a l'horizon. Ce faisant, Towsend passée nous atteignons la  capitale de l'Etat Helena 30000 habitants, donc pas vraiment les stigmates de la fièvre moderne.

Et il pleut, l'amorce d'éclaircie ne se confirme pas ; bivouac dans le parc de Garnet Ghost Town, de l'université forestière.

Mardi 19 juin – Missoula – Lolo –  route 12 - Rocksa River

La pluie a cessé, il bruine et le ciel est toujours aussi chargé  de nuances de gris. Missoula est une jolie ville à  l'horizontal, arborée, où  il doit faire bon flâner  au soleil, ou profiter des pistes cyclables. Nous allons bientôt  passer du Montana à  l'Idaho, et progressivement du plateau  semé de bosquets aux grandes forêts de pins percées de la vallée du bruyant Locksa River.

Enfin le soleil, nous pouvons déjeuner dehors et…. cueillir des petits mousserons qui viennent tout juste de pointer.

Nous sommes sur la piste des Nez Percés maintenant doublée d'une route  - depuis 1954 seulement- on saisit combien le pays est neuf.  Les forêts nationales préservées se réservent la plus grande partie du territoire. Beaucoup de terrains de campings pour pêcheurs ; les pistes pénétrant la forêt  s’ouvrent exclusivement aux activités de plein air,  marche, rando, quad, moto…..

Bivouac en bord de rivière sur  camping aménagé. Il ne pleut plus. Enfin

 

Mercredi 20 juin

Sous le soleil la Locksa reflète les sombres pins de ses rives. Toujours sur la piste des Nez Perces et de Lewis et Clark les premiers vers l'ouest en 1803/1806. 100km de pins touffus laissant tout juste la place avant une crique, des prés, petits, et quelques  coquettes maisons, voila Kooskia, lieu de villegiature qui se déploie aux alentours de la riviere. Au confluent de la Locksa avec la Clearwater et la Selway, la vallée s'étale  résolument ; on suit maintenant la Clearwater, que borde  la voie ferrée  sur l'autre rive.

 Nous sommes redescendus sans presque nous en apercevoir. 400 m, la température s'en ressent la végétation aussi, les pjns se raréfient laissant place aux feuillus et aux pentes d'herbe rare et rase.

Délicieux bivouac sur l'aire de repos de Slaterville,  en bord de rivière.

la meme barbe blanche

 

Jeud 21 juin- Walla Waĺla -Frenchtown – Plymouth

La montagne s'arrondit en courbes lentes. Les champs cultivés  ondulent et s’étirent sur des km. Les couleurs s'affrontent, les jaunes étincelants des colzas, les verts profonds des maïs, l'or des champs de  blé , la poussière des champs labouré ….

Nous sommes dans la plaine, la Snake River forme un lac de retenue. L’arrosage bat son plein.

Walla Walla garde l

a mémoire de Frenchtown. Aux alentours des années 50 (1800 !) Des français  dju Canada sont venus s'installer, fraternisant avec les Nez Perces. Reste un cimetière, les photos, une cabane , et la mémoire de ces patronymes bien français.

Une réserve protège le lac, nous sommes obliges d'aller dans un terrain de camping.

 

 

Vendredi 22 juin – Columbia River – Maryhill – Portland

Le bleu nuit de la Columbia  comme fil directeur,  nous passons les vignobles et fruitiers. Encaissée  entre les montagnes balsatique  la Columbia prend ses aises, petites îles, méandres, promontoires.  Ca souffle fort en rafales  les planchistes et sky surfers s'en donnent à  coeur joie. Tous les sommets sont  hérissés d'eoliennes, c'est dire que le vent doit souffler dur de l'ouest.

Un pic neigeux à  l'horizon, le mont Rainier resplendit de ses 4392 m.

Halte au  Maryhill park d’où l'on a une vue imprenable amont et aval sur le canyon de la Columbia.

La journée se gâte a l'approche de Portland, ses réseaux autoroutiers infernaux et sa  circulation du vendredi soir.

Nous en sortons  au plus vite pour le calme tout relatif d'une petite route de banlieue.

vignobles graphiques

sans doute un Suisse en mal de voyage

Samedi 23 juin – Rainier - Astoria- Astoria Megler bridge

Si  ce n'était  l'architecture bien différente  des maisons, on se croirait chez nous, roulant tranquillement sur une petite route de campagne, ayant échappé à  la ville.  La nappe de la Columbia s'étale en bras, en étangs, en prés humides ; des poches de Forêts  protégées, des routes sans issue…. La nature  a encore ses droits. 

Sur un bras des maisons de pêcheurs sur pilotis annoncent l'estuaire, ambiance romantique a souhait.

9km de pont a traverser et une vue panoramique de l'estuaire. Superbe.

Bivouac en bord d'estuaire.

 

 Dimanche 24 juin – Raymond -Aberdeen – Polson forest

C'est là que se termine le voyage de l'expédition Lewis et Clark vers l'ouest, suivant les pistes Shoshone ou Nez Percés… arrivant vers le Pacifique et  échangeant avec les Chinook, qui tirent l'essentiel de leur subsistance de la pêche au saumon.

Nous remontons par la côte basse que la marée découvre très loin… bonheur des pêcheurs à  pied.

Eau de mer, eau douce, l'eau est partout. Apres avoir contourné l'estuaire de la Columbia, suivi la Baie de Willapa, on borde Gray Harbor jusqu’à Aberdeen. Estuaires bien marqués  certes, qui ont tendance à s'étaler en delta, roselières, nénuphars… arbres noyés dépérissant….  On a vraiment  changé d'univers,  les immensités sont derrière nous. Le rythme de  voyage est européen.

La réserve de Willapa réserve une promenade artistique au sein des biotopes humides, un cheminement esthétique pour apprécier la nature… au naturel ….

Ni trop chaud ni trop frais, le printemps est bien installé, les digitales s'harmonisent avec les marguerites sur les talus dominant de petites inconnues colorées.

Bivouac à l'orée  d'une forêt,  les mûres (ici elles sont jaunes et énormes) a portée de gourmandise.

profondeur mysterieuse, dangereuse, de la fleur de digitale

 

sûr, on est en payse de pêcheurs

maison en construction ; où on comprend pourquoi les colères de la nature font des ravages !

canoe traditionnel chinook

un pointillé de chemin rêvé

l'imaginaire du monde chinook (saumon)

Lundi 25 juin – Forks  - forêt humide de Quinault – Port Angeles

Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin, d’ailleurs il n’a plu qu’un peu cette nuit. Il n’empêche que le double toit n’a pas eu le temps de sécher au soleil.

Visite nocturne hier, les curieux ont ralenti fait un aller-retour, sans venir nous parler. Curiosité ou inquiétude ?

Le soleil nous accompagne jusqu’au lac Quinault avant de s’estomper dans la brume. La forêt s’épaissit, s’assombrit, les pins s’élancent plus serrés le long de la route. Les silhouettes fantomatiques des arbres morts, agonisants, étouffés de végétation, de mousses, de fougères, dégagent une atmosphère presque oppressante. De sinistres fonds marécageux étouffent une végétation moribonde. Libre cours aux plus sinistres histoires……

Une approche du Pacifique, pas si pacifique, une plongée vers la forêt , un panoramique sur le lac….. et nous arrivons à Port Angeles (rien à voir avec Los Angeles), en face le Canada.

Nuit au Walmart. Rencontre d’Alexis et Charlotte, canadiens d’adoption pour quelques mois, à la découverte des US avec leur van. ..............

 

 


XXXII - USA - 22.05 au 12.06.2018

Publié le 31/05/2018, par rampon,

 

Mardi 22 mai 2018 – Exeter – Three Rivers -Sequoias National Park

Aux petits  soins de Bipbip ce matin ; le garagiste repéré  hier nous attend, chaleureux comme sait l’être un mexicain. L'intérêt  des américains se limite à  Bip bip – le même que pendant la dernière guerre nous a-t-on dit – nous sommes partie prenante d’une pièce de musée !

Il nous tarde de voir ces sequoias ancêtres majestueux, survivants de 3000 ans. Le parc national n'est plus très  loin, on suit le lac Kaweah ; passé Three Rivers on entre dans le parc. Attention aux ours ! S'il est aussi rare et craintif que le puma, nous ne sommes pas près d'en voir !

C'est peut être sérieux pourtant, au terrain de camping on doit impérativement conserver tout aliment dans des caissons métalliques prévus à  cet effet.

Le camping sauvage est interdit  mais on ne saurait se plaindre du Buckeye flat, surplombant une rivière,  plutôt un torrent glissant en cascades sur le marbre. Installés  sous un bubleia en fleur, amusés par les petits écureuils familiers, on attend l'ours, l'œil aux aguets.

les feux sont autorisés, mais sur des installations contrôlées

 

Mercredi 23 mai - Sequoia National Park

Petite mise en jambe le long de la rivière avant de prendre la route des géants sequoias et redwoods. Premier détour vers Crescent Meadows ; on n'ose pas aventurer Bipbip sous l'arche formé par un arbre abattu, passera, passera pas ?

Plus loin on reste stupéfait  devant un sequoia déraciné - ce sont des géants au pied fragile- malgré son envergure la souche ne paraît pas en proportion avec sa hauteur.

On  n'est pas au bout de nos peines, pour admirer le paysage sur la forêt et plus loin sur la sierra Nevada et le Whitney, on grimpe allègrement  les quelque 350 marches pour atteindre le sommet du Moro, un gros bloc granitique.

Et au bout de la route, les sequoias ont laissé  place à une prairie humide qui attend encore les fleurs printanières, à 2000 m les gentianes jaunes se préparent.

Avec  tout ça je n'ai pas dit un mot de la forêt,  les immenses sequoias rivalisent avec les redwoods, les troncs rouges, tortueux des sequoias les plus âgés  presque tous attaques par le feu atteignent 3, 4, 5 mètres de diamètre. Les redwoods au tronc moins imposant s'élèvent  un peu plus haut.

Le vénérable géant de la forêt, un sequoia de 3200 ans  atteint 95 m de haut et 11.2 m de diametre.

Au registre des records, le Sherman un redwood n'a que 2000 ans et un tronc de 6,70 m de diamètre. Sa cime à disparu , mais il continue à croitre.

Pas d'ours pendant la nuit, ni durant les promenades, seulement des cerfs croisant notre route.

Bivouac en forêt à la sortie du parc. Moins de monde, peut-etre plus d'ours !

 

 

 

 

 

Jeudi 24 mai –

Promenade idyllique le long du petit torrent qui se glisse entre les blocs granitiques usés par des millénaires d’érosion. Etait-ce l’antre d’un ours sous un rocher ? en tout cas le lieu était fréquenté par la gent animale. Je fantasme peut-être.

Aujourd’hui préoccupation très terre à terre, les courses, et surtout changer la batterie de l’ordinateur. La ville de Fresno, combien d’habitants je ne sais, s’étale largement desservie par autoroutes et larges avenues. Nous avons fait un certain nombre de km d’un bon renseignement à un autre. La plus proche batterie disponible se trouve parait-il à New-York. On se débrouillera en attendant de trouver l’objet.

Donc nous remontons tranquillement vers le Yosemite. La température qui a avoisiné le 0° cette nuit, remonte au rythme où nous descendons vers la plaine californienne. Champs et champs d’agrumes, d’oliviers, de vignes se succèdent, copieusement arrosés.  Un petit coup de rein, et nous remontons les collines  dorées des prés déjà jaunis, égayés de bosquets.  Petite route tranquille après la calme cohue autoroutière de fin de journée.

On ne sait à combien de km est le terrain de camping annoncé. Nous stoppons en bord de route, entre une éolienne et un corral d’embarquement, devant une ferme. Nous n’osons franchir le portail pour avoir leur aval ; on attend leur attention !

u  petit bleuet  bien de chez nous, manquent le coquelicot et la marguerite

semi désert, d'où naissent les orangers....

 

Vendredi 25 mai – oakhurst _ Yosemite National Park

Une légère  senteur connue dans la brume matinale, du genet inconnu jusqu'alors. Ciel de plomb ce matin, il commence à bruiner. On n'a plus l'habitude.

Et de plus on monte vers le Yosemite, pour retrouver le soleil au-dessus des nuages pourquoi pas. Un petit coup d’Internet un peu plus loin, Skype inopérant. Zut !

Réapparaissent les  conifères et même  quelques sequoias. Circulation étonnamment  dense, nous sommes à la  veille de week-end. Optimistes nous prenons le temps de  visiter le musée des carioles diverses utilisées dans les années 20 avant de nous présenter au premier terrain de camping où  on nous annonce  que le parc est  complet, pas d'autre solution que de ressortir. Le temps se lève  un peu et nous trouvons un super parking vide en pleine nature ( les  champs de neige ont disparu).

le peintre précuseur du Yosemite - Thomas Hill

le peintre-précurseur 

tout pour le picnic

confort assuré ?

du

diamants du petit matin

 

Samedi 26 mai – Yosemite – route 120 – Chines  Camp

Mauvaise idée de visiter durant un week-end et qui plus est un We prolongé  par le Mémorial Day. Du monde, des ralentissements, parkings bourrés,  90 mn d'attente pour monter au glacier (nous avons renoncé ).

Côté  positif, d'admirables paysages un peu gâchés  par la foule (manque d'habitude…. Ça nous perturbe). Des a-pics  vertigineux descendent de spectaculaires  chutes d'eaux, la Bridalveit, les Yosemite falls et d'autres modestes qui alimentent la grondant Merced River. Les falaises vertigineuses massives dominent de quelque 1000 specta le rare et envoûtant de la puissance de la nature. Le printemps explose sur les pentes, dans les petits c,oins de prairie humide. Dommage que nous ne puissions rester faute de lieu d'accueil pour la nuit. Maints lieux bucoliques nous attirent, maints sentiers de randonnée, maints points de vue discrets à  apprécier.. …

Pas une place de  camping, bivouac sur le parking d'un centre d’information touristique… fermé.

 

Dimanche 27 mai – ÇA 108 – Columbia – Arnold -  ÇA

Charmant bureau d'information touristique et super cartes en relief, une première. Nous sommes « armés’ » pour le parcours en forêt  de Stanislous.

Très jolie région vallonnée de prés ombragés de bosquets,  de vignobles, et de jolies maisons pour  compléter le décor. On y cultive aussi la mémoire pionnière des chercheurs d'or. À Columbia on peut tout aussi prendre un train à vapeur, qu’une diligence dans village ‘’de tradition'' reconstituant la vie de l’époque ; magasins, maréchal-ferrant, saloon, théâtre, épicerie, photographe, relais de poste, banque, et tout le monde en costume. On peut même s'exercer à l'orpaillage !

Un peu plus loin c'est un marché  artisanal qui nous arrête, de l'artisanat ‘’d'art plus ou moins réussi ‘’, de la pacotille, comme chez nous …. Dans un style plus  clinquant. Bon enfant.

Et nous montons dans la forêt, bivouac sous les sequoias.

 

Lundi 28 mai – Beat Valley – Alpine l’air – Mosquito lake – Ebbets Pass

Superbe région, lumineuse malgré les sapins, la route saute des petits torrents, on approche de la neige en plaque de long de la route. La sierra Nevada n'est pas dégagée de sa  couverture de neige, les routes ne sont pas ouvertes depuis très longtemps. Le col d'Ebbets est tout de même â 2600 m. Nous profitons à la fois du soleil, de la neige, des rivières sauvages, du verdoiement printanier, des lacs de montagne éblouissant entre leurs rives de calcaire blanchi d’érosion . Toujours pas vu l'ours, mais dérangé des cerfs partis s’abreuver.

Les voitures que nous croisons sont équipées pour profiter à plein de cette nature ouverte. Ici camping sauvage autorisé, chasse , pêche, quad, buggy,  moto, vélo, rando, canoé, en liberté. C'est le principe des forets nationales qui n'appliquent pas les réglementations sévères des parcs nationaux.

Une petite clairière, un petit torrent rien que pour nous, pour déjeuner, faire une lessive champêtre, et passer la nuit.

Mardi 29 mai – Lake Tahoe

Nous sommes loin des forêts nationales sauvages, à l’approche du grand Lac Tahoe, nous arrivons dons un domaine touristique voué aux loisirs d’hiver et d’été autour du lac. Les ravissants chalets de succèdent. Visiblement ici on est à l’aise.. Le ciel bleu se reflète dans les eaux limpides marines du lac, les pontons entourés de bouées sont prêts à recevoir les touristes d’été. Les flancs neigeux et les sapins, les petits ilots, les rochers de granite émoussés s’organisent en harmonie sur les rives. Charmant.

Nous amorçons le virage au nord pour partir sur la côte est, un bruit sinistre nous arrête. L’arbre de transmission réparé il y a un an et demi faute de pouvoir le changer, vient de lâcher.

Sympas, les américains, une voiture s’arrête au premier signal et nous appelle un camion plateau –  bien sûr pas possible de rouler – Merci Bryan et Maria.

A la nuit nous sommes presque à plat devant un garage fermé.

 

 

 

 

 

Mercredi 30 mai – Incide (Tahoe Lake)

Patron du garage attentif et sympa. L’arbre de transmission est envoyé à Reno pour être reconditionné.
Voyons le côté positif, je peux mettre le blog à jour.

Aux dernières nouvelles, on devrait pouvoir repartir demain.

 

Jeudi 31 mai 2018 – Car son city – Pony Express Road – Austin

Bipbip est a nouveau en forme et nous reprenons la route sous le soleil et toujours un vent qui fait creter le lac.

Carson City capitale du Nevada, petite ville, propre, prospère, nette, pas un immeuble à l'horizon. Mais ou sont les piétons ? Les larges avenues ne sont pas conçues pour eux. Pas de  centre ville perceptible, mais des casinos (au Nevada….. c'est pour jouer) à tous les coins de rue.

Passée  la capitale nous nous retrouvons une fois de plus sur un plateau, montagnes à l'horizon ; la vieille mer remonte en surface en plaques  voire champs de sel. Des dunes surgissent . Mirage …..de loin des étendues  de sable prennent l'apparence de lacs miroitants.

Nous déjeunons près d'une retenue d'eau, fréquentée  par oies et de cigognes.

Devant nous de vastes champs à l'herbe rare, envahis de buissons. Élevage très extensif, ça va de soi.

Et habitat extrêmement rare, par 100 Km on n'a certainement pas  compté  plus de 100 boites aux lettres  en bord ce route.

Silver springs ? Un point sur la  carte. Fallon ?3 rues.  Middlegate ? Un motel. Enfin un village Austin. 

Nous traversons le Nevada par la 50, la route mythique du Pony express…. La liaison rapide des  courriers à cheval, en relais…… Il suffit d’évoquer les exploits des westerns, et on y est.

Pas beaucoup de circulation, bivouac sur un terre plein .

prêts à repartir pour de nouvelles aventures !

 

un peu sèche la contrée

et pourtant......

pas tout à fait le désert d'Uyuni, mais le sel éclabousse de lumière le paysage

le dunes gorgées de sel

l'horizon est .... loin

Vendredi 1er juin – Eurêka  - Ely

Délicieuse promenade matinale dans la  campagne.. . Les oiseaux chantent dans les  buissons, le soleil brille, le parterre printanier explose de fleurs. On peut donc reprendre la route ensoleillée dans une douce atmosphère de printemps.

Le plateau d’agrément de quelques  collines, parfois aux allures de montagne. Une petite halte bienvenue pour voir des petroglyphes , pas vraiment enthousiasmants, mais qu’elle ravissante balade sous les pins odorants, frôlant les armoises.

Rien ne nous ferait rater la visite d’Eureka, au temps de sa splendeur leur miniere 9000 habitants. Aujourd'hui, des maisons en vente et aucune activité. Pourtant la ville peut s'enorgueillir  d’avoir su restaurer son opéra des années 1870, reconstruit dans les années 1920 après un incendie, et son hôtel de  ville.

100km plus loin (unité de mesure entre deux agglomérations) Ely, précédé d'une très grande mine, étale sa prospérité citadine.

La clef du développement de la ville…..le train bien sûr ; le train à vapeur est toujours en service touristique. Toujours le même schema urbain, larges avenues, pas d'immeuble, et des maisons ouvertes sur leur porche  en terrasse.

Nous aurons parle un peu avec Bryan et Heather, intrigués  par Bip bip. Nous leur serons redevables de quelques conseils locaux.

Nuit sur un large espace libre près de la gare.

un peu d'humidité et le printemps explose de couleurs

il fallait des bagagistes de choc

l'hôtel, à côté le théâtre

 

des petroglyphes..... du siècle dernier apparemment

Samedi 2 juin – Baker – Graet Basin National Park – Hinckley  - Delta – Lac DMAD

Robert retrouve ses10 ans en entendant la locomotive à vapeur au réveil , sa fumée noire, ses panaches de vapeur et sa cloche qui tinte à l'appel des  voyageurs, sur fond de  prairies sèches et de montagne. On attend  les carrioles et les  cavaliers, les élégantes  sur le quai en bois, l'effervescence du monde moderne…

La route est encore longue et s’étire en km et km de solitude. Le néant ponctué par un centre d'intérêt,  le Great Basin National Park, qui offre la visite se  célèbre grotte et son par ours jusqu'au pied du mont Wheeler. Le centre des visiteurs présente un documentaire qui a lui seul mérite  de s'arrêter. Superbe, esthétique, un modèle de réalisation. En quelques km, c'est toute la diversité des biotopes de la région, les zones salées, les prairies humides, les sables arides, les pentes, bientôt les célèbres pin Brestlone millénaires- jusqu'à  4900 ans,  les zones pré glaciaires…….

Dimanche  3 juin – Eurêka- Utah lake – Sait Lake  City

Far East terminé. .. direction nord.  Des monts enneigés, de l'eau et enfin une étendue verte autour du lac Utah . Par la vertu de travail des mormons, la région a pris un essor agricole à la fi  du 19eme pour  ses fidèles,  le train est arrivé. .. Sait Lake City a prospéré.

C'est la ‘’Mecque'' la ‘’Rome'' des Mormons. Ils tentent d’identifier tous les ancêtres  pour les baptiser et ainsi les sauver. Toujours est-il qu'ils sont les  camions de la généalogie.

Nous sommes encore abrutis par le bruit de la circulation autoroutière  quand nous arrivons au ‘’Tabernacle'. La foule se presse pour assister, endimanchee  à l'office. Souvent des robes froufroutantes, chemise blanche et cravate de rigueur pour les hommes de tout âge.

Passe le gratte-ciel généalogique, les temples de Jesus- Christ des Saints des Derniers Jours , le Capitole du gouvernement dominant la colline  et quelques immeubles modernes, la ville s’étend élégamment le long4 de ses larges avenues bordées d'arbres et de parcs.

Le lac salé est plus à l'ouest, il ne fait pas bon s'y baigner avec une salinité 3 fois supérieure à l’océan.

Le Yellowstone s'annonce avec ses neiges étincelantes.

 

Lundi 4 juin – Salt lake City

Il y a comme bruit ; il paraît raisonnable de retourner sur Salt Lake City consulter LE rare spécialiste Land Rover. Il nous faudra attendre demain  pour un diagnostic précis du vrai spécialiste Defender.

Pas vraiment envie de se balader sous la  chaleur accablante.

On  confirme c'est une jolie ville ;  la  couverture neigeuse alentour a disparu, les tremplins de saut à ski descendent sur des pentes verdoyantes. Les hôtels, chalets et autres résidences se font discrets entre les pins et les genevriers. Les autoroutes se croisent et se recroisent en direction  des sommets. Ski, randonnées, lac, la région se prête aux loisirs sportifs. Souvenir des J O ?

Nous voici de retour à Salt Lake City a la recherche du garage mais pas trace de panneau. Nous nous enseignons. Inconnu ! 10 m plus loin, un portail ouvert et un mécanicien ; Nous y sommes, locaux en cours de déménagement d'où  le manque d'indication.

Pré diagnostic de Robert confirmé. Problème d'injection détecté.

Donc nuit sur place.

 

 

Mardi 5 juin Salt Lake City – Randolph – Bear Lake – Mekley  Lake

En deux temps trois mouvement, Tom, Tom et Brack accèdent à la source de tous les maux. La petite fuite d'huile réparée  il y a quelques jours à foule jusqu'au boîtier électronique coupant certains contacts. Un bon nettoyage, le changement la rampe d'injecteurs…. Et le moteur tourne rond.

On ne remerciera jamais assez l’équipe dont ce fut le premier travail ce matin, dans la bonne humeur, et gra-tui-te-ment, pour que nous profitions de notre périple sans souci ! . Nous sommes loin des stéréotypes  de l’Américain indifférent.

Et la route continue. Il fait très  chaud, nous sommes contents de remonter vers les pentes. Paysage vert, reposant, après tant d'aridite. Des castors bloquent les ruisseaux, une marmotte à fait les frais de la circulation, puis un castor, puis un cerf. Pourtant les panneaux les avertissent ! On grimpe et la neige réapparaît en grosses plaques, ce qui n’empêche nullement les fleurs de s’épanouir.

Le printemps laisse libre accès à la route fermée l'hiver. Les fermiers doivent se sentir bien isolés. Vaches, chevaux, jolies fermes, certaines désertées, et sans doute résidences de vacances.

Beat Lake resplendit, turquoise, bordé de superbes chalets, de marinas, d’hôtels ; l’accès individuel est quasiment impossible sauf dans une zone publique sud.  Les eaux limpides sont suffisamment préservées pour que soit nécessaire une échelle à saumons. Certains peut-être suicidaires ou exhibitionnistes tentent des sauts  spectaculaires qui les amènent à se dessécher sur la rive.

Le petit Lake Merkley au nord est entouré d'une zone humide ou nous espérons bien voir faune et flore de saison. La faune c'est un serpent arpentant d'un bout à l'autre de la voiture sans agressivité  certes , mais sans crainte. Brrr 

Bivouac sur une petite hauteur  vue sur le Meckley

une équipe sympa, disponible (comme les landistes)

 terrier d'un petit animal discret et pas frileux

un petit air d'isba siberienne

 

Mercredi 6 juin – Montpelier – Alpine

Nous apprécions les pentes reposantes, verdoyantes, ponctuées de paisibles troupeaux et de chalets au bord de rivières … musicales …

D'ailleurs nous sommes quasiment en France, nous voici arrivés à  Montpellier qui garde la mémoire de ce qui fut l’épopée de l'ouverture de la route de l’Oregon. C'est le thème d'un  charmant musée qui la retrace par une serie de tableaux  ; l'histoire se  continue par un petit musée du rail , encore une épopée  de ce qui annonçait la vie moderne, une ville qui s’établit, du commerce, de la politique, des élégances  ….. des traces du quotidien qui font l'histoire.

Souci d’économie hier pour utiliser les vieux tissus, art de loisir aujourd'hui, le patchwork est toujours de mode. Superbes réalisations présentées ici.

Jolie halte, relai entre hier et aujourd'hui.

A Lyon, un point sur la carte et 3 rues.  Alpine annonce un lac et un bivouac agréable bord de lac, vue sur la  chaîne  aux pics enneigés.  Un couple d’aigles opportunistes est installée sur une plateforme en haut d'un poteau électrique, un bel oiseau jaune chantera  jusqu’au  cœur de la nuit.

une inspiration très locale pour ce chef d'oeuvre de patchwork

on ne lésine pas pour construire du solide

trompette mormone

un peu  brumeux, mais la porte est fite de bois de cerfs

Jeudi 7 juin – Jackson – Moose – Grand Teton National Park

Par moment la montagne se fait plus abruptes, avec l'altitude les flancs se couvrent de pins aux étranges silhouettes en pointes, autant de flammèches de verdure bien rangées. Ce sont les pins Lodegepole aux pommes guère  plus grosse que des noix.

Un élan, ou un wapiti, ou un orignal (quelle différence . ?) paisible prend un bain de pied dans un torrent, des biches dans une prairie.. ..quoi de plus naturel .

Jackson est une vraie station de montagne élégante, riche, touristique qui s’étale largement dans la vallee. La grand place d’orné de 4 arcs impressionnants entièrement constitues de bois d’élan entrecroises,  ‘est dire qu'il ne se font pas rares dans la région.

Nous sommes à pied d'œuvre pour admirer le Grand Teton qui accroche le soleil ; Nous irons dormir au bord de Gros Ventre River (d’où peut bien venir  ce nom ?), au camping pour une fois, bien obligés dans un parc national. Donc , lessive et barbecue 

 

 

Vendredi 8 Juin – Grand Teton National Park (Taggart Lake  JennyLake – Signal Mountain  Summit) – Buffalo Valley Road

Les recommandations à l'encontre des ours se font pressantes :  panneaux,  conseils de comportement en cas d'attaque,  coffres métalliques pour tout aliment.. …

Emplacement  bien équipé  table, barbecue,  coffre anti-ours.. .. mais pas de douche, rien pour la vaisselle, si si si il y a de l'eau potable et des toilettes.

Malgré la proximité  des sommets, il fait particulièrement chaud ce matin.  Sublime lumière sur les pics, les tremble frémissent sur les prairies fleuries. Spectacle permanent. Ici un élan se donne en spectacle, mais le, ici une antilope attend la visite avant de déguerpir en souplesse.

Petite balade en direction du la  Taggart, sous les pins, franchissant les torrents ……. attentifs – où est l’ours ? 

On roule au rythme de notre curiosité , points de vue  unique,  vie sauvage, belles inconnues en fleur

Arrêt picnic, surprise arrive le van de Burger-raclette rencontrés  à la frontière USA. Ils remontent  comme nous.

Un peu plus loin un groupe d’élans  sort de la forêt, trop rapidement effrayés par les visiteurs Il mettent ainsi fin à leur velléité combative.

Le clou de la journée est peut-etre le tour au Signal Mountain Summit qui offre une vue panoramique incroyable sur la plaine et la chaine du Grand Teton, spectaculaire, saisissant ; on y espérait des troupeaux de bisons  mais non.

Nous nous retrouvons dans la Bridger National forêt pour la nuit avec vue sur la Buffalo Fork River.

tout confort

y compris le garde manger anit-ours, du serieux, du solide

les conseils

et la signalétique

ce fut une des premières fermes

grand comme un cheval

 

 

 

Samedi 9 juin 2018 – Grand Teton  (Cuningham Cabin -  Schwacher landing) – Jackson – Jackson Lake

Traversée Nord- sud par la route est du Parc. Pour l’histoire pro nième on visite ce Un rêve d’un e première implantation d'envergure en 1895 : 100 vaches, 8 chevaux, une solide expérience et une volonté de réussite  a toute épreuve. La bergerie en soldes rondins est toujours de bout, les canaux d'irrigation irriguent toujours, la famille Cunningham a fait fortune plus tard …..dans le commerce.

Les troupeaux de bisons paissent  paisiblement,  une mère s'est isolée avec son petit fraternisant avec  les antilopes. Aucun  ours dans les parages nous voilà tranquilles.

Plus loin la route suit les méandres de la Snake River. Le travail de millénaires de sape a laisse ses traces en étages  de sédiments ; aujourd'hui elle serpente paresseuse entre les trembles et les pins sur fond  de plaine humide. J'imagine les élans en famille  portée des prairies fleuries. Il fait trop chaud sans doute, ils sont à l’abri de la forêt.

Retour sur Jackson pour  appros  et gas-oil avant de reprendre la route nord (par l’ouest pour rejoindre le Yellowstone). Nous profitons à nouveau des panoramas si variés, étincelants des lacs, des prairies fleuries de lupins, des neiges éternelles, des trembles frémissants….  

Bivouac au nord du lac Jackson au bord de la Snake River

une ancolie rouge

 

Dimanche 10 juin 2018 – Y ellowstone National Park ( Moïse fall – Lewiss Ball- West Thumb geyser basin – Yellowstone Lake – Full Point Drive - Bridge Bay )

Des 1872 la région est constituée en par protégée, une première mondiale. Protégé, aagranci c'est le plus grand parc national des USA. Protégé, mais pas des incendies ; sont très impressionnants les ravages de l’on envie de 1988 (1000 km de front de feu). Les troncs calcines se dressent encore au milieu de la forêt  rennaissante.

L'histoire posée, il reste à profiter des merveilles promises, le cadre des montagnes, les lacs, les forêts, la nature sauvage, les cerfs, les élans, les ours, les grizzlis, les loups.. … du grandiose, du vivant, du démesuré !

Pour rejoindre la Snake River la Lewis se précipite en cascade à  Moose Falls, après avoir dévalé la Lewis Falls, à la sortie du lac Lewis.

Le vent souffle fort, les nuages  couvrent, les vagues se forment sur le lac ; on apprécie les rayons de soleil, surtout pour le picnic au bord du lac. Les cimes  pins se balancent s'entrecroisent  même dans les bourrasques. Un air de sauvagerie dans le décor !

Délicieuse balade forestière jusqu'à  une ‘’plage'', c'est-a-dire une rive basse semi-inondée que l'on imagine sauvagement fréquentée à la nuit tombée.

Une piste suit le bord du lac Y ellowstone émerge entre deux parties du lac traverse le pont de Bridge Bay. Et il est temps de se préoccuper du bivouac. Il faut de l a patience pour obtenir un emplacement au terrain de camping, ou le logiciel est inefficace, ou c'est l'operateur. Le terrain est superbe, les larges emplacements bien équipés, mais pas de douche, et pas de  coin vaisselle. Mais il ne faut rejeter d'eau usée sur les emplacements ou aux robinets. Comprenne qui pourra.

Trop frais ce soir pour un barbecue.. .. Nous ne sommes pas américains qui a l’entrée achètent tous leur carton de bois.

dans le lac un cratère brûlant

couleur de perle des profondeurs

Lundi 11 juin – Fishing Bridge – Canyon Village – Tower Roosevelt – Eagle Creek

Sinistre météo, brume qui dilue le paysage, température à la baisse. La Yellowstone rebondit sur les rochers, c’est la saison de la remontée des saumons (pas vus). Ailleurs elle s’étale en fonde vallée dominée par les sombres colonnes basaltiques qui s’étagent en plateaux. La route suit de près la rivière qui inonde la route, poussée par un vent fou. Le Mont Washbun approche, neige sur les pentes. Un bison, solitaire, marche pesamment sur la route affrontant les premiers flocons de neige. On est en hiver.

De part et d’autre des fumerolles s’élèvent, des boues glauques se boursoufflent, un enfer ténébreux dans la brume, la neige menaçante.

On redescend à l’est pour sortir du parc ; pas de place dans les campings. Jolie campin d’Eagle Creek en bord de rivière. Il fait moins frais, la pluie s’est arrêtée. Dans ma promenade je frappe à la porte d’un camping car de français. Sylvie et Manu, un peu breton, un peu parisiens, un peu canadiens (dans la mesure du possible) ; année sabbatique terminée, ils rentrent pour travailler egt revenir dès que possible.
Beau projet de viepour ces amateurs de nature et de photographie.

des bois tout neufs

spectacle désolant d'un incendie monstrueux (c'était il y a 30 ans)

il avance dans la neige

 

puissant, calme, il ne faut pas s'y fier, il peut foncer 

Mardi 12 juin 2018Shoshone Lake- Buffalo Bill Museum – Cody – canyon  Clarks Fork

Petit café au soleil avec Sylvie et Manu et plaisir d'un partage d’expériences  voyageuses.  Nous prenons la même route aujourd'hui et nous retrouverons peut-être au bivouac ou à Yellowstone.

Changement de décor au fil des km. De grandes parois sombres de roches sedimientaires s’effrittent. Le lac Shoshone grande retenue d'eau de barrage, offre aux touristes de grand espaces de picnic et détente. Les eaux brassées  par le vent reflètent des couleurs d'amande.

Cody et son musee Buffalo Bill : une rétrospective de toutes les célébrités de l'histoire du far-west, les trappeurs, les éclaireurs, les chasseurs de bisons, les guerres pionniers-indiens, les bandits à la  vie bien courte ; les maisons en rondins d'origine montrent la rudesse des temps, l'équipement rustique, les  raffinements, les vêtements  traditionnels des tribus indiennes……..

On plonge dans cet univers pas tellement loin dans le temps qui touche quand on y songe la génération de nos grands-parents. Pour nos petits enfants ce sera presque la préhistoire !

Cody pur les courses et même une  coupe de cheveux au centre  commercial.

La montagne se vallonne d'un vert printanier, tout à coup dominée par u e forteresse monumentale…. Ce n'est qu'une masse rocheuse arasée par l'érosion  et illuminée de créneaux par le soleil.

La rivière court dans un canyon aux parois verticales vertigineuses, creusant ses rives de temps immémoriaux.

Les glaces des sommets nous envoient des signaux scintillants. Sur le plateau, les eaux de fonte ont creusé des petits lacs, les cervidés  jaillissent des taillis ennoyés.

On se pose pour la nuit, petite visite de biches.

oublions les decors de cinéma, c'est de l'Histoire

les extra

XXXII - USA- CALIFORNIE – ARIZONA - NEVADA – UTAH – NEVADA - CALIFORNIA - 02.05 au 21.05.2018

Publié le 15/05/2018, par rampon,

 

Mercredi 3 mai – Tecate – Frontière Mexique/U.S.A. – Brawley – Salvation Mountains

Nous dépensons nos derniers pesos, et à nous les US. Nous passerons la frontière deux fois. On nous dit que les formalités de forntière sontt regroupées. Il n’en est rien, en conséquence, nous nous trouvons en territoire américains sans les formalités de sortie du Mexique. Le douanier nous refus de reculer de 3 mètres. Nouc petit tour aux US et retour illico au Mexique pour le tampon de sortie et surtout le remboursement de nos 200 dollars de caution. Et noueau franchissemnt de la frontière US avec petite fouille sanitaire pour varier les plaisirs.
Nous retrouver une famille d’Aix-les Bains, facliement reconnaissables « Raceltte-Burger »

Nous nous retrouvons un peu plus tard pour pique-niquer en bord de route.

Route impeccable, champs bien alignés, grandes étendues cultivées, monstrueux troupeaux de vaches serrées dans des parcs.

Après les montagnes de cailloux, des amas de rochers blancs arrondis, imbriqués, en équilibre  étincellent au soleil revenu.

El Centro, Brawley, des villes à l’américaine (comme on le imagine), larges avenues ponctuées de poteaux bien alignés, maisons précédées de leur gazon bien entretenu. Bien propret tout ça !

Ioverlander nous indique des hot springs un peu plus loin. Pourquoi pas. On ne les voit pas, mais on découvre « Salvation mountains », une œuvre d’art collective, à la gloire du divin. Des couleurs, de l’imagination, au milieu de ce quasi-désert. Des campeurs on dirait « hippies » si c’était encore de mode squattent alentour.  On pense au facteur Cheval et à son oeuvre poétique et un peu délirante.

On va peut-être s’intégrer aux locaux. On couche sur place. Ciel rouge sur le désert. Si j’en crois ma culture western, les coyotes ne sont pas loin.

                   

LE MUR MEXIQUE / ETATS UNIS

quand engagement de foi et engegement artistique ne font qu'un

 Jeudi 4 mai – Salton Sea – Joshua Tree Preserve

Dans la plus grande indifférence nous nous sommes invités après avoir consulté notre voisin ancré dans les lieux depuis sans doute fort longtemps ; même son chien pacifique nous a ignorés.

Nous reprenons la route du nord qui poudroie sous nos roues en nous rapprochant du lac  Des parcs accueillant les pique-niqueurs et campeurs, tables, palapas, wc, douches, parfaits se succèdent. Nous en profitons pour une petite halte sous un soleil de plomb.  Eau douce, lessive, douche, plein d’eau. Quand on en a fini, la lessive est déjà sèche. Il n’y a personne en cette saison. S’approcher de la plage  de sable blanc bordant cette étendue d’une bleu marine limpide, il n’y faut pas songer. Cette mer intérieure est 50% plus salée que le Pacifique, les poissons en font les frais, et les odeurs de marécage et peut-être bien de putréfaction n’incitent pas à la baignade. Pourtant on était tentés !

Virage à droite, tout est brûlé, hors les champs irrigués qui engendrent des villages et des fermes sur le plateau bordé de part et d’autres de montagnes ; le soleil dessine sur les parois blanches des formes géométriques acérées et des nuances indéfinissables.

On est obligé de penser à ces pionniers qui ont affronté les immensités chauffées à blanc sans apercevoir le moindre espoir de nature accueillante. Les arbres de Joshua dominent la plaine – ce sont des yuccas aux allures d’arbres tortueux – abritant la végétation de cactus et autres arbustes piquants.

Notre Bipbip séduit toujours malgré son grand âge. It’s a very nice vehicule…. safari

Nuit sur une route du parc ; les voisins nous affirment que c’est sans problème. Toc-toc sur le coup de minuit. Les rangers ! Depuis quand êtes-vous là, combien de temps restez-vous, et d’autres questions restées sans réponse pour cause de total incompréhension. Ils rient, je ris, et ils vous souhaitent bonne nuit.

Vendredi 5 mai – Barstow – Baker – Dumont Dunes

La région est ce qu’elle est… désertique, brûlante, éreintante, « western ». Au milieu de rien Lucerne Valley… 3 bâtisses en bord de route, drugstore, bar et une brocante. Bipbip a un franc succès. Pourquoi cet engouement photographique ? Nous nous prêtons à la notoriété !

Routes  à l’infini, gris vert des herbes et buissons secs ; Rastow, Baker pour le plei et les courses. Centre commercial élégant, recherche architectural, loin de nos bâtiments commerciaux sans âmes inspirés des bâtiments industriels.

C’est la Californie, les faubourgs de Los Angeles pour les plus fortunés, golf… , la sécheresse brutale pour les autres.

Un bel espace de dunes pour la nuit « Dumont Dunes » où nous sommes rejoints par Vincent et Noémie de jeunes canadiens qui s’offrent 3 mois de voyage avant d’entrer dans la rudesse de la vie active. Sûr, on passera les voir à Montréal. 

 

Samedi 6 mai – Death Valley – Shoshone – Ashford Mill – Badwater – Artists palets – Furnace Creek – Stovepipe wells village

On n’a peur de rien malgré notre grand âge, direction Vallée de la Mort. Plat, dunaire, des km et des km, au loin une oasis Tecota.

L’air chaud  brouille l’horizon, Death Valley par Jubilee Road. Toujours le désert, toujours différent. Toute une histoire humaine se raconte au fil de l’asphalte flambant neuf.

Ashford Mill ; ce sont les ruines d’une installation de traitement de minerai de 1907 ; une année d’activité et l’abandon. Pas de fortune faite ici, un néant poignant. A droite, à gauche les montagnes, dunes blanches ou ocres, palette de couleur des roches et sous nos roues le salar. On croit voir de l’eau….. illusions, le sel scintille

Nous tenons l’exploit du jour : plongée à – 86 m sans équipement, et même pas en apnée… à l’air libre. Nous sommes au point le plus bas de Etats Unis, la chaleur est accablante, 45° (sans climatisation)

Rien rebute les touristes (beaucoup de français) qui s’engagent pour un parcours à pied sur le salar. Mise en garde de toute part, ne partez pas sans eau.

La nature est une artiste , la palette de couleurs des montagnes ne peut qu’inspirer, du bleu du vert, du blanc, de l’ocre, du rouge dans toutes les nuances, en strates, en colonnes, en balayage….

A Furnace Creek pause déjeuner à l’ombre bienfaisante et inespérée au milieu de la plaine ; enrichissante conversation avec Clément reporter photographe (résidant à Paris – US – Thailande) .
A 17 heures nous sommes HS, camping à Stovepipe ; plus facile de supporter l’atmosphère étouffante  en compagnie de jeunes voyageurs. Ridicule, mais on se sent en phase avec le couple canadien en échappée belle de quelques jours, et avec un jeune couple de français qui vont peaufiner leur anglais en travaillant au Canada dans quelques semaines.

Dimanche 7 mai –Harmony Borax Works – Amargosa – Pahrump – Cottonwood

Nos trois équipages se dirigent vers Las Vegas, chacun à son rythme. nos amis canadiens en accéléré, les jeunes français vont se chauffer dans la vallée de la mort, et nous continuerons à notre rythme tranquille. Nous prenons le temps d’aller voir les installations d’une mine de borax centenaire. Le sel était récolté sur place, évaporé pour extraite le borax. Les chinois étaient à l’œuvre pour  approvisionner les convois vers le chemin de fer. 275 km dans le désert. 20 mules pour tirer deux charriots chargés à 30 tonnes. L’enfer. Ce matin, il ne fait que 32°, on est encore bien !

Nous allons bientôt quitter les bas-fonds de la terre et retrouver des altitudes positives, ce qui ne veut pas encore dire verdure, élevage, vie.

A Amargosa on quitte officiellement le parc de la vallée de la mort, mais pas le désert. 3 maison en bord de route, une station servie, un drugstore, c’est un village, mais pas un fruit, pas un légume. Il faudra arriver à Pahrump. De loin on aperçoit des maisons basses, mais c’est bien une petite ville qui se dissémine le long de rues et chemins, et même un vrai centre commercial Walmart, et même un MacDo pour recharger les cartes qui nous manquent !

Les nuits folles de Las Vegas, ce ne sera pas pour ce soir.  Nous nous réfugions sur un parking  parc le long de la route. Superbe coucher de soleil sur les montagnes.

 

Lundi 8 mai – Las Vegas -Mead Lake

Les lumières de Las Vegas ont éclairé notre ciel cette nuit. Quelle débauche de couleurs, clignotantes (à 25 km pourtant)

Monde vivant, autoroutes, circulation, alignées de maisons identiques, centres commerciaux de toutes sortes et ….. Empire State Building. On se serait trompés de destination ? Mais sur le Strip (Las Vegas Boulevard) on parcourt le monde, chaque hôtel-casino rivalisant d’invention : Venise et le pont des Soupirs, la  pyramide et le Sphinx, la Rome antique décadente, et ….. Pairs, la tour Eiffel, l’arc de Triomphe, les quartiers de Paris emblématiques, ses restaurants, j’en passe et des meilleurs.

Nous n’avons pas  constaté la folie du jeu autour des tables, devant les bandits manchots, pas de crise de désespoir, pas de grande tragédie, pas de joie explosive. Pas de bruit des pièces qui tintent, le tout électronique a gagné du terrain, dommage pour l’atmosphère.

Cette brève approche nous suffira, le désert est ch aud, Las Vegas est irrespirable malgré les brumisateurs de tous les restaurants, beaucoup trop bruyant pour les sauvages que nous sommes.
US et kg, quels dégâts, pourtant désormais les resto devront indiquer le nombre de calories des plats proposés. Les habitudes se perdront-elles pour autant ?

Retour au désert, pas besoin d’aller loin, on y est dès la sortie de la ville.

Le Lac Mead à l’Est est le poumon de Las Vagas où nous pouvons passer la nuit en toute tréanquillité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 9 mai – Kingman – Ashfork- Prescott – Mingus Mountain

Leçon de géologie sur la route  à la lecture des paysages d’une variété qui confond : on monte sans trop s’en rendre compte se laissant guider par le ruban sans fin de l’asphalte. N’étaient les merveilles de la nature on pourrait facilement somnoler. Le découpage sur l’horizon des tables rocheuses posées sur des montagnes de sable, ont de quoi surprendre. Les colonnes rouges annoncent Kingman, la première ville, soit une centaine de km. De loin on croit voir une forêt sur les pentes, ce ne sont que des ifs touffus et rabougris. La nature ne paraît pas plus généreuse, mais au dessus de 1600 m quelques vaches broutent le sable.

Ashfork annonce un musée ; son gardien nous attend avant de fermer, il  nous incite à descendre vers le Prescott Park avant de remonter sur le Grand Canyon. Pourquoi pas ! Les campings sont rares, le plateau particulièrement jauni. Divine surprise, une vraie montagne, des pins, et 26°.

Le camping esgt fermé, il faut téléphoner pour réserver, on campa à côté au risque d’être réveillés par des rangers. Il fait frais ! le bonheur !

 

Jeudi 10 mai –

Merveilleux  de se réveiller à l'air frais dans la senteur des pins. De petits chênes  poussent en lisière,  timidement.

La route de Red Rock Park en direction de, Jérôme à  elle seule  vaut le déplacement. Toutes les images de notre Arizona imaginaire sous nos yeux. Le rouge de la roche, puissant, sous le soleil. En altitude pas de poussiere pour altérer la luminosite. Merveilleux !

Nous arrivons à Jérôme (recommandé par notre guide), petite ville minière  n2e en 1876 qui cultive le souvenir. Son histoire fait vivre le village et entretient l'histoire pionniere.

Une etonnante boutique spécialisée en kaleidoscopes.

Le blanc fait place au rouge, je parle de,la montagne ; à Cocoumo National Park, la vallée se creuse en panorama grandiose et encore enneigé 2000 m.

Et on descend, et remonte, finies les montagnes des randonneurs.. .. grande route et grande ville

Changement de pneus, Bip bip est  content . Encore 10 km et  camping sauvage au Schulz National Park

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 11 mai – Kaibab park  - Grand Canyon ( Mather Point – Yavapai Point)

Petite promenade en forêt pour la mise en forme. Retour sur Flagstaff pour les appels. Le plateau Kaibab  s'offre au vent qui vient du Pacifique canalisé par les montagnes proches. Le Humphrey'sPeak à quelque 3800 m n'en a pas fini avec la neige.

L'herbe dorée frémit  dans les rafales, les pins se tourmentent tant qu'ils se raréfient. Quelques bouleaux évoquent la toundra russe, les grands espaces appellent les souvenirs. Cet hiver on faisait du ski de fond par ici.

A l’entrée du parc on ne se sent pas seuls, un peu isolés  en tant que français, au milieu de nuées d'asiatiques et hindous.

Plongée  dans le grandiose, le sublime, ou l’on s'oublie, poussière  des temps….. Le Grand Canyon du Colorado , grandeur nature, en relief, en couleur. Un kaléidoscope pour peu que l'on bouge un peu vite. Les couleurs se télescopent, des  coulées, des facettes, des  colonnes, des cuvettes, des effondrements, des cassures, des fissures, le turquoise du rio Colorado un ruban précieux tout au fond ; des millions d’années  de travail de sape, de puissantes remontées magmatiquess, de sédimentation, de magie, une œuvre accomplie de la nature ; et chaque regard est artiste, créant son propre émerveillement.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 12 mai – Grand Canyon du Colorado ( Bright Angel -Marocopa Point – Powell Point – Hopi Point – Mohave Point – The Abbys – Monument Creek Vista – Prima Point – Hedmits Point – Pipe Creek Vista – Grand View Point)

Des la fin du 19eme siècle des aventuriers, des géologues, des mineurs se sont intéressés au lieu. Tous les points remarquables évoquent cette histoire .

Indescriptible est peut être  le seul terme qui convient, donc pas de mots seulement des photos, nos références cinématographiques personnelles pour les faire vivre.

Beaucoup de monde, beaucoup de cars, et une organisation d'une fluidité qui laisse la plus grande liberté. Remarquable. Navettes gratuites en continu, au village, hôtels, restaurants, commerces pour touristes discrets, pas  d'horreurs. Un musée de géologie explique l'histoire de la formation du paysage . L’implantation du musée à été choisie dans les années 20 à l'endroit jugé  le plus grandiose. Pas de doute c’est le bon choix, incontestablement.

Nous avons foulé  un sol scientifiquement daté : 4500 millions d'années.  Il a été travaillé  par le temps et l'homme n'y est pour rien. Notre impact n'est-il pas dérisoire ? Rien ne se perd, rien ne se crée tout se transforme.

Derniers panoramas et nous campons au milieu de la forêt.

Dimanche 13 mai – Grand Canyon ( Grand View Point – Moran Point – Liban Point – Tusayan Muséum – Desert View ) –

On n'en finit pas avec le Grand Canyon fascinant. Les montagnes se resserrent, du grand plateau se creusent les gorges profondes, verticales, vertigineuses. Gare au pied qui dérape. Nous sommes en territoire Hupi, dont un village en ruine à été exhumé, un bâtiment d'habitation, des petites remises et on pourrait dire l’église, c'est-a-dire le lieu de pratiques chamaniques ,tour circulaire semi enterrée , accessible par le toit (est-ce-dire le secret des pratiques ?)

 

µ

 

Lundi 14 mai 2018 -  Jacob Lake – Profenia- Siever River

Petit matin tonique avec un bain dans le Colorado ici à peine plus large que notre Ain..Pas un village, de minuscules hameaux de temps à autre, toujours un peu éloignés de la route.

Terrains fermés ; délimitations ou clôtures pour des troupeaux  invisibles ? Le plateau Kaibab s’étire, s’étale  entre les montagnes avant de prendre une pente qui se couvre de pins. Au nombre d’incendies on voit combien la végétation est fragile dans cette sécheresse. On est en haut et le regard plonge sur un nouveau plateau où se dessine l’ardoise de l’asphalte.

Toujours la 89 vers l’Ouest ; on attendait Jacob Lake ce n’est qu’un carrefour. Profenia et Kanab tiennent leur promesse de petite-petite ville où on peut faire le plein.

Un vrai petit coin tranquille sous les peupliers au bord d’une rivière pour la nuit. Délicieux.

Mardi 15 mai – Dixie National Forest- Red Canyon – Bryce Canyon

Baignade matinale dans la Siever River ; des empreintes sur le sable humide : un puma (ou un chat géant ?) m'y a précédée.  J'aurais aimé  le croiser, ou plutôt  non l'apercevoir.

Une curiosité  dans la plaine : un musée, dehors les outils aratoires du siècle dernier et aussi un surprenant musée animalier très bien mis en scène présentant l'essentiel de la faune locale et les « dérivés « sur les autres continents , en prime une resplendissante collection de papillons. Le propriétaire du musée est un redoutable prédateur (en témoignent les trophées  exposés)

Le plateau s’élargit, remonte par palier, les roches rouge , les dunes roses font place au calcaire nacré. La prairie ondoie, les rivières paresseuses serpentent, les petits étangs  scintillent, les angus imposent leurs grandes cornes face aux chevaux, les maisons coquettes souvent en bois exposent leur péristyle  au soleil ….. « la petite maison dans la prairie », - manque le  rocking-chair sur la terrasse .

Les montagnes se rapprochent, les pins se réinstallent, l’écarlate explose, les roches en aiguille, en colonnes fantastiques dessinent des lignes de fantaisie dans le ciel…. Contraste des couleurs…..

Voilà Bryce Canyon, visite demain, après une nuit dans la forêt

 

 

Mercredi 16 mai – Bryce  Canyon (Sunrise Point - Sunset Point - Inspiration Point – Bryce Point – Paria View - Swamp Canyon – Piracy Point – Natural Bbridge – Agua Canyon -  Ponderosa Canyon – Black Birch Canyon – Rainbow Point – Yovimpa Point)

Après avoir vainement essayé  de joindre la famille avec la wifi hésitante du centre des visiteurs, nous prenons la route de la découverte,  heureux d’être  en voiture, seuls les premiers points d'intérêt  étant desservi par les navettes.

Rien à voir avec les strates géologiques du Grand Canyon. Sur le plateau calcaire surgissent les falaises rouges, roses, nacrées parfois, déchiquetées , disparaissant en gouffres sanglants, s'élançant en cheminées  de fée couronnées, en chapelles secrètes, formant des remparts imprenables, construisant sur un promontoire un palais des merveilles……..On croit voir la Sagrada Familia mille fois répétée,  des morilles blondes géantes, des formations de rêve éveillé.

Vous avez compris, libre cours a l'imaginaire ! D'ailleurs quelle imagination dans la dénomination des lieux, eau, marais, bouleau noir, arc-en-ciel….n'appartiennent qu'a la  vision de leur auteur

Nous retrouvons  notre bois de pins Ponderosa pour la nuit.

Jeudi 17 mai – Bryce Canyon – Zion Park

Nous sommes réconfortés de joindre les enfants au téléphone, déçus de la mauvaise qualité du contact et encore plus de ne pouvoir les voir. Le prix à payer pour découvrir le monde !

Encore un petit détour dans le parc et nous reprenons la route, le plateau herbeux, direction sud-ouest le parc Zion.

Le grès rouge est toujours de la partie, en montagnes, en strates de toutes teintes et de toutes directions ; le temps, les soulèvements, les ruptures, l’érosion ont fait œuvre d’artiste. Au terrain de camping du parc ce soir nous sommes dominés par une masse rocheuse ensoleillée.

Le parc est réputé pour sa faune et sa flore. Nous sommes aux alentours de 1500 m, une rivière coule, les buissons, les arbres poussent. Les mouflons et cervidés se laissent apercevoir et même approcher. Un serpent annelé, lové sur le chemin fait le mort… mais non.

Nuit tranquille espérée… entre deux groupes de gamins d’un côté, gamines de l’autre. On fait confiance à l’encadrement  pour le calme nocturne. On verra

 

Vendredi 18 mai – Zion Parc – Cedar city – road 56

Il y a foule pour emprunter la navette qui dessert les points les plus remarquables. Pas de circulation en  voiture particulière, ce n'est pas plus mal d'autant que les bus permettent d'admirer le paysage sans souci, de prendre les sentiers de rando et les photos qui vont de pair.

Les falaises se dressent encaissant de plus en plus étroitement le lit de la rivière. Ici l'érosion a travaille en cassant la roche de coups de couperet gigantesque. Des surfaces verticales, rougeoyantes, métallisées, rouillées comme luttant pour trouver leur place au soleil. Les ombres dessinent des constructions géométriques modernistes, inquiétantes. La où l'eau sourd, ruisselle un peu sur les pentes, prospère  une flore étonnante inconnue ailleurs (ruine de rome, ancolies, vigne, mahonia…. ) ; des grottes se creusent ; l'humidité imprègne  tant le terrain que le lit de la riviere se transforme en marais.

Encastre dans le rouge le West Temple dresse sa masse blanche ; on parle des larmes de Weeping Rock ou l'eau goutte de la falaise en surplomb, le sentier se termine au temple de Sinawava où la gorge ne laisse plus place qu'a la rivière.

Un plaisir en plus, randonnée sous une température clémente - pas de canicule –

Le musée retrace le peuplement de la région par les amérindiens Piaute et Hopi, puis très tardivement par les européens mormons. Ces derniers sont toujours implantés dans la région, impossible de ne pas remarquer les femmes dans leurs longues robes sombres haut ajuste et jupe ample ; comme souvent les hommes sont dispensés des particularismes vestimentaires …..on ne les repère pas .

Remontée nord vers Cedar City et son Wallmart pour les appros en fruits et légumes; Et l’on bifurque à  l'ouest par la 56 vers le Yosemite.

Bivouac sur un petit chemin dans la – je dirais garrigue -

 

 

elegance mormonne au supermarché

Samedi 19 mai – Panaca -  Caliente – Warm Springs – Tonopah

Vaste plateau cerné de montagnes à l’horizon qui alimentent tout un réseau de petits rus, ruisseaux épisodiques et permet l’irrigation et des prés verdoyants sur cette terre d’apparence stérile. Quoiqu’il en soit, l’occupation humaine est discrète et les vaches paissent ce qu’elles peuvent sans clôture aucune.

La route double la Pacific railway, nous poursuivons des trains tirés par 4 locomotives tirant une centaine de wagons, une locomotive pousseuse accélérant  le mouvement.

L’ambiance de Caliente s’est adaptée mais demeure telle qu’on peut l’imaginer au siècle dernier, les boutiques alignées le long de la voie ferrée, poumon de la ville.

On traverse des montagnes dunaires avant que le plateau s’étale à nouveau. Une énorme masse noire, bleue, à l’horizon. Nous nous disons que si nous étions en bateau nous redouterions beaucoup cette météo menaçante.

On pourrait croire que la trace de la route, loin, loin, grimpe dans les nuages. Où que l’on regarde, des rideaux de pluie se déversent sur les montagnes. On n’échappe pas à quelques petites averses.

Nous vivons la vie de cette énorme masse nuageuse de 300 km. Chez nous, on en parle, on en subit le passage, mais jamais on n’en suit le développement pas à pas. La météo in vivo, c’est tout à fait impressionnant. La température chute de 15°, remonte de 10°, se stabilise. Des traces de neige ou de grêle à 1800 m.

Un souci, réservoir presque à sec,  et la pompe du réservoir supplémentaire de fonctionne pas. Nous arrivons au poste d’essence, en ayant roulé en roue-libre dans toutes les descentes.

Nous méritons bien le repos après cette longue étape. Bivouac sur une aire (rare) ombragée prévue à cet effet.

*

Dimanche 20 mai  - Coaldale – Bishop – Independence – Lone Pine – Coso Junction

Notre petite oasis est bien gaie ce matin, l’arrosage tourne à plein les oiseaux volettent dans les arbres, le désert s’assèche tout autour. Un couple très attentif, armé de jumelles et téléobljectif observe les oiseaux. Ils ont fait 400 km pour venir les admirer au milieu du désert ! Rare plaisir.

La cordillère du Yosemite cachée hier par les nuées, a renouvelé sa couverture neigeuse ; Le parc sera-t-il ouvert sans équipement ?

Sur la carte on voit clairement tous les potentiels ruisseaux descendant da la montagne, l’eau est là, qui permet d’arroser les prairies artificielles et les champs de luzerne par endroit. De petites mines abandonnées ou encore exploitées se repèrent sur les flancs (or, argent évoqués par les noms des lieux) ; Plus prosaïquement, exploitation de sel dans le plateau humide d’une vieille mer disparue depuis longtemps. Affleurent des roches volcaniques aigues, plus loin de la craie, là des moraines….Traces d’une terre bouleversée au cours des âges .

La région est drainée par le canal de Los Angeles, qui alimente la grande cité.

Encore une très longue étape aujourd’hui. En reprenant la route du sud, la circulation se densifie, des camions, des camping-cars ; les gros pick-up cèdent la place aux petites cylindrées (l’urbanisation intense n’est pas loin).

 Nuit sur une aire ombragée agréable : arbres en fleur et petits oiseaux…

 

 


XXXI - 7 - MEXIQUE - BAJA CALIFORNIA SUR - BAJA CALIFRONIA NORTE -16.04 au 02.05.2018

Publié le 17/04/2018, par rampon,

Lundi 16 avril – La Paz (Baja California Sur)

Nuit tranquille à bord.  A l’arrivée il nous faut payer une taxe pour l’usage des installations portuaires – on suppose que sinon on reste à vie dans les lieux !! – puis une taxe de désinfection pour une pulvérisation de 10 secondes de la voiture.

Petit déjeuner en bord de mer et nous arrivons sur les quais de La Paz, la promenade des Anglais ou presque, plutôt la promenade des Américains, très jolie, très privatisée par des lotissements de luxe avant d’arriver dans le centre.

Préoccupation du jour, vidange et amortisseurs, au troisième garage, nous y sommes ; il nous reste à trouver le matériel adéquat.

Rencontre de Ursula, canadienne d’origine allemande, vivant à mi-temps au Mexique, bientôt très heureuse d’être naturalisée. Elle nous attend à Victoria si nous y passons.

le soleil se lève

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
            la brume s'élève
 
les traces se mèlent
 
Mardi 17 avril – Los Barriles – Cabo Pulmo

On traverse la sierra pour rejoindre la côte. Détour un peu décevant vers El Sanctuario de los Cactos. Effectivement énormément de cactus, immenses (jusqu’à une dizaine de mètres sans doute) mais pas la variété que nous espérions. Trop tard pour les fleurs, trop tôt pour des fruits à maturité. Ce sont de grosses bogues couvertes d’épines qui bientôt pourront être dégustées.

Visite du cimetière tout proche où ce recensent de vieux mausolées de los «orientales » - il faut comprendre des espagnols – nous ne saurons pas les dater notre guide non plus. Curieusement ils évoquent un peu les temples vus au sommet des pyramides mayas.

Déjeuner et rencontre de Jeannette et Enrique qui ont repéré Bipbip. Invitation. On verra si c’est possible.

Bords de mer cernés de grandes propriétés clôturées (villas de bord de mer). A los Barriles, une énorme marina vide.

Nous gagnons el Cabo Pulmo. Seuls … sauf trois américains (la bière à la main bien sûr), deux qui vivent ici, un ami en pick-up plus cellule.

Nuit bercée par les flots de la mer de Cortes ou le Golfe de Californie, comme on veut.

los cardones (cactus)

tombe de un "oriental"(espagnol)

tombée du jour sur la mer de Cortes.

Mercredi 18 avril – El Centenario

Nous avions constaté un bruit de frottement. Robert s’aperçoit que le support d’un amortisseur avant ne tient plus : 2 vis cassées, une manquante, une desserrée. Une seule solution retour sur la Paz après une opération de stabilisation avec 2 vis et une conduite prudente.

Le paysage vaut la peine mais nous aurions préféré continué vers le sud pour découvrir de nouveaux horizons.

Le garagiste n’est pas ému du tout de sa réparation non finalisée. La solution la plus sûre sera la soudure. Rapide, gratuit. Pas de discussion et nous repartons … mais vers le nord. Nous n’irons pas très loin sur une plage tranquille à quelques km El Centenario, comme partout quelques rues poussiéreuses et des maisons d’américains probablement. Luxe, soleil, poussière, proximité de la mer, plage sans fin.

De petits rouleaux charriant des galets interdisent absolument la baignade.

rien que pour nous

Eglise del Triunfo

 

Jeudi 19 avril – la 1 – Constitucion – Insurgentes – Playa Ligui

Région de la Magdalena, on roule, on roule, rien pour distraire de la route toute droite, si ce n’est les cactus, les arbres bas et tortueux ; rude contrée où l’on s’étonne de repérer parfois une bâtisse au milieu de rien. Un mystère, il faut bien s’occuper des vaches ; que peuvent-elles bien brouter sinon les feuilles des arbustes ?

Les larges rios sont complètement à sec, on remarque seulement des arbres un peu plus verts…. Et même, lorsque des puits ont été creusés, arrosage, irrigation, luzerne, choux, vaches grasses….  Et grande ville : Constitucion, moderne, dynamique….On retraverse la péninsule vers le golfe de Cortes, superbe…

On se laisse fasciner par les panoramas sur la mer d’azur. Une petite plage rien que pour nous et quelques pêcheurs pour la nuit. Un « voisin » canadien remonte chez lui avec son combi, son canoe, sa femme et ses trois chiens. Ils viennent de parcourir La Paz /Los Barriles en canoe. Chapeau.

Il faut, nous disent-ils, éviter cette plage de décembre à mars, envahie de touristes.

après les plages de sable

l

sable  et catus

miracle de l'eau un champ de choux

bipbip (le petit point) seul sur lla langue de sable

Vendredi 20 avril – Loreto

On va s’occuper de la petite fuite au radiateur. Quelques gouttes, mais il faut y remédier.

Un petit tour à Loreto tout de même. Si le vrai luxe existe c’est bien l’hôtel avec golf à l’entrée de Loreto qui bénéficie d’une situation idyllique. Nous trouverons bien ce soir une petite plage de rêve rien que pour nous.

Nous trouvons LE spécialiste des radiateurs qui, en quelques heures, démonte (et ce n’est pas simple… c’est anglais), répare, remonte. On va acheter le liquide de refroidissement au supermarché tout proche… et c’est reparti.

Pas bien loin, nous nous poserons au trailer park tout proche, pour lessive, wi-fi, les petites préoccupations du quotidien quoi.

cAa vaut tous les hôtels du monde !

l'hôtel !

Samedi 21 avril – Loreto

Aujourd’hui, le camping présente une vraie collection historique pour adeptes du caravaning. Jugez plutôt : un car américain aménage de 1945, un combi WW de 1965, une mini-cooper traînant sa mini-caravane, et une immense caravane implantée sur le terrain, équipée comme une résidence secondaire.

Extraordinaire météo, le ciel est nuageux et la température  ne dépasse pas les 25°. Le grand vent d’hier est tombé, la mer moutonneuse d’hier s’est transformée en une mare verdâtre. Le malecon n’est pas très fréquenté aujourd’hui.

73 ans et toujours vaillant
discret et élégant
 
 
une formule nettement plus complète
 

Dimanche 22 avril – Playa concepcion – Mulege – playa San Lucas

La météo clémente (du moins pour nous français) n’a pas duré. Le soleil tape dur ce matin.

On aura un peu d’air en roulant toutes vitres ouvertes. Il ne faut pas compter sur une route ombragée ! Les cactus même grands n’offrent pas beaucoup d’abri.

Pas de surprise, les rios sont à sec ; les cactus qui portaient fruits au sud, sont ici en fleur, les arbres commencent à verdir, certains à se couvrir de fleurs, c’est le printemps …… discret.

On remarque seulement des harmonies de couleurs qui évoluent, qui s’adoucissent.

La Bahia Concepcion est à la hquteur de sa réputation. La route serpente entre sierra et mer d’azur, de turquoise, de marine, de scintillements, de reflets furtifs opalescents. Les mots manquent, les impressions restent. Déjeuner sous les Palapas, petite plage de rêve.

Il faut bien parler de Mulege, 16000 habitants aujourd’hui, le double au temps de sa prospérité – la mine de cuivre exploitée de la fin du 19ème jusque dans les années 70 – d’où quelques édifices du 19ème et surtout son église métallique signée Eiffel. Pourquoi, tout simplement parce que la mine était exploitée par des français. Cette innovation ne présentait que des avantages, l’entreprise finançait pour un coût moindre que la construction traditionnelle, et donnait  une image moderne de la France.

Les installations minières demeurent en place, accusant leur âge, et aussi leur puissance industrielle.

Intéressant, mais pas le cadre idéal pour la nuit. Nuit dans un « camp retranché » américain, autrement dit un camping en bord de plage supportant les camping-car/caravane/mobile-home américains implantés à demeure.

qui peut interprêter ce paysage industriel d'un autre temps ?

 

Lundi 23 avril – San Ignacio – San Francisco de la Sierra

Pour la diversité des paysages, il faut aller dans la détail de la flore, un peu plus de tel cactus, un peu moins de tel autre, un peu plus ou moins de yucca, des touffes piquantes aux tons variés, sur fond de sable blond, brun, roche volcanique,éboulis,  La mer s’est éloignée, on s’est éloigné de la mer, on grimpe dans la sierra de plus en plus accidentée de plus en plus spectaculaire.

On croit rêver en arrivant à S            an Ignacio, une rivière et une oasis, palmiers et ombre bienvenue. Les jésuites y avaient implanté une mission. L’église y présente toujours salarge façade élancée, au décor sobre ; les colonnes s’élancent vers les voutes sous la protection du discours des peintures.

En route pour la sierra San Francisco et la visite des peintures rupestres.

40 km au nord pour prendre la route qui se termine en piste un peu rude. Mais quel spectacle, une des plus belles routes de sierra que nous ayons parcourue, et nous n’avons rencontré qu’une voiture.

Nuit à l’auberge. Rude environnement de rocaille, seules les chèvres y trouvent leur pitance en grimpant dans les éboulis.

l'oasis qu'on n'attendait pas, un havre de fraîcheur

 

 

 

guère plus loin !

 

 

Mardi 24 avril -  Guerrero Negro – Santa Rosaliita

Rendez-vous à 9 heures avec Fancisco pour visiter « la cueva del raton ». Une voute dans la montagne présente des  peintures rouge, ocre, noir, blanc  Elles auraient 5000 ans, mais dans d’autres sites on sait qu’elles ont été « travaillées » jusqu’à maintenant. Longue tradition chamanique qui allie représentations animales et humaines. Ici un chaman bicolor « noir et rouge », une tortue, un puma, des cerfs…

Pour revenir au présent, un ravissant minuscule colibri dans son nid délicat espère ses parents, bec ouvert, avide.

Temps brumeux sur la sierra, les perspectives se découvrent petit à petit, sans doute pour qu’on apprécie mieux les nuances, les pentes, les reliefs volcaniques, le découpage des cactus sur l’horizon, les gorges, les falaises….. les plateaux sans fin, les courbes, la vallée un peu plus verte tout en bas (eau, irrigation et culture maraîchères sous d’immenses serres).

On rejoint la Ruta 1 pour le Pacifique à Guerrero Negro. On croise des pickup lourdement chargés de pneus, bidons… c’est l’assistance  de Baja One thousand, un raid en quad dont on n’apprendra pas grand-chose, les américains étant avares de paroles. Plaine désespérante, une seule variante, apparaissent les yuccas (ici des arbres)

En arrivant sur Guerrero on double des vespa en raid  La Paz/Ensenada. Bon courage.

Rien à signaler à Guerrero, une ville « décousue » aux allures « western », rues revêtues ou non, sinueuses, mais  de centre identifiable. Au moins un bon restaurant, nous l’avons trouvé pour manger une très bonne « casserole del mar ».

Nous longeons maintenant la côte Pacifique. Halte pour la nuit  à Santa Rosaliita, un village en devenir, des caravanes sédentarisées un peu déglinguées, quelques maisons en dur, un tracé de rues esquissé, mais aussi une école, une jolie petite église , et la vie autour de la pêche. Comme ailleurs, il faut passer la barre, il faut tirer les bateaux sur la plage. On remarque tout de suite, un gros bâtiment sur une petite pointe. Travaux suspendus… on espère. Ce devrait être une escale. Est-ce que comme on l’a vu souvent le bâtiment va vieillir, se délabrer, sans avoir jamais été utilisé ? Mystère des investissements !

lui appelle désespérement

lui guette

arbre-cactus  bien armé

coussin de fakir

le paysage se révèle dans la brume matinale

amorce d'un hameau

 

 Mercredi 25 avril -  Bahia Luis Gonzaga – Puertecitos - Octavio’s camp

On reprend la route de la sierra ; à nouveau les vespa. Un peu plus loin un cycliste – français de Saint Vallier – d’Ushuaia à l’Alaska, deux ans à pédaler. Chapeau Arthur !

A Laguna de Chapala, nos GPS divergent quant à la route à suivre pour Ensenada.  Les accompagnateurs des vespa nous incitent à rejoindre la côte de la Mer de Cortes à l’Est, superbe : 40 km de bonne piste, puis la route.

Nous les croyons, merveilleux paysages, aux dunes dorées succèdent les pentes volcaniques rouges et sombre,  les roches fracturées, les gorges… la nouvelle route en construction recouvre la végétation de poussière ; énorme chantier de maîtrise de la nature hostile, brûlante desséchée.

40 km de piste défoncée – on a beaucoup pensé aux vespa qui ont dû en baver ! – mais la récompense d’un paysage saisissant.

Nous prenons le temps d’un pique-nique en bord de mer dans baie de Luis Gonzaga. Plage et sable chaud – manquent les palmiers –

Point de chute prévu Puertecitos et ses sources thermales en bord de mer.  Bord de mer  et sources privatisé par des américains.  Et autour un village de pêcheurs un peu précaire qui se construit empiriquement.

Toute la côte magnifique est privatisée… et américanisée….. Peut-être y-a-t-il plus de migrants (fortunés)  américains au Mexique que de mexicains (infortunés) aux US ! Lague usuelle l’anglais imposée à tous.

Camping à Octavio’s camp, une plage de pêcheurs où avec le sourire on essaiera de nous faire payer 3  fois le prix normal.

Pêche à pied d’escargots très bons, mais un peu sableux (manque la technique pour leur faire rendre leur sable). J’ai essayé le sucre, çà n’a pas bien marché.

gens de mer

 

l'église, un hâvre 

bivouac tranquille

 

Jeudi 26 avril – San Felipe – El Mochoacan – Lazaro Cardenas

La nuit fut loin d’être calme, aller/retour des pêcheurs jusqu’à 2 heures du matin et tôt dans la matinée.

Le jeune Eduardo a abandonné ses études pour gagner de l’argent comme pêcheur. Il est content de son patron qui l’héberge, il n’est pas obligé de coucher sur une planche dans un coin. Il voudrait aller au Chili travailler dans son métier l’aquaculture.

San Felipe, sans intérêt, si ce n’est un port de pêche surdimensionné, et la possibilité de faire l’approvisionnement. Achat de poisson à un pêcheur.

On s’éloigne de la mer pour remonter dans la sierra. La nuit sera plus fraîche à 800 m à Lazaro Cardenas dans la nature.

Tous les chemins menant à la côte sont privatisés, des villas et lotissements essaiment partout et autour le néant désolant.

Une piste et un rio à sec, il n’en faut pas plus pour un bivouac nature.

au bout de chemin, la mer privatisée

Vendredi 27 avril – Ensenada - Bufada

On reprend les chemins de traverse vers la côte Pacifique, Paysage aride (je me répète ?). On repère la vallée d’un rio à sec à la végétation un rien plus verte, et parfois des chèvres annonçant une ferme à peine visible. On atteint presque 1200 m et la donne change, plateaux cultivés, serres, élevage, vigne – le célèbre vignoble mexicain - . Si on est courageux on refera une dégustation de vin mexicain.

C’est mon anniversaire – je préfèrerais oublier – mais, j’ai vérifié, aujourd’hui je n’ai pas pris une ride !

Par contre peut-être un peu de poids : dégustation de foie gras que nous avions déniché dans un supermarché. On avait oublié le vin au profit de la tequila locale. Ce n’est pas fête tous les jours.

Cadeau d’anniversaire comme j’en rêvais : un tabouret à vaisselle (juste à la bonne hauteur pour l’opération !) : artisanat local, trépied en bois et siège en cuir. Confort !

La grande ville, la circulation l’américanisation, c’est Ensenada, les courses indispensables.
On ne peut manquer Bufada, un geyser qui naît de la mer.  On approche de l’étroit canal entre deux parois rocheuses. On sent le souffle chaud, et l’eau jaillit, nous éclabousse. Miracle conjugué des sources chaudes (volcaniques) et de la marée.

Nuit au camping Meneses en bord de mer ; nous sommes décidément des itinérants nous déplaçant des prises de courant à la Wi-fi (on ne peut cumuler tous les services).

vignoble mexicain

toujours privé... de mer

manifestation de nature entre terre et mer : la bufada

cadeau d'anniversaire, ethnique et utilitaire

 

Samedi 28 avril – Bufada

Etablissement et envoi des dossiers d’assurance pour les US. On attend.

Promenade dans les vagues et le vent. Trop frais et trop agité pour la baignade, c’est le Pacifique.

 
précieux bijou de mer
 

 Samedi 29 avril –Bufada

se rêver mouette, goéland, pélican.......

Dimanche 30 avril – Bufada

Farmiente, promenade, sur la plage, mais surtout nous profitons de la wi-fi pour rechercher la meilleure solution d’assurance de Bipbip pour US et Canada. Une seule réponse positive et nous commençons à constituer le dossier en grinçant des dents vu le coût exorbitant.

Lundi 1er mai – Ensenada

Nous quittons notre havre, il faut bien faire le plein des placards. Retour sur Ensenada ; nuit en face du port. 

Un plus, Pour l’assurance, Il faut une attestation médicale de « bonne conduiteé  des + de 75 ans. Je ne crois pas trop à la rapidité de réponse de nos médecins.

Et en plus ce soir, vent et pluie dans la nuit. Incroyable revirement.

Mardi 2 mai – Ensenada – Tecate

Trouver un médecin local, c’est tout simple. On s’adresse à la pharmacie ; un médecin y est attaché.( bonne solution pour s’assurer une clientèle !). Dans la salle d’attente, les prix de prestation sont affichées, tant pour une analyse d’urine, tant pour un ongle incarné, tant pour un nettoyage d’oreille…. On a la liste de tous les petits bobos.

En tout cas, nous sommes les premiers clients, le médecin est charmant, il nous fait une vraie visite et signe notre attestation. Ouf ! Envoi et le tour est joué nous sommes assurés.

Nous pouvons gagner tranquillement Tecate, la frontière avec les US.

Nous sommes remontés dans une petit sierra et la température fraîche en bord de mer, devient très fraîche, 13° à 600 m. On n’est plus habitué à ces rigueurs.

Nuit près du stade de beisbol (baseball en bon français. Deux énormes semi-remorques se déchargent de matériel hétéroclite. Préparation d’une exposition artisanale d’une quinzaine de jours sur la place. Ciel toujours chargé, vent froid, mais pas de pluie.

si vous rêvez de croisière, embarquez !

les célères crus mexicains

 

 
 

XXXI - 6 - MEXIQUE - DURANGO - CHIHUAHUA - SONORA - SINALOA -04.04 au 15.04.2018

Publié le 16/04/2018, par rampon,

Mercredi 4 avril – Fresnillo – Sombrerete – Sierra de Organos

Il fait beau, il fait chaud…. comme d'habitude. Le ciel bleu incite à  reprendre la route, direction nord toujours. Le plateau, à droite, à gauche, la sierra à l horizon et de vastes propriétés  vouées  à la culture et à l élevage bovin. Les croûtes broutent paisiblement la terre, non si on y regarde de plus près un peu d herbe sèche résiste au milieu des Acacias et des cactus. Densité faible. En se rapprochant de FResnillo et de la montagne une voie ferrée sert à transporter le minerai de mines indétectable. Une grand dôme en construction signale une petite prospère et coquette et très chrétienne. 

Apres Fresnillo cactus, thuyas et acacias ont laissé  la place à de grandes cultures maraîchères sous serre, aux fruitiers et à la vigne. Mines + culture = région riche, pas de trace de pauvreté patente dans les villages.

Sans plus de cérémonie, nous avons passé le tropique du Cancer.

Nous passons Sombrerete sans nous arrêter pour la sierra de Organos qui découpe ses roches de grès rose tout près. Superbe écrin de barres rocheuses sur le plateau semi désertique .

Des voyageurs allemands en WW lourdement chargé confirment la règle : US-Canada-Mexique en un an (info frontière Canada)

sortie de mine

au soleil de midi

petite ville... grosse coupole de l'église

la tornade née du désert

 

encore un accident (on pourrait en montrer presque tous les jours)

les grands espaces

la barre montagneuse, la voilà

 

au soleil couchant

 

Jeudi 5 avril – Durango

La sierra s’éloigne, ses bords déchiquetés s’estompent, les « sombreros » montagneux s’alignent. (les cônes arrondis de la sierra). Le plateau s’élargit, nous redescendons un peu, la sécheresse s’installe un peu plus. Paysage de savane parfois peuplée de vaches . La richesse ce sont les mines de fer. Durango aurait au moins 100 ans de réserve.

Durango soous ses aspects de ville coloniale, déploie une activité moderne. Malgré les multiples boutiques de souvenirs sur la plaza de armas, on ne sent pas vraiment de pression touristique,

Après avoir visité la belle cathédrale jésuite, sobre de ligne, riche d’ors, parcourus les rues « coloniales », on peut être intrigué par les nombreuses références cinématographiques. Viejo Oeste à quelques km au nord fut un haut lieu du cinéma pour avoir servi de cadre à quelques films célèbres (qui ne se souvient des paysage de « à la poursuite du diamant vert ».

Dommage c’est fermé ce soir.

Nuit Pemex à l’ombre des palmiers.

les arbres grouvent les ressources de fleurir discrètement

parfait !

 

 

 

 

 

un monument ? non les toilettes du parc

note élégante .... inutilisable.... au soleil, le banc de fonte peut servir de barbecue !

Vendredi 6 avril – Viejo  Oeste – El Ciento Veinte

Le Vieil Ouest, tout un programme cinématographique. A la sortie de Durango un décor mythique de western des années 50 : les planches de la grande rue, le saloon, le barbier-dentiste (aïe-aïe-aïe) l’église, le quartier mexicain, les ruines….. les charrettes et le décor incomparable des montagnes alentour où l’on s’attend à voir surgir les indiens en guerre à tout moment. Un peu d’imagination et on retrouve son âme d’enfant pour jouer aux indiens et aux cow-boys.

Le pays des cow-boys, on y est, ces messieurs portent avec naturel la tenue adaptée,, jean-chemise écossais-bottes-chapeau ; bien souvent un cheval harnaché attend tranquillement.

Les troupeaux dans l’herbe rase au milieu des cactus, l’horizon brûlant, de rares, très rares villages endormis, parfois la cordillère se rapproche, les falaises s’ouvrent sur les rios à sec… le soleil plombe, les km défilent.

Quelques 200 mètres plus bas, la plaine s’étale, la chaleur monte très vite.  Heureusement on remonte à 1900 m pour passer une nuit plus fraîche à un croisement de routes stratégique. Tranquille ? on verra.

ambiance western

on scrute l'horizon. Où sont les indiens ?

 

Samedi 7avril –  Matamoros - Hidalgo del Parral – Valle de Zaragoza

Triangle des rencontres. On s’y croise, on s’y arrête, on discute, on passe sur le terre-plein poussiéreux plutôt que sur la route - une atmosphère « Bagdad-Cafe si vous vous souvenez »

Rafael attend, il a envie de parler ce matin. Né aux Etats-Unis il a choisi la vie plus libre au Mexique. Une petite quinta « propriété terrienne » 2 camions, il dit vivre confortablement.

Il n’idéalise pas son pays, connaît ses forces de pays neuf faiblesses, ses difficultés pour chaque communauté y trouve sa place. La région est dominée par les grands élevages extensifs qui se comptent en dizaines de milliers d’hectares. Une famille peut bien vivre sur 1000 hectares.

Beaucoup d’exportations vers les US, sans aucun problème en frontière.

On ne peut pas se laisser distraire par grand-chose sur la route. L plaine s’égale, ou les collines se rapprochent ; les cactus ont disparu ; arbres bien vert c’est une vallée irrigué et des pompages intensifs.

Une seule ville Matamoros, mais nous sommes déjà à à peine 30 km de Parral. On n’a pas vu poindre un seul village ; parfois des corrales en bord de route, mais les habitations sont sans doute très loin au cœur des propriétés, loin de la route.

Nous visiterons la jolie église aux murs de pierres apparentes joliment appareillées, un petit tour en ville pour ses spécialités de travail du cuir.

Une aubaine à Valle de Zaragoza un camping autour d’une piscine. Le luxe !

A nous les grands espaces !

élégantes raramuras

cow-boy des villes

indien en représentation 

eglise du monastère franciscain

Dimanche 8 avril – Chihuahua

On est déçus, pas de chihuahua dans les rues… ou alors on les a écrasés sans les voir !

800 000  habitants à Chihuahua, des alures provinciales pour ce que nous en avons vu, malgré un centre ville très animé des promeneurs du dimanche.

La gare est fermée, donc aucune information pour embarquer dans le célèbre train El Chepe à la découverte de la sierra del Cobre, ses abîmes vertigineux, sa route spectaculaire. Il semble bien que la voie n’est pas doublée d’une route sur tout le parcours, il faudra s’organiser en conséquence.

Visite du musée de la révolution, autour du héros célèbrissime Pancho Villa. On en a une image cinématographique sans doute bien différente de la réalité, même si c’est le héros de la révolution en marche des opprimés.

Nuit Pemex.

Pancho Villa

le même

qui l'eut cru de ce révolutionnaire sanguinaire : le salon de musique de sa maison

la bannière mexicaine

dans le patio de sa maison les cactus explosent de bien-être

Lundi 9 avril – Cuauhtemoc

Gerardo qui connaît bien la région ne pense pas qu’il soit possible de traverser en direction de Los Mochis (cpote Pacifique).

Programme du jour : direction Cuauhtemoc et sa gare ferroviaire pour éventuellement organiser le périple en train . Pas de chance la gare est fermée, nous n’en saurons pas plus aujourd’hui. Peu importe nous prenons la direction de Creel et la Sierra del Cobre.

Je vous étonnerais en vous disant que le paysage change radicalement, hormis le fait que nous nous rapprochons de la sierra ;  la température baisse un peu à plus de 2000 mètre, une grande réserve d’eau la laguna Bustillos irrigue le plateau, permet la culture des pommiers qui sont chouchoutés ; voilages protecteurs et braséros tout prêts à être allumés.

Les vaches broutent tranquillement l’herbe sèche, spécialité de lait dans la région.

Autour de la place principale de Cuauhtemoc, commerce dense et actif. Le cuir se décline en selles, bottes élégantes, sacs…. Les cow-boys font leurs achats.

La rue se fait élégante, en tout cas remarquable, les familles mennonites à la peau pâle et aux vêtements d’un autre siècle se font remarquer. Les mamans indiennes tarahumaras                accompagnées  de leurs enfants étalent leurs robes dansantes assises sur le trottoir.

La voie du chemin de fer suit la route, nous n’avons rien perdu du parcours touristique proposé.

Nuit Pemex champêtre.

l'herbe haute évoque les bisons, ce ne sont que des vaches

l'horizon s'éloigne

art graphique et arbres fruitiers

Mardi 10 avril – Creel- Divisadero – Barrancas de Cobre

Nous nous glissons vers le sud dans le paysage, côtoyant la fameuse ligne de chemin de fer.  Toujours des pâturages secs, des champs cultivés brulés de soleil, des vaches et des troupeaux de moutons. Habitat dispersé. Le plateau s’étire, des formations rocheuses surgissent.
Après San Juanito, c’est la montagne,  la forêt de pins et l’exploitation des scieries. Les roches rouges émergent parfois de la terre blanche et poudreuse.
 fin, équilibré,  harmonieux

Gare fermée à Creel, elle n’ouvre qu’à l’heure de passage du train. La ville est clairement touristiques, en attestent les boutiques.

Déjeuner dans la nature, sous les pins ; on aperçoit les froufrous colorés d’une famille tarahumara qui disparaît par enchantement.

Prochaine étape el Divisadero, en rien un village, tout au plus une étape, et une gare : un grand hôtel, des étals de souvenirs, des cuisines en plein air ; très joli artisanat de paille, bois sculpté, tissage. Le paysage est é-pous-tou-flant, vertigineuse vue sur les vallées en contrebas des roches rose déchiquetées. On peut dire qu’on en a plein la vue.

Nous continuons vers le pont suspendu qui franchit un ravin à faire peur, j’en ai encore des fourmis dans les talons.

Plus loin, los tres canones, et ses miradores pour admirer et se faire peur ; on peut s’offrir, tyrolienne au-dessus des ravins ou plus sagement téléférique. Ce sera pour demain.

Bel orage nocturne, et seulement une toute petite ondée alors que nous offrions le café à Gilo le garde. Nos seuls voisins seront Albina et Alfredo dans leur petite maison près des étals de souvenirs au bord de la falaise. Albina prépare ses matériaux feuilles de cactus en lanière et épines de pins, pour tresser ses paniers avec art. Un vrai travail d’artiste précis, fin, harmonieux.

atmosphère western, in vivo

Plein les yeux................

Doiores

et ses oeuvres délicates

Mercredi 11 avril – teleferico Barrancas del Cobre – San Juanita – Cascada Basaseachi

Le paysage est grandiose n’ayons pas peur des mots, et suspendus au-dessus des falaises sur 3000 m on a tout loisir de détailler les dénivelés, les vallées, les falaises,  les maisons isolées, les sentiers secrets qui pourtant permettent de descendre dans la vallée au prix de bien des efforts. Un mystère, comment et pourquoi vivre sur ces pentes rocheuses, brûlantes et glacées, sans eau ??? Les Raramuros s’y sont maintenus envers et contre tout et tous, ou réfugiés ? Actuellement ils vivent de leur artisanat et du tourisme.

Bien d’autres sites sont recommandés, pour nous ce sera la cascade de Basaseachi au nord-ouest. Retour sur Creel et San Juanito où s’installe le pin omniprésent. Cette route secondaire est un régal. Le plateau s’étale parfois, se resserre, laisse place aux rochers, aux falaises. On voyage entre le blanc ivoire et le rose corail de la roche, entre le vert éteint des pins, et les aires délavées et pelées. Les vaches trouvent encore leur pitance dans les vallées ou s’égaillent les fermes. On mont, on descend, 2200 … 2600 m, le soleil réchauffe l’air vif d’altitude. Ce n’est pas aujourd’hui que l’on enfilera les pulls.

Nuit sur le parking du mirador de la cascade. Visite demain.

Deux énormes Man allemands viennent nous faire de l’ombre !

sous nos pieds

246 m de chute

l'arc-en-ciel

 

Jeudi 12  avril –Basaseachi – Yecora

La cascade resplendit sous le soleil créant un arc-en-ciel en perpétuel mouvement dans le vent. 246 du haut de la falaise aux profondeurs de son petit lac sombre, dans un cadre de roches à la verticale. Un écrin de montagnes  couvertes de résineux bas et d’une végétation assez robuste pour se nourrir de pierre et de poussière blanche !

Des miradors aident le touriste à mesurer l’ampleur du spectacle, mieux des sentiers descendent jusqu’au pied de la cascade. J’irai à mi-chemin, vaincue par le rocher chauffé à blanc. Joli dénivelé et spectacle merveilleux de la nature  tout en bas des trous d’eau de ce qui en d’autre saison est un torrent tumultueux, ayant sculpté la roche.

Route à l’ouest, direction le Pacifique. On reste en altitude, de 1500 à 2300 ; inutile de lire la carte, on repère l’altitude à la végétation, on monte la forêt de résineux (des pins ?) s’épaissit, on descend, des feuillus s’y mêlent, on descend encore on retrouve des arbustes bas clairsemés. De l’élevage partout où c’est possible, un habitat rarissime, deux villages poussiéreux et endormis.

Route superbe, presque partout en bon état, et cadre enchanteur, des barres rocheuses déchiquetées, el Castillo (le château), los Pilares (les colonnes) qu’évoquent les formations rocheuses.

Nuit à Yecora (Pemex)

un rien fantasiques ces trous d'eaux

modeste église villageoise

 

Vendredi 13 avril – Esperanza – Obregon

Toujours far-west ; les montagnes commencent à calmer leur ardeur, la route est toujours tou en courbe, mais commence à descendre ; les pentes et vallées nous paraissent semi-désertiques, pourtant les vaches sont partout, certes pas nos charolaises ! , les grands cierges (cactus) dominent à nouveau les  - ce qu’il faut bien appeler –  pâturages.

Un arbre bienveillant nous offre son ombre pour le déjeuner (agrémenté des détritus de tous les hôtes antérieurs !). Nous prenons le café avec Juan ; un puits de science à propos de la végétation locale, les vertus des arbres, la population, le paysage minier (mine de fer), la résistance des habitants à l’avancée mafieuse de Chihuhua….

Nous avons croisé 25 véhicules ce matin ; la route s’anime à nouveau en direction du  sud vers Obregon. Mais où passent les camions de minerai Mital ?

Pas de village, peu  de haltes ombragées. Pemex ce soir. L’enfer cette nuit, le parking est bondé de camions et cars qui ont tourné toute la nuit. ..ou presque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un rien de changement à percevoir au fil des km

qui a dépouillé ce malheureux cow-boy ?

 

Samedi 14 avril – El Desengano

Esperanza, Obregon, de grandes cités modernes avec le déploiement des commerces à l’américaine (comme on l’imagine en tout cas).

Nous sommes définitivement dans la plaine. Un canal irrigue la région, grandes étendues de blé, immenses constructions fantomatiques des silos. Elevage de bovins, de moutons. On repère très vite les usines à poulet et à porc…. Détection olfactive !

Autopista vers le sud ; il ne faut pas entendre autoroute (bien que payante) routes, rues et chemins de terre croisent la chaussée. Les camions s’alignent dans les deux sens, une, deux remorques… et l’on double allègrement sans plus tenir compte du copain qui vient en face. On est même surpris qu’il n’y ait pas plus de croix en bord de route, en souvenir des victimes.

L’asphalte gris bleuté se perd dans le ciel chargé de poussière. Inutile de chercher un coin verdoyant accueillant. Pemex, tout neuf, calme.

rien ne change, ou si peu

cet alignement de bâtiments : des élevages de poulets en rang serré

équilibre parfait

gastronomie, couleur et gelée

Dimanche 15 avril – Los Mochis – Topolobampo – Ferry California Star (Bajaferries)

On est en rase plaine à blé ; on n’y croirait pas au vu du ciel chargé de la poussière échappée au sol sableux.

Traversée de Las Mochis, direction le port du ferry qui va nous conduire en Basse Californie. Nous ne serons pas en retard ! Départ 23 heures ; ce qui nous laisse le temps de discuter du tarif à appliquer à Bipbip – non ce n’est pas un camping-car, décision des services fiscaux en douane d’entrée – ce qui nous fait économiser 250 €.

Sur le malecon , excellente taqueria Don Gato, c’est tellement rare qu’on s’en souviendra.

Balade, le temps passe doucement. Il faut se présenter 3 heures avant le départ pur l’embarquement. C’est long pour une traversée de 200 km seulement. Les remorques de camions embarquent en rang serré… et à toute vitesse.

aussi port de pêche

religion tentaculaire

pas encore les grands déploiements touristiques


XXXI - 5 - MEXIQUE - HIDALGO - GUANAJATO - JALISCO - AGUAS CALIENTES - ZACATECAS - 28.03 au 03.04.2018

Publié le 3/04/2018, par rampon,

Mercredi 28 mars 2018 –SanJuan de Totihuacan – Pachuca – Actopan – Boxtha Chico

Espoir déçu, les amortisseurs n’ont pas été livrés. Remboursement.

On réussit à faire le plein de gaz à la station en transvasant le gaz d’une grosse bouteille. On paie le prix fort (3 kg au prix de 30), mais on est content..

Un petit bout de route dans l’après-midi. Un tour dans le village colonial de San Nicolas Tolentino et sa superbe et monumentale église, ce qui reste d’un couvent dominicain du 17ème siècle. Des peintures murales longtemps cachées pour cause de nudité ont été remises au jour. Un vrai livre d’images pour expliquer la création jusqu’à la bonne parole de Jésus.

Nuit Pemex très tranquille sur la route.

*

 

 

Jeudi 29 mars  - Santiago de Queretaro – San Miguel de Allende – Dolores Hidalgo

Belle route où apparaissent de plus nombreux cactus, végétation courte et déjà jaunie. Région d’élevage bovin et un peu ovin. L’habitat se fait plus rare sur le plateau exploité par de grands domaines. Le calcaire, blanc, rosé, est exploité dans des cimenteries, et on sait que les mines ont fait la fortune de la région.
Santiago de Queretaro joua un rôle déterminant dans la révolution mexicaine. C’est un centre actif, on ne s’y trompe pas à la densité de la circulation. Tellement difficile que nous ferons un simple tour de la ville coloniale sans nous y attarder.

D’un belvédère on a tout loisir d’admirer San Salvador Allende, ses églises fauves, et son agglomération coloniale elle aussi serrée dans la vallée. Nous tentons le camping près du lac… inaccessible, poussiéreux. Sur la carte, cela paraissait idéal !

Nous poussons donc jusqu’à Dolores Hidalgo, célèbre pour son artisanat, poterie, travail du bois. Ville coloniale, belle église, prospérité.

Nuit sur le parking du parque del Bicentenario.

Santiago de Queretaro

San Miguel de Allende

figuier de barbarie (nopal en fleur)

les cactus propèrent                                                                                              

Vendredi 30 mars – San Felipe

Tournoi de foot dans le parc. Petite balade autour des étangs, très charmant, tranquille, bucolique.

Bonne surprise à San Felipe, nous retrouvons Dominique et Michel, cyclistes chevronnés ((presque 6 ans de pédale au compteur), toujours aussi admirablement en forme, souriant, philosophes. Déjeuner, conversation autour de nos thèmes favoris, hier, les souvenirs, demain, les projets. Aujourd’hui, c’est la règle : on profite du moment. L’après-midi passe vite, trop vite.

Finalement nous dormirons tout simplement sur la place. Ce soir, il fait un froid de canard, il pleut même un peu.

 

 

Samedi 31 mars – San Felipe – Ojuelos de Jalisco

Nous retrouvons nos amis pour le café, nous profitons de leur wi-fi à l’hôtel pour joindre les enfants,  -merci - puis le déjeuner au marché, avant de reprendre la route.

Les foins sont déjà faits, les blés jaunissent, d’autres terres attendent d’être emblavées ; Au loin la sierra. Quiétude des grands espaces.

Halte au petit village de San Felipe.

la route est longue

le plateau aride

la prospérité d'une petite ville

Dimanche 1er avril – Pinos – Vialla Hidalgo – Villa Gonzalez Ortega – Guadalupe

Les oiseaux noirs à longue queue déploient une activité fébrile, chants variés – parfois on croit entendre nos merles- et recherche de matériaux pour le nid.  Ce matin, température agréable au soleil. Les hauts plateaux brûlés de soleil, émaillés de cactus, plantés de yucca (ici des arbres) en fleur, des champs qui attendent d’être ensemencés, des vaches dans l’herbe sèche et rare entre les cactus, et une route brûlante, et en bon état (quelle chance !)

Les hameaux se font rares, souvent les maisons couleur de terre se distinguent mal, mais les villages tous les 50 km racontent leur histoire, dominés par leur église du 17ème siècle.

A Pinos c’est le marché, et la messe de Pâques dans la vieille église bien maltraitée par le temps, arborant toujours sa façade chirruresque. Une jeune fille – princesse précoce de 15 ans – fête son accession au monde des adultes, princesse, musique des mariachis, copains, famille, amis et curieux.

Des colonnes de poussière tourbillonnent avant de se dissoudre ; le ciel est bleu, l’horizon trouble.

Villa Hidalgo, des espaliers s’alignent, ce sont bien des vignes – bien arrosées - pour le vin et la table. On a envie de conjuguer bon vin et bon fromage… en vain, même si la région y invite.

Villa Gonzalez Ortega, ne fut sans doute pas une ville coloniale, pas de plan, rues en chantier, cul-de sac…. Une seule église, mais la pratique religieuse y est bien vivante, à preuve, un planning des messes est organisée pendant les fêtes de pâques, quartier par quartier, de quoi étonner des français.

Pinos peuble magique (= qui a conservé culture et traditions)

 

les mariachis attendent

la jeune fille fêtée pour ses 15 ans (elle est devient une femme)

les novios (fiancés) potentiels ???

(très gênés que je leur pose la question)

le bleu couleur phare des cimetières

le bétail trouve sa pâture

pas un arbre.... un yucca

Lundi 2 avril – Zacatecas

Visite de Zacatecas, sans nulle doute la plus riche et belle ville coloniale que nous ayons visitée. Magnifiques centre historique, la cathédrale offre une superbe  façade chirruresque influencée par l’art local. Dommage que l’intérieur ait été dépouillé de ses ornements à la révolution.

Chance, en cette période de vacances pascales, les musées sont ouverts tous les jours. Nous visitons le musée zacateno, un labyrinthe installé dans l’ancienne maison de la monnaie, Particulièrement intéressant la présentation du peuple huichol et de son art décoratif prolifique.

On flâne  dans les rues pour admirer l’architecture, les marchés, déjeuner  traditionnel, avant de monter au sommet de la colline La Bufa : beau panorama, et monument à la gloire des acteurs principaux de la révolution, dont le célèbre Pancho Villa.

On redescend pour cause de musique tonitruante.

Wi-fi sur le parking Soriana, près de mcDo.

Zacatecas vu de La Bufa

le style chirruresque... délirant

au marché ; figue de barabarie, à déguster crue ou cuite

culture Huitchol

Antonio Carrzaco

Antonio Pintor

à la gloire des révolutionnairesMardi 3 avril – Guadalupe

Long intermède wi-fi, merci McDo.

Visite de l’Eglise et du musée franciscain de Guadalupe. Imposante église à la façade du grès rose de la région, très travaillée. Les angelots veillent au dessus du porche. Les franciscains, ces porteurs de bonne parole ont vu grand, Le collège franciscain …… c’est un palais aux escaliers majestueux ; les couloirs ….. des leçons imagées de la vie du christ et de Saint François ;  les salles….. un musée d’art religieux retraçant l’histoire de la chrétienté et de la présence franciscaine au Mexique. Un bon point, toutes les œuvres sont expliquées en indiquant toutes les références à la symbolique chrétienne (bien oubliée). Pas besoin d’être dévot pour être intéressé.

Les œuvres de  Gabriel José de Ovalle (1726/1767) ont particulièrement retenu notre attention par leur modernité remarquable.

Très belle visite, où domine la force de conviction de l’art pictural mural.

Re McDo pour la nuit..

 

des débauches d'anges

c'était hier

 

 


XXXII - 4 - MEXIQUE - VERACRUZ - PUEBLA - MEXICO - 6.02 au 27.03.2018

Publié le 6/02/2018, par rampon,

Mardi 6 février 2018

Arrivera-t-on à partir aujourd’hui ? Conversations avec les uns, avec les autres, l’équipe de la station,  les chauffeurs routiers, les clients,dégustation de la cuisine des routiers (excellentes…. mais un peu pimentée).

Séance de photos, tous insistent ; leur chaleureux accueil restera dans nos mémoires.

Mercredi 7 février – Veracruz – La Antigua – playa Chachalacas

Nous ne retiendrons de Veracruz que l’intérêt de la forteresse San Juan de Ulua, toute l’histoire mexicaine dans ses murs ; dès les premiers temps de l’occupation espagnole, un fortin y fut  construit, puis renforcé, étendu, pour protéger les richesses expédiées vers l’Espagne, fut même        base du commerce triangulaire, pour se protéger des attaques corsaires et pirates, puis pour protéger le Mexique tout neuf des convoitises. Il devint bientôt prison, puis arsenal. Enfin un Président de l’Etat de Veracruz en fit le palais présidentiel pour peut-être effacer les plus sinistres souvenirs de ces murs.

Aujourd’hui, il est jouxté par le port de commerce, l’histoire continue.

Les fêtes de carnaval s’annoncent, des km de gradins sont installés, la ville est prête à accueillir les touristes, les grands hôtels qui dominent les plages aussi.

Nous préférerons le calme de l’antique capitale, créée par Cortez il y a 500 ans. Une petite bourgade calme, les promenades en lancha sur le rio, l’église la plus ancienne du Mexique, et les ruines de la maison de Cortez.

Nous nous réjouissions de suivre la route côtière…. Qui n’existe pas. Quelques km nous suffisent pour atteindre Chachalacas et ses dunes, ses hôtels, ses restaurants les pieds dans le sable, ses palapas (abris). On ne peut plus calme. Nous dormirons sur la plage, seuls.un peu perdus sur des piste rocailleuses.... et une nature généreuse

la forteresse  en beauté

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ce qui fut un temps le palais présidentiel

et dans l'eau limpide du port les huitres suavages

une rare statue d'enfant (noter la déformation du crane très à la mode à l"époque)

la maison de Cortes attaquée par les forces de la nature

au calme du golfe du Mexique

 

Jeudi 8 février – Cemboala – Playa Mancha

Réveil en sursaut, un chauffeur imprudent ensablé  demande de l’aide. Le vent soufflait fort cette nuit, la pluie nous a surpris et nous avons jugé prudent de descendre d’un étage, c’est-à-dire que nous avons descendu le toit et investi la couchette inférieure.

Ce matin ciel plombé de nuages. On aurait presque frais, enfin n’exagérons pas, on n’en est pas encore à enfiler un pull.

Bipbip fait des caprices, ses feux sont capricieux ; petit tour chez l’électricien auto pour vérifier le faux contact et changer les phares supplémentaires (nous en avions perdu un sur une piste). Nous repartons avec du basilic pour une cuisine un peu méditerranéenne, une tirelire (batterie) et un verre à bière de contenance locale (1/2 litre). Moment très convivial chez Morales.

Un voyageur se doit de se cultiver, donc nous visitons le site totonaque de Cemboala, occupé jusqu’à l’arrivée des espagnols avec lesquels ils se sont alliés. Culture particulièrement sanguinaire, les dieux aiment le sang pour renouveler les forces de la nature !

C’est une cité fortifiée dont l’architecture est complètement différente de ce que nous connaissons, construction de gros galets cimentés, recouverts de stuc, des bâtiments circulaires : enceintes de combats, autels, points astronomiques….  mais toujours des pyramides, et toujours du grand, de l’imposant.

Un point sur la carte, playa Mancha  l’océan qui roule avec ardeur et un gentil mascaret qui envahit l’embouchure de la rivière. Un petit resto de plage rien que pour nous.C’est trop beau pour ne pas en profiter.
Nuit sur place.

plage déserte soleil et cocotier

et "tandem "pédavélo"

 

Vendredi  9 février – Playa El Laurel – Guadalupe

Mario part au travail, il construit une maison sur l’autre rive- maison écologique nous sommes en zone protégée -. Il est à fond «écolo »… il traverse en « pédavélo » néologisme à ma façon, il s’agit d’une combinaison d’un vélo et de flotteurs. Ils ont réinvité le pédalo en plus léger.

Un pêcheur revient chargé d’huitres sauvages des sables, d’une espèce qui ne se consomme que cuisinée (amère nous dit-il). A déguster si un resto nous en offre.

Le vent est tombé, il a plu, le ciel est nuageux. Inutile de penser à se baigner compte tenu des rouleaux. Un petit détour pour le déjeuner sur une petite plage. Un pêcheur met son bateau à l’eau à l’aide  d’un tracteur. Le passage de la barre est pour le moins sportif et technique. Le temps de déjeuner et le filet de 500 m est posé. Ils sont de retour, avant d’aller le lever demain matin.

Ciel toujours nuageux nous continuons sur la cuesta esmeralda ; un joli nom qui signale une exploitation commerciale des plages, quasi inaccessibles, hôtels, restaurants…

Aie… problème de changement de vitesse ; direction le plus proche garage ; le patron ne répond pas au téléphone ; il arrive à la nuit, trop tard . Et c’est mieux, la consommation de cervezas (bières) a fait son œuvre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                  une surprise de la route : un cimetière

 

Samedi 10 février – El Tajin – Poza Rita de Hidalgo

Notre garagiste que nous prenons au saut du lit est plus clairvoyant qu’hier soir. A midi nous reprenons la route, récepteur bas d’embrayage changé. Heureusement nous avions la pièce en stock.  Robert retrouve le sourire –un peu –. C’est le premier garagiste qui ne nous invite pas, nous sommes un peu surpris !!!

Nous continuerons donc notre voyage culturel vers El Tajin , célèbre cité totonaque jusque dans les années 1200. Toujours des pyramides. Une technique différente, un monticule de pierres et un parement en pierres taillées sans ciment, le tout recouvert de stuc que l’on peut imaginer coloré (quelques peintures rouges subsistent). Peu de sculptures, mais de multiples niches dans les pyramides et bâtiments, abritant peut-on supposer des statues symboliques à honorer dévotement.

365 niches sur les pentes de la plus fascinante pyramide pour le cycle annuel. On sait aussi que tous les 52 ans, on craignait la fin du monde, on s’enfermait durant quelques jours jusqu’à constater que le cycle du solstice recommençait (était-ce pour rectifier les données du calendrier, comme nous avons les années bissextiles ?)

La décadence s’annonçait : 17 jeux de pelotas (balles) sur le site… oui d’accord j’interprète et fais des parallèles inquiétants.

Un curieux mur en colimaçon abrite un jeu de pelotas, qui aurait été construit pour asseoir symboliquement le pouvoir religieux !

Les quelques sculptures attestent des rites sanglants d’automutilation et de sacrifices humains. On frissonne un en admirant la puissance de ces constructions.

Il ne fallait surtout pas rater l’époustouflant spectacle traditionnel des voladores (hommes volant). Au son de la flute et du tambour, 5 hommes aux costumes chatoyants grimpent en haut d’un mat de 30 m, y enroulent leur corde, puis attachés par la taille se jettent dans le vide en tournoyant. 13 révolutions X 4 volatores, c’est-à-dire 52 tours représentant le cycle de vie toujours renouvelé. On appréhende le frisson du saut, on ressent seulement harmonie, poésie…..

Nuit Pemez au sortir de la ville, trop tard pour trouver mieux. Petit marché, un chauffeur routeir me vend un kg d’orange de son chargement de 20 T

les voladores

     

 

El Tajin

                         

 

 365 jours / 365 niches

pour le plaisir                   

Dimanche 11 février – 130 D -  Apizaco - Chiautempan

Nous sommes en pays de production fruitière, en cette saison ce sont les oranges. Notre voisin est spécialisé en transport de fruits, je lui offre un café, il insiste pour nous offrir des oranges. Jus à tous les repas ! Il passera la nuit au volant, en se dopant, sans s’arrêter ; ce sont les règles imposées par l’entreprise. On comprend mieux le comportement des chauffeurs et le nombre d’accidents.

Les routes sont défoncée – je me répète – pas étonnant quand on voit le trafic de camions à double remorque (110 t).

Nous nous retrouvons sur une autoroute très chère (tarifs français), mais tout de même bien meilleur que la route. La circulation est loin d’être dense. Nous montons tranquillement jusqu’à 2500 m, la végétation devient un peu plus aride. Au loin la chaîne des volcans.

A la recherche d’un coin tranquille pour la nuit nous voilà dans un village fêtant carnaval. Les hommes sont déguisés en espagnol avec une large ceinture de couleur pour évoquer et moquer  les propriétaires des usines de textile de la région.

La région devient très densément habitée. Refuge Pemex.

en route pour le carnaval

carnaval au village                                        

le Popocatepelt en activité

 

Lundi 12 février – Cholula

Difficile d’interpréter les informations routières, étonnante logique des croisements routiers, difficile la lecture des GPS, difficile la circulation urbaine. Nous voici néanmoins à bon port c’est-à-dire en vue de la gigantesque pyramide de Cholula : 450 m de côté, au sommet une église, apparence d’une colline (artificielle), il ne subsiste rien en surface, on peut accéder au cœur de la pyramide par des couloirs souterrains.

Au terme d’un lutte acharnée Cortez s’est emparé du lieu avant d’y faire construire le symbole de la nouvelle religion, l’Eglise de los Remedios. Belle vue, le Popocatepelt dans la brume à l’horizon, la ville à nos pieds.

La ville mise beaucoup sur ce quartier, grands jardins, installations sportives, gare le reliant à Puebla…

Maintenant notre souci  quotidien, le bivouac. Ce serait parfait sur place, mais une grande réunion politique publique se prépare, la police nous recommande de partir avant 8 heres demain.

Tranquille Pemex un peu plus loin

l'Eglise de Los Remodios sur la gigantesque pyramide (non ce n'est pas une colline)

dorée par le soleil, toute d'or à l'intérieur

Mardi 13 février – Santa Maria Tonanzintla - Puebla

La célèbre église de Santa Maria Tonanzintla est inconnue sur les gps, comme sur les cartes. Enfin nous y sommes. Des ors, de la couleur, des anges, des fruits exotiques, du maïs , de la main des autochtones interprétant les symboliques chétiens, très touchant ….. Pas un coin n’a échappé au décor de stuc soigneusement sclulpté.

Un pilon est installé dans le chœur, curieux ! Il servira demain à moudre des palmes pour la fête des cendres.

Le centre de Puebla est vraiment un bel exemple de ville coloniale, élégante, un zocalo bordé de l’imposant cathédrale de pierre grise, et des galeries commerçantes.

Bon restaurant, les meilleurs tacos que j’aie mangé.

Nous nous installons sur le mirador du fort de Lorteo (vue sur la ville)

                          en passant  :un hôtel.... rassurant... massif !

pas plus de détails, photos interdites

la sombre cathédrale de lave grise de  Puebla

un curiosité, cette vierge avec la lune et le soleil s'inspirant clairement des croyances anciennes.

Mercredi 14 février – Teotihuacan

Incident de parcours. Nous stoppons sagement à un carrefour, le feu piéton passe au vert et la voie de droite n’est pas utilisée, nous passons derrière un tranquille cycliste. Un peu plus loin  un policier de la route vigilant nous arrête. Discussion… nous devons payer, d’abord, 750 , puis 650 puis 500 pesos ; nous lui disons que nous sommes prêts à payer au poste de police. Nous reprenons in extremis le permis international, et nous le suivons – selon ses instructions -….. Il se faufile et nous perd dans la circulation. Volontairement   peut-être ?.

Autoroute très cher jusqu’à Teotihuacan (plus cher qu’en France, c’est dire) , pas d’arrêt d’urgence, pas de station service, pas d’aire de repose. De fait les usagers sont essentiellement des camions surchargés.

Trailer Park à Teotihuacan, où nous retrouvons un couple autrichien en Land et un couple allemand en camion. Echange international quelque peu difficile. Pourtant ce sont de grands voyageurs, les premiers depuis 5 ans, les seconds depuis 11 ans.

le monument de la révolution (technolgique ?)

     

     

  

l'aridité des hauts plateaux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

culture de cacttus (tequila ?)

Jeudi 15 février – San Juan Teotihuacan

Stand by, internet, wi-fi, lessive, farniente et réservation pour rentrer un mois à la maison se ressourcer avec les enfants qui nous manquent tellement.

religion vivante et cloches sonores à toutes heures

Vendredi 16 février – Teotihuacan les pyramides

Epoustouflant et grandiose, que doit-on à la reconstitution par les archéologues ? Le site a été abandonné aux alentours de 600, mais il est vrai que les structures sont pour le moins solides.

La vue du haut de la pyramide du soleil se mérite sous le soleil mexicain, mais quel spectacle ! une chaussée de 4 km se déroule entre les pyramides, les temples, les palais….. On n’en voit pas trace, mais la ville 200 000 habitants sur 20 km2 était équipée de canalisations d’eau et d’eaux usées nous dit-on.

Dans certains ensembles résidentiels (sans doute des prêtres) les murs ont conservé leurs peintures, d’autres sont conservées dans le musée.

Qui étaient ces habitants ? des hypothèses, pas de certitude. Pourquoi l’abandon du site ? : surexploitation, appauvrissement, pouvoir religieux mis en défaut ? peut-être.

Nous avons été impressionnés par ces architectes talentueux.

Et nous sommes sur les rotules.

     

      

      

     

la pyramide du soleil

nature asséchée et abandon des lieux ?

la poupée "corolle" de l'époque"

le jaguar symbole du dieux de la pluie

Samedi 17 février – Mexico

1 heure de bus, autant de métro et nous sommes arrivés au parc de Chapultepec : 600 hares de parc urbain, et le fameux musée d’anthropologie, un superbe cadre moderne, et des collections somptueuses.

Nous avons été guidés par la jeune Leslie rencontrée devant la carte du métro mexicain. Elle nous a accompagnés durant une grande partie de la visite du musée ; charmante jeune fille cultivée, comme nous en avons rarement rencontrée.

Nous avons parcouru le musée, nous imprégnant de toutes ces cultures antiques, de toutes ces traditions ancestrales. Le musée s’organise sur le thème de l’histoire des cultures indiennes, et celui des traditions vivantes. C’est passionnant, mais tellement riche qu’il y faudrait passer des semaines ; une salle après l’autre pour retracer l’histoire de ces peuples avec toutes les incertitudes d’interprétation.

Retour,  il fait grand nuit, et nous sommes vannés

 

a côté des architectures monumentales, de petits objets (votifs) accompagnant le quotidien

elle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

lui

 

un joueur de balle tout équipé en pleine action

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                           discours politique ?

 

les masques sont de toutes les cérémonies antiques

 

l'arbre de vie en céramique de Oaxaca

les masques de carnaval d'aujourd'hui

coiffe de plumes des fameux quetzal

Dimanche 18 février – San Juan Teotihuacan

On se préparer au départ. On discute avec le couple français de Terre Neuve arrivés ce matin. On discute avec Alcides (brésilien) et sa famille (italienne). Il parle de leur village du centre de l’Italie avec tant d’enthousiasme qu’on a envie de répondre à leur invitation.

BON ANNIVERSAIRE SEBASTIEN

 

Lundi 19 février – Mexico – Madrid

Grand ménage avant les vacances, préparation des sacs, et on boucle. 

Mardi 20 février – Madrid -  Lyon

Un saut du Mexique à l’Espagne,11 h ½ de vol , il nous reste à attendre le vol vers Lyon… 8 heures.
16 H 45 LYON, Franck à l’aéroport, émotion, Isabelle, Louis, Sébastien, les retrouvailles, le bonheur, la fête.

DE RETOUR AU MEXIQUE

20  Mars 2018 – Mexico – San Juan de Teotihuacan

Voyage un peu fatigant après une longue, trop longue escale à Madrid.

Après avoir survolé les neiges des Pyrénées et du Canada sous le soleil, enfin  l’agglomération compacte et colorée de Mexico. Taxi, bus et, un coup d’œil aux pyramides et nous retrouvons Bipbip et notre lit. Ouf !

21  Mars 2018 – San Juan de Teotihuacan

Avec le décalage horaire de 7 heures, nous sommes réveillés beaucoup trop tôt pour être parfaitement frais et dispos.

Nos voisins suisse nous montrent leur aménagement perso Défender. Toujours des idées à glaner, et des échanges sympathiques.

Rangement, courses, et au retour Flying the Planet que nous espérions nous attendent. Nous partageons la soirée avec Cécile Gérard : pastis et saucisson , ratatouille… on se sent bien français.

22  Mars 2018 – San Juan de Teotihuacan

Cà y est on a récupéré de la traversée. On passe aux choses sérieuses, c’est-à-dire l’adaptation du double toit fabriqué à Lyon. Un peu de couture, et le tour sera joué. Haute couture rime avec bricolage… notre double toit est adapté.

Apéro avec Cécile et Gégé

23 mars 2018 – San Juan de Teotihucan  - Maquixco

Mina (du trailer park) de bon conseil,  nous conduit chez le réparateur de parebrise : mesure, commande, pose demain.

Les amortisseurs gardent le souvenir de tous les topes (gendarme couché) d’Amérique, il est temps de les changer. Il faut bien sûr les commander, et on ne les aura que mardi.

Donc changement de programme, nous irons en bus visiter Mexico Dimanche et lundi ; retour mardi pour les amortisseurs.

24 mars 2018 – San Juan de Teotihucan 

Le tabouret à vaisselle a rendu l’âme, nos recherches pour le remplacer demeureront vaines

Info pratique : qu’est-ce qu’un tabouret à vaisselle ? un siège pliant, léger à hauteur ergonomique pour pratiquer l’opération tri-quotidienne.

Changement du parebrise taillé à la mesure. On attend le prochain orage pour détecter les fuites au joint.

Visite de la très joie église du Seigneur à la colonne à Teotihuacan. Pierres noires et joints blancs, . humble, solide et accueillante ; plus édifiante que toutes les immenses églises où se déploie toute la puissance et la magnificence de la religion en action.

Malgré la bonne volonté du pompiste et nos différents adaptateurs, nous ne pourrons pas remplir nos bouteilles de gaz. A refaire !

 

25 mars – San Juan de Teotihuacan – Mexico

Départ matinal - et frisquet - en bus pour Mexico. La température grimpera très vite. Atmosphère urbaine, soleil de plomb = dure journée pour des touristes qui arpentent les rues le nez en l’air.

C’est dimanche, circulation fluide, métro vide. Tout va bien. Nous aborderons la visite classiquement par le centre historique, des ruines de Tenochtitlan à la tour Latinoamerica. La ville est traversée de très larges avenues ; los Insurgentes, nord/sud c’est 40 km, facile d’imaginer la densité de cette métropole de plus de 20 millions d’habitants (d’autres annoncent 40 millions, dans un cercle plus large sans doute).

Il est vrai que de Teotihuacan à 50 km au nord nous n’avons vu que des toits montant à flanc de collines avant de laisser un peu de place à la verdure.

La foule envahit tout le centre historique ; dimanche, place aux vélos, même s’il ne semble pas que ce soit vraiment de mode.

El Zocalo, terme générique de la place principale des villes, réputée comme la plus grande place du monde après la place rouge, est encadrée de la cathédrale et du palais national et dominée par la bannière nationale Vert/blanc/rouge portant l’emblème : un aigle perché sur un cactus,  tenant dans son bec un serpent.

Le centre historique classé au patrimoine de l’humanité, c’est toute l’histoire du Mexique, le templo mayor des aztèques, bientôt remplacé par la première capitale coloniale de Cortés, la construction de la cathédrale, et enfin la tour latinoamerica.

Au détour des rues, de nombreux immeubles, églises, monuments, statues… imposants tracent la richesse et la culture vivante de la ville.

Le musée de Bellas Artes, beau et majestueux bâtiment  de la première moitié du 20ème siècle, offre un magnifique écrin aux œuvres picturales de Orozco, Tamayo, Camarena, Siquieros et Diego Ribera, tous très imprégnés des luttes du Mexique et des mexicains pour l’existence de leur pays.

La cathédrale de Cortès a été bien souvent modifiée, agrandie, enrichie au fil des quelque trois siècles de construction.

Les églises s’imposent dans le centre, les messes s’y succèdent en cette semaine pascale. La très catholique Mexico vit ses traditions en offrandes de fleurs, croix, objets de palme tressés avec un art délicat.
Après cette journée en immersion dans la foule du centre en mouvement incessant, malgré le soleil ardent, nous sommes contents de trouver notre hôtel. Luxe des luxes, nous nous offrons même un bain relaxant. 

à faire bénir pour Pâques

 

célébration pascale

Camarera

apprendre à danser avec les maîtres

templo mayor (déviner les murs successifs à l'oblique)

peuple paisible les aztèque ?

curieuses figures un rien chamaniques

Lundi 26 mars 2018 – Mexico – San Juan de Teotihuacan

Les musées sont fermés le lundi, nous choisissons une solution de vrai touriste, le tour de la ville en bus, ce que nous faisons habituellement en voiture pour saisir l’atmosphère d’une cité.

Reposant, malgré le soleil ; grand tour de tous les quartiers périphériques du centre historique, peu à peu absorbés par la capitale vorace, tout en gardant leur caractère parfois provincial, ou culturel, commerçant,  bohème, universitaire, sportif, verdoyant, résolument moderne…..

On termine par la visite de la très célèbre basilique de Guadalupe, on devrait dire les basiliques, une en bas, une sur la colline, enfin la toute moderne.

Cà penche un peu dans tous les sens ce qui explique qu’ait été décidée l’édification de la basilique moderne. (sol instable et tremblements de terre) . D’une grande simplicité, l’intérieur sobre s’organise autour d’un chœur doré aux lignes élancées sans fioriture aucune, libérant l’attention du fidèle ; l’éclairage suspendu apporte la lumière en douceur.

Et retour nocturne  à San Juan.

porte de la révolution

il fait chaud, les affaires marchent

la peur, connais pas !

 

à la cité universitaire

le stade olympique

un quartier élégant et fleuri

l'art moderne inspiré de la tradition (parc universiatire)

style cononial

surprise au coin de la rue 

el caballito (petit cheval)

 

palais du gouvernement

l'immense cathédrale de Mexico

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un peu penchée peut-être ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

notre Dame de Guadalupe

 

la basilique moderne de Guadalupe

 

Mardi 27 mars 2018 –SanJuan de Totihuacan

Pas de nouvelle de notre commande d’amortisseurs annoncés pour ce matin.  Ils doivent arriver ce soir.

Courses, ballade en ville pour récupérer ma « fenêtre » laissée chez la couturière pour adaptation (tout simplement une fenêtre en nylon transparent pour l’arrière)

Dîner avec nos amis Cécile et Gégé, arrosé au vin mexicain (expérience à ne pas renouveler) . Gégé paie le prix des travaux de remise en forme du camion (dos bloqué). 

 

 

 


XXXII - 3 - MEXIQUE - OAXACA - 24 janvier au

Publié le 3/02/2018, par rampon,

Mercredi 24 janvier – Jubitan – Concepcion Bamba

Nous gagnons tranquillement la côte pacifique extrêmement ventée, « plantée de champs d’éoliennes.

Des quartiers nouveaux immaculés se construisent dans les petites villes. Sans doute les conséquences du tremblement de terre de juillet qui a fait beaucoup de dégâts nous dit-on. Du neuf, mais toujours des problèmes d’alimentation en eau, toutes les maisons ont des réservoirs.

Nous sommes prêts de la mer invisible ; des chemins indiquent une plage ; après avoir traversé une communauté nous nous retrouvons sur une plage ; déserte pas tout à fait, nous rencontrons Cristofer (pêcheur) dans sa maisonnette bien ventilée, et Oswaldo propriétaire d’une restaurant sous palapa (toit de palme) fermé pour cause de reconstruction après séisme ;

C’est tout, exactement ce dont on rêve, loin d’une plage à la mode.

Ravissant coucher de soleil.

 

Jeudi 25 janvier - Concepcion Bamba

Lever du soleil sur la plage. Vol  harmonieux des pélicans. Petit bateau de pêche à l’horizon.
Cristofer part nous pêcher des huitres sauvages

La route côtière s’éloigne du Pacifique. La route laisse sa trace dans un paysage rocheux et forestier. Bien peu d’activité humaine. Végétation intermédiaire beaucoup d’arbres dénudés, d’autres fleuris, d’autres verdoyants.

S’annoncent alors la grande zone touristique de Huatulco, ses baies, ses plages, ses hôtels de tous ordres. La côte est superbe, rocheuse, émaillée de petites criques et de plages. Là où n’existait rien, de volonté politique est né cet aménagement très moderne, très net, très touristique, très artificiel.

Ce soir impossible de trouver le rancho recommandé par ioverlander. Il fait nuit… Pemex.

Longue soirée gastronomique, après avoir attaqué  - le mot n’est pas trop fort – les huitres ; rien à voir avec nos huitres domestiquées, elles sont puissantes, épaisses, elles ne se laissent pas avoir… fortes lames, tourne-vis, pinces coupantes… , c’est un roc qu’on attaque. Délicieuses, beaucoup moins iodées que ce que l’on connaît.

 

 

 

Vendredi 26 janvier – Pochutla – Zigotepe – Puerto Escondido

Au bout de la route, c’est Puerto Angel qui se mesure aux sites touristiques précédents, avec beaucoup plus de discrétion, et un développement plus « humanisé ». La côte est ponctuée de plages toutes plus éblouissantes les unes que les autres. Chacun peut y trouver son compte, de la petite crique discrète à la plage aux bars, restaurants, palapas…., du farniente au surf….

On nous a recommandé Zigotepe, pour sa liberté  (nudisme, drogue, musique, fête…) Sympathique, vivant, bon enfant, gai, un vrai village de vacances, où l’on parle plus anglais (US) ou français(canadien)… qu’espagnol. Autant dire que nous n’y trouvons pas vraiment nos marques. Et ce n’est pas une question d’âge, les vieux américains sont légion

Nous trouverons à Puerto Escondido la grande plage étincelante et quasi déserte, le terrain de camping primitif, les hamacs et le palapa….

Samedi 27 janvier – Puerto Escondido

Farniente, bain de mer, balade. Resto pour la wi-fi. Cà ne fonctionne pas plus qu’au camping. Et zut !

Explication : c’est à cause du vent ! On y croira, faute de meilleure approche du problème.

Dimanche 28 janvier – route 131 – Sola de Vega

Route nord en direction de la capitale. La jonction vers l’Atlantique par cette route, çà se mérite. Après la plaine côtière et les premiers contreforts encore arides, on aborde la sierra. La moyenne baisse considérablement, les tope (gendarme couché) sur la route sont toujours aussi nombreux, signalés ou non, cassants ou non – un pour protéger chaque maison en bord de route – mais la route est particulièrement en mauvais état, trous, effondrement de la chaussée non signalé, affaissement, éboulis.

Rien ne nous empêchera de trouver la route belle dans cet environnement de montagne. Les à-pic de terre rouge dégringolent dans les vallées ; pour peu que la pente soit moins forte, la forêt s’installe. Très peu d’habitations, peut-être dans la vallée dont nous n’apercevons pas le fond. Et on tourne, et on vire, et on grimpe pour mieux redescendre. 5 heures pour 160 km.

A Sola de Vega il est temps de s’arrêter. Parking  tout à fait tranquille en bord de rivière à l’entrée de la ville. Nous sommes seuls.

art moderne

Lundi 29 janvier – Oaxaca

Plus que quelques km avant la capitale. Nous sommes sur un plateau assez aride, la sierra à l’horizon. On pense un peu à notre midi.

A Oaxaca…McDonald’s, pour un besoin urgent d’internet. Malgré un signal puissant, çà passe très mal, çà coupe, on y passe 3 heures sans s’en rendre compte, tout en discutant avec nos voisins (qui viennent pour le plaisir).

Courses, on se résigne à acheter un petit appareil photo de poche, pas aussi performant que nos le souhaiterions, mais depuis le temps que nous cherchions !

Nuit sur le parking, on ira peut-être au cinéma.

qui peut mettre un nom sur les curieuses plantes dorées qui envahissent cet arbre  ?

sur le parking

Mardi 30 janvier – Oaxaca

Aujourd’hui, le fond de l’air est vif à cette altitude, vent fort, et froid de canard malgré le soleil.

Charmante ville d’Oaxaca ; son très joli centre colonial, coloré, entretenu et animé, s’enorgueillit du couvent de Santo Domingo, énorme, puissant quadrilatère de pierres. Il en impose, il s’impose… sans doute le but recherché ; aussi une allure de forteresse peut-être est-ce pourquoi il fut transformé en caserne après la révolution qui voulut un temps ignorer les religions.

Aujourd’hui, plus de trace des maltraitances, le couvent a retrouvé ses splendeurs ; ce qui n’a pu être atteint, ce sont les proportions harmonieuses et imposantes de lieux : du cloître à arcades superposées aux hauts et longs couloirs voutés ouvrant sur les perspectives de la ville et des montagnes environnantes.

L’église resplendit de ses décors dorés, toutes les parois, les voutes, les colonnes sont sculptées, dorées, colorées… une fête. Mais on ne sait plus lire toutes ces images du symbolisme chrétien Le porche remarquable présente l’arbre généalogique prolifique de Santo Domingo (pas très loin des arbres de vie maya que l’on a pu voir).

Les cellules des moines ont été aménagées en  musée historique d’Oaxaca plein d’intérêt et d’enseignement ; belle présentation.                                                       

Une journée de luxe citadin, si on ignore les faubourgs pentus aux rues étroites, sinueuse, et défoncées dans lesquels le GPS nous a fourvoyés pour rejoindre le bivouac d’hier. Il faut de tout pour faire un monde.

les ors

et l'équilibre architectural

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

         

      

En harmonie, sur décor dominicain, une oEuvre de l'artiste Sergio Hernandez

les oeuvres  de Hernandez d'inspiration zapotèque.

 

Mercredi 31 janvier – Santa Maria del Tule

Cette journée fut plus riche qu’on ne l’avait imaginée. Nous pensions nous intéresser au site Zapotèque de Monte Alban ;  à ne pas confondre avec les Mayas même si faute de culture, les différences ne nous sont pas si patentes.

Aujourd’hui pas de vent, visite du site au soleil, température agréable.

Le site d’abord, idéal en haut d’une montagne arasée naturellement sur lequel s’imposent les constructions massives, énormes. Impression puissante. Il ne reste de cet ensemble majestueux que les bases pyramidales toutes traces des temples  ont disparu hormis quelques grosses colonnes.

On retrouve les traces des glacis des murs empreints des tracés de figures évoquant l’histoire, et aussi les plus remarquables bas reliefs des danseurs (mais en sont-ils, il y a controverse)

Le musée offre le plaisir de décrypter un certain nombre d’éléments compréhensibles des sculptures.

Si on veut connaître l’artisanat vivant de la région, il faut diriger ses pas vers  Mitla. Ce soir nous nous arrêterons à Santa Maria del Tule de renommée mondiale pour son arbre le plus âgé du monde, plus de 2000 ans. Sa frondaison domine la jolie église de Tule.

L’harmonieuse place  est décorée de guirlandes aux couleurs de Marie (bleu et blanc), on va fêter la candelaria (chandeleur). Raoul (policier) nous invite à ne pas « rater » la fête ce soir. Femmes en costume traditionnel de différents villages,  défilé dans les rues au son de deux groupes, partage des boissons traditionnelles à base de maïs et chocolat, et bien sûr le mezcal, la spécialité locale. On termine à l’Eglise.

Nous ne raterons rien demain, nous dormons derrière l’église près d’un arbre millénaire.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jeudi 1er février – Santa Maria del Tule

Réveil au son de la musique d’un groupe qui bientôt part éveiller tout le village, sous la houlette du  jovial et bavard Président  du Comité des Fêtes rencontré hier soir.

On part, on ne part pas ? On reste pour retrouver Pierre et Leila (Antibes) et Fabrice et Paulette (canadiens) à l’Oasis Campground et s’installer confortablement. Et ce soir spectacle pyrotechnique… spectaculaire. D’abord les « toros de fuego », taureau, silhouette féminine, dindon, oiseau, portant des feux de bengale ; au son de l’orchestre les danseurs animent le spectacle des lumières… Ensuite la tour des feux s’illumine d’un feu d’artifice digne d’une capitale. La chandeleur est bien fêtée !

Belle soirée !

Vendredi 2 février – Santa Maria del Tule

Journée farniente et fin de journée festive.

Nos « amis » Abel et Raoul nous ont vivement invités à la soirée sur la place ; rendez-vous à 16 heures. Cà ne commencera qu’à17 heures, et ce sera long, long…. Un défilé sort de l’Eglise portant l’image de la vierge.

Pour mémoire, vous vous rappelez ce qu’est la Chandeleur ? La présentation de Jésus au Temple par Marie, où il reçoit la Lumière. Auparavant ce fut une fête païenne, un peu plus de jour chaque jour ! La fête d’aujourd’hui joue un peu sur les deux registres.

Long défilé de tous les quartiers, de toutes les associations… apportant des paniers chargés de victuailles présentés à la vierge et aux habitants réunis. Chaque communauté est saluée par une petite salve musicale de l’orchestre. Deux heures plus tard, un couple âgé commence à danser pendant que toutes les douceurs et boissons sont distribués.


Nous en profitons pour un petit tour au restaurant, avant de déguster une crêpe tout à fait bretonne. La tradition est sauve, il nous manquait le louis d’or dans la main.

Nous ne résistons pas et nous joignons aux danseurs sur la place, tout en dégustant le mezcal généreusement offert, peut-être avec l’idée de nous faire perdre un peu la raison et s’amuser à nos dépens. Ca ne marchera pas, nous rentrons sagement, tandis que l’assistance devient plus clairsemée.

en l'honneur de la patronne de Tule

la procession

                             

                                                   les offrandes seront partagées

 

les anciens ouvrent le bal

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 3 février – Teotitlan - Mitla.

Les villages alentour placent leur avenir dans l’artisanat, chacun dans sa spécialité, qui le tissage, qui la céramique, qui le mezcal….

Le site maya de Mitla a terminé son occupation sous domination des mixtèques succédant aux zapotèques. Ca ne vous dit rien ? Nous pas grand-chose, l’éternelle histoire, d’un peuple en soumettant un autre et imposant une évolution culturelle. On est ici dans une zone d’habitat – de luxe – plusieurs palais autour de leur patio. Longues pièces organisées autour du patio éclairées par la seule porte, décorées de mosaïques de pierre. Ne pas imaginer de petits tessons cimentés  sur les murs, ce sont des pierres taillées encastrées les unes dans les autres dans l’épaisseur pouvant atteindre 30 cm pour former le motif. Les pièces sont entièrement décorées et les raccords parfaitement calculés, un travail parfait…

Les toits pouvaient être soutenus par d’énormes colonnes de pierre (rarement vues sur d’autres sites)

Toujours l’histoire humaine…les murs de l’Eglise portent témoignage de l’utilisation des pierres des   temples  ou palais anciens.

Nuit Pemex,  reçus par Yolanda

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 4 février 2018 – Tlacolula –  Oaxaca - ruta norte 175 – San Juan Luvina

Yolanda nous souhaite bonne route en nous offrant un cake, invités et un cadeau… le rêve du voyageur. Je lui offre mon stylo porteur d’une publicité bien française.

Avant de rejoindre Oaxaca, nous faisons halte au célèbre marché du dimanche de Tlacolula. C’aurait été dommage de le rater ; un vrai marché régional, tous les produits agricoles, toutes les productions artisanales, tous les costumes régionaux se côtoient. On achète la viande, immédiatement cuite sur les braséros, les spécialistes préparent la boisson locale le tejate à base de maïs et chocolat, l’herboriste vous soigne à moindre coût… On repart les bras chargés de produits frais.

Un petit tout au supermarché un peu plus loin (pour le pain français ou presque) et nous partons vers les sommets de la sierra Juarez, à petite vitesse par une route sinueuse et accidentée. La chaussée est étonnement bonne, une surprise, et les paysages forestiers superbes, émaillés de villages offrant tous les agréments d’un tourisme au naturel.

Les fougères arborescentes s’épanouissent à l’aise, certes pas comme aux temps préhistoriques, mais tout de même vaillamment jusqu’à 6/7 mètres. Les épineux se mélangent aux autres espèces parfois en fleur à cette époque. L’habitat se fait rare, seulement quelques comedors (restaurants) simples pour les voyageurs mais surtout les forestiers locaux. El « LLano de la flores » (la plaine des fleurs) grand pré dans la montagne surprend le voyageur qui se retrouve tout aussitôt environné d’une forêt épaisse.

Ce soir il fait frais, à la nuit pas plus de 12°. Nous sommes sur un grand terre-plein à côté d’un comedor.

on échange les derniers potins avec les amies

 

 

 

 

 

 

 

 

 

tous les ingrédients du tejate

et la mise en oeuvre    

 cacao ?

ou café  ?

    vente en direct

 

   

   

herboriste bien achalandéla presse à tortillas 

le forgeron

 

 

 

 

 

 

 

 

bien utiles au quotidien

 

les calabasses en gaité

ou plus précieusement gravées

 

Lundi 5 février 2018 – Ruta 145 – San Juan Bautiste Tuxtepec – Tierre Blanca

Un froid soleil illumine la forêt. On monte allègrement jusqu’à 3000 m,, on redescend, on remonte, avant de définitivement atteindre la plaine. La température remonte sensiblement, la végétation change totalement, réapparaissent palmiers, bananiers, canne à sucre, manguiers, étals de fruits au bord des routes…… Nous avons quitté l’influence pacifique pour l’influence atlantique.

Nuit Pemex, très bavarde avec Gregorio puis tout  le personnel et toutes les chauffeurs routiers, on parle indifféremment, régionalisme, culture, gastronomie, famille…. 

la sierra Juarez

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'ombrelle élégante da la fougère arborescente

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

accueil souriant de Gregorio

 

 

 

 

 


XXXII - 2 - MEXIQUE - CHIAPAS - du 13 janvier au 23 janvier 2018

Publié le 15/01/2018, par rampon,

Dimanche 14 janvier – Frontera – Villahermosa

Jolie campagne, bien verdoyante, élevage, les étangs lacs, marais s’agrémentent de nénuphars en fleur, et d’oiseaux aquatiques en nombre.

Pas si hermosa (belle) de prime abord. On visitera demain

Nuit Pemex (station service)

vagues de coquillages

de l'eau, de l'eau.........

Lundi 15 janvier – Villahermosa – Palenque

Lever matin pour la visite du parque musée de Venta qui dans un parc tropical très naturel propose un zoo très typique de la région et un petit musée d’introduction à la visite des statues olmèques provenant du site et de la région. Si vous êtes intéressés par culture olmèque, toltèque, maya…. Il vaudrait mieux  consulter de bons bouquins. Nous, nous jouons l’imprégnation pour tenter d’approcher le monde maya !

Le parc borde la laguna de las ilusiones, où on a même repéré un crocodile qui lorgnait les jardiniers occupés à désherber la rive. Brrr… Ne vous y trompez pas les plus dangereux sont les moustiques qui nous harcèlent.

Le musée archéologique  est malheureusement fermé le lundi. Dommage, mais nous aurons l’occasion de visiter les musées de Mexico, les plus riches.

Route vers Palenque, le site majeur du Mexique ; grande plaine d’élevage bovin dans un milieu sain, je veux dire pas les pattes dans l’eau, nous avons pris de l’altitude.

oeil de plus en plus inquiétant

l'élégance même

    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

pour faire joli        

        

 

monumentale tête olmèque (profil caractéristique)

rare figure féminine

 

Mardi 16 janvier  – Palenque

4 heures de visite sans s’ennuyer des célèbres ruines de Palenque. La nature est somptueuse, les monuments somptueux, l’aménagement à la hauteur.

On n’est pas encore des spécialistes de la culture maya ! mais on perçoit bien les différences de style. Ici les constructions sont beaucoup plus sophistiquées, avec des encorbellements des  galeries, des toits de pierre en pente, des faitières en dentelle de pierre.

Faute de pierres résistantes, les sculptures sont travaillées dans un stuc épais et solide, puisque nombre des œuvres sont encore là. Les temples sont construits à la gloire ou à la mémoire des rois si proches des dieux que parfois les interprétations divergent dieu ou roi ? Les cartouches ont souvent permis de fournir les explications historiques. Ainsi le Chan Balhum le fils du très célèbre Pakal, a commandité une fresque qui retrace l’histoire  royale sur 11 générations.

Ce qui importe c’est de savoir que les rois étaient les intercesseurs directs des dieux et des forces de la nature.

Palenque vaut sa réputation. Du haut des temples et palais on domine la jungle, on s’élance vers le ciel par la pente raide des pyramides, on se détache des contingences terre à terre. Etrange impression de maîtrise des éléments.

Merdredi 17 janvier  – Agua Azul

La route monte peu à peu, sinue, passe les rivières. Culture de maïs sur les pentes, parsemées de bananiers ; c’est la saison de récolte des palmiers à huile ; les tas de fruits attendent le ramassage en bord de route.

Et tout le long de la route, des fils tendus pour nous arrêter et nous vendre bananes séchées, maïs cuit, coco, oranges pelées, pozzole….

Arrivés à Agua Azul c’est un déferlement de petits vendeurs, laveurs de voiture, placeurs de parking…. C’est gentil, mais on se sent un peu agressé par cette pression. Comment leur expliquer sans les blesser ?

Ici tout pour le touriste, on vous dira demain si çà vaut le détour.

Bonne nuit.

Nuit sur le parking.

                          

Jeudi 18 janvier – Agua Azul – Ocosingo - Tonina

Dommage que le lieu soit parasité par les boutiques de toutes sortes ; on doit reconnaître une certaine discrétion dans l’accroche du client ! ouf ! Artisanat vairé ; robes brodées, cuir ornée de motifs mayas, pierres, jade, ambre, masques…

On a déjà vu des chutes impressionnantes, monstrueuses… mais ces cascades étincelantes à la palette de tous les bleus imaginables sont tout simplement merveilleusement belles, les couleurs changeant au fil des nuages, au fil des flots plus ou moins tumultueux, au gré des calcaires plus ou moins argentés, dorés… On ne peut se lasser de ce miracle de la nature dans l’écrin de la forêt tropicale (c’est la note poétique du jour !). On pourrait même s’y baigner s’il ne faisait pas si frais.

Vaut le détour.

Abrégeons pour reprendre la route vers Tonina et le souvenir des mayas.

Le soleil ombré de nuages éclaire la montagne , les vallées successives créant de superbes dégradés de tons à l’horizon, des variantes infinies de vert de la forêt et des enclaves de culture, au violine des monts un peu embrumé.

La région est à dominante indigène, et donc à problèmes. Les affrontements de la fin des années 90 avaient abouti à un accord qui semble-t-il est resté lettre morte. L’armée est très présente, nombreux poste de contrôle.

 Ce qui n’empêche que nous avons été arrêtés par un groupe villageois ayant mis en place un dispositif impressionnant. La route barrée par une herse  - planche et clous de 15 cm – et demande de verser 50 pesos. Pourquoi ? pour soutenir leur pétition dont le texte est affiché en bord de route. Nous n’en saurons pas plus, nous n’avons pas voulu payer, ils nous ont libérés… nous n’en demandions pas plus.

D’autres voyageurs moins chanceux ont été caillaissés un peu plus loin.

Ocosingo, centre d’activité locale est une charmante ville, où les femmes portent encore souvent le costume traditionnel. Jupe noire ornée d’une bande à rayures, plissée en coque devant, haut court à collerette brodée, châle.

Nuit dans un « balneario » ‘piscine en plein air + abris picnic

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 19 janvier – Tonina – Ocosingo – Oxchul – San Cristobal de las Casas

Nous sommes à deux pas  de Tonina, et c’est gratuit aujourd’hui. Oscar qui a participé aux fouilles nous guidera sur le site.

C’est la plus grande structure pyramidale du Mexique, 80  mètres, et 260 marches pour y accéder. La météo est avec nous, il ne fait pas chaud.

Les niveaux bien différenciés permettent de bien comprendre le site, le niveau religieux et chamanique avec ce qui pourrait s’apparenter à un hôpital, niveau résidentiel des prêtres, niveau de la famille du gouvernant, niveau du palais, niveau des temples du soleil et de la lune. Encore quelques bas-reflief en stuc, notamment d’étranges danseurs.

La statue du prisonnier à genou décapité (après avoir perdu au jeu de pelotes) se trouve au musée.

La puissance des lieux est toujours impressionnante, d’autant que techniquement ils en étaient à l’âge de la pierre, ils ne connaissaient ni le métal, ni la roue, ne pratiquaient pas l’élevage…. Seulement la culture du maïs essentiellement.

Revenons au présent, les « indigenos » (les mayas d’aujourd’hui, selon le terme employé ici) ne sont pas contents ; çà se traduit par des blocages de la route à l’entrée de certains villages. Nouveau barrage aujourd’hui passé sans heurt. Le second à Oxchul fut beaucoup moins calme. Cernés par un groupe pressant qui secouaient la voiture, qui reclamaient de l’argent que nous refusions pour le principe.

Descendue pour parler, mais impossible, on en reste à la « rançon » si l’on peut dire compte tenu du montant. Ils ne donnent aucune explication à leurs revendications. Un détail peut-être, la voiture de la police municipale s’est mise en travers de la route pour nous empêcher de passer ce qui en dit long sur la situation conflictuelle.

La fin de l’histoire, un automobiliste est intervenu pour payer pour nous, le barrage (la herse sous nos roues) a été levé. Nous avons rattrapé notre ami mexicain un peu plus loin pour le rembourser ; il a permis de régler la situation en douceur. Grand merci à lui.

Avec cette histoire on a un peu perdu de vue cette belle région montagneuse ; on est à plus de 2000m. Hors de question du faire du camping sauvage ici, il s’agit maintenant de gagner rap idement l’ancienne capitale de l’Etat de Chiapas : Cristobal de las Casas (le défenseur des indigènes du temps de la colonisation espagnole).

Bivouac Pemex

                            

                                      

                             

    chaman et danseur sacré

 

au foot, ils perdent, c'est terrible, il subissent les critiques............

au jeu de pelotas, ils étaient décapités

 

l'autre herse était sous nos roues ....... l'accueil du Chiapas ! (parfois)

Samedi 20 janvier –San Cristobal de las Casas

Nous visitons le centre historique de cette vieille ville coloniale ? Ici pas de façade-décor, c’est une ville vivante. La  rues pietonnes du centre sont noires de monde, presque autant de petits vendeurs – commerce informel dit-on ici – que de clients, malheureusement beaucoup d’enfant même très jeunes offrant marchandises, services, ou mendiant tout naturellement. Il faut dire que c’est leur univers, ils vivent tout bébé dans le dos de leur mère.

La cathédrale à la belle façade or et brique est fermée. L’église  del Carmen nous offre son élégante façade ornée de stuc délicatement sculpté.

Le tour du marché artisanal offre du beau travail artisanal, notamment toutes sortes de vêtements brodés encore portés par les villageoises. Chaque village arbore une tenue différente, le plus étrange est la large jupe de tissu très poilu à ceinture haute, agrémenté d’un corsage léger de couleur vive.

Broderiee, travail du cuir, tissages, broderies de perles, jade, ambre, obsidienne..on a le choix

Gastronomie locale. Gourmandise à la boulangerie française.

Nous partons d’un on pas vers un musée qui nous intrigue : le musée de la médecine maya. Hélas bien décevant et poussiéreux. Mais nous avons au moins traversé un vrai quartier sans touriste, et toujours des multitudes de commerces spécialisés par secteur, ici les coiffeurs, là les cordonniers..

Retour au Pemex. Rencontre de Jules Cesar et  son épouse intrigués par Bipbip.

l'art dans la rue

concours de dessin éphémère sur trottoir

la cathédrale

 

La mode à San Cristobal

 

un peu de repos en surveillant la petite, le monde moderne, c'est épuisant

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
les délices de San Cristobal : sauterelles grillées
 
 
 
 
 

Dimanche 21 janvier – Canon de Sumerido – Tuxtla Guteriez

Ce matin, nous ne manquons pas de compagnie. Des minibus bondés (évidemment essentiellement des hommes) font une pause avant d’aller à un rassemblement politique à la capitale. Ils sont discrets quant à la teneur de cette rencontre.

De l’ancienne capitale coloniale à la nouvelle, nous ferons une pause au canon de Sumerido.  Le rio maintenant contraint par un barrage fraie son large chemin dans un canon  impressionnant ;1000 m de montagne à la verticale au-dessus de nos têtes. Si nous n’étions pas blasés nous vous raconterions en détail avoir vu, crocodiles, aigrettes, pélicans, cormorans, singes….

On regrette de ne pas avoir le choix. Il faut passer par une organisation qui embarque les nombreux touristes sur des engins puissants .On comprend vite qu’il n’y pas  d’autre solution, impossible d’aborder sur le parcours.

2 heures de navigation bien remplies à ressentir les forces de la nature, les montagnes puissantes, enserrant le fleuve, contraignant la végétation à s’accrocher sur les parois ; des palmiers qui poussent à l’horizontale sur une paroi verticale c’est assez surprenant !

La capitale du Chiapas est à deux pas. Rien à en dire, petite ville provinciale, rien de remarquable, sauf son musée. Nous y allions pas très convaincus de son intérêt.  Non seulement, l’organisation ouverte sur les œuvres, incite à la flânerie, mais surtout les pièces exposées servent de support à des notes donnant tout leur sens aux explications généralistes du parcours. En tout point, un musée modèle, beau, donnant les clefs essentielles de compréhension des œuvres et plus largement de la culture maya.

Et en prime nous avons fait toute la visite au son d’un groupe musical répétant sur la place.

Soirée et nuit MacDo pour la wifi

 

mille mètres au-dessus de nos têtes   

curieux n'est-ce-pas ! Tout la haut une cascade vaporise l'eau chargée de calcaire qui se dépose pour former ces larges branches bientôt recouvertes de mousse. Noël !

qui est le pire ennemi des poissons ; les cormorans agiles ?

ou le crocodile placide ? 

         

 

 

 

 

 

en forme de maïs

 

et l'on ne voit pas les tatouages les trous dans les oreilles, les incrustations dans les dents, les tatouages....

une autre déformation : en forme de grain de haricot (presque bicéphale)

assiialation au dieu jaguar

le dieus soleil (encensoir)

un moment de douceur : la chocolatière (on souffle dans la poignée pour faire mousser)

Lundi 22 janvier – Parque Sumerido (miradors)

Le canon de Sumerido nous ayant enchanté, pas de raison de ne pas se pencher sur le cours du Grijalva en grimpant dans la montagne. Le parc Sumerido nous en offre la possibilité. 5 miradors aménagés pour un point de vue sur la vallée 1000 mètres plus bas. Le soleil plombé de brume éclaire les profondeurs. On frissonne un peu. Un insecte blanc sur l’eau,… un bateau d’une vingtaine de touristes. Les termes qui s’imposent, majestueux, grandiose, impressionnant…

Le temps est mesuré, le parc ferme à la nuit (18 H 30)

Nuit Pemex, seuls sur un parking en bord de bois.

Mardi 23 janvier – Cintalapa – Santo Domingo Zanatlpec

 Après les montagnes, nous sommes bien redescendus,   élevage. Le plateau devient aride en descendant vers le Pacifique.

Nuit paisible dans le patio d’un hôtel où nous retrouvons une famille : camping-car irlandais arborant une croix suisse, acheté au Canada abritant un couple suisse-indienne….. La mondialisation bien comprise !

 

 


XXXII - 1 - MEXIQUE - QUINTANA ROO - YUCATAN - CAMPECHE - 1er janvier au 13 janvier 2018

Publié le 10/01/2018, par rampon,

Mercredi 3 janvier – Chetumal - Bacalar

Le système bancaire ne sait pas nous assurer, mais l’agent nous indique l’adresse d’AXA. C’est fait en deux temps trois mouvements comme chez nous.

Sur la route nous retrouvons Tobias un jeune cycliste allemand (Panama/Alaska) à qui nous avions offert ce qu’apprécient les cyclistes café + banane.

Nous nous arrêtons ensemble à la Laguna de Bacalar – grand cenote (lac d’effondrement dans le calcaire d’où e eaux limpides aux variantes de bleu ravissantes). Déjeuner, farniente…

Nuit sur place. Nous sommes seuls.

Jeudi 4 janvier – Cenote Kan Luum - Tulum

Nous sommes toujours ans la plaine côtière, bordée de forêt profonde, des cénotes s’annoncent un peu partout, et les ruines mayas sont légion

Quand le bord de mer est accessible c’est la plupart du temps pour les seuls clients des hôtels, ou résidences.

Une petite détente dans une cénote, un grand lac aux eaux limpides, Un simple ponton, la forêt, , quelques palapas (paillotes) c’est tout, et bien suffisant. Dommage on ne peut pas y dormir.
Nuit en bord de plage à Tulum.

On n’est pas seul ! A la nuit, les vélos  et les voitures reprennent la route des hôtels.

A nous l’étroite plage de sable blanc - plus deux autres camping-car américain et mexicain –

oeuvre de l'oiseau tisserand

 

 

 

un petit coin de mer

rien que pour nous

 

les communautés mayas valorisent leur patrimoine culturel avec art

 

 

 

 

 

 

 

 

Vendredi 5 janvier – Cenote Kan Luum - Tulum

Nous sommes toujours dans la plaine côtière, bordée de forêt profonde, des cénotes s’annoncent un peu partout, et les ruines mayas sont légion

Quand le bord de mer est accessible c’est la plupart du temps pour les seuls clients des hôtels, ou résidences.

Une petite détente dans une cénote, un grand lac aux eaux limpides, Un simple ponton, la forêt, , quelques palapas (paillotes) c’est tout, et bien suffisant. Dommage on ne peut pas y dormir.
Nuit en bord de plage à Tulum.

On n’est pas seul ! A la nuit, les vélos  et les voitures reprennent la route des hôtels.

A nous l’étroite plage de sable blanc - plus deux autres camping-car américain et mexicain

 

 

 

 

 

 

 

cénote et tourisme

 

 

 

 

oeuvre de l'oiseau tisserand

matière première du célèbre panama

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 6 janvier – le Tulum maya – Coba

C’est la tour de Babel, on entend parler américain, canadien français, italien….. On est souvent interpelés, Bipbip fait sensation ; c’est un rêve pour beaucoup de ces touristes du soleil.

Il faut dire que si la plage est étroite, la mer est enchanteresse et offre plongée, kayak , atolls, plages immaculées…. cénotes, végétation tropicale, faune exotique…

La civilisation maya est bien sûr omniprésente. Le site de Tulum présente la particularité d’être laeule cité fortifiée connue du monde maya, oublions ce qui se transmet, non les mayas n’étaient pas pacifiques….

Installés en bord de mer, vivant de la mer, et du commerce,  il fallait se protéger, d’où ces fortifications de 6 mètres d’épaisseur ; le Dieu du Vent était révéré – pas étonnant -. On a du mal à se faire une idée de ces palais, temples, qui étaient alors recouverts de stuc et peints de scènes inspirées des mythes en vogue.

Comment faire vivre une cité sans eau, sans rivière ? Tout simplement en exploitant le mystère des cénotes, et en construisant des bassins de rétention.

La balade dans ce site  bien mis en valeur, par les sentiers au milieu de la végétation préservée, côtoyant l’anse de sable blanc….est un pur bonheur (malgré le nombre de touristes).  On peut même s’y baigner et pic-niquer.

On quitte ce monde pour retrouver les boutiques de souvenirs (et pas des plus beaux).

Mais on ne quitte pas la civilisation maya. Direction Coba

Nous dormirons sur le site, en bord d’une joli lac (qui abrite des crocodiles paraît-il)

 

les fortifications

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 6 janvier – Coba – Valladolid

Les ruines s’étendent sur 70 km2, seules 5 % sont découvertes. La plus mémorables c’est la grande pyramide. 42 m d’altitude et 140 marches très raides. Nous nous sommes plutôt bien comportés ! Nous avons vu de beaucoup plus jeunes monter à 4 pattes et redescendre sur les fesses. Quelle vue sur la canopée qui nous enserre. Il paraît que l’on peut apercevoir Chichen Itza. Je doute.

D’autres ruines du site présentent des particularités d’architecture du style puuc : colonnes, stèles.. que l’on n’avait pas vu jusqu’alors.

Les « cobiens » (pourquoi pas) qui ont abandonné le site au 5ème siècle étaient de grands bâtisseurs de route. Comme le chemin de l’inca, il y a le chemin du maya.

Un peu plus loin, changement d’atmosphère, Valladolid est une ville coloniale, des maisons assez mal conservées, des églises, et le couvent Sans Bernardino ; une structure massive du 16ème  - sans doute pour rivaliser avec les pyramides mayas – de belles pierres blanches. Délaissé à la fin du 18ème. Un cénote ici aussi pour alimenter la communauté.

Un accrochage en stationnant nous vaut visite de la police, attente de l’expert, téléphone à notre assurance, avant de repartir 3 heures plus tard. Le constat amiable çà n’existe pas, il faudrait d’abord que les véhicules soient assurés. Mais ce n’est pas notre problème !

Quelques km encore avant de bivouaquer dans un hôtel accueillant (avec wi-fi)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est dur, mais c'est beau

 

les mayas pratiquaient un jeu de pelotes sanglant : il paraît que le perdant était décapité. En atteste cette tête décapitée scellée sur le terrain !

unne enfilade de façades colorées

préparation de la fête

Dimanche 7 janvier – San Felipe – Humun

C’est dimanche, on se repose, ou plus exactement  on profite d’une wi-fi efficace pour communiquer, mettre le blog à jour…

Quelques km parcourus seulement, et déjà une atmosphère toute différente, la nature est toujours envahissante, mais s’assèche, se borde de cactus, laisse apparaître le calcaire tout blanc. Les cénotes font le bonheur de tous.

Les maisons sont plus souvent de pierre et de palme ; dans les petites villes, les grandes façades colorées, sans fioritures, se succèdent. Les églises aux hautes façades verticales – parfois évoquant des châteaux forts – dominent la grand-place…

Qui a bien inspirer la curieuse église de Merida aux trois clochers tout ronds.

Les Eglises mexicaines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 8 janvier – Merida – Uxmal

Les routes sont excellentes, on pense au tourisme. Le paysage est invariable. Apparemment pas de culture, pas d’élevage, rares villages. Merida ne se fait guère remarquer par son architecture. La cathédrale toute blanche domine la place principale. 500 ans au compteur, et toujours aussi imposante. Plein après-midi, église pleine pour la messe. Nous nous faisons discrets.

Rigueur de l’architecture, pureté des courbes des arches illuminées par le soleil.

Resto, quelques courses et nous reprenons la route du sud vers Uxmal.

2 véhicules de voyageurs américains sur le parking.

Mardi 9 janvier – Uxmal

Le style puuc, majestueux, dépouillé, équilibré. Etat de conservation exceptionnel des pyramides, palais…. il est vrai qu’ils ont été terminés dans la dernière période.

Le dieu de la pluie Chac  est présent partout, démultiplié à l’infini, et bien sûr toujours présents le jaguar et le serpent.

Au cimetière, têtes de mort et ossements en fresque. Le culte de la mort est toujours bien vivant, la Toussaint fait l’objet de fêtes dans toute l’Amérique du Sud.

On grimpe allègrement les escaliers, vertigineux à la descente, pour découvrir l’ampleur du site, que l’on voudrait imaginer vivant.

Une petite bière partagée avec un couple de Hollandais aventureux (en Amérique depuis 2013).

le jaguar bicéphale  siège de chef

la puissance de la culture maya

que ne dément pas cette monumentale pyramide

                                             portrait de chef - dieu ?

l'ara sacralisé 

le culte de la mort n'est pas nouveau chez les mayas

les cérémonies devaient revêtir une certaine solennité du haut des plus de 40 mètres

Mercredi 10 janvier – ruta Puuc – Museo del Cacao – Kabah – Xlapak – Gruta de Loltun

Nous nous laissons tenter par le très touristique Musée du Cacao ; Ma fois très agréable ; jardin botanique bien renseigné, petit zoo, perroquets, singes, croco…musée du cacao de la plantation, au traitement de la fève, à la dégustation, de l’importance du cacao dans la culture maya (monnaie d’échange), à la mode du cacao dans le monde. Et même pseudo-cérémonie visant à favoriser la récolte…Mais une tablette de 100 g à plus de 4€, c’est un peu cher. Pourquoi ne peut-on acheter de chocolat dans les magasins mexicains, c’est un mystère (le même qu’au Guatemala pourtant producteur).

La jolie route enserrée par la forêt  laisse peu de place à la culture, jusqu’à ce que l’irrigation fasse naître les plantations d’agrumes, café, cacao, bananes, mangue…..Outre les sites mayas signalés, on aperçoit des ruines (antiques ou plus récentes ?) au travers des arbres. Nous allons visiter le joli site de Kabah, un exemple « d’ école » du style Puuc , dépouillé, orné du motif répétitif du dieu Chaac, des colonnes… Les constructions se caractérisent par l’usage du ciment qui permet des finitions soit en pierre de parement taillées, soit en stuc – qui était alors peint des motifs traditionnels –

Un coup d’œil à Labna et son arc monumental qui marquait la route vers Uxmal.

Les grottes de Loltun s’annoncent ; visite demain.

Ce soir Jorge qui habite juste en face nous invite à camper à côté de sa maison. Son épouse Antonia parle beaucoup mieux Maya qu’espagnol.

le dieu chocolat ... et son protégé ....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le chamane qui préside à la cérémonie de protection des cultures

                                                                          

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

variétés de fève = variétés de saveur

 

 

 

 

un petit ami curiieux (en cage)

gantelet d'armure ? non patte du croco 

 

le style puuc

Jeudi 11 janvier – Lol Tun - Campeche

Vite  nous sommes du premier groupe de visite de la grotte, la plus grande du Yucatan. Impressionnante en vérité, d’immenses salles creusées dans le calcaire blanc, doré, argenté, créent des décors fantastiques. Les premiers cueilleurs-chasseurs les ont occupées, y ont laissé leur trace, suivis par les mayas etc… De générations d’hommes y ont affronté le mystère. Heureusement nous sommes guidés par un chaman qui nous fait percevoir les forces inconnues !

Un adieu à Jorge et Antonia et nous reprenons la route.

L’aridité cède peu à peu la place à la grande culture et à l’élevage,souvent en terre menonite ; ménonites modernes puisqu’ils utilisent engins agricoles, camions, voitures… Mais la mode ne change pas : Monsieur portant chapeau, chemise blanche, salopette noire, ces (ses) dames portant cheveux tirés, fichu, robe sombre à jupe froncée à la mode du 19ème siècle. Et on reconnaît la rigueur dans leur ferme, leurs champs toujours impeccables.

Un petit café avec David et son oncle venus abreuver leurs vaches juste au moment du déjeuner.

Arrivé tard, course, et nuit sur le parking du supermarché Walmart super-tranquille

Nos hôtes Jorge y Antonia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                                         un occupant de longue date de la grotte (sculpture maya)

 

merveilles d'architecture naturelle

notre guide-chamane a intercédé pour nous auprès des forces naturelles de Lol Tun (Fleur de pierre)

Vendredi 12 janvier – Campeche - Villamar

Visite de la ville coloniale, tout à fait charmante et tranquille, colorée, élégante, des boutiques de souvenirs plutôt jolis même s’ils ne sont pas typiques de la région.On remarque surtout les robes et blouses brodées que beaucoup de femmes portent encore dans les villages.

Campeche a longtemps subi les attaques pirates avant de construire ses fortifications bien conservées et restaurées. Des  remparts on s’aperçoit vite que ces jolies façades donnent parfois  sur du vide. Tout  juste un décor.

Les églises bien sûr, grand parvis, grande, haute façade quasi sans décor, une seule nef, et un chœur ou resplendit l’or et l’argent.

Une petite journée suffit à s’imprégner de l’atmosphère, après avoir parcouru le beau malecon (promenade) en bord de mer. Mer agitée, les cocotiers s’agitent follement.

Sur la route de la côte, nous arrivons à un cul-de-sac….. route privatisée au profit d’un grand complexe hôtelier. On a du mal à y croire.

Pour nous ce sera bord de mer, dans un minuscule village de pêcheurs, bien ventile ce soir.

la sobre cathédrale

et ses ors         

 

classiquement alignées, gaiement colorées

honneur aux colons... des ménonites peut-être (ils n'ont pas changé)

les pélicans se reposent au couchant après une longue campagne de pêche

Samedi 13 janvier – Ciudad del Carmen

Nous prenons le temps de faire la connaissance de Julio Cesar et Elisabeta et leur fils Cesar. La mer est très agitée, personne en mer depuis hier ; c’est l’heure de la réparation des filets ; nous n’avons pas osé demander si cette construction si précaire entre route et mer est leur maison ou un abri pour bricoler, élever les poules, proposer du poisson frit ?? Nous achetons du poisson (corvina).

Quel sera l’avenir de pêcheur artisanal de Cesar 12 ans qui a quitté l’école ?

De l’eau, de l’eau, lagunes, mangrove, et dès que possible élevage de bovins les pieds dans l’eau. On peut acheter en bord de route, crevettes (d’élevage), tortues (d’élevage). On va essayer de goûter un plat de tortue, voire même d’iguane ou autre rare spécialité locale.

La mer est très agitée ; malgré les rouleaux les rouleaux arrivent sur le rivage en nappes nacrées, chargés de sable blanc ou peut-être bien seulement de la nacre des coquillages broyés.

Du rosé, au turquoise, du bleu ardoise, au vert  se détachant sur le bleu…ciel, la palette réjouirait un peintre – même amateur -. Rien ne vient gâcher ce moment de poésie, pas même les plateformes pétrolières à l’horizon que l’on préfère ignorer.

Ciudad del Carmen a perdu son statut d’île  deux ponts la reliant  à la terre ferme – ferme si l’on peut dire dans cette région lagunaire –

Nuit en bord de lac à Atasta. I l « pleuviotte » un peu.

mer agitée

deux campements, deux styles de vie


 

 

 

 

 

 

Julio Cesar, Elisabeta, Cesar

 

 

 

tout un art        

 plage nacrée

soir sur le lac d'Atasta


XXXI - BELIZE - 29 décembre 2017 au 2 janvier 2018

Publié le 7/01/2018, par rampon,

 

Vendredi 29 décembre – El Cruce – Melchor de Menos – Frontière Guatemala / Belize

A nouveau dans le Peten, où l’on retrouve la végétation et l’élevage des zones tropicales humides. Les cavaliers toujours élégants et décontractés assurent déplacement et surveillance du bétail.  Très bel artisanat du cuir, selles, étriers….

Robert trouve la bonne définition pour les routes de la région : route en écaille de tortue. Je m’explique. Une route recouverte de nombreuses fois pour boucher les trous, d’où de très harmonieux dégradés de couleur, agrémentés de petits dénivelés assurant un massage quelque peu irrégulier…..

Le passage de la frontière c’est pour cet après-midi.

Pas de chance barrage sanitaire où il nous faut abandonner nos agrumes

Pas de problème au passage de frontière – même au Guatemala dont nous avions goûter la parfait inorganisation à l’entrée.

Au Belize nous sentons immédiatement l’atmosphère britannique,…..corrects mais pas un  sourire.

On paie indifféremment en dollar américain ou dollar du Bélize. Parité fixe 1 pour 2.

Nuit sur place. Pluie. En cette saison sèche, c’est  15 jours par mois.juste sur la frontière

même élégance

 

 

 

 

horizon brumeux sur le Belizeet chaud coucher de soleil

 

Samedi 30 décembre – Benque del Carmen – San Ignacio - Belmopan

Le Belize c’est la plaine, les pieds dans l’eau souvent, la jungle, les maisons en bois souvent, colorées, et…. les routes sans ordure. Il faut dire que ce petit pays de moins de 400 000 habitants tire 20 % de ses revenus du tourisme (américain surtout).

Préoccupation terre à terre, le gaz, après 4 essais, nous trouvons enfin le pompiste compréhensif qui accepte de remplir notre bouteille à l’aide de notre système. C’est long, mais çà marche.

Petit test marché et boutiques, à peu près les mêmes prix qu’au Guatemale, et les mêmes produits.

Avez-vous déjà entendu parler de  Belmopan, la capitale du Belize, petite bourgade insignifiante que ne mentionne même pas le Guide du Routard, c’est dire qu’il n’y a rien de tant soit peu intéressant.

Nuit dans la jungle près d’une rivière. On devrait y voir des animaux (info de voyageurs)

 

soleil + averse = arc-en-cielplaine + pluie = lac, lagune...

cuisine en plein air

le vélo est roi

 

 

 

évocation maya sur les mursqui dit lagune dit maison sur pilotis

Dimanche 31 décembre – Belize City

Pas vraiment l’idée que l’on se fait de la principale ville du pays.  Provinciale et animation touristique. Les touristes débarquent par cars entiers pour embarquer vers les cayes (c’est-à-dire les atolls au large, leur mangrove, leur site de plongée et de snorkling….).

Curiosité locale, la route passe au milieu du cimetière, un rond-point y est même taillé.

Vous le saurez, les habitants sont souvent  les descendants d’esclaves « marrons ». On parle anglais, mais fortement émaillé d’espagnol.

Malheureusement la plupart des maisons coloniales si caractéristiques sont très délabrées. Restent les couleurs qui explosent partout.

Déjeuner à la marina.

Tour en ville. Des églises de toutes obédiences. La cathédrale est typiquement anglaise, toute de briques (anglaises) ; les briques importées servaient de lest dans les navires. Rien de perdu !

Nuit en centre ville au parking du petit port de pêche. Nous renonçons à la soirée de « réveillon »

Impossible d’obtenir skype pour avoir les enfants. Nous réussissons à leur parler quelques instants au téléphone pour commencer l’année avec eux.

 

Bonne année 2018

 

Déchaînement de pétards et de feux d’artifice à minuit heure locale.

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 1er janvier 2018 – Belize City - Corozal

Nous reprenons la route vers le Mexique, sans nous intéresser aux sites mayas.

Déjeuner à Corozal. Difficile de trouver un restaurant, tout est fermé en ce début d’année. Normal.

Happy New Year Belize !

Resto et crevettes à toutes les sauces. On rêvait de langouste. Il faudra voir plus loin.

 

 

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chaque jour un rêve

chaque jour un pas

chaque jour à partager

chaque jour une porte ouverte

                                               sur un plaisir à saisir

                                               sur le bonheur à construire

 

Bonne Année

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Un petit bout de route jusqu’à Corozal, halte en bord de mer dans l’après-midi.
Nous nous installons quand nous sommes abordés par Janusz et Basia qui nous invitent à venir voir leur vieux Land en voie de rénovation vers… l’aventure des routes.

Nous y passons la nuit, nous dînons chez Len le voisin qui parle français…. Encore une rencontre d’exception.

Et Janusz et Basia sont voileux, dériveur de 9 mètres sur sa remorque prêt à sortir (mise à l’eau privée) Le rêve en mer des Caraïbes.

Ils sont canadiens (et polonais) mais pout autant ne parlent pas français. Difficile de m’adapter à la langue de Shakespear que je mélange à l’espagnol ! Il faut que je fasse de sérieux progrès.

la devise du Belize

 

02

le bateau, la mer à 30 m, le rêve

Mardi 2  janvier 2018 – Frontière Belize / Mexique

Grande conversation en français avec un autre voisin, et pour cause il est français. Très reposant.

Un grand merci à tous pour cet accueil et nous partons vers la frontière.

Bien organisé au Belize –c’est une surprise - ; il est vrai que l’on paie une taxe de sortie (pas plus de sourire qu’à l’arrivée)

Bien organisé au Mexique, il est vrai que l’on paie une taxe personnelle, une taxe pour le véhicule, une taxe de fumigation,  plus une somme consignée pour le véhicule

Impossible d’assurer Bipbip, dossier fait, la « machine » refuse la carte de crédit.

Vaine recherche d’un assureur. La police nous conseille de nous adresser à une banque. Trop tard ce soir.

 Nous choisissons la facilité d’un parking de supermarché avec Wi-fi. Et un temps de skype, enfin, pour avoir les enfants. Voilà qui nous réconforte. 


XXX - GUATEMALA - suite - 27 décembre au 29 décembre 2017

Publié le 7/01/2018, par rampon,

 

Mercredi 27 décembre – Ciudad Guatemala - Sanarate

Dense circulation dans Guatemala ; nous zigzaguons un  peu dans les quartiers pour tenter à nouveau de renouveler la  batterie déficiente de l’ordi. Le quatrième spécialiste est le bon. Batterie neuve de la marque  et çà ne marche pas. Notre chargeur est  neuf et çà ne marche pas. L’explication arrive : on nous a vendu pour une pièce d’origine une copie qui un mois plus tard de marche plus.
Voila tout est neuf, de la marque, et çà marche enfin.

On peut reprendre la route, un problème résolu.

Les volcans se profilent, le Pacaya fume, les champs et champs de canne envahissent l’horizon. Les hélicoptères déversent leurs produits,  Au vu des montagnes de noix de coco, il doit y avoir des plantations autres que les arbres « ornementaux » à côté des maisons.

Pas beaucoup d’endroit pour s’arrêter sur les routes de montagne.
Nouvelle station service souriante. Chaque fois curiosité, explication, un petit café, ou coca ou bière…

 

s'il vend aussi des fils électrique... c'est la fortune

 

Jeudi 28 décembre – rio Hondo – Rio Dulce - Saisla

Autoroute en travaux, nuages de chargés de poussières, carrières font place  aux cultures sous serre et aux pastèques et melons variés. Où sont les vignes ? en tout cas les raisons sont vendus (chers) en bord de route.

Les collines se désertifient, les vallées s’adonnent à l’élevage. La végétation tropicale reprend ses droits à l’approche de l’océan. Il se met à pleuvoir. Des pluies intermittentes depuis 3 jours nous dit-on à Rio Dulce.

Il fait vite sombre ce soir, et nous connaissons cette route qui offre peu de possibilités debivouac. Donc bivouac station service à  Saisla.

 

ce ne sont pas des sillons couverts de neige

seulement des cultures sous mini-serre

Jeudi 28 décembre – rio Hondo – Rio Dulce - Saisla

Autoroute en travaux, nuages de chargés de poussières, carrières font place  aux cultures sous serre et aux pastèques et melons variés. Où sont les vignes ? en tout cas les raisons sont vendus (chers) en bord de route.

Les collines se désertifient, les vallées s’adonnent à l’élevage. La végétation tropicale reprend ses droits à l’approche de l’océan. Il se met à pleuvoir. Des pluies intermittentes depuis 3 jours nous dit-on à Rio Dulce.

Il fait vite sombre ce soir, et nous connaissons cette route qui offre peu de possibilités debivouac. Donc bivouac station service à  Saisla.

Vendredi 29 décembre – El Cruce – Melchor de Menos – Frontière Guatemala / Belize

A nouveau dans le Peten, où l’on retrouve la végétation et l’élevage des zones tropicales humides. Les cavaliers toujours élégants et décontractés assurent déplacement et surveillance du bétail.  Très bel artisanat du cuir, selles, étriers….

Robert trouve la bonne définition pour les routes de la région : route en écaille de tortue. Je m’explique. Une route recouverte de nombreuses fois pour boucher les trous, d’où de très harmonieux dégradés de couleur, agrémentés de petits dénivelés assurant un massage quelque peu irrégulier…..

Le passage de la frontière c’est pour cet après-midi.

Pas de chance barrage sanitaire où il nous faut abandonner nos agrumes

Pas de problème au passage de frontière – même au Guatemala dont nous avions goûter la parfait inorganisation à l’entrée.

Au Belize nous sentons immédiatement l’atmosphère britannique,…..corrects mais pas un  sourire.

On paie indifféremment en dollar américain ou dollar du Bélize. Parité fixe 1 pour 2.

Nuit sur place. Pluie. En cette saison sèche, c’est  15 jours par mois.

 


XXX - GUATEMALA - 1er décembre au 27 décembre 2017

Publié le 4/12/2017, par rampon,

 

Vendredi 1er décembre – frontière Honduras/Guatemala – El Florido –Chiquimula

Fin de matinée les camions démarrent pour reprendre la route hondurienne, barrage levé. Nous atteignons très vite la frontière à 13 km seulement. Il nous faudra 3 heures pour accomplir le parcours du combattant – et nous sommes les seuls touristes à passer en voiture. Inorganisation modèle. C’est, nous dit-on un poste frontière intégré, les services migration et douane des deux pays étant regroupés, théoriquement. Aucun panneau pour signaler les bureaux, aucune indication sur les particularités locales….

On aimerait comprendre pourquoi on doit faire l’entrée du véhicule au Guatemala, avant de le sortir du Honduras, ce qui par le fait  nous oblige à faire des aller-retour en franchissant la frontière.

3 heures plus tard (ayant pris le temps de déjeuner puisque les bureaux de douane étaient fermés à l’heure du déjeuner) nous prenons pied et roue au Guatemala.

A l’horizon une chaîne de montagnes, région d’élevage semble-t-il, nous n’avons pas détecte de café sur les pentes.

Nous nous embourgeoisons. Ce soir camping à l’hôtel. C’est un lieu regroupant dans un paysage de prairie arborée, restaurants, hôtel, zone de loisir, terrains de jeux, de foot, piscine, chevaux, animaux… Seuls voyageurs, et presque seuls clients. Superbe coucher de soleil.

on avait oublié que l'herbe jaunissait

coucher de soleil spectaculaire

Samedi 2 décembre – Rio Hondo – Quirigua

Grande animation ce matin, rencontre de jeunes, sorte d’Interville bon enfant. Les jeux d’eau ont toujours eu du succès, 70 jeunes s’y adonnent avec bonheur.  Organisation simplissime, espace, encadrement familial et bonne humeur.

Nous ne fêterons pas les vainqueurs avant le départ vers le monde Maya.
Courses dans le dédale des ruelles du marché de Rio Hondo. Peu de choix de fruits, c’est plutôt étonnant. Et pas plus de vendeurs sur le bord de la route… mais des offres ce cacahuètes.

Heureux de retrouver l’arrière plan des montagnes. Pays de café qui sèche jusque sur la route.

Le parking du site de Quirigua  nous accueille volontiers pour la nuit.
Nous visiterons demain, après nous être « préparés » par la visite du musée.

toujours du succès : les jeux d'eau

mini zoo

les salades de fruits à tous les coins de rue

la route peut être défoncée jusqu'à s'écrouler

 

Dimanche 3 décembre – Quiriga – las Amates – Rio Dulce

Le site de Quiriga vaut par ses stèles monumentales, jusqu’à 10m, et son histoire, de vassale de Copan, elle s’en émancipe, décapite son chef, pour que son histoire connue se termine par un chef « socialiste ? » se présentant au même niveau que ses « sujets ? ».

Tout çà gravé dans la pierre, dont l’écriture nous paraît toujours aussi énigmatique et esthétique.

le parc est zone protégée

on a seulement entendu les toucans, ce petit inconnu est bien joli

le petit gris attaque sa réserve coco

 

l'occasion de chercher à déchiffrer le sens caché de ces belles "pages" d'écriture

Toujours le souvenir de la puissance des compagnies bananières ; la voie ferrée Puerto Barrios / Guatemala est inactive depuis longtemps, mais la gare de Las Amates, désolée, décrépite, dans une atmosphère à la Sergio Leone (la comparaison n’est pas de moi) rappelle ce passée, ses abords occupés par quelques habitants inoccupés, qui dans un transat, qui dans des hamacs – le rhum à portée de main.

La route vers Rio Dulce, sans surprise, est bordée de plantations de bananes ; l’eau ne manque pas d’autant qu’il a plus toute la nuit.

Rien de changé apparemment à Rio Dulce – que nous connaissions à la voile - . La marina a-t-elle changé de propriétaire ? En tout cas nous avons croisé un  américain qui y était déjà scotché à bord de son bateau, il y a une dizaine d’années !

Même animation dans la ville.

Nous allons visiter le Castillo San Felipe, ravissante, mais est-ce un mot bien adapté ?  forteresse du 17ème siècle qui a connu toutes les vicissitudes des attaques pirates et corsaires. De quoi faire rêver dans le dédale des barbacanes, tours, chicanes, tunnels…. et pas seulement les enfants.

Un nouvel orage tropical, ce qui signifie, je ne le répéterai pas, des trombes d’eau qui se déversent avant de s’arrêter brusquement.

Nuit dans le parc de l’Hôtel Monte Verde.

comme une image

art militaire et romatisme

Lundi 4 décembre – Poptun

Retour sur Rio Dulce, traversée du Rio sur ce grand pont spectaculaire pour retrouver la Marina El Relleno.
Nous en étions partis il y a quelques années dans le but de ramener un voilier en France. Grosse déception devant l’état du gréement dormant, et du  bateau de survie ; pas prudent du tout la traversée atlantique dans ces conditions, et contre le vent.

Un mauvais et un bon souvenir qui nous permis de remonter jusqu’à Cancun, et ensuite de visiter le Guatemala sac à dos.

John le propriétaire de la marina, n’est pas là mais  nous retrouvons les têtes connues de navigateurs américains échoués là …..et qui ne parlent toujours pas espagnol.

Ensuite comme des habitués nous faisons nos courses au despensa « petit super marché et dans les boutiques avant de reprendre la route.
Tout à coup un grand bruit, et une odeur de gas-oil. Vite stop. La protection du filtre à gas oil a sauté cassant le bouchon de vidange. Un chauffeur de camion nous indique  le mécano le plus proche.
Réparation faite avec le sourire par l’équipe d’Arnoldo, gratuitement. Le jeune ouvrier semble estomaqué de la somme que je sais exagérée que nous lui donnons.

Nous aurons été l’attraction  de la journée.

Il commence à faire sombre. Le premier hôtel interrogé nous autorise à camper dans le parc – gratuitement une fois de plus – et avec le sourire. On pourrait même faire quelques brasses dans la piscine. Ces hôtels de petites maisons réparties dans un parc autour d’une piscine, sont très agréables (et pas hors de prix).

tout pour réparer tout et n'importe quoi

une équipe souriante

Mardi 5 décembre – Lag Peten Itza (Flores) – El Remate – San Roman – Flores – Tikal

Tour du lac Pete Itza, merveilleuses couleurs turquoise sur fond de jungle, bordé d’hôtels, chambres d’hôtes, discrètement cachés par la végétation. Randonnées, loisirs nautiques au programme sans  tapage touristique.

Nous croisons un couple de cyclistes – des français Dominique et Michel – Plus de 5 ans de byciclette au compteur. Chapeau !

Nous déjeunons, Pauline et Derrick (française et américains installés au Guatemala) viennent nous inviter à camper au bord du lac dans leur propriété. Super ! ce sera pour demain

Mal nous en prend de continuer le tour du lac ce soir, la piste est exécrable, si bien que nous arriverons à Tikal à la nuit. Trop tard pour partager les spagettis bolognaises avec nos amis cyclistes. Ils sont déjà à table. Le vélo ça creuse plus qu’u Bipbip en forme.

On nous demande 30 dollars pour camper dans l’herbe au risque de s’embourber, sans autre commodités que toilettes et douches froides à repérer dans la nuit noire. (Pour mémoire le dernier hôtel payant nous a demandé 40 quetzales). Nous refusons, nous installons bien au sec sur le parking, bientôt délogés par les gardiens.

A l’hôtel Jaguar Inn, ce n’est que 100 quetzales dans un cadre incomparablement plus sympa.Michel

Dominique

 

Mercredi 6 décembre – Tikal

Dominique et Michel ont planté leur tente au même hôtel, et nous partons d’un même pas visiter le site de Tikal.

C’est bien agréable de pouvoir partager nos impressions, et cheminer tranquillement dans ce site gigantesque – sans exagérer –

La jungle est superbe, les arbres abritent les singes hurleurs qui nous ont réveillé ce matin, les perroquets  criaillent (çà ne doit pas être le mot adapté)…..

Notre sentiment cependant est que la forêt est trop présente pour nous permettre de se pénétrer de l’ampleur de ces pyramides gigantesques (jusqu’à 60 m). Elles sont quasiment dénuées de décor sculpté, dès l’origine, ou détachées au cours des âges, ou en stuc et effacées naturellement ??
Quelle récompense, quand on a grimpé allègrement, de se retrouver au-dessus de la canopée et de repérer les autres pyramides.

Difficile d’imaginer la vie antique autour de ces bâtiments- sans doute le centre stratégique – de toute la société maya locale.

Il nous suffira de nous imprégner de cette atmosphère portant à la réflexion sur la nature des hommes et du destin qu’ils se construisent.

Après quelques heures de balades, une petite ondée pour nous rafraîchir, il fait faim, et nous partagerons les fameux spagettis.

Deuxième nuit à Tikal

 

le majestueux ceiba guatemaltèque 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

l'acrobate

vue rare sur la canopée

en marge d'une cérémonie maya d'aujourd"hui

 

Jeudi 7 décembre – El Remate – Cruce - Flores

En selle avant même que nous ayons déjeuner, Dominique et Michel nous précède. Ils ont au programme 95 km dans la journée. Donnée inhabituelle, mais ils doivent retrouver leurs enfants au Mexique. Sinon, pédalage au gré des rencontres, des envies.

Plus tard, sur la route un petit café tonique et au revoir, à plus tard, à plus loin.

Mais nous sommes modernes, nous resterons en contact sur le net.

Miraculeusement notre ordinateur repart, branché chez un spécialiste sur secteur. Ce soir on s’aperçoit que la charge est toujours aléatoire. A suivre.

Le bivouac sur Flores est une fausse bonne idée. Des commerces, des hôtels, des restos, des parkings en bord de mer certes, mais dans le boucan citadin d’un vendredi soir.

Finalement nous obtiendrons l’autorisation de rester sur le parking d’un mall, face à MacDo et sa Wi-Fi. On ne peut plus tranquille, nous étions seuls à boire un café du soir avec le gardien (pas armé).

Michel et Raymonde autour du monde (vélo)

Dominique et "Félicie aussi" (vélo

 

Vendredi 8 décembre – Sayaxché – Parque El Rosario

Nous sommes en plein Peten, en plein pays  manifestement indien, sans nous risquer à dire de quelle communauté que nous ignorons. Piste exécrable  jusqu’à La Libertad,  trous et bosses, marécages, végétation obstinément envahissante. Et malgré cela des maisons un peu partout, des gens qui circulent à pied, en vélo, en moto. On sent bien que ce n’est pas la grande richesse. Les églises les plus variées  réclament l’attention des fidèles. Quelle imagination ! beaucoup nous étaient totalement inconnues jusqu’alors –pourtant elles sont florissantes au Brésil –

Au déjeuner, grande discussion  avec notre voisine (8 enfants, Dieu l’a voulu)

Chouette, une bonne route – si on veut bien ignorer les trous qui surprennent inopportunément -  La nature profonde nous entoure, nous enserre…

A Sayaxché il nous faut prendre un bac des plus rustiques pour franchir le rio Pasion. Pas d’attente. On remarque tout de même l’homme chargé de relever à la manivelle les mises à niveau tous les ¼ d’heures. Musculation assurée.

Une petite pente bien raide et on est dans la ville à l’atmosphère « portuaire », agitée. Pas très grande mais visiblement c’est un centre d’activité et de commerce régional.

Les femmes portent majoritairement le costume régional, large juge finement plissée et haut en dentelle orné de broderies, déclinés dans des teintes de terre et de nature. Pas entrevu un seul coiffeur pour femme, les cheveux longs sont à la mode pour toutes.

La renommée du Parc El Rosario n’est plus à faire chez les voyageurs. Joli prairie descendant en pente vers un petit lac romantique. Une seule plaie les moustiques menaçants. Dommage aussi la pluie.
Peu importe, c’est le 8 décembre, nous illuminons Bipbip. C’est du plus bel effet dans la nuit noire.

La nuit tombée les singes hurleurs nous saluent de loin.

architecture rustique

 

cimetière en couleur

commerçant

déjeuner bien à l'ombre d'un ceiba gigantesque

nuit noire, noireet illumiination du 8 décembre, tradition lyonnaise oblige !

 

Un édifice, neuf, coloré, remarquable... c'est une église ou une autre....

bac sur le rio Pasion

Samedi 9 décembre – Sayaxché

Un tour pour visiter Sayaxché, tel que nous l’avions entrevu.

Pleins d’espoir, nous visitons le boulanger « hygiène et qualité » telle est sa devise en grandes lettres  sur le mur d’entrée… il enjambe ses plaques de petits pour nous servir !!!! Je le lui fais remarquer en souriant, çà le fait bien rire.

Au retour, des voyageurs sont arrivés. Un couple de turcs Hakan et Aysé qui nous offrent le café. Du coup nous décidons de rester car il se fait tard.

Un court sentier de découverte s’offre aux visiteurs, leur permettant de connaître un certain nombre d’arbres, leur qualité, leurs utilisations. Un peu difficile à retenir. Mais l’essentiel est ailleurs, dans l’atmosphère de jungle, dans les clairs obscurs qui révèlent des feuillages fantastiques, des arbres aux ramures perdues dans le ciel, des bruits suspects. Mais pas de trace de jaguar. Des singes hurleurs, si, et des petits écureuils familiers près de l’entrée, et des oiseaux aux chants étonnants que l’on arrive difficilement à repérer, encore  moins à photographier.

du vert, du vert

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dimanche 10 décembre – Sayaxché

On passera la journée avec Hakan et Ayse à échanger sur notre vécu, sur nos projets… Ils voyagent en Mercédés qu’ils ont aménagé, arrivés à New-York, ils ont visité US et Mexique, maintenant  l’Amérique Centrale, avant de remonter au Mexique qu’ils ont a-do-ré.

Nous partageons le déjeuner et partons tous ensemble pour une petite promenade en forêt, assaillis  par les moustiques qui  nous obligeront finalement à rentrer.

boulangerie hygiénique, mais boulanger "les pieds dans le plat "

racines "enficelées"

 

 

 

·        

 

 

 

 

 

 

 

 

lianes entrelacées, entrecroisées, entortillées....

les crocodiles sont sur l'autre rive nous dit-on

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hakan et Ayse

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lundi 11 décembre 2017 – Chisec – Aldea Semoy Sayaxché – Parque El Rosario

·         Encore des adieux après ces moments forts partagés. Et chacun reprend sa route à la rencontre des Mayas, nos amis vers Tikal nous vers Coban.

·         Droit devant, la route s’ouvre plein  sud au travers de la jungle, percées d’habitations aux allures traditionnelles, souvent encore couvertes de palme. Des enfants partout, dont on redoute que beaucoup n’aillent pas souvent à l’école. On voit nombre d’entre eux portant du bois ou d’autres charges. Pas d’eau courante ,  on la transporte souvent sur la tête.

·         Grand moment de détente pour faire le plein. Toute l’équipe se  passionne pour le véhicule, l’âge de ses occupants, le voyage. Cours de géographie avec carte du monde…. Et photos, bien sûr.

·         Déjeuner ….. rustique…à Chisec en bord de route. La aussi centre régional, avec marché. Grand attroupement sur la place, les cultivateurs patientant bien sagement se voient remettre des bons pour obtenir de l’engrais.

·         Si on a vu d’immenses propriétés : maîs, palmiers…, on a vu bien souvent de toutes petites maisons, beaucoup d’enfants, pas de terrain autour, et des hommes travaillant dans les champs. Les champs de maïs immenses sont ensemencés à la main. On fait u  trou avec un  bâton et on enfouit les graines ; primitif, efficace, épuisant.

·         Nuit à l’Aldea Semoy près de la rivière où toute le population vient se baigner et laver le linge.

rencontre improbable franco-turque au Guatemala

la surcharge, on  ne connaît pas

leçon de géographie 

 l'élégance au quotidien

et un port de tête qui se mérite

impassibles dans la file d'attente

 

Mardi 12 décembre 2017 – Copan

 

Cette route est superbe. Des flopées d’enfants courent autour de jolies petites maisons traditionnelles, enserrées de végétation et de fleurs. Petit côté idyllique qui ne peut cacher la pauvreté évidente. Peu de terres cultivées, hormis les grandes propriétés déboisées et exploitées . Reboisement en résineux.Les femmes quitchés sont très élégantes le long des routes, leur charge sur la tête ou portant un sac accroché au front. Hélas aussi beaucoup d’enfants transportant l’eau ou les charges de bois.

Copan, la grande ville – 150 000 habitants – Au,jourd’hui nous en connaîtrons laverie et MacDo pour la WIFI.

Nuit à la finca Chicoj une coopérative Quitché produisant du café à deux pas de Coban.
Une adresse hautement recommandable, accueil chaleureux, café, conversation, très joli endroit, très soigné, sans les marques tapageuses de la modernité – il est vrai qu’ils reçoivent des touristes pour visiter la plantation.

A cette altitude, nous avons froid, et pourtant ce soir il fait encore 17°

à la lessive !.

 

 

 

 

 

 

 

idylique laus légèrement marécageux

 

 

loin du charme des toits de palmes

dames à la mode du Peten

 

pas de maison sans linge à sécher

le café d'altitude, le meilleur

 

Mercredi 13  décembre 2017 – Copan – san Cristobal Verapaz - Tactic

 

Petit tour dans Copan petite ville provincial très kitché ou quiche si vous préférez. Montée au Calvaire (à l’Eglise en voiture) pour une vue panoramique. Nous attendons jusqu’à 2 heures l’ouverture du musée censé ne pas fermer. A 2heures 10, le réceptionniste de la mairie nous dit, « s’il n’y a personne c’est sans doute que ça ouvre à 2 heure 30 ». On grince des dents et on renonce.
Route à l’ouest, route et bientôt dangereuse piste glissante. Continue, continue pas ? On fera demi-tour quand un  péage – villageois et illégal – veut nous être imposé. Pour ce prix, on fait 100 km en bus … et retour !

On repart donc vers le sud-est.

Bivouac dans une station service qui offre même paillotes et banc sur gazon pour les haltes.

on a la tête solide ici !

un  peu de rêve au quotidien

prière et tradition

scène de rue

 

Jeudi 14  décembre 2017 – route Guatemala -

Doucement en direction de Ciudad Guatemala. Belle route de montagne, fleurs et végétation tropicale. Culture horticole intensive sous serre, élevage et produits laitiers ; On monte, café sur les pentes. Nous profitons pleinement du paysage, pour cause de travaux titanesques d’aménagement de la route. On approche de la capitale, les costumes traditionnels se font rares.

Nous nous arrêterons dans une station service, loin de la route, avec vue sur la vallée (avec le plein, lavage de Bibip et bivouac gratuit) ; nous ne voulons pas gagner la capitale ce soir.

surcharge ? NON !

nombre des occupants n'ont jamais connu de maison aussi solide

 

 

 

 

 

 

 

 

 

café et horizons lointains

 

Vendredi 15  décembre 2017 – Ciudad Guatemala – Mixco

Folle, folle circulation dans Guatemala, inutile de s’y attarder. Nous allons directement aux deux musées qui nous intéressent : Le Popol Vuh qui présente une rétrospective du Guatemala, bien faite et bien illustrée de très belles pièces de céramique notamment. L’Ixtel présente l’art du tissage et de la broderie ; les costumes régionaux, tous de même type très simple, jupe large, et haut sans manche, un simple tissu plié doté des trous morphologiques indispensables. Sur cette base, les artisans déclinent la richesse du tissage et des broderies.

Jolie vidéo de fêtes paroissiales.

Belle visite pour mieux comprendre l’enracinement de ce pays dans son histoire. Ne pas rater.

Ces deux beaux musées sont installés dans des bâtiments jumeaux en brique, au milieu du parc universitaire.

Pour ce soir nous retenons l’adresse de « Cabana Suiza », un  hôtel restaurant qui accueille volontiers les voyageurs (gratuitement et agréablement).

Belle propriété, dominant la ville. Ce soit mariage dans la salle dédiée. Très calme, nous n’entendrons

même pas les voitures partir.

l'art du tissage motifs variés et colorés

superbe ... tissé et rebrodé

Tikal comme on ne le verra jamais

le dieux chocolat

 

urne funéraire

chez les mayas d'hier et d'aujourd'hui

Samedi 16  décembre 2017 – Mixco - Chichicastenango

Sur conseil ioverlander, petit déjeuner, n’ayons pas peur des mots – suisse et pantagruélique. Les assortiments de petits pains sont tellement bons, que nous les emporterons.

Un peu plus au nord vers Chichicastanengo, Latitude ou altitude en tout cas il fait plus frais.

La montagne est rongée de toutes parts, carrières et travaux autoroutiers déchirant la belle roche de toutes les variantes d’ocre, superbes sous le soleil.

Tuileries et poteries variées s’offrent au regard et à l‘achat le long de la route.

Chichicastenango est bien telle qu’on se la rappelait, agitée, brouillonne, colorée et …. Polluée.

Il s’agit de trouver un  havre pour la nuit. Les rabatteurs des parkings sont actifs. L’un veut nous faire entrer dans un trou de souris, l’autre veut nous faire payer le double des tarifs habituels sous pretexte de fête. Nous refusons, il semble s’étonner de notre résistance.

Finalement un guide nous guide chez Diego. Parking tranquille dans le patio de sa maison. Un travail à temps complet les jours de marché, pour gérer les entrées et sorties. Impeccable, propre, souriant.

Chichicastenango est réputé pour son marché  envahissant extraordinaire présentant les œuvres de l’artisanat guatémaltèque, plein de couleurs, de fantaisie, d’inventivité pour des costumes féminins tous identiques, tous différents.

Une chance de le visiter ce soir quand les stands se mettent en place. On est hors du temps, pas moyen de circuler en voiture, tout se met en place à dos d’hommes ou avec toutes sortes de véhicules à bras. Un stand se met en place, à terre s’installe une paysanne vendant sa production, parfois son dernier-né dans le dos.

Le marché est divisé en sections. Combien ? Au moins 32, un  vrai labyrinthe.

La fête foraine bat son plein ; pas tout à fait la foire du trône ! Il faut de se reporter presque 100 ans en arrière, les manèges, les balançoires géantes… sont activés à la main. Oui, oui…

Très joli feu d’artifice qui me ravit (j’ai une âme d’enfant sous les pluies d’étoiles)

En rentrant nous faisons un peu mieux connaissance avec Diego et sa famille. Le courant passe.

Nuit au calme scandée par les bruits de pétard.

une halte en suisse (ou presque)

 

Dimanche 17  décembre 2017 – Chihicastenango

On discute, on discute avec Diego, de l’histoire de sa famille touchée par les violences politiques, du rôle de shaman de Rosa(son épouse), de ses enfants musiciens… de tout un peu. On en oublierait le marché.

Deux marchés par semaine, Dimanche (nous y sommes) et Jeudi. Penser que tout çà se monte et se démonte deux fois par semaine est quasiment impensable. Des tonnes de poteaux, de planches, de bâches sont transportées. Des monceaux de marchandises harmonieusement présentées, tissus, broderies, passementerie, poteries, travaux en bois,  roscas sur des dizaines de mètres  (couronnes sucrées, on manque d’imagination en matière de patisserie), paniers, et tout ce que vous pouvez imaginer de l’alimentaire à l’utilitaire, du traditionnel au résolument moderne…..

 Remarquable qualité de l’artisanat. Remarquable marché aux fruits et légumes.

Les bonimenteurs sont aussi des artistes pour retenir l’attention du public.

Les enfants s’essaient très jeunes au commerce, seuls ou avec leurs parents.

Foule compacte de vendeurs, d’acheteurs, de curieux, de touristes, de porteurs sur la tête, sur le dos, en charrette…..

Etourdissant.

La visite de l’Eglise nous replonge dans l’atmosphère étonnante des  shamans intervenant discrètement dans l’allée centrale aux côtés de leur « ouaille » bougies, pétales de fleurs et incantations,   pas très catholique, mais accepté.

Ce soir Diego nous recommande le concert où joue un groupe de ses amis venus dîner chez lui ce soir.

Foule sur la place et sono infernale. Physiquement, réellement le corps secoué j’ai envie de vomir. Nous abandonnons la place, sans profiter vraiment du jeu des marimbas (xylophones en bois). Dommage.

Privilège Diego nous fait visiter ses petites chapelles personnelles où des familles viennent demander à Rosa de les faire bénéficier de ses dons de shaman.

l'eglise est un lieu vivant et familier

la fumée des cierges envahit la nef

les saint sont fêtés comme il se doit

ce n'est pas du folklore, mais le quotidien

·  

   

tortillas de maïs de toutes les couleurs

  

Lundi 18  décembre 2017 – Quetzaltenango – Otintipeque

·         Nous sommes très touchés de la proposition de Diego d’organiser pour nous une cérémonie.

·         shamanique de protection pour notre voyage. Rien à vendre, seulement  nous remercier –le mot est

fort – du réconfort de nos conversations.

Réveil 4 heures du matin, pour finalement nous donner rendez-vous à 11 heures à Quetzaltenango (80 km). Nous sommes debout, départ au petit jour, dans une belle lumière.

A 11 heures nous attendons. Ils ont eu un problème de voiture, ont dû retourner pour changer de véhicule. Nous sommes au rendez- vous dans les temps, mais pas au bon carrefour. Nous nous retrouverons finalement en fin de journée à la Capilla del Rey San Pascual.

Comment traduire l’atmosphère de cette longue cérémonie toute symbolique, ancrée dans le réel, pour communiquer avec les siens. Un vrai engagement de Diego pour donner sens à chacun de ses gestes, d’autant plus impressionnants qu’il fait nuit noir, que tout flambe dégageant de suaves odeurs sucrées. Il mêle ce qu’il a appris de nous à ce qu’il a partagé de sa vie avec nous, pour traduire la chaleur de nos échanges.

Plus terre à terre nous nous séparerons après le dîner au MacDo. Nous dormirons sur le parking avec l’autorisation du patron et la protection des gardiens.

Bien verbeux, c’est quelques jours. Ils resteront des souvenirs forts du voyage.

sans tout révéler de notre cérémonie chamanique

 

Mardi 19  décembre 2017 – Quetzaltenango – San Felipe

Après un café-WIFI-MacDO, nous partons vers les montagnes.  Très joli paysage. Les villages se succèdent.
Vérification moteur…. De l’huile dans le vase d’expansion de refroidissement. Ca recommence !

Nous voila à nouveau dans le garage du cousin d’une personne interpellée sur la route. Dans le garage pas exactement d’ailleurs, mais dans la cour (je devrais dire basse-cour) en compagnie de quelques poules et canards du voisin.

Démontage, le diagnostic précis ce sera pour demain.

·         Mercredi 20  décembre 2017 – San Felipe

Démontage, diagnostic. Pas besoin d’être grand clerc pour comprendre. L’échangeur est rongé. On comprend que le nettoyage complet du radiateur a été fait à Uyuni, et sans utiliser du liquide de refroidissement. Corrosion évidente avec l’eau corosine – le salar est à deux pas.

L’objet est chez le soudeur

.·         Jeudi 21  décembre 2017 – San Felipe

l'équipe des mécanos

 

Vendredi 22  décembre 2017 – San Felipe

Pas de WI-FI a proximité, nous nous préparons à aller en ville quand arrive Alfonso dont nous avons

fait connaissance hier. Il possède un vieux Def qu’il aime.

Il interroge son fournisseur de pièce qui a l’OBJET en stock. Pas question de payer par paypal. Il faut

des espèces, passer par une espèce de caisse de compensation qui reçoit le paiement et en avise le

fournisseur, moyennant quoi, le refroidissement devrait être livré demain en début d’près-midi chez

Alfonso.

Nota :cette pseudo-banque est aussi marchand de chaussures.. il ne faut s’étonner de rien.

Au distributeur, un seul retrait journalier  limité en montant

Donc, nous avons pu payer la pièce, mais ne pourrons pas régler le garagiste. A suivre

Le soir nous profitons de l’atmosphère de Noël : la confrérie des enfants va de maison en maison

portant des effigies de Marie et Joseph, simulant leur vaine recherche d’hébergement…. Lampions

et musique.

habitant indésirable

Santiago et Daniel

Samedi 23 décembre 2017 – San Felipe

Le temps passe et nous sommes toujours en stand-by. Nous avons pu retirer un peu d’argent pour

payer le garagiste .

Grand merci à Alfonso et son fournisseur, el « repuesto » (pièce de rechange) est arrivé dans les

temps.

Nous passons un après-midi à discuter avec Alfonso très intéressé par la mécanique Land.

Echanges très passionnants sur nos différences sociales et culturelles avec Alfonso (psychologue). Il

prépare sa thèse sur le rôle de la culture du café au Guatemala. Nous en aurons un  aperçu au travers

de la publication qu’il nous offre. Passionnant.

 

Cuisinière de plein air

fermeture rapide

Dimanche 24 décembre 2017 –  San Felipe

Peu importe pour nous de passer Noël là ou ailleurs puisque nous ne serons pas en famille.

L’équipe de mécanos choisit d’en terminer avec Bibip ce matin et pas mardi.

Et nous comprenons les questions répétitives du patron Erix « Où passerez-vous Noël ? ». Il a un  peu

fait traîner hier pour nous inviter pour les fêtes.  Inattendu, une chance de partager les fêtes

traditionnelles de Noël avec une famille guatemaltèque. Nous sommes vraiment touchés de cette

sollicitude.

Un voisin ami d’Erix vient nous offrir pain et tamale, traditionnelle offrande de Noël avec les proches.

Nous sommes très touchés

Grand moment de gastronomie. Je vais apprendre la confection des tamales chez la mère  d’Erix.

Nous p&e

XXIX - HONDURAS 15 novembre au 1er décembre 2017

Publié le 20/11/2017, par rampon,

 

Jeudi 16 novembre – Choluteca – San Lorenzo - Nacaome

Km arrivée

 

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

252033

 

9 H 45

33° /28°

17 H

13°31.9510 W/87°30.0829 N/ 34 m

La route détériorée fait place à,une route en travaux qui nous vaut de longs, longs temps d’attente sur une voie à circulation alternée.

Banlieue agraire et tout à coup un mall (centre commercial) ; donc… distributeur bancaire au comportement très particulier (qu’il faut découvrir faute d’instructions), courses, et internet (hésitant). Un bon point, il fait frais.

Après les volcans du Nicaragua, on aperçoit de vraies montagnes rocheuses.

Un petit coup d’œil au Pacifique du port de San Lorenzo, avant de bifurquer à l’ouest à la recherche d’u  point bivouac. A nouveau une station service, sous garde armée bien entendu ; ne vous imaginez pas une aire bétonnée, nous sommes sous les arbres à l’écart de la route.

Une journée pour saisir l’atmosphère, même zones de pauvreté et de mendicité, mêmes déchets omniprésents,  mêmes villes aux multiples commerces, même classe moyenne dans les supermarchés,  moins de circulation à cheval ou en charrette. A suivre

 

Vendredi 17  novembre – Tegucigalpa - Comayagua

Km arrivée

 

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

252215

 

8H 45

33° /23°

17 H

14°19.9747 W/87°35.3629 N/643 m

Impossible d’échapper à la route en travaux, c’est la seule, l’unique pour joindre Tegucigalpa. Hors les travaux, bonne route, excellente quand elle sera terminée. Il est vrai que c’est un  gros  chantier qui doit composer avec les terrains humides de plaine, puis les rochers quand on aborde la montagne. A 1500 m, nous goûtons la fraîcheur. Mais le soleil cogne fort ;  à la sortie du resto  le thermomètre intérieur affichait 53°

Rien d’intéressant sur la route, hormis de jolis panoramas de montagne verte. Apparaissent les premiers caféiers, mais très peu d’élevage ou d’autres cultures.

Nous renonçons à visiter Tegucigalpa et montons vers Comayagua (ville coloniale)

Bivouac: parking gardé d'u Texaco

.

                         Un peu de fraîcheur dans la montagne

Vendredi 17  novembre – Tegucigalpa - Comayagua

Km arrivée

 

départ

Météo

Arrivée

Point bivouac

252215

 

8H 45

33° /23°

17 H

14°19.9747 W/87°35.3629 N/643 m

Impossible d’échapper à la route en travaux, c’est la seule, l’unique pour joindre Tegucigalpa. Hors les travaux, bonne route, excellente quand elle sera terminée. Il est vrai que c’est un  gros  chantier qui doit composer avec les terrains humides de plaine, puis les rochers quand on aborde la montagne. A 1500 m, nous goûtons la fraîcheur. Mais le soleil cogne fort ;  à la sortie du resto  le thermomètre intérieur affichait 53°

Rien d’intéressant sur la route, hormis de jolis panoramas de montagne verte. Apparaissent les premiers caféiers, mais très peu d’élevage ou d’autres cultures.

Nous renonçons à visiter Tegucigalpa et montons vers Comayagua (ville coloniale)

Parking gardé d’u Texaco.

à pied, serein, c'est peut-être la solution

les conseils sur la route :

ne pas laisser de pierre sur la chaussée (pourquoi faire direz-vous ? pour caler les roues bien sûr)

 

vue sur Tegucigalapa

aux abords de la capitale

de la couleur toujours

Samedi 18  novembre –  Comayagua – Siguateque

Encore un  peu de patience sur la route en travaux qui permet de goûter un  paysage quasi  cévenol par moment.

Comayagua, ville coloniale qui vaut plus par ses églises que pour son habitat. Le centre ville a conservé le rythme des ses maisons basses soigneusement colorées à la mode castillane, mais peu s’affichent très caractéristiques. Les belles demeures à patio sont souvent vouées aux musées ou bâtiments administratifs.

Au demeurant agréable petite ville vive et colorée.

Eglises remarquables – je me répète ? – comme toutes les villes espagnoles.

Petits musées ; il faut monter au clocher qui présente une horloge pseudo-datée de 1100, venant de l’Alcazar de Grenade.

Nous dormirons au poste de péage de Siguateque qui offre tout le confort moderne (vrai)

 cathédrale

autel castillan

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

hôtel indigène

 

Dimanche 19  novembre –  Lago Yajoa – El Progreso – Tela

La distraction du week-end semble être la campagne électorale et ses rassemblements. Ici aussi o  affiche ses convictions en arborant volontiers le logo de son candidat.

Notre objectif, c’est la côte pacifique. Coup d’œil au joli petit lac Yajoa qui gagne les arbres des rives.

 (il semble qu’il ait beaucoup plu dans la région ces derniers jours).

El Progreso – Tela… pas une seule station service et pourtant une région pas si déserte que çà.

Nous confirmons, il a plus sur Tela. La route.. rue… piste.. pour arriver à l’hôtel Grissy’s en bord de plage nous fait passer dans des trous, des fondrières, des mares….Une voiture s’y est noyée à u  carrefour.

Les plages caraïbes dont on rêve,  l’intervention humaine peut faire des miracles, notamment nettoyer ses ordures ramenées sur le sable. Ce n’est pas le cas ici. Déprimant.

côte caraïbe au naturel

Lundi 20  novembre –  Tela

Visite de Tela, loin d’être une station balnéaire de rêve. Néanmoins, restaurants et hôtels foisonnent , mais où sont les touristes ? – pour les fêtes de fin d’année paraît-il ; peut-être des français, puisque le menu est traduit dans notre belle langue

Pas envie de se baigner, le ciel est de plomb et la plage est jalonnée des tas d’immondices rassemblés en tas.

La jetée a eu son temps de grande activité quand la région exportait les bananes. Il en reste quelques dizaines de mètres pour le bonheur des pêcheurs.

Nuit sur la plage à l’ombre des cocotiers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les cargos bananiers ont depuis longtemps disâru

 

un jeune pêcheur y trouve son compte

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

enfin une explication : inutile de s'occuper des déchets, ordures.... "la matière ne meurt pas elle se transforme"... laissons faire la anture  !

tout de même un petit air de paradis

 

Mardi 21 novembre – La Ceiba

Jolie route vers l’Est, culture de palmiers à huile, puis d’ananas ; la mesure des champs c’est au km.

Dès que l’on quitte les faubourgs des villes on retrouve un habitat mieux entretenu, souvent de jolies maisons, et peu de détritus. Ouf !

Pas de surprise, La Ceiba est une ville agitée de son petit commerce dispersé, bien du mal à trouver un petit supermarché pour éviter de passer une demi-journée à trouver ce qui nous est nécessaire. Souvent il ne faut pas espérer trouver le sucre dans le même magasin que les pâtes par exemple…..

Les grands « mall » c’est-à-dire centres commerciaux déclinant les marques internationales se développent ; on est comme chez soi ou presque

Incursion dans la belle vallée du rio Cangrejo où nous n’osons pas nous hasarder à camper dans la nature. Serions-nous gagnés par le besoin de sécurité à tout prix prôné ici ? Sommes-nous prudents ou frileux ?

Nous dormirons en bord de mer sur le malecon promenade). Nous sommes bien dans une ville touristique rassemblant beaucoup de laisser pour compte qui nous sollicitent à tout instant. Difficile de trouver une attitude digne, alors que nous ne pouvons pas grand-chose.

Peut-être Robert aurait-il pu donner de sa personne, en répondant à la sollicitation d’une jeune femme !!

élégante et agréable promenade

souvenir de l'activite bananière

la jetée

et ce qui en a disparu

Mercredi 22 novembre – La Ceiba – Esparta – parque Lancellita

Retour vers l’ouest par le chemin des écoliers. Nous quittons la route principale pour aller vers le parc Cuero y Sal par la route nord, vers Esparta. Un petit bout de route, puis la piste (malgré les revendications affichées des habitants) très mauvaise et on est en saison sèche ; en saison des pluies je n’ose imaginer.

Des rivières aux eaux limpides dont jouissent les enfants, traversent  la campagne, doit-on dire jungle, non, forêt secondaire et surtout palmiers à huile qui poussent souvent les pieds dans l’eau.
Les pattes dans l’eau çà ne semble pas gêner les vaches.

Andrès et son fils nous expliquent le cycle du palmier. Première récolte 1 an ½ après la plantation, pendant des années et des années (20, 25 …ans). Tout sert, les grosses grappes épineuses sont traitées par une usine, épépinage, pressage ; la pulpe sert d’aliment pour les animaux, la grappe est broyée pour faire de l’engrais.

Récolte et livraison tous les 15 jours.

On suit le rio, qui déborde largement sur les rives. De l’eau, de l’eau, et de la boue.

Nuit au parc Lancellita ; les nénuphars fleurissent avec bonheur ; les chevaux s’en régalent.

traditionnel

Andres et las palmas

de l'eau, de l'eau

majestueux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

un arbre est toujours "squatté" par d'autres végétaux     

 

                 Jeudi 23  novembre  - parque Lancellita – Puerto Cortes

Il a plu cette nuit, les sentiers sont particulièrement détrempés, ce qui donne une juste idée des conditions idéales de développement des arbres qui atteignent des tailles majestueuses. Seule une petite partie se visite, le reste est inaccessible et dangereuse après la saison des pluies ; le jardin d’orchidées est fermé, bien sûr on ne nous l’avait pas signalé.

Parlons de l’aire « camping », on enfonce dans la gadoue et que dire des toilettes réservées aux visiteurs durant la nuit (au centre du visiteur c’est parfait) ; les vêtements signalés traînant dans les toilettes début septembre… y sont toujours. Toutefois une porte fermée à clef indique « toilette propre 3 lempiras)

Bilan, ne vaut pas la peine, même si le parc est  agréable.

Retour sur Puerto Cortez pour la nuit..Bivouac sur le malecon de la plage.

le tunnel de bambous

le temps, le climat font leur oeuvre

 

Vendredi 24  novembre  - fortaleza San Fernando de Omoa – Puerto Cortes

A quelques km, la dernière forteresse construite par les espagnols en 1759, à l’économie, elle n’a que 3 bastions. A l’époque en bord de mer pour protéger le fructueux trafic avec l’Europe, aujourd’hui à 150 m. Après avoir été fort, puis prison aux temps moderne, elle  laisse une impression de sérénité entrourée de verdure. Petit musée explicatif bien fait.

Une exposition temporaire présente de belles poteries de facture actuelle ; on se demande pourquoi les boutiques en bord de route ne vendent que des horreurs aux couleurs criardes.

Retour à Puerto Cortes sur la plage

mer et cocotiers

la pêche se prépare

on aime la couleur

Fortaleza San Fernando de Omoa

 

Samedi 25  novembre  - San Pedro de Sula –

Redescente sur Copan. Et ses sites Mayas. Halte « technique » à San Pedro de Sula pour la lessive. Merci maps.me, comment aurions-nous pu dénicher cette adresse dans un lotissement fermé, bouclé, gardé.

Nous avons le temps de parcourir le centre ville, encombré de mille et un commerces, Ca bouge, ça gesticule, ça circule, à pied,  en vélo, en moto, en triporteur, en voiture, en camion ça transporte tout ce que l’on peut imaginer, çà s’interpelle, çà hurle, çà émet des cris bizarres pour se faire remarquer, çà fait hurler la sono, c’est  bruyant, agité, coloré… vivant. Rien à voir avec nos univers ternes et compassés de vieux pays usés, fermés, ayant perdu leur liberté de vivre dans le carcan règlementé.

Visite du musée de la ville, présentant quantité de superbes poteries aux décors « mayas » (ne sachant les qualifier plus précisément).

Un Texaco nous accueille  sur la route, tranquilles à l’abri bu bruit, derrière le bâtiment. Merci Edwin (le garde).

Conseil du jour : vérifier sans tarder le retour de la lessive. Ce soir nous n’avons plus de housse de matelas.

 

Samedi 26  novembre  - El Puente - Copan

Belle route (je ne parle pas de la chaussés, exécrable, on slalome entre les trous) entre les collines, végétation et habitat tropical, café, café,café… prospérité.

Beaucoup de circulation de pick-up chargés de passagers, de piétons, de motos. C’est jour d’élection présidentielle. Les banières rouge ou bleues s’agitent. Déploiement de l’armée paraît-il pour assurer la régularité.

Le premier site maya d’envergure, c’est El Puente, d’origine tardive semble-t-il. Manque un peu d’explication. La video n’est pas accessible. Maquette, et quelques jolies céramiques. Beau site. Une promenade ombragée amène jusqu’à la place principale ses trois pyramides encore bien dressées.

Au passage des tas de pierre marquent la présence d’autres bâtiments.

Bivouac à Copan, hôtel el Bosque. Très agréable lieu : grande propriété offrant des chambres dans des maisons répartis dans le parc.  Et de plus accueil agréable et mise à disposition de toilette et douche.

champ de canne à sucre en fleur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

le site maya d'el Puente come si on y était

Regardez bien : les dents sont limées pour y insérer des pierres de jade

Dimanche 27 novembre – Copan

Tranquilles dans le parc de l’hôtel. Petit tour en ville à quelques pas, pour repérer les lieux, courses, internet  un peu défaillant. Les élections sont à la une. Klaxon et cris dans la rue. Que va-t-il se passer ? Le score est serré et si les chiffres publiés enregistrent le changement politique, le président actuel conteste, de plus il semble que la majorité à la chambre des députés soit en faveur du parti encore au pouvoir. Le conseil constitutionnel doit se prononcer jeudi.

Précision : on élit en même temps, le Président, les députés, les maires.

Nous demeurons au Bosque

ambiance électorale

Lundi 28 novembre – Copan

Quel plaisir, il fait frais, il est vrai que nous sommes à 700m. Nous faisons connaissance de Gerson, sculpteur qui fait des reproductions des stèles mayas, et divers artefacts de pierre ou jade. Du savoir faire et de l’enthousiasme.

Visite du musée archéologique et du musée de l’histoire des découvertes, avec intéressante vidéo de reconstitution du site de Copan.

Gerson et l'art maya

les célèbres calendriers mayas

Mardi 29 novembre – Copan

Immersion Maya. Visite du site par chance, temps frais.

Les ruines majestueuses se dressent encore fièrement au milieu de pelouses bien rasées. Dès la grande place on est saisi par l’ampleur des lieux. Les stèles dont on retiendra d’abord l’esthétisme, faute de pouvoir déchiffrer le symbolisme des représentations, en encore moins les hiéroglyphes, ont parfois conservé leur couleurs. Elles nous parlent de l’histoire de la dynastie des 18 rois ayant dominé Copan, aux noms poétiques, tels que le roi Lapin 18, ou coquillage-fumée. Un grand autel nous les présente tous sculptés et nommés sur les parois latérales. On ne peut faire plus explicite pour retracer l’histoire de la dynastie.

A la fin de chaque règne, une nouvelle pyramide était construite sur la précédente. Peu d’innovations architecturales, c’est pyramides et pyramides.

En continuant on arrive au célèbre terrain de « pelotas », c’est-à-dire jeu de balle (de caoutchouc) pratiqué par les nobles. On n’utilisait ni main, ni, pied, ni tête… le jeu consistait à faire passer la pelota dans une cavité située en haut des plans inclinés.

Parfois, la compétition servait à régler des litiges, et…. le vaincu était sacrifié… paraît-il.

Deux tunnels d’origine permettent d’accéder au troisième niveau de la pyramide des jaguars, présentant des  représentations faites pour impressionner.

Mieux que des commentaires peu documentés, quelques images sont bien plus parlantes.
D’autant que souvenez-vous, nous sommes entre 400 à 900 ap. JC, et que en Amérique l’histoire maya se grave dans la pierre.  

Pas troublé par la présence humaine

ni lui 

ni lui

 

le roi 18 lapins vieux

le roi 18 lapin jeune

si vous voulez apprendre à lire c'est le moment (de gauche à droite)

 

un autel impressionnant (lieu de sacrifice sanglant ?)

 

Jeudi 30 novembre – Copan

Visite du musée des statues, absolument somptueux, dans un espace mettant parfaitement en valeur les pièces significatives présentées. De plus les explications nous en apprennent beaucoup, pour peu qu’on ait suffisamment de temps à y consacrer. On y passerait des heures et des heures.

En fin d’après-midi nous retrouvons Nicole, la sœur de Robert, qui arrive pour visiter Copan. Nous avons un tour d’avance !

Mais…. Pourront-ils visiter ?

Nous partageons le repas du groupe, nous serons d’ailleurs gentiment invités, remplaçant deux personnes trop fatiguées pour dîner !

Les élections présidentielles au Honduras échauffent la population. Le président actuel étant reconduit à une très faible majorité le parti adverse conteste. Conséquence, les militants sont dans la rue, manifestant, bloquant la circulation – et l’accès aux ruines -. Une file de 13 km de camions est bloquée venant de la frontière guatémaltèque toute proche. Nous essaierons de passer demain, en espérant que la frontière ne sera pas bloquée aussi.

dernière journée au Honduras

 


La carte des lieux visités


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